Roi de Coeur [Nicholas]
MÉTÉO DE BERGEN

Météo Bergen © meteocity.com
EVENTS EN COURS

Event hivernal ◊ marché de noël (ici).

LES ANIMATIONS RP

- La loterie rp, ici.
- La recherche de rp, ici.
- L'intervention inrp des chasseurs, ici.
- Les rumeurs inrp, ici.

SCÉNARIOS DE NOS MEMBRES

- bêta de la meute brune ici.
- petite soeur portée disparue ici.
- bêta de la meute rousse ici.
- le jouet humain d'une louve ici.


Laisse ton avis dans ce sujet.

VOTE POUR LE FORUM




 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue sur ESPRIT SAUVAGE !
Sur le forum vous pourrez incarner un loup ou un humain.
On espère que vous trouverez votre bonheur, n'hésitez pas à fouiller les pvs, scénarios et les pré-liens
N'oubliez pas que vous avez deux semaines pour faire votre fiche
Pensez à voter pour nous, dans ce sujet et à promouvoir notre forum sur Bazzart, PRD et OMR :coeur2:

Partagez | 
 

 Roi de Coeur [Nicholas]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Lun 27 Nov - 23:51


Meute Rousse

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 500 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 28 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : Instable mais toujours horriblement insolente

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Lieu et date du rp : Chez Nicholas, début septembre 2017
Protagonistes: Nicholas et Leif
Résumé du rp: Leif vient se confier à Nicholas et espère faire avancer leur relation dans un sens positif.
Actions réalisées au cours de ce rp: à voir

Comment revenir vers quelqu’un alors qu’on s’était comporté comme le dernier des imbéciles ? Qu’on était qu’un type très lâche qui avait juste peur de tout ? Il lui fallut déjà une heure à trembler devant son écran de téléphone pour envoyer un simple «désolé», pitoyable mot qui ne voudrait sûrement rien dire. Il n’avait même pas eu la volonté de décrocher quand il l’avait appelé. Il s’était souvent demandé si ce n’était pas préférable que Nicholas le haïsse. Désormais qu’il se répétait que Nicholas devait le haïr, il le regrettait amèrement. Pourquoi était-il aussi nul ? Pourquoi était-il incapable de faire preuve d’un peu d’empathie à l’égard des autres ? Pourquoi était-il toujours désespérément à côté de la plaque ? Et pourquoi, pourquoi était-il si accro au mensonge ? Il lui mentait depuis des mois. Ou plutôt, il se taisait depuis des mois, et c’était ça, uniquement ça qui faisait souffrir Nicholas. Il avait l’air si décidé lors de son rendez-vous à la fête foraine, et tout courage l’avait quitté subitement. Pitoyable, pitoyable chose faible qu’il était. S’il était quelqu’un d’autre, il se cracherait dessus.
Après quelques jours à s’apitoyer sur-lui-même, il retrouva un semblant de raison pour réfléchir. Sa chambre sentait la peinture à l’huile. Depuis Noël dernier, il avait peu à peu retrouvé la force d’aime peindre. Tout ça parce qu’il avait vu à quel point Nicholas affectionnait le tableau qu’il lui avait offert. Il avait ressorti à la grande surprise de sa fratrie ses vieux pinceaux et essayé de sauver les tubes qui avaient pris la poussière. Il avait toujours du mal à peindre et cela ne lui venait que quand les émotions le submergeaient trop. C’était la raison pour laquelle il n’aimait pas ses toiles. Elles étaient de l’émotion pure, et l’émotion avait toujours été dangereuse. C’était la partie instable de l’être, imprévisible, qui gâchait tout en un revers de main. On lui avait toujours appris à se méfier de l’émotion, d’autant plus qu’il était plus animal qu’humain. L’émotion était liée à l’instinct, mais même chez les loups, on comprenait vite qu’elle n’avait rien à faire dans la sphère publique, et encore plus politique. Il se demandait comment Amanda avait-elle pu autant craquer au conseil. Il l’avait toujours vu si forte, une sorte de roc qui arrivait à tout encaisser. Elle n’avait pas pu. Par amour envers ce qu’elle aimait. Par cette émotion trop violente qui vous fait perdre la boule. Il coupa cours à sa digression en songeant que leurs parents les avaient quittés trop tôt. Même s’ils n’avaient pas la meilleure des relations, sa mère lui manquait terriblement en ces jours. Elle n’avait pas eu le temps de tout leur apprendre. Il lui suffit de fermer les yeux pour se rappeler de son odeur.
Il serra ses mains entre elles, et ses ongles grattèrent la peinture collée à ses doigts. De toutes les émotions, l’amour était la plus violente. C’était une sorte de drogue qui le rendait aussi euphorique que complètement dépendant. Et comme un addict, il était capable de n’importe quoi pour assurer précieusement ses sources. Il était capable de trop. De mentir, de se mentir, de tromper, de trahir, de tuer, de détruire la planète entière s’il le fallait. Il était vraiment effrayé de lui-même. Autant que de perdre quelqu’un qu’il aimait. Il y avait tellement de questions dont il n’avait jamais pu trouver la réponse. Autant de peurs dont il n’avait osé parler à personne. Il agissait comme un con parce qu’il avait peur. De l’avenir, mais aussi de ses propres émotions. Il se redressa pour s’assoir sur le lit, puis frotta son visage entre ses mains. Juste trouver un peu de courage. Ne donnerait-il pas tout par amour ? Alors pourquoi ne donnerait-il pas simplement la clef de son coeur ? Il se détestait. Il pensait toujours que Nicholas ne devait pas l’aimer pour les bonnes raisons. Il tremblait comme un rat pris au piège à l’idée de se faire rejeter. Mais dans le pire des cas, les deux seraient enfin libérés l’un de l’autre. Ils arrêteraient de se faire du mal. Cela ne servait à rien de rester ensembles si c’était pour s’empoisonner la vie. Il se releva et retourner s’occuper de sa toile. Les traits de couleur sanguine traversaient le fond d’un bordeaux parsemés d’effets de noirs, encre enserrant une forme organique. L’angoisse était presque palpable dans ce tableau.

Les chiens aboyèrent lors de son passage. Il était sûr qu’avec ces adorables mais bruyants cabots, aucun étranger ne pourrait approcher cette maison sans réveiller Nicholas. Il frappa à la porte trois coups, un peu hésitants, et attendit que le brun lui ouvrit.  Il inspecta ses vêtements et son visage dans la surface vitrée non loin, afin de s’assurer qu’il était parfait. Il craignit qu’il ne lui ouvrit pas, mais il eut tort. Il croisa les mains derrière le dos, s’assurant que son petit ami ne puisse pas tout de suite deviner qu’il lui avait apporté quelque chose.

- Salut, commença-t-il simplement, n’osant pas vraiment soutenir son regard. J’espère que je ne dérange pas... J’aimerais... Enfin... J’aimerais vraiment qu’on puisse parler...

Dans un bruit de kraft et de plastique, il lui tendit son cadeau.

- Les fleurs c’est nul et pas écolo, alors j’t’ai fait un bouquet de bonbons. De toutes façons je ne sais pas si tu aimes les hibiscus...

Piqués sur de grandes brochettes en bois, des sucreries de toutes les sortes et des gâteaux aux airs bien gourmands. Leif savait que cela attendrirait immédiatement l’humeur de Nicholas. Pas forcément parce que c’était de la nourriture. Le fait qu’il pense à lui suffisait à son avis. Enfin, surtout quand c’était de la nourriture.
Revenir en haut Aller en bas
Sam 2 Déc - 21:53


Meute Brune

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Stein & Elias & Tomas & Ivar & Sevastyan ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2572 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



La question qui se posait encore et encore était toujours la même. Qu’est-ce qu’il allait bien faire avec Leif ? Tenter de continuer, s’accrocher à cette relation, ou abandonner une bonne fois pour toute, se dire qu’ils étaient mieux en simples amis ? La raison lui disait « amis », cela leur éviterait de souffrir à tous les deux inutilement, bêtement, juste par ce qu’ils n’étaient pas sur la même longueur d’onde, mais il n’avait pas envie de se ça. Qui écourtait sa raison de nos jours ? Pas lui en tout, pas pour ce genre de choses. Et pourtant, malgré tout, il n’avait pas trop cherché à le recontacter, se disant que tout ce qu’il lui avait dit ne tomberait peut-être pas cette fois dans l’oreille dans sourd. Enfin connaissant Leif, le roux était capable de tout nier en bloc et de continuer de tout mettre sur le dos du brun, mais ça, Nick s’était dit qu’il le verrait bien avec le temps et il n’avait pas spécialement envie de se prendre la tête avec ça. De toute manière, s’il réfléchissait trop à cela, il deviendrait probablement encore plus fou qu’il ne l’était et déjà qu’il avait parfois l’impression d’avoir perdu la raison c’était suffisant.  Leif reviendrait, il en était certain que le roux reviendrait vers lui un jour ou l’autre, pour se faire pardonner, pour avoir des explications, pour rompre. Il ne savait pas quelle était la chose la plus probable, mais il reviendrait. Il n’avait plus qu’à attendre, et il fallait bien avouer qu’il était plutôt patient avec cela. Il continua d’essayer de vivre normalement, de trop pas trop chouiner contre son chien Loukoum : il avait déjà bien trop versé de larmes cette dernière année. C’était plus que largement suffisant. Il voyait des amis, même si ce n’était jamais pareil qu’avec Edwina ; Edwina à qui il essayait encore et toujours d’envoyer des textos chaque jour, pour lui raconter sa journée, pour lui dire qu’elle lui manquait, pour essayer de la faire réagir, mais jamais ô grand jamais elle ne répondit. Désespéré. Trahi. Voilà ce qu’il ressentait quand il pensait à sa meilleure amie, ou plutôt, probablement, ex meilleure amie. Qui serait aussi sadique pour lui faire ce genre de chose, il ne demandait après  tout que quelques nouvelles, d’une quelconque manière. Des codes, ils en avaient, elle aurait pu. Il était certain que si elle avait voulu elle aurait pu, mais visiblement, elle aussi avait préféré l’abandonner. Elle aussi. A moins qu’elle soit morte, mais cela revenait au même : elle l’avait laissé « seul ».

Alors qu’il était en train de bosser sur une traduction, tout en faisant cuire un gâteau au chocolat qu’il comptait bien se manger tout seul – Raphaël était trop grognon ces derniers temps pour qu’il tente une approche, quant à Leif pas de nouvelle-, lorsqu’il entendit les chiens aboyer d’un seul coup. Il fronça les sourcils se doutant que quelqu’un arrivait et pour qu’ils réagissent aussi bruyamment c’était probablement un loup –ou alors vraiment un humain qu’ils ne supportaient pas-. Secouant un peu la tête pour se remettre les cheveux en place, il se concentra pour percevoir l’odeur avant que la personne ne frappe, pour savoir s’il allait ou non ouvrir. Il était aujourd’hui d’humeur un peu morose et n’avait pas envie de voir grand monde. Heureusement pour lui, il n’y avait pas un bruit dans la maison, et la seule lumière qu’il y avait été diffusée par celle de son ordinateur et elle ne se voyait pas de la porte d’entrée. Bientôt il reconnut néanmoins l’odeur de son roux préféré ainsi que sa façon de frapper à la porte. Il hésita quelques instants, ne sachant pas s’il devait lui ouvrir ou pas, peut-être le faire poireauter un peu, pour se venger de sa cruauté … mais il était faible, bien trop faible pour faire quelque chose d’aussi « méchant » à ses yeux. Il sortit néanmoins le gâteau du four de peur qu’il ne soit cramé, il manquait probablement une petite minute ou deux de cuisson, mais le gâteau n’en serait que plus fondant.  Nicholas se dirigea ensuite vers la porte et ouvrir cette dernière trouvant le roux les mains derrière le dos, il haussa un sourcil assez perplexe de ce que le roux allait pouvoir lui réserver : une réelle surprise, ou une blague-humiliation dont il avait le secret ? Il préférait se méfier. Le roux ne tarda pas à lui annoncer qu’il voulait parler et avant que Nicholas ait pu répondre quoi que ce soit il lui tendit un bouquet de bonbons… Manger. Foutu roux, il savait le prendre par les sentiments. Ca marchait à chaque fois –ou presque-. Il prit les bonbons, en essayant de ne pas trop baver devant… avant de se pousser pour laisser l’autre entrer.

Je viens de sortir un gâteau du four. souffla-t-il en premier en guise de réponse, alors que ça n’avait pas franchement grand-chose à voir avec tout ce qu’avait pu dire l’autre garçon. Merci… pour… les… bonbons. finit-il par rajouter avant de se taire quelques instants et de l’emmener dans le salon.

Il se tourna ensuite vers lui, lui indiquant d’un petit geste qu’il pouvait se mettre à l’aise… Ne disant toujours rien, il alla chercher son gâteau ainsi que deux assiettes et des couverts. Il le posa devant eux mais ne coupa rien. Il se contenta d’observer la pâtisserie un instant avant de se décider à reprendre la parole, tournant par la même occasion la tête vers son petit ami.

De quoi veux-tu que l’on parle ?

Il craignait la réponse ; les trucs genre « il faut qu’on parle » ce n’était pas forcément très bon signe… mais en même temps vu leur dernière discussion cela ne voulait pas dire grand-chose non plus.




Revenir en haut Aller en bas
Dim 3 Déc - 21:46


Meute Rousse

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 500 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 28 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : Instable mais toujours horriblement insolente

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Il reniflait l’air tandis qu’il attendait bêtement derrière la porte. Était-ce une illusion parce qu’il avait franchement un problème avec cet aliment ? Non, son nez fin ne le tromperait jamais ; et ça sentait fortement le chocolat. Le gâteau au chocolat même. Il essaya d’oublier ce doux fumet pour se concentrer. Il n’était pas là pour chaparder mais pour discuter. La porte s’ouvrit enfin sur un homme aussi délicieux que le chocolat : Nicholas. Dont le discours était étrangement à côté de la plaque, mais qui l’invita tout de même à entrer et c’était le principal. Comme quoi, la nourriture adoucit les moeurs, mais surtout Nicholas. Leif s’installa devant le canapé, regardant ses mains avec une expression inquiète. Il remarqua qu’il avait laissé de la peinture sur le creux de ses ongles, et donc commença à la gratter pour l’enlever, comme à chaque fois qu’il était pensif. Ceci lui fournit une activité qui lui sembla curieusement passionnante à ce moment-là. L’odeur de chocolat vint tâter plus fort ses narines tandis que le bruit des pas de Nicholas lui fit relever le visage pour constater qu’il avait bien le gâteau dans les mains. Le brun posa devant lui une assiette et des couverts, ce qui fit déjà saliver Leif d’anticipation. Sauf que Nicholas ne le coupa pas en part. Il attendit quelques secondes, mais compris rapidement qu’il n’aurait pas de gâteau dans son assiette. Comme il serait fortement impoli d’insister, il  essaya d’enlever l’odeur de son esprit. C’était assez terrible car cette maison sentait deux choses qu’il adorait : le chocolat, et Nicholas. Et Nicholas devait sûrement s’être imprégné de cette fragrance cacaotée. Était-ce là une nouvelle forme de torture ?

- De quoi veux-tu que l’on parle ?

