“Round and Round” – Edwina S. Svanhildesen
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 “Round and Round” – Edwina S. Svanhildesen

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Jeu 26 Juil - 22:20


Raphaël Tveit
Meute Brune

Raphaël Tveit


▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda (RIP), Solskinn Forsløve (RIP) ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 826 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 32 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

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"Round & Round"
@Edwina S. Svanhildesen & Raphaël Tveit


13 septembre 2004 – 5h

Les journées en Norvège étaient toujours un peu les mêmes quand on était étudiants, avec les mêmes rituels matinaux qui se répétaient inlassablement, bien que certains eussent plus de chance que d'autres dans leur ennui perpétuel. Pour ma part, j'avais pris l'habitude de me lever le plus tôt possible. Pas parce que j'aimais arriver le premier devant les grilles du lycée, mais parce que les habitudes avaient la vie dure. Andreas avait quitté ce monde depuis plus de deux ans et son ombre planait encore au-dessus de ma tête, foutue menace dont je ne parviendrais probablement jamais à me débarrasser. Quand il était encore de ce monde, j'avais pris la sale habitude de me lever avant lui, chaque matin, espérant ainsi ne pas avoir à subir son courroux. Mon « grand-père » avait le chic pour se trouver des excuses, lorsque Violence se mêlait à son âme, et la meilleure de ses excuses concernait mon inutilité, ma foutue faiblesse. Muter à onze piges pour la première fois... il n'y avait qu'aux faibles que cela arrivait. Pas vrai ? Avec un haussement d'épaules, je rejetai la pensée dans un coin obscur de mon esprit et me contentai de déambuler dans le manoir des bruns avec aisance, en direction de la salle d'eau. Je ne voulais pas réveiller l'un de mes compagnons de meute. Je ne tenais pas à me faire remarquer. Les bruns avaient eu la bonté de me recueillir après la mort d'Andreas, sans jamais s'interroger sur l'odeur de mort que je portais sur moi. J'avais rendu service, j'avais fait ce qu'il fallait faire. J'avais sauvé Andreas d'une mort bien plus cruelle. À l'époque, je n'avais que quinze ans. Difficile, alors, que d'imaginer qu'un gamin eût pu ôter froidement la vie de l'un des leurs. Je devais dire la vérité lorsque j'affirmais que le piège à loup ne m'avait pas laissé le temps de le sauver, puisque le chasseur était déjà presque sur nous. Cette nuit-là. Avec un léger soupir, je poussai la porte de la salle d'eau et m'y glissai.

13 septembre 2004 – 6h55

Dix-sept ans. Il paraît que c'est l'âge le plus bête, chez les garçons. Ce n'est pas moi qui irai prétendre le contraire. Bien que j'affectionnasse déjà les costumes chics, à cet âge-là, que je m'offrais grâce à l'héritage de mon « papy », je n'en étais pas moins con qu'un autre, voire plus. Surtout lorsque la testostérone y allait de son grain de sel. Rien d'étonnant, alors, à ce qu'un curieux aurait pu voir ce matin-là, s'il avait eu l'intelligence de venir aussi tôt que moi au lycée. Les grilles étaient pourtant encore fermées, à cette heure matinale, mais cela ne m'avait pas empêché de les escalader après avoir balancé un sac poubelle plein à craquer par-dessus. Avec un bruit sourd, j'atterris à côté du sac en question et le récupérai. Puis je filai aussi rapidement que possible en direction des casiers. Ça n'était pas la première fois que je préparais ce genre de blague débile. Après tout ce temps, j'oserais même dire que la blondasse devait s'y être habituée. Mais ça me faisait toujours autant marrer que de voir son air dépité lorsqu'elle s'en apercevait, sans savoir qui s'amusait à ses dépens d'elle. Souvent, elle accusait Leif Helström. Je n'avais jamais compris pour quelle raison avant de découvrir par moi-même le comportement écervelé du garçon. J'avais tellement l'habitude de ce méfait que débloquer le verrou de son casier ne me prit pas plus de trente secondes. Sans perdre de temps, je vidai le contenu de mon sac poubelle dedans en prenant bien soin de ne pas en mettre sur moi par inadvertance. Rapidement, le casier d'Edwina Svanhildesen ressembla à une décharge à fumier... quant à moi, je quittai aussi vite que possible les locaux et allai me caler contre l'arrêt de bus du quartier. Comme d'habitude, j'y retrouverais le fils Myklebust et, comme d'habitude, nous ricanerions ensemble de ma dernière invention pour emmerder la blondasse.

13 septembre 2004 – 8h

Myklebust n'avait rien à voir avec moi. En fait, quand on nous croisait dans la rue, on avait même tendance à se demander ce que foutait un gamin aussi propre sur lui – moi – avec un gosse d'aussi mauvaise « influence » – lui. Myklebust, c'était plutôt blouson en cuir, jean troué, chaussures à clou, etc. Rien à voir avec l'élève sage toujours impeccablement habillé. Pourtant, sans avoir forcément besoin de beaucoup parler, nous nous entendions parfaitement bien. Il émanait de Myklebust une aura aussi brisée que la mienne, et c'était très certainement « ça » qui nous avait autant rapprochés, et aussi vite. L’œil avisé alors que nous préparions nos affaires pour le premier cours de la matinée – j'avais cours d'anglais, et j'avais surtout le déplaisir de partager cette classe avec Svanhildesen –, je finis par frapper du coude mon camarade lorsque cette dernière fit son entrée dans le couloir des casiers. Je lui adressai un clin d’œil complice et, comme moi, il se mit à surveiller discrètement la blondasse.


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Edwina S. Svanhildesen
Solitaires Américains

Edwina S. Svanhildesen


▹ MULTICOMPTES : Vyranui Wahlberg, Torvald Marklund, Kayla Atkins. ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ▹ EMPREINTES : 3191 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 20/09/2014 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Perdue dans la neige norvégienne, quelque part dans la nature ou alors entre les feuilles d'un vieux livre poussièreux ou encore, entre deux étagères de la biliothèque, si ce n'est pas au fond de son lit. ▹ HUMEUR : Mordante mais pourtant la blonde sait restée polie avec ses interlocuteurs, enfin la plupart du temps, excepté une semaine par mois et bien sûr une semaine avant la pleine lune. Oh, également excepté les mercredis. Et les jours sans chocolat. Jamais en fait, ou rarement plutôt.

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Les études ne passionnaient pas des masses Edwina. Oh bien sûr, elle n’avait absolument rien contre – elle comprenait parfaitement qu’elle ne pouvait pas passer sa vie à vivre sur l’héritage de sa famille, mais elle n’en était pas non plus raide dingue comme pouvaient l’être certains étudiants. C’étaient de bons moments, où elle prenait plaisir à apprendre de nouvelles choses, sans pour autant se lasser. Après, elle ne voulait pas non plus passer sa vie sur un banc – certainement pas. Elle avait donc choisi une filière qui l’intéressait et qui lui semblait bien moins barbante que le reste, les langues et les sciences sociales. Ces dernières lui permettaient de profiter de son quotidien, d’apprendre de tout, de s’ouvrir à la culture étrangère et en plus, de tomber sur de charmants humains qu’elle se plaisait à séduire. L’avantage également d’être étudiante, c’est qu’elle pouvait profiter de la vie comme bon lui semblait. Les soirées se faisaient régulièrement, que ce soit aux côtés de son ami Nicholas, ou de ses amis plus humains, parfois aux côtés de Leif – quand il n’était pas trop chiant.
Le seul problème, c’est que les études n’étaient pas toujours un moment de plaisir. Comme en cet instant, alors qu’elle s’approchait de son casier et que l’odeur nauséabonde des poubelles emplissaient ses narines. La foule avait beau être présente et les parfums, ainsi que la sueur des étudiants avaient le chic de diminuer l’odeur, mais elle restait toujours prenante pour ses narines hypersensibles. Ainsi, avec délicatesse, elle ouvrit son casier – d’où venait clairement l’odeur – tout en se tenant le plus éloigné de ce dernier. Elle n’avait aucunement envie que quelque chose lui tombe dessus. C’est à l’instant où les détritus tombèrent devant elle, qu’elle se félicita d’avoir suivi son nez. Elle soupira, claqua la porte de son casier et se dirigea en cours. Cette fois-ci, ça se fera sans prise de notes, ce n’est pas comme si ses enseignants n’y étaient pas habitués après tout.

Elle passa devant Tveit et Myklebust, leur lançant un regard de feu, sans pour autant ne leur faire de remarques. Ils avaient – pour le moment en tout cas – eu la décence de ne rien dire. Elle allait trouver la tête de Leif et la lui arracher. Il avait beau être son cousin, ses vannes à la con commençaient réellement à lui taper sur les nerfs. C’est sur ces bonnes paroles, qu’elle se dirigea vers son cours d’anglais. Bien qu’elle ne soit pas excellente en langues – disons qu’elle se débrouillait facilement et ne cherchait pas à exceller, elle trouvait le cours particulièrement intéressant. L’enseignante était sympathique, drôle et avait un véritable accent britannique qu’elle trouvait charmant. C’était également un cours qu’elle partageait avec quelques membres de l’équipe de hockey de l’établissement, chose qu’elle appréciait. C’est d’ailleurs souvent qu’elle profitait du cours pour leur faire des avances, mais en anglais ! Elle trouvait ça extrêmement drôle, malgré la présence de Tveit et Myklebust qui trouvaient toujours un moyen de l’ennuyer durant ces derniers. Elle s’installa à un pupitre, répondit au sms de Nicholas et entreprit de discuter avec son voisin – charmant, avant que le cours ne commence.


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Raphaël Tveit
Meute Brune

Raphaël Tveit


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13 septembre 2004 – 8h05

Il y avait des jours où je regrettais franchement nos capacités, à nous, les loups. Même si ma « plaisanterie » restait drôle par principe, elle se teinta en revanche d'une pointe d'amertume lorsque la blondasse ouvrit son casier de façon à s'épargner l'avalanche de fumier sur sa tronche. C'était prévisible, évidemment, mais cela n'enlevait rien à mon regret de ne pas assister à son humiliation absolue. Tout à mes réflexions, je n'avais pas tout de suite réalisé que Myklebust était hilare, au point de s'en mordre le poing afin de ne pas laisser entendre son rire bruyant. J'esquissai un léger sourire complice avant de lui enfoncer violemment le coude dans le sternum pour le rappeler à l'ordre. Je me fichais pas mal du fait qu'il fût un Myklebust : il ne m'effrayait pas ; néanmoins, je trouvais qu'il était inutile d'attirer l'attention sur nous ! Qu'Edwina fût persuadée que Leif était derrière ces blagues de très mauvais goût m'arrangeait plutôt pas mal ! Myklebust l'ignorait. En fait, tout le monde, à Bergen, l'ignorait. Mais il nous arrivait de nous fréquenter, Edwina et moi. Et, pour une raison que je ne m'expliquais pas, j'appréciais les moments que nous partagions. Certes, la blondasse était parfois insipide – trop naïve, trop stupide, trop malléable, trop sûre de ses charmes (en tout cas, ceux qui semblaient marcher sur les autres hommes que moi), trop maladroite, trop sentimentale. Trop ! –, mais elle avait le mérite de me divertir suffisamment pour que j'oubliasse mes problèmes. Je ne saurais vraiment dire si nous avions honte de nous parler, ou si cela nous arrangeait de ne pas avoir à l'avouer à nos proches. À vrai dire, nous ne fréquentions pas du tout les mêmes personnes... Si j'étais du genre à traîner avec les Noirs, voire avec les Argents, elle était plutôt du genre à se rabattre sur les roux. Et les Bruns. Si je me fichais plutôt pas mal qu'elle fréquentât les Bruns – on parlait après tout de ma propre meute, et j'en étais fier –, j'avais en revanche bien plus de mal à supporter les Roux. Ceci dit, étant donné la façon dont Myklebust pouvait parfois parler d'elle – ou des siens –, je ne pouvais pas lui en vouloir d'être distante au lycée. Lorsqu'elle passa devant nous, je détournai les yeux. Je n'avais pas envie d'être repris sur le fait de l'avoir longuement fixée, surtout pas par Myklebust. Encore moins par elle.

— Hé, Svanhildesen, c'est moi ou il y a comme une odeur dégueulasse autour de toi ?! Tu as réussi à retrouver ta vraie famille ? Tu sais... les rats d'égout... ! claironna fièrement l'aîné Myklebust.

J'écarquillai les yeux, pris au dépourvu. C'était la première fois qu'il ne se contentait pas seulement de ricaner après une de mes – nombreuses – conneries et qu'il l'attaquait directement. Mal à l'aise, je déglutis difficilement et tentai d'attraper son bras pour le forcer à me suivre vers la salle de classe, tête baissée. En vain. Mon « ami » se dégagea de ma prise en fronçant les sourcils et s'approcha plutôt de Svanhildesen d'un pas conquérant. Je levai les yeux au plafond en soufflant, exaspéré. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même, je le savais. C'était sûrement ce qui me gonflait le plus.

— C'est bon Myklebust, fais pas le gamin. On va être en retard le jour du contrôle.

Contrôle imaginaire.

J'espérais que ma diversion suffirait pour qu'il lâchât Edwina.

— Contrôle ?! T'es sérieux?!

Je retins un soupir soulagé.

— Ouais. Elle l'a annoncé à la fin d'un cours il y a deux semaines. T'avais oublié ?

Il ne répondit même pas et se tira illico-presto du bahut. Typiquement Myklebust. Mieux valait pour lui se faire lyncher pour une absence non justifiée en classe plutôt que pour une mauvaise note. J'aurais dû éprouver un peu de remord, de lui avoir joué ce mauvais tour, mais je n'aurais franchement pas apprécié que, dans l'excitation du moment, il laissât échapper que j'étais le seul et unique responsable des nombreuses détériorations de son casier.

— Hum ! Je m'excuse pour lui, marmonnai-je en m'éloignant déjà. Il est un peu con mais pas méchant quand on le connaît. Pas autant qu'il veut le faire croire, en tout cas.

Je ne lui laissai pas le temps de répondre. Je m'éclipsai à travers la foule de lycéens qui se pressaient jusqu'à leur salle. De toute façon, nous nous reverrions en classe. Comme d'habitude, je m’assiérais au fond et me ferais le plus discret possible. J'avais beau exceller – comme dans à peu près toutes les matières –, j'avais pourtant horreur de me faire remarquer. Je travaillais donc en silence dans toutes les matières, et tous les professeurs regrettaient mon manque de participation en classe, car : « je ne laissais pas mes camarades bénéficier de mes talents ». Quand Edwina pénétra à son tour dans la classe, je la suivis discrètement des yeux. Elle s'assit aux côtés d'un gars – banal à en pleurer – et discuta joyeusement avec en attendant le début du cours. Comment pouvait-elle s'intéresser à ce point aux humains ? Ils étaient pourtant insignifiants, non ? Je reportai mon attention sur l'enseignante, parfaitement conscient qu'elle attendait patiemment que le silence se fît dans la classe pour débuter le cours.


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Mer 1 Aoû - 18:21


Edwina S. Svanhildesen
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Les étudiants étaient toujours très stupides. Et de façon surprenante, indépendamment de leur nature réelle. Loups ou humains, les deux pouvaient se montrer particulièrement cons. Surtout quand ils fréquentaient les meutes argentée ou noire, et alors ça s’aggravait quand ils portaient le nom de Sorensen ou de Myklebust. Autant dire qu’il y avait des catégories de personnes qu’Edwina évitaient et, clairement, celles-ci en faisaient partie. A la réflexion de Myklebust, elle roula des yeux, passablement habituée à un tel comportement. Ce qu’elle ne comprit pas, par contre, ce fut le comportement de Tveit. Une fois que le noir partit et que Tveit s’excusa pour lui – mais pour quelle étrange raison ? Comme diraient les américains « what the fuck ? » - elle resta quelques instants sur le cul, avant d’aller en cours.

