I don't wanna get caught up in the rhythm of it, but I can't help myself ▬ Grim
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 I don't wanna get caught up in the rhythm of it, but I can't help myself ▬ Grim

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Mar 30 Jan - 21:27


Humains

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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 377 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Entrain d'éparpiller des miettes de chips dans le canapé de Grim ! ▹ HUMEUR : Plutôt joyeuse en règle générale

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Lieu et date du rp : Les environs (Lindås  plus précisément) – Un samedi après-midi d'octobre 2018
Protagonistes: Grim Solheim & Remy A. DeLange
Résumé du rp: Après quelques jours de séparation et de silence radio, Remy donne rendez vous à Grim dans une ville voisine afin qu'ils puissent renouer contact et se parler
Actions réalisées au cours de ce rp: /


I don't wanna get caught, up in the rhythm of it, but I can't help myself


« Oui M'man, promis. Je prends mes billets ce soir. »

Je dirais bien que c'est ce qu'on fait tous quand on n'a pas le moral, enfin ceux qui ont la chance de pouvoir le faire j'entends, à savoir appeler sa Môman mais … En réalité ça n'est pas du tout pour ça que je l'ai appelé parce qu'aujourd'hui, le moral, il est plutôt bon. J'avais besoin de ces jours pour moi, pour laisser le soufflé retomber et prendre le temps d'appréhender, de relâcher la pression, faire le tri, etc … Cette soirée avec Nicky m'a fait du bien, trainer chez Doris comme une gosse aussi, je crois que j'avais aussi besoin de m'aérer la tête et voir autre chose, d'autres gens, m'émanciper un peu tout simplement. Ça n'a rien de négatif, il n'est pas question de comparer quoi que ce soit ou qui que ce soit. J'en avais besoin, c'est tout.

« Remy, Liebling, fais attention à toi d'accord ? »
« C'est ce que je fais Maman, tu peux me faire confiance. »

J'avance tranquillement dans la rue, un sourire tranquille sur le visage mes pleins d'émotions dans le coeur après cette conversation avec ma mère qui elle aussi m'a fait beaucoup de bien. Ça faisait une éternité qu'on n'avait pas parlé comme ça et effectivement, j'ai décidé d'aller leur rendre visite dans quelques jours. Mon patron est d'accord pour que je m'absente une partie de la semaine et même si la raison de ma visite – oui, une visite, pas un retour – tient aussi beaucoup au réveil de Luka, j'ai simplement besoin et envie de renouer avec ma famille. Cette famille là, celle des liens du sang.

« Attends Maman ! J'ai oublié de lui dire un truc ! »

Éclats de rire.
Les siens, les miens.

« Tu entends ça ? »
« Oui. »
« Je te passe ton frère. »
« D'accord. »
« A la semaine prochaine ma chérie. »
« A la semaine prochaine Maman. »

Je ferme les yeux un instant, photographie ce petit bonheur sous mes paupières le temps que Marcus attrape le téléphone.

« Remy ? »
« Qu'est c'que t'as crapule ? »
« Tu te souviens de Johann, mon copain de classe ? »
« Celui qui a des taches de rousseur partout sur les joues ? »
« Oui ! »

Et c'est partie pour une histoire dont j'ai du mal à capter les contours, le début et la fin, tant il me parle de pleins de choses en même temps. Ça n'a pas d'importance, tout ce qui compte c'est que j'ai le sentiment de retrouver quelque chose que j'avais perdu. Quelque chose qui me manquait.


#


Cette conversation aura duré environ une heure et demi, entre Maman et Marcus, plus Papa qui est rentré quand j'allais raccroché. A présent je suis dans le bus, un peu de musique dans les oreilles et le regard perdu sur le paysage. Mon sourire ne me quitte pas et malgré l'appréhension qui grandit petit à petit comme un petit oiseau dans son nid, là, dans mon ventre, je suis en phase avec mes choix.
Hier soir j'ai brisé le silence. Pas vocalement, juste un sms. Est ce que tu serais d'accord pour qu'on se retrouve demain après-midi, si tu ne travailles pas, dans un café en dehors de Bergen ? Et il a accepté. Une semaine loin l'un de l'autre, aucun contact, c'est peut-être dur mais c'était en ce qui me concerne, nécessaire. Aujourd'hui je me sens prête à le revoir, je me sens prête à communiquer, bien plus en paix que le weekend dernier mais en soi rien de plus normal je crois. Non ? Il me semble que si. Le trajet n'est pas long mais il fait du bien, je me rends compte que ça fait longtemps que je n'ai pas pris le temps de faire ça. Juste … me poser et observer le monde évoluer.
Quand j'arrive à  Lindås cette observation calme et silencieuse ne prend pas fin. D'abord dans la rue, puis dans le fameux café en question où je m'installe, un peu en avance. Il n'aura suffit que d'une brève recherche sur le net pour trouver ce petit endroit tranquille, avec une jolie vue, où ils servent apparemment d'excellents Kanelboller. On va vérifier ça tout de suite …

Un grand chocolat et deux Kanelboller plus tard la porte s'ouvre et mon cœur s'emballe. Mes yeux, eux, ne le quittent pas. Et c'est un sourire que je lui adresse quand son regard croise le mien. Léger, presque timide, mais un sourire.
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Dim 11 Fév - 14:13


Solitaires Norvégiens

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▹ PSEUDO : Talim ▹ EMPREINTES : 432 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 29/01/2017 ▹ AGE DU PERSO : 43 ▹ LOCALISATION : Arrivé en Février 2018 à Bergen, il a fui l'Allemagne et son passé. Il vit dorénavant avec Remy, une Humaine dont il a fait la connaissance lors de son voyage jusqu'en Norvège. ▹ HUMEUR : Calme et froid.

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&

Est-ce que tu serais d'accord pour qu'on se retrouve demain après-midi, si tu ne travailles pas, dans un café en dehors de Bergen ?

Une semaine sans nouvelles.
Une semaine dans le silence, la solitude, le vacarme de ses pensées.
Il était rentré de la forêt et des montagnes au petit jour, épuisé mais sans la moindre intention de se coucher. Il avait pris une douche, s’était rasé d’un geste mécanique, évitant le reflet de son regard, le jugement de son expression et avait enfilé des vêtements propres ; il était parti travailler. Et la semaine s’était passée ainsi, mécanique, sans vie ni ressentis. Il avait escompté se transformer chaque soir afin d’éviter la solitude nouvelle de l’appartement mais avait dû renoncer, comme il avait failli une fois à réussir à Changer, le cœur trop désespéré, son instinct lui dictait de ne pas forcer. Un jour sur deux, cela lui avait semblé suffisant.
Le loup supportait mieux la peine que l’humain, et de la peine en ce moment il en avait à revendre.

Puis ce message était arrivé. Sur la réserve des plaies encore fraîches de leur dernière conversation mais pourtant porteur d’espoir. Elle voulait le revoir. Pour dire au revoir ? Pardon ? Le loup l’ignorait mais avait néanmoins accepté. Il n’était guère optimiste étant donné la première réaction de la gamine mais qu’est-ce que cela lui apportait de refuser ? Rien. Il avait une petite chance de la revoir, l’écouter, peut-être la ramener près de lui ; il se serait traité de fou de ne pas accepter l’invitation.
Il était donc en route vers cette petite ville côtière choisie par Remy, ignorant de la suite des événements mais étrangement calme. Il n’était guère dans ses habitudes de se faire physiquement un sang d’encre. Une fois garé près de leur point de rendez-vous, le solitaire prit un instant pour songer à ce qui pouvait advenir de leur conversation. Allait-elle accepter sa nature de loup et tout ce que cela impliquait ? Allait-elle simplement lui signifier son départ, la fin de leur relation, le début d’une nouvelle vie loin des loups garous et de leur problème d’attachement ? Le message était on ne peut plus neutre et ne lui donnait aucune indication sur la suite. Résolu, il sortit de la voiture et prit la direction du café d’un pas tranquille. Son odorat lui indiqua qu’elle était ici avant même que ses yeux ne la voient. Ouvrant la porte, Grim entra et après un bref hochement de tête en direction de la serveuse qui le saluait verbalement, son regard se posa sur un coin du café qui donnait vue sur un des nombreux et typiques fjords du pays dont ils faisaient même la réputation. Mais la vue ne l’intéressait pas ; c’était la gamine assise juste à côté de la vitre, qui lui rendait son regard, dont il ne pouvait dès lors plus détacher son attention. Elle lui offrit un sourire, timide, auquel il ne sut répondre autrement que par une légère inclinaison de la tête. Réaction de loup. Se corrigeant, il laissa glisser vers leurs extrémités ses lèvres minces avant de s’approcher.

Une fois à sa hauteur, il ne sut s’il pouvait s’asseoir, s’ils devaient se saluer avant … Il choisit finalement de s'installer, ne pouvant détacher son regard des yeux de Remy. Puni par son flair la dernière fois qu’ils s’étaient vus, il tâcha de ne pas l’utiliser pour savoir ce qu’elle ressentait, baissant finalement le regard vers les assiettes vides dont elle avait visiblement avalé le contenu en l’attendant. Il fronça vaguement les sourcils, était-il en retard ? Patientait-elle depuis si longtemps ? Levant finalement derechef les yeux vers elle, il la salua, ne réfléchissant même pas :

▬ Guten Tag kleines Mädchen. » (Salut gamine.)

Indécis, maladroit, il sentit son propre désarroi avec gêne. Préférant garder le silence et la laisser diriger ce début de conversation comme elle était l’instigatrice de cette rencontre, le loup se tut et son regard se concentra un peu plus.
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Mer 21 Fév - 18:59


Humains

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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 377 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Entrain d'éparpiller des miettes de chips dans le canapé de Grim ! ▹ HUMEUR : Plutôt joyeuse en règle générale

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Nous y voilà, à ce moment de malaise qui nous pousse à nous comporter tous les deux comme deux enfants timides. C’est en tout cas comme ça que moi je me sens alors que j’ai du mal à ne pas baisser les yeux devant lui qui s’approche, figure imposante certes mais ça n’est pas seulement dû à ça. Pas du tout, en réalité. Ca n’est jamais simple de rétablir le contact avec une personne après l’avoir coupé pendant quelques temps. Ça l’est encore moins quand il s’agit d’une personne à qui on tient et le degré gagne encore en intensité quand on s’est quittés de manière … Brutale, je crois que c’est le bon terme.

Avec pertes et fracas.

En réponse à mon sourire je n’obtiens d’abord qu’un signe de tête solennel. Soit. Je pense le deviner sur la réserve mais les coins de ses lèvres qui s’étirent finalement sensiblement ne m’échappe pas. S’en suit un vague moment de flottement alors qu’il se tient debout près de la table, immobile, avant de finalement prendre la décision de s'asseoir.
La vérité, c'est que je ne sais pas du tout à quoi m'attendre et l'éventualité qu'il me rejette complètement me traverse l'esprit pour la première fois depuis que j'ai fait la démarche de le recontacter. Pourquoi avoir accepté de venir dans ce cas me direz-vous ? Peut-être pour me le dire en face et me faire entendre ce que je ne lui ai pas laissé le temps ni l'occasion de dire il y a une semaine.

« Guten Tag kleines Mädchen. »

Il est infime mais bien présent, ce soupir de soulagement accompagné d'un bref sourire qui anticipent peut-être un peu trop. Pourtant je ne sais pas, instinctivement, en l'entendant s'adresser à moi de cette manière, en Allemand, je prends ça pour un signe positif. Une seconde je me demande s'il l'a perçu, me rappelle de tout ce qu'il peut comprendre, ressentir, grâce à ses habilités de Loup et m'interroge sur le fait qu'il les utilise ou non en cet instant.

« Hallo alter Mann. »

Tentative d'humour, je crois. Quelque chose pour détendre l'atmosphère ça c'est certain parce que je crois qu'on en a tous les deux besoin. Et puis parce que le naturel revient au galop, tout simplement. La petite fille en moi qui n'aime pas les conflits est tentée de faire comme si rien ne s'était jamais passé, comme si cette semaine et l'altercation de la dernière fois n'avaient jamais existé, mais la jeune adulte tempère, assume.

« Je t’encourage vivement à goûter leurs kanelbollers, ils sont à tomber. »

Avec plus ou moins de réussite immédiate quant au fait d'entrer dans le vif du sujet, certes. Mais j'ai besoin de ce sas de décompression, la responsabilité de ce rendez-vous pesant sur mes épaules plus encore par le fait que je suis celle qui a claqué la porte et laissé sortir ce qu'elle avait sur le cœur. Lui n'a pas eu cette occasion.
Un soupir, un regard qui se concentre sur l'assiette vide devant moi alors que mes mains entourent nerveusement la tasse encore tiède. Je me mords l'intérieur de la joue, laisse mes yeux glisser vers l'extérieur une seconde avant de reposer mon entière attention sur lui. Sur cet homme qui m'a accueilli a bras ouvert sans me connaître, juste par instinct.

« Je suis désolée si je t’ai blessé Grim, ça n’était pas du tout mon intention. »

Bateau, bancale, un peu tremblant sans doute, néanmoins sincère. Puis le sujet est lancé, la première pierre est posée même si en cette seconde l'édifice me semble encore infranchissable.

« J'ai flippé, dans tous les sens du terme je crois. C'était beaucoup de choses d'un coup et la seule réaction que j'ai été capable d'avoir c'est de prendre la fuite. J'en suis pas fière mais j'en avais besoin. »

Fait. Je ne dis pas que c'est bien ni que c'est mal, simplement que même avec le recul je sais que je n'aurais pas pu réagir autrement. C'était … trop. Je ne sais pas vraiment où j'en suis avec tout ça aujourd'hui mais ce dont je suis certaine c'est qu'il manque des pièces au puzzle. Et que pour une raison inexpliquée et inexplicable j'ai trop d'affecte envers cet homme pour laisser ça comme ça. Je pourrais rentrer chez moi, ne jamais me retourner, mais pas une seule seconde je ne l'ai envisagé.

« Et je ne t'ai pas laissé le temps ni l'occasion de dire ce que toi tu avais sur le cœur donc … »

Donc si tu le souhaites, si tu en ressens le besoin, j'en sais rien … Vas y, là, maintenant ?
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Mer 28 Fév - 22:42


Solitaires Norvégiens

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▬ Hallo alter Mann. »

Plissant légèrement les yeux, le loup laissa glisser un bref sourire sur ses lèvres tandis qu’elle le traitait d’ancêtre. La tension dans son esprit se dénoua d’un cran. Ayant pris place en face d’elle, il l’observa réfléchir, songer à la suite de cette conversation qu’elle désirait avoir avec lui. Il se demanda par quel bout allait-elle entamer le sujet qui les avait séparés il y a une semaine. Elle décida d’abord de le contourner, attirant l’attention de Grim sur l’assiette vide d’où émanait encore l’odeur collante et suave des sucreries norvégiennes.

▬ Je t’encourage vivement à goûter leurs kanelbollers, ils sont à tomber. »
▬ Peut-être après. Pour l’instant, je n’ai pas très faim. » répondit-il doucement, le regard plongé dans celui de la gamine.

Elle se tut, sans doute consciente qu’il attendait d’elle qu’elle se jette à l’eau la première. Etant donné qu’elle était partie sans forcément plus d’explications, n’avait donné aucun signe de vie durant une semaine et revenait brusquement vers lui pour discuter ; il ne semblait pas incohérent au loup de la laisser entrer la première dans la conversation. De cette manière, elle pouvait la démarrer telle qu’elle la souhaitait. Car lui ne savait guère quoi dire, il fallait l’avouer.
Laissant papillonner son regard tandis que ses pensées s’ordonnaient progressivement, Remy se lança finalement tout de go :

▬ Je suis désolée si je t’ai blessé Grim, ça n’était pas du tout mon intention. » Une brève inspiration puis.. J'ai flippé, dans tous les sens du terme je crois. C'était beaucoup de choses d'un coup et la seule réaction que j'ai été capable d'avoir c'est de prendre la fuite. J'en suis pas fière mais j'en avais besoin. »

Et tandis qu’elle parlait, son regard ne quittait pas celui de Grim qui, à son habitude, ne laissait rien transparaître de ses pensées. Remy ne se laissait heureusement que rarement impressionner par cette opacité …

▬ Et je ne t'ai pas laissé le temps ni l'occasion de dire ce que toi tu avais sur le cœur donc … »

Elle eut ce petit geste de la main, comme une invitation à parler, avant de se taire et de le regarder. Habitué à l’écouter parler, le loup fut un instant surpris de se retrouver détenteur d’un temps de parole illimité. Heureusement pour la gamine, il était plutôt taiseux de base et l’on pouvait espérer que l’épanchement de son cœur malmené ne prendrait guère plus de quelques instants. Car en résumé, toute sa semaine et tout ce qu’il avait pu éprouver pendant pouvait se résumer à quelques mots très simples.

▬ Tu m’as manqué. »

Ayant laissé son regard dans le sien tandis qu’il prononçait ces mots aussi pénibles que vrais, le loup baissa finalement le regard et attarda son odorat sur le reste du café. Un loup était passé, peut-être deux, mais pour le reste, il n’y avait actuellement que des humains. Enfin si on l’exceptait lui évidemment. Ayant la voie libre pour parler, Grim abandonna son regard sur l’assiette et haussa légèrement les sourcils, une appréhension inattendue accélérant sa respiration et son rythme cardiaque. Il la laissa le torturer un petit peu puis se jeta lui aussi à l’eau :

▬ Je suis désolée de t’avoir effrayée. Je n’ai pas pensé que les choses iraient aussi loin. Si j’avais su … j’aurais sans doute évité de t’héberger aussi longtemps. Je ne m’attache pas comme ça d’ordinaire. Je suis plutôt … (Il hésita, chercha le terme exact. Souriant finalement pour tromper sa gêne de ne pas savoir se décrire.) Je ne voulais pas te faire peur. C’est dans mon instinct d’agir comme je l’ai fait. Ça ne sert peut-être pas d’excuse à tes yeux mais c’est ainsi. Je ne peux pas changer mon instinct. Je suis né avec. Tout comme tu es née avec celui de fuir lorsque tu te sens en danger. C’est ta nature, c’est de cette façon que tu survis. »

Il leva brièvement les yeux pour capter sa réaction et les rebaissa aussi sec. Devoir se justifier auprès d’une jeune femme deux fois plus jeune que lui lui était déjà suffisamment curieux pour qu’il se déconcentre en plus avec l’expression de son regard. Il tentait de ne pas la deviner par son odorat. Soupirant d’un air un peu contrarié, il poursuivit :

▬ Navré de ne pas pouvoir être plus souple dans ce principe qui te tient tant à cœur. Mais je préfère être honnête avec toi quant à ma nature et ce qu’elle est capable de me faire faire. Que tu saches à quoi t’attendre si tu, si malgré tout tu choisissais de revenir. Je ne pourrais pas changer ce besoin de protection que j’éprouve envers toi. (Songeant un instant, il ajouta finalement : ) Il me faudrait te perdre pour qu’il disparaisse. »

Tout comme il avait perdu Alena pour que cesse le besoin de la sauver.
Il tut néanmoins cette pensée, considérant qu’un niveau de lecture lupin suffisait amplement au cerveau de la gamine. Inutile de la surcharger de ce passé qu’il avait lui-même du mal à supporter.

▬ Qu’en dis-tu alors ? Que décides-tu ? » dit-il au bout d’un instant.

Son regard chercha le sien. Attendant de savoir de quoi l’avenir serait fait. Si avenir il y avait entre eux. Si elle voulait toujours de lui. Les arguments étaient maigres en sa faveur mais elle avait eu une semaine pour y songer.
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Lun 12 Mar - 12:52


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Est ce qu'il va la saisir, cette perche que je lui tends, ce moment où il va pouvoir lui aussi livrer ce qu'il a sur le cœur et dans la tête ? En l'état je n'en ai pas la moindre idée, en toute honnêteté. Grim peut me lire par de nombreuses façons, rien qu'avec … un ressenti, une odeur, quelque chose comme ça. Moi, je n'ai pas ces facultés là et je n'en veux pas mais je ne peux nier la part d'angoisse qui me comprime la poitrine quand bien même je ne sais pas si je m'attends à une chose plus qu'une autre. Je crois que non.

« Tu m’as manqué. »

J'ai baissé le regard avant lui. Ce genre de déclaration je n'en ai pas l'habitude et si ça me touche c'est indéniable, ça me met autant mal à l'aise que lui. Derrière tout ça un peu de culpabilité, aussi, parce que je pense deviner la douleur derrière ses mots tout comme j'ai conscience qu'ils ont été sinon difficile, au moins pénible à sortir. Certains n'ont pas ce problème, savent exprimer leurs émotions et se montrer tels qu'ils sont mais je me rends compte que je ne fais visiblement pas partie de ceux-là. Parce que je suis incapable de laisser sortir la moindre réaction formulée à voix haute. Bien sûr qu'il m'a manqué aussi. Combien de fois j'ai cherché son regard, me suis retournée par réflexe pour lui raconter un truc totalement débile qui me serait passé par la tête comme ça arrive entre trois et quinze fois par jour ? Je me suis habitué à sa présence c'est une chose, mais l'affection que j'éprouve pour lui ne tient pas qu'à ça et je le sais seulement voilà, ça ne veut pas sortir, je n'y arrive pas.

« Je suis désolée de t’avoir effrayée. Je n’ai pas pensé que les choses iraient aussi loin. Si j’avais su … j’aurais sans doute évité de t’héberger aussi longtemps. Je ne m’attache pas comme ça d’ordinaire. Je suis plutôt … »

De la curiosité quant à la manière dont il va terminer cette phrase ou bien la laisser en suspens, oui, mais aussi un retour à l'envoyeur quand mon ventre se noue alors qu'il exprime le regret de m'avoir « hébergé » aussi longtemps. Les mois ont passé, j'ai pris mes aises jusqu'à considérer que c'était notre chez nous, un espace qu'on partageait volontairement tous les deux sans volonté de changer ça. Visiblement à tort. C'est peut-être stupide de ma part de m'arrêter sur ça alors qu'il s'excuse, qu'il me fait clairement comprendre son attachement pour moi, mais ainsi est fait l'Homme et ses rouages. Parfois le verre est à moitié vide, même pour les plus enthousiastes.

« Je ne voulais pas te faire peur. C’est dans mon instinct d’agir comme je l’ai fait. Ça ne sert peut-être pas d’excuse à tes yeux mais c’est ainsi. Je ne peux pas changer mon instinct. Je suis né avec. Tout comme tu es née avec celui de fuir lorsque tu te sens en danger. C’est ta nature, c’est de cette façon que tu survis. »

C’est donc une impasse ? Si lui ne peut changer son instinct j’ai toujours été une personne indépendante, un électron libre, et je ne veux pas changer ça. C’est dans mon tempérament, ma façon d’être, même si j’aime la vie en famille ça n’a pas été un problème pour moi d’aller vivre très jeune à des centaines de kilomètres de mes parents et j’ai ainsi pris l’habitude qu’on ne scrute pas mes moindres faits et gestes. En l’état, la question est légitime : Comment réussir à composer ?
Puis je me dis qu’on l’a fait pendant des mois, que je ne me rendais compte de rien et que ça ne m’a donc jamais posé de problème. Est-il possible de revenir en arrière ? Je comprends qu’il ne peut pas changer, que les paramètres à prendre en compte ne sont pas uniquement humain et que je ne les appréhenderais sans doute jamais réellement, mais néanmoins j’engrange ces explications comme il se doit. On m’a toujours appris que la communication était la clé, que c’était important pour ne pas dire primordiale. Ça ne sauvera peut-être pas ce qu’on a construit mais ça aide à rendre les choses plus claires.

« Navré de ne pas pouvoir être plus souple dans ce principe qui te tient tant à cœur. Mais je préfère être honnête avec toi quant à ma nature et ce qu’elle est capable de me faire faire. Que tu saches à quoi t’attendre si tu, si malgré tout tu choisissais de revenir. Je ne pourrais pas changer ce besoin de protection que j’éprouve envers toi. »

Quelque part c’est oppressant, réellement, et il évoquait mon instinct de fuite à l’instant, je dois dire que ce dernier se manifeste. Pour autant, et même si effectivement il est comme ça et pas autrement, c’est à moi de choisir si je suis prête à accepter ça ou non. Ce qui, là encore, est oppressant on ne va pas se mentir. Comment quelque chose de si simple a pu devenir si compliqué en moins de temps qu’il ne faut pour le dire ? Il aura fallu que ma route croise celle d’un autre loup pour que tout explose et …

« Il me faudrait te perdre pour qu’il disparaisse. »

… et là encore c’est encore quelques grammes de pression supplémentaire, sans parler de l’angoisse que ça génère. Regardez les choses d’un point de vue extérieur et totalement humain : On pourrait facilement en arriver à la conclusion que j’ai face à moi, un psychopathe. Sans offense, vraiment.

« Qu’en dis-tu alors ? Que décides-tu ? »

Mes yeux s’ancrent dans les siens et je ne cille pas, sans expression particulière je crois. Je ne sais pas trop. C’est donc effectivement à moi de prendre la décision, je n’arrive pas vraiment à savoir ce que j’en pense. Dans le fond il a raison, les plus gênés s’en vont comme on dit …

« Tu serais d'accord pour me montrer, physiquement, l'autre partie de toi ? »

Ça sort comme ça, sans préavis, mais sans surprise de mon côté. C’est spontané, comme a peu près tout ce que je fais ou dis, mais ça me semble être la meilleure réponse que j’ai en stock pour le moment. Je me dis simplement que je ne connais pas entièrement la personne avec qui j’ai choisi de vivre, qu’aujourd’hui je vais devoir faire un choix, et je veux tenter d’avoir toutes les cartes en main.
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Mer 28 Mar - 14:22


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Le temps qui s’écoula après la fin de sa question sembla incroyablement long au loup. Son regard ancré dans celui de Remy, il sentit monter une anxiété qu’il n’avait pas éprouvée jusqu’alors. Il tentait de toutes ses forces de ne pas user de son flair afin de comprendre l’état d’esprit dans lequel la gamine pouvait bien se trouver. Il essayait de ne pas céder mais il avait vécu toute sa vie avec cette capacité, elle faisait partie de lui comme n’importe lequel de ses autres sens. C’était comme demander à quelqu’un de ne pas regarder, pas écouter, pas analyser la posture de quelqu’un et de simplement lire ses propos froidement sans autre élément d’interprétation. Le naturel finit donc par reprendre le dessus mais il n’en fit aucun commentaire, même en sentant les effluves aigrelettes de sa peur se mêler au parfum qu’elle vaporisait entre sa nuque et ses cheveux. Elle avait toutes les raisons d’avoir peur, de douter, d’appréhender. A vrai dire, il n’était même pas certain qu’elle accepte de revenir maintenant qu’il lui avait expliqué les tenants et aboutissants de la relation qu’il avait forgée entre eux malgré lui. Et son caractère inéluctable.
Il regrettait ne pas pouvoir assouplir sa nature et son instinct pour satisfaire à ses craintes de n’être que la chose, le bout de viande ou de territoire d’un vulgaire loup possessif. Il était mi-homme mi-animal et devait composer avec la nature de chaque. Un loup sauvage non lycanthrope n’aurait probablement même pas eu notion de toutes les questions et émotions que Grim ressentait à l’égard de la petite. Il se serait contenté de l’aimer ou de l’ignorer, point. Sa part humaine, comme toujours, l’entravait de sentiments et de questionnements avec lesquels il se devait de composer. Parce qu’il n’était pas qu’une bête. Il craignait néanmoins que Remy ne voit que le côté négatif d’avoir un loup à ses côtés capable de vivre et de la ressentir de bien des manières. Mais sans basculer dans un optimisme exacerbé qui ne lui ressemblerait pas, il préférait guetter sa réaction à ce propos plutôt que de l’anticiper. Réaction qui vint sous forme d’une question :

▬ Tu serais d'accord pour me montrer, physiquement, l'autre partie de toi ? »

Inattendue.
Cillant lentement et se repassant la scène dans la tête pour être certain d’avoir bien entendu ce qu’elle avait dit, l’expression du loup afficha une calme surprise.

▬ Tu es sûre de toi ? »

Une question qui visiblement n’amenait aucune autre réponse qu’une affirmation. Baissant les yeux, troublé de n’avoir pas vu venir cette question auparavant, Grim réfléchit. Il ignorait ce que la petite avait en tête, si c’était une façon pour elle de se familiariser avec sa personnalité complète ou une simple curiosité avant de prendre ses jambes à son cou (auquel cas il serait dans les ennuis probablement jusqu’au cou lui aussi). Quelle que soit la décision de la petite, un risque subsistait et il le savait. Part animale, part humaine ; toujours le même combat. Il était néanmoins plus confiant en sa part lupine et l’avait toujours été. C’était un contrôle sur lequel il savait s’exercer. Il doutait d’avoir une envie brutale de la dévorer alors même qu’il préférait avaler plus gros gibier. Il lui formula donc  sa réponse d’une voix posée.

▬ C’est d’accord. Je vais te montrer. »

Tournant la tête vers le reste du café, il ajouta :

▬ Mais pas ici. On va aller se balader un peu en forêt. »

Il était hors de question de se transformer à l’appartement ou même dans une ruelle. Il avait déjà donné au début de l’automne avec ce jeune solitaire qui avait perdu son calme en pleine ville et avait dû se changer dans un entrepôt désaffecté où des sans-abri avaient débarqué … Plus jamais. L’exercice était trop risqué.
Se levant de la table, Grim regagna le parking où il avait garé sa voiture tandis que Remy réglait sa consommation et le rejoignait ensuite. Une fois installés dans la voiture et libres de parler sans craindre d’être écouté, le loup se tourna vers la gamine :

▬ Il y aura un certain nombre de règles à respecter une fois en forêt et malheureusement je vais te demander de les suivre à la lettre pour ta propre sécurité. Tu as tout le loisir jusqu’à ce qu’on arrive de changer d’avis, une fois là-bas, sois sûre de ce que tu as décidé. »

Sur ces mots, il mit le contact et sortit du parking puis de la ville pour prendre tranquillement la route vers la forêt qui surplombait Bergen et qui à cette heure-ci ne devait pas être trop surpeuplée de monde. Le trajet se fit dans le silence, chacun étant plongé dans ses réflexions personnelles quant à ce qui les attendait. Arrivé à la fin de la route autorisée pour les véhicules, Grim gara sa voiture sur le côté et se tourna vers Remy :

▬ Je te donne les règles et ensuite tu me dis ce que tu as décidé. »

Il les avait concoctées durant le trajet car n’ayant jamais eu à faire à la situation mais cela revenait à peu de choses près au comportement que n’importe qui devait adopter face à un loup sauvage.

▬ Ne regarde jamais un loup trop longtemps dans les yeux, c’est un signe de menace et d’irrespect. Quand tu croises le regard, baisse les yeux au niveau de sa gorge ou de ses épaules. Ne tourne jamais le dos et surtout ne t’enfuis jamais en courant, tu donnerais envie de te faire pourchasser ; les loups ont un instinct de chasse très fort et adorent traquer. Pas de geste brusque. Si tu dois semer un loup un jour, pense à ton odeur, camoufle-la, reste en apnée, trouve ce que tu veux comme stratagème mais pense à ton odeur, c’est de cette manière qu’on repère le mieux une proie. L’eau est ton amie pour ça. »

Marquant une pause, le loup évalua les réactions de la jeune fille :

▬ Je n’ai pas de loup sauvage en moi, il n’y a que moi mais sous une autre forme. Néanmoins, garde à l’esprit ce que je t’ai dit car sous mon autre forme, je suis avant tout un loup et l’instinct y est plus fort. Plus dur à anticiper. (Il inspira.) Je n’ai jamais mangé personne, si tu n’agis pas comme une proie, il n’y aucune raison que l’on te voit comme telle. »

Ces explications données, Grim tourna un instant le regard vers la forêt, songeant aux dernières recommandations qu’il pourrait avoir oubliées mais il lui semblait avoir dit l’essentiel. Ses yeux revinrent dans ceux de Remy, calmement il demanda :

▬ Tu choisis. On repart ; ou je te montre. »
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Mer 28 Mar - 19:33


Humains

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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 377 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Entrain d'éparpiller des miettes de chips dans le canapé de Grim ! ▹ HUMEUR : Plutôt joyeuse en règle générale

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Je ne suis pas un Loup, il est très fort pour garder un visage impassible, mais cette fois la surprise sur ses traits et dans son attitude – aussi infime soit-elle exprimée – ne m'échappe pas. Et je n'appréhende pas sa réaction, soudainement soulevée par une sorte de certitude venue de je ne sais où. Comme une évidence … qui ne tient pas vraiment compte de ce que lui peut ressentir à ce sujet je l'admets. L'idée qu'il puisse être heurté de quelconque manière par ma demande ne m'effleure absolument pas l'esprit.

« Tu es sûre de toi ? »
« Certaine. »

Absolument certaine, déterminée même. C'est comme une évidence à présent. Peut-être que je cherche le chainon manquant, et peut-être à tort, mais dans mon esprit la mécanique se fait logique : Pour réellement savoir qui partage ma vie et si je suis capable de passer outre toutes ces choses que je ne comprends pas, qui me sont parfois difficile à appréhender et tolérer, je dois connaître les deux facettes de la pièce. J'ai constaté ma réaction face à Vanya, le lien que j'ai fait entre les deux parties de lui-même pour en faire un tout … Je suis certaine de mieux comprendre Grim, de mieux accepter cette partie là de lui, si je me retrouve face à elle. C'est avec une certaine forme d'impatience que je lui laisse le temps de la réflexion, le cœur accélérant dans ma cage thoracique, affolé par les émotions mais cette fois d'une manière positive. Non, je ne me sens pas comme un enfant devant la cheminée le 25 décembre mais bien comme une personne qui pense avoir appuyé sur le nœud qui dénouera le problème.

A tort ou a raison, l'avenir me l'apprendra bien vite j'imagine.

« C’est d’accord. Je vais te montrer. »

Alors qu'il tourne la tête, je ne peux réprimer un sourire. Franc comme il ne l'a pas été depuis de trop nombreux jours.

« Mais pas ici. On va aller se balader un peu en forêt. »

Le naturel revenant au galop et encore bien plus vite chez moi que chez d'autres, je suis à deux doigts de lui sortir une remarque ironique pour me payer sa tête de vieux grincheux mais me retiens in extremis. Je me contente donc de hocher la tête rapidement et presque frénétiquement et entend bien suivre ses directives sans broncher. Exactement comme je l'ai fait avec Vanya. Je suis peut-être à côté de mes pompes sur le sujet, mon instinct de survie paraissant sans doute parfois à la limite de l'inexistence, mais je pense prendre réellement conscience de ce que ça implique. Les risques pour moi d'une part bien sûr mais aussi l'impact sur l'autre.
Il se lève, j'en fais autant et le suis docilement non sans attraper une lichette de sucre glace restant au centre de mon assiette. Passage rapide par la caisse, des nœuds en moins dans les épaules pour la simple et bonne raison que sans avoir réglé ce qui nous a éloigné l'un de l'autre la communication est au moins rétablie. Fait non négligeable qui permet de respirer plus correctement, sans ce sentiment d'oppression lié à la pudeur alors qu'on marche sur des œufs sans trop savoir comment se comporter. Je le rejoins dans la voiture et m'y installe presque comme si je ne l'avais jamais quitté. Avec le même naturel que la première fois où j'y ai posé mon derrière. La première fois que je voyais Grim. C'est dans cette voiture qu'on a fait connaissance. Est ce que c'est dans cette voiture qu'on va tisser à nouveau les bases de notre lien si particulier ? Il y a des trous dans le patchwork, peut-être rien d'irréparable finalement.

Bref, attention totalement captée.

« Il y aura un certain nombre de règles à respecter une fois en forêt et malheureusement je vais te demander de les suivre à la lettre pour ta propre sécurité. Tu as tout le loisir jusqu’à ce qu’on arrive de changer d’avis, une fois là-bas, sois sûre de ce que tu as décidé. »

A nouveau je hoche la tête, j'acquiesce presque scolairement. Je comprends le message mais rien ne chez moi n'est réfractaire à ça, au contraire. Je comprends, trouve ça même normale qu'il y a des bases à poser et ne compte pas faire d'esclandre comme une ado mécontente qu'on lui donne des directives.
Grim met le contact, la voiture démarre et nous éloigne petit à petit du café pour nous rapprocher de la forêt. Le trajet se fait en silence, je me tiens tranquille et observe le paysage, l'esprit étrangement apaisé et sans la moindre trace d'inquiétude.

Puis une fois arrivés à destination mon attention se concentre à nouveau totalement sur lui.

« Je te donne les règles et ensuite tu me dis ce que tu as décidé. »
« D'accord. »

Qu'il fasse, je ne changerai pas d'avis.
Oui, j'en suis persuadée.

« Ne regarde jamais un loup trop longtemps dans les yeux, c’est un signe de menace et d’irrespect. Quand tu croises le regard, baisse les yeux au niveau de sa gorge ou de ses épaules. Ne tourne jamais le dos et surtout ne t’enfuis jamais en courant, tu donnerais envie de te faire pourchasser ; les loups ont un instinct de chasse très fort et adorent traquer. Pas de geste brusque. Si tu dois semer un loup un jour, pense à ton odeur, camoufle-la, reste en apnée, trouve ce que tu veux comme stratagème mais pense à ton odeur, c’est de cette manière qu’on repère le mieux une proie. L’eau est ton amie pour ça. »

Vanya m'a simplement dit de « rester sage » et je me suis contentée de ne pas bouger d'un poil. Les règles de Grim sont bien plus fournis et maintenant que je prends conscience de tout ce que ça implique je crois que quelque part, ça me rassure. J'entends bien les suivre à la lettre et les enregistre précieusement dans ma mémoire vive. J'ignore si tout ça me paraitrait plus logique si j'avais un rapport un peu plus proche aux animaux mais ça n'a pas d'importance, il dicte les règles et je les applique, les suis, précautionneusement. Est ce que la peur s'invite avec tout ce qu'il me dit ? Pas vraiment. J'imagine que ça devrait être le cas, après tout une fois transformé il aura tout le loisir de faire de moi son casse croute ...

« Je n’ai pas de loup sauvage en moi, il n’y a que moi mais sous une autre forme. Néanmoins, garde à l’esprit ce que je t’ai dit car sous mon autre forme, je suis avant tout un loup et l’instinct y est plus fort. Plus dur à anticiper. Je n’ai jamais mangé personne, si tu n’agis pas comme une proie, il n’y aucune raison que l’on te voit comme telle. »

Ok. Là, je veux bien l'admettre, le côté imagé de ses propos fait naitre une petite montagne sur mon oscilloscope mais rien qui me donne envie de faire marche arrière. Je veux le voir. Pas par curiosité malsaine mais parce que j'en ressens le besoin.

« Tu choisis. On repart ; ou je te montre. »
« On reste et tu me montres. »

Réponse du tac au tac mais quand bien même ça pourrait passer pour de l'impulsivité, quelque chose d'irréfléchis, ça n'est pas le cas. S'il en doute, j'image qu'il me posera la question, sinon je suis prête à ouvrir la portière et qu'on s'engouffre tous les deux sous les frondaisons.
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Mar 17 Avr - 14:53


Solitaires Norvégiens

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▹ PSEUDO : Talim ▹ EMPREINTES : 432 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 29/01/2017 ▹ AGE DU PERSO : 43 ▹ LOCALISATION : Arrivé en Février 2018 à Bergen, il a fui l'Allemagne et son passé. Il vit dorénavant avec Remy, une Humaine dont il a fait la connaissance lors de son voyage jusqu'en Norvège. ▹ HUMEUR : Calme et froid.

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Tout au long de ses explications, il l’avait observée. Du coin de l’œil et du nez, en donnant l’air de ne pas le faire ; juste pour savoir, être sûr. Ce qu’il s’apprêtait à faire comportait des enjeux et des risques. Il devait les mesurer. Au fond de lui, une part de son être savait que ce qu’ils allaient faire était interdit, dangereux et qu’il pouvait avoir toute la maîtrise de lui-même qu’il voulait ; les hautes instances ne lui pardonneraient jamais d’avoir sympathisé et révélé sa véritable forme à un membre de l’espèce humaine. Mais au-delà de ça et de tout ce que le Loup pensait de cette dictature du secret complètement archaïque et vouée à l’échec, l’idée que la gamine se lance à corps perdu sans imaginer ce qui pouvait l’attendre derrière la forme Changée de Grim l’amenait à prendre toutes les précautions possibles. Il la sentait interpellée mais attentive à toutes les règles qu’il avait énoncées, toutes les explications données. A croire que Volkson s’était contenté de muter, la marquer puis s’en aller … Encore une attitude dont il ne pensait pas que du bien. Mais fidèle à lui-même, le solitaire était réfléchi et anticipateur. Il avait toujours préféré prévenir que guérir.

Il eut néanmoins ce petit sourire discret et altier lorsque Remy répondit sans hésiter :

▬ On reste et tu me montres. »

Il l’observa une fraction de seconde, déterminée, prête à voir le Loup qui l’avait recueillie sous une toute autre forme et songea qu’ils ne pouvaient plus alors envisager de marche arrière. Grim sortit de la voiture et verrouilla les portières une fois la gamine à l’extérieur elle aussi. Il tourna la tête pour porter son nez face au vent et ferma un instant les yeux pour se concentrer sur les informations qu’il recevait. Il rouvrit les yeux :

▬ Par ici. »

Les guidant hors des sentiers forestiers, le loup chercha la profondeur épaisse et fraîche de la forêt. Sous le couvert des arbres, le soleil et la lumière des nuages perçaient beaucoup moins mais c’était exactement ce qu’ils recherchaient. Du calme et suffisamment d’obscurité. Ils avançaient sans rien se dire, Grim concentré sur les odeurs, les traces au sol. Il ne pouvait prendre le risque d’être trop près des sentiers et tâchait d’éviter les coins où le passage d’un ours ou tout autre animal sauvage pesait encore fraîchement dans l’atmosphère. Ils s’enfoncèrent une bonne heure entre les arbres et les bosquets. Malgré le confort qu’il ressentait à être en pleine forêt, à l’abri, dans le calme et la claire obscurité des arbres, Grim ne perdait pas de vue ni d’attention celle qui l’accompagnait. Lui prêtant ses mains dans les passages étroits ou compliqués, notamment lorsqu’ils longèrent le pied d’une falaise, il prêtait attention à son souffle et le rythme avec lequel elle avançait. Remy n’était pas une flemmarde ni la moins dynamique des gamines de son âge mais elle n’était pas marathonienne dans l’âme non plus et les excursions de Grim en forêt ne ressemblaient guère à autre chose qu’à cela. Il allait là où personne ne marchait, là où les animaux seuls passaient.

Au bout d’une heure et demie de marche, il estima être suffisamment loin de tout pour être en sûreté. S’arrêtant, il lança un regard circulaire autour de lui et repéra quelques buissons plus épais autour d’un amas de rochers à peine plus hauts que Remy. Les désignant du doigt, il se tourna vers elle :

▬ Je vais aller par là. Attends-moi ici. Je viendrai vers toi quand ce sera bon. »

S’apprêtant à y aller, il se retourna au bout de quelques pas et regardant un instant le sol, crut bon d’ajouter :

▬ Ne me rejoins pas tant que ce n’est pas terminé. »

Inutile de lui faire un dessin, si Vanya s’était transformé juste sous son nez, elle savait qu’ils leur fallait être complètement nus pour Changer et si impudique était-il face au reste du monde, concernant la gamine ; il avait quelques réserves de décence et de civilité.
Arrivé derrière les rochers, il commença à se déshabiller.

Etait-ce par égard pour les oreilles attentives de Remy qu’il ne fit pratiquement pas le moindre bruit et ne laissa échapper qu’un discret grognement gémissant lorsque la transformation débuta puis plus rien ? Il lui épargna en tout cas le spectacle sans doute horrible pour un regard externe de ce qu’un corps humain se déchirant, se brisant et mutant pour se changer en celui d’un loup pouvait donner. Une fois transformé, à son habitude et probablement à celle de nombreux loups, il s’ébroua, cligna plusieurs fois des yeux afin d’adapter vue, ouïe et odorat puis lâcha un long bâillement afin de détendre ses mâchoires. Il leva ensuite le nez pour humer l’air autour de lui. Pour la sentir avant de la voir.

Son odeur était différente sous forme de loup. Plus nuancée. Il la percevait mieux qu’avec ses maigres nerfs olfactifs d’humain. Elle sentait néanmoins toujours aussi bon. Un mélange du gâteau à la cannelle qu’elle avait dévoré avant son arrivée, du shampoing aux fleurs qu’elle utilisait pour ses cheveux et de celle plus particulière de sa peau sur laquelle se mélangeaient les notes acidulées du citron à celles plus douces des fleurs blanches qu’on trouve en France au printemps. Astucieux mélange des senteurs qui ne se résumaient pas au simple choix d’un savon au supermarché. La Nature lui avait offert un don en lui conférant cet odorat, un don dont il s’imprégnait à chaque instant pour se ravir et s’émerveiller l’esprit.

Laissant finalement de côté sa découverte olfactive de la gamine, le loup décida de s’avancer. Elle risquait de s’impatienter et bien qu’il soit certain qu’elle ne chercherait pas à désobéir et le surprendre, il préféra ne pas tarder à se montrer. Contournant les roches par le même côté, il marcha à pas lents et calculés. Lorsqu’entra Remy dans son champ de vision, il s’arrêta et la regarda. Elle ne faisait pas un geste mais son regard était fixé sur lui. Voyant qu’elle ne bougeait pas, ne courait pas, ne lui sautait pas dessus, il avança encore. Malgré sa taille impressionnante, son museau était à hauteur de la taille de Remy et il le maintenait à cette hauteur, progressant de ce pas toujours mesuré qui aurait pu s’apparenter à ce que d’aucuns appelaient le pas du loup. Il ne s’apprêtait néanmoins pas à lui sauter à la gorge, prenant juste une précaution nécessaire aux éventuelles réactions de la petite. Arrivé à trois mètres d’elle, il s’arrêta et redressa doucement la tête pour plonger entièrement son regard dans celui de Remy. Incertain de sa réaction, il préféra ne pas s’asseoir pour le moment. Ses yeux droits dans les siens, il attendit. Patient. La réaction.
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I don't wanna get caught up in the rhythm of it, but I can't help myself ▬ Grim

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