Le silence fut brisé comme un délicat cristal trop fragile. Il hésita. Juste une seule seconde où il avait déjà perdu tous les discours qu’il s’était imaginé. Une seconde sûrement déjà trop longue, car déjà trop pesante.

- Écoute, je... Enfin...

Sa nervosité étrangla sa phrase. Il se remit à écailler la peinture sur ses doigts. Pourquoi n’arrivait-il pas à avoir un semblant de courage quand il le fallait vraiment ? Il baissa le regard, puis le releva. Il n’avait pas fait tout ce chemin pour lui dire « Euh rien en fait. Par contre si tu veux j’ai des capotes ». Non, loin de là.

- Je suis désolé de te le dire dans ces circonstances... Ça aurait été mieux... Enfin... J’aurais vraiment préféré que ce soit à un autre moment.

Il joua nerveusement avec ses pouces. Son regard fuyait Nicholas, parce qu’il se savait nerveux et pas du tout assuré. C’était totalement inutile, cela devait être écrit sur son corps complètement raide. Voilà, il se sentait encore plus débile maintenant, donc encore plus nerveux. Une partie de lui commençait à réellement paniquer, tandis que l’autre lui hurlait qu’il ne pouvait plus reculer. Et il ne pouvait pas revenir en hier. Il prit une inspiration, et ancra ses yeux tristes dans ceux de Nicholas.

- Je t’aime. Je t’aime depuis trop longtemps pour que je le garde pour moi, déclara-t-il dans une parole presque étouffée. Il sentit le rouge lui monter sur les joues. Il se sentait idiot, si idiot. S’il pouvait, il rétrécirait pour se cacher sous le canapé et disparaître pour toujours. Il baissa à nouveau les yeux pour gratter l’ongle de son index, pourtant déjà débarrassé de sa peinture.

- Je t’aime même trop pour que ce soit raisonnable. Mais je vois que c’est pas très utile, vu que ça ne rend personne heureux. Parce que tu as raison, je suis incapable de faire l’essentiel pour construire une relation amoureuse saine. Mais après tout je n’ai jamais dit le contraire. Je l’ai même dit dès le début au Helligdom, qu’il valait mieux que tu n’attendes rien de moi. Que tu t’épuiserais à force d’attendre et j’ai eu raison. Ça me rend horriblement triste, car j’aurais tellement, mais tellement voulu avoir tort. Mais c’était impossible parce que je ne fais que mentir et que je suis incapable de te faire totalement confiance.

Sa lèvre trembla après cette phrase. Cela avait été dur d’aller jusqu’à ce cheminement, mais encore plus dur de l’exprimer. Il enchaina à nouveau sans laisser une seconde à Nicholas pour répliquer.

- Je t’ai menti sur plusieurs choses. La première est que j’ai arrêté d’aller voir ailleurs il y a un certain temps, mais je pense que j’ai fini par prendre un certain plaisir cruel à tester ta patience. Est-ce que un jour tu viendrais enfin poser tes couilles sur la table et me dire en face «j’en ai marre, j’ai envie que tu ne sois qu’à moi» ? Est-ce que tu es finalement trop gentil et tu continuerais à subir bêtement comme avec Fredrick ? À quel point tu te montrais jaloux ? À quel point tu tenais à moi pour continuer à me supporter ? Et surtout, au final, n’était-ce pas plus simple ainsi ? Parce que j’ai toujours dis que j’allais bien, mais c’est faux...

Il se mordit la lèvre, et cachait désormais très mal la gêne progressive nichée dans son discours.

- Soyons honnête : je suis clairement dans la merde et je risque d’entrainer toute ma famille avec moi, lança-t-il sur un ton amer. Mais comme tu ne sais rien de la politique - et tant mieux - tu ne peux pas savoir à quel point. Surtout, à quel point tu peux te retrouver impliqué du jour au lendemain. J’en ai rien à foutre d’être pédé comme un phoque, j’ai dépassé ça depuis longtemps. Ce qui rend les choses problématiques, c’est que certains seront à l’affût du moindre élément pour me couler. Ça ferait bien tâche pour les traditionalistes de se retrouver avec un conseiller qui aime pomper des queues, et le Roi se fera un plaisir de gâter l’opinion publique. Déjà que je ne suis pas une femme... Je me suis alors demandé est-ce que cela vaut la peine ? Est-ce que cette relation aura la chance d’évoluer malgré ce monde de merde ? Est-ce qu’il y a une seule manière de ne pas aller droit dans le mur ? Puis je me rappelle que ton cousin s’appelle Raphaël Tveit et que n’importe quel idiot sans finesse penserait à se servir de toi pour faire d’une pierre deux coups. C’est évident quand on est les seuls débiles à avoir foncé à poil dans un incendie pour tenter de sauver tes fesses.

Il glissa son coude sur l’accoudoir, puis laissa tomber sa joue dedans. Ses sourcils se froncèrent sous cette pensée désagréable. Toutes les horribles possibilités qui l’avaient hanté jusque lors revenaient l’agresser. Nicholas enlevé. Nicholas mort. Nicholas torturé. Nicholas manipulé. Et il écartait tout ce qui pourrait arriver à ses frères et soeurs.

- Je pourrais faire mon noble coeur et dire que j’ai voulu te protéger... - sa voix trembla, tandis qu’il relevait la tête - Mais dans le fond je suis toujours aussi pitoyable. Je flippe à mort. J’ai peur de ce qui peut arriver, d’où on va aller. Être amis... C’est toujours plus facile que d’être amants. Surtout quand on ne sait pas gérer tout... tout ce truc. J’ai l’impression... de te connaître sans te connaître. Ce que tu aimes, ce que tu veux...  chaque fois j’essaie et j’y comprends rien.

Son regard fuyait légèrement vers la gauche et ma main quitta l’accoudoir pour jouer ses doigts. Pourquoi n’arrivait-ils pas à dialoguer ? Était-ce sa faute ? Celle de Nicholas ? Était-ce parce qu’ils se reposaient sur des aprioris de l’autre et que la réalité différait de leurs attentes ? Il n’en savait rien et y réfléchir lui donnait mal au crâne. Il redressa le menton pour regarder à nouveau son amant.

- Donc je suis venu demander... Si au vu de ces éléments tu... et si jamais par miracle tu ne me détestes pas.... Si tu veux bien qu’on mette tout à plat et qu’on essaie à nouveau... Dans tous les cas, je t’aime et je suis heureux que tu sois revenu dans ma vie...

Il se tut enfin. Il avait peur encore une fois. Très peur de la réaction de Nicholas et de sa réponse. Tout lui murmurait qu’il allait se faire jeter. En plus, tout s’emmêlait dans sa tête.
Revenir en haut Aller en bas
Sam 9 Déc - 22:54


