Roi de Coeur [Nicholas]
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 Roi de Coeur [Nicholas]

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Lun 27 Nov - 23:51


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 618 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Lieu et date du rp : Chez Nicholas, début septembre 2017
Protagonistes: Nicholas et Leif
Résumé du rp: Leif vient se confier à Nicholas et espère faire avancer leur relation dans un sens positif.
Actions réalisées au cours de ce rp: à voir

Comment revenir vers quelqu’un alors qu’on s’était comporté comme le dernier des imbéciles ? Qu’on était qu’un type très lâche qui avait juste peur de tout ? Il lui fallut déjà une heure à trembler devant son écran de téléphone pour envoyer un simple «désolé», pitoyable mot qui ne voudrait sûrement rien dire. Il n’avait même pas eu la volonté de décrocher quand il l’avait appelé. Il s’était souvent demandé si ce n’était pas préférable que Nicholas le haïsse. Désormais qu’il se répétait que Nicholas devait le haïr, il le regrettait amèrement. Pourquoi était-il aussi nul ? Pourquoi était-il incapable de faire preuve d’un peu d’empathie à l’égard des autres ? Pourquoi était-il toujours désespérément à côté de la plaque ? Et pourquoi, pourquoi était-il si accro au mensonge ? Il lui mentait depuis des mois. Ou plutôt, il se taisait depuis des mois, et c’était ça, uniquement ça qui faisait souffrir Nicholas. Il avait l’air si décidé lors de son rendez-vous à la fête foraine, et tout courage l’avait quitté subitement. Pitoyable, pitoyable chose faible qu’il était. S’il était quelqu’un d’autre, il se cracherait dessus.
Après quelques jours à s’apitoyer sur-lui-même, il retrouva un semblant de raison pour réfléchir. Sa chambre sentait la peinture à l’huile. Depuis Noël dernier, il avait peu à peu retrouvé la force d’aime peindre. Tout ça parce qu’il avait vu à quel point Nicholas affectionnait le tableau qu’il lui avait offert. Il avait ressorti à la grande surprise de sa fratrie ses vieux pinceaux et essayé de sauver les tubes qui avaient pris la poussière. Il avait toujours du mal à peindre et cela ne lui venait que quand les émotions le submergeaient trop. C’était la raison pour laquelle il n’aimait pas ses toiles. Elles étaient de l’émotion pure, et l’émotion avait toujours été dangereuse. C’était la partie instable de l’être, imprévisible, qui gâchait tout en un revers de main. On lui avait toujours appris à se méfier de l’émotion, d’autant plus qu’il était plus animal qu’humain. L’émotion était liée à l’instinct, mais même chez les loups, on comprenait vite qu’elle n’avait rien à faire dans la sphère publique, et encore plus politique. Il se demandait comment Amanda avait-elle pu autant craquer au conseil. Il l’avait toujours vu si forte, une sorte de roc qui arrivait à tout encaisser. Elle n’avait pas pu. Par amour envers ce qu’elle aimait. Par cette émotion trop violente qui vous fait perdre la boule. Il coupa cours à sa digression en songeant que leurs parents les avaient quittés trop tôt. Même s’ils n’avaient pas la meilleure des relations, sa mère lui manquait terriblement en ces jours. Elle n’avait pas eu le temps de tout leur apprendre. Il lui suffit de fermer les yeux pour se rappeler de son odeur.
Il serra ses mains entre elles, et ses ongles grattèrent la peinture collée à ses doigts. De toutes les émotions, l’amour était la plus violente. C’était une sorte de drogue qui le rendait aussi euphorique que complètement dépendant. Et comme un addict, il était capable de n’importe quoi pour assurer précieusement ses sources. Il était capable de trop. De mentir, de se mentir, de tromper, de trahir, de tuer, de détruire la planète entière s’il le fallait. Il était vraiment effrayé de lui-même. Autant que de perdre quelqu’un qu’il aimait. Il y avait tellement de questions dont il n’avait jamais pu trouver la réponse. Autant de peurs dont il n’avait osé parler à personne. Il agissait comme un con parce qu’il avait peur. De l’avenir, mais aussi de ses propres émotions. Il se redressa pour s’assoir sur le lit, puis frotta son visage entre ses mains. Juste trouver un peu de courage. Ne donnerait-il pas tout par amour ? Alors pourquoi ne donnerait-il pas simplement la clef de son coeur ? Il se détestait. Il pensait toujours que Nicholas ne devait pas l’aimer pour les bonnes raisons. Il tremblait comme un rat pris au piège à l’idée de se faire rejeter. Mais dans le pire des cas, les deux seraient enfin libérés l’un de l’autre. Ils arrêteraient de se faire du mal. Cela ne servait à rien de rester ensembles si c’était pour s’empoisonner la vie. Il se releva et retourner s’occuper de sa toile. Les traits de couleur sanguine traversaient le fond d’un bordeaux parsemés d’effets de noirs, encre enserrant une forme organique. L’angoisse était presque palpable dans ce tableau.

Les chiens aboyèrent lors de son passage. Il était sûr qu’avec ces adorables mais bruyants cabots, aucun étranger ne pourrait approcher cette maison sans réveiller Nicholas. Il frappa à la porte trois coups, un peu hésitants, et attendit que le brun lui ouvrit.  Il inspecta ses vêtements et son visage dans la surface vitrée non loin, afin de s’assurer qu’il était parfait. Il craignit qu’il ne lui ouvrit pas, mais il eut tort. Il croisa les mains derrière le dos, s’assurant que son petit ami ne puisse pas tout de suite deviner qu’il lui avait apporté quelque chose.

- Salut, commença-t-il simplement, n’osant pas vraiment soutenir son regard. J’espère que je ne dérange pas... J’aimerais... Enfin... J’aimerais vraiment qu’on puisse parler...

Dans un bruit de kraft et de plastique, il lui tendit son cadeau.

- Les fleurs c’est nul et pas écolo, alors j’t’ai fait un bouquet de bonbons. De toutes façons je ne sais pas si tu aimes les hibiscus...

Piqués sur de grandes brochettes en bois, des sucreries de toutes les sortes et des gâteaux aux airs bien gourmands. Leif savait que cela attendrirait immédiatement l’humeur de Nicholas. Pas forcément parce que c’était de la nourriture. Le fait qu’il pense à lui suffisait à son avis. Enfin, surtout quand c’était de la nourriture.
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Sam 2 Déc - 21:53


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Elias & Ivar & Sevastyan & Cooper ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2880 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

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La question qui se posait encore et encore était toujours la même. Qu’est-ce qu’il allait bien faire avec Leif ? Tenter de continuer, s’accrocher à cette relation, ou abandonner une bonne fois pour toute, se dire qu’ils étaient mieux en simples amis ? La raison lui disait « amis », cela leur éviterait de souffrir à tous les deux inutilement, bêtement, juste par ce qu’ils n’étaient pas sur la même longueur d’onde, mais il n’avait pas envie de se ça. Qui écourtait sa raison de nos jours ? Pas lui en tout, pas pour ce genre de choses. Et pourtant, malgré tout, il n’avait pas trop cherché à le recontacter, se disant que tout ce qu’il lui avait dit ne tomberait peut-être pas cette fois dans l’oreille dans sourd. Enfin connaissant Leif, le roux était capable de tout nier en bloc et de continuer de tout mettre sur le dos du brun, mais ça, Nick s’était dit qu’il le verrait bien avec le temps et il n’avait pas spécialement envie de se prendre la tête avec ça. De toute manière, s’il réfléchissait trop à cela, il deviendrait probablement encore plus fou qu’il ne l’était et déjà qu’il avait parfois l’impression d’avoir perdu la raison c’était suffisant.  Leif reviendrait, il en était certain que le roux reviendrait vers lui un jour ou l’autre, pour se faire pardonner, pour avoir des explications, pour rompre. Il ne savait pas quelle était la chose la plus probable, mais il reviendrait. Il n’avait plus qu’à attendre, et il fallait bien avouer qu’il était plutôt patient avec cela. Il continua d’essayer de vivre normalement, de trop pas trop chouiner contre son chien Loukoum : il avait déjà bien trop versé de larmes cette dernière année. C’était plus que largement suffisant. Il voyait des amis, même si ce n’était jamais pareil qu’avec Edwina ; Edwina à qui il essayait encore et toujours d’envoyer des textos chaque jour, pour lui raconter sa journée, pour lui dire qu’elle lui manquait, pour essayer de la faire réagir, mais jamais ô grand jamais elle ne répondit. Désespéré. Trahi. Voilà ce qu’il ressentait quand il pensait à sa meilleure amie, ou plutôt, probablement, ex meilleure amie. Qui serait aussi sadique pour lui faire ce genre de chose, il ne demandait après  tout que quelques nouvelles, d’une quelconque manière. Des codes, ils en avaient, elle aurait pu. Il était certain que si elle avait voulu elle aurait pu, mais visiblement, elle aussi avait préféré l’abandonner. Elle aussi. A moins qu’elle soit morte, mais cela revenait au même : elle l’avait laissé « seul ».

Alors qu’il était en train de bosser sur une traduction, tout en faisant cuire un gâteau au chocolat qu’il comptait bien se manger tout seul – Raphaël était trop grognon ces derniers temps pour qu’il tente une approche, quant à Leif pas de nouvelle-, lorsqu’il entendit les chiens aboyer d’un seul coup. Il fronça les sourcils se doutant que quelqu’un arrivait et pour qu’ils réagissent aussi bruyamment c’était probablement un loup –ou alors vraiment un humain qu’ils ne supportaient pas-. Secouant un peu la tête pour se remettre les cheveux en place, il se concentra pour percevoir l’odeur avant que la personne ne frappe, pour savoir s’il allait ou non ouvrir. Il était aujourd’hui d’humeur un peu morose et n’avait pas envie de voir grand monde. Heureusement pour lui, il n’y avait pas un bruit dans la maison, et la seule lumière qu’il y avait été diffusée par celle de son ordinateur et elle ne se voyait pas de la porte d’entrée. Bientôt il reconnut néanmoins l’odeur de son roux préféré ainsi que sa façon de frapper à la porte. Il hésita quelques instants, ne sachant pas s’il devait lui ouvrir ou pas, peut-être le faire poireauter un peu, pour se venger de sa cruauté … mais il était faible, bien trop faible pour faire quelque chose d’aussi « méchant » à ses yeux. Il sortit néanmoins le gâteau du four de peur qu’il ne soit cramé, il manquait probablement une petite minute ou deux de cuisson, mais le gâteau n’en serait que plus fondant.  Nicholas se dirigea ensuite vers la porte et ouvrir cette dernière trouvant le roux les mains derrière le dos, il haussa un sourcil assez perplexe de ce que le roux allait pouvoir lui réserver : une réelle surprise, ou une blague-humiliation dont il avait le secret ? Il préférait se méfier. Le roux ne tarda pas à lui annoncer qu’il voulait parler et avant que Nicholas ait pu répondre quoi que ce soit il lui tendit un bouquet de bonbons… Manger. Foutu roux, il savait le prendre par les sentiments. Ca marchait à chaque fois –ou presque-. Il prit les bonbons, en essayant de ne pas trop baver devant… avant de se pousser pour laisser l’autre entrer.

Je viens de sortir un gâteau du four. souffla-t-il en premier en guise de réponse, alors que ça n’avait pas franchement grand-chose à voir avec tout ce qu’avait pu dire l’autre garçon. Merci… pour… les… bonbons. finit-il par rajouter avant de se taire quelques instants et de l’emmener dans le salon.

Il se tourna ensuite vers lui, lui indiquant d’un petit geste qu’il pouvait se mettre à l’aise… Ne disant toujours rien, il alla chercher son gâteau ainsi que deux assiettes et des couverts. Il le posa devant eux mais ne coupa rien. Il se contenta d’observer la pâtisserie un instant avant de se décider à reprendre la parole, tournant par la même occasion la tête vers son petit ami.

De quoi veux-tu que l’on parle ?

Il craignait la réponse ; les trucs genre « il faut qu’on parle » ce n’était pas forcément très bon signe… mais en même temps vu leur dernière discussion cela ne voulait pas dire grand-chose non plus.
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Dim 3 Déc - 21:46


Meute Rousse

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Il reniflait l’air tandis qu’il attendait bêtement derrière la porte. Était-ce une illusion parce qu’il avait franchement un problème avec cet aliment ? Non, son nez fin ne le tromperait jamais ; et ça sentait fortement le chocolat. Le gâteau au chocolat même. Il essaya d’oublier ce doux fumet pour se concentrer. Il n’était pas là pour chaparder mais pour discuter. La porte s’ouvrit enfin sur un homme aussi délicieux que le chocolat : Nicholas. Dont le discours était étrangement à côté de la plaque, mais qui l’invita tout de même à entrer et c’était le principal. Comme quoi, la nourriture adoucit les moeurs, mais surtout Nicholas. Leif s’installa devant le canapé, regardant ses mains avec une expression inquiète. Il remarqua qu’il avait laissé de la peinture sur le creux de ses ongles, et donc commença à la gratter pour l’enlever, comme à chaque fois qu’il était pensif. Ceci lui fournit une activité qui lui sembla curieusement passionnante à ce moment-là. L’odeur de chocolat vint tâter plus fort ses narines tandis que le bruit des pas de Nicholas lui fit relever le visage pour constater qu’il avait bien le gâteau dans les mains. Le brun posa devant lui une assiette et des couverts, ce qui fit déjà saliver Leif d’anticipation. Sauf que Nicholas ne le coupa pas en part. Il attendit quelques secondes, mais compris rapidement qu’il n’aurait pas de gâteau dans son assiette. Comme il serait fortement impoli d’insister, il  essaya d’enlever l’odeur de son esprit. C’était assez terrible car cette maison sentait deux choses qu’il adorait : le chocolat, et Nicholas. Et Nicholas devait sûrement s’être imprégné de cette fragrance cacaotée. Était-ce là une nouvelle forme de torture ?

- De quoi veux-tu que l’on parle ?

Le silence fut brisé comme un délicat cristal trop fragile. Il hésita. Juste une seule seconde où il avait déjà perdu tous les discours qu’il s’était imaginé. Une seconde sûrement déjà trop longue, car déjà trop pesante.

- Écoute, je... Enfin...

Sa nervosité étrangla sa phrase. Il se remit à écailler la peinture sur ses doigts. Pourquoi n’arrivait-il pas à avoir un semblant de courage quand il le fallait vraiment ? Il baissa le regard, puis le releva. Il n’avait pas fait tout ce chemin pour lui dire « Euh rien en fait. Par contre si tu veux j’ai des capotes ». Non, loin de là.

- Je suis désolé de te le dire dans ces circonstances... Ça aurait été mieux... Enfin... J’aurais vraiment préféré que ce soit à un autre moment.

Il joua nerveusement avec ses pouces. Son regard fuyait Nicholas, parce qu’il se savait nerveux et pas du tout assuré. C’était totalement inutile, cela devait être écrit sur son corps complètement raide. Voilà, il se sentait encore plus débile maintenant, donc encore plus nerveux. Une partie de lui commençait à réellement paniquer, tandis que l’autre lui hurlait qu’il ne pouvait plus reculer. Et il ne pouvait pas revenir en hier. Il prit une inspiration, et ancra ses yeux tristes dans ceux de Nicholas.

- Je t’aime. Je t’aime depuis trop longtemps pour que je le garde pour moi, déclara-t-il dans une parole presque étouffée. Il sentit le rouge lui monter sur les joues. Il se sentait idiot, si idiot. S’il pouvait, il rétrécirait pour se cacher sous le canapé et disparaître pour toujours. Il baissa à nouveau les yeux pour gratter l’ongle de son index, pourtant déjà débarrassé de sa peinture.

- Je t’aime même trop pour que ce soit raisonnable. Mais je vois que c’est pas très utile, vu que ça ne rend personne heureux. Parce que tu as raison, je suis incapable de faire l’essentiel pour construire une relation amoureuse saine. Mais après tout je n’ai jamais dit le contraire. Je l’ai même dit dès le début au Helligdom, qu’il valait mieux que tu n’attendes rien de moi. Que tu t’épuiserais à force d’attendre et j’ai eu raison. Ça me rend horriblement triste, car j’aurais tellement, mais tellement voulu avoir tort. Mais c’était impossible parce que je ne fais que mentir et que je suis incapable de te faire totalement confiance.

Sa lèvre trembla après cette phrase. Cela avait été dur d’aller jusqu’à ce cheminement, mais encore plus dur de l’exprimer. Il enchaina à nouveau sans laisser une seconde à Nicholas pour répliquer.

- Je t’ai menti sur plusieurs choses. La première est que j’ai arrêté d’aller voir ailleurs il y a un certain temps, mais je pense que j’ai fini par prendre un certain plaisir cruel à tester ta patience. Est-ce que un jour tu viendrais enfin poser tes couilles sur la table et me dire en face «j’en ai marre, j’ai envie que tu ne sois qu’à moi» ? Est-ce que tu es finalement trop gentil et tu continuerais à subir bêtement comme avec Fredrick ? À quel point tu te montrais jaloux ? À quel point tu tenais à moi pour continuer à me supporter ? Et surtout, au final, n’était-ce pas plus simple ainsi ? Parce que j’ai toujours dis que j’allais bien, mais c’est faux...

Il se mordit la lèvre, et cachait désormais très mal la gêne progressive nichée dans son discours.

- Soyons honnête : je suis clairement dans la merde et je risque d’entrainer toute ma famille avec moi, lança-t-il sur un ton amer. Mais comme tu ne sais rien de la politique - et tant mieux - tu ne peux pas savoir à quel point. Surtout, à quel point tu peux te retrouver impliqué du jour au lendemain. J’en ai rien à foutre d’être pédé comme un phoque, j’ai dépassé ça depuis longtemps. Ce qui rend les choses problématiques, c’est que certains seront à l’affût du moindre élément pour me couler. Ça ferait bien tâche pour les traditionalistes de se retrouver avec un conseiller qui aime pomper des queues, et le Roi se fera un plaisir de gâter l’opinion publique. Déjà que je ne suis pas une femme... Je me suis alors demandé est-ce que cela vaut la peine ? Est-ce que cette relation aura la chance d’évoluer malgré ce monde de merde ? Est-ce qu’il y a une seule manière de ne pas aller droit dans le mur ? Puis je me rappelle que ton cousin s’appelle Raphaël Tveit et que n’importe quel idiot sans finesse penserait à se servir de toi pour faire d’une pierre deux coups. C’est évident quand on est les seuls débiles à avoir foncé à poil dans un incendie pour tenter de sauver tes fesses.

Il glissa son coude sur l’accoudoir, puis laissa tomber sa joue dedans. Ses sourcils se froncèrent sous cette pensée désagréable. Toutes les horribles possibilités qui l’avaient hanté jusque lors revenaient l’agresser. Nicholas enlevé. Nicholas mort. Nicholas torturé. Nicholas manipulé. Et il écartait tout ce qui pourrait arriver à ses frères et soeurs.

- Je pourrais faire mon noble coeur et dire que j’ai voulu te protéger... - sa voix trembla, tandis qu’il relevait la tête - Mais dans le fond je suis toujours aussi pitoyable. Je flippe à mort. J’ai peur de ce qui peut arriver, d’où on va aller. Être amis... C’est toujours plus facile que d’être amants. Surtout quand on ne sait pas gérer tout... tout ce truc. J’ai l’impression... de te connaître sans te connaître. Ce que tu aimes, ce que tu veux...  chaque fois j’essaie et j’y comprends rien.

Son regard fuyait légèrement vers la gauche et ma main quitta l’accoudoir pour jouer ses doigts. Pourquoi n’arrivait-ils pas à dialoguer ? Était-ce sa faute ? Celle de Nicholas ? Était-ce parce qu’ils se reposaient sur des aprioris de l’autre et que la réalité différait de leurs attentes ? Il n’en savait rien et y réfléchir lui donnait mal au crâne. Il redressa le menton pour regarder à nouveau son amant.

- Donc je suis venu demander... Si au vu de ces éléments tu... et si jamais par miracle tu ne me détestes pas.... Si tu veux bien qu’on mette tout à plat et qu’on essaie à nouveau... Dans tous les cas, je t’aime et je suis heureux que tu sois revenu dans ma vie...

Il se tut enfin. Il avait peur encore une fois. Très peur de la réaction de Nicholas et de sa réponse. Tout lui murmurait qu’il allait se faire jeter. En plus, tout s’emmêlait dans sa tête.
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Sam 9 Déc - 22:54


Meute Brune

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Est-ce qu’il savait à quel point il allait tenter Leif avec son gâteau au chocolat ? Oui, il connaissait l’amour du roux pour ce gout sucré, il avait d’ailleurs le même péché mignon ! Mais puisqu’il y avait un gâteau à disposition autant en profiter non ? Même s’il fallait l’avouer il l’aurait bien dévoré tout seul. Avant de servir le roux, il voulait néanmoins savoir ce qu’il avait à lui dire… peut-être que son plat lui finirait dans la tronche s’il disait quelque chose qui ne lui plaisait, ou pire : Nicholas mangerait le gâteau sans en proposer à Leif. Douce torture que ça serait pour l’autre loup. A ce petit « jeu » là, ils étaient aussi stupide l’un que l’autre, aussi faibles. Nicholas laissa passer quelques instants avant de reprendre la parole, lui demandant de but et en blanc d’aller droit au but. Ce n’était pas forcément la spécialité de son petit ami, enfin il n’en savait trop rien, l’autre agissait bien trop stupidement, bien trop bizarrement pour que cela soit rationnel dans l’esprit du brun. Leif était un mystère tout entier à lui tout seul à ses yeux, et il avait bien souvent bien du mal à le déchiffrer, et c’est bien pour cela qu’ils passaient leur temps à se disputer pour un oui ou pour un non… pour cela et aussi par ce que Leif était un petit con égoïste qui ne pensait qu’à sa poire plutôt à celles des autres et en plus était en plein déni de cela. Mais soit, il espérait que leur dispute de la dernière fois l’avait fait réfléchir et qu’il allait sortir quelques paroles décentes… à moins qu’il vienne là pour le larguer et qu’il ne sache pas trop comment faire. Au moins, dans ce cas, il avait déjà le gâteau pour combler sa peine. Le débute fut plus que laborieux, et Nicholas haussa un sourcil, ce n’était pas le peine de l’interrompre tandis qu’il bafouillait, cela l’embrouillerait encore plus et ce n’était pas franchement le moment aux yeux du brun. Il avait envie de dire un « oui » qui serait moins agressif, mais là encore il se retient et finalement l’autre arriva à se lancer dans une manière un peu plus décente que tout ce qu’il avait bien pu dire auparavant… mais ces paroles l’angoissaient, il avait l’impression qu’il allait se faire larguer, mais en même temps « dans d’autres circonstances »… ,’était pas de rigueur dans ce cas-là. Peut-être qu’il avait appris qu’il était père, même si vu la manière dont il était gay, ça serait étrange qu’il ait réussi à soulever son engin devant une nana… mais après tout… Nicholas secoua un peu la tête, il était totalement en train de divaguer et il fallait qu’il se reconcentre sur ce que disait l’autre garçon. Et. Je t’aime. Tveit bugua complétement. Leif aurait pu probablement lui sortir les pires atrocités après qu’il ne l’aurait pas entendu. Il l’aimait, il venait bien de dire qu’il aimait ? Ame sensible qu’il était, voilà tout ce qu’il attendait, voilà que le roux savait lui parler, toucher ses points faibles. Il devait se reconcentrer, absolument, il allait bien il y avoir un mais quelque part. Il y avait toujours un « mais » dans ce genre de relation, ou du moins venant de quelqu’un comme Leif. Et puis, il le connaissait bien, il se doutait qu’il ne pouvait pas se taire en disant juste cela, qu’il allait il y avoir quelque chose de négatif, quelque chose qui risquait de tuer, de casser tout le reste. C’était comme ça que ça marchait avec son petit ami.

Maintenant, il fallait vraiment qu’il reconnecte ses neurones entre eux, même si c’était difficile, il devait se retenir de lui sauter dessus de suite, ça serait inconvenant, surtout qu’il fallait attendre le « mais ». Il ferma les yeux quelques secondes avant de les rouvrir et de braquer de nouveau son regard vers Leif, cette fois, il arrivait à peu près à comprendre ce qui se disait, et il espérait qu’il n’avait pas raté un peu trop de son « discours ».

trop pour que ce soit raisonnable. Mais je vois que c’est pas très utile, vu que ça ne rend personne heureux. Parce que tu as raison, je suis incapable de faire l’essentiel pour construire une relation amoureuse saine. Mais après tout je n’ai jamais dit le contraire. Je l’ai même dit dès le début au Helligdom, qu’il valait mieux que tu n’attendes rien de moi. Que tu t’épuiserais à force d’attendre et j’ai eu raison. Ça me rend horriblement triste, car j’aurais tellement, mais tellement voulu avoir tort. Mais c’était impossible parce que je ne fais que mentir et que je suis incapable de te faire totalement confiance.


Ah, il y avait même plusieurs « mais » dans sa phrase. Bingo !!! Il était vraiment trop fort ce petit Tveit ! Malgré tout, il en voyait surtout beaucoup de positif là-dedans, il se remettait quand même en question le roux, il lui parlait de ce qu’il ressentait réellement ; même si apprendre qu’il ne lui faisait pas totalement confiance, le blessa un peu –beaucoup-. Il était quelqu’un de confiance ? Il ne mentait pas, il était fidèle, gentil, serviable, il pensait aux autres avant lui… Pourquoi est-ce que le roux ne lui faisait pas confiance ? A cause de Dante, comme les autres ? A cause d’autre chose qu’il ne parvenait pas encore à expliquer ? Mais ce que Leif ne comprendrait, c’est que malgré il l’attendrait. Ce qu’il ne comprenait pas, c’est qu’en disant ces quelques mots magiques, Nicholas allait encore plus s’accrocher. C’était à se demander s’il ne l’avait pas fait exprès… Tveit n’eut néanmoins pas le temps de dire quoi que ce soit, que déjà l’autre enchaina, en lui apprenant qu’il n’allait plus voir ailleurs… que l’autre l’avait juste « testé » et que cela n’avait pas marché. La bonne blague, et après il lui avait tapé un scandale à la fête foraine, par ce que lui avait juste osé faire croire que la pêche aux canards lui plaisait ? C’était une plaisanterie, là, non ? Non, probablement que Leif trouverait encore de multiples excuses pour dire que ce n’était pas du tout pareil. C’était sans compter qu’il avait parlé de Fredrick. Est-ce qu’il avait réellement subi avec Fredrick, oui… non. Il n’en savait plus rien, bien sûr que cela le blessait, mais il avait fait le choix de rester auprès de l’alpha par ce qu’il l’aimait trop. C’était tout, un simple choix. Il préférait que Jegger soit heureux comme ça, qu’il s’ennuie seulement avec lui, de toute manière ça avait été lui « l’Officiel » à ce moment-là. La suite lui semblait encore plus… disons étrange et il n’était pas certain de tout comprendre, le être dans la merde, c’était plutôt habituel chez lui ; mais vu qu’il parlait de la politique, il se douta que c’était vis-à-vis du conseil. C’était le plus logique, par ce que même lui qui n’y connaissait rien en politique, savait que c’était louche que Leif ait pris la place de sa sœur, mais le pourquoi du comment ne l’intéressait pas franchement. Ce n’était pas ses histoires. Il avait déjà beaucoup trop à gérer avec ses propres affaires. Et encore une fois il remit son homosexualité sur le tapis, comme si c’était une tare pour les autres, certes, dans certaines meutes, ça l’était, mais après tout… il n’était pas alpha, il ne le serait jamais, alors bon, niveau descendance on s’en foutait un peu. Encore une fois il se trouvait des « excuses » pour expliquer son comportement, Solskinn avait parfois bon dos. Est-ce que le roi dirait quelque chose ? Peut-être que oui, peut-être qu’un jour il y aurait un foutu décret sur cela, peut-être pas… et puis après Solskinn, ce fut Raph qui fut mi sur le tapis, son cousin aussi avait le dos large, la belle affaire ! Il ne voyait pas en quoi on pouvait l’utiliser… A part l’autre grognasse de traqueur, on lui avait plutôt foutu la paix chez les argentés depuis… depuis un moment. Il avait l’impression qu’il y avait quelque chose qu’il ne saisissait pas, ou alors peut-être que Leif était juste un peu paranoïaque. Et oui, il avait raison, l’autre il était un peu pitoyable et semblait vouloir lui dire qu’il préférait qu’ils soient amis que plus… et qu’en plus il ne le comprenait pas. EN MEME TEMPS S IL ARRETAIT DE PENSR QU A SA GUEULE. Nicholas, inspira, tenta de garder son calme, ferma son aura, ce n’était pas le moment de parler, il voulait tout d’abord le laisser finir. Mais là ça commençait à faire franchement beaucoup de points à revoir, à parler, beaucoup de mais. Beaucoup trop de « mais » à son humble goût. Et la suite fut encore plus étrange. Gneuh ? C’est le mot qui lui vint le plus à l’esprit à cet instant précis. Qu’est-ce qu’il venait de lui baragouiner ? Essayer de nouveau ? Mais… mais il ne venait pas juste avant de parler de rester amis, que c’était plus simple vu qu’il ne le comprenait pas ?! C’était quoi la foutue logique dans son discours ? Nicholas se sentait totalement embrouillé. Il avait l’impression d’être totalement noyé, et il n’arrivait pas à définir si Leif l’avait fait exprès pour noyer le poisson ou s’il avait juste été maladroit, mais en même temps commencer et finir par une positive, avec au milieu plein de « mais », de «vacheries », c’était quand même étrange. Très étrange. Et dire que maintenant c’était le silence et qu’il allait devoir y répondre. Il était dans la merde. Il avait envie de plonger la main dans le gâteau au chocolat, d’en sortir une poignée pour se l’enfourner dans la gueule mais ça ne servait pas trop convenable. Il se contenta alors de regarder longuement le gâteau (enfin pendant une bonne minute) tout en gardant le silence, et finalement, il se tourna de nouveau vers le roux. Il fallait qu’il lui réponde, absolument. Il fallait qu’il dise quelque chose, qu’il essaye de répondre à tout, même s’il se doutait qu’il allait oublier quelques points. Tant pis, ils pourraient probablement y revenir plus tard dessus, non ? Il se racla la gorge et prit –reprit ?- finalement la parole :

Tout le monde a le droit à une nouvelle chance, Leif. Je ne te déteste, néanmoins, il y a certains détails qui m’interpellent quand même grandement.

Depuis dans est-ce qu’il faisait des phrases de ce genre ? Alors qu’au final, il aurait pu se contenter d’un simple, ouais vas-y on met tout à plat… Il ne devait pas penser aux « je t’aime », ni à ces choses positives, cela ne ferait pas avancer grandement la conversation, ils devaient donc surtout parler de tout le reste, tout en essayant pour une fois de rester aussi calme l’un que l’autre…

Déjà, je ne comprends pas… un instant tu me fais comprendre que c’est plus facile d’être amis ; qu’en plus tu ne me comprends pas alors que je te l’ai dit plusieurs fois, il suffit juste de savoir faire des compromis joyeusement et sans tirer la gueule par ce que tu n’as pas envie de faire ça. Bref et l’instant d’après, tu veux que je te pardonne et que l’on retente. Qu’est-ce que je suis supposé comprendre ? Est-ce que tu es réellement prêt, ou c’est juste l’idée d’être avec moi qui te plait ? Oui, il vivait bien d’utiliser plus ou moins un argument que l’autre lui avait déjà sorti. Il secoua un peu la tête tout en se passant une main dans les cheveux avant de reprendre la parole. Après je n’y connais peut-être rien en politique, mais il ne faut pas être un cador là-dedans pour savoir que ce n’est « normal » que tu sois au conseil, mais ça, ça ne me regarde pas, j’en ai rien à cirer pour tout avouer. Nouveau temps de silence. Et je ne vois pas trop ce que Solskinn ou Raphaël viennent faire là-dedans, Raph veut juste que je sois heureux et le Roi… bah il en a juste rien à ciérer de moi, et toi, tu n’es pas Alpha, donc bon, du moment qu’on ne s’affiche pas trop, je suppose que cela ne créera pas de souci participer, et, par ailleurs, pourquoi se servir de moi ? C’est quoi cette histoire de faire une pierre deux coups ? Tu penses pas qu’ils ont autre chose à foutre, ou d’autres moyens que de se servir de moi ? Je pense que tu es soit juste parano, soit que c’est une fausse excuse. Et étrangement dans ton esprit, ça doit être un peu des deux mêlés. Si on avait voulu te doute dans la merde, ou foutre mon cousin dans la merde, que ce soit le Roi ou quelqu’un d’autre, je pense que ça serait déjà depuis longtemps, avec ou sans moi. Il y a des tas de moyens. Pour toi : ta famille, tes neveux par exemple, pour ne citer que cela. Il se tut de nouveau quelques instants avant de reprendre Du coup, j’avoue que je n’ai pas compris totalement cette partie, ce que ton truc politique, vient faire avec moi… même si au final, c’était assez logique, mais Nick ne voulait pas l’entendre de cette oreille. Il inspira un bon coup, avant d’entamer une partie qui… disons, l’agaçait un peu –beaucoup-. Donc, que je résume, ce que tu as également dis : tu m’as menti… clairement menti … pendant des semaines, des mois sur un sujet sérieux, la fidélité, pour savoir comment j’allais réagir et après Monsieur, tu me fais tout un foin, par ce que je voulais voir comment tu allais réagir en te faisant croire qu’une pêche aux canards ça serait sympa ? Mais dans quel monde tu vis ?! Est-ce que tu es réellement sérieux ?! Est-ce que tu te rends compte que c’est totalement stupide, disproportionné, que tu m’as fais dix mille fois pire ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ?! Et pour ta gouverne, j’ai choisi de rester avec Fredrick, tout comme j’ai choisi de rester avec toi en pesant les pours et les contres, et en me disant que c’était au final, blessant, mais surmontable. Est-ce que ça me blesse ? Oui. Est-ce que ça me rend jaloux ? Oui. Mais si t’as envie de te vider avec je ne sais pas qui, pour ne je ne sais quelle raison, qu’est-ce que ça peut foutre ? C’est un coup d’un soir, qu’est-ce que c’est comparé à des sentiments ? Rien. Est-ce que tu comprends cela, ou pas du tout ? C’est peut-être de la gentillesse, de la bêtise à tes yeux, mais je crois que c’est surtout une façon de penser, une ouverture d’esprit que tu n’as pas, tout simplement, par ce que tu penses surtout à toi. A toi et encore à toi. Je suppose que je n’ai pas besoin de te citer encore quelques exemples, je l’ai déjà parfaitement démontré la dernière fois.

Pour l’instant il avait presque tout débité, plus ou moins calmement sans trop bouger de sa position, se passant une fois de temps en temps une main dans les cheveux, dans la nuque, ou sur son menton. Une nouvelle fois, il s’était tût un court moment, il restait donc un seul point à aborder, et, probablement le plus … disons, sensible.

Donc on s’aime, c’est génial. Mais tu ne me fais pas confiance ? Qu’est-ce que je t’ai fait pour mériter ce jugement ? Est-ce que je ne suis pas digne de confiance, selon toi ? Qu’est-ce que tu veux que l’on construire si tu n’as pas confiance en moi ? Est-ce que tu as d’autres aveux, comme ça, à me faire, entre deux « je t’aime, mais… », parce que c’est ce que tu viens de me faire, de me dire que tu tenais à moi deux fois, tout en me donnant trouze mille contre exemples ? Comment est-ce que je dois le prendre, et surtout qu’est-ce que je dois comprendre, Leif. Ma question, revient à celle du départ, qu’est-ce que tu veux vraiment ? Par ce que ça n’a pas l’air totalement clair dans ta tête !

Et enfin il se tut. Enfin il avait fini son grand discours, il espérait n’avoir oublié aucun point important, même s’il se doutait que ça serait sûrement le cas, il y avait eu trop de points soulevés d’un coup pour qu’il puisse bien se souvenir de tout. Mais est-ce que Leif comprendrait ce qu’il venait de dire, ou est-ce qu’il abandonnerait ? Est-ce qu’il essayerait de se battre pour lui ? Est-ce qu’il essayerait de changer pour lui ; un peu, un tant soit peu, juste assez pour que leur relation soit viable. Pour l’instant il en doutait. Il avait déjà fait un pas en avant, en se remettant un en question, mais, son discours montrait bien qu’il y avait encore beaucoup de choses à mettre à plat, des choses qui semblaient totalement folles ou stupides à ses yeux. Mais pour savoir ce qui allait se passer, il fallait quand même que le roux réponde, et cette fois-ci sans se défiler, il qu’il continue à être franc, qu’il ne prenne pas peur… et là c’était encore loin d’être gagné. Au final, c’était peut-être un test de genre nouveau, cela prouverait la motivation du roux à mettre réellement tout à plat… ou faire ce qu’il faisait de mieux, être dans le déni, fuir et compagnie. Nicholas soupira doucement en pensant à cela, il regarda de nouveau le gâteau qui était toujours plus que tentant, mais il se voyait mal se couper un bout et le manger maintenant, il pourrait toujours servir comme une arme redoutable, ou alors tout son contraire. Qui sait ce qui allait réellement se passer. Finalement, il regarda de nouveau Leif dans les yeux pendant quelques instants, avant de les baisser légèrement, préférant se concentrer sur les dires, plutôt que sur autre chose.


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Dim 10 Déc - 18:16


Meute Rousse

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Sa déclaration n’avait jamais été vu comme un évènement heureux. Pas le genre de moment où on finissait par se jeter dessus en hurlant hurlant et en se faisant des promesses intenables en se roulant des pelles. Je t’aime mais... Terrible chose à dire à celui qu’on aime, n’est-ce pas ? Je t’aime mais... je suis un individu trop médiocre pour arriver à te rendre heureux. Je t’aime mais... je suis trop lâche pour l’assumer. Je t’aime mais... j’ai tellement peur de te perdre qu’il vaut mieux maintenant qu’après. Je t’aime mais... je n’arrive même pas à te comprendre. Et après tout ça, il ne le détestait pas ?
Les paroles de Nicholas était blessantes, terriblement blessantes mais il s’était préparé à bien pire d’une certaine manière. Il préférait même ça à qu’il se jette passionnément dans ses bras en ayant occulté tout le reste. Au moins il n’avait pas l’impression de venir pour rien. Mais déjà qu’il était un peu perdu, tout cela ne l’arrangeais pas. La gorge serrée, il n’osa pas le coupa une seule fois. Même pour lui dire qu’il se trompait, que ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire. Non, il ne voulait pas «être ami» avec lui. Sinon, il l’aurait largué, purement et simplement, en lui disant que c’était pas possible. Non... Il avait été sûrement maladroit, comme d’habitude. Comme l’histoire des canards, il pouvait aimer ce qu’il voulait, dans le fond c’était pas grave même si c’était des goûts un peu... étranges. Son amour lui pardonnait tout à fait sa fantaisie et sa naïveté. Ne l’aimait-il pas pour cela d’ailleurs ? Donc ce n’était pas cela qu’il voulait. Qu’est-ce que tu veux vraiment ? La réponse lui parut étrangement simple. Il baissa le regard, jouant encore avec ses doigts posés sur le bas de son ventre, puis essaya de prendre la parole. Seulement le tremblement d’une lèvre lui répondit. Si ça se trouve, il se faisait des films. Il adorait se mentir à lui-même, et c’était tellement convenable comme réponse. N’était-ce pas ce que Nicholas attendait de lui ? De dégouliner ainsi de bons sentiments ? Mais d’autre ne lui venait en tête. C’était comme si il était revenu huit en arrière, où il aurait répondu sans même une hésitation. Et exactement la même chose.

- Je...

Il se coupa, puis releva le regard.

- Je veux juste rester à tes côtés. Que tu m’aimes ou que tu ne m’aimes pas il n’y a pas d’importance. Je veux que tu sois heureux, même si ce n’est pas avec moi. Mais si je peux avoir plus je veux... je veux être à toi, et que... tu sois à moi.

Aussi manger du gâteau au chocolat et lui faire violemment l’amour sur la table du salon mais cela ne se disait pas à ce genre de moment. Il se tut, presque coupable d’avoir révélé ces sentiments qu’il cachait au fond de lui depuis si longtemps, comme si il avait retrouvé la poussière qu’il avait essayé de cacher sous le tapis. Il se pris le visage entre les tempes, comme pour se reposer après son court acte de courage.

- C’est juste que l’amour ça me parait tellement compliqué... C’est plus facile d’être amis que d’être amants, car ça demande moins de penser à l’avenir... Des amants c’est plein de promesses qu’ils ne tiennent pas. Comme ma mère avec mon père. Comme Heinrick avec ma soeur. Comme tellement de gens. C’est dur à gérer ce genre de relation, c’est pourquoi j’ai toujours pensé que j’étais mieux seul... Sauf que... Si je n’essaie pas... Je n’aurais rien du tout... Même si j’ai peur, très peur de ce qui peut nous arriver. Je suis sûrement parano, t’as peut-être raison... Notre Roi n’est pas un enfant de coeur. Il usera du moindre détail qui peut atomiser un ennemi politique. Détrompes-toi, ma famille est déjà touchée. Elle n’est pas morte, mais ma soeur est dans une position délicate depuis la décision de Solskinn, et encore plus depuis qu’Edwina... est partie. Les Svanhildesen ne peuvent plus nous protéger désormais. Il ne reste plus qu’Elias, mais...

Il s’interrompit. Sa mère lui avait toujours dit que le mariage était une alliance entre deux familles, mais qu’il valait mieux compter sur son propre sang que sur un amant. Un amant se remplace, pas un frère ou une soeur. C’était autour de ce principe que sa fratrie s’était unie, pour être presqu’un seul être immuable. Les amants... plein de promesses qu’ils ne tiennent jamais.

- Je pense qu’Elias a une position encore trop fragile pour se permettre de jouer des coups risqués... Enfin... - Il se massa légèrement les tempes avant de relever le menton, et de lâcher ses bras sur ses cuisses -  La politique c’est peut-être un peu compliqué pour toi... Et je pense que c’est pourquoi tu ne peux pas le voir de la même façon que moi... Mais dans le fond ce n’est pas notre problème... Pas tout de suite du moins.

Oui, pas tout de suite. S’il voulait l’épouser, oui, cela deviendrait forcément problématique, mais il n’osait pas en parler histoire que son brun préféré ne se fasse pas un film. Il regarda Nicholas, puis ses mains qui avaient encore quelques traces de peinture, puis revint vers Nicholas. À ce moment-là, le gâteau n’existait plus malgré la douce odeur qu’il dégageait.

- Je suis... vraiment désolé pour la fête foraine. J’aurais vraiment voulu qu’on passe une bonne après-midi... Que tu aimes la pêche au canard n’est pas le problème, c’est juste que... j’ai l’impression de te connaître sans te connaître. J’ai peur que tu me dises «oui  ça me plait» juste pour me faire plaisir parce c’est ta nature et que ça t’évites de te prendre la tête. Alors... ça n’arrange rien. J’ai réagis comme un con, je sais, ça n’en valait pas la peine. Je pense que j’ai été déçu qu’on ne fasse pas la grande roue... Je voulais la faire avec toi avec le coucher du soleil parce qu’on voit le Fjörd arrivé en haut... Garder la surprise quoi...

C’était là qu’il aurait voulu lui faire sa déclaration. C’était là qu’il aurait voulu que Nicholas lui saute passionnément dessus. Il rougit légèrement. Trop romantique pour lui... Il était plutôt du genre à jeter des cailloux sur les amoureux.

- Je dois apprendre à te connaître pour te faire confiance. Parce que pour le moment j’ai juste l’impression que tu dis m’aimer, mais qu’en vrai tu es incapable de citer une seule de mes qualités sans hésiter. Après je suis une personne sûrement trop médiocre pour en avoir... Je ne suis pas une bonne personne. Je suis pourri jusqu’à la moelle, y’a rien à sauver. Toute ma vie j’ai été un type nul, ça n’a jamais changé ça... Je fais un bien meilleur loup.

Ses yeux se brouillèrent tandis qu’il se mordit la lèvre inférieure, son arcade sourcilière creusée par les rides de l’anxiété qui le dévorait. Fragile, bien trop fragile pour ce monde. Il se mordit l’intérieur de la joue. Il s’était promis de ne pas s’effondrer pitoyablement en larmes comme à la fête foraine.

- Je pense aussi... que c’est parce que tu m’as déjà brisé le coeur avant... Que tu ne m’avais jamais remarqué et que tu te barrais avec d’autres... J’ai fini par partir parce que j’en souffrais trop et que je voyais très bien que je ne t’intéressais pas... Maintenant je suis pire qu’avant alors pourquoi je t’intéresse subitement ?

C’est venu presque seul. Il détourna le regard. Il se sentait honteux, parce qu’il savait à quel point cela allait le blesser. Ils en avaient déjà parlé au Helligdom, et il était assez intelligent pour lier les détails entre eux.[/i]
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Ven 15 Déc - 19:13


Meute Brune

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Est-ce que les choses allaient s’améliorer un jour ? Est-ce qu’ils allaient enfin se comprendre ou bien est-ce qu’ils continueraient encore et toujours d’être deux planètes totalement différentes ? Pour l’instant pour Nicholas cette histoire était quand même mal partie, même s’il y avait un point très positif et qui le rendait : Leif l’aimait. Le reste n’avait que peu d’importance, mais il fallait quand même qu’ils mettent les choses à plats, sinon, tout amour qu’il y avait ils continueraient encore et toujours de se disputer pour un oui ou pour un non. Pour une fois Tveit ne fut probablement pas assez diplomate, mais il préférait que les choses soient claires. Et surtout, il voulait savoir ce que l’autre garçon voulait réellement histoire de savoir à quoi s’attendre. Cela devenait de plus en plus difficile pour lui d’être dans l’incertitude, de se poser encore et toujours des questions sur ce que son petit ami voulait ou pas, sur ses sentiments. Un des points était déjà éclaircir, il ne restait donc plus que l’autre !  Etre à ses côtés. Ok. Il le vivait bien. Très bien. Trop bien. C’était exactement le genre de choses qu’il voulait entendre et c’est bien pour cela qu’il essaya de se concentrer sur les autres paroles, histoire de ne pas être trop joyeux avant l’heure. Leif savait comment lui parler,  ce n’était pas très compliqué de le comprendre, pauvre petit brun qu’il était . Mais comment est-ce qu’il allait faire pour ne pas fondre devant une telle déclaration ? Plus c’était mignon, niais, sentimental, plus il adorait… mais bien sûr l’autre garçon ne s’arrêta pas là, ça  aurait été probablement beaucoup trop simple, n’est-ce pas ? V’la que maintenant l’amour c’était compliqué et compagnie. En même temps, il n’avait jamais dit le contraire, il était bien placé pour le savoir et c’était bien pour cela qu’il fallait faire des CONCESSIONS. Il haussa ensuite un sourcil, il ne savait pas comment il devait réellement prendre la suite… même si au final Leif se remettait plus en question qu’autre chose –un autre bon point pour sa tronche de rouquin ! -, avant qu’il recommence à parler politique ! Le brun s’empêcha tout juste de souffler, ce n’était pas vraiment le genre qu’il avait entendre. Blabla alliance entre familles. Blabla Solskinn méchant homophobe. Blablabla. Il le savait  bien ça… mais en même temps il s’en fichait un peu. Il ne faisait rien de mal, pour l’instant il n’outrepassait aucune règle. Il aimait juste un autre homme, tant pis si cela ne plaisait pas à tout le monde. Et ce n’était pas  que la politique était trop compliquée pour lui –c’était croire qu’il le prenait pour un abruti-, c’est juste que Nicholas ne s’y intéressait pas le moins du monde et donc ne faisait pas le moindre effort !  

Visiblement le terme de compromis n’était pas encore bien entré dans la tête de l’autre, alors certes Nick en faisait trop facilement, certes, le brun aimait faire plaisir… mais si l’autre savait également y mettre du sien, peut-être que trouver des activités communes serait un peu plus simple, ça serait chacun son tour de se faire plaisir. Pourquoi est-ce que cela semblait si compliqué à comprendre pour le loup roux ? Tveit ne voyait plus trop comment l’exprimer… il n’y avait pas vraiment d’autres manière de le dire, alors peut-être qu’il valait mieux avoir comment les choses évoluaient avec le temps. On ne pouvait pas faire trop de progrès d’un coup, déjà, Leif l’avait étonné dans certaines de ses paroles. Et la suite… la suite était, juste… étrange. Est-ce qu’il savait citer certaines de ses qualités ? C’est vrai qu’en y réfléchissant ce n’était pas simple, il en avait, c’était certain mais cachées sous des tas de défauts ; alors c’était difficile à citer… mais après tout si c’était comme ça qu’il aimait les gens ? Pour ne pas lui faire confiance ? Lui était trop gentil, il n’allait pas se mettre avec quelqu’un qui avait le même caractère que lui, ça serait bien trop chiant et il en avait totalement conscience ! Et il eut la dernière phrase il le regarda avec de grands yeux, sans réellement comprendre de quoi parlait Leif ? Quand est-ce que ça c’était passé ? Pourquoi est-ce qu’il n’avait rien dit ? Est-ce que c’était pour ça qu’il s’était subitement éloigné ?  Il n’avait jamais voulu lui faire du mal, mais en même temps il n’était pas devin, et à cette époque, Leif savait pertinemment à quoi point il n’avait pas envie de se caser…. Alors pourquoi avoir attendu quelque chose de lui ? C’était… juste étrange. Et il s’était tût, maintenant, ça allait  être à lui de répliquer quelque chose… Hourmf.  Il ne savait toujours pas par où commencer, il y avait bien trop de choses à dire, mais faire simple, plus cour cette fois semblait de mise.

Par ce que les gens évoluent, Leif. Il y a quelques années… je n’avais pas envie de me caser,  contrairement à aujourd’hui. Tout simplement… Et que tu ne m’en as pas parlé, je ne pouvais pas deviner… Je… je suis désolé de t’avoir blessé. ça c’était assez facile, la suite promettait d’être quand même un peu plus compliquée à gérer Tu n’es pas nul, si pourri, Leif, tu es juste toi, et c’est comme ça que je t’aime. Tu es comme tout le monde, tu as des qualités et des défauts ; tu es protecteur envers ta famille, tu vois, ça c’est une qualité. c’était la seule chose qu’il avait réussi à trouver, par ce qu’il n’était pas tout le temps fidèle, c’était un voleur, égoïste etc etc…  et s’il voyait le bon côté des gens, il ne savait pas forcément citer une qualité. Remarque, moi mes soi-disant qualités, sont tellement poussées que ça en fait des défauts, c’est comme ça. Pour la question de la fête foraine, il ne savait plus trop comment prendre la chose, comment le dire sans dire encore et toujours le même mot… Je ne t’ai pas dit que oui, ça me plaisait, mais que oui, je voulais bien le faire, ce qui ne veut absolument pas dire la même chose. il avait préféré se contenter de cela, par ce qu’au final, cela n’avait plus aucune espèce d’importance. Il valait mieux y allait ptit à petit non ? Ne pas vouloir en faire trop d’un coup … Oui, mais la politique n’a rien à faire dans notre vie privée, pour l’instant on enfreint aucune loi, Leif. Et par ailleurs,  peut-être qu’un jour le roi punira les relations homosexuelles… mais quoi qu’il fasse il ne pourra jamais empêcher deux personnes du même sexe de s’aimer… aussi puissant est-il. Il peut interdire le mariage, c’est pas grave on peut faire avec… mais peut-il réellement interdire à deux loups, qui n’ont … disons pas de poids dans la meute, sans vouloir t’offenser, d’être ensemble ? Est-ce que ça ne serait pas une limite de trop à franchir ? Pour l’instant, il n’a pas fait d’erreur politique, qu’on le veuille ou non, il nous protège des chasseurs. Depuis le retour des alphas, qu’à-t-il fait de mal… et je parle en général, en terme de règles. Ne plus approcher des humains ? Mesure de protection, certes stupide, mais voilà. Le truc des traqueurs,  idem. Il se tut quelques instants avant de reprendre Alors peut-être fait-il ça pour qu’on aie confiance en lui avant de nous la mettre profond, peut-être qu’il fera juste des règles réellement nécessaires et qui ne seront pas dramatiques sur notre mode de vie. Enfin la politique, c’est chiant.

Il jugeait par ailleurs, qu’ils avaient à présent largement assez parlé. Il voulait rester à ses côtés, c’était réciproque, alors ils pouvaient entamer le gâteau de la paix. Il coupa donc un quart du gâteau pour le roux, lui tendit l’assiette, avant de se mettre la même part dans la sienne et il vint s’asseoir à côté de lui.

Et maintenant ?
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Mar 16 Jan - 20:15


Meute Rousse

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Il se sentait troublé encore une fois par ces fichues émotions qui ne cessait le tirailler dans tous les sens. Il avait parfois l’impression d’être un bout de tissu élastique que de disputait des enfants, tyrans logé au fond de son être, changeants et incapables de se mettre d’accord. Non, il ne verserait pas une larme. Il se l’était promis. Il était déjà difficile pour lui de se montrer si vulnérable, ce serait presque une trahison envers lui-même de s’ouvrir encore plus. Il ne voulait pas être faible, il n’acceptait pas cette extrême sensibilité le déchirant entre la raison et l’instinct. Il essayait d’encaisser chaque phrase, serrant parfois les dents, se mordant la joue ou même la peau de son pouce. Il interrompit Nicholas quand il revint sur les évènements passés.

- Je n’ai rien dis pour ça... Je savais très bien que je n’avais aucune chance... Mais quand on est amoureux, on a toujours un espoir vain qui reste... C’est pourquoi... je suis parti. Je suis trop idiot pour savoir quand abandonner.

Il avait toujours eu une intime conviction que son béguin ne partirait jamais vraiment. Déjà, plus il vieillissait, plus il le trouvait beau. Comme un bon vin qui mûrit. Était-il tombé amoureux deux fois ? Avait-il simplement fait une fixette sur ce mec ? Était-il vraiment amoureux, où il s’agissait d’une étrange obsession où il confondait amour et désir de possession ? Il avait perdu trop de temps à essayer de répondre. Il n‘osait pas confier tout à Nicholas. Il n’avait pas vraiment trop l’air de savoir comment gérer en même temps cette explosion de révélation et de sentiments. Il eut une sorte de hoquet étrange entre le rire et les larmes quand le brun dit qu’être protecteur était une de ses qualités. Il n’avait pas tort, certes. Si cela était vraiment qualité qui apportait des résultats positifs. Non, il n’y avait rien à garder chez lui. Il était tellement pourri qu’il méritait sûrement qu’on le balance dans le compost le plus proche.

- Sûrement... Commenta-t-il peu convaincu quand Nicholas parlait de ses «qualités-défauts». La différence, c’est que Nicholas était mignon comme un ours en peluche, et qu’il était tout aussi doux et adorable. On pardonnait mieux qu’à un grincheux sarcastique ne sachant pas quoi faire avec le fardeau de l’existence.

- J’avoue que tu es parfois un tout petit peu chiant, mais je ne vois pas ça comme des défauts... Il faut beaucoup de force pour être gentil et patient avec les autres. De foi, aussi.

il n’avait rien de tout ça. Parce qu’il avait toujours l’ultime conviction qu’il le regretterait. Etrangement, les mots moururent entre ses lèvres quand il voulut lui dire qu’il l’admirait beaucoup pour cela. Il était bien plus fort que lui-même ne le soupçonnait.

- Tu ne devrais pas faire quelque chose que tu ne veux pas... Marmonna-t-il, mais il n’eut pas le temps de continuer sur cette voix car il embraya sur la politique. Il avait tort. La politique pouvait avoir une influence sur leur vie privée, c’était un nid de vipère qui cherchait à tout prix à arracher la tête des autres. Il espérait que ses angoisses ne se matérialiseraient jamais et que le fait qu’il soit conseiller n’atteigne pas les personnes proches de lui. mais sous la dictature, c’était impossible. Il en avait la conviction. Le Roi montrait patte blanche, mais il n’oeuvrait pas pour le bien de tous les loups. Uniquement pour ceux qui correspondait à son idéal du loup-garou. Il trouvait ça horrible de ne pas avoir le choix, le choix de pouvoir épouser un homme même si ce n’était que par la loi humaine. C’était auparavant la seule consolation des couples de loups homosexuels, faute de pouvoir se marquer et de demander un mariage sous la lune. Il était loin, le temps où on respectait l’amour sous toutes ses formes. Maintenant Fenrir ne bénit plus l’amour selon ses enfants, il bénit ceux qui peuvent renouveler leur population. Hypocrites.

- C’est si injuste... J’aimerais avoir le droit de t’épouser si je le veux. Mais je le savais depuis le début, aimer un homme est renoncer à d’autres choses. J’ai toujours voulu pouvoir annoncer à ma famille que je me mariais, que je serais heureux en construisant à mon tour une famille... Mais je savais que c’était compliqué. Il faudrait que j’épouse une femme, sauf que je pense... que je serais bien mieux avec toi.

Il était dur pour lui de renoncer à sa paternité. Il avait toujours voulu être un père, songeant que si jamais un mariage avec une femme ne le rendrait jamais heureux, ses enfants compenseraient. Mais il ne voulait pas le dire comme ça à Nicholas. Il ne l’empêchait pas d’avoir des enfants, c’était ceux qui avec leur traditions débiles qui voulaient que les enfants ne viennent que de l’utérus d’une femme qu’on a épousé. Nicholas lui coupa une part - délicieuse -  de gâteau, et vient s’installer à côté de lui?

- Et maintenant ?

Il se laissa tomber légèrement dans ses bras. L’odeur du brun lui ravit les narines. Si douce, si rassurante. Il essaya de calmer son cerveau du bas qui trouvait qu’il ne l’avait pas assez vu ces derniers temps. Il ferma les yeux. une partie de lui était fatiguée.

- Je ne sais pas... Reste avec moi... Et on verra.
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Sam 20 Jan - 21:13


Meute Brune

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Il avait du mal à suivre Leif, ce qu’il disait, il trouvait que le roux était parfois un peu contradictoire dans ce qu’il disait ! Mais en même Nicholas était perdu lui-même dans ses propres sentiments, ou plutôt non, il savait ce qu’il ressentait très clairement, mais il savait également qu’il devait se montrer ferme, lui montrer que le roux avait cette fois largement dépassé les limites. Entre ce qu’il voulait dire, ce qu’il disait et comment, il agissait, il avait quand même une nette marge. C’était un problème, c’était un fait, Tveit n’était franchement pas rancunier, pardonnait trop facilement. Il essayait de tenir bon, de se montrer ferme, de ne pas trop se laisser à voir, mais compliqué. Et plus la discussion avançait plus il était perplexe, perturbé par ses aveux, plus il perdait ses mots, et était même un peu gêné, même s’il ne tenait pas à l’avouer. Il y avait aussi de l’incompréhension là-dessous, mais de toute manière maintenant il était trop tard pour revenir en arrière. Il ne savait pas quoi répliquer de toute manière à cet aveu de Leif, alors il préféra ne trop rien répondre. A quoi bon ? Il n’allait pas lui répéter qu’il aurait quand même dû lui en parler, retourner le couteau dans la plaie n’aiderait franchement à rien ! Nicholas préféra donc laisser passer ça et passer à « autre chose », arrivant enfin à lui que par exemple une de ses qualités c’était d’être protecteur. Il continua en essayant de montrer qu’un individu devait avoir des qualités et des défauts et que parfois des qualités « trop » prononcées pouvaient en fait s’avérer être un défaut. Seulement Leif ne semblait pas vraiment le croire, alors bon… Le brun haussa un sourcil lorsque l’autre lui dit qu’il ne devrait pas faire quelque chose qu’il ne voulait pas.

- Ca me fait plaisir, de faire plaisir aux autres…

Et comme d’habitude, Nick embraya rapidement sur autre chose, passant un peu du coq à l’âne ! Il essaya de faire comprendre son point de vue au niveau politique, tout ce qu’avait fait Solskinn, n’était au final pas si mauvais que cela… Quant au mariage, ils pouvaient très bien s’en passer, c’était dommage, c’était triste, mais s’ils pouvaient vivre en couple c’était déjà bien de son point de vue ! Il fronça un peu les sourcils en attendant ce qu’il disait c’était tellement meeuuggnnoooonnnnnn qu’il en fondrait presque. Il devait se ressaisir ! Ne pas craquer, ne surtout pas craquer. Foutus sentiments ! Foutu crédulité ! Alors au lieu de répondre tout de suite et en attendant de trouver des plus adéquats qu’un petit chouinement heureux, il préféra lui couper une part de gâteau lui demandait ce qu’ils allaient faire maintenant… Maintenant que les choses étaient peut-être un peu plus claires –pour combien de temps ?- Ils se retrouvèrent alors proches –très proches l’un de l’autre et Nicholas tenta de ne pas craquer. Il devait tenir, lui montrer qu’on ne le menait pas tout le temps par le bout du nez. Et pourtant il avait envie de lui crier, de lui hurler qu’il l’aimait.

