Believing stories only hearts can tell ▬ Emi
MÉTÉO DE BERGEN

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Mar 31 Oct - 22:38


Solitaires Norvégiens

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▹ PSEUDO : Talim ▹ EMPREINTES : 354 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 29/01/2017 ▹ AGE DU PERSO : 42 ▹ LOCALISATION : Arrivé en Février 2018 à Bergen, il a fui l'Allemagne et son passé. Il vit dorénavant avec Remy, une Humaine dont il a fait la connaissance lors de son voyage jusqu'en Norvège. ▹ HUMEUR : Calme et froid.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Lieu et date du rp : Refuge pour chiens du Quartier Est - Juillet 2018
Protagonistes: Emi & Grim
Résumé du rp: Grim ramène un chiot trouvé en forêt au refuge. Les chiens sentent l'odeur du loup et réagissent de telle manière qu'Emi se doute que quelque chose n'est pas habituel.
Actions réalisées au cours de ce rp: à venir


Il était au sommet du monde.
Surplombant la ville par son flanc terrestre, se trouvait Ulriken, la plus haute des sept montagnes entourant Bergen. On y grimpait par téléphérique pour les moins téméraires mais le loup, évidemment, avait opté pour la version qui impliquait ses muscles, son souffle et tous ses sens. Il avait gravi, escaladé par endroits et surtout énormément randonné pour atteindre le point culminant d’Ulriken, celui qui lui offrait la vue la plus imprenable du panorama norvégien. Passablement épuisé par son ascension, le solitaire s’était affaissé contre un rocher et n’en avait pas bougé depuis plusieurs heures. Là, silencieux, il laissait le vent froid des pôles lécher son visage taillé à la serpe. Fermant les yeux par instants, il écoutait. Le vent en altitude. La rumeur discrète de la ville, loin en contrebas. Le croassement agacé d’un corbeau qui croise un randonneur. Les sons comme les odeurs étaient foncièrement différents de ceux de la forêt, ceux-ci appartenaient aux montagnes et à leurs hauteurs austères. Il s’en dégageait pour autant une formidable impression de paix. Elle descendait à l’intérieur même de l’esprit du loup tandis qu’il se tenait là. Rien ne semblait avoir d’importance  parvenu au toit du monde, si proche du ciel. Il ne se leurrait pas cependant quant aux apparences. Même à cette altitude, il ne pourrait éternellement semer son propre esprit. La Nature et ses mystérieuses beautés ne lui offraient qu’un répit, rien de plus.

Le cri d’un aigle trancha l’air. Grim rouvrit les yeux pour chercher du regard le rapace au vol majestueux. Il avait beau constituer l’un des prédateurs les plus redoutables, il ne pouvait s’empêcher de s’extasier sur les autres tueurs que composait la faune mondiale. Chacun avait ses armes de prédilection, ses techniques, ses atouts. Celui-ci semblait ravi de sa prise aux longues oreilles. Met de choix pour oiseau roi songea le loup.
Il aurait pu passer encore des heures assis là, loin de la ville et de toute forme de vie humaine, à observer le spectacle de la Nature en marche. Il fallait néanmoins songer à rentrer. Ne serait-ce que parce qu’une minuscule petite humaine allait sans doute s’inquiéter en ne le voyant pas rentrer. Il décida de se laisser encore quelques instants, jusqu’à ce que le soleil se couche sur l’horizon et la mer du Nord qui parvenait jusqu’au port de la ville. Puis il se redressa et laissa derrière lui le sommet d’Ulriken.

Le chemin en sens inverse lui mit deux fois moins de temps qu’à l’aller. Plus facile de descendre que de grimper une montagne diraient certains. Il prit néanmoins dès qu’il le put un chemin légèrement différent du premier afin de profiter encore et encore de cette nature et ses odeurs à nulle autre pareille. Arrivé à sa voiture, il laissa tomber à l’arrière son sac pour s’asseoir à l’avant et avaler quelques gorgées d’eau fraîche. Il avait beau être en très bonne condition physique pour son âge, certains besoins ne pouvaient s’oublier et passer les trois prochaines journées le corps perclus de courbatures à traîner la patte comme un vieux loup ne l’intéressait guère. Il prit le temps d’avaler quelque chose et reprit finalement la route.
Grimper Ulriken par son versant non touristique impliquait de faire un peu plus de route. Cela ne dérangeait néanmoins pas le loup qui préférait ce léger détour à la présence exaspérante de touristes sur son chemin. Il avait beau n’être qu’un solitaire, n’avoir donc aucune prétention territoriale, il ne pouvait s’empêcher de se sentir envahi et piétiné dans sa tranquillité lorsqu’il croisait du monde en randonnée. Raison pour laquelle il s’aventurait plutôt dans les coins sauvages et non indiqués par les balisages de sentiers. Même pour lui la Nature pouvait s’avérer dangereuse et inhospitalière ; mais pour les dangers craints par les organisateurs de randonnées pédestres, il n’y avait pas grand-chose qu’un loup puisse redouter.
Il était donc sur la route le ramenant à Bergen lorsqu’il l’aperçut.