Meute Brune

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Stein & Elias & Tomas & Ivar & Sevastyan ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2572 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Est-ce qu’il savait à quel point il allait tenter Leif avec son gâteau au chocolat ? Oui, il connaissait l’amour du roux pour ce gout sucré, il avait d’ailleurs le même péché mignon ! Mais puisqu’il y avait un gâteau à disposition autant en profiter non ? Même s’il fallait l’avouer il l’aurait bien dévoré tout seul. Avant de servir le roux, il voulait néanmoins savoir ce qu’il avait à lui dire… peut-être que son plat lui finirait dans la tronche s’il disait quelque chose qui ne lui plaisait, ou pire : Nicholas mangerait le gâteau sans en proposer à Leif. Douce torture que ça serait pour l’autre loup. A ce petit « jeu » là, ils étaient aussi stupide l’un que l’autre, aussi faibles. Nicholas laissa passer quelques instants avant de reprendre la parole, lui demandant de but et en blanc d’aller droit au but. Ce n’était pas forcément la spécialité de son petit ami, enfin il n’en savait trop rien, l’autre agissait bien trop stupidement, bien trop bizarrement pour que cela soit rationnel dans l’esprit du brun. Leif était un mystère tout entier à lui tout seul à ses yeux, et il avait bien souvent bien du mal à le déchiffrer, et c’est bien pour cela qu’ils passaient leur temps à se disputer pour un oui ou pour un non… pour cela et aussi par ce que Leif était un petit con égoïste qui ne pensait qu’à sa poire plutôt à celles des autres et en plus était en plein déni de cela. Mais soit, il espérait que leur dispute de la dernière fois l’avait fait réfléchir et qu’il allait sortir quelques paroles décentes… à moins qu’il vienne là pour le larguer et qu’il ne sache pas trop comment faire. Au moins, dans ce cas, il avait déjà le gâteau pour combler sa peine. Le débute fut plus que laborieux, et Nicholas haussa un sourcil, ce n’était pas le peine de l’interrompre tandis qu’il bafouillait, cela l’embrouillerait encore plus et ce n’était pas franchement le moment aux yeux du brun. Il avait envie de dire un « oui » qui serait moins agressif, mais là encore il se retient et finalement l’autre arriva à se lancer dans une manière un peu plus décente que tout ce qu’il avait bien pu dire auparavant… mais ces paroles l’angoissaient, il avait l’impression qu’il allait se faire larguer, mais en même temps « dans d’autres circonstances »… ,’était pas de rigueur dans ce cas-là. Peut-être qu’il avait appris qu’il était père, même si vu la manière dont il était gay, ça serait étrange qu’il ait réussi à soulever son engin devant une nana… mais après tout… Nicholas secoua un peu la tête, il était totalement en train de divaguer et il fallait qu’il se reconcentre sur ce que disait l’autre garçon. Et. Je t’aime. Tveit bugua complétement. Leif aurait pu probablement lui sortir les pires atrocités après qu’il ne l’aurait pas entendu. Il l’aimait, il venait bien de dire qu’il aimait ? Ame sensible qu’il était, voilà tout ce qu’il attendait, voilà que le roux savait lui parler, toucher ses points faibles. Il devait se reconcentrer, absolument, il allait bien il y avoir un mais quelque part. Il y avait toujours un « mais » dans ce genre de relation, ou du moins venant de quelqu’un comme Leif. Et puis, il le connaissait bien, il se doutait qu’il ne pouvait pas se taire en disant juste cela, qu’il allait il y avoir quelque chose de négatif, quelque chose qui risquait de tuer, de casser tout le reste. C’était comme ça que ça marchait avec son petit ami.

Maintenant, il fallait vraiment qu’il reconnecte ses neurones entre eux, même si c’était difficile, il devait se retenir de lui sauter dessus de suite, ça serait inconvenant, surtout qu’il fallait attendre le « mais ». Il ferma les yeux quelques secondes avant de les rouvrir et de braquer de nouveau son regard vers Leif, cette fois, il arrivait à peu près à comprendre ce qui se disait, et il espérait qu’il n’avait pas raté un peu trop de son « discours ».

trop pour que ce soit raisonnable. Mais je vois que c’est pas très utile, vu que ça ne rend personne heureux. Parce que tu as raison, je suis incapable de faire l’essentiel pour construire une relation amoureuse saine. Mais après tout je n’ai jamais dit le contraire. Je l’ai même dit dès le début au Helligdom, qu’il valait mieux que tu n’attendes rien de moi. Que tu t’épuiserais à force d’attendre et j’ai eu raison. Ça me rend horriblement triste, car j’aurais tellement, mais tellement voulu avoir tort. Mais c’était impossible parce que je ne fais que mentir et que je suis incapable de te faire totalement confiance.


Ah, il y avait même plusieurs « mais » dans sa phrase. Bingo !!! Il était vraiment trop fort ce petit Tveit ! Malgré tout, il en voyait surtout beaucoup de positif là-dedans, il se remettait quand même en question le roux, il lui parlait de ce qu’il ressentait réellement ; même si apprendre qu’il ne lui faisait pas totalement confiance, le blessa un peu –beaucoup-. Il était quelqu’un de confiance ? Il ne mentait pas, il était fidèle, gentil, serviable, il pensait aux autres avant lui… Pourquoi est-ce que le roux ne lui faisait pas confiance ? A cause de Dante, comme les autres ? A cause d’autre chose qu’il ne parvenait pas encore à expliquer ? Mais ce que Leif ne comprendrait, c’est que malgré il l’attendrait. Ce qu’il ne comprenait pas, c’est qu’en disant ces quelques mots magiques, Nicholas allait encore plus s’accrocher. C’était à se demander s’il ne l’avait pas fait exprès… Tveit n’eut néanmoins pas le temps de dire quoi que ce soit, que déjà l’autre enchaina, en lui apprenant qu’il n’allait plus voir ailleurs… que l’autre l’avait juste « testé » et que cela n’avait pas marché. La bonne blague, et après il lui avait tapé un scandale à la fête foraine, par ce que lui avait juste osé faire croire que la pêche aux canards lui plaisait ? C’était une plaisanterie, là, non ? Non, probablement que Leif trouverait encore de multiples excuses pour dire que ce n’était pas du tout pareil. C’était sans compter qu’il avait parlé de Fredrick. Est-ce qu’il avait réellement subi avec Fredrick, oui… non. Il n’en savait plus rien, bien sûr que cela le blessait, mais il avait fait le choix de rester auprès de l’alpha par ce qu’il l’aimait trop. C’était tout, un simple choix. Il préférait que Jegger soit heureux comme ça, qu’il s’ennuie seulement avec lui, de toute manière ça avait été lui « l’Officiel » à ce moment-là. La suite lui semblait encore plus… disons étrange et il n’était pas certain de tout comprendre, le être dans la merde, c’était plutôt habituel chez lui ; mais vu qu’il parlait de la politique, il se douta que c’était vis-à-vis du conseil. C’était le plus logique, par ce que même lui qui n’y connaissait rien en politique, savait que c’était louche que Leif ait pris la place de sa sœur, mais le pourquoi du comment ne l’intéressait pas franchement. Ce n’était pas ses histoires. Il avait déjà beaucoup trop à gérer avec ses propres affaires. Et encore une fois il remit son homosexualité sur le tapis, comme si c’était une tare pour les autres, certes, dans certaines meutes, ça l’était, mais après tout… il n’était pas alpha, il ne le serait jamais, alors bon, niveau descendance on s’en foutait un peu. Encore une fois il se trouvait des « excuses » pour expliquer son comportement, Solskinn avait parfois bon dos. Est-ce que le roi dirait quelque chose ? Peut-être que oui, peut-être qu’un jour il y aurait un foutu décret sur cela, peut-être pas… et puis après Solskinn, ce fut Raph qui fut mi sur le tapis, son cousin aussi avait le dos large, la belle affaire ! Il ne voyait pas en quoi on pouvait l’utiliser… A part l’autre grognasse de traqueur, on lui avait plutôt foutu la paix chez les argentés depuis… depuis un moment. Il avait l’impression qu’il y avait quelque chose qu’il ne saisissait pas, ou alors peut-être que Leif était juste un peu paranoïaque. Et oui, il avait raison, l’autre il était un peu pitoyable et semblait vouloir lui dire qu’il préférait qu’ils soient amis que plus… et qu’en plus il ne le comprenait pas. EN MEME TEMPS S IL ARRETAIT DE PENSR QU A SA GUEULE. Nicholas, inspira, tenta de garder son calme, ferma son aura, ce n’était pas le moment de parler, il voulait tout d’abord le laisser finir. Mais là ça commençait à faire franchement beaucoup de points à revoir, à parler, beaucoup de mais. Beaucoup trop de « mais » à son humble goût. Et la suite fut encore plus étrange. Gneuh ? C’est le mot qui lui vint le plus à l’esprit à cet instant précis. Qu’est-ce qu’il venait de lui baragouiner ? Essayer de nouveau ? Mais… mais il ne venait pas juste avant de parler de rester amis, que c’était plus simple vu qu’il ne le comprenait pas ?! C’était quoi la foutue logique dans son discours ? Nicholas se sentait totalement embrouillé. Il avait l’impression d’être totalement noyé, et il n’arrivait pas à définir si Leif l’avait fait exprès pour noyer le poisson ou s’il avait juste été maladroit, mais en même temps commencer et finir par une positive, avec au milieu plein de « mais », de «vacheries », c’était quand même étrange. Très étrange. Et dire que maintenant c’était le silence et qu’il allait devoir y répondre. Il était dans la merde. Il avait envie de plonger la main dans le gâteau au chocolat, d’en sortir une poignée pour se l’enfourner dans la gueule mais ça ne servait pas trop convenable. Il se contenta alors de regarder longuement le gâteau (enfin pendant une bonne minute) tout en gardant le silence, et finalement, il se tourna de nouveau vers le roux. Il fallait qu’il lui réponde, absolument. Il fallait qu’il dise quelque chose, qu’il essaye de répondre à tout, même s’il se doutait qu’il allait oublier quelques points. Tant pis, ils pourraient probablement y revenir plus tard dessus, non ? Il se racla la gorge et prit –reprit ?- finalement la parole :

