Le pouvoir des mots •• Raphael & Leif
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 Le pouvoir des mots •• Raphael & Leif

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Dim 26 Nov - 20:12


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Nicholas & Ivar & Sevastyan & Doffen ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 261 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 30/07/2016

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Lieu et date du rp : 10 novembre 2018, territoire brune, maison d'elias.
Protagonistes: Elias, Raphaël & Leif
Résumé du rp: ici
Actions réalisées au cours de ce rp: Rupture de l'alliance brune et roussepar Elias, et ce dernier désigne Leif comme traite auprès de la meute brune.


Fin octobre.
Et enfin, en cette fin octobre, trois des louveteaux avaient commencé à muter en humains à quelques heures d’intervalles sans qu’il n’y ait le moindre souci. Quelques jours plus tard, ce fut le tour des deux derniers, et si pour la fille cela se passa bien, pour le garçon il en fut autrement. Il ne réussit jamais à finir sa transformation, coincé entre deux stades. Trop d’énergie utilisée ; trop de difficulté. C’était loin d’être un phénomène et il avait essayé de se préparer à cette probabilité ; mais même en le sachant, le vivre était quelque chose de totalement différent. Et il perdait pied. Il ne savait plus comment agir. Est-ce que cela aurait pu être évité ? La réponse logique était non ; mais il ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’il aurait pu faire. Comment expliquer cela aux autres enfants, avec des mots qui ne sortaient pas. Comment leur expliquer que le copain de jeu, leur frère n’était plus, et qu’ils ne le verraient plus jamais. L’odeur de mort régnait… et même avec quelques jours il avait l’impression qu’elle était toujours présente ; comme si elle avait choisi de s’incruster.
Une mort, deux meutes en deuil.
Et cela ne faisait que commencer, car il savait ce qu’il lui restait à faire. Il n’avait pas le choix.

Début novembre.
Il avait donc attendu quelques jours. Quelques longs jours, à se demander si cette idée était la bonne ou pas, s’il ne ferait pas mieux de se rétracter, et la réponse était non. C’était cruel pour Amanda, il s’en voulait par avance, mais c’était nécessaire. Avant d’être un père endeuillé, il était un Alpha et il devait penser au bien être de sa meute avant le reste. Il avait donc pris son courage à deux mains, avait confié les enfants à une oméga brune et avait parlé à Amanda. Il la quittait. Il ne pouvait plus continuer ainsi. Pas avec le danger qu’elle, et sa famille,  faisaient peser sur leurs enfants, sur la meute Brune. Aucun d’eux ne s’étaient assagis, aucun des roux de sa famille ne laissait de répit.  Ils agaçaient sa meute., et probablement les argents et il ne voulait que leurs enfants apprennent les bêtises de sa fratrie. Bêtises qu’ils apprendraient forcément. Et surtout, il y avait Leif. Leif et sa nomation au conseil. Louche, un traqueur, là-dedans. Ce n’était logique. Cela ne sentait pas bon, et présageait un noir avenir pour la meute Rousse. Solskinn les avait à l’œil, probablement.
Oui, c’était trop dangereux pour les enfants, c’est ce qu’il continuait de lui expliquer et il préférait, dans un premier temps garder les enfants chez les bruns, même si les roux seraient bien entendu conviés sans aucun souci à leur rendre visite.

Et il s’en était allé, se gardant bien de lui dire que malgré tout il l’aimait, qu’il faisait juste ça pour le bien de sa meute, pour leurs enfants. Elle n’aurait pas compris ; et il ne voulait pas rendre la situation encore plus dramatique. Au moins, ainsi, elle serait en colère contre lui et c’était probablement le mieux. Et comme il avait tout prévu, grâce à l’aide de son Bêta, Raphaël, il avait convoqué ensuite les bruns pour leur annoncer la nouvelle. Que les bruits ne courent pas inutilement, qu’ils sachent le pourquoi du comment. Après avoir expliqué, qu’ils n’étaient plus ensemble par son choix à lui, il laissa passer quelques instants avant de continuer à expliquer Comme vous le savez tous, Leif Helström, a été choisi par le Roi pour être au Conseil au détriment d’Amanda. Un traqueur ; un jeune traqueur sans trop d’expérience. Qu’est-ce qu’il ferait-là, parmi des Alphas, des bêtas ou des gens doués en politique, alors qu’une des meilleures chose qu’il sache faire c’est de voler, mentir, être arrogant et faire tourner les autres en bourrique ? Une personne, au Conseil, qui ne pense qu’à lui plutôt qu’au bien-être de sa meute, une personne qui, comme je le disais plus tôt, n’y connait rien en politique fait forcément preuve de traîtrise, ou d’alliance louche, ici ou là. Une mise en garde du Roi, une autre encore visant la meute rousse. Je ne veux pas risquer nos vies, la vie des enfants pour une simple histoire de cœur. Leif a trahi, et sa sœur le couvre depuis trop longtemps ! On ne peut pas prendre de risques. J’ai une preuve. Je n’avancerai pas ça à la légère. Est-ce que vous souhaitez la voir, ou ma parole vous suffit-elle ? Il finit par se retirer, les bruns lui ayant envoyé une poussée d'aura montrant qu'ils lui faisaient confiance. Alors, laissant les bruns digérer l’information, il fit signe à Raphaël de le suivre.

Il le conduisit jusqu’à chez lui où l’attendaient les enfants et l’Oméga. Il avait vu, en passant, Nicholas avec son téléphone. Il ne pouvait appeler que le principal intéressé : Leif. Leif qui entre l’appel de son amant et la probable détresse de sa sœur allait venir ici. Il aurait pu prendre soin de ranger soin portefeuille mais ne jugea pas que c’était utile. Ça ne serait qu’une preuve supplémentaire contre le roux. Est-ce que tu peux rester un petit peu Raphaël, s’il te plait ? Je ne sais pas à combien ils vont débarquer et je préférerais qu’il y ait une autre personne qui puisse veiller aux enfants si la situation l’exige. Autrement dit, il craignait qu’on vienne lui prendre les gosses par la force/ruse/coup bas.
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Lun 27 Nov - 19:19


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 636 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Consoler une mère en deuil avait été difficile. Mais ils se comprenaient. Toute sa famille avait été abattue le jour où le jeune louveteau n’avait pas survécu à la mutation. C’est vrai qu’ils avaient été chanceux, ils n’avaient jamais perdu un frère ou une soeur ainsi. Il avait été le dernier survivant d’une portée, mais parce que un prédateur avait réussi à s’attaquer à l’oméga qui les protégeait. Lui, frêle petite chose, avait réussi à se cacher dans le fond de la tanière contrairement à son frère et à sa soeur. La fratrie Helström avait accueillit avec joie les bouilles rondes des enfants qui avaient enfin prit leur forme humaine. Avec leur onze-douze ans bien ancrés sur leur corps, leur physique était déjà marqué par le mélange Hansen-Helström. Ces enfants survivants, serrés contre les bras de leurs parents étaient la promesse d’un avenir radieux malgré le contexte secoué dans lequel ils étaient nés. Leur mère était heureuse, si heureuse de cette étreinte.
Bonheur illusoire. Tout n’était qu’un château de carte soufflé par la première crise. Elias avait emmené les enfants chez lui, et personne ne s’était méfié. Il était après tout dans son plein droit. Non, personne dans la fratrie Helström n’aurait pu soupçonner cette trahison. Leif reçu un appel de Nicholas, il ne décrocha pas à cause de ses mains pleines de peinture. Il lâcha sa toile pour attraper un chiffon et rappela. Il avait commencé la conversation tout sourire, mais celui-ci s’effaça bien vite. La nouvelle qu’il avait reçu lui fit l’effet d’une bombe atomique qui rasa tout semblant de respect qu’il avait pu avoir pour Elias. Il raccrocha en s’excusant car il ne souhaitait pas exploser au téléphone, qu’il posa immédiatement pour ne pas l’envoyer contre le mur. Il se retourna en posant les main sur le bords de son bureau, haleta doucement en fermant les yeux pour essayer de retrouver un semblant de calme. Il n’y arriva pas. L’intégralité de la table valdingua dans sa chambre ; croquis, pinceaux, crayons, factures, tout fit les frais de sa détresse. À son retour dans la demeure familiale, il s’était demandé où était passé Amanda. Il lui semblait qu’elle était partie chasser, et désormais tout faisait sens. À son avis elle ne reviendrait pas avant demain soir. Meurtrie, elle devait avoir besoin d’être seule. Elle de devait avoir encore rien dit à Viktor, Kurtis ou Katelina. Il n’osait pas imaginer la réaction des jumeaux, mais encore pire, celle de Viktor. Amanda était son double, la femme qui avait toujours marché à ses côté depuis la première minute de leur vie. Autant son grand frère était une personne calme, autant il était la dernière qu’il souhaitait voir en colère. Alors Amanda devrait les faire attendre. Viktor avait une personnalité canalisatrice, mais seul sa jumelle était capable de le raisonner quand il y arrivait plus. Elle avait besoin de forces. Donc de temps.
Leif s’écroula sur le lit, regardant le plafond les bras en croix, laissant s’évader un sanglot de rage. Qu’on se le dise : il était profondément dans la merde, et il y avait entrainé toute sa famille voire sa meute. Tout était partie de lui, de ce simple voeu d’avoir sa soeur en vie, en bonne santé et heureuse. Il était logique qu’il devait un jour ou l’autre payer ses actions, il en avait pleinement conscience depuis le jour où il avait mis les pieds dans le bureau trop propre de Solskinn. Mais ce n’était pas elle qui devait en faire les frais, uniquement lui. Il mourrait pour elle s’il fallait, et il trouvait que ce serait une mort bien noble. Sauf que comparé à ce jour de janvier 2017, il avait désormais un petit détail qui le retenait. Ça tient en huit lettres, ça mange son poids en nourriture, et c’est sexy comme un Dieu Nordique... Oui ! Bien trouvé ! Il s’agit de Nicholas ! Il était doublement dans la merde. Il avait fallut que ce soit sa meute contre la sienne. Que ce soit son cousin contre lui. Edwina lui manquait terriblement à ce moment-là. Elle aurait pu l’aider. Elle aurait pu en parler avec Elias. Mais elle n’était plus là. Elle ne répondait plus à ses messages. Il continuait d’espérer en lui envoyant quand même des nouvelles. Il se redressa d’un coup pour attraper son portable et tapa un message vite-fait, toujours concis comme à son habitude. Étrangement, même si elle ne lui répondait pas, ça l’aidait à évacuer. Mais elle lui manquait toujours horriblement. Même ses baffes et son indélicatesse lui manquaient. Il se rallongea dans le lit et ses larmes revinrent.
Katelina appela à table, signe que le temps avait grandement avancé. Il répondit qu’il n’avait pas faim car il avait déjà grignoté et qu’il travaillait. Sa soeur insista puis le menaça de le nourrir aux chou de Bruxelles pour le reste du mois. Il compris qu’il n’avait pas le choix et qu’il devrait revêtir son meilleur sourire d’acteur. Le repas était bon, mais il dû quand même prétexter que sa journée de travail avait été pénible. Il revint dans sa chambre, et repris ses pinceaux pour penser à autre chose. Cela ne fonctionna pas. Il se rallongea dans son lit, et essaya de dormir. Il n’y arriva que très peu. Lors de la première partie de la nuit, il réfléchit à comment tuer Elias en le faisant souffrir le plus possible, et la seconde, comment se sortir de cette merde. Il devait régler cette histoire. Mais cela semblait sans issue. Peut-être aurait-il mieux fait de mourir avec son frère et sa soeur. Il n’avait rien à accomplir dans ce monde à part décevoir les autres apparement.
Quand son réveil sonna, il avait déjà les yeux grand ouverts mais la tête dans le fond du séant. Il alla piquer discrètement à Amanda un peu de correcteur anti-cernes pour ne pas trop faire peur à son patron. C’était un petit vieux sympa, mais peut-être un peu trop curieux sur la vie de ses employés. La journée fut éprouvante. Il finit par retourner chez lui et faire une grosse sieste après le travail parce que sinon il n’aurait pas la patience de contrôler son tempérament impulsif. À coup sûr un certain bêta serait dans le coin, et il aurait envie de l’étrangler dès qu’il ouvrira le ventilateur à bouse qui lui sert de bouche.
Ce fut donc assez tardivement qu’il se rendit chez Elias. Il pleuvait fortement, comme pour souligner l’ambiance fort pourrie qui s’annonçait. Il ferait tout pour ne pas exploser. Il se rappela de son père, dont le calme lui avait toujours forcé l’admiration. Penser comme un brun, agir comme un roux. Tu t’adaptes ou tu meurs. Il inspira puis entra dans la maison dès qu’on le convia.

- Bonsoir Elias, salua-t-il dès qu’il eut l’Alpha Brun en ligne de mire. Il restait respectueux, même si ce n’était pas l’envie de lui tirer une balle qui lui manquait.

- Je sais que ma visite ne te surprends pas. Je ne suis pas venu me justifier ni te fustigier pour tes décisions politiques. Ce serait le comble de la part d’un roux alors que chez nous la trahison est un sport national hautement apprécié et exercé. En revanche... Que tu trouves ma soeur impulsive, irresponsable et incompétente est une chose. Salir son honneur auprès de toute une meute en est une autre. Tout comme insulter notre meute et les familles que nous nourrissons et protégeons sous notre toit. Je pourrais dire que je te croyais plus intelligent et que tu tires des conclusions hâtives, mais je sais que tu es intelligent. Tu as juste trouvé la meilleure façon pour assurer ta place en haut de la hiérarchie et c’est brillant. Personne n’oserait remettre en question un Alpha capable de jeter la mère de ses enfants en pâture à l’opinion publique. N’est-ce pas la plus belle preuve d’amour pour sa meute ?

Il regrettait à cet instant deux choses. La première : ne pas avoir eu le courage de se dénoncer auprès de sa soeur. La seconde : de savoir qu’elle l’aimait trop pour oser le condamner devant tous les roux. Même si la trahison était un sport national, certaines passaient mieux que d’autres.

- Ce que je suis venu chercher est la preuve évidente et irréfutable de ma trahison, dont Amanda serait inévitablement complice. Je peux comprendre qu’un type qui rate l’entrée aux beaux-arts et commence la politique peut-être inquiétant, il est vrai que ça a très mal fini avec le dernier du genre... Mais j’aimerais comprendre plus en détail.

Simple manipulation politique des siens, véritable preuves contre lui ou alors Solskinn a réussit pleinement son coup pour se débarrasser des Helström ?
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Mer 13 Déc - 16:12


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda (RIP), Solskinn Forsløve (RIP) ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 744 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 31 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

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✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Le pouvoir des mots
Elias Hansen, Leif Helström & Raphaël Tveit


Helström. Famille à problèmes, famille à proscrire, famille à haïr, et famille à bannir. Limiter les contacts avec cette mauvaise herbe, cette gangrène, ç’a toujours été ce que tu sais faire le mieux – de ton point de vue – ; en leur présence, tu es toujours le premier à décamper. Lâcheté ? Certainement pas. À tes yeux, c’est simplement faire preuve de bon sens. Pourquoi risquer une prise de tête quand on peut l’éviter ? Pourquoi s’esquinter la santé avec des gens qui n’en valent pas la peine ? Aussi pourrait-on se demander ce que tu fais encore auprès d’Elias, tout en sachant pertinemment que le pire de tous ne devrait plus tarder à se montrer étant donné l’annonce de ton Alpha ; coup de tonnerre pour deux meutes, foudre explosive pour la plus instable des deux… alors pourquoi rester ici ? Eh bien, parce qu’Il demande et que ce n’est pas une chose qu’il ferait s’il ne craignait pas réellement l’Apocalypse Helströmique.

Chose qu’il vous faut empêcher, sinon contrôler afin de limiter la casse.

Pour tous.

Ainsi, lorsque Leif s’est enfin montré – erreur de débutant –, tu n’as pas pu retenir la mauvaise pensée à l’encontre de l’incapable Alpha qui lui sert de sœur. La nouvelle de sa trahison n’aurait-elle pas dû faire réagir Amanda ? Tu serres les dents. Tu ne dois surtout pas laisser filtrer ton mépris, ou ta colère. Les roux ne sont rien à tes yeux. Leur bêtise ne devrait même pas te toucher. N’est-ce pas ? Pourquoi t’inquiéter du sort de ceux qui te crachent à la figure sans jamais chercher à comprendre qui tu es ?

— Bonsoir Elias.

Et toi, Raphaël Tveit, tu pues ? Ou peut-être que tu ne sais plus très bien contrôler ton Don et que tu t’es rendu invisible sans le savoir. Cynique, un sourire se dessine sur tes lèvres tandis que tu fais glisser tes yeux sur le corps de Leif. L’Ingrat.

— Bonsoir Leif, déclares-tu froidement, les bras croisés sur ton torse.

Une lueur menaçante danse au fond de tes yeux. L’air de rien, tu laisses ton aura se faire caresse sur la peau du Traqueur. Avertissement silencieux. Sinueux. Qui rôde comme l’Ombre qui toise Bergen de haut. Celle qui empoisonne les Humains de son territoire, celle qui assassine les traîtres. Volatile et intouchable. Le Respect. Toujours le Respect… Une Vertu qui se perd chez les roux. Chez Leif. L’homme qui s’invite en territoire ennemi, là où il est perçu comme un traître, ne devrait certainement pas en négliger les bénéfices. Mais Leif a toujours été stupide. Ignorant, irrévérencieux et borné.

— Je sais que ma visite ne te surprend pas. Je ne suis pas venu me justifier ni te fustiger pour tes décisions politiques.Encore heureux ! ne peux-tu t’empêcher de songer, considérant avec morgue l’être fourbe que représente Leif à tes yeux. – […] chez nous la trahison est un sport national hautement apprécié et exercé.

Pince-toi. Leif a-t-il eu l’audace de comparer vos choix à ceux qu’un roux ferait ? Ce gamin a-t-il la moindre idée de ce que signifie le mot R.E.S.P.E.C.T ou faudrait-il l’envoyer chez les militaires pour qu’il en comprenne enfin le sens ? Après tout, la discipline n’a jamais tué personne : tu en es la preuve vivante.

— En revanche… Que tu trouves ma sœur impulsive, irresponsable et incompétente est une chose. Salir son honneur auprès de toute une meute en est une autre. Tout comme insulter notre meute et les familles que nous nourrissons et protégeons sous notre toit.

Les poings crispés, tu t’efforces de retenir la rage qui menace de te faire flancher. Toi, Raphaël Tveit, tu n’es pas homme à interrompre quiconque s’exprime. Tu es plutôt de ceux qui patientent et attendent leur tour.

— Je pourrais dire que je te croyais plus intelligent et que tu tires des conclusions hâtives, mais je sais que tu es intelligent. Tu as juste trouvé la meilleure façon d’assurer ta place en haut de la hiérarchie et c’est brillant. Personne n’oserait remettre en question un Alpha capable de jeter la mère de ses enfants en pâture à l’opinion publique. N’est-ce pas la plus belle preuve d’amour pour sa meute ?

Tu esquisses un sourire amusé devant la naïveté du roux.

— Ce que je suis venu chercher est la preuve évidente et irréfutable de ma trahison, dont Amanda serait inévitablement complice. Je peux comprendre qu’un type qui rate l’entrée aux beaux-arts et commence la politique peut être inquiétant, il est vrai que ça a très mal fini avec le dernier du genre… Mais j’aimerais comprendre plus en détail.

La démarche souple, tu t’avances vers Leif, t’assurant ainsi de pouvoir réagir dans le cas où la situation dégénérerait – même si tu doutes franchement de la capacité d’un roux à régler ses comptes dans la violence étant donné sa lâcheté reconnue dans tout Bergen.

— Je ne sais pas si ce point amuse autant Elias qu’il ne m’amuse… mais c’est tout de même drôle de t’entendre, toi, nous reprocher d’insulter les roux. Ou alors suis-je fou allié de croire que la vulgarité est également un sport particulièrement apprécié dans ta famille ? demandes-tu d’une voix mielleuse, un éclat lumineux, narquois, frétillant au creux de tes iris. Ceci étant dit, j’apprécierais, Leif, que tu cesses – pour une fois – de parler de ce dont tu n’as pas la moindre idée. Imagines-tu, deux petites minutes, ce que peut ressentir un Père forcé de briser les liens avec la Mère de ses enfants pour leur bien, et pour celui de sa deuxième famille ? M’est avis que non, pas le moins du monde, autrement tu n’aurais pas prononcé le quart des conneries que tu as débitées à l’instant. – L’expression meurtrière, tu te rapproches d’un pas du rouquin. – Tu n’as pas idée du courage que nécessite de prendre une telle décision – mais pour le coup, ce n’est pas vraiment ta faute : tu es né roux. Qu’est-ce qu’un roux pourrait bien savoir à propos du courage, quand il a pris l’habitude facile que de lécher les culs des plus forts pour mieux s’en servir de couverture afin de se protéger de la Mort ?

Tu marques une pause, ta langue humidifiant furtivement tes lèvres inférieures.

Sourire en coin, tu ajoutes :

— Dis-moi, Leif… sais-tu ce que pensent les Bruns de ta visite, en ce moment même ?

Ton aura s’ouvre, gonfle, appelle les vôtres à renifler la présence du Traître. Sans cesser de s’accrocher à l’Autre, le Roux, le Fourbe.

— Mademoiselle Amanda Helström, enfermée le jour J. Protégée. Préservée. Épargnée. Qui n’a jamais cherché à savoir par qui. – Un silence flotte, insaisissable. Tes yeux se plantent au fond des siens. – Qui ? Pendant longtemps, j’ai cru que c’était un sale coup de Jegger. En toute honnêteté. Très longtemps. Puis, un jour, Monsieur Leif Helström devient un des Conseillers du Roi, alors que Jegger s’est stupidement fait défoncer l’arrière-train par un foutu sanglier. – Tu te tais un instant, hésitant à exprimer ta pensée à haute voix ; puis tu craques, songeant qu’un peu d’irrévérence n’a jamais tué personne : « Il faut croire qu’être une pédale est aussi douloureux qu’on le dit… »Blague à part, de telles coïncidences, ça pousse à la réflexion, n’est-ce pas ? J’ai donc fait ma petite enquête de mon côté, avec l’aide de Rhydian. J’ai cru comprendre que notre Roi et lui s’entendaient assez bien, grâce à une vision de la politique relativement complémentaire.

Tu rehausses un sourcil, affichant un air volontairement hautain.

— Peut-être qu’Amanda se décidera enfin à utiliser l’Ordre sur toi pour te faire cracher la vérité, maintenant que tu es définitivement perçu comme un coupable aux yeux des Bruns qui t’ont vu entrer ici.



[HRP : Je m'excuse pour plusieurs choses D'abord pour vous avoir autant fait attendre, et @Leif Helström, je m'excuse pour ce rp' qui te fout dans une merde monstre (et la méchanceté de Raphaël accessoirement... Il est pas du tout de bonne humeur en ce moment..... ) ]

I just don't want to die without a few scars
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Dim 17 Déc - 9:58


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Nicholas & Ivar & Sevastyan & Doffen ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 261 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 30/07/2016

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✤ MON INVENTAIRE:



Il n’avait pas spécialement envie d’avoir cette discussion qui de toute façon n’aboutirait à rien, Leif n’était pas connu pour être le plus raisonnable, celui qui savait le mieux parler, avoir de vrais arguments et compagnie. Il était presque étonné qu’il soit le seul à être venu, peut-être que les autres avaient compris son geste, même s’ils ne l’approuvaient pas, mais visiblement ce roux-là la réflexion avait du mal à arriver jusqu’à sa tête.

- Bonsoir, Leif. Dit-il simplement, tandis qu’il pouvait déjà sentir un Raphaël agacé à côté de lui, et pour cause…

Il ne fit cependant aucun commentaire là-dessus, Raphaël pourrait régler ses comptes avec le roux s’il le voulait, mais pour l’instant, il y avait plus urgent à régler, même si cet irrespect l’agaçait d’ores et déjà… il se doutait que ça ne serait pas le seul moment où il en ferait alors il se contenta de l’écouter parler. Encore heureux qu’il ne venait pas le fustiger pour ses décisions politiques, c’est qu’il était drôle le petit traqueur, oubliait-il à qui il parlait ? Salir son honneur, il failli répondre lequel ? Tout le monde savait, hors de chez les roux, que la position d’Amanda n’était que très fragile depuis l’arrivée des argents, que beaucoup de sa meute doutaient d’elle-même s’ils ne le disaient pas forcément. En même temps à leur place, il aurait douté… alors cette place au conseil, toutes ses erreurs, ses mises en danger de la meute par ce qu’elle n’avait pas sû se taire étaient des choses qui avaient dû pas forcément arranger les choses. Le changement de place au Conseil pour Leif était pire que tout. Etait-il aveugle pour le voir ? Même si, jeune Alpha qui n’était que Gamma, qui n’y connaissait pas grand-chose en politique n’avait pas fui devant les argents, avait soutenu sa meute, avait tout fait pour leur apporter la sécurité. Cette discussion, ils l’avaient souvent eu avec Amanda, elle connaissait pleinement son avis là-dessus, et même s’il aimait, il y a des choses qu’il ne pouvait pas se permettre. Tout comme le fait qu’elle n’ait jamais réellement démasqué le traitre. Lorsqu’il lui demanda la preuve évidente de sa trahison Elias haussa un sourcil, plus amusé qu’outragé, même s’il n’en restait pas moins agacé par la façon dont il s’adressait à lui. Autant lorsqu’il s’adressait à lui en tant que « beau-frère » ce genre de comportement pouvait un peu être toléré… mais là, il venait « d’exiger » quelque chose d’un Alpha. Ce n’était pas franchement très malin de sa part, mais pour continuer dans l’irrespect, il était finalement très bon.

Un simple petit regard à son Bêta lui appris qu’il était dans le même état que lui, si bien que dans celui-ci prit la parole, il acquiesça doucement pour l’amusement. L’hôpital qui se fout de la charité, c’est quand même magnifique. Raphaël qui avait l’air d’être ravi de pouvoir enfin se lâcher sur les roux, et on pouvait dire qu’il savait largement mieux manipuler les mots que lui, ce n’était pas une surprise, c’est bien pour ça qu’il l’appréciait et que même s’il avait confiance en lui, il savait s’en méfier. Il le laissa parler, résumant totalement la situation même s’il n’aurait pas mis ses sentiments là-dedans, à quoi bon dire qu’il aimait toujours Amanda ? A part remuer le couteau dans la plaie. C’était vrai, mais il avait ce qui était le mieux pour ses enfants, pour la meute brune… mais Monsieur Leif ne le comprenait pas, l’égoïsme était un de ses principals défauts en plus d’être lâche, traitre et de ne pas assumer grand-chose. Divin Raphaël, il ferait probablement un meilleur Alpha que lui concernant ce genre de décisions, lui était probablement trop tendre, trop sentimal… mais le choix des bruns n’avait pas donné ce résultat, alors bon, il ne fallait pas se poser plus de questions et faire ce qui lui semblait le mieux pour la Meute, quitte à se retirer s’il causait un désastre. Il aimait les siens et ne souhaitait que les protéger.

Je pense que Raphaël a bien résumé la situation. dit-il finalement quand son Bêta se tut. Mais probablement que le mot sacrifice tu ne connais pas tant tu ne penses qu’à ta petite personne et ta famille, ou plutôt devrais-dire à ta fratrie. Ta meute, es-tu sérieux quand tu parles de salir son honneur ? Vous l’avez bien fait tout seul, sans mon aide. La seule chose que je veux c’est mettre ma meute et les enfants à l’abri avant que les choses ne soient trop tard. Ta meute, dont la plupart des membres ne vous font plus confiance, à vous, famille dirigeante… ne penses-tu pas qu’elle sera heureuse de voir que de futur roux seront à l’abri d’une nouvelle folie, parole un peu trop prononcé de toi, ou d’un de tes frères et sœurs ? Ne seront-ils pas rassurés, d’être éloignés de possibles traitres ? Ne vois-tu pas que la place d’Alpha peut changer à tout moment, ne veux-tu pas que tes neveux et nièces soient à l’abri d’une prise de pouvoir un peu brutale ? Y-as-tu au moins réfléchis l’ombre d’un instant ? Non, probablement pas, sinon tu ne serais pas ici à me parler de cette façon. N’oublie pas Leif, que là tu parles à l’Alpha et pas à un ami, ou à Nicholas et tu n’as donc rien à exiger de moi. Il se tut quelques instants avant de continuer Peut-être es-tu un peu trop aveugle sur votre position politique et ce n’est pas faute d’en avoir parlé plusieurs à Amanda. Ce qui est étrange, vois-tu, pour tout le monde, c’est que par exemple, alors que cela ne faisait même pas un mois que j’étais à la tête des Bruns, je me suis rendu sagement, mais pas ta sœur. Pourquoi ne s’est-elle pas rendue après, pour montrer sa bonne foi ? Pour protéger les roux, ne sachant pas ce que Solskinn allait faire ? Comment se fait-il qu’après, alors que je n’avais disons le sérieusement, aucune expérience politique, j’ai réussi à unir une meute désunifié au possible après ce qui s’est passé avec Birkland, avec l’ancienne reine Brune, tandis que ta sœur et ta famille, vous qui avez baigné dans ce domaine politique, vous vous êtes fait remarqué encore et encore, quitte à mettre les roux en danger ? Amanda m’a parlé plus d’une fois de la « menace » du roi, mais rien ou pas grand-chose ont changé. Alors tu peux venir ici, scandalisé, venir ici me faire une pseudo-leçon de morale, tu es juste un lâche et un égoïste qui n’a en plus pas les yeux en face des trous pour ne pas réaliser tout cela. Il se tut quelques instants avant de continuer Et ne me dis pas que je t’insulte, n’oublie pas que je suis lié à ma meute et que l’aura de Nicholas est puissante… si tu vois ce que je veux dire. N’oublie pas que Nicholas et Raphaël sont également très liés. Tu n’es même pas capable d’assumer cela correctement, alors ne viens pas me parler de choses que tu ignores totalement, de décisions politiques, où l’on doit faire fi de ses sentiments. N’oublie pas non plus que j’aurais pu demander à ce que les roux ne s’arrêtent plus sur le territoire bruns, qu’ils ne puissent que le traverser histoire d’être certain que mes enfants, tes nièces et neveux, soient à l’abri de vos idées tordues. Quand leur aurais-tu appris à voler, et que crois-tu qu’ils auraient fait ? Ils auraient imités tonton et tata dans le lancer de gâteau sur alpha… en volant des portefeuilles, jusqu’à tomber sur la mauvaise personne ! Vrai ou faux ? il laissa passer quelques instants avant de continuer, haussant les épaules. Pour ta preuve, veux-tu que l’on demande à Amanda pour l’Ordre Alpha, n’importe quel Alpha aurait trouvé le traître, et lui aurait fait subir une sanction… mais pas Amanda. Pourquoi ? Peut-être par ce que cela te touche personnellement, et  ta place au conseil est le prix à payer ? Ou préfères-tu aller crier cette injustice odieuse, cet affront que je viens de te faire face au Roi ? Et qu’on lui demande directement la vérité, ou un Ordre Royal, s’il le désire, afin que les choses soient claires ?

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Sam 3 Fév - 18:01


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 636 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Il y avait des situations cent fois plus agréables que celle-ci. Un voyage sous le soleil des tropiques, un massage, un buffet de desserts à volonté de bonne qualité, les bras d’un être cher, une nuit torride en compagnie de Nicholas... Même se faire épiler les testicules   en tirant la cire très, très lentement était une situation plus agréable. Déjà décrocher un bonjour sans avoir l’air crispé à Raphaël Tveit était difficile, au point qu’il ne sortit que dans un raclement de gorge. Au contraire de la salutation qu’il adressa à Elias. Quoiqu’il en soit, il gardait toujours son respect pour lui, même s’il était noyé par la déception. Noyé par ce défaut qui semblait autant inhérent à lui qu’à sa soeur ainée, celui de se laisser couler dans la masse ingérable de leurs émotions. On les disait chanceux, ceux nés sous la forme pure d’un louveteau. Mais ils héritaient de cette agressivité instinctive, parfois irrationnelle, de l’animal. Elle était utile dans certaines situations, mais dans d’autres non.  Dans beaucoup d’autres situations, elle étaient même pénalisante. Mais il savait qu’il avait fait une erreur de se faire guider par sa rancoeur. Ce n’était pas de cela qu’il voulait discuter. Il avait toujours haït la politique. Il la jugeait inhumaine. Sans coeur. Car pour rester au pouvoir, il fallait écraser les autres. Même le plus gentil et le mieux intentionné des dirigeants verrait vite qu’il n’aurait pas le choix. Il faut calculer sans cesse, froidement, telle une machine. Trois noms lui vinrent à l’esprit, trois âmes qui avaient fait leurs preuves en politique. Solskinn Forsløve, Raphaël Tveit et Helen Helström.
Il encaissa, sans rien dire, gardant l’air digne, les reproches assassine du bêta brun, sans s’empêcher de ricaner intérieurement quand il parla des émotions d’Elias. Raphaël Tveit qui parlait d’émotions, c’était aussi contradictoire qu’un argent qui parlerait de diversité de la race lupine. Rouler des yeux par contre ne lui échappa pas quand Tonton Raph l’Homophobe refit surface. Pour vous dire, même les piques d’Heinrick lui manquaient à cette exacte seconde. D’ailleurs avait-il oublié qui défonçait l’arrière-train de sa pédale de cousin ? Mais il ne bronchait pas, parce qu’il savait qu’il avait fait une terrible erreur, et que la seule façon qu’il avait de s’en sortir était de s’écraser. Il n’en avait pas envie, mais il finit par baisser les yeux devant Raphaël. Il devait le faire car il était un bêta et qu’il était en tort, un point c’est tout. Elias enchaina à son tour, presqu’aussi assassin. Mais ils n’arrivaient pas à le blesser. Ils n’étaient même pas aussi dur qu’il l’était avec lui-même, et encore moins que sa propre mère, championne toutes catégories dans ce domaine.

- Monsieur Tveit, Elias, je vous remercie de...- une demi seconde où il s’évita de tomber dans un sarcasme inapproprié - ... partager votre point de vue.

Une courte pause. Il adressa une coute courbette aux deux hommes. Son aura s’ouvrit, preuve irréfutable de la véracité de ses sentiments.

- Je m’excuse de mon attitude précédente. Elle était très déplacée... Je me suis laissé emporter par les sentiments que j’avais refoulé... J’espère de tout coeur que vous saurez être un minimum indulgent... -  il réfléchit très brièvement à comment tourner la suite. Il marchait sur des oeufs, et il savait parfaitement - Cette nouvelle me brise. Toute ma vie j’ai eu d’excellents liens avec la meute brune, parce que mon père n’a jamais renié ses origines bien que s’étant dévoué aux roux. C’est à travers ses liens qu’Amanda et Elias se sont connus. Désormais l’homme que j’aime fait parti de votre meute. J’avais osé espérer naïvement que l’amour qu’Amanda portait à Elias et celui que je donne quotidiennement à Nicholas aurait pu être la continuité d’une bonne entente entre les bruns et les roux. Ce n’est pas seulement par égard envers la vie humaine, mais aussi par respect envers votre meute que j’ai risqué ma vie à l’aide de ma soeur pour vous sauver de l’incendie, Monsieur Tveit. Sans quoi vous seriez sûrement mort rôti sous une poutre, car je doute qu’Elias aurait pu intervenir à temps.

Amertume. Espoirs brisés. Telle était son aura. Triste, déçue, désespérée, mais terriblement sincère. Il doutait qu’elle fasse fondre l’armure d’acier scellée autour du coeur du bêta. Bêta qu’il aurait peut-être dû laisser terminer sa cuisson en barbecue.

- Je ne suis pas venu parler politique. Je ne suis pas venu parler avec l’Alpha des Bruns, mais avec un homme que j’apprécie et je connais depuis longtemps : Elias Hansen. Cette nouvelle m’inquiète terriblement, et ceci sur plusieurs plans. Je suis surpris, au vu de l’homme que je connais, de la prise d’une telle décision. Je connais quelqu’un de loyal, investi, sage et avec un bon coeur. Elias, tu connais notre famille depuis quelques années déjà. J’étais persuadé que tu avais réussi à nous trouver au moins une qualité... 


Ils avaient une grande gueule, une franchise irrévérencieuse qui ne leur rendaient pas service. Ils étaient lâches. Commères. Farceurs. Opportunistes. Mais si vous aviez leur fidélité, vous l’aviez jusqu’au bout. Ils déploieront toutes leurs qualités et leur valeur.

- On peut parfaitement me reprocher ma... kleptomanie, dont vous êtes au courant juste parce que Amanda et Nicholas n’aiment pas ça. Mais Katelina et Kurtis sont trop jeunes pour comprendre réellement la portée de leurs actes. Ils apprennent encore.

Au même titre qu’il a été privé de sortie pour avoir agi comme un gosse, Katelina et Kurtis avaient écopé d’un mois de corvées pour avoir tenté le «lancer de gâteau sur Alpha». Il n’ajouta pas qu’il pouvait tout de même s’enorgueillir d’avoir réussi à choper le portefeuille d’Ester Braaten. Elle ne l’avait jamais grillé, comme toutes les victimes de ses petits vols. Même s’il en avait très envie. Pour Leif, c’était juste un talent incompris, et pourtant qui pourrait sûrement se montrer très utile un jour. On ne peut pas tout avoir par la négociation.

- Je sais que tu t’inquiètes pour tes enfants Elias... Mais ils feront des conneries sans mon aide. J’ai appris tout seul à vider des poches, ils peuvent le faire aussi. J’ai commencé parce que je pensais qu’à force de faire des conneries ma mère s’intéresserait à moi. Et aussi parce qu’elle m’avait supprimé mon argent de poche pour pas que j’achète des choses inutiles avec. Tu ne pourras pas avoir les yeux partout... Car tu as plus important à faire.

Si Elias s’imaginait qu’une éducation sévère allait rendre ses gosses dociles, il se mettait le doigt dans l’oeil jusqu’au coude, même l’épaule. Helen Helström était sévère. Dirigiste même. Rousse certes, mais contre le fait que ses enfants se risquent à ce genre de fantaisies car pas encore assez malins pour être subtils. Surtout, un comportement peu apprécié des autres meutes alors qu’elle essayait de leur faire patte blanche. Ce n’était pas grave de voler, mais il fallait que personne ne s’en rende compte. Il avait voulu lui montrer qu’il savais se débrouiller, parce qu’il se sentait à l’écart face à sa fratrie. Parce qu’elle passait plus de temps ailleurs à être avec ses bêtas qu’avec ses louveteaux. Une fois il avait même fait exprès de se faire pincer, ça lui avait fait juste hausser les épaules quand elle l’avait récupéré à l’accueil du magasin après avoir payé  son larcin. Elle n’avait pas annulé ses réunions comme il l’avait espéré pour qu’elle du temps avec lui, pour une discussion qui lui disait d’être prudent et d’arrêter de faire des choses stupides. Oui, elle lui dit d’être prudent. En cinq mots. Sois prudent la prochaine fois. Puis elle alla à sa réunion en lui disant qu’il en reparlerait plus tard. Ils n’en avaient reparlé qu’une dizaine de minutes, le temps qu’elle l’engueule en somme. C’était à ce moment qu’il avait compris qu’elle l’aimait comme son enfant, certes, mais que débordée par le poids de ses fonctions, elle ne prendrait jamais le temps d’apprendre à le connaître. C’était pour ça qu’elle le faisait souffrir. Et c’était pour ça qu’il lui en voudrait toute sa vie. Sa mère avait fait passé sa meute avant tout le reste. Elle avait tenu son rôle d’Alpha jusqu’au bout, presque exemplaire, ayant appris de ses débuts tumultueux pour tenir la barre instable des roux. Elle s’était tuée à la tâche pour maintenir le niveau et contrôler les terreurs qu’elle avait en Alpha de Clan. Elle s’est sacrifiée pour sa meute. Elle aimait ses enfants, elle les adorait plus que sa propre existence ; Leif en était certain. Ils étaient son rayon de soleil parmi les jours de grisaille. Mais la meute était plus importante qu’eux. La meute était absolue. Il avait toujours remercié son père d’avoir compensé cette absence, mais ses neveux auraient-ils la même chance d’avoir un parent disponible ? Il craignait que ses neveux vivent avec un père obligé d’être absent, et une mère paria. Il craignait que l’histoire ne se répète encore.

- J’ai peur que mes neveux grandissent avec l’image d’une mère incapable de s’occuper d’eux, rejetée par tous, alors qu’elle les aime plus que tout et qu’elle a les capacités d’être une bonne mère. Ou pire, qu’ils grandissent sans, avec cette ombre sur eux... - Dans un tremblement, sa voix s’adoucit - Elias...  Tu ne pourras pas toujours être là pour eux. Tu seras obligé de les sacrifier un moment ou un autre... La meute est absolue. Ils ne pourront pas être toujours ta priorité. C’est pourquoi ils auront aussi besoin de la présence de leur mère, quoique les autres en disent.

Et après on se demandait pourquoi ils avaient tous un pète au casque. Enfin, surtout lui. Il se mêlait sûrement d’affaires qui ne le concernait pas. On allait le juger de commère, lui rappelant à quel point il avait chaque défaut de sa famille. Mais au vu de son expérience, de sa vie, il ne souhaitait pas ça à un seul de ses neveux. Il releva le visage, l’oeil inquiet.

- Je ne suis pas idiot. Je suis bien au courant de la situation dans laquelle se trouve ma famille, et que ce que je souhaite à mes neveux n’est qu’ utopie. Le départ au Valhalla de ma ma mère avait déjà mis fin à l’unité des roux. Personne dans la meute rousse ne possédait ou ne possède actuellement un tiers de sa force de caractère et de sa finesse d’esprit. Bien que j’adore ma soeur, je me dois de le reconnaître qu’elle a fauté plus d’une fois malgré les avertissements qu’on lui a donné.  Ceux de ses bêtas, de sa famille, du Roi ou même les tiens. Mais actuellement, vous la mettez dans une situation délicate dont les conséquences pourraient être terribles pour elle. Vous saviez pertinemment qu’avec une telle nouvelle son Ordre peut se briser à tout moment. La suite... 


Il secoua la tête, le visage creusé par son inquiétude. Sa nature anxieuse lui soufflait qu’un seul mot. Exil. Condamnée à errer sans meute, sans terre, brisée par l’homme qu’elle souhaitait épouser, loin de sa famille, loin de ses enfants. Terrible sort, et tout cela était de sa faute.

- La suite pourrait s’avérer tragique.  

Il n’avait pas besoin de s’étendre. Tous savaient ce qu’elle risquait. C’était pour cela qu’il ne comprenait pas ce retournement de veste, même s’il fallait s’y attendre chez les bruns. Elias avait renforcé son pouvoir pour protéger les siens, mais était-il obligé de jeter la mère de ses enfants sous un bus ? Le pouvoir valait-il vraiment la possibilité de voir ses gamins demander pourquoi ils grandissent sans mère ? Il n’y avait-il pas un moyen plus subtil, plus équilibré, même s’il était plus long ? Il pouvait toujours invoquer le sacrifice, mais ça lui faisait une belle jambe. Le véritable sacrifice n’impliquait que sa propre personne et n’avait aucune conséquence négative sur les autres.  Le véritable sacrifice était désintéressé. Il n’avait rien sacrifié. Juste mis ses sentiments de côtés au nom du bien commun.

- Je ne nie pas avoir une partie de responsabilités là-dedans. Je... je lui ai dit que ce n’était peut-être pas le mieux d’aller se rendre. Elle le voulait... Elle portait ce fardeau d’être une survivante et la rage de son impuissance, mais j’ai fini par la convaincre que c’était la culpabilité qui la faisait agir. Nous avions une chance offerte, contrairement aux autres meutes, de garder une stabilité, d’avoir une Alpha pour protéger nos familles et nos enfants si jamais les argents attaquaient à nouveau. Son aura résonnait du deuil de notre oncle et tante, de celui de son mari, et de la pensée quotidienne de savoir que des gens qu’elle aimait souffraient. C’était son fardeau... Sa décision nous a permis de mieux sortir de la crise que les autres meutes. Elle ne pouvait pas penser au long terme à ce moment-là, mais à l’immédiateté.  Personne ne savait ce que les argents pouvait réserver, surtout que sans Alpha à la tête des meutes, nous étions tous fragiles. Être torturée ne lui permettait pas de protéger les loups sous son Ordre.

Plus exactement, il avait été proposé à Amanda de sauver les apparences en faisant croire qu’elle était emprisonnée au même titre que ses pairs. En raison des clauses de leur contrat, Solskinn ne pouvait pas toucher à un cheveu de sa soeur ainée. Homme d’honneur, le Roi ne pouvait que respecter sa parole. Mais fière et trop intègre, la flamboyante rousse avait refusé et préféré s’exposer aux rumeurs. Leif avait toujours jugé qu’il s’agissait d’un très mauvais calcul. Il en avait aujourd’hui la preuve. Il avait pensé que la noblesse de coeur d’Amanda aurait fini par compenser, mais c’était sans compter sur son impulsivité. Elle ne pouvait qu’en vouloir aux argents. Durant quatre mois, ouvrir son aura était un enfer où elle ressentait chaque coup que recevait son mari. Elle vécut sa mort, cet ultime message où il lui dit adieu alors qu’il était roué de coups. Un mal nécessaire, avait pensé son cadet.

Il avait usé ensuite de chacune de ses faiblesses, de son amour, pour pouvoir se cacher. Eluder les bons sujets. Trouver les bonnes excuses. Aveuglée par son affection, elle ne le soupçonnait pas. Du moins... Jusqu’à son accès au conseil. Il avait fait quelque chose, mais le départ d’Edwina l’avait plus préoccupée sur le moment. Du moins il avait espéré.

- Les raisons qui ont poussé ma soeur à ne pas creuser l'affaire lui sont propres. Elle a longtemps soupçonné Jegger, mais celui-ci est mort empalé par son repas de veillée funéraire..

Il essaya de dissimuler l’amertume dans son ton, mais elle perçait toujours son aura, ouverte. Les évènements remontaient déjà à un an. Il avait fuit, lâchement, pour ne pas ressentir la culpabilité et le regret. Ils avaient une relation étrange ; leurs personnalités étaient deux atomes qui s’entrechoquaient pour exploser. Il avait détesté ça tout en se surprenant à en redemander. Il avait aimé jouer à ce jeu de dupes, cette séduction malsaine à la fausse emprise si grisante. Il avait oublié qu’il était un être humain, et que son coeur était aussi faible que l’était celui de son Alpha.

- Je suis étonné de votre remarque, Monsieur Tveit. Au vu de la nature de ma relation avec Fredrick, j’aurais sûrement préféré qu’il reste vivant.

Nicholas ayant dû chouiner que Leif se tapait son ex, cela avait forcément dû arriver aux oreilles de Raphaël. Même en terme d’utilité, il aurait préféré que Fredrick reste vivant. Il aurait pu utiliser leur lien pour essayer d’enfin créer un peu d’unité dans la meute rousse. Il aurait aimé le voir à la place d’Amanda au conseil royal. Surtout pour le voir se ramasser complètement.

- Je pense qu'elle en conclut qu'il faisait parti des pertes du Clan Goy pour ne pas céder à la paranoïa envers les autres meutes. Sauf que ma nomination au conseil a réveillé les flammes. Comment expliquer qu’un homme inexpérimenté puisse accéder à un tel poste sans avoir manigancé au préalable ?

À juste titre. Pas de coupable, pas de réponse convaincante, pas de confiance absolue. Surtout chez les roux chez qui rouler les autres était un sport national. Il avait manigancé, il est vrai, mais pas pour se retrouver à cette place. Il aimait l'ombre, pas la lumière.

- Je crains que tout se passe de manière à ce que cela arrange beaucoup le Roi. Avec le départ d’Edwina, briser nos semblants d’alliance est trop facile, et la suite parait... plutôt prévisible quand on connait les défauts de nos meutes respectives.

Les roux ne pourront plus s’allier avec une autre meute après une telle trahison. En cas de perte de l’Ordre pour Amanda, il suivra une période d’adaptation où la meute, déjà divisée, ne sera pas fonctionnelle. Les blonds, avec une trop nouvelle Alpha, ne peuvent prouver leur fiabilité, et leur côté peu subtil n’en font pas des alliés de poids dans des temps troublés. Les bruns, versatiles, iront là où vont leur intérêt : vers les ennemis de leurs ennemis. Qui restent tout de même leurs ennemis. Soit, chaque parti est susceptible de retourner sa veste encore plus vite que le plus agile des roux dès que ça sentira le roussi. Ils étaient subitement tous trop faciles à écraser par la meute argent. Il suffisait de trouver le premier domino qui ferait tomber les autres.

- J’aimerais quand même que vous deux répondiez à cette simple question : qu’on fait les bruns pour éloigner la menace du Roi ? C’est une vraie question. Parce que j’ai l’impression que seule Edwina a sorti une idée du chapeau magique.

Même si cela ne lui disait rien qui vaille.

- Pour finir Elias, le véritable sacrifice n’implique à mon sens que sa propre personne. Il faut une abnégation qu’aucun être ne peut faire. Par exemple... J’ai mis mes sentiments de côté pour ne pas risquer d’impliquer Nicholas car on sait tous à quel point les argents adorent les pédales. Et c’est d’ailleurs ça qui est douloureux, c’est de devoir face à des gens qui nous prennent pour des anomalies. - Il ne prit même pas la peine de regarder Raphaël - J’ai voulu sacrifié mon propre ressenti pour sa sécurité, car je croyais que c’était ce qu’il fallait. Mais cela le détruisait jour après jour, alors j’ai décidé d’arrêter de me donner une raison. Je ne sacrifiais rien. C’est quand on se croit noble qu’on s’excuse de faire le pire.

Puis le temps passe, et on se rend compte à quel point on est inexcusable.

- C’était juste une remarque, mais ce n’est que mon point de vue.  Je ne peux juger de tes sentiments, de ton ressenti. Loin est de mon intention car tu as raison, je suis ignorant en politique et je m’auto-évalue en tant que personne humaine avec une admirable note de 0/20. - Il soupira en fermant les yeux, un peu de désarroi. Il avait cru ne serait-ce qu’un instant qu’il aurait pu avoir un semblant de talent -  Mais j’ai quand même une question... À la place d’Amanda, si on t’avait offert la possibilité ne pas subir les geôles des argents... Aurais-tu accepté ou te serais-tu rendu ?  
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Ven 6 Avr - 21:35


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda (RIP), Solskinn Forsløve (RIP) ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 744 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 31 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

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Le pouvoir des mots
Elias Hansen, Leif Helström & Raphaël Tveit


Sourire glacial accroché aux lèvres, tu savoures chaque mot qu’Elias prononce. Tu les dégustes d’autant plus que ton Alpha te donne raison – bien qu’il le fasse beaucoup plus courtoisement que toi. Néanmoins, Leif a, plus d’une fois, dépassé les bornes à ton égard, tu estimes donc être parfaitement dans ton bon droit lorsque tu l’insultes à demi-mots. Leif a-t-il choisi de se montrer intelligent ou sa soumission affichée n’est-elle encore qu’une foutue illusion dont il se débarrassera dès lors que vous aurez le dos tourné ? Tu parierais ta garde-robe entière que son esprit de roux mal baisé vous fera un énième sale coup à la moindre occasion. Alors, la tête haute, la stature digne, tu ne pipes mot devant sa tirade à endormir la plus excitée des pies, ne lui offrant pas la moindre faille pour s’en servir contre vous. Les roux ont joué, les roux ont perdu.

Bientôt, Leif vous sort les violons. Bientôt, Leif s’imagine pouvoir vous apitoyer. Ou en tout cas le faire avec Elias. Un sourire cynique dessiné sur tes lèvres, tu échanges un regard complice avec ton Alpha, sachant pertinemment que le blablabla à faire pleurer les mamies dans les chaumières ne prendra pas. Plus maintenant. Quant à sa réflexion sur le fait de t’avoir sauvé la vie… Seriously?!

— J’ai horreur d’interrompre les gens dans leur lancée… mais puis-je seulement savoir quel est le rapport avec Amanda ? Oh, et puis en passant, je ne suis pas franchement certain que ma vie soit une mesure égale à celles de tous ces loups morts à cause de la trahison des roux. De ta trahison. – Tu marques une pause, ton regard se fixe comme une enclume à celui de Leif. Assassin. Accusateur. Ton aura croît. Tu ne parviens pas à t’empêcher de l’y étouffer quelques secondes pour lui faire prendre une fois de plus conscience de sa bêtise. – Ou alors es-tu si bête que tu ne sais même pas faire la différence entre une seule vie et des dizaines ?

Tu te tais enfin, estimant en ton for intérieur que tu ne vas pas non plus t’abaisser à lui couper tout moyen de se justifier. Après tout, même Solskinn Forsløve aurait le droit à un procès équitable en dépit de tous ses crimes, il est donc absolument hors de question que tu n’offres pas le même droit à Leif malgré tout le mépris que tu as pour lui. Pourtant, lorsque ce très cher Helström renchérit en insistant sur le fait de vouloir discuter avec Elias Hansen et non pas l’Alpha des bruns, tu ne peux retenir un profond soupir d’exaspération. Tes yeux s’étrécissent, se teintent subitement de vert, ton instinct de loup Beta primant alors sur le reste. Un grognement rauque t’échappe, signal d’alarme qu’il serait bon d’entendre…

— L’Alpha et Elias Hansen sont une seule et même personne. Ferme ta gueule ou fais-nous au moins le plaisir de te rappeler où est ta putain de place quand tu t’adresses à l’Alpha des bruns. Tu n’es pas chez nous en tant qu’ami, mais en tant qu’ennemi. Tâche de t’en souvenir !

Tu aurais pu perdre le contrôle. Tu aurais pu disjoncter et fracasser ce foutu connard contre un mur. Tu aurais pu, c’est vrai. Mais tu as eu l’intelligence de te fermer, de ne plus écouter ses éternels babillages, craignant finalement outrepasser tes droits. Néanmoins, à l’instant où Leif eut le malheur de laisser entendre que les Bruns n’avaient strictement rien fait pour lutter contre les Argents, ce fut la parole de trop. En tout cas à tes yeux. Alors, en moins de temps qu’il n’en faut pour dire : « Ouf ! », tu t’es rapproché de lui. Ta main s’est enroulée autour de sa gorge. L’a soulevé de terre. Et, catapulté par l’élan pris, c’est dans un bruit sourd que tu l’as solidement plaqué contre un mur de la pièce. Tes ongles, à l’image de tes yeux, ont à leur tour laissé place à la bestialité qui sommeille en vous tous.

— Oses-tu réellement affirmer que les Bruns n’ont rien fait ?! À quoi penses-tu qu’ont servi nos rencontres entre Betas, alors que les Alphas subissaient les geôles en-dehors d’Amanda ? À quoi penses-tu que je me damne depuis des lustres ?! Si vous aviez été moins cons, vous, les Helström, la Résistance aurait pu faire de véritables progrès. C’est votre faute si tout reste au point mort, si rien n’avance, puisque vous n’avez pas été foutus de ravaler votre fierté ! Regarde toutes ces fois où nous aurions pu simplement nous entendre si tu n’avais pas été aussi con !? Dois-je te rappeler ton insolence quand je vous ai récupérés, Nicholas et toi, au fond de ce putain de trou de merde ?! Comment voulais-tu qu’on puisse vous faire confiance quand AUCUN de vous n’est capable d’accorder le respect qui lui est dû au Beta de la meute brune ?! PIRE ! À son Alpha ? On en parle du gâteau balancé à sa tronche ? ON EN PARLE ?! VRAIMENT ?!

Littéralement hors de contrôle, ton aura se fait aussi brûlante que ta main, cette main vorace qui écrase la jugulaire de l’irresponsable.


I just don't want to die without a few scars
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Dim 8 Avr - 11:17


Meute Brune

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Leif avait parlé, beaucoup parlé pour au final ne pas dire grand-chose de réellement intéressant à ses yeux. Il se justifiait, il lançait des piques, mais il n’avait aucun réel argument aux yeux du brun. Il y avait bien de trois-choses qui ressortaient du lot mais au final, il entendait juste beaucoup de blabla. Tout ce qu’il entendit c’était Leif qui chouinait, qui voulait faire pleurer dans les chaumières, mais ça ne marcherait pas avec lui, et vu le regard qu’avait Raphaël, il savait sans même un regard que le Bêta brun était d’accord avec lui et que le long monologue du roux ne servait pas à grand-chose si ce n’est à l’agacer. Néanmoins, Elias essayerait de le répondre le plus diplomatiquement bien sur certains propos le fassent bondir sur sa chaise. Il devait rester calme. Encore une fois le roux ne voyait pas plus loin que le bout de son nez avec la meute brune, avec les enfants…. Ça aurait presque pu en être choquant, mais il s’y était attendu. Et si lui voulait laisser le roux finir Raphaël, lui ne se gêna pas pour l’interrompre, d’abord pour lui signaler que sa vie ne valait pas des dizaines de vie. Ce qui était vrai. Il laissa donc Raphaël intervenir à sa guise, lui disant juste, au moment des grossièretés un petit

- Reste courtois, s’il te plait, l’insulter ne changera pas grand-chose.

Et s’il avait prononcé cette phrase d’un ton blasé ce n’était pas pour Raphaël à qui il donnait raison, mais il devait quand même le calmer un tant soit peu, mais bel et bien par ce que l’autre l’agaçait au plus haut point à parler sans savoir. Mais bientôt les choses s’envenimèrent, Raphaël se montra plus violent qu’il l’aurait voulu, même si l’affront que venait de leur faire Leif valait bien cette punition. Il se leva, posa la main sur l’épaule.

- Il suffit, Raphaël. Laisse-le finir de dire ce qu’il a dire et on lui répondra après.

Il bouillonnait, il était furieux. Là encore, pas contre son Bêta mais toujours contre leur « ennemi » qui agissait franchement de plus en plus connement, est-ce qu’il se rendait compte qu’il était insultant ? Est-ce qu’il se rendait compte qu’on ne disait pas ça à un Alpha ? Qu’il aurait pu en faire de la charpie en étant dans son bon droit vu qu’on le cherchait sur son territoire ? Il devait absolument garder son contrôle, il ne devait pas agir impulsivement, mais juste en réfléchissant. Il ne devait pas donner du grain à moudre au traqueur. Il lâcha l’épaule de Raphaël lorsque son Bêta laissa tomber son « attaque ». Il fit un petit signe de la main à Leif pour qu’il continue, et, enfin, lorsqu’il fut certain que tout le monde n’avait plus rien à dire, il put prendre réellement la parole.

- Raphaël te l’a dit, mais tu viens ici pour voir l’alpha, c’est mon rang, tout comme c’est celui de ta sœur, si mon frère était venu voir ta sœur en étant insultant, même s’il venait voir sa « belle-sœur » il aurait été en tort. Mais, ce n’est pas quelque chose qui arrivera. Le respect, Leif. Il faudrait vraiment que tu l’apprennes, et que tu te concentres sur le sujet qui nous intéresse, plutôt que de te justifier autant, plutôt que de dériver plus ou moins, que d’avoir des arguments plus que caduques. Il soupira longuement avant de lui dire Est-ce que je t’ai interdit d’aller voir Nicholas, Leif ? Je ne crois pas, je mets juste mes enfants en sécurité. Tu pourras très bien venir les voir ici, en territoire brun, tout comme Amanda pourra le faire. Je veux juste les préserver un maximum de cette situation néfaste dans lesquels les roux sont en ce moment. Si tu ne le vois pas, j’en suis désolé, mais tu n’es pas assez impartial pour voir tout cela. J’ai juste signifié une vérité à ma meute, je leur ai juste expliqué le pourquoi du comment par ce que c’était la moindre des choses. Mes enfants, sont les enfants de la meute, ils doivent donc être au fait de ce genre de choses. Ca vous met en tort ? Ce n’est pas moi qui ai fauté de ce côté-là. Il se tut quelques instants avant de reprendre Tu as sauvé Raphaël pour ne pas que Nicholas se retrouve avec un membre de sa famille en moins plutôt, non ? Mais du coup, dans tout ce monologue, comme l’a déjà signifié mon Bêta, quel est le rapport réel avec Amanda ? On ne parle pas de sentiments, on parle du bien-être de tous, de meute, d’enfants. Il y eut de nouveau un court temps de silence avant de reprendre Ai-je dis que vous n’aviez aucune qualité ? Jamais. Je connais très bien les qualités de votre meute mais également ses défauts et quand les défauts surplombent les qualités, on doit agir. Je l’ai fait. N’extrapole plus mes propos ! Il joua quelques instants avec ses doigts avant de reporter son attention sur Raphaël puis sur Leif, il continua ensuite. Katelina et Kurtis trop jeunes pour comprendre ? Tu te fouts de la gueule de qui ? Ils sont majeurs et vaccinés ! Ils savent très bien ce qu’ils font. Ce sont des excuses bateau. Et c’est bien le souci, si à plus de vingt tu trouves ces attitudes normales, moi pas du tout. C’est digne d’enfants de 7-8 ans, parfois de jeunes adolescents mais pas d’adultes. Tu vois à vingt ans, alors je ne venais pas d’une grande famille, avec de grandes valeurs je n’agissais pas de la sorte, et aucune connaissance non plus. C’est drôle d’envoyer un gâteau dans la tronche d’un Alpha, n’est-ce pas ? Ce que tu as l’air d’oublier, c’est qu’Alpha, je le suis à temps complet, quoi que je fasse. Ta sœur a oublié trop souvent de te le rappeler, si tu veux mon avis, mais je ne suis pas ta sœur, tu pourras venir voir tes neveux comme tu veux Leif, mais comme je l’ai déjà ici, ça sera qu’ici… voire en chasse avec un autre brun. Je ne prendrai aucun risque. Il eut un sourire mer. [color=teal]Bien sûr qu’ils feront de conneries, tout le monde en fait, mais ils se feront probablement moins en ne vous côtoyant pas. Nous n’avons pas du tout le même esprit de famille dirons-nous. Personnellement, je n’ai jamais volé même quand je voulais quelque chose, c’est bien de ça dont je parle. Tu fais de ton cas une généralité, peu agissent en réalité comme toi, il n’y a pas que des voleurs. [b]La meute est absolue. Ta sœur est Alpha, et en mauvaise position. Les Bruns, en grande partie m’apprécient et me soutiennent, pour mes choix, pour avoir ressoudé la meute. Les Bruns m’aideront avec les enfants. Mon Oméga fait déjà de l’excellent travail. Et comme je te l’ai déjà dit leur mère pourra venir les voir. Nouveau temps de silence. Elle s’est mise seule, avec toi, dans cette situation délicate. Je lui demandé de trouver le coupable, de se calmer, elle ne m’a pas écouté… Ne penses-tu pas que ne plus avoir toutes ses contraintes pourrait être bénéfique pour elle ? Qu’un nouvel Alpha de meute pourrait ressouder votre meute ? Le souci, c’est que tu n’as pas l’air d’avoir pensé au bien de ta meute, seulement au tien, à celui de ta famille, encore une fois ça prouve tout ce que je dis depuis le début. Il eut ensuite un petit rire sec Les Bêtas peuvent bien gérer les meutes pendant une absence d’Alpha. Là encore ce sont de mauvais arguments, tu l’as amené à sa perte. Vous n’avez pas réfléchi. Que voulaient les argents : le pouvoir, et le garder. En ayant tous les Alphas en otage en affaiblissant les meutes, ils avaient ce qu’ils souhaitaient. C’est simple à comprendre pourtant. Aujourd’hui, de ta meute et de la mienne, qui a une meute stable ? hum ? Elle ne pouvait pas penser u long terme ? Ses bêtas servent à quoi, à la conseiller non ? Si personne ne peut lui faire penser à l’avenir, Leif … J’étais Alpha depuis quelques semaines, la question ne s’est même pas posée pour moi tant elle était logique, et pourtant, j’aurais pu abandonner, dire juste « merde , j’suis nouveau je ne vais pas payer pour le crime des autres », j’aurais pu essayer de pactiser avec Solskinn, mais je ne l’ai pas fit, moi. Soupçons ou pas, elle n’a jamais rien fait pour vérifier si elle avait raison ou pas du temps où il vivait… C’est un peu simple, alors qu’il y avait tellement d’autres personnes susceptibles de l’avoir fait. Par vengeance ou par amour ? il leva ensuite légèrement un doigt, agacé. Edwina est partie et nous a laissé dans la merde. Les Noirs, sont toujours plus ou moins présents. Les roux… qu’avez-vous fait ? Ne t’inquiètes pas pour les Bruns et pour ce qu’on fait. Tu peux croire que ce tu veux, mais venant de toi c’est juste risible. Dois-je te rappeler, qu’après la torture, j’ai dû gérer une « nouvelle » meute, des départs d’Alphas de clan, que j’ai réussi à ressouder la meute. Que comme l’a dit Raphaël, les réunions des Bêtas n’étaient pas faites pour les chiens. Sais-tu s’il y a des réunions de la Résistance, ou pas, et où ?

Savait que Nicholas avait proposé le chenil comme QG ? Probablement que non au vu de sa réaction. Après, le contenu même des réunions, les dates et compagnie il n’en savait rien. Il avait promis au Bêta de s’en tenir loin, même si cela ne lui plaisait pas.

- Quand tu diriges une meute, tu dois penser au bien des plus nombreux. Point barre . Certaines décisions peuvent être défavorables à certains loups, mais il faut souvent faire un choix, ce que tu n’as pas l’air de comprendre. Mes enfants, tes neveux, sont l’avenir de la meute Brune –et rousse-. Mes enfants, appartiennent à ma meute, autant qu’à la tienne et il est de mon devoir de tout faire pour les protéger, de protéger les miens, même si pour cela je dois briser le cœur d’Amanda, même si cela m’empêche de voir la femme que j’aime. Tu parles de sentiments pour une personne, je te parle de vie de plus dizaines –voire centaines- de Loups. Et donc… tu as mis tes sentiments de côté pour ne pas faire de mal à Nicholas, pour ne pas que l’on sache qu’il est gay… alors que s’il y a bien quelqu’un chez qui ça se sait, vu que sa relation avec Fredrick n’a jamais été cachée, vu que son âme sœur était un mâle, c’est chien chez Nicholas. Etait-ce réellement lui que tu voulais protéger, ou bien toi ? Il se tut quelques instants avant de reprendre Et pour répondre à ta dernière question, je ne regrette aucunement d’être allé dans les geôles. C’était de mon devoir de faire cela pour ma Meute, pour leur avenir, pour que l’on soit soudé pour qu’ils voient qu’ils pouvaient compter sur leur Alpha, même s’il était nouveau. L’éviter, c’était comploter avec l’ennemi, avoir une date. C’était hors de question.

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Jeu 10 Mai - 14:28


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 636 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

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✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Il n’y avait qu’une seule femme qui l’avait toujours fasciné. Elle était toujours juste, bien qu’on la détesta pour cela. Il avait fantasmé leur rencontre quelques fois. Ce serait la fin, la paix par le néant. Mort et son étreinte retirerait l’absurdité de son existence. Mais il était trop lâche pour céder à ses appels d’autodestruction. Ne serait-ce pas d’une certaine manière trop facile ? Alors il avait laissé le destin décider de son sort. C’était encore plus lâche, car comme d’habitude, il n’arrivait pas à se décider. Il n’avait jamais exclu que toutes ces conneries se solderaient par un gros Game Over. Cela ne le gênait pas de mourir, tant que cela avait été utile. Utile à ses yeux.
Il savait très bien qu’il avait mérité ce qui lui arrivait, et qu’il mériterait ce qui lui arrivera. Mais le regrettait-il ? Non, bien sûr que non. Il avait suivi ses valeurs jusqu’au bout. L’amour. Que vous apportait la gloire ? Que vous apportait le pouvoir, l’ambition, la justice ? Rien que des problèmes et de longues heures de masturbation de son propre orgueil. Dans ce monde fou et sans pitié, il n’y avait pas de mal à être égoïste.
Mais bien sûr, l’amour était une raison pardonnable, mais rarement acceptable, surtout face aux gens de raison. Ce n’était pas pour rien qu’on disait toujours de sa méfier de la passion. Elle était hors de contrôle, car au delà de la raison.
Et c’était pourquoi il se retrouvait étranglé par un bêta furieux, qui le compressait de son aura. La respiration sifflante il n’éprouvait pas de crainte, pas de colère, il n’essayait même pas de se débattre. Il n’y avait juste rien, sinon un soupçon d’abandon et de lassitude. Il reprit une longue inspiration quand le bêta le lâcha enfin. Ses membres tremblaient, l’aura l’écrasant toujours. Il se sentait comme pris au piège. Il ne semblait avoir aucun recours. Les roux ? Traitres ? Avaient-ils l’audace de porter les actions d’un seul homme sur toute une meute ? Sur leur Alpha ? Il n’aurait pas aimé aller jusque là, mais il semblerait qu’il n’avait pas le choix. Entre lui et Amanda, ce serait Amanda. Elle n’avait rien à voir avec ses actions, et surtout, elle valait dix fois sa propre vie. Une partie de lui était profondément agacée. Non par les mots d’Elias, car ils étaient justes dans le fond, même s’il lui semblait qu’il n’en comprenait pas toute la portée. Le silence, pesant, s’abattit sur les trois hommes alors que l’Alpha Brun avait finit de réitérer ses convictions. Il semblerait que l’entente brun et rousse ne pouvait perdurer. Mais avait-elle simplement existé un jour ? Le roux essaya de reprendre quelques forces et se releva avec prudence. Il fallait dire que le bêta brun l’avait quelques peu mouché. Cependant, cela n’avait totalement pas refroidi son entêtement qui frôlait la témérité. Ou le suicide, vu l’humeur de Raphaël et d’Elias.

- Je ne peux malheureusement que donner raison à Monsieur Tveit,  admit-il dans un soupir. Même s’il aurait pu exprimer cette idée sans me tordre le cou, dans le fond je suis tout à fait d’accord et depuis longtemps,grimaça-t-il. Il fit un pas de côté pour se retrouver non loin de son parapluie. Il valait mieux avoir quelque chose pour se défendre si jamais le bêta avait encore les plombs qui sautaient.

- Notre tort est que nous avons jamais su communiquer. Vous n’avez jamais compris ma meute. Nous n’avons jamais compris la votre. Nous n’avons tout simplement jamais cherché à nous comprendre. J’ose même dire que dès que je me prend le bec avec Nicholas c’est souvent à cause de... ça. Monsieur Tveit, vous affirmez avoir fait des efforts, mais ils ont été invisibles. La communication n’est pas votre point fort, et vous devez le savoir. À l’inverse, la diplomatie n’est pas notre truc. Nous, les roux, on aime juste gueuler plus fort que le reste.

Et ne pas assumer derrière, mais ça ce n’était un secret pour personne. Leif devait reconnaître qu’en tant que roux, ils avaient essuyé un échec cuisant : ils n’avaient pas su s’adapter.

- Malgré tout, je suis pas votre ennemi, et les roux non plus. Vous ne devez pas être les nôtres, parce que nous voulons la même chose. Forsløve est notre ennemi. Mais dans le fond, je pense que ça vous arrange de faire croire le contraire... Vous savez quoi ? J’ai les oreilles qui trainent dans la demeure Helström. Je n’ai jamais entendu parler de vos petites réunions. Cela veut dire que Viktor n’y a jamais été convié. Que aucun bêta Hjertelig n’y a été convié, puis qu’Amanda garde encore avec eux des liens plutôt forts depuis les quelques mois où elle a remplacé leur Alpha. Vous aviez directement écarté la meute rousse depuis le départ, comment pouvons-nous vous prendre au sérieux en tant qu’alliance ? Amanda peut t’aimer avec toute la tendresse de l’univers, Elias. Cela ne veut pas dire qu’elle ne se méfiait pas de toi sur le plan politique, Viktor d’autant plus. Donc, à ce que je vois, nous nous sommes regardé dans le blanc des yeux en attendant que chacun bouge son derche, ce qui n’est - oh sans surprise - jamais arrivé tout en voyant nos relations se dégrader.

Il se prépara mentalement à une nouvelle strangulation, mais cette fois il ne se laisserait pas surprendre. Enfin, en cas d’attaque il espérait lui mettre un coup de parapluie dans la tronche avant même que Tveit puisse se défendre de son sabre improvisé avec une quinte.

- Je ne remet pas en cause que nous avons eu une mauvaise attitude, ou du moins perçue plus gravement que nous le pensions. Elias... Tu as été invité dans une réunion de famille en tant que compagnon d’Amanda. Ni plus, ni moins. Mes cadets t’ont donc traité - malheureusement - de la même manière qu’ils aurait traité un membre de leur famille. Ils ont été puni pour leur bêtise, mais ils n’en voyaient pas la portée.  Passons, ce qui est fait, est fait, conclut-il en surveillant tout de même le bêta du coin de l’oeil.

- Franchement, dans le fond, je ris jaune, ricana-t-il dans une grimace amer. Ça ne vous rappelle rien tout ça ? Un manque de communication qui nous fait foncer droit dans le mur, par simple orgueil et absence de dialogue ? On fait constamment la même erreur depuis des siècles.

Si jamais la réunion avait sorti un plan brillant, impeccable, où chaque talent des trois meutes était scrupuleusement employé, il aurait pu enculer Forsløve de manière magistrale. Il lui aurait envoyé de fausses informations, et les argents auraient crevé la bouche ouverte. Il avait fortement espéré pouvoir faire cela. Mais devant un tel fiasco, que lui restait-il à faire à part sauver de la noyade ce qui pouvait être sauvé ? Il avait choisi celui qui était gagnant d’avance. Une seule meute, certes, mais une seule meute très bien préparée. La stratégie de l’alliance blonde, brune et rousse était si simpliste, si prévisible, que l’Alpha Argent n’aurait eu aucun mal à les soumettre. Leif était persuadé que sans son coup de pouce, cela n’aurait presque rien changé. Peut-être fait plus de morts, justement, car la bataille aurait été plus longue, plus rude. Plus mortelle.

- Je sais que vous n’y croyiez pas et ils ont tous suivi vos ordres. On en parle, de cette pure inconscience ?! Des dizaines de vies pour une dizaine d’otages. Dont ma tante et mon oncle. Solskinn avait tout préparé depuis des mois et connaissait très bien notre plus gros défaut : contrairement à eux, on était désunis ! On avait aucune chance depuis le départ ! C’est pour la même raison que la résistance ne fonctionnera pas, nous n’avons toujours aucune unité ! Donc allez-y ! Partez de votre côté ! Je suis sûr que le Roi n’attend que cela. Ne dit-on pas « diviser pour mieux régner » ? Et pendant ce temps là, les chasseurs attendent la prochaine occasion pour nous cramer vif ! En fait Edwina avait raison de se barrer. Elle a compris qu’ici, rien ne pouvait avancer.

Il s’était animé bien plus qu’il ne l’aurait voulu. La colère de cet échec qui aurait pu être évité de bien des manières courrait encore dans une montagne de «et si ?».  Peut-être était-il injuste envers Nicholas et les otages qui avaient traverser quelque chose de difficile. Il ne le reniait pas. Mais ses sentiments mis de côté, la fierté de meute mise de côté... Les otages avaient coûté, de manière mathématique, trop de vie. L’orgueil bouffi des meutes avait couté, de manière mathématique, bien trop cher. Ils étaient tous coupables à ses yeux. Peut-être lui plus qu’un autre, mais encore une fois, il avait fait ce qu’il fallait. À situation désespérée, solution désespérée.

- En tout cas Elias, si tu penses à t’allier avec les Noirs, je te souhaite bien du plaisir.  L’Alpha va te bouffer tout cru, je le vois à 300 kilomètres parce que tu es bien trop loyalpour commercer avec eux. À la moindre erreur, tu es cuit.

Son regard dériva une micro seconde vers le bêta brun. C’est étrange, mais premièrement, c’était bien le genre à avoir cette idée de merde. Il était peut-être le seul qui arriverait à être pris au sérieux par l’Alpha et les Myklebust. Eclipser son Alpha n’était pas une bonne chose pour l’Alpha en lui-même. Alors au moindre faux pas d’Elias... Tveit risquait d’en profiter. Trop bien en profiter. Leif avait du mal à croire qu’il puisse, du jour au lendemain, enterrer son côté ambitieux.

- Mais peut-être que si tu sais bien t’y prendre, nous t’ouvrirons notre porte. Oui, je me le permet. Les alliances ne sont pas obligées d’être officielles, et je pense que si vous voulez dégager Solskinn de son trône, ce n’est pas en prenant aucun risque. Enfin... Des riques correctement calibrés. C’est pourquoi j’ai j’ai confiance en Edwina. C’est celle qui fait les trucs les plus insensés de base, et une personnalité calculatrice et rationnelle a toujours du mal avec les fous.

Il ne supportait pas qu’Elias puisse traiter sa cousine de manière si désinvolte. À croire qu’il ne cherchait pas à la comprendre... Cela devait être le problème des bruns. Trop... rationnels et calculateurs ? Face à une meute au sang chaud et une autre trop agressive et grande-gueule, cela ne devait pas faire bon ménage.

- Je vais essayer de ne pas prendre plus de votre temps. Premièrement, je dois aller choisir mon costume funéraire, et j’hésite entre du bleu marine et un noir bien sobre, ironisa-t-il. Car si vous vous trompez sur une seule chose, c’est de croire que ma vie à de la valeur à mes yeux. Elle n’a de valeur que dans le sens où elle importante pour les autres.

Il devrait aller voir Nicholas. Cela lui fendait le coeur d’avance. Voilà pourquoi il avait tant hésité, des mois durant, à se lier aussi fortement à lui. Il savait qu’il y avait quand même de forte chances qu’il doive disparaître du jour au lendemain, l’épée de Damoclès pouvant tomber à tout moment. Nicholas allait le haïr... Il allait le haïr car lui ne pourrait s’empêcher de lui dire à quel point il l’aime...

- Elias... Amanda aura sûrement quelque chose de très difficile à faire... Le Sang ne se paie souvent que par le Sang. Ça... Je le savais depuis le début.

Mais sa vie valait plus que la sienne. Plus que son honneur, plus que l’amour qu’elle lui portait. Cela ne le gênait pas d’avoir un rencard avec la Mort. Avait-il été utile ? Amanda réfléchirait-elle à ses propres actions ? En voudrait-elle à Elias, ou Solskinn ?

-  Monsieur Tveit, j’espère que vous arrêterez d’être un trou du cul avec votre cousin, même si je ne sais pas ce qu’il cherche avec votre compagnie.  Vous êtes typiquement le genre de personne que tout le monde respecte pour son travail, mais que ne personne n’aime sincèrement, voire pire, laisse indifférent. C’est pourquoi je ne vous déteste pas, sinon je ne me serais pas privé pour aller chercher de l’essence lors de l’incendie. Ce que j’aurais fait si Solskinn était à votre place. Je suis juste aussi gonflé par votre balais dans le cul et vos airs supérieurs qu’un allergique aux cacahuètes par une barre de Snicker... 

Il fit mine de tourner les talons, mais revint une dernière fois. 

- Ah, mes fleurs préférées sont les hibiscus. Mettez pas de lys s’ils vous plait, ça pue.

Il sortit de la maison, et s’arrêta juste devant le portail en prenant une grande inspiration, sans songer que les deux bruns pourrait le rattraper. Ils n’en auraient pas envie de toutes façons. Il sorti son téléphone pour envoyer un message à sa soeur, et un autre à Nicholas. Il avait beau plaisanter, il n’était pas confiant en la suite. Personne ne pourrait affirmer que mourir ne lui faisait pas peur. On avait tous peur de mourir. Parce que quand venait l’instant, on voyait tout ce qu’on laissait.

Leif, peut-être aurais-tu mourir depuis le début, en même temps que ton frère et ta soeur. Tu nous attirerais moins de problèmes !
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Lun 23 Juil - 19:19


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda (RIP), Solskinn Forsløve (RIP) ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 744 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 31 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

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Le pouvoir des mots
Elias Hansen, Leif Helström & Raphaël Tveit


Rester courtois. Ne pas hausser la voix. Ne pas se montrer insultant. Au fond de toi, tu sais qu'Elias a raison, que Leif n'en vaut strictement pas la peine. Pourtant, ça t'écorche les griffes que de devoir le relâcher, que de devoir admettre que tu dois te montrer plus intelligent, plus patient. Après tout, à moins d'être complètement dépourvu de réflexion, Leif devrait avoir compris qu'il vaut mieux pour lui ne pas trop tester tes limites, d'autant plus que tu as le support absolu de ton Alpha. Ce n'est pas contre toi, qu'il souffle ; ce n'est pas contre toi, qu'il persifle. C'est contre cet imbécile de Leif. L'Irrespectueux. Le Fou. L'Insensé. D'une oreille distraite, tu écoutes la tirade d'Elias. Ses mots sont des évidences à tes yeux, tu ne parviens pas même à comprendre comment vous en êtes venus à faire la morale à cet Idiot de Leif. N'était-ce pas à sa bonne à rien de sœur de le faire ?! N'était-ce pas son rôle que d'éduquer sa meute ? Lui apprendre à faire les bons choix ? Tout le temps ?! Tu fermes un instant les paupières. Las. Cette conversation t'épuise. Bien que tu te réjouisses grandement à l'idée du cataclysme incroyable qui attend les roux, ça ne t'empêche pas de juger cet échange long et barbant à mourir.

Tellement que tu finis par mettre Paris en bouteille...

Par la barbe de Fenrir, qu'est-ce que tu aurais adoré voir la tronche de Fredrick en constatant que, grâce à toi malgré lui, il aurait plausiblement atteint la place d'Alpha de meute s'il n'était pas mort aussi connement... Dommage pour lui. S'il avait ravalé sa fierté, peut-être aurait-il été capable de voir que, malgré toute la haine que tu pouvais ressentir à son encontre – et c'est encore peu dire –, tu l'imaginais volontiers Alpha de meute. Plus qu'Amanda en tout cas.

C'est un lourd silence qui te sort de tes fantasmes, signe qu'Elias a terminé son sermon. Tu relèves les yeux vers Leif. Tu observes sa réaction. Le silence te met les nerfs à vif, certainement parce que tu connais assez bien le rouquin pour savoir qu'il cherche déjà une réponse potable – pour lui – à vous donner. Malgré toi, tes poings se rétractent, tes phalanges blanchissent. Toute la tension que tu accumules expire par chacun des pores de ta peau dans le silence assourdissant de la demeure d'Elias.

— Je ne peux malheureusement que donner raison à Monsieur Tveit.

Ta bouche s'entrouvre aussitôt. Sans que tu ne t'en rendes compte, la tension a brutalement laissé place à la stupéfaction. Mais tu refermes rapidement la bouche. Tes neurones se seraient presque fait la malle si tu ne t'attendais pas déjà à un simple préambule faussement respectueux, venant de Leif. Que pourrait-il faire de mieux, après tout ? Si un long sermon d'Elias pouvait suffire à canaliser les élans de témérité des roux, ça se saurait – non pas que tu remettes en cause l'autorité d'Elias, plutôt que la tête d'un roux est tellement vide que rien ne saurait jamais la remplir.

— Notre tort est que nous n'avons jamais su communiquer. Vous n'avez jamais compris ma meute. Nous n'avons jamais compris la vôtre. Nous n'avons tout simplement jamais cherché à nous comprendre.

Tu lèves les yeux au ciel.

Singulièrement agacé.

— J'ose même dire que dès que je me prends le bec avec Nicholas, c'est souvent à cause de... ça. Monsieur Tveit, vous affirmez avoir fait des efforts, mais ils ont été invisibles.
— Ou bien vous souffrez de cécité, ne peux-tu t'empêcher de répliquer d'un ton sarcastique.

Un sourire cynique étire tes lèvres. Tes yeux n'ont pas quitté ceux de Leif et, si tes poings s'étaient légèrement relâchés au tout début de son discours, les voilà qui se contractent de nouveau.

— La communication n'est pas votre point fort [...]

Pincez-moi... C'est l'hôpital qui se fout de la charité, non ?!

Et les insultes mesquines ? Et les provocations gratuites ? ET TON PUTAIN DE STATUT ?! Ce petit merdeux de Leif comprend-il seulement ce que signifie le mot hiérarchie ?! Comment peut-il avoir le culot d'exiger d'un Beta le même respect qu'un Beta attend d'un loup inférieur ?! Réalise-t-il que ce qui fait la force d'une meute, c'est la capacité de ses loups à connaître leur place et à s'y tenir le plus rigoureusement possible ?

— À l'inverse, la diplomatie n'est pas notre truc. Nous, les roux, on aime juste gueuler plus fort que le reste.
— Comportement digne d'hommes de Neandertal, mais passons. Il est vrai que votre capacité de réflexion n'a jamais brillé.

Pour autant que vous le sachiez, les Blonds sont tout particulièrement réputés pour leur tempérament sanguin, mais ça ne les a pas empêchés d'être suffisamment intelligents pour régner. Alors, en quoi être gueulard(s) devrait-il excuser la stupidité ?

— Malgré tout, je ne suis pas votre ennemi, et les roux non plus. […] Forsløve est notre ennemi. Mais dans le fond, je pense que ça vous arrange de faire croire le contraire.

Ton aura bouillonne de rage.

— Vous savez quoi ? J'ai les oreilles qui traînent dans la demeure Helström. Je n'ai jamais entendu parler de vos petites réunions. Cela veut dire que Viktor n'y a jamais été convié. Qu'aucun Beta Hjertelig n'y a été convié, puisqu'Amanda garde encore avec eux des liens plutôt forts depuis les quelques mois où elle a remplacé leur Alpha. Vous aviez directement écarté la meute rousse depuis le départ, comment pouvons-nous vous prendre au sérieux en tant qu'alliance ?

C'en est trop. Tu crois rêver. Rejeter la faute sur les autres, c'est vraiment tout ce que sait faire un roux, au bout du compte. D'un pas hargneux, tu te rapproches de Leif.

— Mais est-ce que tu t'entends seulement parler, Leif ?! Il y a des moments où je me demande très sérieusement si ça tourne rond dans ton petit crâne de piaf...

Tu marques une pause, cherches les mots. Tu voudrais ne pas hurler, mais les nerfs finissent par te lâcher d'un seul coup.

— BIEN SÛR QUE NOUS N'ALLIONS PAS CONVIER LES BETAS PROCHES D'AMANDA ! ELLE A ÉTÉ LA SEULE FOUTUE CONNASSE ALPHA À S'EN ÊTRE SORTIE TOTALEMENT INDEMNE, PUTAIN ! ÉVIDEMMENT QUE NOUS AVIONS TOUTES LES RAISONS DU MONDE DE NOUS MÉFIER DE VOUS !

Tu inspires profondément.

— Les roux eux-mêmes doutaient d'Amanda... souffles-tu du bout des lèvres avec colère. Tes yeux s’étrécissent, verdissent. — Elisif doutait ! Elle nous a même plus ou moins incités à débusquer le traître ou la traîtresse nous-mêmes, et ses soupçons étaient principalement dirigés vers ta putain de sœur. Tu n'es qu'un sombre connard, Leif, parce que tu ne sais rien, jamais rien, et tu continues de parler sans savoir. J'ai pris position POUR Amanda, ce jour-là. J'ai pris position POUR elle malgré ton désamour éternel pour moi. Malgré tout ce que tu peux dire. J'ai même été assez idiot pour accuser Fredrick, à l'époque, conscient de sa folle ambition depuis toujours, ou en tout cas pour faire comprendre à Elisif qu'Amanda n'aurait jamais fait ça, que cela devait forcément servir quelqu'un d'ambitieux !

Tu te tais. Tu pointes un doigt accusateur vers Leif.

— Tu critiques ma façon de communiquer, mais as-tu déjà cherché à me comprendre ?! À savoir ce que je pensais ?! As-tu déjà pris le temps d'être poli plus de trente secondes en ma présence ?! TU as des problèmes de communication, Leif. TU as décidé que tu me haïrais et que tu me pourrirais la vie jusqu'au bout. TU ne peux t'en prendre qu'à toi-même !

Tu t'arrêtes enfin, prêt à le laisser parler.

Tempêter te suffit.

— Franchement, dans le fond, je ris jaune. Ça ne vous rappelle rien tout ça ? Un manque de communication qui nous fait foncer droit dans le mur, par simple orgueil et absence de dialogue ? On fait constamment la même erreur depuis des siècles.

C'est bien de ressasser les mêmes rengaines sans offrir de solution concrète.

— […] En fait, Edwina avait raison de se barrer.

Va savoir pourquoi, mais tes yeux se sont parés d'un voile blanc opaque.

— […] Vous êtes typiquement le genre de personne que tout le monde respecte pour son travail, mais que personne n'aime sincèrement, voire pire, laisse indifférent.

Où es-tu ?

Que fais-tu ?

Tu as oublié d'exister à l'instant où Leif a prononcé les paroles de trop. Tu n'as plus été qu'instinct primitif. Tes ongles ont cédé leur place à tes griffes, tes dents ont elle aussi choisi une forme plus animale. Le voile de colère ne s'est toujours pas levé lorsque le tranchant d'une lame s'est enfoncé quelque part dans ton flanc. À droite, à gauche, tu n'en es pas certain. Leif pourrait s'enfuir que tu le rattraperais de toute façon, histoire de décharger toute cette haine, toute cette frustration, toute cette déception, toute cette énergie négative qui te domine depuis son départ. D'un bond sauvage, tu vois l'animal humanoïde que t'es devenu s'écrouler sur le dos d'un Leif en fuite. L'écraser de tout ton poids. Où êtes-vous ? Tu n'en sais rien. Tu t'en fous. Tout ce qui compte à cet instant précis, c'est le Mal que tu lui rends. Il t'a brisé. Il t'a émietté ce con. Pourquoi a-t-il fallu qu'il parle d'elle ? Pourquoi a-t-il fallu qu'il prétende savoir ce que les autres peuvent ressentir pour toi ? Avec une violence inouïe, ton poing s'écrase une première fois sur l'arrière du crâne de Leif. Et tu réalises que tu veux voir la souffrance sur sa gueule de loup lâche et sans honneur, alors tu le retournes comme une crêpe et tu le bloques avec tes jambes pour lui interdire toute possibilité de fuite. C'est enfin qu'une pluie de coups de poing s'abat sur sa tronche de loup mal sucé. L'arcade sourcilière explose. Le nez se brise. Ton sang se mêle au sien. Tu vois rouge. Tu vois l'écarlate. Tu sais très bien qu'Elias finira par intervenir. Qu'il va t'empêcher de le tuer. D'ici là, tu te défoules, tu soulages ce foutu cœur qu'elle a meurtri en t'abandonnant. Tu lui fais payer le prix de toutes ses insolences. De toutes ses insultes. Tu lui fais payer le prix de son ignorance.

— TU... NE... SAIS... RIEN... DE... MOI... ! martèles-tu, encore et encore, chaque fois que tes poings fracassent son visage.


I just don't want to die without a few scars
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Ven 27 Juil - 18:46


Meute Brune

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✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Entre Raphaël qui semblait à bout de nerf et Leif qui agissait…. Comme à son habitude – et ce n’était pas spécialement un compliment- les choses n’étaient franchement pas simples. Les choses allaient finir par dégénérer, il en était certain. Les « accusations » du roux comme quoi on avait jamais compris sa meute. Blablabla, ils devaient sortir le violon ou bien ? Il soupira longuement, très longuement même lorsque Raphaël répliqua. L’autre brun avait raison, mais c’était encore compliquer la situation de répliquer de la sorte. Elias ne put s’empêcher avoir un petit rire sec lorsqu’on accusa les bruns de ne pas savoir communiquer.

- En tout cas, même en temps que jeune Alpha, j’ai toujours su faire régner la paix dans ma meute…. Grâce à cette communication qu’il nous manque visiblement. Quant à Raphaël, sil est toujours c’est qu’il sait communiquer également, c’est qu’il a de nombreuses qualités pour être resté à cette place sous plusieurs Alpha. N’oublie pas que tu parles à des personnes plus hauts gradées Leif, je veux bien être patient, écouter ton point de vue, mais nous parler de communication venant de toi c’est juste du foutage de gueule et je n’apprécie pas.

Ce que disait le roux résumait bien sa meute, gueuler plus fort que le reste… en se créant des merdes et après ça se posait des questions sur pourquoi on mettait des distances avec eux. La bonne blague. Est-ce que ce type réfléchissait parfois ?! La réplique du Bêta était d’autant plus juste et il ne put s’empêcher de répliquer doucement :

- Certains gueulent fort, mais à bon escient et en ayant de bons arguments. Gueuler pour gueuler, je pensais que c’était compréhensible depuis le temps, ça ne sert qu’à attirer des ennuis, et vous vous enfoncez jour après jour à cause de cette obstination sans vous poser plus de questions. souffla-t-il plus las qu’autre chose.

Une remarque du roi aurait dû suffire…

— Malgré tout, je ne suis pas votre ennemi, et les roux non plus. […]Vous savez quoi ? J'ai les oreilles qui traînent dans la demeure Helström. Je n'ai jamais entendu parler de vos petites réunions. Cela veut dire que Viktor n'y a jamais été convié. Qu'aucun Beta Hjertelig n'y a été convié, puisqu'Amanda garde encore avec eux des liens plutôt forts depuis les quelques mois où elle a remplacé leur Alpha. Vous aviez directement écarté la meute rousse depuis le départ, comment pouvons-nous vous prendre au sérieux en tant qu'alliance ?

- La meute rousse n’a pas été écartée, me semble-t-il qu’il y avait Fredrick… il était bien roux, non ? Je t’aurais bien dit d’aller lui demander des comptes mais ça sera difficile. Il eut un sourire à la fois amer et sarcastique. Tes accusations sont donc infondées, et encore une fois, est-ce que tu te rends comptes de quel façon tu nous parles ?

Malgré tout il restait calme, même s’il commençait à bouillonner intérieurement. Comment est-ce qu’on ne pouvait pas réfléchir à ce point ? Comment pouvait-on vouloir être proche des meutes qui avaient soufferts de l’absence de tous leur Alpha, comment faire confiance à un Alpha de meute, alors que ses propres Alphas de Clans doutaient d’elles ? Comment un type comme ça, sans un soupçon de jugeote et d’impartialité pouvait être conseiller du Roi ? Etait-il aveugle ?!
Quoiqu’il en soit, il n’avait pas eu le temps de dire quoi que ce soit d’autres que Raphaël avait repris la parole beaucoup plus tranchant que lui. Bon au moins Leif ne pourrait pas dire qu’il n’avait pas compris maintenant vu que c’était clair. Il se tut, sentant que Raphaël était sur le point de non retour, il comptait bien le laisser dire ce qu’il vit sur le cœur, même lui donner une petite leçon mais il le retiendrait pour qu’il n’arrive rien de facheux au roux. Il fallait juste qu’il comprenne qu’il communiquait avec un Bêta et un Alpha qui n’étaient pas de sa meute et qu’ils n’étaient pas « amis » dans ce genre de circonstances, alors tous ces sous-entendus n’étaient pas tolérables. Qui sait comment il aurait fini s’il avait osé la moitié de ça face à un Alpha argent ou noir.

- Et je suis d’accord avec Raphaël. Tu manques souvent de respect aux personnes à lui en particulier. Tu as un manqué d’éducation évident sur certains points, et c’est également pour que mes enfants ne réagissent pas un gamin capricieux pourri-gâté qui ne connait pas grand-chose à la vie mais qui gueule pour gueuler en disant « c’est normal c’ma meute qui fait ça », c’est en parti pour qu’ils ne te ressemblent pas que je préfère que mes enfants restent aux côtés des bruns, qu’ils soient respectueux de la hiérarchie, qu’ils réfléchissent avant de parler et que s’ils veulent gueuler qu’ils respectent certaines règles. Tu as néanmoins beaucoup de qualités Leif, tu es quelqu’un qui est appréciable lorsque tu n’agis pas comme tu le fais à cet instant même.

Etrangement Raphaël se tenait bien jusque-là, mais lorsque le roux prit la parole pour l’attaquer encore une fois, son Bêta perdit le contrôle, ou laissa éclater sa rage. Au choix, et au final Elias s’en fichait, ils avaient prévenus plusieurs fois Leif au cours de cette conversation, il n’avait jamais écouté, il n’avait que ce qu’il semait…. Il laissa Raphaël s’en prendre au Roux quelques instants, juste assez pour que ça lui serve de leçon, juste assez pour qu’il ait quelques marques, quelques douleurs pour se souvenir de ce qui venait de se passer ; mais pas assez pour le tuer, ou le blesser trop gravement. Lorsqu’il avait jugé que cela suffisait, il s’était interposé entre les deux, manquant de justesse de se manger un coup du Bêta. Il poussa Raphaël doucement mais fermement à quelques mètres du roux, lui envoyant un peu d’aura pour l’appaiser.
- C’est bon Raphaël, je pense qu’il a compris cette fois. Du moins je l’espère, la prochaine fois je ne serai peut-être pas là.

La dernière phrase s’adressait surtout à Leif, qu’il comprenne bien que s’il continuait ce jeu-là un jour, son « agresseur » pourrait le tuer et qu’il l’aurait juste mérité. Il foudroya Leif du regard.

- Maintenant, tu ferais mieux de rentrer chez toi te soigner Leif, avant de débiter une autre connerie. Mais ça démontre bien que j’ai eu raison, vous n’écoutez pas quand vous parle. Maintenant hors de ma vue.

Et ce n’était pas un conseil, mais bel et bien un ordre à l’encontre du roux, et tandis qu’il le laissait s’éloigner il lâcha enfin Raphaël en veillant à ce que tout allait bien pour lui.

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Sam 29 Sep - 17:08


Meute Rousse

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CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Le pire des silences, c’était quand il n’y avait plus rien à dire. Quand tout avait été dit, car rien de plus ne pouvait être ajouté. Il n’y avait plus de conversation, car il n’y avait jamais eu une conversation. Il n’y avait pas de choix à faire quand on avait pas le choix. Elias refusait de comprendre. Ou plutôt : Elias n’avait jamais cherché à comprendre, ce qui comptait était de trouver le moindre argument pour justifier ses décisions politiques. Le problème était-il uniquement les roux, les décisions d’Amanda ? Bien sûr, elle n’avait pas été maline. Mais jusque récemment, à ce qu’il savait, côtoyer les roux ne l’avait jamais dérangé. Mais être hypocrite et changer d’avis avec le vent qui tournait étaient des défauts spécifiquement bruns. Et c’était ça, qu’il trouvait être une meilleure éducation pour ses enfants ? C’était peu honnête de remettre le comportement de gens indépendant sur le dos de sa soeur. Amanda avait toujours été juste, et ils avaient toujours été assez proches pour qu’il sache qu’elle avait beau être rousse, qu’elle avait beau être impétueuse, son indulgence avait des limites. Et au lieu de donner la chance à ces enfants de pouvoir découvrir des choses différentes, d’avoir le choix, de considérer la différence comme un enrichissement, on ôtait ce qui faisait moche comme la partie brunâtre d’un fruit alors que sous la peau, elle était égale en goût aux autres.

Ils se moquaient des humains mais ils étaient tous pareils qu’eux.
Ils se voulaient supérieurs aux humains mais ils étaient tout aussi médiocres.
Le seul problème de son peuple, c’était qu’ils étaient humains.
Sans jamais voir à quel point ils l’étaient.

Et lui ? Lui était informe. Humain mais loup rêvant de la complexité humaine ; loup mais humain rêvant de la simplicité du loup. Qu’était-il ?
Pas mieux que les autres. Sûrement bientôt mort. Heureusement la justice n’est jamais longue dans ce pays où jamais rien ne change. Au fond qu’importe qui porte la couronne, ce sera toujours de la même manière. Les Rois et Reines tombent, leur peuple restera toujours insatisfait, bloqués entre leurs traditions gravées dans la pierre et l’envie de changement. Ces Rois qui veulent qu’on les respectent quand eux se permettent l’insulte. Ou alors prenait-il juste son cas pour une généralité ?

Il n’y avait rien à ajouter de plus, alors il était parti. Quitte à mourir, autant balancer à la face de l’autre Bêta pète-sec ses quatre-vérités. Aurait-il pensé une seule seconde que même Raphaël Tveit avait certaines limites ? Ou plutôt, qu’il l’aurait pris au sérieux ?
Peut-être aurait-il dû remercier sa faiblesses. Les premiers coups l’avait envoyé déjà dans les vapes, assez rapidement pour qu’il ne sentent pas le reste. Le bêta aurait pu continuer longtemps, il n’entendait déjà plus rien depuis un moment. Son regret était qu’il ne l’avait pas achevé. Cela aurait rendu les choses plus simples. De longues heures de souffrance, d’attente, de tension. Le procès approchait, et il n’avait osé prononcer un mot depuis chez Elias. Il n’avait même pas osé regarder dans les yeux un seul des membres de sa famille. Aucun n’avait pris la peine de lui adresser un seul mot.

Le pire des silences, c’est quand il n’y avait plus rien à dire.
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Le pouvoir des mots •• Raphael & Leif

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