I don't wanna get caught up in the rhythm of it, but I can't help myself ▬ Grim
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 I don't wanna get caught up in the rhythm of it, but I can't help myself ▬ Grim

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Mar 30 Jan - 21:27


Humains

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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 452 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Entrain d'éparpiller des miettes de chips dans le canapé de Grim ! ▹ HUMEUR : Plutôt joyeuse en règle générale

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Lieu et date du rp : Les environs (Lindås  plus précisément) – Un samedi après-midi d'octobre 2018
Protagonistes: Grim Solheim & Remy A. DeLange
Résumé du rp: Après quelques jours de séparation et de silence radio, Remy donne rendez vous à Grim dans une ville voisine afin qu'ils puissent renouer contact et se parler
Actions réalisées au cours de ce rp: /


I don't wanna get caught, up in the rhythm of it, but I can't help myself


« Oui M'man, promis. Je prends mes billets ce soir. »

Je dirais bien que c'est ce qu'on fait tous quand on n'a pas le moral, enfin ceux qui ont la chance de pouvoir le faire j'entends, à savoir appeler sa Môman mais … En réalité ça n'est pas du tout pour ça que je l'ai appelé parce qu'aujourd'hui, le moral, il est plutôt bon. J'avais besoin de ces jours pour moi, pour laisser le soufflé retomber et prendre le temps d'appréhender, de relâcher la pression, faire le tri, etc … Cette soirée avec Nicky m'a fait du bien, trainer chez Doris comme une gosse aussi, je crois que j'avais aussi besoin de m'aérer la tête et voir autre chose, d'autres gens, m'émanciper un peu tout simplement. Ça n'a rien de négatif, il n'est pas question de comparer quoi que ce soit ou qui que ce soit. J'en avais besoin, c'est tout.

« Remy, Liebling, fais attention à toi d'accord ? »
« C'est ce que je fais Maman, tu peux me faire confiance. »

J'avance tranquillement dans la rue, un sourire tranquille sur le visage mes pleins d'émotions dans le coeur après cette conversation avec ma mère qui elle aussi m'a fait beaucoup de bien. Ça faisait une éternité qu'on n'avait pas parlé comme ça et effectivement, j'ai décidé d'aller leur rendre visite dans quelques jours. Mon patron est d'accord pour que je m'absente une partie de la semaine et même si la raison de ma visite – oui, une visite, pas un retour – tient aussi beaucoup au réveil de Luka, j'ai simplement besoin et envie de renouer avec ma famille. Cette famille là, celle des liens du sang.

« Attends Maman ! J'ai oublié de lui dire un truc ! »

Éclats de rire.
Les siens, les miens.

« Tu entends ça ? »
« Oui. »
« Je te passe ton frère. »
« D'accord. »
« A la semaine prochaine ma chérie. »
« A la semaine prochaine Maman. »

Je ferme les yeux un instant, photographie ce petit bonheur sous mes paupières le temps que Marcus attrape le téléphone.

« Remy ? »
« Qu'est c'que t'as crapule ? »
« Tu te souviens de Johann, mon copain de classe ? »
« Celui qui a des taches de rousseur partout sur les joues ? »
« Oui ! »

Et c'est partie pour une histoire dont j'ai du mal à capter les contours, le début et la fin, tant il me parle de pleins de choses en même temps. Ça n'a pas d'importance, tout ce qui compte c'est que j'ai le sentiment de retrouver quelque chose que j'avais perdu. Quelque chose qui me manquait.


#


Cette conversation aura duré environ une heure et demi, entre Maman et Marcus, plus Papa qui est rentré quand j'allais raccroché. A présent je suis dans le bus, un peu de musique dans les oreilles et le regard perdu sur le paysage. Mon sourire ne me quitte pas et malgré l'appréhension qui grandit petit à petit comme un petit oiseau dans son nid, là, dans mon ventre, je suis en phase avec mes choix.
Hier soir j'ai brisé le silence. Pas vocalement, juste un sms. Est ce que tu serais d'accord pour qu'on se retrouve demain après-midi, si tu ne travailles pas, dans un café en dehors de Bergen ? Et il a accepté. Une semaine loin l'un de l'autre, aucun contact, c'est peut-être dur mais c'était en ce qui me concerne, nécessaire. Aujourd'hui je me sens prête à le revoir, je me sens prête à communiquer, bien plus en paix que le weekend dernier mais en soi rien de plus normal je crois. Non ? Il me semble que si. Le trajet n'est pas long mais il fait du bien, je me rends compte que ça fait longtemps que je n'ai pas pris le temps de faire ça. Juste … me poser et observer le monde évoluer.
Quand j'arrive à  Lindås cette observation calme et silencieuse ne prend pas fin. D'abord dans la rue, puis dans le fameux café en question où je m'installe, un peu en avance. Il n'aura suffit que d'une brève recherche sur le net pour trouver ce petit endroit tranquille, avec une jolie vue, où ils servent apparemment d'excellents Kanelboller. On va vérifier ça tout de suite …

Un grand chocolat et deux Kanelboller plus tard la porte s'ouvre et mon cœur s'emballe. Mes yeux, eux, ne le quittent pas. Et c'est un sourire que je lui adresse quand son regard croise le mien. Léger, presque timide, mais un sourire.
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Dim 11 Fév - 14:13


Solitaires Norvégiens

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▹ PSEUDO : Talim ▹ EMPREINTES : 486 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 29/01/2017 ▹ AGE DU PERSO : 43 ▹ LOCALISATION : Arrivé en Février 2018 à Bergen, il a fui l'Allemagne et son passé. Il vit dorénavant avec Remy, une Humaine dont il a fait la connaissance lors de son voyage jusqu'en Norvège. ▹ HUMEUR : Calme et froid.

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&

Est-ce que tu serais d'accord pour qu'on se retrouve demain après-midi, si tu ne travailles pas, dans un café en dehors de Bergen ?

Une semaine sans nouvelles.
Une semaine dans le silence, la solitude, le vacarme de ses pensées.
Il était rentré de la forêt et des montagnes au petit jour, épuisé mais sans la moindre intention de se coucher. Il avait pris une douche, s’était rasé d’un geste mécanique, évitant le reflet de son regard, le jugement de son expression et avait enfilé des vêtements propres ; il était parti travailler. Et la semaine s’était passée ainsi, mécanique, sans vie ni ressentis. Il avait escompté se transformer chaque soir afin d’éviter la solitude nouvelle de l’appartement mais avait dû renoncer, comme il avait failli une fois à réussir à Changer, le cœur trop désespéré, son instinct lui dictait de ne pas forcer. Un jour sur deux, cela lui avait semblé suffisant.
Le loup supportait mieux la peine que l’humain, et de la peine en ce moment il en avait à revendre.

Puis ce message était arrivé. Sur la réserve des plaies encore fraîches de leur dernière conversation mais pourtant porteur d’espoir. Elle voulait le revoir. Pour dire au revoir ? Pardon ? Le loup l’ignorait mais avait néanmoins accepté. Il n’était guère optimiste étant donné la première réaction de la gamine mais qu’est-ce que cela lui apportait de refuser ? Rien. Il avait une petite chance de la revoir, l’écouter, peut-être la ramener près de lui ; il se serait traité de fou de ne pas accepter l’invitation.
Il était donc en route vers cette petite ville côtière choisie par Remy, ignorant de la suite des événements mais étrangement calme. Il n’était guère dans ses habitudes de se faire physiquement un sang d’encre. Une fois garé près de leur point de rendez-vous, le solitaire prit un instant pour songer à ce qui pouvait advenir de leur conversation. Allait-elle accepter sa nature de loup et tout ce que cela impliquait ? Allait-elle simplement lui signifier son départ, la fin de leur relation, le début d’une nouvelle vie loin des loups garous et de leur problème d’attachement ? Le message était on ne peut plus neutre et ne lui donnait aucune indication sur la suite. Résolu, il sortit de la voiture et prit la direction du café d’un pas tranquille. Son odorat lui indiqua qu’elle était ici avant même que ses yeux ne la voient. Ouvrant la porte, Grim entra et après un bref hochement de tête en direction de la serveuse qui le saluait verbalement, son regard se posa sur un coin du café qui donnait vue sur un des nombreux et typiques fjords du pays dont ils faisaient même la réputation. Mais la vue ne l’intéressait pas ; c’était la gamine assise juste à côté de la vitre, qui lui rendait son regard, dont il ne pouvait dès lors plus détacher son attention. Elle lui offrit un sourire, timide, auquel il ne sut répondre autrement que par une légère inclinaison de la tête. Réaction de loup. Se corrigeant, il laissa glisser vers leurs extrémités ses lèvres minces avant de s’approcher.

Une fois à sa hauteur, il ne sut s’il pouvait s’asseoir, s’ils devaient se saluer avant … Il choisit finalement de s'installer, ne pouvant détacher son regard des yeux de Remy. Puni par son flair la dernière fois qu’ils s’étaient vus, il tâcha de ne pas l’utiliser pour savoir ce qu’elle ressentait, baissant finalement le regard vers les assiettes vides dont elle avait visiblement avalé le contenu en l’attendant. Il fronça vaguement les sourcils, était-il en retard ? Patientait-elle depuis si longtemps ? Levant finalement derechef les yeux vers elle, il la salua, ne réfléchissant même pas :

▬ Guten Tag kleines Mädchen. » (Salut gamine.)

Indécis, maladroit, il sentit son propre désarroi avec gêne. Préférant garder le silence et la laisser diriger ce début de conversation comme elle était l’instigatrice de cette rencontre, le loup se tut et son regard se concentra un peu plus.
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Mer 21 Fév - 18:59


Humains

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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 452 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Entrain d'éparpiller des miettes de chips dans le canapé de Grim ! ▹ HUMEUR : Plutôt joyeuse en règle générale

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Nous y voilà, à ce moment de malaise qui nous pousse à nous comporter tous les deux comme deux enfants timides. C’est en tout cas comme ça que moi je me sens alors que j’ai du mal à ne pas baisser les yeux devant lui qui s’approche, figure imposante certes mais ça n’est pas seulement dû à ça. Pas du tout, en réalité. Ca n’est jamais simple de rétablir le contact avec une personne après l’avoir coupé pendant quelques temps. Ça l’est encore moins quand il s’agit d’une personne à qui on tient et le degré gagne encore en intensité quand on s’est quittés de manière … Brutale, je crois que c’est le bon terme.

Avec pertes et fracas.

En réponse à mon sourire je n’obtiens d’abord qu’un signe de tête solennel. Soit. Je pense le deviner sur la réserve mais les coins de ses lèvres qui s’étirent finalement sensiblement ne m’échappe pas. S’en suit un vague moment de flottement alors qu’il se tient debout près de la table, immobile, avant de finalement prendre la décision de s'asseoir.
La vérité, c'est que je ne sais pas du tout à quoi m'attendre et l'éventualité qu'il me rejette complètement me traverse l'esprit pour la première fois depuis que j'ai fait la démarche de le recontacter. Pourquoi avoir accepté de venir dans ce cas me direz-vous ? Peut-être pour me le dire en face et me faire entendre ce que je ne lui ai pas laissé le temps ni l'occasion de dire il y a une semaine.

« Guten Tag kleines Mädchen. »

Il est infime mais bien présent, ce soupir de soulagement accompagné d'un bref sourire qui anticipent peut-être un peu trop. Pourtant je ne sais pas, instinctivement, en l'entendant s'adresser à moi de cette manière, en Allemand, je prends ça pour un signe positif. Une seconde je me demande s'il l'a perçu, me rappelle de tout ce qu'il peut comprendre, ressentir, grâce à ses habilités de Loup et m'interroge sur le fait qu'il les utilise ou non en cet instant.

« Hallo alter Mann. »

Tentative d'humour, je crois. Quelque chose pour détendre l'atmosphère ça c'est certain parce que je crois qu'on en a tous les deux besoin. Et puis parce que le naturel revient au galop, tout simplement. La petite fille en moi qui n'aime pas les conflits est tentée de faire comme si rien ne s'était jamais passé, comme si cette semaine et l'altercation de la dernière fois n'avaient jamais existé, mais la jeune adulte tempère, assume.

« Je t’encourage vivement à goûter leurs kanelbollers, ils sont à tomber. »

Avec plus ou moins de réussite immédiate quant au fait d'entrer dans le vif du sujet, certes. Mais j'ai besoin de ce sas de décompression, la responsabilité de ce rendez-vous pesant sur mes épaules plus encore par le fait que je suis celle qui a claqué la porte et laissé sortir ce qu'elle avait sur le cœur. Lui n'a pas eu cette occasion.
Un soupir, un regard qui se concentre sur l'assiette vide devant moi alors que mes mains entourent nerveusement la tasse encore tiède. Je me mords l'intérieur de la joue, laisse mes yeux glisser vers l'extérieur une seconde avant de reposer mon entière attention sur lui. Sur cet homme qui m'a accueilli a bras ouvert sans me connaître, juste par instinct.

« Je suis désolée si je t’ai blessé Grim, ça n’était pas du tout mon intention. »

Bateau, bancale, un peu tremblant sans doute, néanmoins sincère. Puis le sujet est lancé, la première pierre est posée même si en cette seconde l'édifice me semble encore infranchissable.

« J'ai flippé, dans tous les sens du terme je crois. C'était beaucoup de choses d'un coup et la seule réaction que j'ai été capable d'avoir c'est de prendre la fuite. J'en suis pas fière mais j'en avais besoin. »

Fait. Je ne dis pas que c'est bien ni que c'est mal, simplement que même avec le recul je sais que je n'aurais pas pu réagir autrement. C'était … trop. Je ne sais pas vraiment où j'en suis avec tout ça aujourd'hui mais ce dont je suis certaine c'est qu'il manque des pièces au puzzle. Et que pour une raison inexpliquée et inexplicable j'ai trop d'affecte envers cet homme pour laisser ça comme ça. Je pourrais rentrer chez moi, ne jamais me retourner, mais pas une seule seconde je ne l'ai envisagé.

« Et je ne t'ai pas laissé le temps ni l'occasion de dire ce que toi tu avais sur le cœur donc … »

Donc si tu le souhaites, si tu en ressens le besoin, j'en sais rien … Vas y, là, maintenant ?
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Mer 28 Fév - 22:42


Solitaires Norvégiens

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▹ PSEUDO : Talim ▹ EMPREINTES : 486 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 29/01/2017 ▹ AGE DU PERSO : 43 ▹ LOCALISATION : Arrivé en Février 2018 à Bergen, il a fui l'Allemagne et son passé. Il vit dorénavant avec Remy, une Humaine dont il a fait la connaissance lors de son voyage jusqu'en Norvège. ▹ HUMEUR : Calme et froid.

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▬ Hallo alter Mann. »

Plissant légèrement les yeux, le loup laissa glisser un bref sourire sur ses lèvres tandis qu’elle le traitait d’ancêtre. La tension dans son esprit se dénoua d’un cran. Ayant pris place en face d’elle, il l’observa réfléchir, songer à la suite de cette conversation qu’elle désirait avoir avec lui. Il se demanda par quel bout allait-elle entamer le sujet qui les avait séparés il y a une semaine. Elle décida d’abord de le contourner, attirant l’attention de Grim sur l’assiette vide d’où émanait encore l’odeur collante et suave des sucreries norvégiennes.

▬ Je t’encourage vivement à goûter leurs kanelbollers, ils sont à tomber. »
▬ Peut-être après. Pour l’instant, je n’ai pas très faim. » répondit-il doucement, le regard plongé dans celui de la gamine.

Elle se tut, sans doute consciente qu’il attendait d’elle qu’elle se jette à l’eau la première. Etant donné qu’elle était partie sans forcément plus d’explications, n’avait donné aucun signe de vie durant une semaine et revenait brusquement vers lui pour discuter ; il ne semblait pas incohérent au loup de la laisser entrer la première dans la conversation. De cette manière, elle pouvait la démarrer telle qu’elle la souhaitait. Car lui ne savait guère quoi dire, il fallait l’avouer.
Laissant papillonner son regard tandis que ses pensées s’ordonnaient progressivement, Remy se lança finalement tout de go :

▬ Je suis désolée si je t’ai blessé Grim, ça n’était pas du tout mon intention. » Une brève inspiration puis.. J'ai flippé, dans tous les sens du terme je crois. C'était beaucoup de choses d'un coup et la seule réaction que j'ai été capable d'avoir c'est de prendre la fuite. J'en suis pas fière mais j'en avais besoin. »

Et tandis qu’elle parlait, son regard ne quittait pas celui de Grim qui, à son habitude, ne laissait rien transparaître de ses pensées. Remy ne se laissait heureusement que rarement impressionner par cette opacité …

▬ Et je ne t'ai pas laissé le temps ni l'occasion de dire ce que toi tu avais sur le cœur donc … »

Elle eut ce petit geste de la main, comme une invitation à parler, avant de se taire et de le regarder. Habitué à l’écouter parler, le loup fut un instant surpris de se retrouver détenteur d’un temps de parole illimité. Heureusement pour la gamine, il était plutôt taiseux de base et l’on pouvait espérer que l’épanchement de son cœur malmené ne prendrait guère plus de quelques instants. Car en résumé, toute sa semaine et tout ce qu’il avait pu éprouver pendant pouvait se résumer à quelques mots très simples.

▬ Tu m’as manqué. »

Ayant laissé son regard dans le sien tandis qu’il prononçait ces mots aussi pénibles que vrais, le loup baissa finalement le regard et attarda son odorat sur le reste du café. Un loup était passé, peut-être deux, mais pour le reste, il n’y avait actuellement que des humains. Enfin si on l’exceptait lui évidemment. Ayant la voie libre pour parler, Grim abandonna son regard sur l’assiette et haussa légèrement les sourcils, une appréhension inattendue accélérant sa respiration et son rythme cardiaque. Il la laissa le torturer un petit peu puis se jeta lui aussi à l’eau :

▬ Je suis désolée de t’avoir effrayée. Je n’ai pas pensé que les choses iraient aussi loin. Si j’avais su … j’aurais sans doute évité de t’héberger aussi longtemps. Je ne m’attache pas comme ça d’ordinaire. Je suis plutôt … (Il hésita, chercha le terme exact. Souriant finalement pour tromper sa gêne de ne pas savoir se décrire.) Je ne voulais pas te faire peur. C’est dans mon instinct d’agir comme je l’ai fait. Ça ne sert peut-être pas d’excuse à tes yeux mais c’est ainsi. Je ne peux pas changer mon instinct. Je suis né avec. Tout comme tu es née avec celui de fuir lorsque tu te sens en danger. C’est ta nature, c’est de cette façon que tu survis. »

Il leva brièvement les yeux pour capter sa réaction et les rebaissa aussi sec. Devoir se justifier auprès d’une jeune femme deux fois plus jeune que lui lui était déjà suffisamment curieux pour qu’il se déconcentre en plus avec l’expression de son regard. Il tentait de ne pas la deviner par son odorat. Soupirant d’un air un peu contrarié, il poursuivit :

▬ Navré de ne pas pouvoir être plus souple dans ce principe qui te tient tant à cœur. Mais je préfère être honnête avec toi quant à ma nature et ce qu’elle est capable de me faire faire. Que tu saches à quoi t’attendre si tu, si malgré tout tu choisissais de revenir. Je ne pourrais pas changer ce besoin de protection que j’éprouve envers toi. (Songeant un instant, il ajouta finalement : ) Il me faudrait te perdre pour qu’il disparaisse. »

Tout comme il avait perdu Alena pour que cesse le besoin de la sauver.
Il tut néanmoins cette pensée, considérant qu’un niveau de lecture lupin suffisait amplement au cerveau de la gamine. Inutile de la surcharger de ce passé qu’il avait lui-même du mal à supporter.

▬ Qu’en dis-tu alors ? Que décides-tu ? » dit-il au bout d’un instant.

Son regard chercha le sien. Attendant de savoir de quoi l’avenir serait fait. Si avenir il y avait entre eux. Si elle voulait toujours de lui. Les arguments étaient maigres en sa faveur mais elle avait eu une semaine pour y songer.
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Lun 12 Mar - 12:52


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Est ce qu'il va la saisir, cette perche que je lui tends, ce moment où il va pouvoir lui aussi livrer ce qu'il a sur le cœur et dans la tête ? En l'état je n'en ai pas la moindre idée, en toute honnêteté. Grim peut me lire par de nombreuses façons, rien qu'avec … un ressenti, une odeur, quelque chose comme ça. Moi, je n'ai pas ces facultés là et je n'en veux pas mais je ne peux nier la part d'angoisse qui me comprime la poitrine quand bien même je ne sais pas si je m'attends à une chose plus qu'une autre. Je crois que non.

« Tu m’as manqué. »

J'ai baissé le regard avant lui. Ce genre de déclaration je n'en ai pas l'habitude et si ça me touche c'est indéniable, ça me met autant mal à l'aise que lui. Derrière tout ça un peu de culpabilité, aussi, parce que je pense deviner la douleur derrière ses mots tout comme j'ai conscience qu'ils ont été sinon difficile, au moins pénible à sortir. Certains n'ont pas ce problème, savent exprimer leurs émotions et se montrer tels qu'ils sont mais je me rends compte que je ne fais visiblement pas partie de ceux-là. Parce que je suis incapable de laisser sortir la moindre réaction formulée à voix haute. Bien sûr qu'il m'a manqué aussi. Combien de fois j'ai cherché son regard, me suis retournée par réflexe pour lui raconter un truc totalement débile qui me serait passé par la tête comme ça arrive entre trois et quinze fois par jour ? Je me suis habitué à sa présence c'est une chose, mais l'affection que j'éprouve pour lui ne tient pas qu'à ça et je le sais seulement voilà, ça ne veut pas sortir, je n'y arrive pas.

« Je suis désolée de t’avoir effrayée. Je n’ai pas pensé que les choses iraient aussi loin. Si j’avais su … j’aurais sans doute évité de t’héberger aussi longtemps. Je ne m’attache pas comme ça d’ordinaire. Je suis plutôt … »

De la curiosité quant à la manière dont il va terminer cette phrase ou bien la laisser en suspens, oui, mais aussi un retour à l'envoyeur quand mon ventre se noue alors qu'il exprime le regret de m'avoir « hébergé » aussi longtemps. Les mois ont passé, j'ai pris mes aises jusqu'à considérer que c'était notre chez nous, un espace qu'on partageait volontairement tous les deux sans volonté de changer ça. Visiblement à tort. C'est peut-être stupide de ma part de m'arrêter sur ça alors qu'il s'excuse, qu'il me fait clairement comprendre son attachement pour moi, mais ainsi est fait l'Homme et ses rouages. Parfois le verre est à moitié vide, même pour les plus enthousiastes.

« Je ne voulais pas te faire peur. C’est dans mon instinct d’agir comme je l’ai fait. Ça ne sert peut-être pas d’excuse à tes yeux mais c’est ainsi. Je ne peux pas changer mon instinct. Je suis né avec. Tout comme tu es née avec celui de fuir lorsque tu te sens en danger. C’est ta nature, c’est de cette façon que tu survis. »

C’est donc une impasse ? Si lui ne peut changer son instinct j’ai toujours été une personne indépendante, un électron libre, et je ne veux pas changer ça. C’est dans mon tempérament, ma façon d’être, même si j’aime la vie en famille ça n’a pas été un problème pour moi d’aller vivre très jeune à des centaines de kilomètres de mes parents et j’ai ainsi pris l’habitude qu’on ne scrute pas mes moindres faits et gestes. En l’état, la question est légitime : Comment réussir à composer ?
Puis je me dis qu’on l’a fait pendant des mois, que je ne me rendais compte de rien et que ça ne m’a donc jamais posé de problème. Est-il possible de revenir en arrière ? Je comprends qu’il ne peut pas changer, que les paramètres à prendre en compte ne sont pas uniquement humain et que je ne les appréhenderais sans doute jamais réellement, mais néanmoins j’engrange ces explications comme il se doit. On m’a toujours appris que la communication était la clé, que c’était important pour ne pas dire primordiale. Ça ne sauvera peut-être pas ce qu’on a construit mais ça aide à rendre les choses plus claires.

« Navré de ne pas pouvoir être plus souple dans ce principe qui te tient tant à cœur. Mais je préfère être honnête avec toi quant à ma nature et ce qu’elle est capable de me faire faire. Que tu saches à quoi t’attendre si tu, si malgré tout tu choisissais de revenir. Je ne pourrais pas changer ce besoin de protection que j’éprouve envers toi. »

Quelque part c’est oppressant, réellement, et il évoquait mon instinct de fuite à l’instant, je dois dire que ce dernier se manifeste. Pour autant, et même si effectivement il est comme ça et pas autrement, c’est à moi de choisir si je suis prête à accepter ça ou non. Ce qui, là encore, est oppressant on ne va pas se mentir. Comment quelque chose de si simple a pu devenir si compliqué en moins de temps qu’il ne faut pour le dire ? Il aura fallu que ma route croise celle d’un autre loup pour que tout explose et …

« Il me faudrait te perdre pour qu’il disparaisse. »

… et là encore c’est encore quelques grammes de pression supplémentaire, sans parler de l’angoisse que ça génère. Regardez les choses d’un point de vue extérieur et totalement humain : On pourrait facilement en arriver à la conclusion que j’ai face à moi, un psychopathe. Sans offense, vraiment.

« Qu’en dis-tu alors ? Que décides-tu ? »

Mes yeux s’ancrent dans les siens et je ne cille pas, sans expression particulière je crois. Je ne sais pas trop. C’est donc effectivement à moi de prendre la décision, je n’arrive pas vraiment à savoir ce que j’en pense. Dans le fond il a raison, les plus gênés s’en vont comme on dit …

« Tu serais d'accord pour me montrer, physiquement, l'autre partie de toi ? »

Ça sort comme ça, sans préavis, mais sans surprise de mon côté. C’est spontané, comme a peu près tout ce que je fais ou dis, mais ça me semble être la meilleure réponse que j’ai en stock pour le moment. Je me dis simplement que je ne connais pas entièrement la personne avec qui j’ai choisi de vivre, qu’aujourd’hui je vais devoir faire un choix, et je veux tenter d’avoir toutes les cartes en main.
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Mer 28 Mar - 14:22


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Le temps qui s’écoula après la fin de sa question sembla incroyablement long au loup. Son regard ancré dans celui de Remy, il sentit monter une anxiété qu’il n’avait pas éprouvée jusqu’alors. Il tentait de toutes ses forces de ne pas user de son flair afin de comprendre l’état d’esprit dans lequel la gamine pouvait bien se trouver. Il essayait de ne pas céder mais il avait vécu toute sa vie avec cette capacité, elle faisait partie de lui comme n’importe lequel de ses autres sens. C’était comme demander à quelqu’un de ne pas regarder, pas écouter, pas analyser la posture de quelqu’un et de simplement lire ses propos froidement sans autre élément d’interprétation. Le naturel finit donc par reprendre le dessus mais il n’en fit aucun commentaire, même en sentant les effluves aigrelettes de sa peur se mêler au parfum qu’elle vaporisait entre sa nuque et ses cheveux. Elle avait toutes les raisons d’avoir peur, de douter, d’appréhender. A vrai dire, il n’était même pas certain qu’elle accepte de revenir maintenant qu’il lui avait expliqué les tenants et aboutissants de la relation qu’il avait forgée entre eux malgré lui. Et son caractère inéluctable.
Il regrettait ne pas pouvoir assouplir sa nature et son instinct pour satisfaire à ses craintes de n’être que la chose, le bout de viande ou de territoire d’un vulgaire loup possessif. Il était mi-homme mi-animal et devait composer avec la nature de chaque. Un loup sauvage non lycanthrope n’aurait probablement même pas eu notion de toutes les questions et émotions que Grim ressentait à l’égard de la petite. Il se serait contenté de l’aimer ou de l’ignorer, point. Sa part humaine, comme toujours, l’entravait de sentiments et de questionnements avec lesquels il se devait de composer. Parce qu’il n’était pas qu’une bête. Il craignait néanmoins que Remy ne voit que le côté négatif d’avoir un loup à ses côtés capable de vivre et de la ressentir de bien des manières. Mais sans basculer dans un optimisme exacerbé qui ne lui ressemblerait pas, il préférait guetter sa réaction à ce propos plutôt que de l’anticiper. Réaction qui vint sous forme d’une question :

▬ Tu serais d'accord pour me montrer, physiquement, l'autre partie de toi ? »

Inattendue.
Cillant lentement et se repassant la scène dans la tête pour être certain d’avoir bien entendu ce qu’elle avait dit, l’expression du loup afficha une calme surprise.

▬ Tu es sûre de toi ? »

Une question qui visiblement n’amenait aucune autre réponse qu’une affirmation. Baissant les yeux, troublé de n’avoir pas vu venir cette question auparavant, Grim réfléchit. Il ignorait ce que la petite avait en tête, si c’était une façon pour elle de se familiariser avec sa personnalité complète ou une simple curiosité avant de prendre ses jambes à son cou (auquel cas il serait dans les ennuis probablement jusqu’au cou lui aussi). Quelle que soit la décision de la petite, un risque subsistait et il le savait. Part animale, part humaine ; toujours le même combat. Il était néanmoins plus confiant en sa part lupine et l’avait toujours été. C’était un contrôle sur lequel il savait s’exercer. Il doutait d’avoir une envie brutale de la dévorer alors même qu’il préférait avaler plus gros gibier. Il lui formula donc  sa réponse d’une voix posée.

▬ C’est d’accord. Je vais te montrer. »

Tournant la tête vers le reste du café, il ajouta :

▬ Mais pas ici. On va aller se balader un peu en forêt. »

Il était hors de question de se transformer à l’appartement ou même dans une ruelle. Il avait déjà donné au début de l’automne avec ce jeune solitaire qui avait perdu son calme en pleine ville et avait dû se changer dans un entrepôt désaffecté où des sans-abri avaient débarqué … Plus jamais. L’exercice était trop risqué.
Se levant de la table, Grim regagna le parking où il avait garé sa voiture tandis que Remy réglait sa consommation et le rejoignait ensuite. Une fois installés dans la voiture et libres de parler sans craindre d’être écouté, le loup se tourna vers la gamine :

▬ Il y aura un certain nombre de règles à respecter une fois en forêt et malheureusement je vais te demander de les suivre à la lettre pour ta propre sécurité. Tu as tout le loisir jusqu’à ce qu’on arrive de changer d’avis, une fois là-bas, sois sûre de ce que tu as décidé. »

Sur ces mots, il mit le contact et sortit du parking puis de la ville pour prendre tranquillement la route vers la forêt qui surplombait Bergen et qui à cette heure-ci ne devait pas être trop surpeuplée de monde. Le trajet se fit dans le silence, chacun étant plongé dans ses réflexions personnelles quant à ce qui les attendait. Arrivé à la fin de la route autorisée pour les véhicules, Grim gara sa voiture sur le côté et se tourna vers Remy :

▬ Je te donne les règles et ensuite tu me dis ce que tu as décidé. »

Il les avait concoctées durant le trajet car n’ayant jamais eu à faire à la situation mais cela revenait à peu de choses près au comportement que n’importe qui devait adopter face à un loup sauvage.

▬ Ne regarde jamais un loup trop longtemps dans les yeux, c’est un signe de menace et d’irrespect. Quand tu croises le regard, baisse les yeux au niveau de sa gorge ou de ses épaules. Ne tourne jamais le dos et surtout ne t’enfuis jamais en courant, tu donnerais envie de te faire pourchasser ; les loups ont un instinct de chasse très fort et adorent traquer. Pas de geste brusque. Si tu dois semer un loup un jour, pense à ton odeur, camoufle-la, reste en apnée, trouve ce que tu veux comme stratagème mais pense à ton odeur, c’est de cette manière qu’on repère le mieux une proie. L’eau est ton amie pour ça. »

Marquant une pause, le loup évalua les réactions de la jeune fille :

▬ Je n’ai pas de loup sauvage en moi, il n’y a que moi mais sous une autre forme. Néanmoins, garde à l’esprit ce que je t’ai dit car sous mon autre forme, je suis avant tout un loup et l’instinct y est plus fort. Plus dur à anticiper. (Il inspira.) Je n’ai jamais mangé personne, si tu n’agis pas comme une proie, il n’y aucune raison que l’on te voit comme telle. »

Ces explications données, Grim tourna un instant le regard vers la forêt, songeant aux dernières recommandations qu’il pourrait avoir oubliées mais il lui semblait avoir dit l’essentiel. Ses yeux revinrent dans ceux de Remy, calmement il demanda :

▬ Tu choisis. On repart ; ou je te montre. »
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Mer 28 Mar - 19:33


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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 452 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Entrain d'éparpiller des miettes de chips dans le canapé de Grim ! ▹ HUMEUR : Plutôt joyeuse en règle générale

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Je ne suis pas un Loup, il est très fort pour garder un visage impassible, mais cette fois la surprise sur ses traits et dans son attitude – aussi infime soit-elle exprimée – ne m'échappe pas. Et je n'appréhende pas sa réaction, soudainement soulevée par une sorte de certitude venue de je ne sais où. Comme une évidence … qui ne tient pas vraiment compte de ce que lui peut ressentir à ce sujet je l'admets. L'idée qu'il puisse être heurté de quelconque manière par ma demande ne m'effleure absolument pas l'esprit.

« Tu es sûre de toi ? »
« Certaine. »

Absolument certaine, déterminée même. C'est comme une évidence à présent. Peut-être que je cherche le chainon manquant, et peut-être à tort, mais dans mon esprit la mécanique se fait logique : Pour réellement savoir qui partage ma vie et si je suis capable de passer outre toutes ces choses que je ne comprends pas, qui me sont parfois difficile à appréhender et tolérer, je dois connaître les deux facettes de la pièce. J'ai constaté ma réaction face à Vanya, le lien que j'ai fait entre les deux parties de lui-même pour en faire un tout … Je suis certaine de mieux comprendre Grim, de mieux accepter cette partie là de lui, si je me retrouve face à elle. C'est avec une certaine forme d'impatience que je lui laisse le temps de la réflexion, le cœur accélérant dans ma cage thoracique, affolé par les émotions mais cette fois d'une manière positive. Non, je ne me sens pas comme un enfant devant la cheminée le 25 décembre mais bien comme une personne qui pense avoir appuyé sur le nœud qui dénouera le problème.

A tort ou a raison, l'avenir me l'apprendra bien vite j'imagine.

« C’est d’accord. Je vais te montrer. »

Alors qu'il tourne la tête, je ne peux réprimer un sourire. Franc comme il ne l'a pas été depuis de trop nombreux jours.

« Mais pas ici. On va aller se balader un peu en forêt. »

Le naturel revenant au galop et encore bien plus vite chez moi que chez d'autres, je suis à deux doigts de lui sortir une remarque ironique pour me payer sa tête de vieux grincheux mais me retiens in extremis. Je me contente donc de hocher la tête rapidement et presque frénétiquement et entend bien suivre ses directives sans broncher. Exactement comme je l'ai fait avec Vanya. Je suis peut-être à côté de mes pompes sur le sujet, mon instinct de survie paraissant sans doute parfois à la limite de l'inexistence, mais je pense prendre réellement conscience de ce que ça implique. Les risques pour moi d'une part bien sûr mais aussi l'impact sur l'autre.
Il se lève, j'en fais autant et le suis docilement non sans attraper une lichette de sucre glace restant au centre de mon assiette. Passage rapide par la caisse, des nœuds en moins dans les épaules pour la simple et bonne raison que sans avoir réglé ce qui nous a éloigné l'un de l'autre la communication est au moins rétablie. Fait non négligeable qui permet de respirer plus correctement, sans ce sentiment d'oppression lié à la pudeur alors qu'on marche sur des œufs sans trop savoir comment se comporter. Je le rejoins dans la voiture et m'y installe presque comme si je ne l'avais jamais quitté. Avec le même naturel que la première fois où j'y ai posé mon derrière. La première fois que je voyais Grim. C'est dans cette voiture qu'on a fait connaissance. Est ce que c'est dans cette voiture qu'on va tisser à nouveau les bases de notre lien si particulier ? Il y a des trous dans le patchwork, peut-être rien d'irréparable finalement.

Bref, attention totalement captée.

« Il y aura un certain nombre de règles à respecter une fois en forêt et malheureusement je vais te demander de les suivre à la lettre pour ta propre sécurité. Tu as tout le loisir jusqu’à ce qu’on arrive de changer d’avis, une fois là-bas, sois sûre de ce que tu as décidé. »

A nouveau je hoche la tête, j'acquiesce presque scolairement. Je comprends le message mais rien ne chez moi n'est réfractaire à ça, au contraire. Je comprends, trouve ça même normale qu'il y a des bases à poser et ne compte pas faire d'esclandre comme une ado mécontente qu'on lui donne des directives.
Grim met le contact, la voiture démarre et nous éloigne petit à petit du café pour nous rapprocher de la forêt. Le trajet se fait en silence, je me tiens tranquille et observe le paysage, l'esprit étrangement apaisé et sans la moindre trace d'inquiétude.

Puis une fois arrivés à destination mon attention se concentre à nouveau totalement sur lui.

« Je te donne les règles et ensuite tu me dis ce que tu as décidé. »
« D'accord. »

Qu'il fasse, je ne changerai pas d'avis.
Oui, j'en suis persuadée.

« Ne regarde jamais un loup trop longtemps dans les yeux, c’est un signe de menace et d’irrespect. Quand tu croises le regard, baisse les yeux au niveau de sa gorge ou de ses épaules. Ne tourne jamais le dos et surtout ne t’enfuis jamais en courant, tu donnerais envie de te faire pourchasser ; les loups ont un instinct de chasse très fort et adorent traquer. Pas de geste brusque. Si tu dois semer un loup un jour, pense à ton odeur, camoufle-la, reste en apnée, trouve ce que tu veux comme stratagème mais pense à ton odeur, c’est de cette manière qu’on repère le mieux une proie. L’eau est ton amie pour ça. »

Vanya m'a simplement dit de « rester sage » et je me suis contentée de ne pas bouger d'un poil. Les règles de Grim sont bien plus fournis et maintenant que je prends conscience de tout ce que ça implique je crois que quelque part, ça me rassure. J'entends bien les suivre à la lettre et les enregistre précieusement dans ma mémoire vive. J'ignore si tout ça me paraitrait plus logique si j'avais un rapport un peu plus proche aux animaux mais ça n'a pas d'importance, il dicte les règles et je les applique, les suis, précautionneusement. Est ce que la peur s'invite avec tout ce qu'il me dit ? Pas vraiment. J'imagine que ça devrait être le cas, après tout une fois transformé il aura tout le loisir de faire de moi son casse croute ...

« Je n’ai pas de loup sauvage en moi, il n’y a que moi mais sous une autre forme. Néanmoins, garde à l’esprit ce que je t’ai dit car sous mon autre forme, je suis avant tout un loup et l’instinct y est plus fort. Plus dur à anticiper. Je n’ai jamais mangé personne, si tu n’agis pas comme une proie, il n’y aucune raison que l’on te voit comme telle. »

Ok. Là, je veux bien l'admettre, le côté imagé de ses propos fait naitre une petite montagne sur mon oscilloscope mais rien qui me donne envie de faire marche arrière. Je veux le voir. Pas par curiosité malsaine mais parce que j'en ressens le besoin.

« Tu choisis. On repart ; ou je te montre. »
« On reste et tu me montres. »

Réponse du tac au tac mais quand bien même ça pourrait passer pour de l'impulsivité, quelque chose d'irréfléchis, ça n'est pas le cas. S'il en doute, j'image qu'il me posera la question, sinon je suis prête à ouvrir la portière et qu'on s'engouffre tous les deux sous les frondaisons.
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Mar 17 Avr - 14:53


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▹ PSEUDO : Talim ▹ EMPREINTES : 486 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 29/01/2017 ▹ AGE DU PERSO : 43 ▹ LOCALISATION : Arrivé en Février 2018 à Bergen, il a fui l'Allemagne et son passé. Il vit dorénavant avec Remy, une Humaine dont il a fait la connaissance lors de son voyage jusqu'en Norvège. ▹ HUMEUR : Calme et froid.

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Tout au long de ses explications, il l’avait observée. Du coin de l’œil et du nez, en donnant l’air de ne pas le faire ; juste pour savoir, être sûr. Ce qu’il s’apprêtait à faire comportait des enjeux et des risques. Il devait les mesurer. Au fond de lui, une part de son être savait que ce qu’ils allaient faire était interdit, dangereux et qu’il pouvait avoir toute la maîtrise de lui-même qu’il voulait ; les hautes instances ne lui pardonneraient jamais d’avoir sympathisé et révélé sa véritable forme à un membre de l’espèce humaine. Mais au-delà de ça et de tout ce que le Loup pensait de cette dictature du secret complètement archaïque et vouée à l’échec, l’idée que la gamine se lance à corps perdu sans imaginer ce qui pouvait l’attendre derrière la forme Changée de Grim l’amenait à prendre toutes les précautions possibles. Il la sentait interpellée mais attentive à toutes les règles qu’il avait énoncées, toutes les explications données. A croire que Volkson s’était contenté de muter, la marquer puis s’en aller … Encore une attitude dont il ne pensait pas que du bien. Mais fidèle à lui-même, le solitaire était réfléchi et anticipateur. Il avait toujours préféré prévenir que guérir.

Il eut néanmoins ce petit sourire discret et altier lorsque Remy répondit sans hésiter :

▬ On reste et tu me montres. »

Il l’observa une fraction de seconde, déterminée, prête à voir le Loup qui l’avait recueillie sous une toute autre forme et songea qu’ils ne pouvaient plus alors envisager de marche arrière. Grim sortit de la voiture et verrouilla les portières une fois la gamine à l’extérieur elle aussi. Il tourna la tête pour porter son nez face au vent et ferma un instant les yeux pour se concentrer sur les informations qu’il recevait. Il rouvrit les yeux :

▬ Par ici. »

Les guidant hors des sentiers forestiers, le loup chercha la profondeur épaisse et fraîche de la forêt. Sous le couvert des arbres, le soleil et la lumière des nuages perçaient beaucoup moins mais c’était exactement ce qu’ils recherchaient. Du calme et suffisamment d’obscurité. Ils avançaient sans rien se dire, Grim concentré sur les odeurs, les traces au sol. Il ne pouvait prendre le risque d’être trop près des sentiers et tâchait d’éviter les coins où le passage d’un ours ou tout autre animal sauvage pesait encore fraîchement dans l’atmosphère. Ils s’enfoncèrent une bonne heure entre les arbres et les bosquets. Malgré le confort qu’il ressentait à être en pleine forêt, à l’abri, dans le calme et la claire obscurité des arbres, Grim ne perdait pas de vue ni d’attention celle qui l’accompagnait. Lui prêtant ses mains dans les passages étroits ou compliqués, notamment lorsqu’ils longèrent le pied d’une falaise, il prêtait attention à son souffle et le rythme avec lequel elle avançait. Remy n’était pas une flemmarde ni la moins dynamique des gamines de son âge mais elle n’était pas marathonienne dans l’âme non plus et les excursions de Grim en forêt ne ressemblaient guère à autre chose qu’à cela. Il allait là où personne ne marchait, là où les animaux seuls passaient.

Au bout d’une heure et demie de marche, il estima être suffisamment loin de tout pour être en sûreté. S’arrêtant, il lança un regard circulaire autour de lui et repéra quelques buissons plus épais autour d’un amas de rochers à peine plus hauts que Remy. Les désignant du doigt, il se tourna vers elle :

▬ Je vais aller par là. Attends-moi ici. Je viendrai vers toi quand ce sera bon. »

S’apprêtant à y aller, il se retourna au bout de quelques pas et regardant un instant le sol, crut bon d’ajouter :

▬ Ne me rejoins pas tant que ce n’est pas terminé. »

Inutile de lui faire un dessin, si Vanya s’était transformé juste sous son nez, elle savait qu’ils leur fallait être complètement nus pour Changer et si impudique était-il face au reste du monde, concernant la gamine ; il avait quelques réserves de décence et de civilité.
Arrivé derrière les rochers, il commença à se déshabiller.

Etait-ce par égard pour les oreilles attentives de Remy qu’il ne fit pratiquement pas le moindre bruit et ne laissa échapper qu’un discret grognement gémissant lorsque la transformation débuta puis plus rien ? Il lui épargna en tout cas le spectacle sans doute horrible pour un regard externe de ce qu’un corps humain se déchirant, se brisant et mutant pour se changer en celui d’un loup pouvait donner. Une fois transformé, à son habitude et probablement à celle de nombreux loups, il s’ébroua, cligna plusieurs fois des yeux afin d’adapter vue, ouïe et odorat puis lâcha un long bâillement afin de détendre ses mâchoires. Il leva ensuite le nez pour humer l’air autour de lui. Pour la sentir avant de la voir.

Son odeur était différente sous forme de loup. Plus nuancée. Il la percevait mieux qu’avec ses maigres nerfs olfactifs d’humain. Elle sentait néanmoins toujours aussi bon. Un mélange du gâteau à la cannelle qu’elle avait dévoré avant son arrivée, du shampoing aux fleurs qu’elle utilisait pour ses cheveux et de celle plus particulière de sa peau sur laquelle se mélangeaient les notes acidulées du citron à celles plus douces des fleurs blanches qu’on trouve en France au printemps. Astucieux mélange des senteurs qui ne se résumaient pas au simple choix d’un savon au supermarché. La Nature lui avait offert un don en lui conférant cet odorat, un don dont il s’imprégnait à chaque instant pour se ravir et s’émerveiller l’esprit.

Laissant finalement de côté sa découverte olfactive de la gamine, le loup décida de s’avancer. Elle risquait de s’impatienter et bien qu’il soit certain qu’elle ne chercherait pas à désobéir et le surprendre, il préféra ne pas tarder à se montrer. Contournant les roches par le même côté, il marcha à pas lents et calculés. Lorsqu’entra Remy dans son champ de vision, il s’arrêta et la regarda. Elle ne faisait pas un geste mais son regard était fixé sur lui. Voyant qu’elle ne bougeait pas, ne courait pas, ne lui sautait pas dessus, il avança encore. Malgré sa taille impressionnante, son museau était à hauteur de la taille de Remy et il le maintenait à cette hauteur, progressant de ce pas toujours mesuré qui aurait pu s’apparenter à ce que d’aucuns appelaient le pas du loup. Il ne s’apprêtait néanmoins pas à lui sauter à la gorge, prenant juste une précaution nécessaire aux éventuelles réactions de la petite. Arrivé à trois mètres d’elle, il s’arrêta et redressa doucement la tête pour plonger entièrement son regard dans celui de Remy. Incertain de sa réaction, il préféra ne pas s’asseoir pour le moment. Ses yeux droits dans les siens, il attendit. Patient. La réaction.
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Ven 27 Avr - 14:27


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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 452 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Entrain d'éparpiller des miettes de chips dans le canapé de Grim ! ▹ HUMEUR : Plutôt joyeuse en règle générale

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Aucune hésitation dans la voix, je sais ce que je veux même si j'avance dans une sorte d'inconnue qui pourtant, ne me fera pas reculer. Je n'ai pas peur, encore une fois sûrement à tort mais c'est comme si au fond de moi j'avais l'intime conviction que ce moment figera quelque chose, réparera la fissure entre nous. Ça ne changera pas les faits, bien sûr, je resterais celle que je suis avec tout ce que ça implique et il en va de même pour lui mais peut-être que … Je ne sais pas, réellement, c'est comme une intime conviction, un pré-sentiment.
Grim sort de la voiture et j'en fais autant, refermant la portière derrière moi sans la claquer, concentré sur les attitudes de l'homme qui m'accompagne. A mon tour de l'observer, de l'analyser, et je me laisse aller à essayer de deviner ce qu'il fait. J'imagine qu'il s'informe sur notre environnement avec des sens que je n'ai pas. Des bruits, des odeurs, des sensations peut-être … Une seconde je pense à Vanya, à la raison qui l'a poussé à me sauter dessus cette unique fois où nos chemins se sont croisés. Que se passera t-il s'il y a aujourd'hui un autre loup dans le coin ?

« Par ici. »

Mes rêveries et pensées sont interrompues par la voix de mon ainé et sans attendre, je marche dans ses pas. C'est un autre homme que je découvre à mesure que l'on s'enfonce dans la forêt et que le soleil perce de moins en moins sous les frondaisons. Nous n'avons clairement pas le même rythme et même si mes nerfs me permettent de rester en forme physique malgré la quantité de mal bouffe que je peux ingurgiter sans faire de sport à côté, j'ai un peu de mal à le suivre par moment. Le silence ne me gène pas, je le respecte et apprécie les mains qu'il me tend parfois, son assurance que je continue sans trop de mal, alors qu'il ne perd jamais sa concentration pour autant. Je suis une fille de la ville mais je retrouve aujourd'hui exactement les bien faits que m'a procuré ma longue promenade en forêt d'il y a quelques jours. L'esprit se laisse aller à la prévisibilité du lieu et le corps, trop concentré à sa tache, n'a pas d'hésitation sur la marche à suivre. C'est presque mécanique et se laisser aller de cette façon est assez reposant, paradoxalement.
J'ai fait quelques expéditions lors de voyages, de vacances, mais ce qu'il se passe ici à une autre saveur et je me découvre assez … comment dire … volontaire et compétitrice. Pas vis à vis de lui, mais vis à vis de moi-même. C'est comme si je ressentais l'envie de repousser mes limites alors que le parcours devient de plus en plus accidenté. S'il me largue ici, j'aurais du mal à retrouver le chemin de la voiture c'est évident. Inutile de regarder mon téléphone pour savoir qu'il n'y a pas de réseau et quand bien même, comment indiquer à qui que ce soit l'endroit où je me trouve ? A côté d'un sapin ! C'est un poil vague et beaucoup trop large non ?

Je ne vais pas mentir, je ne suis pas mécontente que l'on s'arrête et même si j'ignore pendant combien de temps on a crapahuté, j'ai l'impression de sortir d'un épisode de Man vs Wild. Plus ou moins. Tandis que Grim inspecte les lieux, je regarde le ciel sans le voir et me tiens les reins comme une vieille personne. Vraiment, se mettre au sport, ça pourrait être une bonne idée finalement. Lubie qui me passera rapidement je n'en doute pas, comme à peu près chez tout le monde.

« Je vais aller par là. Attends-moi ici. Je viendrai vers toi quand ce sera bon. »

Suivant son index du regard je découvre un ensemble de buisson un peu plus loin et acquiesce. Je réalise que pendant notre marche j'ai plus ou moins occulté la véritable raison de notre venue et alors que l'évidence me revient à l'esprit mon cœur s'emballe d'un mélange d'appréhension et d'excitation. Tout ça n'a rien à voir avec de la curiosité mal placée mais il faut l'admettre, c'est quelque chose d'incroyable, de dangereux sans doute, un truc qu'on ne peut finalement pas tellement qualifier par des mots tant tout ça semble irréel. Un Loup-Garou … ça n'existe que dans les films …

« Ne me rejoins pas tant que ce n’est pas terminé. »

Nouveau signe de tête. Je crois que Vanya m'avait donné la même consigne, de toute façon loin de moi l'idée de m'approcher. Je ne veux ni voir ni entendre, de plus la question du respect et de l'intimité s'impose tout simplement. Sans parler de ça, ça n'est pas parce qu'on vit ensemble que j'ai envie de le voir les fesses à l'air toutes bien conservées qu'elle soient sûrement.
Il disparaît, je regarde autour de moi et suis tentée de m'assoir mais ne sachant pas si c'est une bonne ou une mauvaise idée je m'abstiens, choisie de rester debout, malgré mon corps qui pleure en silence … Dis, tu me portes pour le retour ?
J'ignore combien de temps s'écoule, très peu en réalité, et par instinct je ne regarde pas dans la direction par laquelle il a disparu mais concentre mes propres sens sur autre chose. Jusqu'à ce qu'il entre dans mon champ de vision.

D'abord le choc, parce que même s'il n'est pas le premier l'effet est toujours aussi percutant. Ensuite, la mécanique de survie qui se met en marche et je me répète les consignes qu'il m'a donné : A commencer par ne pas le regarder dans les yeux. Difficile de détacher mon regard de lui et mes réflexes sont un peu brouillon au départ. Je regarde le sol, réajuste, relève un peu le regard et choisi de regarder le sommet de son crane après avoir détaillé le reste de son corps. Dans ma poitrine mon cœur bat à une vitesse que je ne lui ai que très rarement connue.
Je n'ai aucun mouvement de recul, pas plus lorsqu'il s'avance vers moi. Il y a une part de fascination dans ce que je ressens en le regardant évoluer sous son autre forme et j'ai l'impression qu'il … Que c'est ça, sa vraie peau. Celle dans laquelle il se sent le plus à l'aise. J'ai devant moi un gigantesque loup à la fourrure noire teinté de gris et l'enfant en moi n'a qu'une envie : aller lui faire un gros câlin. Chose que je ne ferais pas, évidemment, j'ai quand même un minimum de jugeote. En attendant je le trouve magnifique, impressionnant mais d'une certaine manière presque rassurant.

Quand son regard se plante dans le mien je tressaille, panique un peu, me rappelant à nouveau ses consignes et détourne un peu le regard. Il s'agit d'un exercice bien plus difficile qu'il n'y paraît, pour différentes raisons je crois. L'une d'elle tenant au fait que je crois définir ça comme une certaine forme de soumission et j'ai quand même ma fierté mais en cet instant je l'écrase et obtempère sagement.

« C'est moche de profiter de la situation pour assoir ton autorité vieux grincheux maniaque. »

Je me laisse aller à un sourire, un léger rire même, puisque rien de ce que je dis n'est sérieux. Je crois que c'est un moyen pour moi de détendre mon atmosphère, briser un peu le silence et l'immobilité qui me rende nerveuse. Je ne sais pas bien s'il comprend réellement ce que je dis, j'ai également peur de faire quelque chose de travers malgré moi, mais je lui fais confiance ça c'est une certitude.

« Je ne vais pas te dire que tu es magnifique parce que tu vas prendre la grosse tête, mais bon. »

Et mon sourire s'élargit, sur le coin de mes lèvres. Difficile de lui enlever ça, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Qu'on aime ou pas les loups, qu'on y soit indifférent comme je le suis la plus part du temps, il faut reconnaître les choses. Je ne m'attendais pas vraiment à cette couleur je crois, elle contraste beaucoup avec celle de Vanya et je suis déjà entrain de chercher une raison à ça. Un rapport avec leur couleur de cheveux ? Ça semblerait assez logique finalement, je crois.

« Est ce que je peux m'assoir ou c'est une mauvaise idée ? »

Parce que la marche plus les émotions, en toute honnêteté, je commence à avoir du mal à tenir sur mes jambes.
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Jeu 10 Mai - 18:18


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▬ C'est moche de profiter de la situation pour asseoir ton autorité, vieux grincheux maniaque. » fit la gamine, réagissant aussi sagement qu’il le lui avait expliqué.

N’ayant physiquement pas la possibilité d’éclater de rire et étant aussi sans doute aussi mesuré que sous sa forme humaine, le loup entrouvrit légèrement les mâchoires et souffla bruyamment par la truffe pour exprimer contentement de la situation. Qu’elle ronchonne de lui soumettre sa volonté ne lui procurait aucune satisfaction égoïste ou manichéenne. Qu’elle agisse en se préservant, en reconnaissant humblement qu’il y avait plus fort qu’elle à cet instant dans la forêt, en revanche lui plaisait bien plus. Trop d’indomptabilité et  de rébellion à toute forme d’autorité dans un caractère ne pouvait que nuire. Il était heureux que la gamine ait fait le choix avisé de ne pas le provoquer.
A cette distance, il sentait plus qu’il n’entendait son cœur battre à tout rompre. Il sentait le sang pulser dans ses veines, remonter le cours de ses artères pour se jeter dans ses muscles et organes. Elle était une proie facile, comme tous les humains. Tout était à proximité de griffes ou de crocs. Simplement protégé par quelques millimètres d’une peau si aisément déchirée.

Remy laissa finalement échapper un rire, ramenant le loup à l’instant présent.

▬ Je ne vais pas te dire que tu es magnifique parce que tu vas prendre la grosse tête, mais bon. »

Portant ses oreilles et son museau vers l’avant, Grim secoua la tête pour s’ébrouer. Lui ? La grosse tête ? Physiquement peut-être …

▬ Est ce que je peux m'asseoir ou c'est une mauvaise idée ? »

Pour toute réponse, le loup plia ses propres postérieurs et observa la gamine faire de même. Ce n’est qu’une fois ses fesses posées sur le sol et la tension redescendue par leur capacité à se reconnaître et se comprendre malgré le changement d’apparence du loup, qu’il se décida à approcher un peu plus.
Remy assise en tailleur, il approcha lentement pour ne pas la brusquer et s’éviter des réactions trop imprévisibles. Museau affleurant au sol, son regard dans celui de la gamine, il approcha en reniflant par petites inspirations. Quand sa truffe atteignit les doigts de Remy, son museau tout entier remonta sur son poignet, son avant-bras, son coude puis directement dans son cou et ses cheveux où il lui lécha l’oreille d’un coup de langue bref et curieux. Il fit un bond de côté à sa réaction mais revint après un quart de seconde d’hésitation.

Il lécha doucement les mains qu’elle lui présenta, les reniflant, s’imprégnant de cette odeur qu’il allait commencer à connaître par cœur. Il sentait néanmoins l’hésitation dans ses doigts, l’attente d’une éventuelle permission. Légitime. Il n’était pas une peluche. Encore moins un chien qu’on pouvait câliner à souhait sans craindre les réactions. Cependant à cet instant, son cœur n’avait d’autre désir que de lui montrer combien il ne fallait pas avoir peur de cette relation qu’ils partageaient. Glissant donc son museau entre les paumes ouvertes de Remy, il laissa basculer son énorme carcasse de sorte à avoir la tête dans ses mains et son regard dans le sien. Clignant lentement des yeux, il soupira. Attendant la caresse à laquelle il pourrait s’abandonner.
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Jeu 17 Mai - 13:26


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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 452 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Entrain d'éparpiller des miettes de chips dans le canapé de Grim ! ▹ HUMEUR : Plutôt joyeuse en règle générale

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On aurait pu croire que c’est difficile de communiquer avec quelqu’un qui n’a pas l’usage de la parole mais en réalité, je me surprends à ne simplement pas me poser de questions. Je formule les miennes à voix haute parce que je le peux, lui me répond à sa manière mais rien ne fait obstacle niveau compréhension de l’autre et je trouve ça … En fait, c’est simple, naturel, instinctif tout simplement. Et parce qu’il s’assoie je comprends que je peux en faire autant alors je ne fais pas prier, toujours dans des gestes calmes et mesurés. Non sans retenir un soupir de soulagement, sans doute un peu d’aise, quand mes jambes cessent de soutenir le poids de mon corps et ce même si le sol est froid.
Mon rythme cardiaque s’enflamme un peu à nouveau lorsque Grim se relève et choisi de s’avancer parce qu’après tout, oui il est beau, on dirait un gros nounours, mais le peu d’instinct de survie dont je dispose m’envoie quand même quelques signaux. J’ai un prédateur létal sous les yeux, un être qui peut me broyer les os d’un claquement de mâchoires avant même que je n’ai eu le temps de prendre une inspiration. Enfin, c’est ce que mon imagination suppose en tout cas mais au fond de moi je sais que je ne risque rien. Tant que je respecte les consignes et les règles, je ne risque rien, il ne me fera pas de mal.

Si j’étends mes jambes au départ, je les ramasse et m’assoie en tailleurs quand il arrive près de moi. Chacun de ses pas me donne l’impression d’être mesuré et on pourrait croire qu’une telle masse – pardon – a une démarche lourde mais ça n’est absolument pas le cas. Ça ne m’avait pas frappé avec Vanya, je crois que je n’ai simplement pas vraiment eu le temps d’y prêter attention entre l’impression d’halluciner et la fascination post-choc. Je le détaille, enregistre chaque nuance de son pelage parfois sombre, parfois plus clair …

Monsieur, vous êtes poivre et sel.

J’ai envie de glousser, envie qui s’étrangle dans ma gorge quand son museau entre en contact avec mes doigts et que je me fige. Le fait d’être assise change les perceptions, Grim me parait bien plus imposant que ne l’était Vanya à mes yeux et peut-être que c’est le cas mais l’avoir aussi près, à ce niveau, c’est réellement impressionnant. Retenant légèrement mon souffle je le laisse faire, ne bouge pas, accepte cette inspection avec intérêt en suivant son mouvement du regard. D’abord la main, puis le poignet, l’avant-bras, le coude … et le sourire qui prenait naissance sur mon visage explose en un rire quand je sens sa truffe humide contre mon cou puis sa langue sur mon oreille. Sursaut, de son côté comme du mien, mais il revient et sans réfléchir je tends la main vers lui, désormais totalement détendue – peut-être trop, je ne sais pas – et hermétiquement enfermée dans une petite bulle magique et pleine de bonheur. Je reste précautionneuse, bien sûr, mais j’ai l’impression que tout se passe bien, qu’on est sur la même longueur d’onde. Je le laisse venir à moi et non l’inverse, ça me semble la bonne chose à faire, alors quand il glisse son museau entre mes paumes, là et seulement là, je sais que je peux aller plus loin.

D’abord hésitante, je me lance et laisse mes doigts s’aventurer un peu plus loin dans son pelage, toujours en douceur, sans jamais faire des gestes brusques. Mélange de curiosité, d’un peu d’appréhension, de beaucoup d’émerveillement et la sensation de partager un moment particulier. Le sentiment de le retrouver, aussi, de souder à nouveau notre lien et de manière plus claire cette fois-ci, plus franche peut-être.

« Va falloir envisager de faire des masques, c’est un peu rêche tout ça. »

Hey, faudrait quand même pas oublier qui je suis …
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Dim 27 Mai - 21:45


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▹ PSEUDO : Talim ▹ EMPREINTES : 486 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 29/01/2017 ▹ AGE DU PERSO : 43 ▹ LOCALISATION : Arrivé en Février 2018 à Bergen, il a fui l'Allemagne et son passé. Il vit dorénavant avec Remy, une Humaine dont il a fait la connaissance lors de son voyage jusqu'en Norvège. ▹ HUMEUR : Calme et froid.

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Il la vit hésiter, lever cette main aux doigts curieux, l’approcher doucement de sa joue au pelage sombre et clair en même temps. Il cligna simplement des yeux en la sentant poser sa main. S’apercevant qu’il ne se passait rien d’affolant, rien de dangereux, les doigts de Remy progressèrent alors sur ses poils, se mêlant à eux, appliquant une caresse lente et mesurée. L’effet résulté était apaisant. Reposant. Sans qu’il ne contrôle rien, le loup sentit ses muscles se détendre à mesure que la gamine le caressait. Fermant à nouveau les yeux, il laissa échapper un profond soupir. Bercé par les battements de cœur de Remy, apaisé par le contact doux et léger de ses doigts près de sa tête, la tête posée sur ses jambes comme si rien à cet instant ne pouvait venir les troubler ; il était merveilleusement bien. Son esprit si souvent tourmenté, ses pensées trop souvent ternies de la culpabilité du passé trouvaient en cet instant une forme de paix. Un calme muet. Son cœur quant à lui, bardé des cicatrices d’un autre temps, se laissait raccommoder les plaies par les doigts de fée d’une gamine. Il savait qu’elle ne se doutait de rien, qu’elle ne mesurait pas l’importance qu’elle avait avec lui. Elle en avait aperçu un certain aspect qui l’avait effrayée de prime abord ; mais elle ignorait l’étendue de l’effet qu’elle lui faisait, l’apaisement incroyable que son aura pouvait procurer à la sienne, si accidentée.
Les choses semblaient s’être installées vite entre eux. Mais n’avaient-ils pas eu besoin de cette vitesse ? Errant chacun à la dérive loin des souvenirs d’Allemagne, n’avaient-ils pas eu nécessité de se trouver et puis de se retrouver ? Il ne lui semblait pas superficiel ni surfait de réaliser qu’il l’aimait plus que n’importe qui dans cette ville. Qu’il l’aimait comme il aurait aimé les enfants d’Alena s’ils avaient eu cette chance un jour. Il ne l’avait pas faite, il ne l’avait pas plus aidée à se construire ; il était arrivé après, elle était déjà femme, déjà indépendante. Mais sa force mêlée de fragilité l’avait touché. Elle avait éveillé en lui quelque chose qu’il n’avait pas cherché à contrôler. Ils s’étaient laissés guider et voilà où ils en étaient. Elle le caressait, le redécouvrait sous une autre forme, la véritable en somme. Et lui ne s’imaginait pas dans un autre endroit, dans un autre moment que celui-ci. Il voulait être avec elle, là pour elle.

Il sourit intérieurement à sa remarque sur la dureté de son poil et se contenta de sortir et rentrer sa langue, se léchant par instant les babines pour toute réponse. Nul doute qu’elle prendrait un malin plaisir à le shampouiner de la tête aux pieds si on le lui en donnait l’occasion. Le loup tenait néanmoins à son pelage et le parfumer d’odeurs de synthèse qui ferait fuir les autres animaux de la forêt ne le tentait guère. Il rouvrit un instant les yeux pour la regarder mais ne put que les refermer en gémissant doucement lorsque ses doigts dénichèrent l’arrière de son oreille et s’y attardèrent délicieusement.
Tenté de rouler sur le dos pour la laisser continuer ailleurs, il s’en abstint néanmoins et rouvrit même les yeux lorsque parvint à son museau un fumet plutôt rare à cette altitude mais pourtant bien présent. Soudain dressé sur ses pattes, la gamine à ses pieds encore assise, le loup huma l’air attentivement, les sens beaucoup plus alertes. Pas de doute possible. Un lynx était dans les parages. Scrutant les alentours pour tenter d’apercevoir le félin avant qu’il ne s’approche, il crut le distinguer, tapi un peu plus haut dans les sous-bois. A cette distance, il avait encore la possibilité de l’attaquer de front pour tenter de l’effrayer et l’éloigner de la gamine. Il était incapable de communiquer avec elle mais se doutait qu’elle comprendrait que quelque chose clochait. Il allait devoir manœuvrer en lui évitant de fuir à toutes jambes.
Passant presque au-dessus d’elle pour avancer, il laissa volontairement sa fourrure frotter contre les vêtements de la gamine déposant ainsi son odeur sur elle. Le regard fixé sur l’endroit où il pensait apercevoir le lynx, Grim avança. Tête à mi-hauteur, truffe et autres sens aiguisés, il avança la queue à l’horizontale, gonflant par intermittence l’échine sans savoir si le lynx le percevait d’ici. Ce n’est qu’en parvenant à mi-chemin que le relief du sous-bois et la luminosité changèrent légèrement, suffisamment pour lui permettre de se rendre compte que ce qu’il prenait pour la silhouette du lynx n’était autre que la teinte d’un rocher recouvert de quelques feuilles et aiguilles de pin. Agacé et inquiet de localiser le félin avant qu’il ne fonce sur eux, le loup se retourna pour revenir vers Remy. Une fois à sa hauteur, il passa sa truffe contre son ventre pour la rassurer sur sa présence et huma à nouveau les alentours.

Il l’entendit plus qu’il ne le sentit. Son instinct réagit le premier et attrapant le poignet de Remy, il mordit dedans pour la tirer en arrière et la faire tomber ; évitant le saut prodigieusement acéré du lynx qui était tapi juste en face d’eux derrière les rochers. Ne lui laissant pas le temps de se retourner, le loup se jeta tous crocs dehors sur le félin et tenta de le saisir à la gorge. Feulant de rage, le félin se débattit, assenant des coups de griffes qui auraient arraché d’un coup la tête d’un humain si elle avait été à portée. D’un côté comme de l’autre, le sang coula rapidement et ce n’est que lorsque Grim consentit à desserrer sa prise sur la gorge de son adversaire que celui-ci cessa de lui labourer l’épaule et l’échine. Les deux prédateurs s’écartèrent sans se quitter des yeux et le loup se plaça stratégiquement devant la gamine. Gonflant son poil malgré ses blessures, il arrondit le dos, redressa sa queue de colère et laissa émerger des rangées impressionnantes de crocs encore dégoulinantes de sang. Un grondement menaçant monta de sa poitrine et fit résonner sa gorge. Il enfonça un peu plus ses griffes dans le sol et darda son ennemi du regard. Mienne.

Ne se laissant pas impressionner, le chat sauvage feula et dévoila ses propres crocs, plus fins mais beaucoup plus aiguisés que ceux du loup. Les deux adversaires s’observèrent et se menacèrent un moment de la sorte, cessant tout combat physique pour se lancer dans un jeu d’intimidation dont un seul devait ressortir victorieux.

Spoiler:
 
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Mar 5 Juin - 10:42


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Lancé de dé :

Nombre pair : Grim a le dessus sur le gros chat.
Nombre impair : Grim n'a pas le dessus sur le gros chat.

Suspens !
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Mar 5 Juin - 10:42



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Le membre 'Remy A. DeLange' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'loterie rp' : 4

EDIT EDWINA QUI PASSAIT PAR LA : j'ai ris What a Face Le vieux face au gros minou, ça ferait un bon film non ?
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Ven 8 Juin - 18:21


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Remy, tu es en train de caresser un loup … qui est en fait un homme … NORMAL ! Tout va bien. En réalité je me rends compte que je ne me pose pas vraiment de question, que tout est naturel même si surréaliste. Là, sous mes doigts, c’est Grim et à la fois comme une autre entité. Je n’ai pas le sentiment d’être en train de gratouiller un chien, pas tout à fait conscience non plus du fait qu’il s’agit d’un animal sauvage. Peut-être parce que ça n’est pas le cas, tout simplement. C’est mon ami, un ami qui a deux facettes, deux formes, qui se regroupent en un seul être. Il n’a pas les mêmes perceptions selon l’apparence dans laquelle il évolue, c’est ce que je pense avoir compris, mais j’ai presque l’impression que c’est plus simple de communiquer de cette façon. Il ne peut pas me répondre, ça doit être pour ça … Oops ! Et t’en dis quoi si je mets des miettes de chips partout dans ton poil ?
Tout ce que je sais c’est que jamais il n’existerait une telle proximité, un tel genre de contact, entre lui et moi s’il était sous sa forme humaine. Simplement parce que ça n’est pas dans nos mœurs, qu’elles soient individuelles ou communes, que je n’ai jamais vraiment été une personne très câline et que ça n’est pas comme ça que je démontre mon affection. Je crois que c’est également son cas même si on gère ça différemment.
Envolé notre dispute, envolé Vanya – avoue, t’es content qu’il me soit sorti de la tête espèce de possessif – mais pas envolé pour autant les arguments qu’on a avancé tous les deux. Je sens au fond de moi que le chemin vers notre chez nous sera la suite logique, c’est ce que je souhaite, mais on a parfaitement conscience tous les deux qu’il y aura encore un peu de chemin à faire pour trouver un nouvel équilibre. Je nous fais confiance, je sais qu’on y parviendra. Pour le moment de toute façon je crois qu’on a tous les deux envie de profiter de cet instant … Il y a qu’à voir la façon dont il ronronne ce gros pacha … D’un autre côté si mon me papouillait de cette façon, je crois que j’en ferais autant ! Sans distinction d’apparence.

Et puis soudain l’atmosphère change, quelque chose de quasiment imperceptible d’abord, un truc que je ne perçois pas moi en tant qu’humaine mais qui interpelle Grim déjà debout sur ses pattes. Je ne panique pas tout de suite, consciente de la tension je me concentre d’abord sur la curiosité que tout ça fait naitre chez moi. Il sent quelque chose, j’essaie de regarder partout autour de nous pour tenter d’apercevoir quelque chose, quelqu’un peut-être. Un autre Loup ? En toute sincérité, je n’espère pas vraiment. Pas plus qu’un humain en réalité. Comment expliquer ce que je suis en train de faire … ? Je crois que ça serait compliqué de le faire passer pour un chien mais peut-être que ça se tente.

« Hey ! »

Pourquoi cette protestation ? Pour commencer, à cause de la surprise. Ensuite, parce que j’ai parfaitement capté qu’il vient de faire exactement ce que Vanya a fait il y a une semaine de ça : Se frotter contre moi. J’oublie bien rapidement tout ça quand je le vois avancer tel un prédateur, même si je n’y connais pas grand-chose certains signes sont suffisamment éloquent y compris pour les non-initiés. Je ne sais pas ce qu’il voit, ce qu’il sent, mais mon cœur commence à battre plus vite dans ma cage thoracique alors que je me relève par instinct. Mes sourcils se froncent, le grand loup poivre et sel – désolée, pas désolée – revient vers moi et passe son museau contre mon ventre. Ce geste me rassure, me tranquillise un peu, malgré l’incongruité de la situation puisqu’il aurait tout aussi bien pu m’ouvrir l’abdomen d’un coup de crocs s’il l’avait voulu.
La suite, je n’ai pas le temps de la voir venir, d’anticiper quoi que ce soit, ni même de paniquer. Je sens les crocs de Grim autour de mon poignet, puis s’enfoncer un peu plus profondément sans pour percer l’épiderme, avant qu’il ne me tire en arrière jusqu’à ce que je tombe sur le sol. Je ne comprends pas tout de suite ce qu’il se passe, tout va trop vite, mes battements de cœur s’emballent cette fois alors que je pousse sur mes avants bras pour reculer et m’éloigner de ce que j’ai sous les yeux et qui commence à avoir des contours plus ou moins nets. Ce n’est que lorsqu’ils se séparent que je comprends réellement ce qu’il se trame dans cette clairière : Grim fait face à un énorme chat, un lynx si je ne m’abuse, et ni l’un ni l’autre n’a l’air heureux de la situation. C’est violent, effrayant, mes jambes refusent de me porter, saisies par la peur. Les cris des deux êtres me glacent le sang, sang qui se répand de plus en plus sur le pelage de chacun.

Pause. Chacun toise son adversaire, le menace, j’ai l’impression d’être dans un film, ou un rêve, quelque chose d’irréel quoi qu’il en soit. L’inquiétude n’est pas présente autre que pour moi-même pour l’instant je le confesse. Je ne sais pas si gros chat a essayé de me croquer ou s’il a simplement voulu défendre son territoire en attaquant gros loup, je sais simplement que Grim m’a protégé en me faisant tomber au sol et qu’il continue de le faire. Même s’il y a peut-être autre chose en jeu. Une chose dont je suis certaine en tout cas c’est que cette effusion de sang ne me plait pas, pour l’un comme pour l’autre au final. Je n’ai pas envie que ça s’envenime, pas envie que Grim soit plus blessé qu’il ne l’est. Idem pour le lynx, dont je devine les ambitions uniquement portées par un instinct que je ne comprendrais jamais vraiment. En gros, je considère que ça n’est pas de sa faute et qui sait s’il n’est pas en fait une femelle qui a des petits ou quelque chose dans ce genre-là ?

« Pssssht ! Vas t’en ! Aller ! »

Je ne sais pas comment on en est arrivé à ça mais me voilà debout, à bonne distance toujours, en train de secouer mon pull dans la direction du gros chat pour essayer de le faire partir. Inconscience ? Possible. Je suis pour le pacifisme, on va dire ça comme ça, et peut-être que j'ai un peu trop pris la confiance c'est envisageable.

« Tu vas finir en descente de lit si tu restes là. Ou en toque. Pire, en moufles ! »

Parce qu’en toute honnêteté, même s’il se bat farouchement, faut voir la taille de Grim … Entre un loup de cette taille et un lynx – même s’ils sont en réalité bien plus imposants que je ne le pensais – je ne paris pas sur gros chat. Peut-être à tort, ça, je n'en sais rien.

« Te méprends pas Grim, je suis Team Jacob hein ! Mais j’ai pas envie d’avoir Edward Gros Minet Cullen en guise de tapis de salle de bain. »

Aucun lien fils unique. Traduction : Fais gaffe à tes miches et ne le tue pas s'il te plait. Même s'il a voulu me manger.


HRP:
 
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Dim 17 Juin - 17:21


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▹ PSEUDO : Talim ▹ EMPREINTES : 486 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 29/01/2017 ▹ AGE DU PERSO : 43 ▹ LOCALISATION : Arrivé en Février 2018 à Bergen, il a fui l'Allemagne et son passé. Il vit dorénavant avec Remy, une Humaine dont il a fait la connaissance lors de son voyage jusqu'en Norvège. ▹ HUMEUR : Calme et froid.

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Les deux prédateurs s’observaient en chiens de faïence. Les poils de leur échine hérissés pour intimider. Ils se lançaient des grondements de colère pour inciter l’autre à se soumettre ou disparaître. Mais aucun ne se résolvait à abandonner. L’instinct de prédation de l’un et de protection de l’autre étaient trop forts. Depuis combien de temps le lynx n’avait-il pas mangé pour s’obstiner de la sorte ? Il gardait une vigueur impressionnante malgré le creux dans son estomac. Etant donné la menace que constituait Grim, il ne chassait clairement pas par plaisir. Il n’était de toute façon pas dans l’ordre des choses qu’un animal chasse pour le plaisir de tuer. Ils chassaient pour manger ou ne chassaient pas. C’était une nécessité, non un loisir. Il n’y avait guère que les humains pour trouver la mort d’êtres vivants divertissante. Il devait être affamé pour en arriver à un tel extrême de survie. Mais à quoi bon tergiverser, la gamine n’était pas à manger. Il devrait renoncer, ou mourir d’avoir refusé. Le loup ne voyait aucune autre alternative.
Ce n’est qu’en voyant Remy s’écarter légèrement de son champ de protection et se décaler pour avoir le lynx en visuel qu’il comprit que les choses n’allaient pas se dérouler tout à fait comme prévues. Toujours en position d’intimidation mais observant du coin de l’œil l’attitude de la gamine, il attendit de voir.

▬ Pssssht ! Va-t’en ! Aller ! »

L’attention détournée par le pull qu’elle agitait en même temps que ses bras, le regard du lynx oscilla entre le loup et la gamine. Ses babines semblèrent hésiter à continuer de se retrousser. L’attitude était inattendue et il ne savait si cela constituait une menace ou autre chose.
Grim quant à lui surveillait attentivement le moindre langage de son corps, guettant le moment éventuel où le félin se reprendrait pour bondir sur Remy. Mais visiblement il hésitait.

▬ Tu vas finir en descente de lit si tu restes là. Ou en toque. Pire, en moufles ! »

La sueur de Remy transpirait la nervosité. Elle tentait le tout pour le tout mais n’était pas sûre de ne pas finir elle-même dans l’état qu’elle décrivait. Il aurait aimé lui assurer qu’il ne laisserait pas un vulgaire chat sauvage lui faire le moindre mal mais il ne pouvait baisser sa garde. Elle prenait un risque en attirant l’attention du félin. Se rendait-elle compte qu’elle pouvait l’énerver plus qu’autre chose ? Probablement pas. Mais elle tentait quelque chose. Il comprit pourquoi ensuite.

▬ Te méprends pas Grim, je suis Team Jacob hein ! Mais j’ai pas envie d’avoir Edward Gros Minet Cullen en guise de tapis de salle de bain. »

Il ne comprit la moitié des références cinématographiques qu’elle venait d’énoncer mais saisit l’essentiel. Ne pas tuer le lynx. Requête d’humaine songea le loup. Qu’y pouvait-il si l’autre mourrait de faim ? Rien. Et vouloir s’en prendre à elle n’était certainement pas la chose à faire. Le lynx l’ignorait mais cela n’enlevait pas à son geste toute la gravité qu’il comportait. Comment aurait réagi le lynx s’il avait été femelle et que Grim s’en était pris à son petit pour en faire son festin de chasse ? Remy était intouchable. Lui vivant, le félin ne poserait pas un croc dessus. Affamé ou non. La loi du plus fort sévissait dans la forêt comme dans le règne animal. Et le loup était déterminé à rappeler au félin que la gamine, toute fragile et appétissante qu’elle était, avait un gardien plus grand et plus puissant que lui.
C’est donc babines retroussées sur ses crocs encore sanglants qu’il fit un pas en avant et rompit le cercle d’intimidation. La queue et les oreilles redressées comme pour lancer l’assaut, il feignit de bondir sur le lynx pour voir sa réaction et lança un aboiement menaçant, sa langue dépassant de ses crocs. C’est à cet instant, bien qu’affamé et attiré par les signes de fatigue de l’humaine qui faisait d’elle une proie d’autant plus facile, que lynx décida en fin de compte de renoncer à continuer de se mesurer au loup. La chasse était trop bien gardée. Après un feulement de dépit frustré, le prédateur abandonna sa posture menaçante et recula de quelques pas avant de finalement se détourner et partir attaquer une proie plus à sa portée. La faim menait parfois à des extrêmes mais mourir ne constituait pas une part de son plan de survie. Il disparut entre les buissons et rochers d’où il était arrivé et le silence retomba sur la forêt.

Grim attendit quelques instants dans sa posture, ne desserrant que progressivement les mâchoires pour ne pas rater un éventuel tour de passe-passe du félin. Mais celui-ci avait définitivement renoncé et rapidement la posture du loup revint au calme. Tournant la tête vers Remy, il s’assura d’un reniflement que son sang n’avait pas coulé et après un instant de réflexion, boitilla jusqu’au rocher où il s’était transformé pour y opérer l’action inverse.
Une fois sous forme humaine, il remit son pantalon et ses chaussures non sans s’arracher des grimaces et grognements de douleur chaque fois que les muscles de son épaule étaient sollicités. Il ramassa sa chemise et revint torse nu vers la gamine afin d’évaluer d’abord les dégâts chez elle. Sourcils froncés, la mine fermée, il ne lui adressa d’abord aucun mot et attrapa simplement son avant-bras nu qu’il observa attentivement, le tournant et le retournant entre ses mains. Ses doigts glissèrent doucement sur la surface satinée de son avant-bras. Pas de trace. Rien. Le lui rendant dans un soupir, le loup baissa les yeux sur le sol.

▬ Je t’ai mordu. J.. Excuse-moi. Je ne pouvais pas te dire de te baisser et je n’étais pas sûr de sauter à temps sur lui. Il était tout près. (Il marqua un temps, fronçant un peu plus les sourcils. Les conséquences auraient pu être graves et il le savait. Il le mesurait à l’ampleur de son soulagement. Egoïste.) Excuse-moi, répéta-t-il. Je suis sincèrement désolé. »

Son épaule ensanglantée se rappelant à son souvenir, il ferma les yeux et absorba la nouvelle vague de douleur lancinante qui en émanait. Mâchoires contractées, il essaya de respirer calmement et trouva enfin le regard de la gamine. Un sourire pâle se dessinant sur ses lèvres.

▬ Tu sais suturer ? »
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Sam 14 Juil - 15:41


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Absence totale d'instinct de survie ? Non, je vous assure que non. Peut-être une légère inconscience du degré de danger mais ça s'arrête là. Et puis sincèrement, après avoir côtoyé de près deux énormes loups et en avoir papouillé un, comment est-ce que je pourrais réellement me sentir menacée par un Lynx deux fois plus petit ? Oui, bon … Prends pas trop la confiance quand même Remy.
Difficile de réellement savoir ce qui se passe dans la tête de Grim actuellement, en attentant. J'ai bien compris qu'il avait un côté ultra protecteur, sans doute de base, potentiellement accentué quand il s'agit de moi, mais de là à le laisser mettre en pièce ce gros chat ? Non, j'ai pas le coeur à ça. Pas plus que je n'ai le cœur à le voir saigner encore plus. Alors s'il vous plait les poilus, est ce qu'on peut se dire qu'un match nul c'est bien ?
Un pas en avant de la part de Grim et mes espoirs commencent à voler en éclat. Une petite voix dans ma tête me souffle que je devrais peut-être me méfier des deux, qu'un Loup-Garou en colère est sans doute susceptible de perdre le contrôle ou quelque chose comme ça et qu'il ne lui faudrait pas grand chose pour me mettre en pièce. Mais malgré toutes les mises en garde que j'ai reçu, j'ai confiance en lui, gardant au fond de moi la potentiellement naïve intuition qu'il ne me fera rien.

Ça grogne, ça feule, ça se menace … et puis ça abdique. Dire que je ne pousse pas un soupir de soulagement en voyant le lynx déguerpir serait mentir, c'est plutôt évident, et si mon instinct ne me poussait pas à rester debout, au cas où, je me laisserais retomber sur le sol. La peur et l'adrénaline donnent des ailes, elles vous les reprennent bien rapidement.
Grim ne bouge pas, j'en fais autant, observant les alentours à l'affut d'un bruit que je n'entendrais probablement pas tant ils sont discrets tous autant qu'ils sont. Tout ce que je perçois c'est le silence. Un silence à la fois rassurant et étouffant. Puis enfin, le mouvement. Je l'observe et commence à imprimer certains signes finalement assez évident quand on y prête attention : Sa posture tout entière change. Il me regarde, je baisse les yeux et ne bouge toujours pas, l'instant d'après je le regarde s'éloigner vers l'endroit où il s'est transformé et comprend qu'il va reprendre sa forme humaine. Je peux sentir mon cœur s'emballer un peu, simplement parce que si le lynx décide de revenir Grim sera dans une position vulnérable. Alors dans un geste aussi stupide qu'inutile j'attrape un bout de bois par terre et le garde farouchement dans mon poing serré comme si c'était une arme, l'attention focalisée sur les alentours à nouveau. Non je n'hésiterais pas à foncer en hurlant sur la source de danger si elle revient maintenant. J'en suis capable, je le sais, dans toute mon inconscience.

Mais peut-être que je n'ai au contraire jamais été aussi consciente des choses.

Je ne l'ai pas vu arriver tout de suite, sortir de sa cachette et se diriger droit vers moi. J'aurais pu lui asséner un coup de bâton par réflexe, heureusement ça ne s'est pas produit. Et je ne moufte pas quand il prend mon bras, bien trop occupée à observer moi-même les marques et blessures sur sa peau. Avec horreur, autant le dire.

« Je t’ai mordu. J.. Excuse-moi. Je ne pouvais pas te dire de te baisser et je n’étais pas sûr de sauter à temps sur lui. Il était tout près. »
« Ça va Grim, j'ai rien. »

La désolation dans sa posture, son regard fuyant, le ton qu'il emploi … Tout ça me fend le cœur mais me fait également réaliser que je n'ai pas eu le temps d'avoir réellement peur de ce type de conséquences. Qu'est ce qui se serait passé s'il m'avait mordu ? Est ce que je serais devenu comme lui ? Ou peut-être que je serais morte. Mon ignorance sur le sujet commence à me sembler réellement problématique.

« Excuse-moi, Je suis sincèrement désolé. »
« Hey, c'est rien. »

Cette fois c'est la douceur de ma réaction qui me surprend, comme si j'essayais de le rassurer. En réalité, c'est exactement ce que je fais, sans me poser de question. Je n'aime pas le voir comme ça, si mal, si coupable, pour une chose qu'il n'a pas faite. Il m'a pincé, tout au plus, mais lui même le dit : C'était pour me protéger.

« Regarde. Aucune trace. »

Alors j'insiste, et je continuerais jusqu'à ce que ça rentre dans sa caboche. D'autant qu'il a autre chose à penser que mon absence de blessure, l'état de son épaule et la grimace qu'il étouffe en sont la preuve formelle.

« Tu sais suturer ? »

Cette fois c'est moi qui grimace, penche la tête et observe les dégâts d'un peu plus près.

« Va falloir que je revois mes classiques moi, je crois que j'étais persuadée que vous guérissiez instantanément ou avec la transformation, un truc dans le genre. »

Mais il faut croire qu'on ne voit ça que dans les films, malheureusement.

« Je sais pas suturer non, et m'est avis que ça serait sans doute pas mal de désinfecter avant de refermer tu penses pas ? »

J'ai pas fait médecine mais ça me semble pas si idiot comme réflexion, à moins qu'il soit immunisé contre un tas de truc grâce à sa particularité. Oui, une particularité, c'est le premier terme qui me vient en terme et sincèrement on s'en fout. C'est pas tellement le moment pour ça.

« Merde. »

Oui, merde, parce que je ne sais pas comment gérer la situation en toute honnêteté. Notre rando improvisée nous a fait partir les mains dans les poches, donc pas de kit de premier secours à portée de main. On a marché pendant ce qui m'a semblé être des heures, on est passé dans des endroits plus qu'escarpés, même si je ne doute pas ses capacités à tenir le coup je ne suis pas certaine qu'il soit en état de faire la route en sens inverse. Alors que faire ? Appeler les secours ? Et comment expliquer ce qu'il s'est passé ? Dans le fond ça serait plausible si on y réfléchit bien, c'est peut-être courant que les lynx attaquent les promeneurs j'en sais trop rien.

« Un ruisseau. Je crois qu'on a traversé un ruisseau un peu plus tôt non ? On pourrait peut-être te nettoyer ça avec de l'eau, ici elle doit être assez pure. Enfin j'espère, parce que je vois que ça. Nettoyer et protéger en attendant de pouvoir te donner de vrais soins. »

Je ne cède pas à la panique, ça n'est pas dans mes habitudes. Rapprocher la voiture ? Impossible. D'autant qu'en toute honnêteté, je ne sais pas si j'arriverais à y retourner seule.

« Va falloir que tu m'aides sur ce coup-là Grim parce que je connais pas ton seuil de résistance ni même ce qu'il est bon ou pas de faire sur une blessure comme ça. »

Sur quelqu'un comme toi.
Parce que j'ai peur de faire plus de mal que de bien.

« C'est toujours aussi mouvementé d'être un loup ? »

Esquisse de sourire. Je n'essaie pas de dédramatiser la situation, ou peut-être que si j'en sais rien, mais la certitude que j'ai c'est que …

« T'en fais pas, on va trouver un moyen de rentrer à la maison. »

… Je veux qu'on rentre chez nous. Tous les deux. Maintenant.
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I don't wanna get caught up in the rhythm of it, but I can't help myself ▬ Grim

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