Tout le monde a le droit à une nouvelle chance, Leif. Je ne te déteste, néanmoins, il y a certains détails qui m’interpellent quand même grandement.

Depuis dans est-ce qu’il faisait des phrases de ce genre ? Alors qu’au final, il aurait pu se contenter d’un simple, ouais vas-y on met tout à plat… Il ne devait pas penser aux « je t’aime », ni à ces choses positives, cela ne ferait pas avancer grandement la conversation, ils devaient donc surtout parler de tout le reste, tout en essayant pour une fois de rester aussi calme l’un que l’autre…

Déjà, je ne comprends pas… un instant tu me fais comprendre que c’est plus facile d’être amis ; qu’en plus tu ne me comprends pas alors que je te l’ai dit plusieurs fois, il suffit juste de savoir faire des compromis joyeusement et sans tirer la gueule par ce que tu n’as pas envie de faire ça. Bref et l’instant d’après, tu veux que je te pardonne et que l’on retente. Qu’est-ce que je suis supposé comprendre ? Est-ce que tu es réellement prêt, ou c’est juste l’idée d’être avec moi qui te plait ? Oui, il vivait bien d’utiliser plus ou moins un argument que l’autre lui avait déjà sorti. Il secoua un peu la tête tout en se passant une main dans les cheveux avant de reprendre la parole. Après je n’y connais peut-être rien en politique, mais il ne faut pas être un cador là-dedans pour savoir que ce n’est « normal » que tu sois au conseil, mais ça, ça ne me regarde pas, j’en ai rien à cirer pour tout avouer. Nouveau temps de silence. Et je ne vois pas trop ce que Solskinn ou Raphaël viennent faire là-dedans, Raph veut juste que je sois heureux et le Roi… bah il en a juste rien à ciérer de moi, et toi, tu n’es pas Alpha, donc bon, du moment qu’on ne s’affiche pas trop, je suppose que cela ne créera pas de souci participer, et, par ailleurs, pourquoi se servir de moi ? C’est quoi cette histoire de faire une pierre deux coups ? Tu penses pas qu’ils ont autre chose à foutre, ou d’autres moyens que de se servir de moi ? Je pense que tu es soit juste parano, soit que c’est une fausse excuse. Et étrangement dans ton esprit, ça doit être un peu des deux mêlés. Si on avait voulu te doute dans la merde, ou foutre mon cousin dans la merde, que ce soit le Roi ou quelqu’un d’autre, je pense que ça serait déjà depuis longtemps, avec ou sans moi. Il y a des tas de moyens. Pour toi : ta famille, tes neveux par exemple, pour ne citer que cela. Il se tut de nouveau quelques instants avant de reprendre Du coup, j’avoue que je n’ai pas compris totalement cette partie, ce que ton truc politique, vient faire avec moi… même si au final, c’était assez logique, mais Nick ne voulait pas l’entendre de cette oreille. Il inspira un bon coup, avant d’entamer une partie qui… disons, l’agaçait un peu –beaucoup-. Donc, que je résume, ce que tu as également dis : tu m’as menti… clairement menti … pendant des semaines, des mois sur un sujet sérieux, la fidélité, pour savoir comment j’allais réagir et après Monsieur, tu me fais tout un foin, par ce que je voulais voir comment tu allais réagir en te faisant croire qu’une pêche aux canards ça serait sympa ? Mais dans quel monde tu vis ?! Est-ce que tu es réellement sérieux ?! Est-ce que tu te rends compte que c’est totalement stupide, disproportionné, que tu m’as fais dix mille fois pire ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ?! Et pour ta gouverne, j’ai choisi de rester avec Fredrick, tout comme j’ai choisi de rester avec toi en pesant les pours et les contres, et en me disant que c’était au final, blessant, mais surmontable. Est-ce que ça me blesse ? Oui. Est-ce que ça me rend jaloux ? Oui. Mais si t’as envie de te vider avec je ne sais pas qui, pour ne je ne sais quelle raison, qu’est-ce que ça peut foutre ? C’est un coup d’un soir, qu’est-ce que c’est comparé à des sentiments ? Rien. Est-ce que tu comprends cela, ou pas du tout ? C’est peut-être de la gentillesse, de la bêtise à tes yeux, mais je crois que c’est surtout une façon de penser, une ouverture d’esprit que tu n’as pas, tout simplement, par ce que tu penses surtout à toi. A toi et encore à toi. Je suppose que je n’ai pas besoin de te citer encore quelques exemples, je l’ai déjà parfaitement démontré la dernière fois.

Pour l’instant il avait presque tout débité, plus ou moins calmement sans trop bouger de sa position, se passant une fois de temps en temps une main dans les cheveux, dans la nuque, ou sur son menton. Une nouvelle fois, il s’était tût un court moment, il restait donc un seul point à aborder, et, probablement le plus … disons, sensible.

Donc on s’aime, c’est génial. Mais tu ne me fais pas confiance ? Qu’est-ce que je t’ai fait pour mériter ce jugement ? Est-ce que je ne suis pas digne de confiance, selon toi ? Qu’est-ce que tu veux que l’on construire si tu n’as pas confiance en moi ? Est-ce que tu as d’autres aveux, comme ça, à me faire, entre deux « je t’aime, mais… », parce que c’est ce que tu viens de me faire, de me dire que tu tenais à moi deux fois, tout en me donnant trouze mille contre exemples ? Comment est-ce que je dois le prendre, et surtout qu’est-ce que je dois comprendre, Leif. Ma question, revient à celle du départ, qu’est-ce que tu veux vraiment ? Par ce que ça n’a pas l’air totalement clair dans ta tête !