Oh, bien sûr, elle discuta avec le charmant jeune homme qui n’était pas loin de son pupitre, avant de sagement, se taire, le temps effectivement, que le cours débute. Edwina était connue pour ses égards de comportement, qu’on lui pardonnait, du fait de ses excellents résultats. Certes, elle n’était pas l’élève modèle, préférant clairement s’amuser, profiter de la vie – elle n’en avait qu’une après tout – plutôt que de suivre à la lettre ses cours. Sauf que, fille Svanhildesen, elle ne pouvait pour autant pas se permettre d’avoir des notes mauvaises, ou des heures de colle (bon ça par contre, ses parents avaient vite arrêté de lui demander de se tenir tranquille, ça ne durait jamais). Du coup, elle se débrouillait toujours pour s’en sortir au niveau scolaire. Pas qu’elle y attache une importance particulière – elle n’avait jamais voulu devenir riche ou gagner plus d’argent que ses parents, souhaitant simplement s’entourer de calme et de livres pendant toute sa vie – mais parce que pour ses parents, c’était important. En tant que louve blonde, la famille était primordiale, alors elle respectait leurs exigences. Oui, certes, les retenues, les heures de colles et les punitions faisaient aussi parties de son quotidien, sauf qu’elle restait une louve blonde au sang chaud, il ne fallait pas non plus lui demander de retenir son caractère, sa façon d’être.
Alors que le cours avait commencé et que, comme à son habitude, Edwina écoutait d’une oreille – les avantages lupins étaient incontestables de ce côté là – elle arracha discrètement une feuille d’un cahier qui n’était pas le sien (qu’elle rendit ensuite), emprunta un stylo à son voisin (avec un petit sourire coquin en plus) et rédigea un petit mot à l’attention de Raphaël Tveit. « Alors Tveit, depuis quand on prend les femmes pour des incapables de se défendre ? » Elle en fit une petite boulette, qu’elle jeta avec une précision certaine sur le pupitre du brun. Et le tout, évidemment, avec une discrétion lupine toute utile. Comme quoi, aller en cours en étant une louve avait de gros – très gros – avantages. Comme écouter les potins et ragots de Ajla, au fond de la classe, qui – malgré toute sa volonté – ne faisait preuve d’aucune discrétion. C’est dire que ses « chuchotements » apparaissaient aux oreilles d’Edwina comme des paroles prononcées à voix haute. Autant dire qu’elle en profitait pleinement.


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Jeu 9 Aoû - 15:55


Raphaël Tveit
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13 septembre 2004 – 8h10

D'un œil curieux, j'observais notre professeur d'anglais. D'un âge assez jeune, peut-être la trentaine, j'admirais sa capacité à se tenir silencieuse jusqu'à ce que la classe daignât s'intéresser à elle. Elle n'était pas de ces professeurs qui éprouvaient le besoin de hurler pour se faire écouter, si bien que les rares fois où elle craquait, ça n'était jamais pour rien. Les élèves la respectaient-ils pour ça ? Ou bien pour la qualité de ses cours ? Pour ma part, j'avouais volontiers que c'était un peu pour les deux raisons. Je ne crois pas que j'aurais pu me montrer aussi patient qu'elle l'était, certainement pas. Sans surprise, sans qu'elle n'eût besoin de se faire entendre, mes camarades se turent l'un après l'autre, certains rappelant à l'ordre leur voisin-e quand ils s'apercevaient que Mrs. Johnson attendait depuis suffisamment longtemps pour tapoter le sol du pied, manifestant ainsi le réveil lent de son impatience. Puis, quand elle put enfin s'exprimer sans crier, elle nous souhaita à tous le bonjour d'une voix réjouie. Nous lui répondîmes d'une seule voix et le cours put commencer.

Avais-je été le seul à écouter sans vergogne les potins de mes camarades ? J'en doutais fortement. Edwina paraissait trop bien informée des travers sentimentaux des uns et des autres, en général, pour ne pas être aussi impolie que je l'étais moi-même. Notre différence ? Elle ne s'en cachait pas, alors que je me gardais bien de montrer mes connaissances. Il m'avait enseigné que ce que les autres ignoraient à mon sujet serait un jour une grande force. À exploiter pour m'élever. Et pour le bien commun. D'une main distraite, j'attrapai les polycopiés distribués par Mrs. Johnson. Il s'agissait d'un article relativement long, apparemment tiré du célèbre journal, le New-York Times. L'article datait de janvier dernier. Il était accompagné d'une série de questions de compréhension de langue et de réflexion. En somme, d'une simplicité enfantine. Je n'attendis pas que Mrs. Johnson nous demanda de répondre aux questions, je me lançai de suite dans la lecture du sujet. Article politique, on y expliquait que le Gouverneur du New Jersey, James E. McGreevey, était au cœur d'une triple polémique. Trois de ses amis et alliés faisaient visiblement l'objet d'enquêtes, ce qui risquait de nuire à sa réputation. C'était d'autant plus « intéressant » que l'article avait été publié en pleine campagne pour prétendre à une éventuelle (ré)élection au poste de Gouverneur d'État. D'une main souple, je surlignai les passages intéressants, notai quelques idées de réponses de-ci de-là, sans prêter attention au reste de la classe.

J'aurais certainement pu finir mon travail très tôt, beaucoup trop tôt, si Edwina ne m'avait pas jeté une boulette de papier. Perplexe, j'entrepris d'ouvrir discrètement le « mot » envoyé par la jeune femme tout en veillant à ne pas me faire surprendre par notre professeur. « Alors Tveit, depuis quand on prend les femmes pour des incapables de se défendre ? » Je levai les yeux au ciel. Évidemment, Edwina interprétait les événements de la matinée à sa sauce, sans rien savoir de la vérité. Pouvais-je lui en vouloir alors que c'était tout à fait le genre de sa meute que de sauter aux conclusions ?

— I just gave you documents about United States' politics.  Please, read it and answer the questions from number one to number seven. Silently. You have twenty minutes to do it before we correct it together.

« Ne prends pas tes rêves pour des réalités, Svanhildesen. Je n'ai pas pris ta défense, j'ai seulement servi mes propres intérêts. Aucune envie d'être mêlé à un bain de sang parce que deux imbéciles ont été incapables de ravaler leur fierté. » Je connaissais assez Myklebust pour savoir qu'il aurait été suffisamment loin pour faire disjoncter la blonde. Quitte à s'en prendre à sa famille. Ne pas intervenir, c'était me rendre complice de leur bagarre à venir et finir en retenue. Avec eux. La situation aurait été bien trop inconfortable, aussi bien pour eux que pour moi. Surtout pour moi. Je n'avais jamais été collé et je n'avais pas l'intention de commencer aujourd'hui. Comme ma camarade quelques secondes plus tôt, je roulai le papier en boule et profitai de l'inattention de Mrs. Johnson pour la lui renvoyer.


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Dim 2 Sep - 10:15


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L’anglais était une matière assez tranquille pour Edwina. Oh, elle aimait bien les cours, comme elle appréciait l’enseignante et son autorité naturelle, mais travailler n’avait jamais été dans les idées de la jeune femme. Ses parents avaient toujours été clairs à ce sujet : ses résultats devaient être excellents, le reste, ils s’en fichaient. Douée d’une facilité de travail, qu’il s’agisse des matières littéraires ou scientifiques (bien qu’elle appréciât beaucoup moins ces dernières), Edwina s’en sortait sans trop travailler. Il fallait pour autant avouer qu’elle avait besoin de plus travailler dans les matières scientifiques, ce qui n’était pas du tout le cas pour les matières littéraires, qu’elle comprenait de façon intuitive. Ainsi, les cours d’anglais – comme tous les autres globalement – se passaient à discuter avec ses voisins, à échanger des petits mots, le tout dans une grande discrétion, pour déranger le moins possible. A la différence des humains, elle ne voyait pas pourquoi elle devrait déranger les bosseurs, ceux qui voulaient réellement se concentrer. Elle profitait de l’inattention de certains – bien sûr – mais dans le respect des autres. Ainsi, ses relations avec les enseignants étaient, dans la majorité des cas, respectueuse. Ils comprenaient sa façon de faire, sa situation et ne l’embêtaient pas. Oh bien sûr, il y avait quelques enseignants qui ne cessaient pas de l’embêter et de la chercher, sans doute cruellement en manque de reconnaissance et d’autorité, mais sa connaissance de ses cours et ses réponses intelligentes les rendaient généralement plus stupides dans leur comportement. De toute façon, Edwina s’en fichait éperdument, son dossier était clean, ses notes excellentes, et elle profitait de sa scolarité.

Il y avait, parfois, de légers nuages à ce tableau. Comme quand Leif, comme ce matin, faisait n’importe quoi avec son casier. Ou que Tveit se prenait pour son éternel défenseur. Ca, c’était pas vraiment les jours qu’elle préférait. Mais elle faisait avec. Écoutant la consigne de l’enseignante, Edwina réalisa en quelques instants la commande, le temps suffisant à Raphaël de lui répondre et de lui renvoyer la boulette de papier. Attrapant son stylo, elle se mit à écrire, surprise une fois encore par la stupidité du brun. « T’es devenu humain toi ? Depuis quand les louves rêvent de se faire défendre par des mecs ? » Laissa-t-elle sa plume écrire. « Et puis, entre nous, j’fais qu’une bouchée de ce débile de Myklebust, alors j’te rassure, il n’y aura aucun bain de sang. » Edwina était plus sanguine qu’autre chose et bien que douée au combat – merci les bagarres incessantes dans la meute blonde, elle savait pour autant qu’elle ne faisait pas le poids face à un fils Myklebust. En tout cas, pas face à un fils intelligent qui usait des préceptes noirs et horribles de la famille. Celui-ci, par contre, débile comme il l’était, elle savait qu’elle avait une chance. Avant de se faire tuer, mais ça, elle n’allait certainement pas le reconnaître et encore moins à ce stupide Tveit qui se prenait pour un prince, défenseur des demoiselles en détresse. C’est d’ailleurs ce comportement qui l’énervait plus qu’autre chose. Elle était suffisamment grande pour se défendre et si elle jugeait qu’un bain de sang était nécessaire, d’où se permettait-il d’intervenir ? Elle n’avait qu’une envie, qu’ils règlent ça de façon lupine et qu’elle lui mette une bonne mandale. Evidemment, en pleine heure de cours, c’était légèrement compliqué. Elle se doutait bien que se transformer en loup ne plairait pas à tout le monde. Enfin, sauf la partie où elle était nue, évidemment.


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Raphaël Tveit
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13 septembre 2004 – 8h25

L'attention de nouveau focalisée sur mon devoir d'anglais – que je comptais finir intégralement, tout de suite, de manière à être tranquille et m'épargner ainsi quelques minutes supplémentaires à travailler chez moi –, je crus que Svanhildesen se contenterait de mon explication. Quel naïf ! Je n'étais tellement pas friand des échanges sans fin entre élèves, pendant un cours, que je faillis laisser échapper un soupir exaspéré en recevant la réponse de la blonde. Se rendait-elle compte de sa bêtise, au moins ? Ou était-elle justement trop blonde pour la réaliser ? Un simple casier pourri avait tout de même suffi à lancer un règlement de compte entre elle et moi. Sans rire. Si j'avais su, j'aurais plutôt utilisé mon don pour disparaître et les laisser se démerder seuls en retenue – Myklebust n'aurait tout de même pas été assez fourbe pour me balancer, après tout. Si ? Ceci dit, même maintenant, je savais que je n'aurais jamais agi ainsi : il était hors de question que des gamineries dont j'étais à l'origine – il fallait bien le reconnaître – nuisissent aux efforts que j'avais fournis jusque-là pour dissimuler mes réelles capacités. Un jeune brun maîtrisant déjà – un peu trop bien – le don de meute aurait parfaitement pu assassiner Andreas de sang-froid, pour x ou y raison. C'était donc mieux ainsi : je préférais de loin passer pour un loup moyen bien que doué en cours, plutôt que pour un loup plus que capable.

Tout vient à point à qui sait attendre, après tout.

Las, j'adressai un regard ennuyé à ma camarade. Puis, d'une main des plus indifférentes, je repoussai sa boulette sous ma trousse pour me concentrer sur le document distribué. Il n'était pas question que Svanhildesen me fît perdre du temps : je ne tenais pas à passer ma soirée à faire ce que je pouvais largement faire tout de suite. Je m'efforçai donc de terminer de répondre à toutes les questions posées par le dossier distribué avant, enfin, de daigner m'intéresser au petit mot de cette très chère Blondinympho. « T'es devenu humain toi ? Depuis quand les louves rêvent de se faire défendre par des mecs ? Et puis, entre nous, j'fais qu'une bouchée de ce débile de Myklebust, alors j'te rassure, il n'y aura aucun bain de sang. » Je levai les yeux au ciel devant la bêtise de la donzelle. Mais quelle arrogance... J'esquissai un sourire cynique. C'était dans ces moments-là que je la trouvais insupportable. Sa stupidité frisait le ridicule, c'en était franchement risible à mes yeux. Je portai mes yeux un instant sur elle avant de répondre très vite : « Чтобы защищать волка, я бы предпочел сделать это с умным волком. То, что вы, очевидно, не потому, что вам нужно объяснить значение слова «ирония» и слово «сарказм». J'ai pensé que tu comprendrais mieux en russe puisqu'il faut croire que le norvégien est trop compliqué pour toi... » Et hop, une pichenette sur la boulette de papier et là voilà qui atterrissait souplement et discrètement sur le bureau de la blonde.


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Edwina S. Svanhildesen
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Raphaël avait toujours été déplaisant. D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, ils entretenaient une relation des plus déplaisante. Déjà parce qu’il savait se montrer exécrable avec tout le monde, surtout avec elle et ensuite parce que sa personnalité toute entière lui déplaisait. Énormément. Il avait cette faculté à se comporter différemment, à s’exprimer différemment, à faire tout d’une façon différente du reste des gens qu’elle fréquentait, sans pour autant que ça ne lui soit reproché. En fait, elle ne percevait pas trop Raphaël. C’est sans doute ce qui la perturbait le plus possible. Elle ne savait pas ce qu’il pensait, ce qu’il était, sans doute lié à sa meute. C’est ce qu’elle se disait, tout en sachant pertinemment que son meilleur ami (Nicholas, accessoirement cousin de Raphaël) était pourtant de la meute brune.
Tout cela ne l’aidait pas à se faire une idée. Chez les blonds, ce n’était pas très compliqué : soit on s’appréciait, soit-on ne s’appréciait pas. Dans tous les cas on se tapait dessus. Alors la meute brune, plus habituée à user des mots et de l’apparence, ce n’était pas la meilleure façon pour Edwina de se lier aveux. Pas du tout en réalité.

Et ils étaient désormais là, en cours, à s’envoyer des boulettes de papier. Est-ce qu’elle l’appréciait ? Toujours pas ? C’était difficile à dire et cette ambivalence ne l’aidait pas. Oh que non. La boulette était revenue et, les petites lettres qui se dessinaient n’avait rien de norvégien. En réalité, c’était, selon google traduction (allumé sur son téléphone), du russe. Elle galéra quelques instants à taper le message, à le traduire, à le comprendre, avant de prendre le temps à son tour d’écrire un message sur google traduction, une nouvelle fois, en russe. Après tout, elle aussi pouvait jouer à ça. Elle prit le temps de dessiner chaque lettre, histoire que ça reste lisible, même si elle se doutait que ce n’était pas du grand russe. « Вы так расстроены, что вы в восторге от орфографических ошибок. Вы должны трахнуть друга. На самом деле. » Elle roula la boulette de papier et, une fois l’enseignante le dos tourné, elle lui lança.


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Ven 21 Sep - 21:11


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13 septembre 2004 – 8h45

Du russe, autrement dit de quoi l'occuper un sacré bout de temps – peut-être même jusqu'à la fin du cours avec un petit peu de chance. Non sans un sourire moqueur accroché aux lèvres, voire sarcastique, je retournai à mon cours d'anglais en attendant patiemment que le reste de la classe eût fini l'exercice demandé. Je réalisai bientôt que je risquais fort de m'ennuyer si je ne trouvais pas de quoi m'occuper, ce qui me poussa donc à sortir mes cours de sciences sociales. J'en profitai alors pour relire le chapitre en cours d'étude, concernant les incidences de la politique écologique sur l'économie, qui consacrait d'ailleurs toute une partie à la Norvège en guise d'exemple. Notre professeur avait d'ores et déjà planifié une dissertation à rendre d'ici deux semaines, si bien que je ne voulais pas perdre de temps et traiter le sujet le plus rapidement possible – et de manière pertinente, évidemment.

Tout à ma réflexion, je n'anticipai pas la réception d'une nouvelle boulette de papier et faillis laisser échapper un grognement de mécontentement. Cette foutue blondasse était décidément plus butée qu'une colline. Je levai les yeux au ciel, exaspéré, avant de jeter un œil au mot en question et de grimacer face à l'utilisation d'un russe plus que médiocre. Blondinympho n'avait décidément pas peur du ridicule ! Néanmoins, je n'eus pas le loisir d'y répondre tout de suite puisque notre professeur annonça qu'il était grand temps de passer à la correction. Sûr de mes réponses, je n'écoutai que d'une oreille distraite ; j'en profitai plutôt pour traduire – en m'arrachant les cheveux devant la difficulté de la chose – le mot d'Edwina. Décidé à lui faire réaliser – coûte que coûte – sa stupidité, j'optai pour une correction de son mot, raturant chacune de ses fautes et lui indiquant ce qu'il aurait fallu mettre à la place, sans oublier de lui offrir la traduction aussi exacte que possible de son propre mot, cela malgré toutes les incohérences grammaticales qu'il comportait (ce qui donnait quelque chose comme : « Vous êtes tellement en colère que vous êtes ravi des fautes d'orthographe. Tu dois baiser un ami, en fait... ») ; j'accompagnai ce premier mot de ce que je pensais être la véritable traduction – ou en tout cas de ce qu'elle avait réellement voulu dire –, c'est-à-dire : « Tu es tellement frustré que tu t'énerves pour des fautes d'orthographe. Il faut baiser, l'ami... »). Enfin, je répondis patiemment bien que son petit manège commençât à me lasser : « On ne t'a jamais dit que google traduction c'est de la merde en boîte ? Non, parce que là... pour une lycéenne, ça craint quand même. C'est comme ça que tu comptes avoir ton diplôme ? À moins que tu n'aies dans l'idée de te faire le dirlo ? Ah non, pardon... vu ton dernier mot, je vais finir par croire que tu fantasmes plutôt sur moi. Si tu veux me baiser, il suffit de le dire, ça peut toujours s'arranger Wink ».


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Mar 25 Sep - 11:57


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Contrairement à beaucoup, Edwina n’avait pas la volonté de faire une grande carrière. Ni même de faire un métier très recherché, ou de poursuivre derrière son premier diplôme très longtemps. Non, ce qu’elle voulait, c’était rester près de sa meute, de sa famille et au plus près de deux choses qui l’importaient : la religion et la culture. Autant dire que les livres avaient été, depuis longtemps, élus comme le meilleur moyen de le faire. Certes, la technologie arrivant, elle savait bien qu’un jour ou l’autre internet les remplaceraient, mais ça, elle préférait ne pas s’en occuper de suite. Ainsi donc, elle avait décidé de travailler en tant que bibliothécaire. Certains d’ailleurs se moquait d’elle à ce sujet. Que pouvait-il y avoir de glorieux à passer sa vie entourée de livres ? Sans projet d’avenir, sans possibilité d’évolution ?
Elle répondait alors qu’il y avait bien des choses plaisantes : le silence. Premièrement, elle n’était pas emmerdée par une floppée d’idiots qui se permettaient de critiquer son travail, ou de lui crier dessus au téléphone, ou de lui faire des réclamations. Tout au mieux, ils seraient incapables de lire les tranches des livres et de comprendre l’organisation des livres. Ce n’était pas la mer à boire. Certes, il pouvait y avoir des difficultés dans les retours et les emprunts, mais ce n’était pas non plus ingérable. Deuxièmement, elle pouvait continuer à lire. Grande passionnée de livre, elle adorait s’y consacrer. Passer sa vie à profiter d’un loisir, ce n’était pas donné à tout le monde. Bien sûr, elle avait la chance d’avoir une famille qui lui permettait de faire un tel choix de carrière. Qu’il s’agisse du côté financier – elle n’avait aucun besoin à faire et même sans travailler pourrait vivre confortablement, mais aussi du côté personnel, ses parents l’encourageaient à exercer un métier qu’elle souhaitait faire, qu’elle aimait. Une chance qu’elle n’allât pas refuser, surtout quand elle voyait des imbéciles se lancer dans des études d’ingénierie ou de médecine parce que les parents l’avaient décidé.

C’est pourquoi, écouter en cours, bien qu’étant nécessaire pour sa volonté de métier, n’était pas non plus indispensable. Elle n’avait pas besoin d’avoir un dossier hors pair, elle n’avait pas besoin de passer des cours extrêmement difficiles, et elle pouvait profiter de toutes les matières qu’elle souhaitait, car aucune ne limiterait son futur métier. En effet, elle pouvait être tout autant amenée à lire des livres scientifiques, comme des livres plus scolaires, comme plus littéraires, ou des romans, des poèmes, des nouvelles. Elle avait une grande liberté qui lui plaisait énormément et qu’elle n’allait pas refuser.
Le cours passait et avec lui les obligations. Qu’il s’agisse des exercices à faire, de la correction attendue, ou encore des remarques que l’enseignante distribuait. Une oreille distraite lui servait à écouter le cours, pendant que ses doigts déroulaient la réponse de Tveit. Un sourcil se releva sur son front, alors que de sa main droite elle dessinait les lettres de sa réponse. « Désolée, je ne fais pas encore la charité. » Avant de froisser à nouveau la boulette, et de la renvoyer. Oui, elle était têtue. Oui, elle ne lâcherait pas. Dommage pour lui, ou plutôt à son avantage, étant donné que le cours ne tarderait plus à se terminer.


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Jeu 4 Oct - 16:10


Raphaël Tveit
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13 septembre 2004 – 8h50

« Désolée, je ne fais pas encore la charité. »

Les yeux rivés sur le mot que venait de me lancer Blondinympho, j'ignorais comment réagir. Certes, je l'avais bien cherché, mais j'étais alors bien trop con pour daigner le reconnaître – et la testostérone propre aux adolescents de mon âge ne m'aidait franchement pas à faire preuve de maturité. Non, au lieu de cela, je restais persuadé qu'il fallait que je répondisse quelque chose d'horrible, de blessant, au moins pour l'honneur. Je devais lui faire – au moins – autant de mal qu'elle venait de m'en faire. Après tout, pouvais-je laisser une louve me traiter ainsi ?! J'avais beau savoir que nous devions le respect aux femelles, que c'était ainsi que fonctionnaient nos mœurs, je ne supportais pas qu'on me manquât de respect. À vrai dire, toute forme de méchanceté, d'arrogance ou de mépris me renvoyait encore et toujours aux mauvais traitements que m'avait infligés Andreas, et je ne les tolérais plus. Edwina n'en savait rien, je le savais bien, mais je me persuadais quand même de mon bon droit. Avec entêtement. Le souffle court, écumant de rage, vexé d'avoir été repoussé aussi facilement que si je n'étais qu'un foutu déchet, je ne parvins que difficilement à contenir mes émotions. Encore un peu et j'aurais certainement éprouvé le besoin plus que pressant de muter – chose qu'on m'aurait forcément reproché. Chose étrange, rien dans mon attitude ne trahissait les émotions que je ressentais. J'étais tout simplement resté stoïque face au mot que j'avais reçu de sa part.

Je fermai alors les yeux, m'efforçant ainsi de travailler sur ma respiration et de retrouver la maîtrise de moi-même, ou de refréner les embardées monumentales de mon cœur.

Enfin, je récupérai un papier et pris le temps de lui répondre.

« Je ne savais pas qu'une blondinympho connaissait le principe de charité, je croyais plutôt que ça sautait sur tout ce qui bougeait... Mais tu as probablement raison : coucher avec toi risquerait de me rendre malade. Après tout, je ne sais pas où tu as laissé traîner ta chatte... »

Et de rouler la boulette pour la balancer sur sa table pile-poil au moment de la fin des cours. N'ayant pas la moindre envie de subir une éventuelle explosion de rage, je me hâtai de ranger toutes mes affaires et de disparaître dans le couloir. Après l'heure d'anglais, j'enchaînais sur l'option russe, ce qui me laissait une heure de répit avant de retrouver la blonde – juste après la pause matinale – pour une petite heure d'économie. Avec un peu de chance, elle aurait oublié d'ici là.

Un peu de chance...


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Jeu 15 Nov - 18:19


Edwina S. Svanhildesen
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S’il y avait bien des sujets qui n’atteignaient pas Edwina, c’était le sexe. A la différence des humaines, elle avait grandi dans une société qui ne jugeait pas le comportement sexuel d’une femme. Au contraire, dans sa société, dans son univers, une femme était libre d’avoir des partenaires, et autant qu’elle en désirait. Une chance qu’elle mesurât au quotidien. Il arrivait bien trop souvent que ses amies, sous le prétexte infantilisant et blessant qu’est leur sexe, qu’il leur soit reprochés leurs aventures. Un fait qui la laissait toujours bouche bée. Comment pouvait-on juger de la sorte une personne ? Comment pouvait-on décider que, sous prétexte qu’une femme était née de la sorte, elle ne devait pas user de son corps comme elle le voulait ? C’était une réflexion qu’elle ne comprenait pas et qu’elle avait déjà catégorisé comme humaine. Après tout, elle ne l’était pas, normal qu’elle ne le comprenne pas.

Edwina avait ainsi toujours été très libérée dans son quotidien, dans sa vie intime, dans les attaches qu’elle formait avec le reste du monde, tout en ayant cette pointe de sanguinité dans son comportement qui trahissait son appartenance à la meute blonde. Elle vivait sa vie comme elle le désirait, sans se préoccuper du lendemain. Elle pensait chaque mot qu’elle disait et ne faisait que ce qu’elle pensait. Bien que taquine et n’ayant ni peur des mots qu’elle utilisait, ni des maux qu’elle pouvait provoquer, elle avançait, inlassablement. Sans jamais revenir en arrière ou regretter quoique ce soit. La réaction de Raphaël à sa provocation, qu’elle reçut dans un bout de papier, à la fin de l’heure, avant que comme un lâche il ne parte la queue entre les jambes, la laissa stoïque.

Est-ce qu’elle avait envie de l’égorger ? Oh que oui. Mais elle savait que Raphaël tenait à son image. Elle le savait et elle avait la rage. Pas qu’il l’insulte, non, s’il était capable de s’abaisser à ça, libre à lui, mais elle ne tolérait pas de se faire traiter de la sorte de manière injustifiée. Bien sûr elle l'avait blessé, ça elle l’avait bien compris, mais sortir un mensonge éhonté, basé sur des convictions humaines quand il se targuait de ne rien avoir d’humain, c’était d’une hypocrisie insupportable pour la jeune femme. Alors elle se laissa une heure de répit. Une heure de réflexion.
Le cours qui suivit leur option respective portait sur la philosophie. Une heure de cours qui, habituellement, était l’une de ses préférées. Cette fois-ci, elle décida que ce serait son terrain de jeu. Sur le pupitre de Raphaël, elle laissa une note, simple, éloquente. « Si j’avais su que tu étais humain depuis tout ce temps, j’aurai fait preuve de charité, et ma chatte t’aurai bien baisé. »
Puis, alors que le début du cours sonnait et que l’enseignant allait jeter les premières pierres d’un débat, Edwina, l’aura dégainé, sortit les armes. Bras levé en signe de question, yeux plongés dans le regard de l’enseignant, elle le laissa lui donner la parole. « J’aurai aimé savoir si nous pouvions débattre de la sexualité féminine aujourd’hui. » Silence. « En effet, Monsieur Tveit m’a fait part d’une réflexion dont je voudrais discuter, d’après lui, les femmes ne peuvent pas profiter de leur corps comme elles l’entendent, ça serait, pour reprendre ses termes, le risque de rendre les hommes malades. Qu’en pensez-vous monsieur ? » Le silence qui suivit sa question était éloquent.
Il aurait pourtant dû le savoir, on n’énervait pas une louve blonde. A comportement humain, réponse humaine. Et comme tous les humains, elle allait pleurer dans les jupons des adultes. Et, de préférence, en public.


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Dim 25 Nov - 19:25


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Philosophie. Bien je n'eusse jamais été un grand « fanatique » de ce cours, je devais bien reconnaître que, par certains aspects, c'était un moment intéressant de mes journées qui poussait à réfléchir quant à la condition humaine. Ceci dit, je n'étais clairement pas du genre à participer à tout-va : je préférais écouter les avis des uns et des autres et me construire mon propre système de pensées – même si cela déplaisait fortement au professeur, qui estimait que la Philosophie était une leçon de partage dont je n'étais pas du tout dispensé, et ce « en dépit de mes grandes facultés intellectuelles ». Je crois, encore aujourd'hui, qu'il me prenait pour plus arrogant que je ne l'étais véritablement.

Pourquoi ma pudeur devait-elle passer pour de l'orgueil ?




13 septembre 2004 – 10h05

À l'heure, comme toujours, je me dirigeai vers ma table sans me soucier d'y trouver un énième mot de Svanhildesen. J'avais eu droit à une sacro-sainte heure de répit, venait maintenant le moment d'affronter les conséquences de mes paroles. Certes, j'étais peut-être un peu impulsif, à cet âge-là, mais je n'étais pas non plus dépourvu d'intelligence : avec une blonde comme Svanhildesen, je savais à quoi m'en tenir – ou presque.

« Si j'avais su que tu étais humain depuis tout ce temps, j'aurais fait preuve de charité, et ma chatte t'aurait bien baisé. »

Je levai les yeux au ciel.

Et c'était moi l'arrogant ?

« Contrairement à ce que tu as l'air de croire ma bite se porte très bien et n'a nulle besoin de la charité de ta chatte. Merci. »

Sur le point de lancer ma boulette de papier, je rattrapai mon geste au tout dernier moment en me rendant soudain compte que Svanhildesen était en train de « participer » – ou en tout cas qu'elle réclamait l'attention du professeur. N'ayant pas la moindre envie d'être surpris, je rangeai mon arme et la conservai pour plus tard, cela sans me douter une seule seconde du tas d'âneries que s'apprêtait à débiter la louve.

— J'aurais aimé savoir si nous pouvions débattre de la sexualité féminine aujourd'hui.

J'entrouvris la bouche, ahuri.

— En effet, Monsieur Tveit m'a fait part d'une réflexion dont je voudrais discuter. D'après lui, les femmes ne peuvent pas profiter de leur corps comme elles l'entendent. Ça serait, pour reprendre ses termes, le risque de rendre les hommes malades. Qu'en pensez-vous monsieur ?

La mine écarquillée, je fixai Svanhildesen longuement. C'était une mauvaise blague ? La main tremblante – de rage – je vérifiai par réflexe que je ne rêvais pas. En vain. Je me trouvais bel et bien en classe de Philosophie, et Svanhildesen était bel et bien en train de tenter de m'humilier devant tout le monde. Alors, retrouvant finalement une mine indéchiffrable, je levai la main.

Elle voulait un débat ? Très bien. Mais elle perdrait à ce petit jeu-là.

Je n'attendis pas l'aval du professeur pour répondre, estimant que la main levée devait suffire. De toute façon, un coup d'aura suffirait à faire taire ce crâne de piaf s'il osait se mettre en travers de mon chemin.

— Je crois qu'Edwina Svanhildesen oublie les raisons qui m'ont poussé à devenir blessant... Plus que de simple sexualité féminine, je pense que le débat devrait s'intéresser à l'égalité des sexes. Comment un homme est-il supposé répondre quand une femme remet en cause sa virilité sexuelle ? Pourquoi une femme aurait-elle davantage le droit d'atteindre l'ego des hommes qu'un homme celui d'une femme ? Les femmes prétendent vouloir l'égalité entre les sexes, mais se permettent de se comporter comme des – pardonnez-moi l'expression – garces si l'on ne correspond pas à ce qu'elles s'imaginent du « mâle par excellence ». Quel mec, dans cette classe, n'a jamais dû s'écraser face à une nana par peur d'être accusé de sexisme s'il se défendait ? Quel mec n'a jamais eu droit à : « Non ne me frappe pas, on ne frappe pas les femmes... Ouin, ouin, ouin ! » alors que la nana en question venait de lui foutre une gifle pour jouer ? Je trouve un peu trop facile de jeter la pierre quand on ne sait pas regarder son propre reflet dans un miroir, et assumer la responsabilité de ses propres actes.


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Lun 25 Fév - 18:49


Edwina S. Svanhildesen
Solitaires Américains

Edwina S. Svanhildesen


▹ MULTICOMPTES : Vyranui Wahlberg, Torvald Marklund, Kayla Atkins. ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ▹ EMPREINTES : 3191 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 20/09/2014 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Perdue dans la neige norvégienne, quelque part dans la nature ou alors entre les feuilles d'un vieux livre poussièreux ou encore, entre deux étagères de la biliothèque, si ce n'est pas au fond de son lit. ▹ HUMEUR : Mordante mais pourtant la blonde sait restée polie avec ses interlocuteurs, enfin la plupart du temps, excepté une semaine par mois et bien sûr une semaine avant la pleine lune. Oh, également excepté les mercredis. Et les jours sans chocolat. Jamais en fait, ou rarement plutôt.

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Edwina n’était pas du genre à se laisser faire. Ainsi donc, elle n’hésitait pas à faire parler d’elle, d’une façon ou d’une autre, pour obtenir ce qu’elle désirait. Et surtout, elle appréciait de faire chier certaines personnes, comme Tveit et son incapacité à la laisser tranquille. Il fallait tout le temps qu’il la ramène, qu’il vienne la chercher ou l’emmerder. Et, bien sûr, elle était incapable de le laisser parler, sans rien dire et sans répliquer. Ce qui, forcément, conduisait l’autre brun à répliquer et alors ils ne s’en sortaient pas. Un véritable combat d’égo. Simplement. Bien sûr, Edwina n’en avait pas conscience, elle souhaitait juste en faire qu’à sa tête et décider par elle-même de ce qu’elle faisait, disait, pensait, croyant naïvement que répliquer et avoir le dernier mot faisait d’elle une jeune femme mature, capable de se défendre. Ignorant alors que parfois, la meilleure défense était l’ignorance et le silence.

Alors, forcément, quand Raphaël se sentait obligé de faire le beau – en plus en ayant une répartie qui l’emmerdait toujours grandement – Edwina répliquait qu’en faisant preuve d’une grande (im)maturité. Elle répliquait. Toujours. Parce qu’à croire qu’elle n’était capable que de faire ça. Sans forcément le vouloir, ou même sans comprendre qu’elle pouvait faire autrement. Le voulait-elle vraiment ? Peut être pas. Peut être qu’il lui faudrait des années pour comprendre que le silence pouvait s’avérer comme être la meilleure arme. Des années, ou peut être aucune. Qu’importe.
La langue de Tveit faisait sortir des maux, à la vitesse éclair, sans que personne n’y voit quoique ce soit à redire. Comme toujours, il faisait de grandes palabres, pour expliquer son point de vue. Il n’y avait pas à mentir, il savait parler. Il usait d’un norvégien presque parfait. Son arrogance, également, était inégalable. A croire qu’il se croyait meilleur que tout le monde, sans comprendre qu’il ne l’était pas. Pas du tout. Enfin, là était un autre problème. Et de très loin. Edwina, d’ailleurs, préférait ne rien dire à ce sujet, sous peine de s’énerver pour pas grand chose.
Haussant un sourcil, Edwina, continua. « Nous pourrions nous arrêter sur les notions de « virilité » et de « féminisme », qui à elles seules justifient bien des excès et, comme nous pouvons le voir, bien des justifications pour cacher des actes parfois déplaisant. » Réfléchissant, elle poursuivit. « Bien que je conçois qu’il existe des inégalités, il est assez surprenant de voir le sexe dominant, habitué à prouver sa force, avantagé dans toutes les institutions et, socialement reconnu comme meilleur dans tous les domaines, puisse justifier ses actes par, eh bien, inégalité ? » C’était une façon, comme une autre, de détourner ses propos, mais en rien fausse pour autant. « Je trouve ça étrange, de voir que le « mâle » justifie ses actes, parfois limité et hors de propos – nous notons qu’il parle de violences – par eh bien, une discrimination, qui pourrait être misandre ? » Le sarcasme se faisait entendre dans tous les pores de sa peau. « Pardonnez-moi, Monsieur Tveit, mais je crains qu’aux jeux de la discrimination, du manque d’opportunité et de l’inégalité, votre sexe, votre personne, soit totalement inapproprié comme argument. » Et c’était peu dire. « Je trouve dommage de jouer sur des maux qui sont vécus par une grande partie de la population, conduisant à des situations parfois plus que délicates, pour justifier eh bien, une indélicatesse de propos qui n’aurait pas du avoir lieu. » Elle poursuivit. « Je ne dis pas, des blagues peuvent être faites et je suis la première à avoir des propos grivois. » Puisqu’il utilisait cette justification. « Mais là n’était que de l’humour. » Et puis, évidemment, qui serait Edwina sans faire du drama ? « Pour ma part je me sens assez blessée et humiliée de tels propos, surtout quand ils conduisent à modifier mes propos. » Et c’était elle qui disait ça ?


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Jeu 28 Fév - 19:25


Raphaël Tveit
Meute Brune

Raphaël Tveit


▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda (RIP), Solskinn Forsløve (RIP) ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 826 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 32 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

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"Round & Round"
@Edwina S. Svanhildesen & Raphaël Tveit


Bien que j'eusse la certitude d'avoir soulevé des vérités, je me doutais bien que cela ne suffirait pas à faire définitivement taire cette greluche de Svanhildesen – qui était de toute façon trop orgueilleuse et fière pour admettre ses torts – ; alors, à peine eus-je fini ma tirade que je me préparai d'emblée à sa répartie. Sans surprise, la blonde se réfugia derrière un argument dépassé.

— Bien que je conçois qu'il existe des inégalités, il est assez surprenant de voir le sexe dominant, habitué à prouver sa force, avantagé dans toutes les institutions et, socialement reconnu comme meilleur dans tous les domaines, puisse justifier ses actes par, eh bien, inégalité ? [...] je crains qu’aux jeux de la discrimination, du manque d’opportunité et de l’inégalité, votre sexe, votre personne, soient totalement inappropriés comme argument. […] Pour ma part je me sens assez blessée et humiliée de tels propos, surtout quand ils conduisent à modifier mes propos.
— J'avoue être assez dubitatif, rétorquai-je d'un ton volontairement excessivement sceptique. En fait, je suis surpris de vous entendre dire, de votre propre bouche, que l'homme est « avantagé dans toutes les institutions ». Toutes ?! Mais... et la Norvège ?! Ne fonde-t-elle pas toute sa politique autour de l'égalité, et ce depuis plusieurs décennies déjà ? Je pense notamment à la loi sur l'égalité femme-homme de 1979 – d'ailleurs, relevons la mention de la femme en priorité rien que dans son appellation, à elle seule révélatrice de l'importance accordée au genre féminin, ici, dans notre pays. Pour rappel, et à titre informatif, cette loi combine protection contre les discriminations avec des actions de la part non seulement des autorités mais aussi des employeurs, ainsi que des politiques de quotas, imposant à chaque employeur d'embaucher autant de femmes que d'hommes. Je pense également à la politique familiale et sociale, qui accorde autant de congés parentaux à la mère qu'au père – à savoir dix semaines, indemnisées à 100% du salaire perçu en travaillant –, et ce depuis 1993 ; sans compter les vingt-huit semaines supplémentaires accordées, au choix de la famille, au père ou à la mère. Enfin, pour rappel, au sein même de nos assemblées décisionnelles, il y a autant de femmes que d'hommes... et ce grâce à cette fameuse politique de quotas instaurée durant les années soixante-dix, politique qui a naturellement conduit Gro Harlem Brundtland à devenir la première femme chef du Gouvernement en 1981... En conclusion, j'aimerais bien comprendre d'où vous considérez que les femmes sont perçues comme inférieures aux hommes, dans nos institutions. Nous sommes élevés, au contraire, dans le respect de l'autre depuis notre plus tendre enfance...

Satisfait, je ponctuai mon discours d'un sourire appuyé, puis d'ajouter d'une voix soudain plus sarcastique :

— Considérant tout ce que je viens de vous rappeler, en quoi mon « sexe » et ma « personne » en particulier seraient-ils « totalement inappropriés comme argument » pour défendre mon point de vue ? demandai-je enfin, aussi courtoisement que possible malgré mon ironie mordante. En raison de quoi, exactement ? N'avons-nous pas exactement les mêmes droits, vous et moi ? Par ailleurs, vous vous dites blessée, humiliée par mes propos... mais n'avez-vous pas pensé une seule seconde que j'aie pu l'être aussi, par les vôtres ? Sans vouloir vous offenser, Madame Svanhildesen, je n'ai jamais manqué de respect à aucune autre femme de cette classe, en-dehors de vous, et je puis vous assurer qu'elles pourraient toutes le confirmer. À votre avis, pourquoi ?


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Dim 3 Mar - 15:49


Edwina S. Svanhildesen
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S’il y a bien une chose qui énerve Edwina, à tous les coups, sur tous les sujets, c’est Raphaël. I la cette facilité à la faire sortir de ses gonds, une facilité à l’énerver sur tout, tout le temps. Et le pire, c’est qu’il en joue, qu’il en rajoute, tout le temps. Ce qui, forcément, énerve encore plus Edwina, qui n’accepte pas le comportement de ce loup. Ce loup qui se donne en spectacle, joue avec ses nerfs et qui apprécie de le faire. Pour qui se prend-t-il à user de ses mots, à les détourner et, en plus à s’arroger victime de la situation ? Il se prend pour qui, du haut de ses grands chevaux. Elle n’apprécie pas la façon dont il lui parle, elle n’apprécie pas la façon dont il module ses propos, dont il forme des arguments, des arguments qu’il utilie contre elle. Et ça, plus que le reste, ça l’énerve.
Alors, bien sûr, elle l’écoute avancer ses raisons. Elle le laisse parler, faire son numéro, un vrai numéro de charme d’ailleurs. A croire qu’il veut séduire l’assemblée, séduire le monde qui l’entoure. Comme s’il était obligé que tous soient d’accord avec lui. C’était insupportable. Son ton de voix, sa posture, sa façon de parler, les arguments qu’il avançait, tout, chez lui était insupportable. Edwina n’appréciait pas sa façon de faire, son comportement, elle détestait tout ce qu’elle entendait.
Les nerfs montaient. A chaque phrase prononcé, à chaque petite remarque cynique, à chaque perception de son aura moqueuse, les nerfs d’Edwina fissuraient, un à un. C’était difficile à supporter, pour elle, mais aussi pour son impatience légendaire, mise à rude épreuve. Elle voulait se lever et le cogner. Régler ça de façon lupine, tambouriner son crâne sur le sol et le calmer. Il ferait moins le moyen, couché sous les poings de la jeune femme. Elle en était persuadée. Certaine. Mais voilà, les humains ne trouvaient pas que c’était une façon de gérer les problèmes. Et donc, elle se devait de ne pas agir ainsi. D’autant qu’elle le sentait, il trouverait le moyen de retourner ce comportement contre elle. Et, de la sorte, de la blâmer encore plus, de la ridiculiser. Elle n’appréciait pas cette situation. Pas du tout.

Et puis, finalement, il vint à dire qu’il était imbuvable qu’avec elle. Elle devait faire quoi, le remercier peut être ? Il s’attendait à un discours, à un prix aussi ? Ou il se foutait juste royalement de sa gueule ? C’était insupportable, elle ne savait pas quoi faire et n’arrivait plus à réfléchir à un seul argument. Trop occupée à gérer ses émotions, elle ne pouvait plus avancer des arguments construits. C’était grillé, elle allait se ridiculiser.
Un silence suivit les propos du loup. Un silence reposant, pour son cerveau fulminant, mais aussi pour son palpitant. « Pourquoi ? » Elle fit mine de réfléchir, une idée venait de germer dans son esprit. « Eh bien… » Elle eut une mine gênée. « D’après ce que vous m’avez avoué, il s’agirait de sentiments, pour le moins romantiques. » Un silence qui se pose, un rouge qui monte aux joues de la blonde… « Je vous ai pourtant demandé de vous calmer, mais… vous avez raison, vous ne réussissez à être respectueux qu’avec les autres. » Une fêlure dans sa voix, elle jouait avec son stylo, gênée. Comme si elle ne savait plus où se mettre. La seule chose à laquelle elle réussissait de penser, ça serait la tête de Nicholas quand elle allait lui raconter. Mais bon, ce n’était pas le moment de tuer son argument par des éclats de rire. Elle se devait de rester mal à l’aise. D’autant que ce n’était pas nouveau, à leur âge, les comportements masculins étaient plutôt.. Eh bien, décontenançant. Surtout quand il s’agissait de sentiments. Alors, avec un peu de chance, ça allait suffire.


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Dim 10 Mar - 12:59


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Plutôt fier de moi, j'affichai un sourire satisfait – voire condescendant – en fixant Edwina. Celle-ci, bien entendu, se décomposa enfin pour mon plus grand plaisir. En même temps, comment aurait-il pu en être autrement après cet argumentaire plus qu'efficace que je venais de déclamer – non sans me donner quelques airs d'orateur de génie, avouons-le... – ? Pourtant, lorsqu'elle répondit, j'écarquillai d'abord les yeux, pas foutu de cacher ma stupéfaction. Des sentiments ? Vraiment ? Je me rappelle qu'à cet instant, j'avais été dépité par son manque d'imagination. Avec Edwina, j'aurais pu m'attendre à tout et n'importe quoi, mais qu'elle jouât la carte des sentiments amoureux ? Non. C'était au-delà de tout ce que j'aurais pu envisager. Je trouvai cela tellement bas et facile que c'en devenait risible. Oui. C'était bien le mot.

— Pffffttttfff... ahahahahahah !

Passée la surprise, j'explosai littéralement de rire en m'écroulant sur la table. Ah non, c'était trop, trop pour mon petit cœur cynique. L'aimer ? Elle ? Jamais de la vie ! Plutôt crever la gueule ouverte. Devant notre attitude, le professeur jugea bon d'intervenir – il était temps ! – afin de mettre fin à notre débat. Sans se départir de son impassibilité, il nous remercia tous les deux pour ce brillant échange d'opinions. Il en profita également pour me demander de me calmer ; le pauvre souhaitait certainement reprendre son cours normalement. J'inspirai et expirai donc plusieurs fois, avec le plus grand sérieux, et retrouvai mon calme habituel – pas question de me faire remarquer plus longtemps pour les beaux yeux de cette blondasse écervelée.

Puis, alors que notre professeur entamait – enfin – son cours en abordant les concepts de Conscience et Subconscience à travers les études de Freud, je récupérai mon bout de papier destiné à Edwina, celui où j'avais déjà écrit, un peu plus tôt : « Contrairement à ce que tu as l'air de croire ma bite se porte très bien et n'a nulle besoin de la charité de ta chatte. Merci. » et y ajoutai : « À l'avenir, réfléchis-y à deux fois avant de m'affronter sur un terrain que tu ne maîtrises pas, Blondinympho. C'est pourtant bien connu : les blondes manquent cruellement d'esprit. » J'attendis ensuite avec patience que le professeur eût le dos tourné pour balancer le papier sur la table de ma charmante camarade. Enfin, lorsque ses yeux croisèrent les miens, je lui adressai un clin d’œil railleur.


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