- On verra ? Oui… C’est sûr, mais tu n’as plus peur de Solskinn, du futur, de ce qui peut arriver ? Des autres ? Comment se comporter à l’extérieur ? Il fronça un peu les sourcils, c’était quand même une question importante. Il glissa ensuite ses doigts dans ceux du roux –ceux qui ne tenaient pas le gâteau, forcément- et l’embrassa tendrement, mais de façon assez courte. Un jour, peut-être qu’on se mariera, il suffit d’être patient, de ne pas faire de vague… et on peut construire une famille à deux. A tous les deux. Peut-être que l’on trouvera une manière pour avoir des gosses, mais on sait tous les deux, que ça sera très mal vu, que ça ne sera probablement accepté… Il haussa les épaules. Peut-être que là aussi les mentalités changeront même si j’en doute… ou alors je peux être le père… disons, légalement parlant. Il y a des tas de possibilités, mais on n’en est pas là, Leif. Pour l’instant, nous deux, ça peut suffire, tu ne crois pas ?

Il faudrait déjà qu’ils arrivent à ne plus s’engueuler toutes les dix minutes pour tout et rien avant d’envisager d’autres choses plus sérieuses !
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Sam 3 Fév - 18:01


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 618 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

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Il n’avait plus envie de réfléchir, il avait envie de sa présence, d’enfin d’arrêter de se poser cent questions à la minute, commençant toutes par «et si... ?». Mais ils n’en avaient pas fini. Il n’avait pas tout à fait convaincu Nicholas, et celui-ci avait raison : ils n’avaient pas tout régler. Même si le brun semblait plus détendu, une partie de lui paraissait encore sceptique. Il ne pouvait pas le lui en vouloir. Après tout ce qu’il avait fait, il était facile d’abuser de sa naïveté en faisant son mea culpa. Il se releva pour le regarder dans les yeux, se saisissant de sa main.

- Écoute, j’ai genre... cinq-cent peurs à la minute. De la plus concrète à la plus ridicule. Et comme je suis bête, je les écoute toutes. Donc oui j’ai peur, j’ai très peur, horriblement peur et j’imagine en permanence les pires situations à cause de ça. Mais j’ai vu que essayer de faire en sorte que ça arrive jamais, ça ne rendait pas les choses mieux. Ça fait juste... d’autres évènements tout aussi... nuls.

Dans le fond, n’était-il pas un roux ? N’était-il pas censé savoir s’adapter en toutes circonstances, trouver les meilleures solutions pour pouvoir s’approprier ce qu’il voulait ou survivre tout simplement ? Il lâcha les doigts de son amant pour reposer ses paumes sur ses genoux, se regard se baissant légèrement sur le côté. L’inquiétude creusait une nouvelle fois son arcade sourcilière, crispant le coin de sa bouche épaisse.

- J’ai peur que les choses tournent mal. Quelque soit la cause. Les gens qui nous regarderont mal, le gouvernement, toi, moi, l’alignement des planètes ou que sais-je...   Il est possible que les évènements nous séparent parce que la politique n’est pas du genre à avoir du coeur.

Ce qui lui faisait surtout peur est qu’un jour, les conséquences de ses actes le rattrapent. Sa nomination au conseil était déjà un pas vers sa condamnation.

- Mais si tu ne perd jamais la patience de me dire «ne t’en fais pas, tout va bien»... Ça m’aiderait, tu vois...

Sa lèvre inférieure trembla dans une courte pause.

- Ça m’aiderait beaucoup.

Il avait peur d’être un fardeau avec ses inquiétudes constantes. Pourtant si Nicholas voulait passer une partie de sa vie avec lui, il devrait les supporter en partie... Il n’exigeait pas qu’il les lui soulage, car c’était impossible. Juste qu’il les lui pardonne.

- Mais tu as raison. Pour le moment, nous deux suffit. Tout simplement parce que on peut pas penser d’aller plus loin avant d’avoir vu si on arrive à vivre ensembles. Qui sait, si ça se trouve dans moins de six mois t’en pourras plus de moi, lança-t-il dans une demi-plaisanterie. Juste à demi, car cela était tout de même probable.

- Et je pense que nous devons avoir une discussion très importante sur nos attentes. Parce que je te connais et que je sais que tu as tendance à t’écraser devant les autres, et malheureusement ça ne rend heureux ni moi ni toi. Je sais que ça fait plaisir de faire plaisir, mais... au bout d’un moment tu vas te fatiguer... - Il songea furtivement qu’il devait déjà être fatigué avec lui - ... et moi j’ai aussi envie de te faire plaisir, mais dans le fond je ne sais pas trop ce que tu aimes à part la nourriture. Ton genre préféré de livres, de films, je ne sais pas... Et inversement je ne veux pas te forcer à aimer quelque chose que tu n’aimes pas,  et c’est pas grave tu sais... - Il chercha une situation simple pour tenter de lui expliquer son impression, mais il ne semblait pas très bon pour ça - Bon je suis désolé de l’exemple, mais on a pas vraiment les mêmes goûts au lit... Enfin j’ai l’impression que j’aime le piment et toi... euh... plus le poivre. Mais je trouve pas ça grave parce que je partage des choses avec toi et c’est ce qui me semble le plus important... Et peut-être qu’on découvrira des choses qui nous plaisent vraiment tous les deux...  - Traduction : s’il veut essayer des choses moins traditionnelles, il n’était pas contre. - C’est pareil pour tout je dirais. J’ai compris que si je veux que tout se passe bien, je dois en faire en sorte que ça se passe bien.

Il se perdit une seconde dans les yeux bruns de Nicholas, puis ne put se retenir de replacer tendrement une mèche brune qui s’était donnée une forme un peu artistique. Cela le fit légèrement sourire, sourire qui disparut très vite. Il croisa ses mains au niveau de l’estomac.

- J’ai confiance en toi pour faire de même, même si je te demande... des trucs chiants. Je n’aime pas vraiment donner de l’affection en publique, argents ou non. Ce ne sera jamais parce que je ne t’aime pas, mais parce que je n’aime pas ça. Tu n’as pas à chercher une raison, que j’assume ou pas ma gayness n’est pas le problème... Même si c’est mieux aussi par prudence. Les argents auront les yeux sur moi, que tu le veuilles ou non. À leur yeux nous devons rester des simples amis. Tu as vu ce que le Roi a fait au sujet d’Avyn. À tout moment il peut nous tomber un truc sur la tronche si ça l’arrange. Évitons de lui donner une excuse... Même si ça nous enchante pas...

Sûrement que si jamais il se sentait en sécurité, il serait plus ouvert à donner de l’affection en public. Sûrement que s’il n’avait pas peur du jugement des autres, il aurait l’audace de l’embrasser sur un banc et de lui tenir la main dans la rue. Sûrement que s’il se sentait plus libre, il pourrait donner tout ce que Nicholas voulait.

- Pour le reste... Je suis heureux d’être avec toi...
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Dim 4 Fév - 16:10


Meute Brune

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Cinq peur à la minute ? Est-ce que ce n’était pas un peu exagéré ? Et puis de quoi avait-il peur exactement pour qu’il y en ait autant. Là encore, le brun comprenait ce que l’autre voulait dire, mais il trouvait « l’excuse » un peu facile. Lui aussi écoutait souvent ses peurs, et lui aussi elles étaient nombreuses, mais il n’agissait pas pour autant comme le roux. Et c’était là le problème, Leif avait l’air de croire dur comme fer que ses excuses étaient viables alors que pour Nicholas, c’étaient justes des paroles, cela montrait juste que les choses ne changeraient pas forcément. Les peurs et angoisses ne disparaissaient pas comme ça. Le même schéma se répèterait donc encore et encore si le roux ne se prenait pas en main ; et il en savait quelque chose. Il le vivait tous les jours, il faisait tout son possible pour que cela n’affecte pas trop ses proches. Nicholas soupira doucement, ne sachant pas franchement quoi répondre à l’autre garçon, par ce qu’il n’y avait aucune réponse à faire, ou du moins rien qui soit judicieux pour l’instant. Il se contenta donc de le laisser continuer, attendant de trouver quelque chose d’un minimum intelligent à dire, à prouver. De vrais arguments. Leif continua de parler, et Nicholas buga complètement à son Mais si tu ne perd jamais la patience de me dire «ne t’en fais pas, tout va bien»... Ça m’aiderait, tu vois... Est-ce qu’il était sérieux ? Est-ce qu’il se rendait compte de ce qu’il était en train de raconter. Monsieur le traqueur avait besoin d’être rassuré que tout allait bien par un des types avec le karma le plus merdique de Bergen ?! Et puis qui disait de tels mensonges ?! Il avait l’impression de se retrouver face à un gamin qui voulait qu’on le rassure pour tout et pour rien… surtout pour rien vu tout ce qui en découlait pour l’instant.

- Oh, oui, c’est vrai que si je dis tout va bien, tout se passera, ça sera super crédible. ne put-il s’empêcher de dire doucement d’un ton possiblement plus sarcastique qu’il ne l’aurait voulu en premier lieu. Tu es grand Leif, tu sais très bien qu’actuellement, on ne sait pas si ça ira bien ou pas, et je ne veux pas te mentir. Au pire ça ira mal, on s’en remet toujours… plus ou moins. C’est la vie. Tu n’es plus un enfant Leif, vois la vie comme elle l’est vraiment, en cas te dire que tout ira bien, en sachant que c’est un mensonge éhonté cela aiderait ? Là encore prend sur toi, et c’est moi le soumis qui te le dis.

Il ne voulait pas être méchant ; mais il n’avait pas la force d’être « fort » pour deux, c’était déjà difficile pour lui-même surtout avec les circonstances actuelles, il avait des fois l’impression de sombrer dans une pseudo-folie. Il avait connu le pire avec la mort de Dante ; mais même si cela allait mieux cette sombre période était quand même toujours en lui, quelque part. Toutes les différentes épreuves l’avaient rendu plus…. Disons un peu plus instable sur certaines choses et peut être que la prochaine épreuve serait le point de non-retour pour lui. Alors oui, ce que disait Leif qui au final n’avait pas connu grand-chose de dramatique dans la vie –mis à part la mort de ses parents-, qu’il joue comme ça les petites choses alors qu’il avait un égo pas possible était juste… étonnant, déroutant, blasant. C’était sans compter son égoïsme qui était omniprésent suivant les périodes. Oh, bien sûr qu’il l’aimait, il l’aimait de tout son cœur ; mais il est vrai qu’il y avait toujours ses aspects négatifs, ses défauts qui ressortaient tôt ou tard dans la conversation….
Heureusement le sujet dériva légèrement et il put se calmer un petit peu, Leif retrouvait des réponses plus « raisonnables ». Il eut même un petit sourire amusé, touché à un moment donné.

- Si on arrive à vivre ensemble, cela veut donc dire que c’est dans tes projets ? Tu comptes vraiment venir habiter ici ?

Cela ne le dérangeait pas, bien au contraire mais il était clair, net et précis que ça ne serait pas lui qui irait en territoire roux : déjà il avait le chenil à tenir et plus ça avait déjà un air de déjà vu avec ce qui s’était passé avec Fredrik. Non merci. S’il voulait qu’ils vivent ensemble, il devrait donc venir habiter ici, avec les chiens et c’était quelque chose qui était assez étonnant connaissant Leif. Il devait il y avoir une petite chose qu’il n’avait pas bien compris et il attendait donc la « mise au point » du roux histoire qu’ils soient bels et bien sur la même longueur d’onde. Et la suite fut.. étrange, maladroite et Nicholas ne sut pas trop comment le prendre. Sincèrement, son livre préféré ? Qu’est-ce qu’on s’en foutait du moment qu’il savait ce qu’il aimait lire en général –idem pour le cinéma-. C’était lé généralité qui ferait que ça pourrait aller au quotidien, pas LE film/livre/chanson préféré. Ce n’étaient des œuvres parmi tant d’autres… et il n’était même pas certain d’avoir la réponse en plus.

Tu as donné toi-même la réponse à toutes tes questions… du moment que l’on partage des choses ensemble c’est le plus important non ? Tu connais mes goûts généraux… alors dans un premier temps ça suffit, tu te feras toi-même ton propre avis plutôt que d’avoir des réponses toutes faites. On se connait depuis si longtemps Leif, tu me connais quand même bien.

Non, il ne ferait aucune remarque sur ce qu’il avait dît en dernière partie, pour l’instant ça n’avait aucune importance… Ils n’allaient pas se noyer dans des détails, mais il nota quand même que le premier exemple qu’il lui sortit était quelque chose de sexuel, ce qui en disait probablement long sur la façon dont il voyait les choses.

Il y a une différence entre ne pas donner d’affection en public et faire comme si on était juste ami. Et toi tu fais le deuxième par ce que tu n’assumes pas, même auprès de ta famille. Alors arrête un peu avec tes arguments foireux je te prie. Pas d’affection en public, ok, ce n’est pas un problème ; mais ne me prend pas pour un con non plus. A leurs yeux, je suis gay et tu as une relation probablement ambiguë avec moi, Leif. Ils ne sont pas aveugles. Ma relation avec Fredrick était publique, celle avec Dante, différente mais cela revient au même au même… L’excuse est déjà toute trouvée, ne t’en fais pas. Je te demande juste un peu de respect pour notre relation si tu veux qu’on avance.

Des paroles, des paroles, encore et toujours des excuses, même si cette fois certaines étaient effectivement valables. Il n’aimait pas montrer d’affection en public, pas de souci, Tveit ferait attention. Ne pas trop se montrer aux argents pour ne pas s’attirer d’ennuis : pas de souci. Mais il n’y avait que l’orientation sexuelle de Leif qui pouvait être sauvée –et encore- ; celle du brun était déjà connue de tous. Les conséquences pouvaient tomber à n’importe quel moment.
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Ven 16 Fév - 22:41


Meute Rousse

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Nicholas brisa son coeur. Il ne put décrire immédiatement ce sentiment qui le déchira. Mais au fur et à mesure des mots qu’ils échangèrent, il savait. Il se sentait complètement rejeté. Rejeté par l’homme qu’il aimait. Un homme qu’il aimait pour sa gentillesse et sa patience. C’était un véritable poignard dans son coeur. Si Nicholas ne pouvait pas le supporter, qui d’autre le pourrait ? C’était déjà une épreuve pour lui de livrer ses faiblesses. Mais en plus ce rejet donnait raisons à ses fameuses cinq-cent peurs à la minute. Il ne semblait avoir personne sur cette fichue planète pour essayer de le comprendre et l’apprécier. Personne en dehors de sa soeur ainée, qui semblait avoir toujours cru en lui malgré tous ses faux pas. Elle seule... Elle seule semblait mériter la peine... Mais il retint ses larmes. Il était déçu, et avec la déception, il ne voulait pas montrer trop de sensiblerie. Même s’il sentait qu’il devait faire un effort. Alors il fit un peu d’ effort pour ne pas céder au sarcasme même s’il en avait très fortement envie.

- Si on arrive à vivre ensemble, cela veut donc dire que c’est dans tes projets ? Tu comptes vraiment venir habiter ici ?

- Peut-être devrions-nous réfléchir à débuter une véritable relation avant, répondit-il de manière plus désagréable qu’il ne l’aurait souhaité. C’était parti tout seul. Mais il commençait à en avoir un peu marre. D‘un côté il parle projet d’avenir en mettant clairement la charrue avant les boeufs, de l’autre il lui fait sentir qu’il n’est qu’une pauvre merde qui ne fait que de la merde. Ce qui n’est pas très loin de la vérité, certes. Nicholas ne semblait pas comprendre qu’aimer quelqu’un et construire un couple c’était deux choses très différentes. Il se contenta de hocher doucement la tête pour le reste. Il grinçait toujours intérieurement, mais dans le fond il donnait un peu raison à Nicholas. Il pourrait prendre le temps d’apprendre à le connaître, même si c’était très frustrant. En fait, il aurait voulu le connaître mieux car il avait l’impression qu’ils vivaient sur une planète différente... Ça l’aiderait théoriquement à mieux le comprendre. Théoriquement. Il marqua aussi un point en lui rappelant que sa bisexualité était déjà connue. Mais le roux avait toujours fait attention à bien se cacher. Il pensait que ce ne serait pas plus difficile que d’habitude, à condition que Nicholas fasse aussi quelques efforts...

- Je te demande juste un peu de respect pour notre relation si tu veux qu’on avance.

Le poignard fit un tour dans son coeur. Du... respect ? Pour leur «relation» à laquelle il mettrait cent-cinquante-deux guillemets autour ? Du respect alors qu’il venait juste de le rejeter ?

- Commence déjà par savoir ce que tu veux à la fin ! S’exclama-t-il en se levant brutalement du canapé. Tu veux que je fasse des efforts, j’en fais ! Tu veux que je fasse des compromis, j’en fais aussi ! Mais j’ai l’impression que tu ne vois rien... Je suis venu ici pour te dire que j’étais prêt à faire des sacrifices, mais je suis vraiment en train de me demander si tu es vraiment prêt à faire de même ! Je ne veux pas m’enfoncer dans une relation où je vais être toujours en train de devoir te prouver constamment que je mérite ton amour, parce que tu ne vois aucune de mes attentions ou parce que tu penses que ce n’est que de l’intérêt ou... ou autre chose de mal intentionné. Je sais que j’ai été immonde, mais si tu n’es pas capable de me donner un nouveau départ, si tu n’es pas capable de prendre le risque de me faire confiance, ça ne sert à rien que je m’épuise à te courir après ! Je ne peux pas être ce que tu veux que je sois... Je ne peux être que ce je suis... Je ne suis pas... - son énervement tomba subitement. Il mordit sa lèvre, sentant l’anxiété former un début de larme -  Je ne peux pas être fort. Je ne le suis pas. Tu devras faire avec mes angoisses et mes insécurités... Je ne te demande pas de mentir... Je te demande juste d’être là quand j’ai besoin que tu sois là quand ! Ça ne va pas... Je sais que ce n’est rien par rapport à toi, mais ça ne changera rien au fait que ça me pourrit la vie... - Son visage s’était creusé de rides de tristesse, son corps ayant relâché tout soupçon de colère. - Moi je serais là pour toi... Parce que je t’aime et que même si c’est difficile, peut-être que ça me donnera envie d’être plus fort... Mais si tu ne me crois pas, si tu penses que ça sert à rien de me faire confiance... Ça ne me donne pas envie de me battre... Dans ce cas, brise mon coeur une bonne fois pour toute !

Les larmes roulèrent délicatement depuis le coin de son oeil. Comme un réflexe prodigué par cette fierté de ne pas se montrer vulnérable, il détourna le regard pour les effacer d’un agile coup de doigt. Mais elles revinrent, comme la neige qui ne s’arrêtait jamais de tomber.

- Je... je vais fumer dehors,
bredouilla-t-il avant d’attraper son manteau et ses jambes à son cou. Il ferma la porte, et renifla avant de s’écrouler derrière, laissant libre cours à ses émotions.

Les pauvres types se cachent pour pleurer. Ça, ça n’avait toujours pas changé.
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Lun 26 Fév - 20:17


Meute Brune

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Est-ce qu’il avait été trop dur ? Possible, mais à cet instant, il s’en fichait juste. Il en avait marre de ce Leif chouineur qui se plaignait pour beaucoup de chose, alors qu’au final il n’avait pas vécu grand-chose. Ce n’était pas le Leif qu’il connaissait et cela le désarçonnait franchement pas mal, et puis, il fallait aussi avouer que le roux était quand même arrivé au bout de sa patience ! et il avait peur de souffrir, d’être déçu encore une fois par le comportement égoïste et lâche du roux, alors ce n’était pas évident pour lui. Il savait qu’il était tant qu’il se préserve un peu, mais c’était loin d’être simple, alors il jonglait de façon un peu pathétique entre les deux « modes ». Il fallait également avouer que Leif ne s’exprimait pas forcément également très bien, il avait l’impression que des fois il se contredisait, d’autres il sautait des étapes et cela avait en plus tendance à perdre le pauvre brun qui ne savait plus du tout comment agir. Tveit essaya, à un moment de comprendre pourquoi il parlait de vivre ensemble, s’il serait capable de venir vivre ici et la réponse de l’autre garçon lui fit l’effet d’une douche froide vu le ton sur lequel le roux avait répliqué. Il haussa un sourcil, inspirant doucement, histoire de ne pas répliquer tout de suite quelque chose qu’il risquait de regretter amèrement –ou pas, mais le but n’était pas de blesser Leif, juste d’essayer d’améliorer la situation-. Même s’il abusait un peu, Monsieur le roux se sortait enfin les doigts du cul en faisant des pseudos efforts, il s’exprimait mal et il aurait fallu que Nick l’applaudisse. Ça en devait presque ridicule. Alors, il ne put s’empêcher de lui sortir quelque chose d’un peu plus cinglant… et forcément l’autre parti au quart de tour pour ne pas changer. Sa première phrase, le fit ricaner un peu jaune… Pour le reste c’était juste… du Leif du craché, il n’y avait même pas de mots pour tout définir. Et il s’était à pleurer ? Sérieusement ?! Depuis quand il se mettait à chouiner pour si peu ? N’était-ce pas le monde à l’envers ? Cela l’exaspérait autant que cela le frustrait mais aussi l’apitoyer. Un mélange de sentiments qui n’étaient pas forcément facile à appréhender.

Au lieu de le rattraper comme il l’aurait fait d’habitude, il attendit un moment que la pression retombe un peu. Au bout d’une dizaine de minutes, jugeant que la première cigarette devait être finit, il se leva et alla le rejoindre tranquillement dehors, il se planta devant lui. Il faut savoir ce que TU veux, avant de commencer à me faire des leçons, Leif. Rappelle-toi combien de fois tu m’as fait passer pour un simple ami devant ta famille, comment TON comportement à changer du tout au tout avec moi dès qu’ils arrivent dans une pièce. Et après, par ce que Monsieur vient d’être excuses, alors qu’il me traite comme ça depuis des mois, je devrais les accepter, tout oublier sans me poser aucune question ? Il le regarda dans les yeux. Tout comme quand, je reprends une simple question, d’un de tes propos, tu m’agresses dans ta réponse, probablement par ce qu’elle ne convient pas. Il leva un doigt avant de continuer Des efforts, des compromis, tu en fais depuis quand ? Aujourd’hui ? Et tout devrait t’être dû alors que jusqu’à là tu t’es comporté comme un connard avec moi ? Que tu m’as fait également souffrir ? Ce n’est pas que je vois rien, mais c’est que c’est du travail de longue haleine, ce n’est pas je claque des doigts et hop c’est magique. Il eut un petit rire sarcastique avant de continuer  Tu n’as rien à me prouver, juste à arrêter de me prendre pour un con, arrêter de croire qu’une phrase peut changer des mois de ton comportement. Et si je n’avais pas voulu te donner n nouveau départ, ma porte serait restée fermée… Le souci, c’est par ce que toi tu sais que tu es sincère, et que veux changer, moi je dois faire d’une minute à l’autre table rase sur tout ce qui s’est passé. Il secoua la tête Je serai là pour toi, mais toi où étais-tu quand j’ai eu besoin de toi ? A la mort de mon frère, quand tu te tapais MON petit ami sur le dos. Où étais-tu pendant que j’étais enfermé chez mes argents, la seule fois où je suis venue te voir on s’est bagarré à cause de ton cause. Où étais-tu à la mort de Dante, avant que j’arrive à prendre un minimum pied ?! Alors oui, je serai-là pour toi, comme je le suis toujours pour mes amis… mais ne te comporte pas comme ça avec moi, avec des choses que tu sais pertinemment que je ne pourrais pas te dire. Je suis fatigué, Leif. Je suis fatigué, exténué, de devoir me battre tout le temps, de me demander quelle sera la prochaine mort que je causerai. Je suis fatigué, de souffrir, de perdre des gens que j’aime. Je suis fatigué de tout cela, et toi par ce que j’essaye d’être franc tu te mets à pleurer en disant que tu veux que je te réconforte ? Comment est-ce que tu croyais que j’allais réagir ? Est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis, de ce que tu demandes ? Il se tut quelques instants. Est-ce que tu te rends compte, que tu viens de me demander à moi, si j’étais capable d’être là pour toi ? demanda-t-il blessé, et le roux savait que Tveit faisait généralement passer le plaisir de ses amis avant les siens. Tu rentres avec moi, Leif ? désigna-t-il en montrant l’intérieur de la maison. Et s’il continuait à bouder, tant pis pour lui.

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Ven 16 Mar - 21:44


Meute Rousse

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La bouffée âcre sembla couvrir toute sa tension intérieure. Il tira encore quelques lattes avant que la porte s’ouvrit. Leif serra les dents. Il craignait la réponse de Nicholas, car il regrettait déjà la moitié de ses paroles. Ses craintes se confirmèrent, le brun ne l’épargna pas. Il encaissa, sans un bruit, s’autorisant une deuxième cigarette ce qui avait le mérite d’assez occuper sa bouche pour ne pas l’interrompre. Il se sentait blessé, déçu, et surtout terriblement coupable. Mais d’une certaine manière, il l’avait prévenu depuis le départ. Il n’était pas une bonne personne, et il ne le rendrait pas heureux. Pourtant, il lui était venu cette envie d’au moins essayer. Sauf qu’il semblerait que son désir de repentir pesait bien trop peu dans la balance face à ses choix douteux, au point que Nicholas en devenait... injuste. Non, il n’y avait pas d’autres mots. Il acquiesça quand il lui demanda de rentrer et le suivit. Il resta impassible quelques instants, même si un tremblement parcourait ses doigts, qu’il garda dans ses poches. Il ouvrit la bouche, la ferma car il ne savait pas comment commencer sa phrase. Il y avait une contradiction en en lui. Il était un peu fâché car déçu, mais il sentait comme un sentiment d’urgence face à la détresse de Nicholas. Comme il n’arrivait pas à dire quelque chose, il eut juste un geste. Il aurait voulu le serrer dans ses bras, mais il avait peur d’être trop invasif. Il sentait que  ce n’était pas le moment. Il essaya d’attraper sa main dans un geste tendre, rempli d’affection. Quelques secondes de silence, qu’il brisa finalement.

- Personne n’est mort... par ta faute. Tu n’es coupable de rien du tout, essaya-t-il de le rassurer, sûrement vainement. Il savait que dans la psychologie d’une personne qui avait essuyé trop de décès en une année, elle devait forcément trouver une raison objective à son malheur. Nicholas devait penser qu’il répandait une sorte de malédiction autour de lui, ou un truc du genre pour dire cela.Iil baissa le regard. Quelques secondes, lourdes, passèrent avant qu’il ne se décide à reprendre la parole. Il inspira.

- Écoute... Je suis vraiment désolé... J’ai eu tort sur énormément de choses, mais... mais pendant très longtemps j’ai cru que tu me détestais pour... pour t’avoir abandonné. Parce que je savais que c’était sûrement une des choses qui te blesserait le plus au monde, j’ai cru que tu ne me le pardonnerais jamais. Alors d’une certaine manière, quelle importance que je te fasses des crasses car tu me détestais déjà ?

Sa voix trembla. Cette conversation avait un air de déjà-vu, sauf qu’ils se caillaient les miches dans un fichu trou.

- On en a déjà parlé en plus, c’était y’a longtemps dans le trou de chasseurs mais... Enfin, c’est là que tu m’as dit que je m’étais trompé... À partir de là, j’ai décidé de ne plus jamais t’abandonner... As-tu oublié quand j’étais là pour toi ? À Noël ? Lors de l’incendie, où j’ai permis à ton cousin de ne pas mourir rôti ? Durant ta convalescence ? Quand Edwina est partie ? Depuis ce jour, chaque fois que tu me disais que tu avais besoin de moi, j’étais là.

Une larme roula sur sa joue. Il l’essuya de son index.

- J’étais là, et je suis encore là... J’ai promis que je t’abandonnerai pas. Demain, s’il t’arrivait quelque chose je serais là... J’ai fait des erreurs, de grosses erreurs... Mais ça... n’a jamais changé et ça ne changera pas. Je ne te demande pas d’oublier ce que j’ai fait de mal... Mais ça me blesse que tu ne le prennes même pas en compte. J’ai l’impression que tout ce que je peux faire ou que j’ai fait de bien ne compte pas ! S’exclama-t-il d’un ton plus vif, qui remplaça sa voix plus hésitante, mais qui se radoucit aussitôt. J’ai l’impression... de ne pas pouvoir t’atteindre. Quoique je fasse.


Au fond de son esprit, les flashbacks revenait le hanter. Il était un peu gêné de se rendre compte que quand ils en étaient venus aux mains, la morsure de Nicholas lui avait fait un peu... d’effet. Heureusement Nicholas n’avait rien capté. Enfin, il espérait. Il sembla se ressaisir quelques instants, prenant un air plus sérieux et plus doux.

- J’insiste pour apprendre à te connaître parce que dans le fond... On a raté beaucoup de choses. Il y a des choses que tu ne sais pas sur moi. Peut-être que de dehors ma vie est parfaitement dorée... Mais il y a des blessures que tu ne soupçonnes sûrement pas, parce que je n’ai pas envie d’en parler... Pas encore. Je ne veux pas qu’on fasse un concours du plus malheureux, ça nous mène à rien. Mais il faut que tu saches que... Assumer mes sentiments c’est faire des sacrifices pour toi, Nicholas. Ils ne sont pas évidents pour toi, là, sur le moment. Mais si notre relation perdure longtemps, et c’est ce que j’espère, tu te rendras compte que j’ai de fortes chances d’être obligé de renoncer à des choses pourtant importantes pour moi. Je ne les citerais pas, parce que je n’ai pas envie que... Enfin... Je ne veux pas que tu penses que je vais être malheureux, parce que j’ai choisi finalement que tu étais plus important. Parce que... tu l’es pour moi. Tu l’as toujours été.

Ses joues rosirent sur cette dernière phrase. Il n’avait pas l’habitude d’être si sentimental. Il restait tout de même partagé. Il avait l’impression qu’il ne comprendrait pas vraiment, car c’est des choses qu’ils avaient déjà évoqués, et comme d’habitude leurs points de vue divergeaient. Il renonçait à sa paternité, à voir une louve porter ses enfants, et que ceux-ci grandissent dans un foyer que la société qualifiait de «normal». Surtout, il ne galèrerait pas à en avoir, à essayer d’arnaquer une pauvre femme pour juste l’engrosser. Au moins, avec le mariage, elle gagnait un Nom, un Nom avec une histoire et un bon gros pourcentage d’héritage monétaire que beau-papa avait laissé pour ses petits-enfants. Il renonçait aussi à son rêve qui ne l’avait jamais quitté, celui d’obtenir enfin un diplôme de beaux-arts, mais il fallait quitter Bergen pour la capitale. Voire aller à l’étranger. Ce dernier point rendait les choses très compliquées depuis bien des années, mais il y réfléchissait. Il y réfléchissait très souvent. Sauf qu’il ne pouvait pas embarquer Nicholas dans ce genre d’aventures, alors il avait décidé de rester ici. C’était même mieux vu la situation politique actuelle. Et depuis quelques temps, le sujet Nicholas faisait tirer la tronche à Viktor. Il semblerait qu’il avait du mal à accepter que son frère ne soit finalement pas homosexuel que par amusement.  Leif avait l’impression que cela était un grain de sable dans les plans bien huilés de son ainé, déjà ennuyé par la position fragile de sa famille. Le mariage avait été dans l’histoire des Helström souvent une solution à leur problèmes, la célébration d’une alliance ou bien un apport financier conséquent, mais rarement un acte d’amour. L’amour, ça venait après. Dans les bras d’autres personnes. D’où les nombreux bâtards qu’ont engendré ses ancêtres. C’était quelque chose pour laquelle les enfants Helström, surtout les hommes, étaient préparés dès l’enfance. Ils apprenaient très vite qu’il avaient une chance très mince de finir avec quelqu’un qu’ils aimaient sincèrement.

- Je ne te demande pas de me pardonner du jour au lendemain... J’ai trahi ta confiance après tout, je ne m’attend pas à un miracle... C’est juste que... Enfin...

Il semblant hésitant. Le rouge lui monta encore aux joues. Il se sentait idiot, et surtout coupable. Il écoutait en permanence ses angoisses et elles le faisaient agir de manière stupide. En ordre de prévenir des évènements tragiques, il faisait n’importe quoi. N’importe quoi pour ça n’arrive pas.

- J’avais peur de me faire des illusions. Que je sois juste une sorte... de substitut à... - Il se tut une demi-seconde car il faillit ajouter «ton âme-soeur». - ...qui soit juste là pour combler tes besoins affectifs et que... ce soit comme la dernière fois.  - il détourna le regard quelques secondes puis revint - Je sais c’est... c’est complètement stupide. Mais je ne me considère ni comme une personne fréquentable... Ni comme quelqu’un d’intéressant. Je n’ai objectivement... rien pour te plaire, alors ce serait normal que... tu te désintéresse très vite de moi, avoua-t-il un peu peiné. Il ne savait même pas s’il le trouvait un minimum beau. Ado, il avait longtemps complexé d’être juste un immense coton-tige roux qui avait grandi d’un seul coup, mais multiplier les conquêtes lui avait finalement prendre conscience qu’il pouvait plaire. Mais pouvait-on l’aimer ? Avoir le béguin pour lui ? C’était deux choses très différentes.

- Je t’ai fait attendre... Un moment je pensais que tu irais me voir et que tu me dirais d’arrêter parce que tu me voulais que pour toi... Mais tu n’es jamais venu m’en parler... - Son ton était plus amer, même s’il n’était toujours pas assuré - Tu n’es jamais venu me dire en face que tu voulais autre chose alors que dès le début, je t’avais dit que je ne voulais rien de vraiment sérieux...  - Il se coupa, inspira fortement - J’ai changé d’avis, mais pendant longtemps je n’étais pas sûr de mes sentiments. Je ne savais pas si c’était une... sorte d’attirance passagère qui partirait dès que je m’ennuierais comme pas mal de fois... Je n’étais pas sûr des tiens. Je pense juste que... Si tu m’en avais parlé plus tôt, peut-être que je m’en serais rendu-compte plus tôt... Je me serais rendu compte que tout était bien plus simple que je ne le pensais.

Pouvait-on aimer la même personne deux fois ? Il s’était posé la question à bien trop de reprises. Il ne dit pas qu’il avait aussi très peur de lui-même. L’amour était un sentiment merveilleux mais qui lui faisait complètement perdre la tête. Il perdait déjà beaucoup en gestion émotionnelle devant Nicholas. Mais il avait fait, plus jeune, des trucs à la limite du raisonnable, comme essayer de regarder les messages et le compte Facebook de Nicholas pour voir s’il avait quelqu’un en vue, provoquer des fausses rencontres fortuites juste pour le voir, et il avait par trois fois espionné le brun quand il l’avait aperçu avec un ou une inconnu. Un jour il avait été même jusqu’à aller passer sous ses fenêtres juste parce qu’il lui manquait. Repenser à tout cela lui donnait franchement honte. Encore, là c’était plutôt mignon même si c’était... glauque. Il savait maintenant qu’il pouvait aller beaucoup, beaucoup plus loin si jamais la vie de quelqu’un qu’il aimait était en danger. Le pire dans tout ça, c’est qu’il ne le regrettait pas vraiment. Cela faisait parti des choses qu’il ne voulait pas lui dire. Comme la raison qui l’avait poussé à aller dans le lit de Fredrick.

- Sinon franchement... Pourquoi t’appelles encore Jegger ton petit-ami... C’est ton ex bon sang, grommela-t-il dans un élan de jalousie et de possessivité. Il s’était souvenu du ton insistant avec lequel Nicholas avait souligné sa relation avec Fredrick. Chose délicate car Leif était déjà envieux de son ancien Alpha sur pas mal d’aspects, dont celui d’avoir réussi à conquérir Nicholas quand lui s’était pris un gras râteau. Un type au mois aussi odieux, et détestable que lui, et que SON petit ami regardait encore avec des yeux de merlan frit.
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Dim 18 Mar - 14:31


Meute Brune

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✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Il n’avait pas spécialement envie de cette confrontation, pas du tout même, mais est-ce qu’il y avait le choix ? Probablement pas. Ils devaient, l’un et l’autre, crever les abcès. Ils devaient parler, même si c’était douloureux en espérant qu’ils pourraient repartir d’un meilleur pied, mais Nicholas n’était pas certains qu’ils y arrivent. Il y avait trop de non-dits, de rancœur, ils étaient probablement trop différents pour arriver à bien se comprendre même s’ils s’aimaient. Mais ils devaient essayer. De toute leur âme. De tout leur cœur. Ils devaient essayer, c’était le moins qu’ils puissent faire. Prendre des pincettes avec Leif ne marchait absolument pas, il avait bien compris qu’il fallait lui parler plus durement et s’il avait du mal en temps normal, sa patience étant aujourd’hui bien mise à l’épreuve c’était déjà quelque chose de beaucoup plus simples pour lui. Alors, il lui ouvrit son cœur, lui donna son avis. Alors il n’y mit peut-être pas assez de forme, mais Leif y survivrait, Leif comprendrait, Leif apprendrait. Beaucoup avaient tendance à oublier qu’il n’était pas qu’un petit bisounours, qu’un loup soumis, que lorsqu’on le poussait dans certains retranchements, il valait mieux l’éviter. Pas en combat, bien sûr, il ne valait pas grand-chose mais pour beaucoup d’autres choses c’était valable. Lorsqu’il eut enfin terminé avec son grand monologue, il laissa enfin Leif en placer une. Il se doutait que ce qu’il entendrait ne lui plairait peut-être pas, mais tant pis. C’était le jeu. C’était plus ou moins chacun son tour. Tveit eut un petit rire jaune lorsque Leif lui affirma que personne n’était mort par sa faute. Elle était bien bonne cela, en soit il n’avait pas si tort que cela, mais le loup brun se sentait beaucoup trop coupable pour l’admettre. Alors il répliqua, sentait ses nerfs à bif

- Si je n’avais pas accepté de rejoindre le clan Kristelig, mon frère ne m’aurait pas suivi. Il ne m’avait pas suivi, il n’aurait pas été probablement aussi près de la Reine lors du meeting. Peut-être aurait-il une chance de s’en sortir, mais au moins, il aurait pu combattre, il n’aurait pas été un des premiers morts, par balle. Il inspira profondément. Et Dante… on en parle de Dante ? C’est de MA faute, à cause de notre lien qu’il a été rétrogradé. C’est par ce qu’il ne supportait pas tout cela qu’il s’est suicidé.

Et ça c’était douloureux. Il était toujours en déni à propos de ce lien, il était toujours à présent certain qu’il avait cru qu’ils étaient liés alors qu’il n’en était rien, mais il se rappelait de la douleur. Il se rappelait de chaque instant avec Lui. Il savait ce qu’il ressentait. Cette haine, ce dégoût, cette perdition… Il inspira un bon coup avant de continuer

- Et si j’avais su un peu mieux me battre, si j’avais été moins stupides que de sauter dans la gueule des chasseur quand un brun a été fait prisonnier, j’aurais peut-être pu le sauver, j’aurais peut-être pu tous les sauver.

Enfin du moins prévenir quelqu’un d’apte à attaquer les chasseurs. Certes aussi bien dans le premier que dans le dernier des cas, il n’était pas réellement coupable, même si cela lui pesait énormément dessus, même si, avec un infime choix tout aurait pu être différent. Leif aurait probablement des arguments là-dessus mais pour Eliassen, il n’y en avait aucun et c’était peut-être son plus grand regret. Oui, il lui faisait peur, il le détestait, mais qui sait. Peut-être aurait-il pu l’apprivoiser, peut-être aurait-il réussi à le retourner contre les argents. Peut-être auraient-ils pu être heureux, comme deux âmes sœurs peuvent l’être. Ensemble. Un lien inimitable. Et Leif ne tarda pas à se remettre à causer… il préféra ne pas répondre à la phrase « quelle importance que je fasse une crasse puisque tu me détestais déjà ».. Non, par ce que dans l’univers on ne faisait pas de crasse aux gens juste comme ça, pas lorsqu’on était saint d’esprit. On ignorait ces personnes, c’était tout ; mais là encore probablement que le roux n’aurait pas compris où il voulait en venir réellement. Se taire lui semblait dans un premier –et probablement second- temps préférable. Le laisser parler, l’écouter. Trouver des arguments.

Bien sûr que tu étais là Leif. Entre deux disputes. Entre deux mots de travers. Entre deux changement de comportement dès que l’on était seul et dès que quelqu’un arrivait. Bien sûr, j’ai ma part de responsabilité là-dedans Leif… mais on a juste pas la même notion des choses. Bien sûr que tu m’as aidé, tout en faisant énormément de mal alors que je n’allais pas bien. C’est de ça dont je te parle… pour cette partie.

Nicholas soupira, bien sûr, tout le monde n’était pas comme à pouvoir totalement s’oublier pour le bien être des autres, mais dire qu’il avait été là alors qu’il lui avait fait versé bon nombres de larmes supplémentaire, n’était pas totalement juste non plus. Et c’était au final bien le souci depuis le début, leur différence de vision des choses, leur appréhension du monde faisait qu’ils n’étaient pas souvent sur la même longueur d’onde. Et le pire c’est que Leif continuait avec ses « moi je » ; moi je fais tu t’en rends pas compte. N’apprendrait-il donc jamais ?

Le monde est une balance Leif. Je n’oublie rien. Ni le bien, ni le mal, et ce n’est pas par ce que je suis trop gentil, trop naïf et que je pardonne trop facilement, que chaque bonne action « normale » pour un petit ami va effacer tout le reste ; notamment tout ce qui est moins normal. Il soupira de nouveau, se passant une main dans les cheveux, ne sachant pas trop comment expliquer un peu plus la chose. Pour moi, être là pour toi, et l’inverse c’est quelque chose de normal auquel on ne peut même pas se vanter. J’ai l’impression que tu t’attendes que je t’applaudisse par ce que tu es présents pour moi alors qu’on est censé s’aimer. Entre contre parti, ce qui est moins normal dans une relation doit être vite effacé… Tu comprends ? Je ne sais pas comment te l’expliquer avec un autre exemple… Disons, on va imaginer la chose avec Amanda. Il savait qu’il tenait énormément à sa sœur. Tu es d’accord c’est normal qu’elle soit là pour toi, sans que tu ne lui demandes rien, sans attendre rien en retour –et vice versa-…. C’est normal que quand tu fais quelque chose de mal elle te punisse, ce n’est pas pour autant qu’elle ne t’aime pas ; que tes moments d’attention ne l’atteignent pas. On est d’accord ? C’est pareil ici. Alors imagine qu’une personne que tu aimes comme Amanda, alors que tu es au plus mal, un coup te fais plein de câlins, et un coup te… disons poignarde dans le dos. Est-ce que tu penses que la prochaine fois qu’elle viendra te réconforter –chose normale- ça enlèvera le coup de poignard –chose non normale- ? Cet exemple est totalement foireux je suis désolé, mais je n’ai aucune autre idée de comment l’expliquer.

Est-ce qu’il devait se sentir heureux que l’aimer c’était faire des sacrifices ? Il n’était pas bien certain de comment le prendre. Aimer, c’était toujours faire des choix, des sacrifices surtout dans leur situation. Est-ce qu’il devait le remercier pour cela ? L’applaudir ? Non, ce n’était pas bien de penser ça, s’il disait ça c’est que c’était probablement difficile pour lui… mais en même temps, quels avaient été les sacrifices de Leif ? Il avait toujours eu une famille –certes avec la perte de gens chers-, mais elle perdurait quand même, de l’argent, un bon statut au sein de la meute. Ils n’avaient pas là encore le même sens de sacrifice.
Sacrifier ses heures pour aller aider sa mère qui des fois ne pouvait même pas manger seule.
Sacrifier un repas par manque d’argent, où son chenil lors qu’il n’avait plus eu les moyens.
Son statut de soumis n’avait jamais été simple.
Le fait qu’il aime les hommes non plus, ça avait été des sacrifices, des remises en questions, peut-être même que si Grammy était toujours en vie aujourd’hui ils ne se parleraient plus pour son orientation sexuelle, qui sait ?
Des sacrifices, il en avait fait des tas, mais ça avait à chaque fois par choix.

Tu m’en parleras quand tu le souhaiteras, mais ça sera peut-être un sacrifice, mais ça sera surtout un choix. Par ce que dans ce cas-là tu as un réel choix, Leif. Par amour, tout le monde renonce à des choses. J’ai renoncé, sacrifié à être bien vu par les autres, pour pouvoir être par exemple avec Fredrik, ou encore toi. C’est un choix, certes dur, mais ça en est un. Et ça ne sera pas le premier, ni le dernier. C’est juste la vie. Il eut un vague petit sourire triste. Mais si tu en parles comme ça Leif, avant d’aller plus loin, demande-toi comment tu seras le plus heureux, par ce que c’est tout ce qui importe au final.. Est-ce que c’est avec moi avec X choses à renoncer ; ou sans moi mais tu sacrifieras notre amour ? Tu es aussi important pour moi, mais si tu n’es pas sûr de ton choix, de pouvoir renoncer, et là les sentiments les plus profonds n’ont rien à voir… c’est ce que tu fais le mauvais choix. Et suivant à quoi tu renonces, il n’y aura pas forcément de retour en arrière. Alors, il faut que tu y réfléchisses. J’ai fait le mien il y a longtemps, tant pis si je suis humilié, si on rit de moi. Tant si on ne même pas, si je dégoût. Je veux juste vivre ma vie comme je le veux, avec la personne que je choisirai, si c’est réciproque. Ne crois pas que je t’en voudrais si tu ne peux pas sacrifier certaines choses pour moi, ça sera juste comme ça, mais c’est maintenant… bientôt qu’il faudra faire ses choix.

Substitut ?! Est-ce que Leif serait un substitut à Dante ? Il n’y avait que ce nom qu’il n’osait pas prononcer. Non. C’était juste deux choses différentes. Totalement différente. Jamais, il le savait il ne pourrait éprouver quelque chose d’aussi fort qu’avec l’Argenté, alors qu’il le haïssait… Mais bien sûr ce genre de chose ne pouvait pas se dire. Il ne pouvait pas dire que tout lui paraissait fade ; même s’il l’aimait de tout son cœur.

- Je sais très bien ce que je ressens pour toi Leif et je sais que c’est de l’amour, je sais que je t’aime, même si par moment j’ai juste envie de te couper en petits morceaux tellement tu m’insupportes… mais c’est aussi ça la vie. Il haussa les épaules avant de continuer. Leif… Maintenant je sais que ce n’était pas réellement mon âme sœur-, mais les effets ont été plus ou moins les mêmes… est-ce que tu sais à quel point c’est dur, à quel point tu es perdu, tu as l’impression d’être vide ? Est-ce que tu sais à quel point même bouger un muscle, dans ces conditions te demandent toute ton énergie ? Comment tout ton esprit est perdu, horrifié, mortifié, englué dans cette perdu ? Je ne sais pas comment j’ai fait pour tenir, sincèrement. Et… d’un coup, je ne sais pas comment, j’me suis rendu compte que... je ne sais pas que ce n’était pas un lien, que c’était probablement un genre de syndrome de Stockholm développé pour me protéger, je ne sais pas comment ça s’est passé, je m’en fouts, mais comment veux-tu, après tout arriver à reprendre une vie normale Leif, arriver à aller vers la personne qui t’attire pour lui dire ?

Il en était certain que ce foutu lien n’était finalement que du flan. Il ne pouvait pas l’expliquer et ne chercher pas aller plus loin. Il était d’imaginer qu’il était juste en déni. Il ne pouvait pas voir cette vérité en face. Dure réalité. Réalité qui pourrait reprendre le dessus un jour où l’autre. La nouvelle phrase de Leif lui dit hausser un sourcil, plutôt amusé qu’autre chose.

- Tu es jaloux d’un mort, Helström ?! J’y crois pas ! Je dis petit ami et pas ex, par ce que c’était ce qu’il était à l’époque. mon petit ami quand tu couchais avec lui, c’est tout, n’y voit rien d’autres comme allusion. Il lui prit les mains avant de lui déposer un tendre baiser sur les lèvres. même si je trouve ça assez comique en vrai, t’es mignon avec ta moue boudeuse et jalouse.
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Dim 25 Mar - 18:20


Meute Rousse

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✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Il savait que Nicholas n’allait pas le croire, pour lui il était coupable, mais pour Leif cela restait juste une manière de trouver une raison. Il avait fait de même avec Edwina, à cause de la convocation chez le Roi, se disant qu’il avait précipité leur départ envers ce qu’elle avait ressenti comme une trahison. Elle ne lui avait pas laissé le temps de s’expliquer ou de la voir à nouveau. Parce qu’il savait que c’était juste la culpabilité et l’injustice qui le faisait parler, il insista, sûrement à tort.

- Non, Nicholas, continua-t-il en secouant la tête. Tu n’es pas celui qui a tiré avec l’arme qui t’as privé de ton frère, tu n’es pas celui qui a décidé d’avoir ce lien avec Dante. Tu n’es pas celui qui l’a poussé à mourir; c’est les argents avec leur intolérance et leur orgueil qui n’ont pas su quoi faire de lui, et qui malgré les liens de leur meute, n’ont pas compris qu’il avait besoin de leur soutien.

Il omit de dire qu’il songeait que Dante n’avait pas eu assez de courage pour prendre en main sa vie, mais en même temps, pouvait-il le lui reprocher ? Lui-même trouvait sa propre existence inutile, et sa propre mort anecdotique... Moins maintenant qu’il avait pris conscience qu’il était sûrement un des derniers «survivants» de l’entourage proche de Nicholas. Ce qui était un peu gênant vu qu’il songeait très souvent que ce ne serait pas une grosse perte s’il disparaissait du continuum de l’espace-temps.

- Je suis... vraiment triste de ce qui t’es arrivé, mais je ne peux pas te laisser dire que tu as été fautif. Tu dis que si tu avais su te battre tu aurais pu éviter les chasseurs, mais souvent protéger les siens, c’est blesser les autres. En serais-tu capable ? Serais-tu capable d’arracher la gorge d’un chasseur et de sentir sa vie s’enfuir sous tes crocs ?

Il le regarda intensément, sachant que sa question ne pouvait avoir qu’une réponse négative. Nicholas ne pourrait supporter d’arracher une vie, quelqu’elle soit. Lui pouvait le faire, il n’avait aucun problème avec ça. Il était traqueur et cela faisait parti des choses qu’il devait faire pour protéger sa meute. Il avait déjà tué pour un être cher et savait qu’il le referait.

- Si tu ne peux pas c’est normal, ce n’est un poids que tout le monde peut porter. Je suis juste très heureux que tu sois là aujourd’hui, j’ai eu si peur de te perdre...

Il serra sa main, sincère. Il portait encore une cicatrice à la jambe pour avoir courru dans les flammes pour essayer de le secourir. Au final il avait pu au moins secourir Raphaël Tveit, par respect envers la vie de ce dernier. C’était un connard, mais il avait jugé qu’il ne méritait pas de mourir, et que Nicholas avait besoin de lui.
Leif essaya d’expliquer, longuement, ses actions, son ressenti. C’était difficile, car ses émotions étaient complètement en roue libre dès qu’il s’approchait de Nicholas. Chacune des paroles du brun le blessèrent encore plus, comme une nouvelle flèche tirée dans son corps. Il lui sembla réaliser que quoiqu’il fasse, il était inexcusable. Oui, ils étaient trop différents. Plus exactement, ils envisageaient les relations amoureuses d’un point de vue trop différent. Pour Leif être présent, s’investir pour une autre personne autre que sa famille était quelque chose de difficile. Il avait toujours fait passer sa personne avant le reste. À juste titre selon lui, puisqu’il valait en général mieux miser sur soi que les autres pour obtenir des bénéfices. Pour Nicholas, c’était sûrement tout l’inverse. Le genre à penser que plus on aide les autres, plus ils vous viendront en aide.
Il fronça les sourcils quand Nicholas prit sa relation avec Amanda comme exemple. C’était une projection difficile pour lui car malheureusement... Malheureusement il lui pardonnerait tout. Il le savait d’avance. Il lui trouverait toujours une excuse. S’il y avait une personne qui croyait bien trop à ses mensonges, c’était lui-même.

- Écoute... Je vois ce que tu veux dire, mais... Enfin ma relation avec ma soeur est... particulière. Dans le fond... Enfin quand j’aime réellement quelqu’un je suis... je suis incapable de lui en vouloir. Tant que j’arrive à expliquer et comprendre les raisons de son acte.

Bien sûr, il y avait des degrés. Il s’imaginait que si un de ses frères et soeurs causait un acte grave, il n’arriverait pas à leur pardonner. Mais leur mauvais comportement, toujours. Même Katelina qui était insupportable avec lui, même Kurtis qui aimait se moquer de son statut de lâche, même Viktor qui le rabaissait plus ou moins volontairement, même Amanda qui pouvait être tout bonnement affreuse quand elle était de mauvaise humeur. Peut-être qu’à force de vivre entouré de soupes-au-lait, il n’avait pas pris conscience qu’ils n’étaient pas la normalité.
Il continua à parler, à vider son sac, mais il se sentait pas convaincant. Nul, surtout. Nul parce qu’il n’avait pas su prendre en compte les réels sentiments de Nicholas, déformés par ses propres angoisses. Pourtant, une partie de lui se sentait toujours incomprises. Non, les sacrifices qu’il faisait pour Nicholas ne pouvaient pas paraître assez forts, car ils n’avaient pas la même impression des choses.  Celui-ci lui demanda comment il serait le plus heureux. Mort, songea-t-il avec cynisme. Mort, et cette planète enfin débarrassée de lui.

- Il y a des choses que je pourrais sûrement faire plus tard. Ce sera plus difficile, mais pour le moment, ce que je vois, c’est que je peux t’aimer ici maintenant et que tu peux faire de même. Et que ça me rend heureux... C’est la même chose, ce ne sera pas facile, parce que nous sommes dans un contexte où malheureusement notre amour sera une aberration pour beaucoup. De ce côté... je ne peux pas avoir autant de forces que toi... J’en suis désolé. On m’a trop détruit...

Sa voix se tut, on sentait qu’il ne souhaitait pas aller plus loin à ce sujet. Il fut peiné d’entendre Nicholas parler de Dante. Que pouvait-il dire à ce sujet ? Rien. Baisser les yeux, se taire, s’excuser ? Il avait conscience qu’il se pourrait que Nicholas ne puisse jamais l’aimer autant que lui l’aimait, c’est à dire trop ardemment pour être raisonnable. Parce qu’il savait qu’il ne pouvait pas lui offrir quelque chose comme Dante. Il était au fond de lui sûrement jaloux. Tout aurait été plus simple si Fenrir l’avait désigné lui comme l’âme-soeur de Nicholas. Qui aurait pu renier un amour désigné par les dieux même ? Aujourd’hui il pouvait le dire : il avait jalousé Dante.

- Je suis... je suis désolé. Je ne pourrais jamais comprendre ton ressenti...

Il se tut, il ne savais pas quoi dire d’autre. Il avait essayé de freiner sa peine en étant à ses côtés en tant qu’ami, mais même ça il avait échoué puisqu’au final il l’avait rendu malheureux. Par peur. Par égoïsme. Ses sentiments mélangés le faisait se sentir mal, le loup en lui hurlait sa peine. Coupable. Sa main trembla. Le loup appelait l’humain à céder, comme à chaque fois qu’il se sentait pas bien. Mais pour une fois, il inspira, essaya de le rabrouer. S’il s’enfuyait, tout était perdu. Parmi cette tempête émotionnelle, se trouvait la jalousie, jalousie envers un type mort mais dont le souvenir, l’attache, semblait lui ravir Nicholas. Il ne répondit rien à la remarque, enfin il n’eut pas le temps. Les lèvres de l’homme qu’il aimait se collèrent contre les siennes, l’envoyant au milieu des étoiles durant une seconde. Il resta pantois, bredouillant, puis sentit le rouge monter sous sa peau pâle. Il prit cela comme un signe de réconciliation, qu’il avait le droit à sa nouvelle chance. Tremblante, ses yeux humides d’émotion, il tendis une main qui vint caresser la joue droite du brun, sentant la rugosité de sa barbe sous sa paume. Il s’approcha de lui, pour l’embrasser tendrement à son tour.

- Je t’aime, murmura-t-il en posant sa tête sur son épaule.
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Dim 1 Avr - 16:07


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Elias & Ivar & Sevastyan & Cooper ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2880 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Leif n’avait pas tort dans ce qu’il disait, bien sûr qu’il n’avait pas tiré avec l’arme, tout comme il n’avait pas choisi ce lien, mais c’était quand même de sa faute, du moins pour Eliassen, il n’était pas arrivé à le rendre asse heureux pour qu’il ne fasse pas de connerie. Un mal pour un bien, probablement vu la situation d’aujourd’hui, mais il se sentait quand même coupable. Ses choix avaient amené bien des gens à la mort, ou du moins ces deux-là ! Leif ne comprenait pas, il ne comprendrait probablement jamais, mais Nick voulait quand même tenter des choses et d’autres, mais il ne savait pas quels mots utiliser au juste. Il soupira doucement :

- Si je l’ai poussé à mourir, par ce que je n’ai pas sû… disons le prendre en main, n’y vois un mauvais jeux de mots, je n’ai pas sû être là et le réconforter. C’était MOI son âme sœur… c’était moi qui aurait dû être important que le reste, c’est moi qui aurait dû pouvoir le convaincre que le reste n’avait pas d’importance. Si j’avais été plus vigilant, j’aurais peut-être pu arrêter cela, j’aurais pu le sauver. J’aurais dû comprendre que quelque chose clochait. J’aurais dû le sentir mais j’étais trop à m’apitoyer sur moi-même. Alors non, Leif, je n’ai excuse pour lui. Il se tut quelques instants avant de reprendre Non… Je ne crois pas que je pourrais tuer quelqu’un, mais qui sait. S’il te menace, qui sait de quoi je serai capable ? J’aurais peut-être pu les arrêter d’une autre manière. J’étais sous forme humaine, si j’avais réfléchi, si j’avais agi autrement, les choses ne se seraient peut-être pas aussi mal passées !

S’il avait couru chercher de l’herbe ? S’il les avait suivis discrètement ? Il aurait peut-être même pu récolter des preuves. Alors oui, là encore c’était de sa faute, par ce qu’il avait un choix des plus débiles ! Il avait d’ailleurs bien du mal à comprendre comment Leif ne pouvait pas voir ça, lors que c’était un peu comme le nez au milieu de la figure, on ne pouvait pas rater. Mais là encore, comme pour tout le reste, ils étaient très loin d’être sur tout la même longueur d’onde.
Nick essayait de lui faire comprendre son point de vue, mais c’était peut-être remuer le couteau dans la plaie, au final chacun était comme il était, s’ils voulaient avancer, ils allaient devoir faire avec, il n’y avait pas le choix ! Il avait même essayé avec un exemple, plus ou moins, foireux… Il ne sut quoi répondre à la nouvelle phrase de Leif, alors il se contenta d’acquiescer doucement.
Le plus important maintenant, c’était de savoir ce que Leif voulait réellement, si les sacrifices qu’il ferait –ou pas- en valaient la peine. Est-ce qu’il était touché par les paroles du roux ? Oui, c’était certain, mais il avait également peur que le roux le regrette plus tard.

- Réfléchis quand même, Leif, s’il te plait. Je ne veux pas te priver d’études ou autres. C’est quelque chose d’important. Il se tut quelques instants avant de reprendre Tu n’as pas à être désolé pour Lui, c’est comme ça, c’est tout.

Et visiblement, la hache de guerre était prête à être enterrée, ils avaient tous les deux dits, tout ce qu’ils avaient à dire, il ne restait plus qu’essayer. Alors jugeant qu’il avait eu les réponses qu’il voulait, ou du moins juste des réponses qui permettaient de voir leur avenir un peu plus clairement, il all l’embrasser, baiser que le roux ne tarda pas à prolonger. Il eut un petit grognement joyeux lorsqu’il sentit la main du roux sur sa joue.

- Moi aussi je t’aime.

Tout était, dit, résumé. La tempêté était passée désormais. Il ne leur restait plus qu’à profiter de la soirée.
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Roi de Coeur [Nicholas]

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