Et enfin il se tut. Enfin il avait fini son grand discours, il espérait n’avoir oublié aucun point important, même s’il se doutait que ça serait sûrement le cas, il y avait eu trop de points soulevés d’un coup pour qu’il puisse bien se souvenir de tout. Mais est-ce que Leif comprendrait ce qu’il venait de dire, ou est-ce qu’il abandonnerait ? Est-ce qu’il essayerait de se battre pour lui ? Est-ce qu’il essayerait de changer pour lui ; un peu, un tant soit peu, juste assez pour que leur relation soit viable. Pour l’instant il en doutait. Il avait déjà fait un pas en avant, en se remettant un en question, mais, son discours montrait bien qu’il y avait encore beaucoup de choses à mettre à plat, des choses qui semblaient totalement folles ou stupides à ses yeux. Mais pour savoir ce qui allait se passer, il fallait quand même que le roux réponde, et cette fois-ci sans se défiler, il qu’il continue à être franc, qu’il ne prenne pas peur… et là c’était encore loin d’être gagné. Au final, c’était peut-être un test de genre nouveau, cela prouverait la motivation du roux à mettre réellement tout à plat… ou faire ce qu’il faisait de mieux, être dans le déni, fuir et compagnie. Nicholas soupira doucement en pensant à cela, il regarda de nouveau le gâteau qui était toujours plus que tentant, mais il se voyait mal se couper un bout et le manger maintenant, il pourrait toujours servir comme une arme redoutable, ou alors tout son contraire. Qui sait ce qui allait réellement se passer. Finalement, il regarda de nouveau Leif dans les yeux pendant quelques instants, avant de les baisser légèrement, préférant se concentrer sur les dires, plutôt que sur autre chose.






Revenir en haut Aller en bas
Dim 10 Déc - 18:16


Meute Rousse

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 500 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 28 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : Instable mais toujours horriblement insolente

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Sa déclaration n’avait jamais été vu comme un évènement heureux. Pas le genre de moment où on finissait par se jeter dessus en hurlant hurlant et en se faisant des promesses intenables en se roulant des pelles. Je t’aime mais... Terrible chose à dire à celui qu’on aime, n’est-ce pas ? Je t’aime mais... je suis un individu trop médiocre pour arriver à te rendre heureux. Je t’aime mais... je suis trop lâche pour l’assumer. Je t’aime mais... j’ai tellement peur de te perdre qu’il vaut mieux maintenant qu’après. Je t’aime mais... je n’arrive même pas à te comprendre. Et après tout ça, il ne le détestait pas ?
Les paroles de Nicholas était blessantes, terriblement blessantes mais il s’était préparé à bien pire d’une certaine manière. Il préférait même ça à qu’il se jette passionnément dans ses bras en ayant occulté tout le reste. Au moins il n’avait pas l’impression de venir pour rien. Mais déjà qu’il était un peu perdu, tout cela ne l’arrangeais pas. La gorge serrée, il n’osa pas le coupa une seule fois. Même pour lui dire qu’il se trompait, que ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire. Non, il ne voulait pas «être ami» avec lui. Sinon, il l’aurait largué, purement et simplement, en lui disant que c’était pas possible. Non... Il avait été sûrement maladroit, comme d’habitude. Comme l’histoire des canards, il pouvait aimer ce qu’il voulait, dans le fond c’était pas grave même si c’était des goûts un peu... étranges. Son amour lui pardonnait tout à fait sa fantaisie et sa naïveté. Ne l’aimait-il pas pour cela d’ailleurs ? Donc ce n’était pas cela qu’il voulait. Qu’est-ce que tu veux vraiment ? La réponse lui parut étrangement simple. Il baissa le regard, jouant encore avec ses doigts posés sur le bas de son ventre, puis essaya de prendre la parole. Seulement le tremblement d’une lèvre lui répondit. Si ça se trouve, il se faisait des films. Il adorait se mentir à lui-même, et c’était tellement convenable comme réponse. N’était-ce pas ce que Nicholas attendait de lui ? De dégouliner ainsi de bons sentiments ? Mais d’autre ne lui venait en tête. C’était comme si il était revenu huit en arrière, où il aurait répondu sans même une hésitation. Et exactement la même chose.

- Je...

Il se coupa, puis releva le regard.

- Je veux juste rester à tes côtés. Que tu m’aimes ou que tu ne m’aimes pas il n’y a pas d’importance. Je veux que tu sois heureux, même si ce n’est pas avec moi. Mais si je peux avoir plus je veux... je veux être à toi, et que... tu sois à moi.

Aussi manger du gâteau au chocolat et lui faire violemment l’amour sur la table du salon mais cela ne se disait pas à ce genre de moment. Il se tut, presque coupable d’avoir révélé ces sentiments qu’il cachait au fond de lui depuis si longtemps, comme si il avait retrouvé la poussière qu’il avait essayé de cacher sous le tapis. Il se pris le visage entre les tempes, comme pour se reposer après son court acte de courage.

- C’est juste que l’amour ça me parait tellement compliqué... C’est plus facile d’être amis que d’être amants, car ça demande moins de penser à l’avenir... Des amants c’est plein de promesses qu’ils ne tiennent pas. Comme ma mère avec mon père. Comme Heinrick avec ma soeur. Comme tellement de gens. C’est dur à gérer ce genre de relation, c’est pourquoi j’ai toujours pensé que j’étais mieux seul... Sauf que... Si je n’essaie pas... Je n’aurais rien du tout... Même si j’ai peur, très peur de ce qui peut nous arriver. Je suis sûrement parano, t’as peut-être raison... Notre Roi n’est pas un enfant de coeur. Il usera du moindre détail qui peut atomiser un ennemi politique. Détrompes-toi, ma famille est déjà touchée. Elle n’est pas morte, mais ma soeur est dans une position délicate depuis la décision de Solskinn, et encore plus depuis qu’Edwina... est partie. Les Svanhildesen ne peuvent plus nous protéger désormais. Il ne reste plus qu’Elias, mais...

Il s’interrompit. Sa mère lui avait toujours dit que le mariage était une alliance entre deux familles, mais qu’il valait mieux compter sur son propre sang que sur un amant. Un amant se remplace, pas un frère ou une soeur. C’était autour de ce principe que sa fratrie s’était unie, pour être presqu’un seul être immuable. Les amants... plein de promesses qu’ils ne tiennent jamais.

- Je pense qu’Elias a une position encore trop fragile pour se permettre de jouer des coups risqués... Enfin... - Il se massa légèrement les tempes avant de relever le menton, et de lâcher ses bras sur ses cuisses -  La politique c’est peut-être un peu compliqué pour toi... Et je pense que c’est pourquoi tu ne peux pas le voir de la même façon que moi... Mais dans le fond ce n’est pas notre problème... Pas tout de suite du moins.

Oui, pas tout de suite. S’il voulait l’épouser, oui, cela deviendrait forcément problématique, mais il n’osait pas en parler histoire que son brun préféré ne se fasse pas un film. Il regarda Nicholas, puis ses mains qui avaient encore quelques traces de peinture, puis revint vers Nicholas. À ce moment-là, le gâteau n’existait plus malgré la douce odeur qu’il dégageait.

- Je suis... vraiment désolé pour la fête foraine. J’aurais vraiment voulu qu’on passe une bonne après-midi... Que tu aimes la pêche au canard n’est pas le problème, c’est juste que... j’ai l’impression de te connaître sans te connaître. J’ai peur que tu me dises «oui  ça me plait» juste pour me faire plaisir parce c’est ta nature et que ça t’évites de te prendre la tête. Alors... ça n’arrange rien. J’ai réagis comme un con, je sais, ça n’en valait pas la peine. Je pense que j’ai été déçu qu’on ne fasse pas la grande roue... Je voulais la faire avec toi avec le coucher du soleil parce qu’on voit le Fjörd arrivé en haut... Garder la surprise quoi...

C’était là qu’il aurait voulu lui faire sa déclaration. C’était là qu’il aurait voulu que Nicholas lui saute passionnément dessus. Il rougit légèrement. Trop romantique pour lui... Il était plutôt du genre à jeter des cailloux sur les amoureux.

- Je dois apprendre à te connaître pour te faire confiance. Parce que pour le moment j’ai juste l’impression que tu dis m’aimer, mais qu’en vrai tu es incapable de citer une seule de mes qualités sans hésiter. Après je suis une personne sûrement trop médiocre pour en avoir... Je ne suis pas une bonne personne. Je suis pourri jusqu’à la moelle, y’a rien à sauver. Toute ma vie j’ai été un type nul, ça n’a jamais changé ça... Je fais un bien meilleur loup.

Ses yeux se brouillèrent tandis qu’il se mordit la lèvre inférieure, son arcade sourcilière creusée par les rides de l’anxiété qui le dévorait. Fragile, bien trop fragile pour ce monde. Il se mordit l’intérieur de la joue. Il s’était promis de ne pas s’effondrer pitoyablement en larmes comme à la fête foraine.

- Je pense aussi... que c’est parce que tu m’as déjà brisé le coeur avant... Que tu ne m’avais jamais remarqué et que tu te barrais avec d’autres... J’ai fini par partir parce que j’en souffrais trop et que je voyais très bien que je ne t’intéressais pas... Maintenant je suis pire qu’avant alors pourquoi je t’intéresse subitement ?

C’est venu presque seul. Il détourna le regard. Il se sentait honteux, parce qu’il savait à quel point cela allait le blesser. Ils en avaient déjà parlé au Helligdom, et il était assez intelligent pour lier les détails entre eux.[/i]
Revenir en haut Aller en bas
Ven 15 Déc - 19:13


Meute Brune

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Stein & Elias & Tomas & Ivar & Sevastyan ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2572 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Est-ce que les choses allaient s’améliorer un jour ? Est-ce qu’ils allaient enfin se comprendre ou bien est-ce qu’ils continueraient encore et toujours d’être deux planètes totalement différentes ? Pour l’instant pour Nicholas cette histoire était quand même mal partie, même s’il y avait un point très positif et qui le rendait : Leif l’aimait. Le reste n’avait que peu d’importance, mais il fallait quand même qu’ils mettent les choses à plats, sinon, tout amour qu’il y avait ils continueraient encore et toujours de se disputer pour un oui ou pour un non. Pour une fois Tveit ne fut probablement pas assez diplomate, mais il préférait que les choses soient claires. Et surtout, il voulait savoir ce que l’autre garçon voulait réellement histoire de savoir à quoi s’attendre. Cela devenait de plus en plus difficile pour lui d’être dans l’incertitude, de se poser encore et toujours des questions sur ce que son petit ami voulait ou pas, sur ses sentiments. Un des points était déjà éclaircir, il ne restait donc plus que l’autre !  Etre à ses côtés. Ok. Il le vivait bien. Très bien. Trop bien. C’était exactement le genre de choses qu’il voulait entendre et c’est bien pour cela qu’il essaya de se concentrer sur les autres paroles, histoire de ne pas être trop joyeux avant l’heure. Leif savait comment lui parler,  ce n’était pas très compliqué de le comprendre, pauvre petit brun qu’il était . Mais comment est-ce qu’il allait faire pour ne pas fondre devant une telle déclaration ? Plus c’était mignon, niais, sentimental, plus il adorait… mais bien sûr l’autre garçon ne s’arrêta pas là, ça  aurait été probablement beaucoup trop simple, n’est-ce pas ? V’la que maintenant l’amour c’était compliqué et compagnie. En même temps, il n’avait jamais dit le contraire, il était bien placé pour le savoir et c’était bien pour cela qu’il fallait faire des CONCESSIONS. Il haussa ensuite un sourcil, il ne savait pas comment il devait réellement prendre la suite… même si au final Leif se remettait plus en question qu’autre chose –un autre bon point pour sa tronche de rouquin ! -, avant qu’il recommence à parler politique ! Le brun s’empêcha tout juste de souffler, ce n’était pas vraiment le genre qu’il avait entendre. Blabla alliance entre familles. Blabla Solskinn méchant homophobe. Blablabla. Il le savait  bien ça… mais en même temps il s’en fichait un peu. Il ne faisait rien de mal, pour l’instant il n’outrepassait aucune règle. Il aimait juste un autre homme, tant pis si cela ne plaisait pas à tout le monde. Et ce n’était pas  que la politique était trop compliquée pour lui –c’était croire qu’il le prenait pour un abruti-, c’est juste que Nicholas ne s’y intéressait pas le moins du monde et donc ne faisait pas le moindre effort !  

Visiblement le terme de compromis n’était pas encore bien entré dans la tête de l’autre, alors certes Nick en faisait trop facilement, certes, le brun aimait faire plaisir… mais si l’autre savait également y mettre du sien, peut-être que trouver des activités communes serait un peu plus simple, ça serait chacun son tour de se faire plaisir. Pourquoi est-ce que cela semblait si compliqué à comprendre pour le loup roux ? Tveit ne voyait plus trop comment l’exprimer… il n’y avait pas vraiment d’autres manière de le dire, alors peut-être qu’il valait mieux avoir comment les choses évoluaient avec le temps. On ne pouvait pas faire trop de progrès d’un coup, déjà, Leif l’avait étonné dans certaines de ses paroles. Et la suite… la suite était, juste… étrange. Est-ce qu’il savait citer certaines de ses qualités ? C’est vrai qu’en y réfléchissant ce n’était pas simple, il en avait, c’était certain mais cachées sous des tas de défauts ; alors c’était difficile à citer… mais après tout si c’était comme ça qu’il aimait les gens ? Pour ne pas lui faire confiance ? Lui était trop gentil, il n’allait pas se mettre avec quelqu’un qui avait le même caractère que lui, ça serait bien trop chiant et il en avait totalement conscience ! Et il eut la dernière phrase il le regarda avec de grands yeux, sans réellement comprendre de quoi parlait Leif ? Quand est-ce que ça c’était passé ? Pourquoi est-ce qu’il n’avait rien dit ? Est-ce que c’était pour ça qu’il s’était subitement éloigné ?  Il n’avait jamais voulu lui faire du mal, mais en même temps il n’était pas devin, et à cette époque, Leif savait pertinemment à quoi point il n’avait pas envie de se caser…. Alors pourquoi avoir attendu quelque chose de lui ? C’était… juste étrange. Et il s’était tût, maintenant, ça allait  être à lui de répliquer quelque chose… Hourmf.  Il ne savait toujours pas par où commencer, il y avait bien trop de choses à dire, mais faire simple, plus cour cette fois semblait de mise.