Il ne se laissa pas le temps de s’interroger, il pila. Le crissement des freins fit décoller un groupe d’oiseaux dans les arbres autour mais le loup n’en eut cure. Se garant à proximité de son point d’intérêt, il coupa le moteur, les sourcils froncés au-dessus de son regard sévère. Il sortit de la voiture et s’approcha doucement. Aussitôt l’autre fit bruyamment remarquer sa présence et sa joie de voir quelqu’un. Le loup jeta un regard aux alentours. Personne. Pas la moindre trace de vie. Il porta son nez au vent et inspira longuement. Personne. Juste lui, et le chiot. Il s’approcha un peu plus, contrarié par la laisse sur laquelle s’étranglait presque le bébé. Elle était attachée à un arbre, nouée à la hâte mais trop solidement pour lui permettre toute retraite. L’intention était claire. Ne reviens plus jamais. Reste ici. Meurs ici. Nous t’oublions … ici.
La mine sombre, l’expression plus fermée que jamais, le solitaire s’agenouilla près de l’arbre et laissa au chiot les quelques secondes nécessaires à ses débuts d’instinct pour surmonter sa peur du loup. La méfiance naturelle d’un lointain cousin surmontée, il s’approcha en frétillant de la queue au museau, dévoilant immédiatement gorge puis ventre en roulant contre la cuisse de l’Allemand. Soumis d’emblée afin de se protéger. Ils avaient dû l’abandonner en début de journée ; il était en parfaite santé. Du peu qu’il y connaissait en canidé domestiqué, il semblait faire face à un Berger Blanc Suisse d’à peine quelques mois. Une véritable boule de neige pleine de douceur (photo). Semblant capter l’attention du loup, il inclina la tête avec intérêt, laissant pendre sa petite langue rose et râpeuse d’entre ses crocs minuscules. Grim soupira. Comment pouvait-on abandonner ça ? Comme ça.
Parfois, l’être humain le révulsait.

Détachant finalement la laisse de l’arbre, il prit le chiot sous le bras et retourna vers sa voiture. Il n’avait guère d’autre choix que de l’emmener. Il ne pouvait le laisser là et espérer que quelqu’un d’autre le trouve. Le chiot serait mort de faim et de froid d’ici là. On avait beau être en juillet, les nuits restaient froides et il n’avait que son moelleux petit duvet de chiot pour le protéger, pas l’épaisse fourrure d’un loup ou d’un malamute. Il ne pouvait souffrir l’idée de le laisser là, enchaîné par les soins de l’Homme, à la merci de tout sauf de la chaleur et de l’amour dont un chiot avait besoin à son âge. Il préférait encore le ramener en ville où il avait plus de chances de séduire une nouvelle famille et entamer un nouveau départ après celui catastrophique qu’on venait de lui fournir. Il mit donc le chiot dans le coffre, ôta la lunette arrière et grimpa côté conducteur.

Arrivé à Bergen, le chiot avait réussi à escalader tous les coins de la voiture avant d’élire domicile sous le fauteuil du passager avant. Il s’était oublié à peu près partout et l’habitacle sentait à présent l’urine et la trouille de chiot. Il dormait néanmoins profondément depuis un quart d’heure lorsque Grim s’arrêta sur le bas-côté pour sortir son téléphone. La situation ne s’était jamais présentée, il ignorait à peu près tout de la marche à suivre maintenant et n’envisageait certainement pas de ramener le bébé à l’appartement en attendant de trouver une solution. C’était le meilleur moyen pour ne plus savoir le déloger de chez lui et dieu sait que partager son minuscule territoire avec un chiot remuant et joueur infatigable ne lui plaisait guère. Sans compter le combo fatal que créerait gamine + bébé chien dans la même pièce. Non, non, non. Non. Très, très mauvaise idée. Il devait s’en débarrasser (en tout bien tout honneur) avant de franchir le seuil de sa maison. Il chercha donc sur son téléphone les différentes possibilités qui s’offraient à lui.

Au final, la plus avantageuse de toutes restait le refuge pour chiens installé à l’est de la ville, dans le quartier de la meute Blonde. Ils ne demandaient pas de rendez-vous, étaient encore ouverts à cette heure de la soirée et semblaient miser sur l’accueil et l’intégration au sens large des chiens abandonnés de la Norvège. Manquant de temps pour trouver autre chose, le loup prit la direction des quartiers est.
Arrivé au refuge, il se gara sur le parking et coupa le moteur. Le brusque silence réveilla le chiot qui émergea de sous le fauteuil pour questionner Grim du regard.

▬ Ne t’en fais pas, si ça ne convient pas, je ne te laisserai pas là. On trouvera autre chose … Mieux. » lui fit celui-ci avec la conviction de pouvoir se faire comprendre.

Laissant réapparaître sa langue rose et râpeuse, le chiot haleta, faisant remuer queue et arrière-train d’un même ensemble. Signifiant la confiance qu’il plaçait.
Les lèvres du loup s’étirèrent en un sourire bref.

▬ Allez. En route. »

Il sortit de son côté puis fit le tour pour récupérer le chiot qu’il plaça à nouveau sous son bras tandis que sa main controlatérale venait appuyer sur la nuque du chiot pour le maintenir. Il verrouilla la voiture et avança en direction de l’entrée, jetant au passage un coup d’œil sur la devanture et le parking. Il entendait des aboiements qui lui semblaient tantôt lointains, tantôt étouffés. Sans doute les gérants profitaient-ils de l’espace que quartier est pour offrir à leurs résidents des espaces où gambader la journée lorsqu’ils n’étaient pas enfermés et voués à être présentés aux futures familles adoptantes. Il demanderait.
Arrivés devant l’entrée, le loup poussa la porte. Une cloche sonna au-dessus de sa tête qui fit sursauter le chiot dans ses bras. D’une gratouille entre les deux oreilles, le loup le rassura. Son regard balaya l’environnement autour de lui.

▬ Il y a quelqu’un ? »
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