“Round and Round” – Edwina S. Svanhildesen
EVENTS EN COURS

Aucun pour le moment.

LES ANIMATIONS RP

- La loterie rp, ici.
- La recherche de rp, ici.
- L'intervention inrp des chasseurs, ici.
- Les rumeurs inrp, ici.

SCÉNARIOS DE NOS MEMBRES

- bêta de la meute brune ici.
- petite soeur portée disparue ici.
- bêta de la meute rousse ici.
- le jouet humain d'une louve ici.


Laisse ton avis dans ce sujet.

TOP PARTENAIRES


VOTE POUR LE FORUM




 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue sur ESPRIT SAUVAGE !
Sur le forum vous pourrez incarner un loup ou un humain.
On espère que vous trouverez votre bonheur, n'hésitez pas à fouiller les pvs, scénarios et les pré-liens
N'oubliez pas que vous avez deux semaines pour faire votre fiche
Pensez à voter pour nous, dans ce sujet et à promouvoir notre forum sur Bazzart, PRD et OMR :coeur2:
Nous manquons de loups américains ! I love you
N'hésitez pas à les tenter

Partagez | 
 

 “Round and Round” – Edwina S. Svanhildesen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Jeu 26 Juil - 22:20


Meute Brune

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 664 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 31 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



"Round & Round"
@Edwina S. Svanhildesen & Raphaël Tveit


13 septembre 2004 – 5h

Les journées en Norvège étaient toujours un peu les mêmes quand on était étudiants, avec les mêmes rituels matinaux qui se répétaient inlassablement, bien que certains eussent plus de chance que d'autres dans leur ennui perpétuel. Pour ma part, j'avais pris l'habitude de me lever le plus tôt possible. Pas parce que j'aimais arriver le premier devant les grilles du lycée, mais parce que les habitudes avaient la vie dure. Andreas avait quitté ce monde depuis plus de deux ans et son ombre planait encore au-dessus de ma tête, foutue menace dont je ne parviendrais probablement jamais à me débarrasser. Quand il était encore de ce monde, j'avais pris la sale habitude de me lever avant lui, chaque matin, espérant ainsi ne pas avoir à subir son courroux. Mon « grand-père » avait le chic pour se trouver des excuses, lorsque Violence se mêlait à son âme, et la meilleure de ses excuses concernait mon inutilité, ma foutue faiblesse. Muter à onze piges pour la première fois... il n'y avait qu'aux faibles que cela arrivait. Pas vrai ? Avec un haussement d'épaules, je rejetai la pensée dans un coin obscur de mon esprit et me contentai de déambuler dans le manoir des bruns avec aisance, en direction de la salle d'eau. Je ne voulais pas réveiller l'un de mes compagnons de meute. Je ne tenais pas à me faire remarquer. Les bruns avaient eu la bonté de me recueillir après la mort d'Andreas, sans jamais s'interroger sur l'odeur de mort que je portais sur moi. J'avais rendu service, j'avais fait ce qu'il fallait faire. J'avais sauvé Andreas d'une mort bien plus cruelle. À l'époque, je n'avais que quinze ans. Difficile, alors, que d'imaginer qu'un gamin eût pu ôter froidement la vie de l'un des leurs. Je devais dire la vérité lorsque j'affirmais que le piège à loup ne m'avait pas laissé le temps de le sauver, puisque le chasseur était déjà presque sur nous. Cette nuit-là. Avec un léger soupir, je poussai la porte de la salle d'eau et m'y glissai.

13 septembre 2004 – 6h55

Dix-sept ans. Il paraît que c'est l'âge le plus bête, chez les garçons. Ce n'est pas moi qui irai prétendre le contraire. Bien que j'affectionnasse déjà les costumes chics, à cet âge-là, que je m'offrais grâce à l'héritage de mon « papy », je n'en étais pas moins con qu'un autre, voire plus. Surtout lorsque la testostérone y allait de son grain de sel. Rien d'étonnant, alors, à ce qu'un curieux aurait pu voir ce matin-là, s'il avait eu l'intelligence de venir aussi tôt que moi au lycée. Les grilles étaient pourtant encore fermées, à cette heure matinale, mais cela ne m'avait pas empêché de les escalader après avoir balancé un sac poubelle plein à craquer par-dessus. Avec un bruit sourd, j'atterris à côté du sac en question et le récupérai. Puis je filai aussi rapidement que possible en direction des casiers. Ça n'était pas la première fois que je préparais ce genre de blague débile. Après tout ce temps, j'oserais même dire que la blondasse devait s'y être habituée. Mais ça me faisait toujours autant marrer que de voir son air dépité lorsqu'elle s'en apercevait, sans savoir qui s'amusait à ses dépens d'elle. Souvent, elle accusait Leif Helström. Je n'avais jamais compris pour quelle raison avant de découvrir par moi-même le comportement écervelé du garçon. J'avais tellement l'habitude de ce méfait que débloquer le verrou de son casier ne me prit pas plus de trente secondes. Sans perdre de temps, je vidai le contenu de mon sac poubelle dedans en prenant bien soin de ne pas en mettre sur moi par inadvertance. Rapidement, le casier d'Edwina Svanhildesen ressembla à une décharge à fumier... quant à moi, je quittai aussi vite que possible les locaux et allai me caler contre l'arrêt de bus du quartier. Comme d'habitude, j'y retrouverais le fils Myklebust et, comme d'habitude, nous ricanerions ensemble de ma dernière invention pour emmerder la blondasse.

13 septembre 2004 – 8h

Myklebust n'avait rien à voir avec moi. En fait, quand on nous croisait dans la rue, on avait même tendance à se demander ce que foutait un gamin aussi propre sur lui – moi – avec un gosse d'aussi mauvaise « influence » – lui. Myklebust, c'était plutôt blouson en cuir, jean troué, chaussures à clou, etc. Rien à voir avec l'élève sage toujours impeccablement habillé. Pourtant, sans avoir forcément besoin de beaucoup parler, nous nous entendions parfaitement bien. Il émanait de Myklebust une aura aussi brisée que la mienne, et c'était très certainement « ça » qui nous avait autant rapprochés, et aussi vite. L’œil avisé alors que nous préparions nos affaires pour le premier cours de la matinée – j'avais cours d'anglais, et j'avais surtout le déplaisir de partager cette classe avec Svanhildesen –, je finis par frapper du coude mon camarade lorsque cette dernière fit son entrée dans le couloir des casiers. Je lui adressai un clin d’œil complice et, comme moi, il se mit à surveiller discrètement la blondasse.


I just don't want to die without a few scars
Revenir en haut Aller en bas
Dim 29 Juil - 10:42


Solitaires Américains

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Ester L. Braaten, Vyranui Wahlberg, Torvald Marklund, Kayla Atkins, Thaïs Graña ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ▹ EMPREINTES : 3088 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 20/09/2014 ▹ AGE DU PERSO : 28 ▹ LOCALISATION : Perdue dans la neige norvégienne, quelque part dans la nature ou alors entre les feuilles d'un vieux livre poussièreux ou encore, entre deux étagères de la biliothèque, si ce n'est pas au fond de son lit. ▹ HUMEUR : Mordante mais pourtant la blonde sait restée polie avec ses interlocuteurs, enfin la plupart du temps, excepté une semaine par mois et bien sûr une semaine avant la pleine lune. Oh, également excepté les mercredis. Et les jours sans chocolat. Jamais en fait, ou rarement plutôt.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: un livre aux pages cornées, une petite dague et un stick à lèvres, le tout dans ma besace préférée



Les études ne passionnaient pas des masses Edwina. Oh bien sûr, elle n’avait absolument rien contre – elle comprenait parfaitement qu’elle ne pouvait pas passer sa vie à vivre sur l’héritage de sa famille, mais elle n’en était pas non plus raide dingue comme pouvaient l’être certains étudiants. C’étaient de bons moments, où elle prenait plaisir à apprendre de nouvelles choses, sans pour autant se lasser. Après, elle ne voulait pas non plus passer sa vie sur un banc – certainement pas. Elle avait donc choisi une filière qui l’intéressait et qui lui semblait bien moins barbante que le reste, les langues et les sciences sociales. Ces dernières lui permettaient de profiter de son quotidien, d’apprendre de tout, de s’ouvrir à la culture étrangère et en plus, de tomber sur de charmants humains qu’elle se plaisait à séduire. L’avantage également d’être étudiante, c’est qu’elle pouvait profiter de la vie comme bon lui semblait. Les soirées se faisaient régulièrement, que ce soit aux côtés de son ami Nicholas, ou de ses amis plus humains, parfois aux côtés de Leif – quand il n’était pas trop chiant.
Le seul problème, c’est que les études n’étaient pas toujours un moment de plaisir. Comme en cet instant, alors qu’elle s’approchait de son casier et que l’odeur nauséabonde des poubelles emplissaient ses narines. La foule avait beau être présente et les parfums, ainsi que la sueur des étudiants avaient le chic de diminuer l’odeur, mais elle restait toujours prenante pour ses narines hypersensibles. Ainsi, avec délicatesse, elle ouvrit son casier – d’où venait clairement l’odeur – tout en se tenant le plus éloigné de ce dernier. Elle n’avait aucunement envie que quelque chose lui tombe dessus. C’est à l’instant où les détritus tombèrent devant elle, qu’elle se félicita d’avoir suivi son nez. Elle soupira, claqua la porte de son casier et se dirigea en cours. Cette fois-ci, ça se fera sans prise de notes, ce n’est pas comme si ses enseignants n’y étaient pas habitués après tout.

Elle passa devant Tveit et Myklebust, leur lançant un regard de feu, sans pour autant ne leur faire de remarques. Ils avaient – pour le moment en tout cas – eu la décence de ne rien dire. Elle allait trouver la tête de Leif et la lui arracher. Il avait beau être son cousin, ses vannes à la con commençaient réellement à lui taper sur les nerfs. C’est sur ces bonnes paroles, qu’elle se dirigea vers son cours d’anglais. Bien qu’elle ne soit pas excellente en langues – disons qu’elle se débrouillait facilement et ne cherchait pas à exceller, elle trouvait le cours particulièrement intéressant. L’enseignante était sympathique, drôle et avait un véritable accent britannique qu’elle trouvait charmant. C’était également un cours qu’elle partageait avec quelques membres de l’équipe de hockey de l’établissement, chose qu’elle appréciait. C’est d’ailleurs souvent qu’elle profitait du cours pour leur faire des avances, mais en anglais ! Elle trouvait ça extrêmement drôle, malgré la présence de Tveit et Myklebust qui trouvaient toujours un moyen de l’ennuyer durant ces derniers. Elle s’installa à un pupitre, répondit au sms de Nicholas et entreprit de discuter avec son voisin – charmant, avant que le cours ne commence.


But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer — .
nous ne resterons pas assis
sur le brasier fumant
de notre défaite.
La reconquête n'est qu'à
quelques pas.
Revenir en haut Aller en bas
Mar 31 Juil - 18:46


Meute Brune

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 664 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 31 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



"Round & Round"
@Edwina S. Svanhildesen & Raphaël Tveit


13 septembre 2004 – 8h05

Il y avait des jours où je regrettais franchement nos capacités, à nous, les loups. Même si ma « plaisanterie » restait drôle par principe, elle se teinta en revanche d'une pointe d'amertume lorsque la blondasse ouvrit son casier de façon à s'épargner l'avalanche de fumier sur sa tronche. C'était prévisible, évidemment, mais cela n'enlevait rien à mon regret de ne pas assister à son humiliation absolue. Tout à mes réflexions, je n'avais pas tout de suite réalisé que Myklebust était hilare, au point de s'en mordre le poing afin de ne pas laisser entendre son rire bruyant. J'esquissai un léger sourire complice avant de lui enfoncer violemment le coude dans le sternum pour le rappeler à l'ordre. Je me fichais pas mal du fait qu'il fût un Myklebust : il ne m'effrayait pas ; néanmoins, je trouvais qu'il était inutile d'attirer l'attention sur nous ! Qu'Edwina fût persuadée que Leif était derrière ces blagues de très mauvais goût m'arrangeait plutôt pas mal ! Myklebust l'ignorait. En fait, tout le monde, à Bergen, l'ignorait. Mais il nous arrivait de nous fréquenter, Edwina et moi. Et, pour une raison que je ne m'expliquais pas, j'appréciais les moments que nous partagions. Certes, la blondasse était parfois insipide – trop naïve, trop stupide, trop malléable, trop sûre de ses charmes (en tout cas, ceux qui semblaient marcher sur les autres hommes que moi), trop maladroite, trop sentimentale. Trop ! –, mais elle avait le mérite de me divertir suffisamment pour que j'oubliasse mes problèmes. Je ne saurais vraiment dire si nous avions honte de nous parler, ou si cela nous arrangeait de ne pas avoir à l'avouer à nos proches. À vrai dire, nous ne fréquentions pas du tout les mêmes personnes... Si j'étais du genre à traîner avec les Noirs, voire avec les Argents, elle était plutôt du genre à se rabattre sur les roux. Et les Bruns. Si je me fichais plutôt pas mal qu'elle fréquentât les Bruns – on parlait après tout de ma propre meute, et j'en étais fier –, j'avais en revanche bien plus de mal à supporter les Roux. Ceci dit, étant donné la façon dont Myklebust pouvait parfois parler d'elle – ou des siens –, je ne pouvais pas lui en vouloir d'être distante au lycée. Lorsqu'elle passa devant nous, je détournai les yeux. Je n'avais pas envie d'être repris sur le fait de l'avoir longuement fixée, surtout pas par Myklebust. Encore moins par elle.

— Hé, Svanhildesen, c'est moi ou il y a comme une odeur dégueulasse autour de toi ?! Tu as réussi à retrouver ta vraie famille ? Tu sais... les rats d'égout... ! claironna fièrement l'aîné Myklebust.

J'écarquillai les yeux, pris au dépourvu. C'était la première fois qu'il ne se contentait pas seulement de ricaner après une de mes – nombreuses – conneries et qu'il l'attaquait directement. Mal à l'aise, je déglutis difficilement et tentai d'attraper son bras pour le forcer à me suivre vers la salle de classe, tête baissée. En vain. Mon « ami » se dégagea de ma prise en fronçant les sourcils et s'approcha plutôt de Svanhildesen d'un pas conquérant. Je levai les yeux au plafond en soufflant, exaspéré. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même, je le savais. C'était sûrement ce qui me gonflait le plus.

— C'est bon Myklebust, fais pas le gamin. On va être en retard le jour du contrôle.

Contrôle imaginaire.

J'espérais que ma diversion suffirait pour qu'il lâchât Edwina.

— Contrôle ?! T'es sérieux?!

Je retins un soupir soulagé.

— Ouais. Elle l'a annoncé à la fin d'un cours il y a deux semaines. T'avais oublié ?

Il ne répondit même pas et se tira illico-presto du bahut. Typiquement Myklebust. Mieux valait pour lui se faire lyncher pour une absence non justifiée en classe plutôt que pour une mauvaise note. J'aurais dû éprouver un peu de remord, de lui avoir joué ce mauvais tour, mais je n'aurais franchement pas apprécié que, dans l'excitation du moment, il laissât échapper que j'étais le seul et unique responsable des nombreuses détériorations de son casier.

— Hum ! Je m'excuse pour lui, marmonnai-je en m'éloignant déjà. Il est un peu con mais pas méchant quand on le connaît. Pas autant qu'il veut le faire croire, en tout cas.

Je ne lui laissai pas le temps de répondre. Je m'éclipsai à travers la foule de lycéens qui se pressaient jusqu'à leur salle. De toute façon, nous nous reverrions en classe. Comme d'habitude, je m’assiérais au fond et me ferais le plus discret possible. J'avais beau exceller – comme dans à peu près toutes les matières –, j'avais pourtant horreur de me faire remarquer. Je travaillais donc en silence dans toutes les matières, et tous les professeurs regrettaient mon manque de participation en classe, car : « je ne laissais pas mes camarades bénéficier de mes talents ». Quand Edwina pénétra à son tour dans la classe, je la suivis discrètement des yeux. Elle s'assit aux côtés d'un gars – banal à en pleurer – et discuta joyeusement avec en attendant le début du cours. Comment pouvait-elle s'intéresser à ce point aux humains ? Ils étaient pourtant insignifiants, non ? Je reportai mon attention sur l'enseignante, parfaitement conscient qu'elle attendait patiemment que le silence se fît dans la classe pour débuter le cours.


I just don't want to die without a few scars
Revenir en haut Aller en bas
Mer 1 Aoû - 18:21


Solitaires Américains

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Ester L. Braaten, Vyranui Wahlberg, Torvald Marklund, Kayla Atkins, Thaïs Graña ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ▹ EMPREINTES : 3088 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 20/09/2014 ▹ AGE DU PERSO : 28 ▹ LOCALISATION : Perdue dans la neige norvégienne, quelque part dans la nature ou alors entre les feuilles d'un vieux livre poussièreux ou encore, entre deux étagères de la biliothèque, si ce n'est pas au fond de son lit. ▹ HUMEUR : Mordante mais pourtant la blonde sait restée polie avec ses interlocuteurs, enfin la plupart du temps, excepté une semaine par mois et bien sûr une semaine avant la pleine lune. Oh, également excepté les mercredis. Et les jours sans chocolat. Jamais en fait, ou rarement plutôt.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: un livre aux pages cornées, une petite dague et un stick à lèvres, le tout dans ma besace préférée



Les étudiants étaient toujours très stupides. Et de façon surprenante, indépendamment de leur nature réelle. Loups ou humains, les deux pouvaient se montrer particulièrement cons. Surtout quand ils fréquentaient les meutes argentée ou noire, et alors ça s’aggravait quand ils portaient le nom de Sorensen ou de Myklebust. Autant dire qu’il y avait des catégories de personnes qu’Edwina évitaient et, clairement, celles-ci en faisaient partie. A la réflexion de Myklebust, elle roula des yeux, passablement habituée à un tel comportement. Ce qu’elle ne comprit pas, par contre, ce fut le comportement de Tveit. Une fois que le noir partit et que Tveit s’excusa pour lui – mais pour quelle étrange raison ? Comme diraient les américains « what the fuck ? » - elle resta quelques instants sur le cul, avant d’aller en cours.

Oh, bien sûr, elle discuta avec le charmant jeune homme qui n’était pas loin de son pupitre, avant de sagement, se taire, le temps effectivement, que le cours débute. Edwina était connue pour ses égards de comportement, qu’on lui pardonnait, du fait de ses excellents résultats. Certes, elle n’était pas l’élève modèle, préférant clairement s’amuser, profiter de la vie – elle n’en avait qu’une après tout – plutôt que de suivre à la lettre ses cours. Sauf que, fille Svanhildesen, elle ne pouvait pour autant pas se permettre d’avoir des notes mauvaises, ou des heures de colle (bon ça par contre, ses parents avaient vite arrêté de lui demander de se tenir tranquille, ça ne durait jamais). Du coup, elle se débrouillait toujours pour s’en sortir au niveau scolaire. Pas qu’elle y attache une importance particulière – elle n’avait jamais voulu devenir riche ou gagner plus d’argent que ses parents, souhaitant simplement s’entourer de calme et de livres pendant toute sa vie – mais parce que pour ses parents, c’était important. En tant que louve blonde, la famille était primordiale, alors elle respectait leurs exigences. Oui, certes, les retenues, les heures de colles et les punitions faisaient aussi parties de son quotidien, sauf qu’elle restait une louve blonde au sang chaud, il ne fallait pas non plus lui demander de retenir son caractère, sa façon d’être.
Alors que le cours avait commencé et que, comme à son habitude, Edwina écoutait d’une oreille – les avantages lupins étaient incontestables de ce côté là – elle arracha discrètement une feuille d’un cahier qui n’était pas le sien (qu’elle rendit ensuite), emprunta un stylo à son voisin (avec un petit sourire coquin en plus) et rédigea un petit mot à l’attention de Raphaël Tveit. « Alors Tveit, depuis quand on prend les femmes pour des incapables de se défendre ? » Elle en fit une petite boulette, qu’elle jeta avec une précision certaine sur le pupitre du brun. Et le tout, évidemment, avec une discrétion lupine toute utile. Comme quoi, aller en cours en étant une louve avait de gros – très gros – avantages. Comme écouter les potins et ragots de Ajla, au fond de la classe, qui – malgré toute sa volonté – ne faisait preuve d’aucune discrétion. C’est dire que ses « chuchotements » apparaissaient aux oreilles d’Edwina comme des paroles prononcées à voix haute. Autant dire qu’elle en profitait pleinement.


But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer — .
nous ne resterons pas assis
sur le brasier fumant
de notre défaite.
La reconquête n'est qu'à
quelques pas.
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 9 Aoû - 15:55


Meute Brune

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 664 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 31 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



"Round & Round"
@Edwina S. Svanhildesen & Raphaël Tveit


13 septembre 2004 – 8h10

D'un œil curieux, j'observais notre professeur d'anglais. D'un âge assez jeune, peut-être la trentaine, j'admirais sa capacité à se tenir silencieuse jusqu'à ce que la classe daignât s'intéresser à elle. Elle n'était pas de ces professeurs qui éprouvaient le besoin de hurler pour se faire écouter, si bien que les rares fois où elle craquait, ça n'était jamais pour rien. Les élèves la respectaient-ils pour ça ? Ou bien pour la qualité de ses cours ? Pour ma part, j'avouais volontiers que c'était un peu pour les deux raisons. Je ne crois pas que j'aurais pu me montrer aussi patient qu'elle l'était, certainement pas. Sans surprise, sans qu'elle n'eût besoin de se faire entendre, mes camarades se turent l'un après l'autre, certains rappelant à l'ordre leur voisin-e quand ils s'apercevaient que Mrs. Johnson attendait depuis suffisamment longtemps pour tapoter le sol du pied, manifestant ainsi le réveil lent de son impatience. Puis, quand elle put enfin s'exprimer sans crier, elle nous souhaita à tous le bonjour d'une voix réjouie. Nous lui répondîmes d'une seule voix et le cours put commencer.

Avais-je été le seul à écouter sans vergogne les potins de mes camarades ? J'en doutais fortement. Edwina paraissait trop bien informée des travers sentimentaux des uns et des autres, en général, pour ne pas être aussi impolie que je l'étais moi-même. Notre différence ? Elle ne s'en cachait pas, alors que je me gardais bien de montrer mes connaissances. Il m'avait enseigné que ce que les autres ignoraient à mon sujet serait un jour une grande force. À exploiter pour m'élever. Et pour le bien commun. D'une main distraite, j'attrapai les polycopiés distribués par Mrs. Johnson. Il s'agissait d'un article relativement long, apparemment tiré du célèbre journal, le New-York Times. L'article datait de janvier dernier. Il était accompagné d'une série de questions de compréhension de langue et de réflexion. En somme, d'une simplicité enfantine. Je n'attendis pas que Mrs. Johnson nous demanda de répondre aux questions, je me lançai de suite dans la lecture du sujet. Article politique, on y expliquait que le Gouverneur du New Jersey, James E. McGreevey, était au cœur d'une triple polémique. Trois de ses amis et alliés faisaient visiblement l'objet d'enquêtes, ce qui risquait de nuire à sa réputation. C'était d'autant plus « intéressant » que l'article avait été publié en pleine campagne pour prétendre à une éventuelle (ré)élection au poste de Gouverneur d'État. D'une main souple, je surlignai les passages intéressants, notai quelques idées de réponses de-ci de-là, sans prêter attention au reste de la classe.

J'aurais certainement pu finir mon travail très tôt, beaucoup trop tôt, si Edwina ne m'avait pas jeté une boulette de papier. Perplexe, j'entrepris d'ouvrir discrètement le « mot » envoyé par la jeune femme tout en veillant à ne pas me faire surprendre par notre professeur. « Alors Tveit, depuis quand on prend les femmes pour des incapables de se défendre ? » Je levai les yeux au ciel. Évidemment, Edwina interprétait les événements de la matinée à sa sauce, sans rien savoir de la vérité. Pouvais-je lui en vouloir alors que c'était tout à fait le genre de sa meute que de sauter aux conclusions ?

— I just gave you documents about United States' politics.  Please, read it and answer the questions from number one to number seven. Silently. You have twenty minutes to do it before we correct it together.

« Ne prends pas tes rêves pour des réalités, Svanhildesen. Je n'ai pas pris ta défense, j'ai seulement servi mes propres intérêts. Aucune envie d'être mêlé à un bain de sang parce que deux imbéciles ont été incapables de ravaler leur fierté. » Je connaissais assez Myklebust pour savoir qu'il aurait été suffisamment loin pour faire disjoncter la blonde. Quitte à s'en prendre à sa famille. Ne pas intervenir, c'était me rendre complice de leur bagarre à venir et finir en retenue. Avec eux. La situation aurait été bien trop inconfortable, aussi bien pour eux que pour moi. Surtout pour moi. Je n'avais jamais été collé et je n'avais pas l'intention de commencer aujourd'hui. Comme ma camarade quelques secondes plus tôt, je roulai le papier en boule et profitai de l'inattention de Mrs. Johnson pour la lui renvoyer.


I just don't want to die without a few scars
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé






Revenir en haut Aller en bas
 

“Round and Round” – Edwina S. Svanhildesen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Former Crack Cocaine User to the Second Round of Haiti’s Fraudulent Election
» 5eme ROUND
» TITAN ROUND II
» Dead Or Alive 5 Last Round
» Lanterne elfique

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Esprit Sauvage ::  :: Quartier Sud-
Sauter vers: