Hiding makes you not disappear ♦ Mette
MÉTÉO DE BERGEN

Météo Bergen © meteocity.com
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 Hiding makes you not disappear ♦ Mette

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Lun 4 Déc - 11:40



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▹ MULTICOMPTES : Siv G.Lund ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 20 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : En train de tomber par terre ▹ HUMEUR : Fantaisiste

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un livre de contes tout corné, une pochette de sel béni, une bobine de fil d'argent, quelques babioles d'argent, un crayon à papier rongé, un calepin sans couverture, du chocolat, des sachets de thé, un baume à lèvres, des pansements, et de l'arnica



Mette Pettersen
For the world's more full of weeping than you can understand


les loups et vous

Les loups. Responsabilité, terreur, méfiance, fascination, incompréhension, révulsion. Les loups, ils sont tous droits sortis des contes d'enfance, des cauchemars emplis par la forêt aux branches tordues et à la lune ensanglantée. Elle les connait depuis toujours, les loups, Mette, à travers les histoires de son père et les avertissements de son grand-père, à travers les discussions avec les autres familles de chasseurs, l'interdiction de sortir les jours de pleine lune. Ils sont familiers dans l'idée, inconnus dans la réalité. Elle n'a pas de talent pour les reconnaitre, en dépit de tout. Et elle ne sait pas réellement ce qu'elle pense d'eux, Mette. Elle les craint parce qu'on le lui a appris. Elle veut les étudier parce que c'est son devoir, et sa curiosité.

Dans son imaginaire, ils sont êtres aberrants, loups debout aux crocs tels des poignards et aux griffes semblables à des sabres, sang qui tache leur pelage en permanence. Ils sont les ombres qui bougent la nuit le long des murs et le hululement du vent dans les arbres. Ils sont le Grand Méchant Loup qui tend patte blanche pour manger les chevreaux et celui qui se déguise en Mère-Grand pour gober le Petit Chaperon Rouge. Ces loups, ceux qui n'existent que dans son esprit, elle en a une peur irrationnelle. Les loups, ceux qui s'allient à des chasseurs pour mieux les exécuter ensuite, ceux qui révèlent leurs existences avant de se fondre dans l'oubli, elle a d'eux une curiosité quasi-scientifique.

Elle existe entre la peur des loups et l'envie de tout savoir d'eux, le besoin de détruire le monstre de ses cauchemars même indirectement et le désir de comprendre ce qui existe sous leurs peaux. Elle voudrait que les loups meurent, Mette. Pour se sentir en sécurité, et pour pouvoir les disséquer.
surnom(s) Bien sûr. C'est normal, non ? Même si ils sont moins utilisés, maintenant. Inge est celui qui persiste le plus. Mais Inge est un cas à part. Les autres surnoms sont en général moins positifs. Idiote. Tête de linotte. + âge & date de naissance La première gorgée d'air prise un 1er avril, la preuve qu'elle est une (mauvaise) blague du Seigneur. 21 ans qu'elle est née, la jeunesse encore accrochée à la rondeur des joues et à l'éclat des prunelles. L'idée qu'à une heure près, elle aurait pu naître le 2, à une date où personne ne fait rien d'extraordinaire. + lieu de naissance Bergen. Les murs de la maison familiale à la place du blanc de l'hôpital, comme est né le reste de la famille, sa grand-mère et sa tante en guise de sage-femmes. C'est la tradition. + nationalité Norvégienne. Elle s'y sent un peu à l'étroit, parfois, dans ce mot qui s'étale sur le passeport. Et puis elle hausse les épaules. Ça pourrait être pire ; elle aurait pu être danoise. + caractère de la bête Mette. Avec ses cheveux en pagaille et ses bleus partout, avec son air toujours un peu perdue. Elle transporte avec elle un aspect enfantin, mi-inconscience du monde mi-naïveté. Toute en yeux qui s'éparpillent et en idées brouillonnes qui crépitent en permanence et se transforment en débit de mitraillette. Mots qui s'entrechoquent et sortent en un seul souffle difficile à déciphérer. Pour une fille de chasseur, elle en manque la rudesse et la méfiance. Elle le sait, qu'il y a des loups au-dehors, prêts à la manger pour une offense qu'elle ne saurait nommer, qu'ils sont des monstres aux airs avenants qui cachent leurs longues dents derrière des sourires enchanteurs. Mais elle continue à croire les gens tels qu'ils se présentent, obstinément. Elle s'accroche à l'enfance, aux contes avec lesquels elle a grandi, qui sont devenus ses guides, ses références. L'argent blesse les loups, le rouge les attire et fait briller leurs yeux, la pleine lune fait d'eux ses esclaves, les loups-animaux sont les serviteurs des loups-monstres... Elle croit à l'ogre à la barbe bleue qui tue ses femmes et à la morsure de l'aiguille qui envoie dans le sommeil, elle croit au pouvoir des cailloux blancs pour retrouver son chemin et au danger de briser un cercle de fées. Elle est certaine que les selkies existent, cachés dans les fjords, que des géants dorment sous les montagnes, en attendant quelque chose. La disparition des loups, probablement. Elle peut les comprendre, tandis qu'elle se demande si elle rencontrera les créatures de ses rêves de son vivant.

C'est son problème, à Mette. Réalité, imaginaire... La ligne n'existe pas réellement entre les deux, pour elle. La frontière trop fine se change aisément en paranoïa, en anxiété terrible qui fait monter les larmes à ses yeux et trembler ses membres, qui raccourcit son souffle et trouble sa vision. Elle vit dans un monde où le vent qui hurle porte la voix d'âmes damnées, où les masques d'Halloween et les citrouilles grimaçantes sont réellement vivants, où le sel tient réellement les monstres au loin, où les miroirs portent malheur. Mi-superstition, mi-obsession, qui régit une part non négligeable de son quotidien. Petite bourse de sel dans la poche, béni juste au cas où en dépit du scepticisme face à Dieu. Miroir encastré, protégé par un volet juste au cas où. Rituels réflexes, babioles d'argent disséminées sur la personne comme autant de barrières et de doudous, qui terrifient lors de leurs rares moments d'absence. Le reste du quotidien, lui, est disséminé aux quatre vents, à l'instar de la concentration vacillante.

L'identité elle même bouge. Elle est instabilité personnifiée, Mette, avec son monde en lambeaux et son ego qui suit le même mouvement. Ses émotions affleurent constamment à la lisière de ses traits, dans les oscillations de sa voix et de ses mains qui s'agitent. Les cadres l'étouffent, la routine l'irrite, jusqu'à finir en explosions autodestructrices. Les mains qui se plantent dans bras et cuisses, la tête qui se balance à heurter le mur, les dents qui s'agrippent à la peau pour retenir des hurlements de frustration et percer le voile de rage aveugle. Le rythme qu'elle s'est choisie, université, travail, études qui passionnent et travail pour la survie, elle s'en accommode, tant bien que mal. Mais les intrusions, les remarques, les conseils, ils sont autant de piques le long de sa peau, qui enveniment ses humeurs. Elle y renâcle, se jette dans la direction opposée sans même se poser la question de si on l'a manipulée pour arriver à ce résultat. Elle reste fort adolescente, quelque part, comme si son caractère refusait de sembler plus vieux que son visage. Immature, imprévisible, rebelle, rêveuse. Émotive et obsessive, travailleuse et distraite, cynique et irrespectueuse, brave et lâche, bourrée de lubies et de certitudes sans logique, fragile sous ses épines. Gosse paumée entre illusions d'enfance et réalités d'adultes. + situation familiale Fille de chasseurs, sœur de chasseurs. Le père exécuté par ses proies, les frères déchiquetés dans les bois. La mère seule survivante. Le grand méchant loup va la manger, elle aussi. Il va tous les manger.  + ton métier Le jour, les bancs de l'université et le crissement des stylos sur le papier, études nordiques choisies en dépit de toute logique apparente. Le soir, la cacophonie des friteuses et des grills et la routine des sandwichs, fast-food qui paie le quotidien. Et en plus, ça éloigne les loups, elle en est sûre. Ils sont allergiques aux pommes de terre crues, non ? Et la chasse, dans les moments creux, dans les rares jours inoccupés. + ta situation (en couple, marié, célibataire) Célibataire. Les premiers émois du cœur encore inconnus, le détachement de l'enfance encore au premier plan. Ou juste une tête si dure qu'elle n'en identifie pas ses émotions. + t'es une tête couronnée ou un humain lambda ? Une parmi d'autres, ni riches origines, ni trône qui l'attend. Le poids de la tradition familiale sans les attentes du peuple. Bagage trop commun pour être remarquable. + tu chasses ou tu protèges ou tu t'en fous ? Elle suit la tradition familiale, légendes appris sur les genoux de son père, armes constamment exposées à ses mains, petite forge fascinante à ses yeux d'enfant. Tu seras chasseur, ma fille. + ta situation financière : Payer un loyer, payer des livres, payer l'argent. A la fin du mois, il ne reste pas grand chose, même quand un élan soudain ne pousse pas à brûler ses ressources dans quelque distraction. Riz, conserves et pâtes sont ses alliés tout au long du mois. + souhaites-tu être parrainé après ta validation ?  Ça devrait aller :hihi:  +un autre petit mot ?      
+ As-tu des liens particuliers avec la race lupine ? Elle est Pettersen. C'est un lien suffisant, celui de son héritage familial. Ils se chassent et se tuent respectivement. Ou plutôt, les loups les chassent et les tuent, et eux les capturent et les étudient. Ils ont appris que les loups sont allergiques au chocolat quand ils sont mutés, comme ça. C'était intéressant, et elle se demande si un distributeur de chocolats ou un calendrier de l'Avent piégé marcherait contre eux, du coup. Ou si l'un d'eux serait d'accord pour manger des chocolats pour elle. Elle suppose qu'ils préféreraient la manger elle.

+ Es-tu au courant du changement politique qui s'est déroulé ? Vaguement, elle a écouté les rumeurs, suivi ce qui se passait, vu les conséquences. Ça ne la dérange pas que les loups soient connus de tous désormais, au contraire. Ils auront plus de mal à dévorer le Petit Chaperon Rouge comme ça. Mais à cause d'eux, des chasseurs sont morts, et ça, Mette, elle ne l'apprécie pas. Ils étaient stupides de faire confiance au monstre, mais ils ne méritaient pas de mourir pour ça. Et elle n'aime pas ce nouveau silence des journaux. C'est comme si ils avaient oublié. Comme si la révélation n'existait plus. Ça lui donne l'impression d'une réalité en toile d'araignée, à Mette. Elle préférait la Reine blonde. Celle qui voulait que les loups et les humains s'entendent. Elle aurait peut-être été d'accord pour lui prêter une ou deux bêtes, qu'elle les étudie. Ou juste la laisser parler avec. Aujourd'hui, elle est presque que si elle approchait d'eux, elle finirait gobée. Elle ne connait pas le nouveau Roi, mais elle ne l'aime pas. Juste par principe.

+ Que feras-tu si tu tombes sur un loup ? Normalement, les loups doivent se tuer quand on les croise et les reconnaît. C'est la règle pour les chasseurs, non ? Mette, de son côté... à moins d'avoir de l'argent sur elle, elle n'est pas certaine de pouvoir les identifier, et même si c'est le cas... Elle préférerait en apprendre plus sur eux. Ça aiderait aussi les chasseurs, non ? Si ils savaient si les loups sont tout le temps allergiques au chocolat, il suffirait d'en mettre dans l'eau de la ville ou quelque chose. Et les armes à feu sont bruyantes. Alors, elle leur parlerait sans doute. Ou elle prendrait la fuite après leur avoir jeté un de ses bracelets à leur figure pour les distraire, essayer d'aller chercher un autre chasseur.

CHASSEUR

les compétences générales


• Âge, 5 points
• Rang social, 6 points
• Expérience, novice, 3 Points
• Physique, fin, 2 Points
• Total, 16 Points


les compétences personnelles


Déguisement: Dans la vraie vie, il y a une fille, une Mette aux cheveux courts et à la peau pâle. Traits communs, yeux bruns, rien de notable. C'est une force. Dans les placards s'entassent des vêtements aux style multiples et des perruques variées, dans les tiroirs sont des produits cosmétiques, de quoi devenir qui elle veut. En particulier, de quoi devenir Inge. Bandes autour du torse pour effacer son buste, traces naturelles d'androgynie contenues dans les traits et accentuées par du maquillage, tenue masculine, et elle passe pour un jeune homme efféminé. Quelque chose qui l'amuse terriblement. Dommage qu'elle ne sache pas encore cacher son odeur.

Maladresse : Ouch. La peau de Mette est une toile, toute de bleus aux couleurs multiples. Jaune, violet, vert, bleu, brun, le rare hématome noir. L'espace et elle ne s'entendent guère, et elle en paie le prix. Les chevilles qui s'effondrent dans les escaliers ou la rue, les angles qui trouvent hanches, côtes et bras, les épaules qui ne manquent jamais de faire la connaissances des portes et étagères. Trébucher, se cogner, se brûler, se couper... Mette, c'est la fille qui se trancherait la main avec une feuille de papier.

Pose de pièges : Plutôt que les armes et le combat, Mette préfère les pièges. Pièges à loups améliorés et disséminés, trappes, fosses hérissées de clous en argent... Dans cette activité, elle fait preuve de patience et de créativité, n'hésite pas à tenter d'en inventer de nouveau. Pas toujours pratiques ni efficaces (apparemment, les filets barbelés d'argent ne piègent pas les loups, c'est bon à savoir même si elle en reste surprise), mais elle essaie. Même si certains préféreraient qu'elle se limite aux mâchoires de ses pièges à loup et ours.


personnage inventé


Dans le cas de personnage inventé :
Je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  


derrière l'écran


+nom/pseudo Cornel / Fanny  + âge Toujours 26 ans  What a Face    + présence sur le forum Passage tous les jours, RP une à deux fois dans la semaine + ta région Toujours coincée en Périgord + ton avis sur le forum Il est nul, c'est affreux. Même que c'est pour ça que je fais un DC. + comment nous as-tu trouvé ? Via dédoublement et Niklaus  + tu as un dernier mot l'ami ? Pauvres chasseurs  

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Lun 4 Déc - 11:41



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▹ MULTICOMPTES : Siv G.Lund ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 20 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : En train de tomber par terre ▹ HUMEUR : Fantaisiste

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un livre de contes tout corné, une pochette de sel béni, une bobine de fil d'argent, quelques babioles d'argent, un crayon à papier rongé, un calepin sans couverture, du chocolat, des sachets de thé, un baume à lèvres, des pansements, et de l'arnica



There once was a girl...
If you are a dreamer, come in



Innocence


Il y a un chalet, à l'extérieur de Bergen, à la limite de ce quartier dit maudit. Une grande bâtisse de bois, deux étages et un muret autour de la propriété, trois générations entre les murs. La famille reste ensemble, toujours. Oncle et tante et cousins une propriété plus loin, grands-parents et parents et frères éparpillés entre les pièces. Et fillette qui nait entre les mêmes murs qu'eux, au cœur de la nuit. Horloge numérique dans la pièce. 1 avril, 22h53. Elle ne voulait pas naître, la petite fille à la peau fripée et gluante, rouge et contrariée, bouche grande ouverte sur un pleurs de contrariété alors qu'elle découvre le froid, poings crispés et yeux obstinément clos. Elle était très bien où elle se trouvait, la nouvelle-née. Pas envie de quitter l'apesanteur, la chaleur, les sons étouffés. Il faut, pourtant. Alors, elle pleure.

Longtemps.

Les premières années de Mette, elles sont faites de pleurs. Bruyants, perçants, désespérants. Arnt et Ebbe, ils évitent leur petite soeur. Ses parents, ils sont épuisés, irrités. Et Mette, elle va de colique en rhume en cauchemar. Elle se calme, parfois. Dans les bras de son père, dans le bruit et la chaleur de la forge. Il l'y emmène, alors, l'homme aux yeux cernés, et il travaille pendant qu'elle se tait, grands yeux éblouis de flammes et d'argent fondu qui devient balles. Le chaos du lieu, le manque d'air, l'odeur de métal en fusion et de poudre, entêtants. Personne ne comprend pourquoi ça la calme, mais c'est le cas. Au point de l'y laisser, parfois, la nuit, quand l'épuisement des autres se fait trop grand. Elle ne s'en rend pas compte, de toutes façons. Elle dort dans son berceau, couverture autour d'elle, poings crispés sur une étoffe qui lui tient lieu de doudou. Et les pleurs s'apaisent, ô si lentement, s'entrecoupent de babillements et de membres qui s'agitent. Les mains qui veulent saisir les clous aux bouts arrondis tendus par son père, les cuillères tenues par sa mère, les doigts mi-curieux mi-méfiants de ses frères et la patte de loup que le grand-père traite comme un trophée et un hochet tout à la fois.

On apprend à ramper, on apprend à marcher, on apprend à tomber. A tomber, surtout, dans un cri perçant qui se change en rire quand des mains la rattrapent. Elle s'est détachée de la forge, elle dort seule désormais, dans une petite chambre, abritée entre celles de ses frères. Maintenant qu'elle babille, qu'elle pleure moins, qu'elle trébuche après eux, ils s'intéressent à elle, poupée de chiffons volée, voitures guidées jusqu'à ses pieds, jeux enfantins qui se mettent en place entre des leçons des adultes. Tous trois assis aux pieds de leur grand-mère tandis qu'elle conte de vieilles légendes et les origines des monstres-loups, qu'elle narre comment grand-père a fini entre leurs crocs et le long de la neige, comment ils se drapent de visages séduisants pour dissimuler leurs griffes avant de sauter à la gorge de ceux qui les suivent dans l'ombre des ruelles. Pendant que leur mère aux longs cheveux lui apprend à compter et à tenir le crayon pour former des lettres tremblantes tandis que les frères sont à l'école, escortés là chaque jour par oncle et tante et père qui travaillent en ville.

Et la nuit, elle cauchemarde, cris étouffés dans l'oreiller et lampe constamment allumée pour empêcher les monstres de se cacher dans les ombres de la chambre.

Premiers pas

L'école. C'est un autre monde, un autre univers. D'autres enfants, de son âge, des enfants qui ignorent tout des monstres dans les ombres ! Des enfants, avec qui jouer, inventer des histoires ! Sauf que. Elle n'arrive pas à trouver sa place. Elle a l'énergie, l'imagination, qui fait qu'elle aurait pu se faire aisément des amis, Mette. Mais. Elle a ses premières années qui la rendent... étrange. Dans la façon dont elle devient pâle quand les enfants parlent d'aller au zoo admirer les loups, dans sa véhémence quand elle dit être contre les zoos, qu'il faudrait tuer leurs animaux, dans la manière dont elle perd le contrôle parfois et se roule en boule, tête heurtant rythmiquement le mur. Bizarre. Pas normale. Même les instituteurs qui posent un regard prudent sur elle. Qui la disent gentille mais trop distraite, trop imprévisible, trop sensible, trop violente, trop trop trop. Mauvaise élève malgré elle. C'est l'apprentissage de la solitude et de la cruauté des enfants, et malgré tout elle sourit et dit bonjour le matin et travaille, entre deux rêves éveillés. Elle a trouvé une niche, en dépit de tout. Mette, elle a les meilleures histoires.

Elle grandit, alors. Et au milieu de tout ça, Grand-Mère meurt, juste comme ça. Le loup ne l'aura pas mangée, elle. Juste le temps. Trop vieille, trop fatiguée. Ou trop pressée de rejoindre Grand-Père. Elle ne sait pas, Mette, tandis qu'elle observe la terre se refermer de là où elle se trouve, son père d'un côté, Arnt et Ebbe de l'autre. Pressés ensemble, pressés d'un bloc, Maman derrière elle. Bien à l'abri. Elle est en sécurité, tandis qu'elle pleure, doucement, silencieusement. Elle a froid, Mette, alors que le soleil d'été brille. Au retour, elle se blottit dans les bras de son père et réclame une histoire. Une qui finit bien, une où le méchant tombe dans le piège et perd sa jambe et sa vie ensuite. Papa joue avec ses tresses tandis qu'il parle, que les mots vibrent dans sa gorge et jusqu'en elle. Alors, elle s'endort. Huit ans, plus de grands-parents. Quand le lundi vient, elle retourne à l'école. Un peu plus silencieuse au début. Et les mois passent, et elle redevient l'enfant animée et tremblante d'énergie qu'elle était.

Juste un peu plus morbide, juste un peu plus rêveuse encore, ses yeux voilés d'images qui n'existent pas. La différence, c'est qu'elle a encore plus peur du noir. Rien de grave. Elle recommence à fréquenter la forge avec son père, parfois, un livre sur les genoux. Contes, légendes, sagas, copies des textes familiaux, les originaux trop précieux bien à l'abri des mains inquisitrices. Silencieuse, tandis qu'elle le regarde fondre l'argent et le couler dans les moules, attentive, tandis qu'elle l'observe mélanger la poudre, dans les moments où la flamme est éteinte. Tout doucement, ses membres s'étirent, s'allongent, continuent à se décorer d'hématomes. Arnt et Ebbe grandissent aussi. Seize ans, quinze ans, et Mette, si jeune en comparaison du haut de ses neuf ans qui attendent leur anniversaire, qui les observe commencer à accompagner Papa quand il part tuer le Grand Méchant Loup.

Elle a dix ans quand elle coule sa première balle d'argent. Malformée, mal forgée. Papa y perce un trou, quand même, et l'enfile sur une chainette du même métal. Son premier talisman, qu'elle passe autour de son cou avant d'écouter les conseils paternels et de faire de nouveau couler l'argent dans le métal, grandes mains calleuses engouffrant les siennes.

Morcellement

Cette fois, il pleut, quand le sol se referme sur les deux cercueils. Couvercles fermés, couvercles scellés. Plus de Arnt, plus de Ebbe, plus plus plus, et elle s'agrippe désespérément à la main de son père et elle ravale ses larmes et l'envie de se jeter après eux. Elle a douze ans, Mette. Ils en avaient dix neuf, ils en avaient dix huit. Trop jeunes. Maman est livide, ses mains crispées sur ses épaules. Papa est de pierre, ses tempes brillantes de cheveux argent. Elle ne l'a pas vu vieillir. Mais elle sait que cette nouvelle ride, qui barre son front, est récente. Qu'elle ne s'est formée que quand ils ont été retrouvés, gelés à l'orée de la forêt. La jambe d'Arnt broyée par les mâchoires de son piège. Les doigts d'Ebbe déchirés d'avoir échoué à le libérer. Peut-être que c'était un accident. Quand ils voulaient, ils étaient aussi maladroits qu'elle. Tous trois capables de faire la course dans l'escalier, de glisser, et de s'emporter les uns les autres. Mais elle sait, Mette. Elle sait, d'une certitude aussi brûlante que ses yeux.

C'est le loup, le loup qui les a fait tomber dans son piège, le loup qui les a tué. C'est le Loup qui lui a pris ses frères, et qui rit dans ses cauchemars pendant qu'il se joue d'eux, qu'il les regarde se débattre et ne fait rien pour mettre fin à leurs souffrances parce qu'il n'a pas faim. Il n'a pas faim, mais il les a tué. Elle le sait. Elle le sait, et elle est terrifiée, ongles s'enfonçant plus avant dans la chair de la main de son père. Lui aussi il va mourir. Et Oncle. Et Tante. Et Maman. Et elle. Ils vont tous mourir. Le loup va les tuer, un à un.

Pendant deux ans, elle est sombre, Mette. Epuisée, cernes gravés sous ses yeux, ongles rongés jusqu'au sang, jusqu'au vif, cheveux ternes, joues qui renoncent aux rondeurs de l'enfance. L'adolescence arrive, mais s'escorte de nouveaux cauchemars, et plus que jamais elle se perd dans ses livres, dans ses rêves, dans les vieux textes de la famille dont elle lit et relit les traductions et dont elle trace des yeux les symboles oubliés des originaux. Elle grandit peu. Elle s'incurve. Elle saigne. Elle a les os endoloris et le tempérament court. Papa chasse, et Papa forge, et Papa la prend dans ses bras comme quand elle était petite et la berce lorsqu'elle explose et que ses dents se plantent dans son bras, que ses doigts empoignent ses cheveux et que ses genoux heurtent le sol, tête frappant rythmiquement le carrelage, cri enragé déchirant sa gorge. Incontrôlable, animal. Elle continue de voir ses frères mourir dans ses cauchemars, elle imagine le Loup qui vient dépecer ses parents dans chaque ombre qui bouge sous sa porte. Elle se réveille en criant, et Maman ouvre la porte et la fixe, épuisée, silencieuse, avant de border de nouveau les draps autour d'elle et de caresser ses cheveux.

Elle s'en veut, parfois, Mette, de ne pas pouvoir être calme. Plus normale. Alors elle redouble d'effort pour avoir de bonnes notes, elle coule des balles d'argent, elle crée des rituels. Si elle place du sel sous son oreiller, elle pourra émerger seule de ses cauchemars. Si elle porte des bracelets et bagues d'argent, le monstre ne pourra pas l'approcher. Si elle ne porte pas de rouge, il ne pourra pas la voir. Si si si. Ça la centre, lentement mais sûrement. Les cauchemars se font plus silencieux. S'espacent. Les cernes de Papa sont un peu moins noirs, les sourires de Maman un peu moins vides.

Enracinement

15 ans, bougie soufflée, lèvres pâles incurvées, retroussées. Elle fait vide, la maison de bois et de pierre à la lisière de la ville, maintenant qu'ils ne sont plus que trois à y vivre. Vide et hantée, constamment, les marches de l'escalier qui geignent sous les pas sans jamais attendre les cris que lui tiraient les frères aux pieds éléphants, les chambres aux portes fermées, les chaises inoccupées à table et les armes suspendues au-dessus de la cheminée en étranges urnes funéraires. La patte de loup de Grand-Père, les aiguilles à tricoter étrangement pointues et laquées d'argent de Grand-Mère, le fusil au canon scié et l'arbalète. Elle fuit le salon, désormais, Mette. Comme Maman, qui s'enferme dans la cuisine ou la petite pièce qui tient lieu de bibliothèque et d'étude, et Papa qui passe plus de temps que jamais dans la forge.

Elle, elle papillonne, autant que ses yeux errent partout sans jamais se poser plus d'un instant. Refus de regarder les gens dans les yeux plus de quelques secondes, de ralentir quand elle parle, de marcher normalement plutôt que de suivre ses lubies, pieds qui suivent le bord du trottoir et s’emmêlent, presque pirouette sur elle même pour faire demi-tour. Au lycée, elle a moins d'amis encore, trop d'excentricités désormais pour être populaire, trop d'excentricités pour ne pas déranger les enseignants aux regards teintés de pitié. Au moins elle a de bonnes notes, s'applique en sciences, se révèle dans les langues et la littérature. Là, son esprit fugueur parvient à se poser, à absorber. Alors elle plonge toujours plus profond, mois passant sans qu'elle réalise vraiment. C'est lent, mais la réalité s'accélère, les livres de contes et légendes et mythologies du monde entier dévorés, leur contenu intégré (donner un concombre à un kappa pour l'apaiser, ne pas pénétrer un cercle parfait de champignons, les vampires ont besoin d'être invités pour entrer dans une maison, les trolls vivent sous les ponts et aiment les énigmes), quelques virées hebdomadaires au club de théâtre qu'elle a rejoint sur un coup de tête et où elle découvre qu'elle aime changer de peau elle aussi, plus de temps passé dans la forge. C'est la dernière chance de la famille, Mette, la dernière enfant en vie, celle qui doit survivre et se marier et avoir des enfants pour qu'ils ne disparaissent pas des mémoires, celle qui doit chasser et piéger et finir le travail de sa lignée pour que les esprits de ses frères et de ceux morts avant eux puissent se reposer.

Dommage qu'elle n'aime pas les armes conventionnelles, alors même qu'elle apprend à armer son fusil et tirer. Elle déteste les armes de poing, revolver et pistolet et lourd Glock. La posture la hérisse, l'arme la répugne. Le fusil est mieux mais elle continue de ne pas l'apprécier. Mieux ne veut pas dire bon. Ne veut pas dire bien. Elle préfère les pièges, que Papa a si longtemps résisté à l'idée de lui enseigner, trop conscient qu'elle est maladroite, trop effrayé à l'idée qu'elle se piège elle-même, que ses collets barbelés se ferment sur sa cheville et refusent de cesser de la mordre, que les mâchoires à ressorts de ses pièges à loups gobent son poignet. Elle s'entête. Et elle y trouve une concentration qui lui a toujours manqué d'ordinaire, une patience pour le puzzle de pièces qu'elle n'aurait pas imaginé elle-même. Maman est satisfaite, sa fille indirectement exposée aux loups qu'elle chassera de la sorte, Papa est excité, parle de tendre de nouveaux pièges en forêt, de capturer un loup plutôt que le tuer, de pouvoir l'étudier tranquillement, découvrir l'emplacement de ses organes, sa vitesse de guérison, la force de ses os, de ses mâchoires, la meilleure manière de lui administrer l'argent, si le loup peut être neutralisé sans affecter sa façade d'humanité.

A bientôt 18 ans, Mette, elle est assez grande pour s'avouer qu'elle est curieuse, elle aussi. Est-ce qu'ils ont les mêmes allergies que les chiens ? Est-ce que la transformation à la pleine lune est comme une réaction allergique ? Est-ce qu'ils aiment le froid, est-ce qu'ils sentent le chaud, est-ce qu'ils perçoivent le rouge ? Ça lui manque, comme couleur. Elle veut savoir, pour pouvoir recommencer à en porter.


Kintsukuroi

Les loups existent. Les loups existent et Mette trépigne de joie dans le salon, croise les yeux brillants de ses parents. Plus d'anonymat, plus de mensonges. Peut-être même qu'ils vont avoir le droit de travailler au grand jour ? C'est ce que Papa voudrait. Mette, elle, elle se demande plutôt si elle pourra discuter avec un loup désormais, lui poser toutes les questions qui la taraudent, mentir et se faire passer pour quelqu'un qui est curieux et révulsé à la fois. Sous sa joie de voir le secret levé, il y a son sang qui est gelé et l'affreux sifflement dans ses oreilles, et elle se dit que le mensonge n'en serait même pas un. Pas vraiment. Et Inge aimerait bien discuter avec un loup, elle en est sûre. Inge est plus sociable qu'elle, Inge est plus calme, plus solennel, l'adulte que Mette elle-même a encore du mal à être. Il n'existe pas, c'est ce que Maman aime dire, quand elle la voit descendre, démarche différente, cheveux plaqués, maquillage à peine appliqué pour créer des angles le long de son visage, col de chemise émergeant de sous son gros pull, lourdes chaussures enlaçant son jean. Maman ne comprend pas, et Papa la regarde bizarrement. Inge est un rôle. Il existe quand elle se glisse dans sa peau, il n'est pas le reste du temps. C'est facile à comprendre, pourtant.

C'est lui qui apprend la mort de la Reine, et qui apprend l'élection de la nouvelle. Encore une Reine qui veut travailler avec les humains, qui lui fait se demander vaguement si ils ont si peur des chasseurs, pour préférer perdre le couvert des ombres ?

C'est Mette et Inge qui suivent de loin ce qu'il se passe. Papa fait des rapports lorsqu'ils rentrent à la maison, entre deux reproches de Maman qui n'aime pas qu'elle ait déménagé. Mais elle aime son studio minuscule, Mette, elle aime être à côté de l'université même si ses parents auraient voulu la voir étudier autre chose et elle aime être prêt de son travail même si ils préféreraient qu'elle pense plus à la chasse. Elle s'en entête encore plus. Elle aime déchiffrer le vieux norrois, regard qui papillonne entre dictionnaires et textes, elle supporte le boucan et l'agitation du travail et elle aime voir l'argent tomber en pluie sur son compte. Et la Reine ne l'intéresse pas, de toutes manières. Elle ne sait pas trop quoi penser du fait que certains sont prêts à négocier avec, commencent à les penser normaux, acceptables, quand ils sont le monstre qui erre dans les contes. Elle est sûre que c'était eux, les Bersekers des sagas, et qu'ils ont juste remplacé leurs peaux d'ours par des peaux de loups. Elle fronce le nez, quand elle en entend parler, devient mutique, se brûle avec l'huile de friture par accident. Ça permet de crier sans rendre les gens suspects. Et après, Inge peut discuter avec des inconnus entre des étagères et autres, se prétendre fasciné. Il a moins peur qu'elle.

Et puis Papa meurt, stupidement (elle a refusé d'écouter la raison, mains sur les oreilles, front pressé au sol, tapant tapant tapant quand Maman voulait hausser la voix jusqu'à ce qu'elle renonce). Encore un enterrement, encore Maman qui veut qu'elle revienne, qu'elle quitte son travail, qu'elle reprenne le flambeau, maintenant. Elle se rend moins souvent à la maison de bois, à la place, même si elle se rend en trainant des pieds là où les chasseurs se retrouvent. Pas pour chasser, pour observer. Ils ne la laisseraient probablement pas faire, de toutes façons. Son nom de famille sonne comme un insulte, là-bas, comme trois syllabes condescendantes. Elle n'aime pas ça, mais elle s'entête. Et elle voit des chasseurs cesser de venir, juste comme ça, alors qu'il y a des rumeurs de changement de royauté lupine, d'attaque, d'alliance temporaire. Elle se bouche les oreilles, et elle recommence à faire des collets, doigts agiles entre les barbelés argentés.

Et puis les mois passent, et quelque chose danse au coin de son esprit, qui l'irrite et fait se planter ses dents dans son bras quand elle réfléchit, quelque chose qui frustre même Inge, même ses autres personnages. Même en y pensant sous plusieurs angles, elle ne trouve pas. Il faut qu'elle prête actuellement attention alors qu'elle aiguise la pointe d'un carreau pour réaliser, pour comprendre ce qui la tracasse et qui frustre les autres chasseurs, outre le massacre d'une de leurs familles (elle ne les aimait pas vraiment, Mette, mais elle ne leur souhaitait pas ça non plus, et l'hypocrisie des loups la hérisse. Il ne faut pas toucher aux leurs, mais eux, apparemment, ce n'est pas si grave si on détruit l'équivalent d'un de leurs clans, hein ?). Les journaux ne parlent plus vraiment des loups, et c'est comme si les humains oubliaient. Elle n'aime pas ça. C'est comme si elle avait ses barbelés sous la peau, ça la hérisse et ça la met en boule. Même apprendre que les loups à poils sont allergiques au chocolat (merci les archives familiales ! Elle savait bien, que c'était pas ridicule, comme théorie ! Même si les ricanements quand elle glisse du chocolat entre les mâchoires pleine de crocs d'argent d'un piège à ours sont fatigants) ne calme pas. Elle va avoir 21 ans, de toutes façons, elle a encore le droit à des lubies. Mette baisse la tête sur le collet qu'elle tend, et Inge lève les yeux au ciel et prie pour de la patience.

Et des loups brûlent, et des loups meurent, sous la lune d'un mariage. Elle n'a pas été invitée à participer à l'opération, sans surprise, mais ça n'empêche pas de voir ses conséquences. Elles raniment les cauchemars, et la font se terrer quelques jours dans son appartement avant de craquer et d'aller voir Maman, de s'assurer qu'elle va bien, qu'elle n'est pas morte elle aussi. Juste au cas où. Elle n'aime pas ça, cette paranoïa ravivée au coin de ses yeux, ces ombres qui se meuvent, à en vouloir refermer ses livres. Elle s'accroche, quand même. Pas le choix. Mette, c'est la dernière Pettersen. Alors, elle retourne auprès des chasseurs, et elle improvise une petite forge dans le box qu'on lui a attribué dans la cave, et elle se met au travail, entre les révisions pour ses partiels, et elle cauchemarde, et elle a l'impression que ses coutures vont céder, et Inge se promène et écoute, et elle joue avec ses nouvelles perruques sans trouver un personnage qu'elle aime vraiment et qui est plus qu'une distraction temporaire. Au moins ça calme les cauchemars, de tisser du barbelé et d'aiguiser des pièges et de fondre des balles et de changer de peau.

Et parfois elle se demande, si elle risque de devenir comme un loup, à force de laisser sa peau derrière comme ça. Ou une selkie. Et elle aimerait bien en avoir un sous la main, pour trouver la réponse. Ça serait intéressant, elle en est certaine.


Et s'ils ne sont pas morts, eh bien ! c'est qu'ils vivent encore. Voilà.
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Lun 4 Déc - 12:16


Meute Afro

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▹ MULTICOMPTES : Edwina, Ester, Vyranui, Torvald. La raison n'existe pas. ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ou Floriane. Ou Flo. ▹ EMPREINTES : 88 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 12/11/2017 ▹ AGE DU PERSO : 22 ▹ LOCALISATION : Quelque part dans Harlem, fuyant sa nature. ▹ HUMEUR : Changeante, instable.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un crayon, un carnet déjà rempli de gribouillis, un rouge à lèvres foncé, des chewing-gum



YAAAAAAAAASS ! Que j'aime ce petit aperçu I love you J'ai super hâte de voir ce que ça va donner en rp :hihi:
Bon courage pour la rédaction de ta fiche et bon retour parmi nous
Tu as 2 semaines pour rédiger ta fiche et ton avatar t'es réservé pendant 2 semaines I love you

Hésite pas si tu as la moindre question surtout I love you


monstre
piégée dans le corps d'une créature hideuse, enfermée dans une boîte inextensible, à jamais privée de sa liberté.


Couleur rp : #666633
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Lun 4 Déc - 13:04



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▹ MULTICOMPTES : Siv G.Lund ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 20 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : En train de tomber par terre ▹ HUMEUR : Fantaisiste

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un livre de contes tout corné, une pochette de sel béni, une bobine de fil d'argent, quelques babioles d'argent, un crayon à papier rongé, un calepin sans couverture, du chocolat, des sachets de thé, un baume à lèvres, des pansements, et de l'arnica



Merci

J'avoue me poser la même question :muah:

Et je retiens pour les questions :yeah:
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Lun 4 Déc - 14:10


Humains

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▹ MULTICOMPTES : Amelia Andersen / Leif Helström ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 608 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/01/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Quelque part entre son ordinateur et son labo ▹ HUMEUR : J'ai perdu mes lunettes, enfin j'ai pas voulu les mettre, elle me font une drôle de tête, une tête d'un geek à lunettes…

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un guide français-norvégien, un étui à lunette, un spray lacrimogène (on sait jamais), un livre pour les moments d'ennui, un paquet de chocobons

http://lpartefact.tumblr.com


Re bienvenuuuue !

Bon on en avait déjà parlé par MP et j'adorais l'idée de base, mais la voir posée sur le papier... OMG Mette promet. Elle à l'air aussi drôle que touchante, que p'têt un peu folle sur les bords. :muah:

J'ai hâte en tout cas de jouer avec elle.
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http://lpartefact.tumblr.com
Lun 4 Déc - 17:30



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▹ MULTICOMPTES : Siv G.Lund ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 20 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : En train de tomber par terre ▹ HUMEUR : Fantaisiste

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un livre de contes tout corné, une pochette de sel béni, une bobine de fil d'argent, quelques babioles d'argent, un crayon à papier rongé, un calepin sans couverture, du chocolat, des sachets de thé, un baume à lèvres, des pansements, et de l'arnica



Aww, merci

Juste.... "peut-être" un peu folle ? T'es généreuse là, je crois :muah:

Et pour le RP, ça sera avec plaisir, j'ai hâte de voir Amelia s'arracher les cheveux :lala:
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Lun 4 Déc - 19:07


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Stein & Elias & Tomas & Ivar & Sevastyan ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2471 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



rrebbiiennnvvennuuee avec cet adorable personnage xDxD




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Lun 4 Déc - 20:17


Solitaires Norvégiens

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▹ PSEUDO : ahka ▹ EMPREINTES : 122 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 27/05/2017 ▹ LOCALISATION : dans les environs ▹ HUMEUR : absolute водка

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Re bienvenue!
bon courage pour la suite de ta fiche, mais tu sembles déjà bien partie
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Lun 4 Déc - 20:50



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▹ MULTICOMPTES : Siv G.Lund ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 20 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : En train de tomber par terre ▹ HUMEUR : Fantaisiste

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un livre de contes tout corné, une pochette de sel béni, une bobine de fil d'argent, quelques babioles d'argent, un crayon à papier rongé, un calepin sans couverture, du chocolat, des sachets de thé, un baume à lèvres, des pansements, et de l'arnica



Merci à vous deux ! :bug:

Vanya: Euh... je plaide coupable What a Face
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Mer 6 Déc - 8:40


Humains

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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 292 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Entrain d'éparpiller des miettes de chips dans le canapé de Grim ! ▹ HUMEUR : Plutôt joyeuse en règle générale

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Rebienvenue à toi ! Amuse toi bien avec ce nouveau personnage qui m'a l'air haut en couleur :yeah:
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Mer 6 Déc - 9:29


Solitaires Norvégiens

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▹ PSEUDO : Talim ▹ EMPREINTES : 354 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 29/01/2017 ▹ AGE DU PERSO : 42 ▹ LOCALISATION : Arrivé en Février 2018 à Bergen, il a fui l'Allemagne et son passé. Il vit dorénavant avec Remy, une Humaine dont il a fait la connaissance lors de son voyage jusqu'en Norvège. ▹ HUMEUR : Calme et froid.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Même pas encore eu le temps de jeter un oeil sérieux à ton premier perso que t'en as déjà un deuxième :hihi: J'ai lu en diagonale parce qu'un peu pressée mais elle m'a l'air fort intéressante cette petite alors je te souhaite à nouveau la bienvenue et bon jeu avec elle :mow:
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Jeu 7 Déc - 22:09


Meute Rousse

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▹ PSEUDO : Elliot ▹ EMPREINTES : 84 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 15/11/2017 ▹ LOCALISATION : Norvège ▹ HUMEUR : Conciliante

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Un personnage à fleur de peau et aux rêves tout aussi épidermiques

C'est toujours un plaisir de voir ton imagination se couler dans la peau de nouveaux personnages et d'en prendre intensément possession.

Bienvenue à ton DC !
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Ven 8 Déc - 9:47



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▹ MULTICOMPTES : Siv G.Lund ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 20 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : En train de tomber par terre ▹ HUMEUR : Fantaisiste

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un livre de contes tout corné, une pochette de sel béni, une bobine de fil d'argent, quelques babioles d'argent, un crayon à papier rongé, un calepin sans couverture, du chocolat, des sachets de thé, un baume à lèvres, des pansements, et de l'arnica





Remy: Merci ! J'y manquerais pas :blasé:

Grim: Hum... Oups ? Ça fait plus de lecture, c'est jamais une mauvaise chose Merci en tout cas :hihi:

Sondre: Bon bah... j'ai tomaté Merci :cloud:
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Sam 9 Déc - 17:44


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 623 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Bienvenue, bienvenue
ET PUISSE LE SORT T'ÊTRE FAVORABLE !



viens là l'petit nouveau !

Ce personnage est terriblement attachant, ça nous change de Dame Lund En tout cas, j'ai hâte de suivre son évolution sur le forum O_O Je sens que ça nous promet des Rp's vachement fun tout ça What a Face
Félicitations l'ami ! te voilà enfin validé/e ! Bienvenue parmi nous, installe-toi confortablement dans ce fauteuil, il y a du café, du jus d'orange et des cookies juste là...
Avant d'entrer vraiment en Norvège ou en Amérique, il va falloir aller recenser ton personnage, ta meute, ton clan, ton gang, ton avatar, ta position sociale (alpha, bêta, gamma, delta simple membre, oméga, augure, guérisseur ou chaman) et même ton métier ! Et le tout dans ce sujet ! Ensuite, si tu désires un parrain ou une marraine, nous t'invitons à le préciser ici, et en ce qui concerne tes points de compétence, n'oublie pas de les réclamer par-là ! Tu as fait tout ça ? Génial ! On t'aime déjà !
Il ne te reste plus qu'à aller embêter les louveteaux et les anciens en te faisant des petites relations farfelues ou à aller courir dans les bois avec la petite louve d'à côté

N'hésites pas à visiter la section évent et à te joindre aux événements en cours :fesses:

Tu peux aussi faire un tour dans l'irl en parlant avec les autres membres et surtout profite ! Te voilà pleinement accepté/e dans le monde magique qu'est le nôtre ! Mais gare à toi l'ami, le Maire veille au grain ! :muah:

Tu as fait tout ça ? Super, n'hésite pas non plus à voter pour nous juste ici I love you




esprit sauvage


Resistance
© FRIMELDA
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Hiding makes you not disappear ♦ Mette

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