Par ce que les gens évoluent, Leif. Il y a quelques années… je n’avais pas envie de me caser,  contrairement à aujourd’hui. Tout simplement… Et que tu ne m’en as pas parlé, je ne pouvais pas deviner… Je… je suis désolé de t’avoir blessé. ça c’était assez facile, la suite promettait d’être quand même un peu plus compliquée à gérer Tu n’es pas nul, si pourri, Leif, tu es juste toi, et c’est comme ça que je t’aime. Tu es comme tout le monde, tu as des qualités et des défauts ; tu es protecteur envers ta famille, tu vois, ça c’est une qualité. c’était la seule chose qu’il avait réussi à trouver, par ce qu’il n’était pas tout le temps fidèle, c’était un voleur, égoïste etc etc…  et s’il voyait le bon côté des gens, il ne savait pas forcément citer une qualité. Remarque, moi mes soi-disant qualités, sont tellement poussées que ça en fait des défauts, c’est comme ça. Pour la question de la fête foraine, il ne savait plus trop comment prendre la chose, comment le dire sans dire encore et toujours le même mot… Je ne t’ai pas dit que oui, ça me plaisait, mais que oui, je voulais bien le faire, ce qui ne veut absolument pas dire la même chose. il avait préféré se contenter de cela, par ce qu’au final, cela n’avait plus aucune espèce d’importance. Il valait mieux y allait ptit à petit non ? Ne pas vouloir en faire trop d’un coup … Oui, mais la politique n’a rien à faire dans notre vie privée, pour l’instant on enfreint aucune loi, Leif. Et par ailleurs,  peut-être qu’un jour le roi punira les relations homosexuelles… mais quoi qu’il fasse il ne pourra jamais empêcher deux personnes du même sexe de s’aimer… aussi puissant est-il. Il peut interdire le mariage, c’est pas grave on peut faire avec… mais peut-il réellement interdire à deux loups, qui n’ont … disons pas de poids dans la meute, sans vouloir t’offenser, d’être ensemble ? Est-ce que ça ne serait pas une limite de trop à franchir ? Pour l’instant, il n’a pas fait d’erreur politique, qu’on le veuille ou non, il nous protège des chasseurs. Depuis le retour des alphas, qu’à-t-il fait de mal… et je parle en général, en terme de règles. Ne plus approcher des humains ? Mesure de protection, certes stupide, mais voilà. Le truc des traqueurs,  idem. Il se tut quelques instants avant de reprendre Alors peut-être fait-il ça pour qu’on aie confiance en lui avant de nous la mettre profond, peut-être qu’il fera juste des règles réellement nécessaires et qui ne seront pas dramatiques sur notre mode de vie. Enfin la politique, c’est chiant.

Il jugeait par ailleurs, qu’ils avaient à présent largement assez parlé. Il voulait rester à ses côtés, c’était réciproque, alors ils pouvaient entamer le gâteau de la paix. Il coupa donc un quart du gâteau pour le roux, lui tendit l’assiette, avant de se mettre la même part dans la sienne et il vint s’asseoir à côté de lui.

Et maintenant ?




Revenir en haut Aller en bas
Mar 16 Jan - 20:15


Meute Rousse

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 500 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 28 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : Instable mais toujours horriblement insolente

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Il se sentait troublé encore une fois par ces fichues émotions qui ne cessait le tirailler dans tous les sens. Il avait parfois l’impression d’être un bout de tissu élastique que de disputait des enfants, tyrans logé au fond de son être, changeants et incapables de se mettre d’accord. Non, il ne verserait pas une larme. Il se l’était promis. Il était déjà difficile pour lui de se montrer si vulnérable, ce serait presque une trahison envers lui-même de s’ouvrir encore plus. Il ne voulait pas être faible, il n’acceptait pas cette extrême sensibilité le déchirant entre la raison et l’instinct. Il essayait d’encaisser chaque phrase, serrant parfois les dents, se mordant la joue ou même la peau de son pouce. Il interrompit Nicholas quand il revint sur les évènements passés.

- Je n’ai rien dis pour ça... Je savais très bien que je n’avais aucune chance... Mais quand on est amoureux, on a toujours un espoir vain qui reste... C’est pourquoi... je suis parti. Je suis trop idiot pour savoir quand abandonner.

Il avait toujours eu une intime conviction que son béguin ne partirait jamais vraiment. Déjà, plus il vieillissait, plus il le trouvait beau. Comme un bon vin qui mûrit. Était-il tombé amoureux deux fois ? Avait-il simplement fait une fixette sur ce mec ? Était-il vraiment amoureux, où il s’agissait d’une étrange obsession où il confondait amour et désir de possession ? Il avait perdu trop de temps à essayer de répondre. Il n‘osait pas confier tout à Nicholas. Il n’avait pas vraiment trop l’air de savoir comment gérer en même temps cette explosion de révélation et de sentiments. Il eut une sorte de hoquet étrange entre le rire et les larmes quand le brun dit qu’être protecteur était une de ses qualités. Il n’avait pas tort, certes. Si cela était vraiment qualité qui apportait des résultats positifs. Non, il n’y avait rien à garder chez lui. Il était tellement pourri qu’il méritait sûrement qu’on le balance dans le compost le plus proche.

- Sûrement... Commenta-t-il peu convaincu quand Nicholas parlait de ses «qualités-défauts». La différence, c’est que Nicholas était mignon comme un ours en peluche, et qu’il était tout aussi doux et adorable. On pardonnait mieux qu’à un grincheux sarcastique ne sachant pas quoi faire avec le fardeau de l’existence.

- J’avoue que tu es parfois un tout petit peu chiant, mais je ne vois pas ça comme des défauts... Il faut beaucoup de force pour être gentil et patient avec les autres. De foi, aussi.

il n’avait rien de tout ça. Parce qu’il avait toujours l’ultime conviction qu’il le regretterait. Etrangement, les mots moururent entre ses lèvres quand il voulut lui dire qu’il l’admirait beaucoup pour cela. Il était bien plus fort que lui-même ne le soupçonnait.

- Tu ne devrais pas faire quelque chose que tu ne veux pas... Marmonna-t-il, mais il n’eut pas le temps de continuer sur cette voix car il embraya sur la politique. Il avait tort. La politique pouvait avoir une influence sur leur vie privée, c’était un nid de vipère qui cherchait à tout prix à arracher la tête des autres. Il espérait que ses angoisses ne se matérialiseraient jamais et que le fait qu’il soit conseiller n’atteigne pas les personnes proches de lui. mais sous la dictature, c’était impossible. Il en avait la conviction. Le Roi montrait patte blanche, mais il n’oeuvrait pas pour le bien de tous les loups. Uniquement pour ceux qui correspondait à son idéal du loup-garou. Il trouvait ça horrible de ne pas avoir le choix, le choix de pouvoir épouser un homme même si ce n’était que par la loi humaine. C’était auparavant la seule consolation des couples de loups homosexuels, faute de pouvoir se marquer et de demander un mariage sous la lune. Il était loin, le temps où on respectait l’amour sous toutes ses formes. Maintenant Fenrir ne bénit plus l’amour selon ses enfants, il bénit ceux qui peuvent renouveler leur population. Hypocrites.

- C’est si injuste... J’aimerais avoir le droit de t’épouser si je le veux. Mais je le savais depuis le début, aimer un homme est renoncer à d’autres choses. J’ai toujours voulu pouvoir annoncer à ma famille que je me mariais, que je serais heureux en construisant à mon tour une famille... Mais je savais que c’était compliqué. Il faudrait que j’épouse une femme, sauf que je pense... que je serais bien mieux avec toi.

Il était dur pour lui de renoncer à sa paternité. Il avait toujours voulu être un père, songeant que si jamais un mariage avec une femme ne le rendrait jamais heureux, ses enfants compenseraient. Mais il ne voulait pas le dire comme ça à Nicholas. Il ne l’empêchait pas d’avoir des enfants, c’était ceux qui avec leur traditions débiles qui voulaient que les enfants ne viennent que de l’utérus d’une femme qu’on a épousé. Nicholas lui coupa une part - délicieuse -  de gâteau, et vient s’installer à côté de lui?

- Et maintenant ?

Il se laissa tomber légèrement dans ses bras. L’odeur du brun lui ravit les narines. Si douce, si rassurante. Il essaya de calmer son cerveau du bas qui trouvait qu’il ne l’avait pas assez vu ces derniers temps. Il ferma les yeux. une partie de lui était fatiguée.

- Je ne sais pas... Reste avec moi... Et on verra.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé






Revenir en haut Aller en bas
 

Roi de Coeur [Nicholas]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Nuage de Minette-Coeur Mélée :2ème entrainement
» daisy caniche x bichon 4 ans ( ta patte sur mon coeur)
» BIJOU FEMELLE YORK 7 ANS EN FA ASSO COEUR SUR PATTES
» L' EAU et le COEUR
» 1.07/1.08 : Un dernier battement de coeur

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Esprit Sauvage ::  :: Quartier Sud :: Résidences-
Sauter vers: