Aucune solitude n'est comparable à celle du leader. Etre seul malgré la foule est le plus lourd des fardeaux. Isiah
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 Aucune solitude n'est comparable à celle du leader. Etre seul malgré la foule est le plus lourd des fardeaux. Isiah

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Lun 4 Déc - 19:15



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▹ PSEUDO : Dark ▹ EMPREINTES : 7 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : Sur le territoire de la meute comme toujours à moins que je ne me sois éclipsé à Staten Island pour me ressourcer ou ailleurs pour des raisons plus personnelles devant rester secrètes. ▹ HUMEUR : L'expression lugubre de mon visage ne vous suffit pas à vous faire une idée de la tournure dangereuse de mes pensées ?

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Isiah Odell Keba
Who you think you are talking to ?


la forme lupine

Le souvenir de la première mutation hante encore mon esprit comme si la brume du temps n’aurait jamais aucune emprise sur cette épreuve atroce que j’avais savouré d’une manière frisant le masochisme car la puissance de la souffrance physique avait été à la hauteur de l’émotionnelle ayant suivie la perte de mon âme sœur. J’avais finalement trouvé quelque chose à la portée de la plaie béante dans mon ètre. Depuis, ce moment muter a toujours été un plaisir sans nom malgré les désagréments. Désagréments appréciés de manière purement paradoxale du au drame ayant jeté un voile éternel sur mon caractère. Cette douleur s’est psychologiquement associée de manière mécanique à celle du lien brisé, arraché et envolé qui m’a uni à Kaelyn. Je la chéris comme un trésor inestimable parce qu’elle est l’assurance d’un souvenir impérissable de celle que j’aurais dû aimer jusqu’à la fin de mes jours et qui m’aurait rendu la pareille. Cette douleur me permet de me sentir coupable d’ètre encore en vie, me permet de me rappeler l’état d’esprit qui doit être le mien. Oui, elle représente le ciment de ma propre prison celle dans laquelle je me suis enfermé.

Lorsque l’homme cède la place à l’animal avec un contentement proche de la jubilation du au fait que cette forme procure à ce dernier une sensation de liberté réelle et incomparable ainsi que celui d’ètre en ces instants quadrupèdes ce qu’il est profondément dans son essence même. Sensation de liberté et de libération d’une enveloppe inadaptée mêlées dans une adoration innée expliquant en grande partie la relation proprement fusionnelle unissant le prédateur sommeillant dans les veines de l’humain. Il n’y a qu’en tant que loup que ce dernier parvient à se sentir libéré, libre, entier et complet. Galoper sous cette forme, en savourer les possibilités, vivre en tant qu’animal lui est hautement nécessaire pour son équilibre intérieur. Il n’y a pas un homme et un loup dans ce corps se partageant le contrôle à tour de rôle mais un loup sous forme d’homme et un homme sous forme de loup. Cette communion peut paraître étonnante au vu des tragédies ayant tapissé le chemin de l’homme mais elle ne l’est pourtant pas à ses yeux. Après tout, il est né loup. Cela coule dans ses veines et il n’y a rien à expliquer.

Un dragon voilà le qualificatif qui vient à l’esprit lorsque l’on appréhende pour la première fois cette magnifique bête majestueuse tant eu égard à son physique que son tempérament. Un dragon sans ailes. Massif et musculeux le loup semble taillé pour la violence et l’intimidation. Un pelage brun semblable à celui de chaque membre de la meute relativement épais sans pour autant être touffu recouvre sa chair et la mécanique bien huilée de ses muscles. Des yeux d’un vert profond dominent un masque facial étonnement gracieux pour ce qu’il représente. Des pattes de taille équilibrée ni trop courtes ni trop hautes et suffisamment robustes pour supporter sa masse. Pour le reste, il n’est qu’un loup comme un autre, un parmi tant d’autre. Des griffes et des crocs ayant servi à de nombreuses reprises. Un museau, des oreilles et des babines. Rien à signaler de bien extraordinaire. Si ce n’est les cicatrices recouvrant son corps à diverses destinations. Marques partagées par l’autre enveloppe ne rappelant que trop bien à quel point la vie était mouvementée dans les rues locales.

Conformément aux apparences, l’agilité n’est clairement pas le point fort du loup eu égard à son poids impressionnant et si ces muscles sont utiles. Ils lui permettent d’ètre explosif sur une courte durée au niveau de la vitesse mais également d’ètre relativement endurant. Néanmoins, ces domaines ne sont clairement pas ceux le mettant le plus en valeur. Sa taille, son poids sont le témoignage d’une puissance physique difficilement égalable preuves de son ascendance. Le vrombissement de hors-bord pouvant émaner de sa gorge est un avertissement explicite qu’il est stupide de ne pas considérer. Le combat voilà le domaine d’excellence de ce canidé. Cela se remarque au premier coup d’œil et se confirme lorsque débute le chant des griffes et la danse des crocs. Le loup brun sait utiliser ses points forts pour pallier ses points faibles et fait preuve de lucidité dans son agressivité. Prendre à la gorge et abattre rapidement voilà son raisonnement. L’opposition s’avère vaine.

Impitoyable et indomptable, le quadrupède ne répond qu’à un seul maître lui même bien qu’il accepte aisément le joug supérieur de la meute indienne. L’amour du combat peut parfois l’amener à basculer dans une frénésie dangereuse. L’animal n’est pourtant pas le reflet parfait du caractère des siens car le tempérament du Keba se transmet à la bête. Froid, calme, paisible, observateur et intelligent il n’agit pas sans avoir analyser les choses au préalable. Ce n’est qu’une fois cela fait qu’il libère la furie se retrouvant aisément dans les actions empreintes de brutalité de sa forme humaine. Naturellement dominateur il est habitué à sentir l’odeur de la peur autour de lui. Jamais joueur et toujours sérieux il partage la douleur de la perte de son âme sœur. C’est cette dernière qui le rend incapable de se laisser aller. Responsabilité semble gravé au fer rouge dans l’esprit de ce loup.

Je me déshabille prestement afin de pouvoir muter. Mes vêtements forment un petit tas sur le sol et je m’avance de quelques pas avant de déclencher la mutation. Après une poignée de minutes de douleur doucereuse, mes pattes s’écrasent sur le sol et je fais le tour de la pièce lentement en savourant la sensation des muscles roulant sous mon pelage. Je m’approche de la baie vitrée et mes yeux émeraudes contemplent le quartier s’étendant à ma vue. Harlem. Les terres de ma naissance et probablement celles de ma mort. Cela ne semble pas avoir grand intérêt de se transformer en intérieur pour y rester tel un lion en cage mais j’en ressens le besoin et c’est mieux que rien. Il m’arrive de sortir ainsi dans la nuit profonde lorsque l’obscurité est totale mais je ne peux pas le faire trop souvent pour des raisons évidentes. Un bond leste me propulse sur le lit adjacent et je m’allonge confortablement en posant ma gueule sur mes pattes avant. Je me lèche le poitrail paresseusement avant de me laisser aller à un sommeil réparateur sous cette forme que j’adore et dont je ne peux profiter pleinement dans cet environnement qui est le mien.
surnom(s) August et Bailey m’en ont octroyés quelques-uns en rapport avec ma précocité et ma surdouance. Mes parents m’appelaient aisément petit génie ainsi que d’autres surnoms du même acabit soulignant certainement leur fierté d’avoir donné le jour à une progéniture telle que moi. Ceux là ne sont évidemment pas restés. De même que ceux des membres plus âgés de la famille Keba sonnant comme le fils prodigue. Et c’est tant mieux parce que me rabâcher que ma cervelle fait de moi quelqu’un d’extraordinaire me déplait foutrement. J’ai passé l’âge d’ètre encensé pour des résultats scolaires exceptionnels. Je n’aime pas les surnoms et ne les ait jamais aimés. Bailey avait l’habitude de nous appeler ses petits loups Jeremiah et moi. Mon frère et ma sœur m’ont offert celui qui deviendrait générique auprès des personnes suffisamment proches de moi ou du moins pouvant s’en targuer sans mentir Isi. C’est ainsi que Kaelyn me surnommait. C’est ainsi qu’Ozalee le fait également. Isi c’est bien, c’est simple, c’est pratique, c’est sincère, c’est spontané. Isi possède cette touche profonde d’intimité qui rend ces trois lettres précieuses. Doux comme un murmure rauque prononcé le cœur serré. Isi voilà bien le seul surnom que je puisse accepter et apprécier probablement parce que seule une infime poignée de personnes peuvent se permettre de me nommer ainsi sans avoir peur de subir mon ire. Cette rareté pure et secrète me permet d’en apprécier la portée. Je savoure l’ironie que mon surnom soit phonétiquement associable à easy à sa juste valeur. C’est assez amusant lorsque l’on me connait. En dehors de ce surnom réservé à un petit nombre on me connait sur le marché de la drogue sous l’épithète du cerveau.  + âge & date de naissance Trente trois ans que mes pieds foulent le bitume inconstant de Harlem. Trente-trois ans que Bailey Keba a accouché sous forme humaine de sa première portée de louveteaux. Trente trois ans que je respire, que je vis, que j’existe, que je me bats. Age symbolique qui ne représente strictement rien pour moi si ce n’est que j’ai dépassé les vertes années de ma prime jeunesse pour entrer dans la fleur de l’âge. Celle-ci est certainement plus élevée ailleurs mais chez nous le danger permanent rend tout plus éphémère. Ce n’est de toute manière qu’un chiffre. Tant que je me sentirais suffisamment fort pour mener la meute. Tout ira bien et je continuerais à le faire.  + lieu de naissance Dans une chambre de l’immeuble de couleur ocre servant depuis des générations d’hôtel particulier à ma famille. L’immeuble se trouve dans Harlem près de la limite entre le quartier emblématique et Upper Manhattan. Cet immeuble a vu de nombreuses générations de la famille Keba naitre puis vivre en son sein. Il s’avère que vu les progrès de la science il aurait été bien plus prudent pour ma mère d’accoucher à l’hôpital mais vous savez ce que c’est…Les traditions ont la dent dure dans la meute afro américaine. Je suis venu au monde en même temps que mon frère Jeremiah et ma sœur Mia dans la chambre de naissance aux rideaux beiges aux motifs floraux du premier étage. Cet immeuble est connu au sein de la meute sous deux sobriquets. Le premier est celui de palais ocre en raison de la qualité de vie en son sein. Le second est celui de sanctuaire parce que chaque membre de la meute sait qu’il y trouvera une oreille attentive à ses problèmes. Mais également parce que le foyer de la famille Keba a toujours été épargné par la violence endémique locale. Les membres de la meute et de la famille plaisantent d’ailleurs à ce sujet en disant que les deux seules choses sacrées aux yeux de tous étaient la mutation et le sanctuaire.  + nature Fils de l’alpha précédent et de sa compagne, la question ne se pose même pas. Le sang dans mes veines dont je tire une intarissable fierté est celui d’une famille de nés loups et cela n’est pas prêt de changer. Le nom Keba évoque de manière univoque le prédateur urbain dont le hurlement tire des sueurs froides aux personnes qui ne devraient pas l’entendre ainsi que le pouvoir émanant d’une longue lignée d’alphas. A l’instar de mes frères et sœurs je suis né loup sous forme humaine. Le tempérament naturellement sanguin des loups de la famille inquiétant quelque peu ma mère, celle-ci a préférée fonctionner d’une manière que peu de louves apprécient en mêlant les deux voies. Bailey nous a tous porté sous forme lupine avant d’accoucher sous forme humaine.  + nationalité Ma nationalité est américaine bien que ce qualificatif tamponné sur tous mes papiers d’identité ne m’a jamais paru bien réel au vu de la situation du quartier de ma naissance à l’instar de bien d’autres rassemblements urbains de communautés mises au ban du pseudo magnifique rêve américain. Je ne tire aucune fierté de faire partie de cette nation. Mon enfance a été marquée par les combats pour les droits civiques des mouvements afro américains. Malcolm X. Luther King. Les Black panthers. Le souvenir du poing levé aux JO. Je me sens bien plus afro qu’américain et cette conscience politique que je possède me fait exécrer le système de ce pays qui est malgré tout le mien. La vérité c’est que nous devons nous battre encore et toujours pour parvenir à exister aux Etats Unis. Ce qui est particulièrement triste en deux mille dix-huit. Cette problématique de la couleur de peau qui me rend profondément solidaire des humains au même teint que moi m’amène à me dire que c’est certainement pour cette raison que les loups que nous sommes ne sont pas tous devenus fous depuis des années. Parce que nous étions déjà habitués à de telles conditions d’existence. Cette question me touche d’autant plus en vertu de l’histoire détestable de mes ancêtres ayant trempé dans la traite pour sauver leur peau. Ma nationalité est peut être américaine mais je ne pense pas mentir en affirmant que je ne sais pas vraiment ce que signifie être américain.  + caractère de la bête Et on parle de l'humain hein, pas du loup ! fais-toi plaisir, plus c'est détaillé, plus on apprécie ! la forme est libre + situation familiale Mes défunts parents s’avèrent être August Keba et Bailey Keba née Mitchell. J’ai un frère et une sœur issue de la même portée que moi. Jeremiah et Mia Keba. Ainsi que deux cadets de dix ans de moins, Damian et Ruth Keba. Je me suis occupé d’eux à l’instar de toute la famille suite aux décès de nos parents dans des circonstances doublement douloureuses et liées l’une à l’autre. Il n’y a rien de plus important que la famille si ce n’est la meute et les deux s’entremêlent assez logiquement dans nos cas. En dehors de cette famille directe, j’ai deux oncles encore en vie ainsi que quatre tantes. Une palanquée de cousins et de cousines et même quelques neveux et nièces. Vous comprenez maintenant pourquoi nous vivons dans un immeuble entier. Je fais partie de la branche principale celle du fils de l’ainé lui-même aîné de la branche mâle. Cette branche n’a jamais varié depuis l’installation de la meute à Harlem. J’ai néanmoins bien peur que cela ne soit le cas à l’issue de mon règne. J’ai dépassé la trentaine et n’ai produit aucun héritier pour la succession en sachant parfaitement qu’il était pourtant de mon devoir de le faire. Il n’est pas trop tard et les membres de ma famille ne cessent de me harceler à ce sujet. La seule question que ma conscience de responsable n’a pas résolue pourrait trouver une solution de manière particulièrement inattendue. Ozalee Ouray.  + ta meute La plus tumultueuse des trois meutes de Harlem. Celle qui inquiète, fait peur, tire des murmures. La meute des loups les plus bagarreurs des environs aux tempéraments volcaniques. Celle représentant à merveille le caractère inquiétant de la nature prédatrice. Mais également celle des loups au grand cœur, robin des bois des temps modernes, grands défenseurs de la justice tristement absente de ce quotidien difficile qu’est le nôtre. J’ai la grande charge de gérer et mener la meute afro américaine de Harlem comme le fit mon père avant moi. Cela me tire une immense fierté bien que les circonstances de ma prise des commandes fut douloureuse. Cela fait désormais dix sept ans que je suis à la tète de la meute afro américaine.  + ton gang tu peux aussi ne pas en avoir +ta position hiérarchique alpha, bêta, membre ou oméga ? ou perdu ? ou solitaire ? + ton allégeance va à qui ? officiellement et officieusement, bien sûr + ton métier si tu en as un + ta situation (en couple, marié, célibataire) c'est juste pour savoir + ta situation financière : riche comme crésus ? + souhaites-tu être parrainé après ta validation ? surtout n’ai pas peur, tout se passera bien + un autre petit mot ? on sait que tu nous aimes  

+ Que pensez-vous de l'arrivée des loups norvégiens ? est-ce que vous en avez entendu parler ? Est-ce que ça vous inquiète ?

+ Etes-vous d'accord avec la politique lupine de la meute indienne ? souhaitez-vous vraiment voir débarquer des né-humains et des maudits norvégiens dans votre ville ?

+ Que pensez-vous du mode de fonctionnement norvégien ? une société matriarcale, pour, contre, sans avis ?

MEUTE Afro Américaine

les compétences générales


Laisser cet endroit libre, il sera rempli par le staff. I love you


Compétences personelles


Terreur : Les loups de la meute afro américaine de Harlem ont depuis toujours une réputation exécrable de prédateurs sanguins et dangereux. Cette image colle littéralement à la meute qui se complaît parfaitement à l’assumer pleinement fière de sa nature lupine. Pour parvenir à se hisser à un cran supérieur il faut donc réellement incarner le visage de la peur. Isiah a acquis cette aura de crainte presque palpable qui cloue au sol, qui prend aux tripes, qui déstabilise et change l’atmosphère.

L’alpha l’a acquis en vertu de ses actions. Survivre à la perte précoce d’une âme sœur, abattre sa propre mère devenue sauvage pour le bien de la meute, anéantir un rebelle à son autorité devant les siens avec une cruauté sans nom voilà les actes lui ayant valu le respect profond d’une meute particulièrement difficile à gérer. L’intelligence du Keba n’étant pas en reste ce dernier a vite compris tous les avantages d’un tel masque raison pour laquelle il n’a jamais reculé devant une démonstration de force empreinte d’une violence inouïe.

Les esprits doivent être marqués pour que la tranquillité soit assurée. Décharger la douleur latente enserrant son âme à travers la brutalité ne lui pose aucun problème. Contrairement aux apparences, son sang est aussi bouillant que celui de ses congénères seulement sa matière grise l’a amené à mimer l’impulsivité de manière théâtrale en fonction des besoins afin de renforcer cette aura sombre et inquiétante qui lui colle à la peau. Il ne faut pas un berger pour parvenir à tenir des loups comme ceux de la meute afro américaine mais un très méchant loup. La vie n’a jamais fait aucun cadeau à Isiah et cela se ressent. Ce dernier n’a pas à se forcer pour faire frissonner. Son caractère, la lueur dans son regard ou plutôt l’absence de lueur ainsi que sa réputation…

Surdoué : Avant d’avoir été l’un des plus jeunes alphas de l’histoire de sa meute. Le fils d’August et Bailey Keba a été un gamin particulièrement précoce à tous les niveaux d’apprentissage juvénile. Le couple à la tète de la meute afro américaine n’a pas pris la peine de faire faire passer des tests à leur louveteau mais il est rapidement apparu qu’Isiah n’était pas un gamin ordinaire. Capables de bien des choses dès son plus jeune âge, le terme est adéquat. L’alpha de la meute a rapidement compris que l’intelligence de son fils était un atout sans égal pour la meute, une meute dans laquelle l’action primait le plus souvent sur la réflexion.

Seulement, dans son esprit son fils préféré aurait le temps de devenir l’un des visages de la réussite noire de Harlem avant de devoir prendre sa succession. L’avenir allait malheureusement chambouler les plans du leader de la meute cependant celui-ci a eu le temps de transmettre à son fils son gout pour les échecs. Quand bien même, l’alpha avait toujours adoré ce jeu il ne l’avait jamais maîtrisé la patience n’étant pas son fort.

Bailey laissait l’enfant lire seul les histoires avant de dormir. Ces actions témoignant d’une compréhension et d’un accompagnement expliquent en partie le fait qu’il n’ait jamais ressenti sa différence comme un poids. Les moqueries quant à un statut de chouchou dans l’enceinte de la scolarité étant balayés par son mauvais comportement, le Keba ne se considère pas comme quelqu’un de supérieur en raison de son QI. S’il n’a pas pu atteindre de rêves car il n’en a pas eu ni d’incarner ce que ses parents auraient voulu qu’il incarne ce dernier a mit ses capacités au service de sa meute depuis sa prise de pouvoir et cela s’est ressenti dans sa gestion de la meute depuis. Le trafic de drogue, la stratégie, le quadrillage sécuritaire nombre de domaines ont bénéficié d’un traitement qualitatif.

ce topic pour t'aider à y voir plus clair.


personnage inventé


Dans le cas de personnage inventé :
Je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  


derrière l'écran


+nom/pseudo Dark  + âge 23 ans  + présence sur le forum ou ta fréquence de connexion (xj/7) + ta région promis on viendra pas te voir + ton avis sur le forum et ne mens pas ! + comment nous as-tu trouvé ? on sait, sur le chemin mais quand même on aimerait savoir + tu as un dernier mot l'ami ? avant que le loup ne te mange

petite phrase
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Lun 4 Déc - 19:16



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▹ PSEUDO : Dark ▹ EMPREINTES : 7 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : Sur le territoire de la meute comme toujours à moins que je ne me sois éclipsé à Staten Island pour me ressourcer ou ailleurs pour des raisons plus personnelles devant rester secrètes. ▹ HUMEUR : L'expression lugubre de mon visage ne vous suffit pas à vous faire une idée de la tournure dangereuse de mes pensées ?

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Once upon a time in America.
Nothing was the same after her death.



We die a little every day by degrees. We're reborn into different men, older men in the same clothes with the same scars.



Assis sur un modeste banc usé par le temps, je laisse mon regard balayer les environs d’un air morne et vaguement inquisiteur. Bien plus pour m’assurer que je suis bien seul que pour ètre à l’affut d’une quelconque menace potentielle. Le soleil est en train de se coucher paisiblement sur l’horizon déployant avec majesté une traînée flamboyante dans son sillage. Mes yeux se fixent sur ce spectacle célestement herculéen empreint de la nonchalance naissant de l’habitude pour ne plus le quitter. Staten Island est bien loin de mes terres mais sur cette île je me sens libre et en paix. Sur cette île, le poids sur mes épaules disparaît et l’espace de quelques merveilleux instants je ne suis plus Isiah Odell Keba le terrifiant et charismatique alpha de la meute Afro Américaine de Harlem mais simplement moi. Un être à qui la vie n’a jamais fait aucun cadeau et dont les cicatrices les plus profondes ne se trouvent pas être celles qui tapissent mon corps marqué par les batailles mais bien celles gravées éternellement sur mon cœur. Celles meurtrissant mon âme et qui le feraient jusqu’à mon dernier souffle. J’inspire une grande goulée d’air frais tout en laissant mes sens de prédateur s’imprégner du caractère unique de ce modeste isolement environnemental loin des effluves tristement coutumières de béton, de ciment, de ferraille et de sang frais constituant le labyrinthe olfactif piégeant de son empreinte indélébile chaque habitant de Harlem. Mon quartier de naissance avait radicalement évolué depuis mes premiers pas et le terme de ghetto ne lui convenait plus tout à fait néanmoins nous étions encore loin du paradis urbain auquel les étrangers pensaient en entendant le nom de la grande pomme. Le loup que je suis apprécie ce refuge secret pour son calme offrant un contraste saisissant par rapport à l’agitation permanente de son territoire. Mais également la présence de nombreux parcs qui bien que ridicules à coté de Central Park avaient l’avantage d’offrir une bouffée de verdure et de nature dans un cadre moins surpeuplé. Moins surfait aussi. Je sais pourtant que je vais rapidement devoir mettre les voiles, reprendre le ferry pour retourner dans mon quartier mais je ne le veux pas. Tout mon être lutte contre cette perspective nécessaire. Mes bêtas sont probablement très inquiet de ces moments de solitude surtout Connor. Les prévenir n’ôte rien au fait qu’ils me supplient de me faire escorter chaque fois que je veux m’éclipser pour aller m’évader. Peut être qu’ils ont raison et que compter uniquement sur ma réputation finira par se retourner contre moi. Je finis par me mettre à discuter avec Kaelyn comme à chaque fois que j’en ressentais profondément le besoin. Vu de l’extérieur je suis probablement en train de passer pour un grand malade mais je n’en ai cure. Je confie bien des choses à mon âme sœur ayant quitté ce monde bien trop tôt et de manière inique. Mon cœur se serre lorsque j’évoque une certaine personne en particulier parce que celle-ci me pousse à me sentir comme un traître vis-à-vis de Kaelyn. Vous voulez certainement connaitre la vérité sur mon histoire. Certainement savoir ce qu’il se cache derrière la légende. Parvenir à démêler le vrai du faux. La vérité n’a rien de belle ou de libératrice. Elle est bien souvent laide et détestable. Voilà quelque chose de vrai. Mais, puisque vous insistez je vais vous livrer mon histoire sans fard ni omettre aucun détail. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu.




Born


Cinq juin mille neuf cent quatre vingt cinq. Immeuble de la famille Keba aussi connu localement sous le sobriquet de palais ocre eu égard à la couleur caractéristique du bâtiment ou de sanctuaire pour les membres de la meute locale. Les cris de la matriarche Bailey Keba brisent la quiétude ordinaire des lieux. La louve est en train d’accoucher de ses premiers enfants après les avoir portés sous forme lupine durant toute la grossesse. Elle préfère cette voie pour que sa progéniture soit moins bouillonnante qu’elle ne risquait déjà de l’ètre vu sa lignée. L’épouse de l’alpha August Keba est particulièrement bien entourée puisque le guérisseur de la meute ainsi que les chamans sont présents tout comme quelques membres féminins de la famille de l’alpha de la meute. Les regards des femmes sont empreints de compassion et de soutien. Toutes savent quelle épreuve représente celle de la mise à bas d’un louveteau. Les progrès de la science et de la médecine auraient pu permettre d’éviter des risques inutiles liés à un mode de fonctionnement ancestral et dépassé mais le couple alpha a préféré faire perdurer la coutume peu importe ses dangers. Et c’est ainsi que la parturiente se livre à un combat acharné pour l’émergence de sa progéniture mais également pour sa propre survie. Son visage est ruisselant de transpiration au point que ses cheveux bouclés viennent se plaquer sur son front sans ménagement. La douleur déforme les traits de son visage pourtant si harmonieux en un masque rageur. Ses cris stridents s’élèvent dans l’atmosphère poisseuse de cette fin d’après-midi. Obéissant aux conseils du guérisseur de la meute Bailey pousse encore et encore entre deux inspirations laborieuses. La femelle alpha souffre le martyr mais fidèle à son caractère bien trempé ne ménage pas ses efforts jetés dans la bataille. Et finalement tout ce travail, cette abnégation déchirante, ce sang, cette sueur et ses larmes finissent par payer lorsque les premiers nés libérés du ventre protecteur de sa mère poussent leurs premiers cris déchirants. L’une des tantes du petit s’éclipse prestement afin d’aller prévenir le père. Le guérisseur place les louveteaux dans les bras de leur mère et celle-ci serre les nourrissons contre elle tout en haletant. Isiah, Jeremiah et Mia ils s’appelleront Isiah, Jeremiah et Mia déclare t’elle avec fermeté. Le modèle patriarcal régissant leur culture voudrait que ce soit August qui choisisse mais celui-ci se conformerait au choix de son épouse et âme sœur. Isiah comme le grand père d’August celui qui avait été comme un oncle pour elle, elle qui avait perdu sa famille très jeune. Jeremiah comme le père de l’alpha et Mia comme la sœur de Bailey. L’alpha débarque comme un ouragan fidèle à lui même peu ému par le fait qu’il ne s’agisse ni plus ni moins d’une salle d’accouchement. Il couve Bailey et ses enfants d’un regard d’adoration avant de prendre le petit dans ses bras. Bienvenu dans ce monde Isiah Odell Keba, Jeremiah Thomas Keba et Mia Harlem Keba. Toute la meute va fêter vos naissances mes petits, je peux vous l’assurer et ce pendant des semaines et des semaines.


Live


Ma petite enfance a été relativement heureuse et insouciante. En même temps, mon ascendance m’a valu d’ètre surprotégé, choyé et gâté plus qu’aucun autre enfant de Harlem. Jeremiah et Mia ont reçu le même traitement que moi mais il n’était pas difficile de sentir la préférence de August. Chaque membre de la meute a veillé sur moi dès mes premiers pas. La meute de mes parents a toujours été ma famille et j’ai assisté à la gestion d’une meute même bien avant que je ne puisse comprendre ce dont il s’agissait. Habitué à voir les membres de la meute défiler au sein de mon foyer pour recevoir les ordres et les instructions de mon père mes yeux d’enfants ont précocement assimilé que nous étions des gens importants. Malgré la pauvreté écrasante régnant sur le quartier je ne me souviens pas avoir jamais manqué de quelque chose. La position occupée par la famille Keba nous assurait une relative abondance. August a commencé à m’enseigner les secrets de ma nature, les particularités de notre mode de vie, les règles de notre monde ainsi que notre culture dès qu’il m’a jugé suffisamment mature pour ce faire soit relativement tôt. Ce n’était pas tant que la perception de l’alpha était quelque peu étonnante mais bien que mon comportement ait induit la plupart des observateurs vers une certaine vision de ma personne. Surdoué voilà l’étiquette que l’on m’a rapidement collé tout cela parce que j’étais plus précoce que la moyenne et ce dans tous les domaines. Je m’intéressais à tout ce qu’il m’entourait avec une ardeur dévorante, tannant chaque personne à ma portée d’une tannée de questions toutes plus exaspérantes les unes que les autres. Bailey m’a collé le nez dans les bouquins une fois que j’ai appris à lire et ne prenait même plus la peine de me lire mes histoires afin de me forcer à progresser par mes propres moyens. August m’a appris à jouer aux échecs l’une de ses plus grandes passions avec la musique et la boxe à un âge ou les autres garnements préféraient allègrement jouer aux policiers et aux voleurs, à saute-mouton ou n’importe quel autre divertissement du même acabit. Je jouais pourtant bel et bien avec les autres louveteaux de la meute de ma génération mais également avec des petits humains de Harlem. Le plus dur était de se limiter en présence de ces derniers au vu de nos capacités physiques supérieures. Raison pour laquelle je préférais la compagnie de mes congénères. Avec eux je n’étais pas obligé de faire semblant. Avec eux je pouvais être moi même quand bien même mon sang me valait un traitement privilégié. Il fallait bien se fondre dans la masse.



Learn


L’école lieu détestable et inutile dans l’esprit de bien des marmots. Prison sociale n’existant que pour priver ces fougueuses âmes juvéniles de la jouissance d’une liberté terriblement précieuse et attrayante. Pourquoi apprendre lorsque l’on pouvait s’amuser avec un rien en dehors de l’enceinte liberticide de l’enseignement moderne ? Pourquoi se fatiguer à cirer le banc des classes quand les dés étaient pipés d’avance ? Quand les histoires et les destins étaient écrits de facto d’une main dévalorisante ? La véritable prison n’était pas le petit bâtiment qui voyait les élèves tenter vainement de s’astreindre à une discipline castratrice chaque matin mais bien les tristes conditions de nos existences maudites en raison de notre couleur de peau. Harlem était notre royaume, notre territoire, notre fierté mais également paradoxalement notre geôle. Le monde extérieur ne voulait pas de nous alors nous lui rendrions la pareille. Malgré cet état de fait tortueux et condamnable, je n’ai pas partagé le ressenti général vis-à-vis de ce lieu formateur. Pour moi, ce fut un plaisir bien réel confirmant les points de vue des miens sur la question. J’ai eu des facilités dans tous les domaines et n’hésitais pas à prendre de l’avance sur le programme. La tête de la professeure lorsque je répondais avec plus de précision que demandé valait son pesant d’or. Mais, lorsque l’on assimile plus vite que le reste la lassitude n’est jamais longue à poindre. August ne m’a pas laissé me morfondre dans l’ennui lié à cette intelligence qui le rendait si fier puisqu’à ses yeux la matière grise avait beau constituer un atout indéniable et inestimable, un Keba devait avant tout être un combattant émérite. Un guerrier lupin craint et respecté. C’est pourquoi il m’a jeté sur un ring de boxe ou le vieux Joe un ancien traqueur m’a enseigné à me battre et plus particulièrement à boxer comme un affamé en compensant le fait de cacher mes capacités réelles derrière une technique humaine parfaitement au point et crédible. Je me suis vite rendu compte que cette violence me plaisait. Je l’avais dans le sang comme tout Keba affirmait August.  Raison pour laquelle je n’étais pas le dernier convoqué dans le bureau du directeur pour cause de bagarres entre élèves. Ce qui me permettait de me débarrasser de la réputation de chouchou du personnel. Une seule personne me voyait réellement comme je l’étais et non pas le petit génie ou le gamin brutal mais bel et bien Isiah Keba. Elle s’appelait Kaelyn Williams et était la fille d’un couple de la meute. Elle était belle, espiègle, douce, joueuse et courageuse. Fougueuse et enflammée. Tout l’opposé de mon caractère et pourtant nous nous entendions à merveille. Elle était mon âme sœur. Nous étions inséparables depuis notre rencontre. Nos parents et les membres de la meute avaient d’abord été plus que sceptiques quant à ce lien supposé. Ils avaient pris cela pour un premier amour de jeunesse particulièrement intense mais avaient dû se rendre à l’évidence devant l’accumulation de preuves. Auprès d’elle, je me sentais à ma place dans ce monde. Auprès d’elle rien n’avait d’importance. Auprès d’elle tout paraissait plus beau, plus simple, plus naturel et plus logique. Nos parents avaient été extrêmement méfiants en raison de notre jeune âge mais Kae était bel et bien mon âme sœur. La personne crée spécialement pour être ma moitié. La seule capable de me tirer des sourires sincères et des éclats de rires sans fin. Ma vie voilà ce qu’elle était déjà alors même que nous n’étions que des mioches. J’avais une chance sans nom n’est-ce pas ?




There is just one step between dream and nightmare



Mon onzième anniversaire promettait d’ètre une fête absolument somptueuse d’autant plus qu’il s’agissait également de l’anniversaire de mon frère et de ma sœur. Bailey avait donné naissance à deux autres louveteaux un an plus tôt toujours sous forme humaine après les avoir portés sous forme lupine durant la grossesse. Damian Terrence Keba et Ruth Bailey Keba se portaient bien pour la plus grande fierté de mes parents et de la meute. La fête promettait d’ètre mémorable mais pour ma part je n’avais pas hâte d’y ètre. Il était environ dix sept heures et j’attendais patiemment Kae qui devait me retrouver sous notre arbre dans le modeste parc local. Je commence rapidement à m’impatienter comme à chaque fois qu’elle me laissait mariner dans mon envie dévorante de la voir. Je me retourne brusquement au moment ou je reconnais son effluve mais trop tard la jeune fille me percute durement et nous roulons ensemble sur plusieurs mètres. Je peste et ronchonne pour la forme car je suis particulièrement amusé par la situation et obsédé par la lueur malicieuse réhaussée d’un éclat de fierté dans ses yeux noisette. Nous finissons par nous immobiliser à plusieurs mètres de l’arbre sur lequel nous avions gravé nos initiales. J’emprisonne prestement ses mains au-dessus de sa tète et lui arrache un baiser tendre et chaste. La jeune louve rit aux éclats et je lui fais les gros yeux avant de rouler sur le côté. Je me relève rapidement et esquisse un large sourire en apercevant le paquet grossièrement emballé ayant échoué près du tronc noueux. J’aide Kaelyn à se relever et elle saute sur mon dos. Je la porte ainsi jusqu’au paquet avant de la laisser descendre. Elle ramasse ce qui ne peut qu’ètre une batte de baseball et me la tend en me souhaitant un joyeux anniversaire. Je l’embrasse une nouvelle fois et nous quittons le parc main dans la main. Direction l’appartement de Trey un membre de la meute qui aurait certainement une balle à nous donner. C’est mon anniversaire. J’entends le bruit excessif du moteur bien avant de vivre le drame. Un quatre quatre imposant nous fonce dessus visiblement volontairement. Kaelyn a juste le temps de me pousser brutalement de justesse. Son corps frêle est percuté avec une violence inouïe et projeté au loin. Je peux presque entendre ses os se briser sous l’impact avec le sol. Je me relève rapidement malgré les écorchures et me précipite auprès du corps désarticulé de mon âme sœur. Mon cœur saigne et mes larmes sont intarissables. Le véhicule redémarre et je prends le corps de K dans mes bras avant de m’enfuir. Je refuse de la laisser là. Je refuse de l’abandonner. Je m’enfonce dans une ruelle et frissonne en entendant la portière claquer et une arme être déverrouillée du cran de sécurité. Un chasseur. Un chasseur souhaitant abattre un fils d’alpha. Je me rends compte que je suis pris au piège d’un cul de sac et m’apprête à déposer le cadavre de K pour vendre chèrement ma peau et venger cette part de mon âme que ce monstre m’a arraché mais une porte s’ouvre de manière incongrue sur une femme d’un âge mur qui me fait signe de la rejoindre. Malia était une protectrice. Une fois à l’abri dans son appartement, celle-ci qui savait manifestement qui j’étais me cache jusqu’à ce que le chasseur s’en aille. Le soir venu, mon père et ses bêtas me trouveraient prostré dans la même position depuis des heures accroché à la dépouille de Kae.




A broken soul in a so little boy


Mon premier réflexe une fois sorti de ma torpeur a été d’aller récupérer la batte qu’elle m’avait offerte qui trainait là ou je l’avais lâché en basculant sur le trottoir. J’ai serré celle-ci tellement fort que mes jointures en portaient encore les stigmates une fois de retour dans l’enceinte protectrice du cœur de la meute, l’immeuble appartenant à la famille Keba. J’ai dormi en serrant ce cadeau contre moi. J’ai dormi le cœur brisé et l’âme dévasté en pensant à celle qui m’avait été arrachée injustement et à tout ce que nous ne pourrions jamais vivre. Je venais d’avoir onze ans et je vivais une agonie sans égale. Mes parents et les gradés de la meute étaient particulièrement inquiets car bien conscients que la perte d’une âme sœur pouvait conduire à la mort du survivant. Oh, je ne suis pas mort comme vous pouvez le constater du moins pas de cette mort que l’on entend par ce terme. Pourtant, je suis bel et bien décédé ce jour-là. J’ai vécu une mort intérieure m’ayant vu me fermer au monde sur le plan émotionnel. J’ai cessé de ressentir purement et simplement la moindre émotion volontairement. Les paris qui me voyaient agoniser ou quitter tragiquement ce monde dans le mois suivant l’assassinat de Kaelyn ont lamentablement été déjoués au plus grand soulagement de ma famille. Je ne suis pas certain que ma manière de vivre correspondait réellement à ce que l’on colle derrière ce mot car pour vivre il fallait ressentir et ma conscience désormais atrophiée se privait allégrement de ces sentiments. Je n’avais jamais été particulièrement émotif, expressif ou bon vivant mais le changement fut pourtant bien visible aux yeux de mon entourage. J’ai vécu ma première mutation quelques mois après le drame. Nu dans un entrepôt désaffecté appartenant à la meute puisqu’utile au trafic de drogues et aussi seul que je souhaitais l’ètre j’ai subi la souffrance dévastatrice de cette première fois à l’abri des regards quand bien même me transformer devant d’autres ne me faisait ni chaud ni froid. Mes hurlements de douleur ont déchiré la nuit. J’ai terriblement souffert mais celle-ci m’a semblé douce à coté de celle ayant suivi ma perte de Kaelyn. J’ai pourtant cru mourir encore et encore. L’agonie était déchirante. L’impression que mes os se brisaient et se disloquaient tandis que mon squelette se réarrangeait m’a littéralement fait demander pardon à Kae de ne pas être mort avec elle et pour elle. C’est à ce moment que j’ai parlé pour la première fois au fantôme de mon âme sœur, un fantôme que seul mon esprit torturé pouvait concevoir. Une fois transformé j’ai immédiatement savouré et chéri cette forme libératrice ainsi que la douleur qui l’accompagnait parce que celle-ci me rappellerait à jamais la fin de ma moitié. Sous ma forme lupine, je me sens entier et non pas privé d’une partie de mon être. Sous cette forme, je me sens dans mon élément. Je me sens bien et libéré du poids dans mon torse.



Grow without yourself.
Become the monster they hunt.



La meute a rapidement eu vent de ma première mutation malgré mon choix d’isolement. J’ai néanmoins bataillé pour que celle-ci ne soit pas fêté arguant que je ne voyais pas en quoi ma transformation en loup avait quelque chose d’exceptionnel. La suite de ma scolarité s’est déroulée sans histoire dans le sens ou vu mes capacités il aurait vraiment fallu que je mette une gigantesque mauvaise foi dans ce domaine pour ne pas réussir. J’ai donc continué à être le meilleur élève sans véritablement me fouler. Parce que Kae admirait énormément mes facilités et mon amour de la connaissance. Renier cette part de moi serait revenu à la renier dans mon raisonnement. Pourtant, cette passion de la découverte qui m’animait devant tout et n’importe quoi peu importe le sujet s’était également éteinte. Je me suis rapproché de ma fratrie de naissance qui a constitué mon refuge le plus précieux au cours de mon adolescence. Jeremiah et Mia ont été les seuls vers lesquels j’ai accepté de me tourner pour me confier et avec lesquels j’ai entretenu des liens profonds. Nous avions toujours été assez proches car issue de la même portée mais ce lien nous unissant revêtait désormais une importance cruciale dans mon équilibre intérieur. Courir avec eux sous forme animale dans des parkings souterrains à l’abri des regards fut certainement l’un des meilleurs remèdes à mon état naturellement lugubre. Bailey et August voulaient que je poursuive à l’issue du secondaire et obtienne un diplôme conséquent mais pour ma part cela ne me faisait ni chaud ni froid comme quatre-vingts pour cent des choses me concernant. C’est à cette époque que j’ai finalement embrassé le cliché du loup afro américain bagarreur au sang chaud. Mon sang était de glace mais les sensations procurées par le combat me faisaient me sentir pleinement vivant l’espace de quelques fugaces et sanglants instants. Dans le cadre d’un cercle de combat illégal, contre des membres de la meute hispanique aux frontières de Spanish Harlem ou contre d’autres membres de la meute toujours partant pour un duel à main nu. J’ai passé les cinq années ayant suivi ma perte inconsolable à me battre, exceller sans même le vouloir au collège puis au lycée. J’ai sauté une classe de collège et avais commencé avec un an d’avance ce qui explique que j’ai obtenu mon diplôme lors de ma seizième année. Lorsque je ne faisais ni l’un ni l’autre, je roulais à moto à travers la ville dépassant dangereusement la vitesse réglementaire ou passais le temps sous forme animale dans un lieu clos. Je n’ai aucun événement heureux datant de cette période à évoquer car le simple fait d’ètre heureux m’était devenu étranger.




Death comes for us all.
Just a matter of time.


August avait rassemblé les gradés de la meute, les membres et même les traqueurs n’étant pas en mission. La guerre contre la meute hispanique voisine faisait rage depuis des semaines et les gangs Idriss et Siaka étaient mis à rude épreuve dans des oppositions quasi quotidiennes face à nos rivaux. Mon père réglait ces conflits de manière classique afin de ne pas attirer l’attention de chasseurs ou des humains là où je préférerais personnellement le faire sous forme lupine. Ces explosions de violence ordinaires aux yeux des autorités humaines passaient aisément pour les affres tragiquement coutumières du trafic de drogue New Yorkais. Sans compter que cela ne devait pas gêner plus que cela lesdites autorités que des personnes de couleur s’entretuent. Il faut dire ce qu’il en était réellement. Quoi qu’il en soit le point culminant avait été atteint et l’issue du conflit était encore incertaine. August était un homme d’action qui n’aimait pas se cacher derrière ses subordonnés. Il y avait eu des morts des deux côtés et le sang était encore plus brûlant que d’ordinaire de notre côté. L’alpha souhaitait défier son homologue hispanique en duel voire l’abattre afin que notre territoire gagne quelques kilomètres supplémentaires et que nous arrachions quelques places frontalières à l’ennemi de toujours. Ces conflits incessants avaient rythmé notre enfance à Jeremiah, Mia et moi. Notre opposition à nos voisins était tout autant ancestrale que cyclique. Je brûlais du désir de participer à cette bataille finale à l’instar de mon frère mais August préféra que nous restions avec une fraction de la meute afin de protéger les femmes de la meute. Jeremiah avait le contrôle de la moitié des loups qui patrouilleraient le territoire tandis que je devais rester au « palais ». La dernière fois que j’ai vu mon père en vie celui-ci avait un large sourire accroché aux lèvres et ce dernier affirmait à Bailey que tout irait bien. Deux heures plus tard, la meute revenait en deuil. Les Betas portaient le cadavre lesté de plomb d’August Keba. Des chasseurs avaient profité de l’agitation des dernières semaines pour s’inviter dans la zone de guerre. L’alpha de la meute Afro américaine était tombé dans un guet-apens minutieusement préparé de longue date qui avait vu plusieurs loups de la meute hispanique se faire faucher par la mitraille. Mon père avait eu le temps de se battre valeureusement face au voisin rival mais n’avait pu atteindre l’alpha hispanique dans son assaut frontal. Une trêve allait être signé oralement entre nos deux meutes pour décréter un deuil commun face aux crimes des chasseurs. Mais, j’étais loin de m’imaginer que la suite serait pire que ce que nous vivions déjà.




Why ? Are we fighting each others when the real ennemi hunt us down ?



La mort de mon père m’a fait de nouveau ressentir quelque chose pour la première fois depuis des années. J’ai partagé la douleur des miens avec d’autant plus de vigueur qu’August avait toujours été mon modèle et il n’avait jamais caché qu’il me considérait comme sa progéniture préférée parce que j’étais le seul à avoir écopé de sa passion pour les échecs. Je l’aimais et l’admirais profondément depuis mon plus jeune âge. Il fondait beaucoup d’espoir en moi, me voyait déjà avocat, banquier ou n’importe quel métier que notre famille n’avait jamais pu atteindre eu égard à la discrimination frappant les gens de couleur. Le monde est en train de changer disait il souvent. Toi mon fils tu incarneras à merveille ce changement, cette évolution, cet espoir. J’ai bien peur de l’avoir profondément déçu mais je n’avais pas le choix. La succession de la tète de la meute devait se faire rapidement afin de ne pas nous faire paraître vulnérable aux yeux des autres meutes. Seulement, préoccupé par la meute je n’avais pas fait attention à l’état émotionnel de Bailey. August avait été l’âme sœur de ma mère et j’étais bien placé pour savoir à quel point la rupture implacable de ce lien pouvait plonger dans un état infiniment pire que la mort elle-même. La matriarche de la meute n’a pas supporté la mort de son âme sœur. Quelques semaines après l’enterrement du défunt alpha celle-ci a finit par craquer sous la douleur émotionnelle et a perdu le contrôle. La louve m’ayant mis au monde est devenue ingérable et dangereuse tant pour elle-même, la population humaine du quartier que toute la meute. Elle a quitté le domicile familial sous forme lupine au beau milieu de la nuit. Jeremiah et Mia voulaient que nous lancions des patrouilles pour la retrouver et tenter de lui faire reprendre forme humaine. Mon frère et ma sœur se voilaient la face. Les Betas eux préconisaient le pire et je partageais leur avis. Je n’ai néanmoins pas osé le formuler à haute voix mais j’ai fait comprendre à tout le monde que je m’en occupais. Je me suis transformé dans la douleur avant de traquer ma mère dans le labyrinthe urbain qu’est Harlem. La noirceur de la nuit et le fait que le quartier se vidait radicalement les nuits eu égard à sa réputation de l’un des pires de la ville m’ont grandement facilité les choses. S’il y avait eu plus de monde cela aurait été bien plus délicat. J’ai retrouvé Bailey dans une ruelle. J’ai tenté d’user de mon ordre alpha naturel sur elle pour la forcer à se calmer et reprendre forme humaine mais cela n’a pas fonctionné comme je m’y attendais. Rien ne pourrait surpasser la déchirure causée par la perte d’une âme sœur. Si j’y avais pour ma part survécu c’était parce que mon lien avec K était encore jeune et en formation. Ma mère s’est jetée sur moi sans me reconnaître et le combat qui s’en est suivi a été d’une rare violence mais j’ai fini par l’abattre la rage au cœur et la mort dans l’âme. Un hurlement lugubre a déchiré les cieux. Nu comme un vers, j’ai ramené sa dépouille auprès des nôtres.




Power is always dangerous.
It corrupts the best and attracts the worst.


Une fois Bailey célébrée et enterrée la succession de la tète de la meute devait se faire. Nous n’avions que trop tardé. Jeremiah aurait pu faire un remarquable alpha quand bien même son aura irradiait moins que la mienne. Il aurait pu faire un remarquable alpha parce qu’il était mon opposé le plus éclatant. Solaire là ou j’étais ténébreux, bon vivant là ou j’étais morose, sympathique là ou j’étais mutique. Il aurait eu l’amour de tous en un claquement de doigts mais mon frère ne voulait pas endosser une telle responsabilité après avoir vu nos parents connaitre des fins aussi tragiques. Ce dernier voyait en moi le digne héritier d’August et s’est donc incliné devant moi à l’instar du reste de la famille. Damian n’avait que cinq ans je n’avais donc aucun autre concurrent dans la famille. Mon ordre alpha naturel a vu le hiérarchique s’y ajouter lorsque j’ai convoqué la meute dans un entrepôt servant de lieu de rassemblement à notre peuple. Fidèle à ma nature, je ne me suis pas fendu d’un long discours ni d’une profession de foi. Ce rang était mien. Les épreuves de mon existence m’avaient endurci à un niveau presque inconcevable et je n’avais que pour unique préoccupation la meute. J’avais acquis le respect et la compassion des miens en survivant à la perte de Kaelyn. J’avais augmenté celui-ci en prenant mes responsabilités vis-à-vis de ma mère. Enfin j’étais le fils d’August Jackson Keba et mon aura parlait pour moi. Les loups de la meute Afro Américaine s’agenouillèrent devant leur alpha conformément à la tradition me signifiant par la même leur allégeance inconditionnelle. Le pouvoir voilà ce que je ressentais à cet instant précis. Je me rendais compte à quel point cette sensation était grisante, enivrante et donc extrêmement dangereuse. Toute la meute s’était-elle soumise à ce choix ? Non, une part importante de traqueurs et leurs familles n’étaient pas présentes à l’instar de l’un des deux Betas. Reed Brown un ami de longue date de feu mon paternel. Je pensais simplement que ces derniers étaient en opération et que Reed s’inclinerait un peu plus tard. Jeremiah s’est rapidement inquiété contrairement à moi. Preuve qu’ètre un surdoué fils d’alpha ne fait pas tout. J’étais incapable de concevoir qu’une trahison pouvait avoir lieu. Hélas, Reed ne me voulait pas comme alpha. Il me jugeait instable eu égard à tout ce que j’avais vécu et pensait que je serais un alpha indigne vu mon caractère relativement éloigné de celui de la majorité de la meute. Il était persuadé que je ferais un piètre alpha, que les différents drames ayant tapissés mon existence avaient plombés mon être. Quelque part, son raisonnement était censé et noble mais je n’étais pas dupe. Sa soif de pouvoir était bien réelle. Malheureusement pour lui, la petite fraction de la meute le suivant ne faisait guère le poids. Je ne voulais pas que cette guerre civile futile et ridicule perdure dans le temps. Reed savait que sa position était intenable mais il ne voulait pas lâcher, s’imaginant certainement que je me désisterais en faveur de Jeremiah alors même que mon frère était mon premier soutien. J’ai rapidement retrouvé le Beta et l’ai défié en duel. Ce dernier a tenté de se défiler mais ses troupes lui ont fait clairement comprendre que s’il refusait, il était terminé. Nous nous sommes transformés sous les yeux des membres de la meute présents. Le combat fut rude, sanglant, impitoyable, brutal et éprouvant. Reed était un guerrier légendaire mais le loup était vieillissant tandis que je me trouvais à la fleur de ma jeunesse. Sans compter que le tourbillon d’émotions négatives récemment accumulées me rendaient extrêmement agressif. La relation fusionnelle que j’entretenais avec ma part animale m’a permis de prendre l’ascendant. Une fois l’avantage pris, j’ai abattu mon rival en lui arrachant la gorge de mes crocs. Puis, possédé par une frénésie de rage je me suis acharné sur la dépouille encore et encore. La violence est naturelle dans notre meute mais je pense qu’ils ont été choqués ce soir-là. Une fois toutes mes émotions dévastatrices évacuées j’ai repris forme humaine, prononcé un long discours de pardon envers les traîtres et de réconciliation pour une meute unie, indivisible, puissante et respectée. Les rebelles se sont inclinés. J’étais l’alpha de la meute Afro Américaine de Harlem.





The burden of the world on his shoulders



La meute sous contrôle, mon nouveau rang reconnu, ma position actée je prenais finalement la suite d’August plusieurs semaines après sa mort. Mais, avant que je ne puisse entièrement me consacrer à mon rôle de chef de meute je devais encore accomplir une ultime formalité et non des moindres. Rencontrer le Vahagn et lui prêter allégeance comme tous mes ancêtres avant moi. Je me suis donc rendu devant le Ouray avec mes Betas Jeremiah et Marcel pour m’incliner devant lui et lui jurer fidélité. Le loup m’a longuement interrogé sur mon histoire, mes motivations à avoir saisi ce rôle, ma vision de l’avenir ainsi que tout un autre tas de choses qui de mon point de vue ne le regardait absolument pas mais que j’ai livré sans fard n’ayant guère le choix. Jouer les muets au regard sombre devant le roi des loups américains n’aurait guère été une brillante idée alors je me suis montré docile pour la première fois de ma vie. Bien conscient que ce dernier me jaugeait, me jugeait et m’étudiait intérieurement derrière son air avenant et ses prunelles aux éclats inquisiteurs. Je n’ai de toute manière pas franchement eu besoin de feindre cette docilité tant l’aura du loup dominait et écrasait la mienne pourtant impressionnante. Cette entrevue m’a donné l’impression extrêmement désagréable d’ètre redevenu le gamin que j’avais été avant l’assassinat de Kaelyn. Ce fut l’exercice le plus déstabilisant de toute ma vie. Je ne m’étais jamais senti aussi démuni, nu et vulnérable et me rendais compte que je détestais littéralement cela. Le courant est néanmoins bien passé malgré mon caractère particulier. Le roi a rapidement vu en moi un alpha différent de ses prédécesseurs bien plus sanguins et orgueilleux là ou ma matière grise me poussait à toujours jauger les situations afin de leur apporter une réponse optimale sans jamais fermer la moindre porte quand bien même je partageais avec les miens le réflexe du sang. Je lui ai dit que je ferais ce qui est en mon pouvoir pour tenter de voir Harlem s’apaiser de manière durable tout en sachant pertinemment que je ferais toujours ce que j’ai à faire quand j’aurais à le faire y compris à tuer. J’ai néanmoins apprécié immédiatement mon souverain. Ma loyauté à son égard est réelle.



There is no hope in this world.
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Lun 4 Déc - 19:16



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▹ PSEUDO : Dark ▹ EMPREINTES : 7 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : Sur le territoire de la meute comme toujours à moins que je ne me sois éclipsé à Staten Island pour me ressourcer ou ailleurs pour des raisons plus personnelles devant rester secrètes. ▹ HUMEUR : L'expression lugubre de mon visage ne vous suffit pas à vous faire une idée de la tournure dangereuse de mes pensées ?

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Father always said that we have Harlem on our veins.
So why I just dream to be far away of this artificial kingdom ?



All these choices lost


Confronté à une question liée à mon avenir personnel et non celui de la meute qui était assuré, j’ai durement assimilé que je n’honorerais jamais les aspirations de mon père pour le blason de Harlem. Qu’importe les statuts m’échappant. Je ne deviendrais pas avocat. Je ne deviendrais pas patron d’une entreprise montante. Je ne deviendrais pas l’un de ces afro américains que l’on désignait comme modèle aux jeunes générations en leur disant voyez le travail finit toujours par payer. Il faut toujours croire à ses rêves parce que les efforts, la persévérance et le talent trouvaient toujours une résonance dans ce monde. Que les discriminations, le racisme et les obstacles placés volontairement sur notre route vers le succès et l’accomplissement pouvaient être dépassés avec agilité et détermination. Que nous n’étions pas condamnés à la misère et la médiocrité endémique d’un système inégalitaire. J’aurais pu devenir l’un de ces exemples pour toute une communauté. C’est ce que mes parents auraient voulu pour moi. Mais, ils n’étaient plus là et la meute avait besoin d’un guide. Incarner ce leader que j’étais naturellement, assumer toutes les charges du meneur et me consacrer entièrement aux miens m’occupait déjà amplement. Pourtant, je savais que je devais bien posséder une activité légale en guise de couverture pour préserver les apparences tant vis-à-vis des humains et les chasseurs que des autorités légales car diriger le trafic de drogue n’était décemment pas une façade potentielle. J’avais dix sept ans et j’aurais pu exercer n’importe quelle profession vu mes capacités mais j’ai opté pour l'entrepreneuriat local. August disait toujours que nous les Keba nous avions Harlem dans le sang. Il avait entièrement raison et pourtant lorsque je rêvais chaque nuit. Je nous voyais Kae et moi en train de courir au milieu des bois à des milliers de kilomètres de cette prison de béton. Je nous voyais galoper sous forme lupine. Jouer comme des gamins insouciants durant des heures et des heures. Pour me réveiller chaque matin dans ma chambre et découvrir le quartier de ma naissance s’étendre sous mes yeux. J’ai ouvert plusieurs restaurants avec l’argent du trafic de drogue et suis donc devenu patron, me formant sur le tas à la gestion et l’administration de structures économiques. Quant aux revenus illégaux de la meute, je me suis permis sans aucune hésitation de ré évaluer notre filière de fond en comble afin de modifier ce qui devait l’ètre pour une efficience supérieure. J’ai rapidement imposé ma patte à ce niveau tout en laissant une certaine marge de liberté aux alphas des gangs Idriss et Siaka. Une main de fer dans un gant de velours voilà comment j’ai toujours géré le trafic de drogue. Je profite de l’accalmie dans les relations inter-meute pour travailler mon don avec assiduité. Jour après jour, semaine après semaine. Mois après mois. Cette arme qui était la mienne, la notre devait être dévastatrice lorsque je la maniais.




We take care of our people


Cela fait désormais deux ans que je suis alpha et mon règne se passe paisiblement loin des drames de l’aube de ma vie. J’ai re travaillé la redistribution des bénéfices de la drogue que nous dealons afin que personne ne manque de rien dans la meute. Lorsque les ventes sont moins bonnes que d’ordinaire, je me prive de ma part sur le business ce qui arrive rarement car la dope restera toujours un produit demandé par les humains. Ce qui est à la fois tristement tragique et terriblement heureux. Triste pour eux et heureux pour nous. J’incite également les membres de ma famille à faire de même dans ce genre de circonstances. Ainsi, la meute était toujours financée même dans les moments les plus compliqués. Jeremiah était devenu propriétaire d’une boite de nuit suivant mon exemple de gestionnaire. La dope ne passait jamais à l’intérieur afin que les autorités ne puissent rien avoir contre nous. Quant à Mia elle avait préféré le poste d’enseignante pour les enfants du quartier. Les Keba naissaient et mourraient à Harlem. Et nous savions qu’il en serait de même pour nous. Damian et Ruth nos cadets avaient sept ans et étaient élevés tant par nous que par nos tantes. Je quitte mon bureau dans le restaurant et monte dans le SUV noir rempli de cadeaux, de jouets, de produits en tout genre et laisse Marlan mon chauffeur me conduire au cœur du quartier. D’autres quatre quatre sont garés sur une petite place et nous klaxonnons longuement et bruyamment pour prévenir les mômes de notre présence. Je sors de la voiture luxueuse et esquisse une ébauche de sourire en voyant une vague de garnements déferler droit sur l’attroupement de loups. La distribution commence sans tarder et les expressions des gamins valent amplement le déplacement. Sourires béats, yeux illuminés, éclats de rire, remerciements pudiques, sauts de joie, exaltation, danse endiablée…Notre milieu de vie est dur mais ces enfants parvenaient à garder leur insouciance et cela me touchait plus que je ne l’aurais cru possible moi le loup au sang froid de mamba noir meneur d’une meute de bouillants prédateurs. Une fois les enfants comblés, je fais la tournée des veuves du quartier pour leur glisser une somme de soutient tout en échangeant avec elles.




War runs our streets because we're territorial predators


Mon vingtième anniversaire était passé depuis plusieurs mois et la meute n’avait plus connu de conflit de grande ampleur contre la meute hispanique depuis la mort d’August. Cet état de fait allait changer au cours de ce mois d’octobre deux mille cinq. La guerre latente ordinaire contre Spanish Harlem prenait une fois de plus au cours de notre histoire des proportions monstrueuses. Les échauffourées, règlements de comptes, batailles sous forme humaine et animale s’enchainaient à un rythme vertigineux. Je n’y avais pas encore pris part personnellement malgré mon caractère tout autant tourné vers la violence que celui des miens préférant superviser les opérations de représailles et la stratégie globale de ces effusions de violence presque coutumières dans ce coin de la grande pomme. La guerre tournait clairement en notre défaveur au plus grand dam de mes gradés. Pour ma part, je restais patient. Continuait d’étudier la situation, les possibilités, les manœuvres, les mouvements envisageables. Ces conflits incessants étaient presque bien plus l’occasion de se prouver une haine mutuelle et une détestation profonde que de gagner véritablement quelque chose au niveau du business de la drogue. Les frontières de nos territoires respectifs ne se voyaient jamais durement impactés par ces pertes, prises, reprises de mètres de bitumes car d’un coté comme de l’autre les locaux n’accepteraient pas le joug de l’adversaire. Aussi, il n’était pas erroné de qualifier ces flambées de brutalité propre à notre espèce comme la manifestation du fait que des meutes de loups ne devraient pas vivre ainsi, aussi proches l’une de l’autre alors même que nous étions des animaux territoriaux par excellence. Il y avait bien des morts dans ces conflits de loups mais cela restait relativement rares comme si les préceptes des Ouray et de la meute indienne restaient bien présents dans tous les esprits comme si nous savions au fond de nous même que le véritable ennemi était humain, nous voyait comme des bêtes, des monstres à abattre et voyaient nos territoires comme des repaires de démons à exterminer. Sans compter que nous avions des capacités de régénération supérieures aux humains donc pour nous entre tuer il fallait véritablement y mettre une sacrée dose de volonté. C’était un jeudi après-midi et j’avais fait rassembler toutes les forces de la meute afin de rétablir l’équilibre. Mon frère et Marcel mes deux betas mèneraient la majorité des troupes reprendre la bande de territoire que les hispaniques nous avaient arrachés tandis que je mènerais moi même un assaut en comité réduit avec des vétérans triés sur le volet sur une autre ligne négligée par les Acosta qui devaient tenir leur prise fermement. Récupérer et conquérir de manière simultanée. Une fois le plan établi et les forces en marche, je récupère le cadeau de mon âme sœur disparue. La fameuse batte de mes onze ans et monte dans un véhicule suivi par une demi-douzaine d’autres. Nous pénétrons sur les terres rivales sans trouver opposition. Jusqu’à ce que des loups ennemis ne nous repèrent. Ma batte fait son œuvre sur les corps et je la manie avec un amour sincère. Savourant cette danse macabre dont j’étais le seul à saisir la véritable portée. Valsant avec ce qu’il me restait de K dans un déchaînement de coups. J’utilise pleinement mon don pour paralyser et affaiblir nos rivaux. Leur transmettant toutes les émotions négatives que je connaissais par cœur. Les hispaniques encore capables de se déplacer abandonnent les lieux sans se retourner et les miens hurlent leur joie féroce. J’ai envie de me transformer pour me joindre à la meute d’un hurlement puissant et victorieux mais je me contente de ramasser une bouteille de whisky et d’en avaler une rasade avant de la briser contre un mur.




Vengeance is heaven


Un an après cette première grande guerre contre la meute Acosta, mon regard se portait désormais sur les pires ennemis de mon espèce qui avait vainement tenté de perpétrer un massacre à la frontière entre mon territoire et celui de la meute hispanique en jouant une fois de plus sur nos rivalités incessantes pour s’insinuer sournoisement sur nos terres. Seulement, bien des choses avaient changés depuis ma prise de pouvoir et la succession de mon père. Comment aurait-il pu en être autrement avec un alpha ayant vécu un traumatisme tragique à un âge particulièrement précoce des mains des chasseurs ? Cette menace restait invariablement gravée au fer rouge dans un coin de mon esprit depuis l’assassinat de mon âme sœur innocente. Ainsi, j’avais pensé à instaurer un système de surveillance plus sévère au sein du territoire ce qui était également utile vis-à-vis des loups hispaniques. De même que nous nous étions adaptés à la modernité et que les communications technologiques humaines de plus en plus avancés nous étaient autant utiles qu’à nos ennemis naturels. Pour finir, j’avais découpé le territoire de la meute en différentes zones sur une carte et chaque zone possédait une escouade de loups affiliés. Bien sur avec les emplois officiels de tout ce beau monde, il fallait nécessairement un sens de la coordination aiguë et s’adapter aux emplois de chacun mais mon obsession de la protection de mes loups et mes louves était extrêmement bien perçue par ma communauté. Les loups ne travaillant pas à Harlem qui était une minorité devait respecter des consignes strictes en dehors du territoire pour leur propre sécurité. Pour finir, j’avais mis à contribution les protecteurs et les protectrices locaux. Tous ne pouvaient pas offrir une surveillance active car soumis aux mêmes impératifs sociaux que nous mais les plus âgés comme l’étaient Malia représentaient des yeux inestimables pour la meute. Cette participation active de ces agents de l’ombre était appréciée à sa digne valeur. Tout cela expliquait grandement l’échec de ce bain de sang qui avait vu un groupe conséquent de chasseurs débarquer en fanfare sous bannière policière. Astucieux, ingénieux, brillant et admirable d’un point de vue stratégique seulement des policiers n’auraient pas débarqués avec l’artillerie d’une petite milice privée sans compter que reconnaître des chasseurs ne m’était plus très difficile et si jamais je me méprenais d’autres membres de la meute avaient le flair vu nos expériences douloureuses avec cette engeance. La meute avait débarquée en nombre et taillé en pièce les humains au fur et à mesure de leur progression dans le quartier. Un assaut frontal aurait été une boucherie pour mes loups aussi j’avais fait preuve de subtilité. Un certain nombre de corps avaient coulés dans l’Hudson. Tous ? Non, j’en avais gardé quelques-uns sous le coude pour me défouler. Chaque fois que j’allais torturer ces derniers je voyais le visage du chasseur ayant écrasé Kae. J’imaginais celui du meurtrier de mon père. La méthode était simple. Je leur coupais la langue afin d’étouffer leurs hurlements. Puis, je les torturais en utilisant la pleine puissance de mon don. Je parlais avec K dans ces moments-là. Les morts en sursis devaient se dire que j’étais complètement fêlé comme Reed l’avait craint en son temps. Les coups de la batte de Kaelyn étaient ma manière de leur témoigner mes hommages. Je finissais par les dépecer mais ils mourraient trop vite. Je n’étais pas une bonne personne. Je n’avais rien d’un saint et c’était entièrement leur faute. Ils m’avaient ôté ma moitié, mon équilibre, mon âme et mon rêve.




My soul is haunted till my last breathe cause i will never forget you



J’imaginais que le fait d’avoir pu me venger des crimes des chasseurs apaiserait certains de mes tourments intérieurs et atténuer la douleur perpétuelle des pertes adjacentes mais dans la foulée de ce nettoyage purificateur mes nuits se sont étrangement faites de plus en plus agitées. Chaque nuit je revivais ce jour funeste de juin, cette lugubre scène d’anniversaire ou la tragédie a souillée le bonheur éphémère d’un instant délicieux. La petite main de Kaelyn dans la mienne. Sa cascade de cheveux bouclés dansant au gré de la fine brise. Son parfum adorable dans mes narines. La douce mélodie de son rire chantant. Son cadeau dans mon autre main. La sensation de plénitude baignant tout mon être. Les traits ravissants de son visage. La manière dont ses yeux noisette s’accroche aux miens. Notre conversation hilarante. L’amour encore enfantin mais d’une pureté sans égale. La liberté d’ètre soi même face à la personne crée spécialement par l’univers pour m’aimer tel que je suis sans faux semblants. Le bruit des voitures qui défilent doucement. La musique rythmée d’un autoradio. Les cris et les rires s’échappant des fenêtres ouvertes. Quelques enfants humains passant à vélo. Les récriminations d’une mère à son fils. L’agitation ordinaire d’une fin d’après midi à Harlem. Mon cœur est comblé simplement et naturellement sans même que je ne parvienne réellement à comprendre pourquoi tant toutes ces choses me dépassent. Je sais seulement que la louve à coté de moi est ma destinée. Puis le tableau idyllique et paradisiaque se transforme en horreur impitoyable et détestable. Le bruit du moteur surpuissant. Le crissement strident des pneus. L’odeur agressive de l’essence. La séparation tactile brutale et soudaine. Le mouvement salvateur et inattendu aussi rapide qu’instinctif. Mon incompréhension devant cet élan de répulsion. Le choc en heurtant durement le béton. Le cadeau récent roulant sur plusieurs mètres. Le bruit traumatisant d’un impact inique. La vision infernale d’un corps frêle projeté dans les airs. Le son distinct des os se brisant par dizaines. La mort d’une enfant. Je me relève et m’élance insensible aux écorchures. Me précipite près du corps désarticulé et hurle encore et encore en pleurant. Je ramasse le cadavre et évite de justesse de subir le même sort. Une portière claque. L’effluve de la poudre. Le désespoir. Puis, le réveil en sursaut couvert de transpiration et les larmes aux yeux. Seul au milieu d’une vaste chambre là ou j’aurais du me réveillé en sentant un corps contre le mien, je me sens littéralement abattu et dois à grand peine réprimer un hurlement lugubre. Ces tourments nocturnes ont duré des mois et des mois jusqu’à ce que les chamans de la meute décident d’agir refusant de laisser leur alpha dépérir en raison d’une blessure émotionnelle et spirituelle. Je ne saurais exactement dire ou même définir ce qu’ils m’ont fait mais leurs incantations, leurs techniques ancestrales, leurs chants sacrés, leurs prières, leurs soins ont éloigné les réminiscences hostiles de mon passé souillé pour me permettre de redevenir celui que j’étais après avoir eu des cernes, des moments de fatigue aigue, des absences durant quelques mois. Je n’étais plus l’ombre de moi-même. Isiah O. Keba était de nouveau en pleine possession de ses moyens. Aux cauchemars ont succédé des rêves comme si l’équilibre devait être rétabli. Des rêves merveilleux au cours desquels je courais sous ma forme animale dans une vaste étendue sauvage dénuée de béton mon âme sœur à mes côtés. Père disait que nous avions Harlem dans le sang alors d’où me venait cette nostalgie de ce que je n’avais jamais connu ? Cette nature préservée, cette sensation de réelle liberté, ce miracle…Tout cela faisait autant mal que les cauchemars parce que je ne pourrais jamais le vivre.




Peace is a delicious illusion


Neuvième année de règne à la tête de mon héritage. La meute se porte bien, la sécurité de tous est assurée, les revenus du trafic de drogue sont répartis de manière égalitaire. Les velléités les plus sauvages de mes loups sont muselées dans une initiative intéressante. Ils se battent entre eux pour progresser dans des clubs de combat. Notre nature de loups pouvait nous conduire à penser que ces techniques créent par des humains pour des humains n’avaient pas d’intérêt mais cet orgueil était stupide. J’avais été formé à la boxe par Joe et cela se ressentait quand je combattais face à des congénères sous forme humaine. La puissance brute ne faisait absolument pas tout et je m’assurais que mes guerriers l’assimilent. Les membres de la meute se battaient constamment. C’était presque un réflexe instinctif pour eux. Mais j’avais réussi à les convaincre à travers un raisonnement basique. Cela les rendrait plus dangereux que nos rivaux hispaniques de toujours. Il n’en avait pas fallu plus pour qu’ils acceptent de se soumettre à ces leçons. Ma meute était puissante mais indisciplinée. Au vu de ma personnalité, j’aspirais à plus de contrôle sur mes loups sans pour autant les faire renier leur nature profonde. Nature dont je possédais quelques aspects malgré les apparences. Je me rends à une réunion inter-meute organisée par le Vahagn accompagné de mes deux bêtas et d’une modeste escorte de quelques membres de la meute. Venir en trop grand nombre serait un signe de défiance et ma loyauté au roi était pleine et entière. Je ne viens pas les mains vides comme à l’accoutumée ce qui ne manque jamais d’exaspérer les Accosta qui me trouvent exagérément généreux comme si apporter quelque chose en signe de respect à notre Vahagn faisait de moi une personne intéressée. Je ne criais pas sur tous les toits que je trouvais normal d’offrir un présent à ce dernier. C’était une habitude tout simplement. Il ne fallait rien chercher derrière mais les hispaniques ne pouvaient s’empêcher de nous juger comme toujours. La réunion est expéditive mais animée. Le roi des loups américains nous interroge sur nos problèmes respectifs et tente d’apaiser les tensions. Il nous évoque également des choses préoccupantes pour toute la communauté lupine peu importe les meutes et nous transmet ses directives. Au moment de quitter les lieux, mon regard accroche celui du souverain et j’y lis de la satisfaction. Je tenais mes loups d’une main ferme et leur avais trouvé un exutoire temporaire à la violence courant dans leurs veines. Les paroles de notre première discussion me reviennent brutalement en mémoire.




An alpha need to have children


C’est aux alentours de ma vingt-septième année que les discussions autour de mon obligation de me trouver une compagne afin de perpétrer la lignée des Keba est arrivée sur le tapis. Jusque-là, je m’étais contenté d’assouvir mes besoins d’homme et de loup en tirant mon coup avec des né louves, des né humaines et même des maudites mais jamais des humaines car leur fragilité rendrait la chose compliquée. Je faisais l’amour à l’image de l’animal blessé dont une partie de l’âme avait été brisée soit comme un être tourmenté, excessif et assoiffé de ce qu’il ne pourrait jamais plus ressentir. Nul romantisme, douceur ou même passion dans mes gestes simplement la mécanique d’une personne aux pulsions terre à terre n’ayant ni envie d’attachement ni de relations réelles. Certaines n’ont été qu’un passage fugace et expéditif là ou d’autres ont pu se targuer d’un titre illusoire de régulières mais aucune de ces parties de jambes en l’air ne m’a apporté plus que le fait de ressentir une jouissance ordinaire. Égoïste dans l’intimité, je l’ai probablement été de nombreuses fois. La vérité c’est que si ces unions charnelles faisaient un bien fou à mon corps, mon cœur lui restait toujours désespérément vide de ce délice naturel qu’il aurait dû faire sien si la bonne personne avait été à mes côtés. L’envie de m’unir à une louve sous forme animale était forte pour un garou comme moi qui entretenait une relation fusionnelle avec sa part primale seulement je m’y refusais sciemment pour un certain nombre de raisons. La plus importante d’entre elles était que c’est ainsi que j’aurais dû le faire avec Kae au cours de notre union. Si nous n’avions pu le faire, je ne le ferais donc avec personne. Ce sont Jeremiah et Mia qui m’ont mis face à mon obligation, mon devoir d’assurer la perpétuation de notre héritage. Mon frère et ma sœur de portée ont tentés de me convaincre de bien des manières. Ils ont tenté de faire appel à mon amour pour ma meute bien plus qu’à l’idée futile qu’une union pouvait m’aider à redécouvrir la joie de l’existence. Ils me connaissaient bien car la seconde argumentation était erronée à mes yeux. Seul mon sens de la responsabilité aurait pu me pousser à accepter de m’unir. Même nos cadets Damian et Ruth ont essayé de me faire entendre raison de même que nos tantes et cousins, que le guérisseur et les chamans. Mon refus a été net et catégorique. Je ne voulais pas m’unir. Je n’étais pas prêt à le faire. Ils allaient devoir l’accepter. J’avais deux frères susceptibles de me succéder à la tète de la meute. Je savais que Mia avait raison. Que je pouvais tout à fait me contenter de concevoir des héritiers avec mon épouse sans rien ressentir pour elle. Mais, je ne souhaitais pas m’unir et rien ne pourrait jamais me contraindre à le faire à moins que…C’est à cette époque que j’ai fait de Staten Island mon refuge hors du temps dans lequel je pouvais communier avec Kaelyn. Cela faisait seize ans qu’elle m’avait quitté mais pour moi cela datait d’hier.




We bring justice to this place. We're saviors.


Alisha a débarquée en larmes au restaurant. Je l’ai rapidement interrogé sans ménagement dans mon bureau. La louve m’a avoué bien difficilement les raisons de son état déplorable. La jeune femme s’était énamourée d’un solitaire que nous avions gracieusement accueilli sur notre territoire conformément à notre sens de l’hospitalité débordant. Seulement, le loup en question l’avait violé la veille. La métamorphe m’indique qu’elle a bien tenté de se défendre, de se débattre de toutes ses forces en usant de sa force surnaturelle mais le loup était bien plus fort qu’elle. Je prends le temps de l’écouter longuement et de l’interroger en profondeur afin d’ètre sur de la sanction à adopter. Aucune de nos femmes ne seraient capables d’inventer un truc pareil pour jouer les intéressantes ou faire condamner un innocent à un sort pire que la mort mais je devais être sur. Abattre un solitaire accueilli sur notre territoire n’était pas un geste anodin. Il envoyait un message explicite quant à ce genre de comportements inacceptables. Alisha disait la vérité. Mon sang d’ordinaire relativement tempéré n’a fait qu’un tour dans mes veines et j’ai explosé de rage devant ma louve. J’aurais dû la réconforter, lui apporter du soutien moral mais ce n’était pas dans mon caractère. Je me suis contenté de déposer un baiser sur son front avant de lui promettre de faire connaitre un sort plus infâme que la mort à son bourreau. Dans la foulée, je prévenais mes betas et leur ordonnais de mettre toute la meute en alerte maximale afin de fermer les issues de sortie du quartier. Ce salopard de violeur n’allait pas s’enfuir. Oh non. Toucher à nos femmes était un crime sans équivalent dans notre culture. Le solitaire allait en payer le prix fort. Une fois le cadeau de mon âme sœur récupéré chez moi, je me suis mis en chasse avec une fraction de la meute. Nous avons retrouvé le coupable alors qu’il se cachait dans un immeuble attendant certainement que cela se tasse pour déguerpir du quartier. Le loup a pris la fuite devant nous signe évident de sa culpabilité. J’ai joué avec notre proie en prenant mon temps, le sachant piégé. Batte sur l’épaule, j’ai siffloté un air pour que des traqueurs émergent des environs et encerclent le coupable. Je lui ai demandé s’il allait quelque part, s’il n’avait pas apprécié notre hospitalité et enfin s’il n’avait pas quelque chose à confesser. Simon s’est jeté au sol à mes pieds pour me supplier sous les regards hostiles, méprisants, meurtriers et sanguinaires des loups de la meute. Un coup de pied dans la tempe l’a assommé prestement. Une fois suspendu à un croc de boucher, je lui ai coupé la langue et torturé avec mon don encore et encore jusqu’à le rendre fou. Alisha n’a pas eu la force de le faire elle-même. Les hommes de sa famille se sont joints à moi. J’aurais bien apprécié de le torturer encore et encore mais le châtiment adéquat devait être administré par toute la meute. Car en agissant comme il l’avait fait le solitaire avait insulté toute la meute et pas simplement son alpha qui lui avait accordé sa confiance, Alisha qui lui avait accordé son cœur. Mon coup de batte fut le premier puis chaque mâle de la meute apposa sa marque de représailles sur le coupable qui tint le coup jusqu’à la troisième dizaine. Les chamans ont maudit l’âme de Simon et son corps a été démembré puis brûlé.




Ouroboros



La première grande guerre lupine afro-hispanique avait été le fait des Accosta qui avaient ouverts les hostilités en portant le premier coup. La deuxième verrait les Keba attaquer les premiers. Après une longue période d’accalmie, les tensions entre les deux meutes devenaient de nouveau de plus en plus explosives. Les loups de ma meute sont bouillants et agressifs de nature. Au cours de mon règne, j’avais appris quand je devais les maintenir fermement sous mon contrôle et quand je devais lâcher du lest et les laisser se défouler pour le bien de toute la meute. J’estimais que nous nous trouvions dans la seconde circonstance aussi j’ai réfléchi à un plan d’action avec mes betas et mon conseil de meute comprenant les gradés d’Idriss et de Siakka ainsi que les chamans et le guérisseur. Je voulais frapper vite et fort sans laisser à l’ennemi le temps ou la possibilité de se relever. Une blietzkrig à ma sauce en somme. Joueur d’échec averti je cherchais le coup de grâce avant même le début de la guerre. Une fois la meute mise au courant, la lutte ancestrale pouvait reprendre. La promesse de tenter d’entretenir des relations apaisées avec nos voisins faites il y a des années au Vahagn lors de notre première rencontre trouvait une fois de plus ses limites dans la réalité territoriale d’un environnement peu adapté à la vie d’une espèce comme la nôtre. De la même manière qu’elles avaient été à leur avantage des années plus tôt, les premières batailles furent nôtres. Nos véhicules passèrent la frontière en convoi. Nos loups en descendaient par groupes d’assaillants. La lutte était impitoyable et sanglante et les hispaniques reculaient sous la violence et la coordination de ma tactique. Tous les combattants afro américains étant mis à contribution les hispaniques étaient soumis à une pression constante et énorme. Chaque pâté d’immeubles voyait les loups ennemis se faire repousser sans ménagement. Mais, les Accosta étaient des adversaires valeureux et aussi retors que je pouvais l’ètre. Des adversaires à ma hauteur il fallait en convenir. Enivrés par les victoires nous ne nous sommes pas méfiés autant que nous l’aurions dû. Mon intelligence a été flouée par le sens admirable de la stratégie de mon rival. Nous avions agrandi notre territoire d’une bien belle proportion en amputant Spanish Harlem. Mais, le fait que les hispaniques se sont mis à fuir dès nos arrivées n’indiquaient que trop bien qu’ils préparaient quelque chose. Ils nous ont laissé nous enfoncer volontairement profondément sur leurs terres. L’embuscade a été merveilleusement bien menée. Nous nous sommes tous transformés dans les ténèbres de la nuit pour faire face en infériorité numérique. J’ai combattu l’alpha Accosta durant plusieurs dizaines de minutes. Marcel l’un de mes deux bêtas est tombé au combat. Seule l’arrivée de renforts de la meute nous a permis de battre en retraite en sale état mais bien vivants. Les frontières ont retrouvé leur délimitation initiale. Tout ce sang avait été versé en vain comme toujours. Mais la meute était fière, satisfaite, heureuse malgré le deuil. La meute afro américaine dans toute sa splendeur. Soit l’on aime soit on déteste cet état d’esprit profondément guerrier.




For a better future



Connor avait remplacé Marcel à la place de beta. Le loup devenait donc l’égal de mon frère et l’un de mes seconds. Cette promotion m’avait semblé naturelle vu le travail excellent qu’il avait produit dans son gang d’origine. Ma trente deuxième année de vie approchait à grand pas et le roi des loups avait organisé une fête somptueuse pour rendre hommage à Aralez notre père à tous ainsi que tenter de faire accepter une nouvelle vision empreinte d’unité aux deux meutes historiquement rivales. Je trouvais l’initiative intéressante mais lucidement utopique néanmoins je m’y rendais en compagnie d’une partie des miens afin de prouver mon attachement à la religion amérindienne que mes ancêtres avaient acceptés de faire leur sans compter que j’étais un croyant sincère de ce folklore local ainsi que pour faire preuve de bonne volonté face au rêve de paix et d’union de notre roi. L’ambiance était agréable et festive malgré la tension ordinairement latente découlant d’un rassemblement de loups hispaniques et afro-américains. J’ai tenu les miens aussi aucune échauffourée n’a été à déplorer. L’Accosta a fait de même et nous avons même pris la pose pour une poignée de main historique tout en sachant pertinemment que les nôtres continueraient de vouloir se mettre sur la gueule dès le lendemain matin. Quelques mots de sympathie hypocrites et le roi nous félicitait chaudement pour ce geste raisonnable. La musique était entraînante, l’alcool brûlant bien qu’inoffensif, le décor somptueux au point que l’on aurait pu imaginer se trouver ailleurs qu’à Harlem. En bref, tout était réuni pour passer un bon moment seulement je ne passais jamais de bons moments. Ce genre de chose avait été bannie de mon existence de manière bien cruelle. Je tachais néanmoins de faire bonne figure du mieux possible soit de ne pas tirer une tronche de six pieds de long aux yeux lançant des éclairs. Je décide d’aller prendre l’air en dehors de la vaste salle et ronchonne en sentant un effluve féminin pénétrer dans mon museau. Une louve de la meute du roi. Et pas n’importe laquelle visiblement puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’Ozalee Ouray la nièce du Vahagn. La jeune femme me tend une coupe de champagne que je ne saisis pas alors elle la vide d’un trait avant de tenter d’engager la conversation. Je comptais me retrouver seul avec moi même et voilà que cette sublime emmerdeuse au sang royal débarque et me fait du rentre dedans de manière à peine voilée. Dévoilant ses charmes évidents et son minois alléchant sans retenue devant mon regard morose et indifférent. Je ne comprends pas pourquoi elle persévère malgré mes injonctions à me foutre la paix. Pourquoi elle continue de sourire malgré mes silences. Pourquoi elle fait la conversation pour deux. Pourquoi elle tente de m’arracher un sourire et quelques mots non balancés dans un grognement instinctif. Je ne comprends pas et cela m’irrite. J’ai l’impression désagréable qu’elle souhaite simplement me rendre chèvre jusqu’à qu’elle se colle dans mes bras et tente de me faire me laisser aller au gré des notes de la musique nous parvenant depuis l’intérieur. Notre culture nous enseigne de vénérer et protéger nos femmes aussi il ne me vient même pas à l’idée de la repousser brutalement et la diablesse en profite. Je finis par me prêter au jeu persuadé qu’elle se lassera bien du bloc de glace que je suis mais sa présence et le fait que je sois un homme comme un autre lui tire un sourire en coin révélateur. Je me demande l’espace d’un instant s’il s’agit d’un piège du roi. Je finis par échapper à ce traquenard bien étrange en retournant à l’intérieur.




We need to protect ourselves before strangers


Une autre convocation du Vahagn si près de la précédente cache forcément quelque chose d’important. Je monte dans le SUV avec empressement. Inquiet à l’idée que le roi ait eu vent de mon flirt avec sa nièce. Je n’ai strictement rien à me reprocher. C’est Ozalee qui fait une fixette sur ma personne. Je ne veux même pas d’elle. Enfin, je ne voulais pas d’elle mais désormais la situation avait changé. Auprès d’elle, je me sentais bien, presque en paix et de nouveau capable de ressentir certaines choses que je n’avais plus souhaité ressentir depuis longtemps. Plus avec la même intensité il fallait en convenir néanmoins j’avais l’impression de vivre une renaissance incongrue. Renaissance que je n’aurais jamais vécu sans la persévérance à toute épreuve de la nièce du roi qui n’avait jamais cessé de revenir à la charge malgré mes réponses désagréables et mes refus de la voir. Je me sentais différent. Je me sentais à la fois inlassablement coupable et profondément soulagé à la fois. Cependant, je continuais de poser une certaine réserve vis-à-vis de la louve parce que quand bien même elle parvenait à me faire éprouver des sentiments notre relation ne pouvait pas se concrétiser. Elle était une Ouray bon sang ! Je n’avais pas le droit. C’était voué à l’échec ! J’aurais dû faire part de son attitude à mon souverain afin qu’il tienne sa nièce avec plus de fermeté. Je n’en avais pas eu le courage ne souhaitant pas qu’elle encourt l’ire de son oncle et ne soit enfermée comme une prisonnière. Je ne le voulais pas parce qu’une part de moi ne demandait qu’à l’accepter. Elle n’était pas mon âme sœur mais elle me faisait du bien. Soignait les blessures de mon âme. Illuminait de son éclat la nuit perpétuelle de mes humeurs. Mes bêtas me jettent des coups d’œil inquiet devant ma mine fermée. Oh, ma mine l’était la plupart du temps mais cette fois ils avaient bel et bien de quoi se faire du souci. Les chamans ne pipent mot mais ne sont pas en reste. Le guérisseur au volant doit se concentrer sur la route ce qui m’épargne une paire d’yeux supplémentaire. Je réprime l’envie de leur dire de s’occuper de leurs affaires et tente de me recomposer une expression impassible. Nous arrivons devant la demeure du Vahagn et je descends prestement encadré des miens. Le silence règne dans la salle du conseil et l’expression du roi est éloquente. Nous nous installons à l’opposé des hispaniques et attendons que le roi prenne la parole. Ce dernier nous annonce qu’il avait décidé d’accepter d’accueillir des réfugiés Norvégiens. La situation de nos congénères dans ce royaume éloigné du vieux continent était tragique raison pour laquelle il avait décidé de recueillir les exilés qui souhaiteraient trouver un nouveau foyer définitif ou temporaire sur nos terres. Bon, le point positif était qu’Oz et moi n’étions pas grillés. Le négatif était cette histoire d’accueil. Je sais faire preuve d’hospitalité à l’instar des miens mais cela ne me plait pas du tout. Les norvégiens avaient une culture radicalement différente de la nôtre. Ils allaient certainement nous attirer des ennuis en important leurs problèmes politiques avec eux. Qui disait qu’ils allaient vouloir s’intégrer plutôt que de recréer leur paradis perdu ? Il y avait trop d’incertitude, trop de variables, trop de risques. Je ne me prive pas de dévoiler mon point de vue sur la question. Le débat est animé, bruyant et éprouvant mais je finis par accepter de me plier au choix royal à la condition que les norvégiens soient tenus à l’œil. Je me fous de passer pour un salopard égoïste. La seule chose m’important est la sécurité de ma meute.




It's like a reborn



Je pose ma tète sur mon coude et contemple la louve de la meute indienne à côté de moi dans ce lit d’hôtel. Ozalee est magnifique ainsi nue et comblée tout juste descendue d’un nuage extatique. Je me penche en avant et vais cueillir le gout de ses lippes d’un baiser conquérant. Cette chambre anonyme faisait un bien triste refuge pour le couple que nous formions désormais mais le secret avait ses obligations. Je me redresse et cale mon dos contre la tète du lit. Elle fait de même et vient se blottir contre moi. Mes mains caressent ses épaules doucement et je souris en la voyant frissonner sous mes caresses. Nous ne pouvions nous voir qu’à des moments bien précis et bien trop peu nombreux alors autant rentabiliser ces derniers le plus efficacement possible. Mais, la louve saisit ma main pour enlacer ses doigts dans les miens avant de se tourner et s’installer à califourchon sur moi. Mon sourire goguenard disparaît rapidement lorsque je comprends qu’elle compte remettre cela sur le tapis. Isiah je pense que l’on devrait en parler à mon oncle. Nous ne faisons rien de mal. Je pousse un soupir bruyant teinté d’exaspération. Ozalee lève les yeux au ciel avant de passer ses bras autour de mon cou. Tu sais très bien que c’est une mauvaise idée. Les Ouray sont les rois de Harlem depuis des siècles. Leurs femmes n’épousent pas des Keba. C’est ainsi. Nous sommes vos sujets. Les doigts fins de la jeune femme viennent tracer des motifs sur mon torse. Le changement est parfois nécessaire. Mon oncle souhaite un Harlem apaisé. Ma famille souhaite que notre espèce soit unie. Quel meilleur moyen que de sceller cela par une union ? Je secoue la tète de droite à gauche dans un mouvement de négation affirmé. Tu ne comprends pas Oz. Le Vahagn va m’arracher la tète pour ce que nous sommes en train de faire. Ma meute prendra certainement mon parti. Ce sera la guerre. Une guerre sans précédent et inconcevable. Une rébellion tout cela parce que nous sommes incapables de respecter les règles. Je refuse que ma meute pâtisse de ma stupidité. C’est au tour de l’indienne de soupirer bruyamment. Tu dramatises la situation Isi. Il ne se passera jamais rien de tel. Mon oncle va devoir accepter notre relation parce que sinon il me perdra. Si je dois rejoindre ta meute pour qu’il l’accepte je le ferais sans hésitation. Il devra me passer sur le corps pour t’arracher la tête. Un silence plane dangereusement entre nous deux. Lorsque je cesse de fuir son regard et plonge mes yeux dans les siens, je me rends compte que je l’ai blessé en employant un certain terme. Alors c’est comme cela que tu nous considère comme une stupidité ? Mes mains encadrent son doux visage. Non ma belle, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. C’est juste que je ne pense pas que nous devrions en parler à qui que ce soit. Pas encore. Les lèvres de l’Ouray viennent se poser sur les miennes avec avidité. Nous nous contemplons longuement. Je ne renoncerais pas à toi Isiah Odell Keba. Si tu t’imagines que tu peux te débarrasser de moi tu te fourres la griffe dans l’œil. Je t’aime et il va falloir t’y faire. Abasourdi mes yeux s’écarquillent de surprise et ma bouche s’ouvre puis se referme. Je ne sais pas quoi dire. Hagard, je ne me rends compte du geste de la louve qu’au moment ou je sens ses dents s’enfoncer durement dans ma nuque. Le sang coule mais je vais guérir alors ce n’est pas bien grave. Ce qui l’est déjà plus c’est la signification de ce geste. Tu viens de me marquer !!! Le sourire amusé de la jeune femme me pousse à m’interroger sur sa santé mentale. Comment peut-elle être si sure que son oncle ne réclamera pas ma peau ? Cette louve me dépasse. Son air satisfait me donne envie de lui mettre une fessée. Ce n’est pas un foutu jeu. Oui, je viens de te marquer grand méchant alpha grognon de la meute afro-américaine. Tu n’as peut être pas le courage de prouver que tu m’aimes mais ce n’est pas mon cas. Je veux que tout le monde sache que tu es à moi et à moi seule.




What about now ?


Je finis par me relever du banc d’un mouvement leste. J’aimerais tellement passer tout mon temps ici dans l’intimité de cette île oubliée des miens mais je ne le peux et ne le pourrais jamais. Je suis un alpha et ma place est à la tète de ma meute afin de la guider comme mon père et mon grand père avant moi. J’inspire une grande goulée d’air frais en fermant une dernière fois les yeux pour laisser mes sens baigner une ultime fois dans cet environnement apaisant et naturel. Me confier à Kae au sujet de ma relation naissante avec Ozalee Ouray m’avait fait beaucoup de bien et beaucoup de mal à la fois mais je le devais pour aller de l’avant. Mon âme sœur m’avait été arrachée mais mon rang exigeait que je me reproduise. Or, je savais que la fille que j’avais connu et aimé de tout mon cœur bien avant de comprendre les tenants et les aboutissants de cet amour aurait ardemment souhaité me voir heureux. Aujourd’hui, je le pouvais enfin parce que je m’en sentais capable. Parce que la bonne personne avait décidé de s’imposer dans ma vie contre mon gré telle une épine dans mon pied. Une épine devenant une fleur superbe dont le parfum m’apaiserait. Oz ne remplacerait jamais Kae. Elle occuperait simplement une autre place dans mon cœur. Seulement, cette union ne se ferait pas sans heurt. Le Vahagn pouvait tout à fait décider de s’opposer à notre union malgré le caractère sacrée de ces dernières. En soit, il suffisait d’accomplir le rite et tout le monde serait mis devant le fait accompli mais je ne voulais pas agir de la sorte. Je voulais la bénédiction de mon roi et de la famille de la Ouray. Parce que ma loyauté à mon souverain était pleine et entière d’une part et que je ne souhaitais pas que cela ait la moindre incidence sur ma meute d’autre part. Je m’éloigne lentement mais surement de mon petit coin d’évasion et me dirige paisiblement vers le quai du ferry pour retourner sur mes terres. Mes pensées prennent rapidement une autre direction pour se tourner vers les problèmes les plus récents à gérer. Kayla Atkins, cette jeune née humaine était parfois bien difficile à gérer mais elle avait bon fond. Je pensais que lui laisser du temps pour se faire à sa nature de métamorphe était la bonne solution mais il était hors de question qu’elle mette en danger la meute entière par son comportement. Si vous ne l’aviez pas encore compris je ne suis pas le genre de personne à avoir de scrupules à couper une branche afin de préserver la bonne santé de l’arbre entier. Ma patience a des limites. Pourtant, je sens qu’elle a un grand potentiel en elle. Tout ce qu’il faut c’est qu’elle accepte ce qu’elle est. En quoi est-ce si compliqué ? Notre nature est une bénédiction. L’humanité a accouché de bien plus de monstres que nous. Les crimes de certains humains dépassent l’entendement. Nous sommes violents par notre part animale. Ils le sont sciemment pour des motifs détestables. Quant à l’arrivée de loups norvégiens, celle-ci me préoccupe au plus haut point. L’avenir nous dira si le roi a eu raison ou tord de les accepter.



We're not the soul of this place. This place is our soul.
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Lun 4 Déc - 19:21


Humains

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▹ MULTICOMPTES : Amelia Andersen / Leif Helström ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 608 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/01/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Quelque part entre son ordinateur et son labo ▹ HUMEUR : J'ai perdu mes lunettes, enfin j'ai pas voulu les mettre, elle me font une drôle de tête, une tête d'un geek à lunettes…

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un guide français-norvégien, un étui à lunette, un spray lacrimogène (on sait jamais), un livre pour les moments d'ennui, un paquet de chocobons

http://lpartefact.tumblr.com


Bienvenue par ici, cher Alpha ! What a Face

Ravie de voir plus de loups américains par ici.
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http://lpartefact.tumblr.com
Lun 4 Déc - 19:29


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Stein & Elias & Tomas & Ivar & Sevastyan ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2471 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Bienvenue !!

Bon courage pour ta fiche, si tu as la moindre question n'hésite pas What a Face !
Tu as deux semaines pour faire ta fiche et ton avatar t'es réservé pendant une semaine !!

C'est super chouette de voir les meutes américaines s’agrandir *___*




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Lun 4 Déc - 19:46


Meute Afro

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▹ MULTICOMPTES : Edwina, Ester, Vyranui, Torvald. La raison n'existe pas. ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ou Floriane. Ou Flo. ▹ EMPREINTES : 88 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 12/11/2017 ▹ AGE DU PERSO : 22 ▹ LOCALISATION : Quelque part dans Harlem, fuyant sa nature. ▹ HUMEUR : Changeante, instable.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un crayon, un carnet déjà rempli de gribouillis, un rouge à lèvres foncé, des chewing-gum



Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Mon alpha
Super hâte de voir ce que ta fiche va donner ! Bon courage pour la rédaction de cette dernière et bienvenue parmi nous I love you


monstre
piégée dans le corps d'une créature hideuse, enfermée dans une boîte inextensible, à jamais privée de sa liberté.


Couleur rp : #666633
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Lun 4 Déc - 20:25


Solitaires Norvégiens

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▹ PSEUDO : ahka ▹ EMPREINTES : 122 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 27/05/2017 ▹ LOCALISATION : dans les environs ▹ HUMEUR : absolute водка

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



oh un loup américain, alpha en plus.
Bienvenue et bon courage pour ta fiche I love you
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Mer 6 Déc - 8:41


Humains

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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 292 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Entrain d'éparpiller des miettes de chips dans le canapé de Grim ! ▹ HUMEUR : Plutôt joyeuse en règle générale

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✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Bienvenue à toi Smile Bon fichage et surtout amuse toi bien !
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Mer 6 Déc - 9:30


Solitaires Norvégiens

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▹ PSEUDO : Talim ▹ EMPREINTES : 354 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 29/01/2017 ▹ AGE DU PERSO : 42 ▹ LOCALISATION : Arrivé en Février 2018 à Bergen, il a fui l'Allemagne et son passé. Il vit dorénavant avec Remy, une Humaine dont il a fait la connaissance lors de son voyage jusqu'en Norvège. ▹ HUMEUR : Calme et froid.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Aah un peu de sang neuf amerlo'que Bienvenue avec ce beau loup et bon courage pour ta fiche!
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Mer 6 Déc - 13:23


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 623 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

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✤ MON INVENTAIRE:



Mon dieu ce vava en plus !!! JE SUIS FAAAAAN !


Resistance
© FRIMELDA
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Jeu 7 Déc - 21:55


Meute Rousse

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▹ PSEUDO : Elliot ▹ EMPREINTES : 84 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 15/11/2017 ▹ LOCALISATION : Norvège ▹ HUMEUR : Conciliante

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Un nouveau venu pour la meute afro-américaine

Bienvenue cheers
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Sam 9 Déc - 22:32



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▹ PSEUDO : Dark ▹ EMPREINTES : 7 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : Sur le territoire de la meute comme toujours à moins que je ne me sois éclipsé à Staten Island pour me ressourcer ou ailleurs pour des raisons plus personnelles devant rester secrètes. ▹ HUMEUR : L'expression lugubre de mon visage ne vous suffit pas à vous faire une idée de la tournure dangereuse de mes pensées ?

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Merci beaucoup à vous pour ce formidable accueil !

Je viens d'achever l'histoire et devrais rapidement m'occuper de la première partie maintenant. Very Happy

Hate de pouvoir rp avec vous !

Encore merci à tous !
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Sam 9 Déc - 22:50



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▹ MULTICOMPTES : Siv G.Lund ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 20 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : En train de tomber par terre ▹ HUMEUR : Fantaisiste

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un livre de contes tout corné, une pochette de sel béni, une bobine de fil d'argent, quelques babioles d'argent, un crayon à papier rongé, un calepin sans couverture, du chocolat, des sachets de thé, un baume à lèvres, des pansements, et de l'arnica



Bienvenue !

C'est cool de remplir les rangs des meutes américaines :yeah:

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Lun 11 Déc - 0:12



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▹ PSEUDO : Dark ▹ EMPREINTES : 7 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : Sur le territoire de la meute comme toujours à moins que je ne me sois éclipsé à Staten Island pour me ressourcer ou ailleurs pour des raisons plus personnelles devant rester secrètes. ▹ HUMEUR : L'expression lugubre de mon visage ne vous suffit pas à vous faire une idée de la tournure dangereuse de mes pensées ?

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Merci beaucoup Mette !
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Lun 11 Déc - 11:47



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▹ PSEUDO : DrWeaver ▹ EMPREINTES : 12 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 10/12/2017

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Ricky On va pouvoir se faire une #TeamThe100 et une #TeamGrounders :siffle2:
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Lun 11 Déc - 21:24



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▹ PSEUDO : Dark ▹ EMPREINTES : 7 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2017 ▹ LOCALISATION : Sur le territoire de la meute comme toujours à moins que je ne me sois éclipsé à Staten Island pour me ressourcer ou ailleurs pour des raisons plus personnelles devant rester secrètes. ▹ HUMEUR : L'expression lugubre de mon visage ne vous suffit pas à vous faire une idée de la tournure dangereuse de mes pensées ?

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Alycia !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais avec grand plaisir. Team the hundred en force !
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Aucune solitude n'est comparable à celle du leader. Etre seul malgré la foule est le plus lourd des fardeaux. Isiah

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