Agony, all the torture they teach - Leif
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 Agony, all the torture they teach - Leif

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Jeu 20 Sep - 20:33


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Elias & Ivar & Sevastyan & Cooper ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2933 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Lieu et date du rp : 10 septembre 2019
Protagonistes: Leif & Nick
Résumé du rp: Nick veut demander des explications à Leif sur certains points
Actions réalisées au cours de ce rp: UC



Il tournait comme un lion en cage depuis le début de la matinée, il avait demandé à Leif de venir vers 18h00, à la sortie de son travail, mais il n’était plus trop sûr de lui. Et si, encore une fois il flanchait en voyant la bouille du roux ? Si encore une fois, il se disait que ce n’était pas très grave ? Non, cette fois il devait tenir bon, il devait aller jusqu’au bout de ses questions. Il en avait besoin, Leif lui devait bien ça, même si jusqu’ici c’est surtout lu, Nick, qui avait demandé de ne pas parler de tout cela. Leur couple était plus fort qu’une trahison, n’est-ce pas ? Leif l’aimait, il l’aimait, tout était parfait dans le meilleur des mondes ! Foutaises ! Mensonges ! Il s’était leurré, pendant trop longtemps. Il était fatigué de lutter contre cette envie de savoir contre son envie de rester avec Leif. Non, il ne pouvait pas rester avec un traitre, avec quelqu’un de trop égoïste, avec tous les autres défauts de Leif cela serait beaucoup trop. Il le savait et retardait l’inévitable depuis des mois, depuis plus de neuf mois même, certain de bien agir. L’amour. L’amour. L’amour… Mais au final, avec ses questions qui le rongeaient étaient également arrivées la frustration, la déception : il lui manquait ce petit truc qu’il avait avec Fredrick, se sentir réellement protéger et en sécurité, avec le roux il ne l’était pas. Et surtout, surtout, il ne retrouvait cette attachement, cette dévotion, ces émotions si fortes, si spéciales qu’il avait pu avoir –contre son grès- avec Dante. Alors oui, à côté d’une âme sœur, un simple lien amoureux, avec une personne bourrée de défauts –et ayant quand même quelques qualités- était juste frustrant. Très frustrant.

Mais Leif l’aimait. C’était bien le problème au final. Quelqu’un l’aimait réellement. Et toute manière, n’importe qui passant après lui serait dans le même cas : il était foutu. Même s’il n’y avait plus ce « faux » lien… ce sentiment d’âme sœur resterait gravé dans sa mémoire. Foutu Argent. Foutu Karma.

Il en était là, à se battre contre deux envies totalement contradictoires. Il était perdu, presque désespéré, à bout de souffle, à bout de nerfs. Il devait savoir… coute que coute, même si cela devait lui couter son couple. De toute manière, est-ce qu’il était réellement heureux comme ça ? Est-ce que Leif l’était également ? Il n’en était pas certain, mais c’était tellement réconfortant de savoir que quelqu’un tenait à nous… Non, ils avaient deux façons de voir les choses trop différentes. Il voulait quelqu’un qui s’assume totalement, quelqu’un qui pensait aux autres avant lui, quelqu’un… quelqu’un qui n’était pas lâche.

Mais Leif l’aimait, et c’était réciproque. Leif était gentil et adorable lorsqu’il s’y mettait. Leif était parfois prévenant, drôle, attentif… généreux en cadeaux. Leif était Leif.

Et Leif sonna à la porte. Nerveusement Nicholas s’avança vers cette dernière. Il pouvait encore reculer, mais vu la tronche qu’il devait tirer, vu qu’il était si stressé qu’il en était presque malade… il savait qu’il n’avait plus le choix, qu’il ne pouvait plus repousser cette échéance –cette déchéance-.

- Entre. Va t’asseoir s’il te plait, il faut que l’on parle !

Il sera un peu plus fort son téléphone, le tritura et bidouilla quelques instants, toujours aussi nerveux, comme si toucher l’appareil aller pouvoir apaiser son stress. Leif n’était pas bête, Leif devait comprendre que quelque chose ne tournait pas. Il ne devait pas le faire poireauter. Il ne devait pas tourner autour du pot pendant 300 ans mais il ne savait plus par où commencer, alors il se racla la gorge, doucement, avant de souffler :

- Je sais que tu m’aimes, et c’est réciproque. Je sais que je t’ai toujours dit que je ne voulais pas plus d’explications… que ce tu as dit au procès. Je ne veux rien savoir de ça…Tes raisons, tes torts ou peu importe .. je… je ne sais pas. Par contre je veux savoir une seule, une seule chose, à quelle date tu as pactisé avec lui ? Tu pourrais me mentir, je le sais, je n’aurais jamais aucune preuve que tu dises la vérité mais… mais, j’ose espérer que tu diras juste la vérité.

Vérité qui sonnait comme une explosion. Vérité qui tuerait probablement quelque chose, comme la confiance. Vérité qui ferait plus de mal que de bien…. Mais le mensonge, même dit à bonne intention ne serait guère mieux. Nicholas avait posé une simple question histoire de ne pas l’influencer dans sa réponse… mais il savait d’ores et déjà où est-ce qu’il voulait aller suivant ce qu’il allait dire. Il priait. Il priait pour une certaine date. Il priait, par ce que ça serait moins grave. Un crime oui, mais peut-être un peu moins affreux.

- Je ne veux aucune explication. Juste la date. C’est tout ce que je te demande ! avait-il repris rapidement.

Les arguments pourraient venir après… peut-être… ou pas. Il n’en savait encore rien vu la tension qui habitait chacun de ses muscles.
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Mer 10 Oct - 23:44


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 636 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Pourquoi le vent perçant les rues est glacial ?
Pourquoi le couchant est douloureux ?
Mon amour est comme les feuilles colorées de l’automne :
Elles donnent l’impression qu’elles peuvent tomber à tout instant.


****

Qu’est-ce qu’un an ? Un an, c’est beaucoup de jours, beaucoup d’heures, des milliers de minutes et le temps qu’il faut à la Terre pour faire le tour du Soleil. Un an, c’était court et long. Un an, c’était assez pour épuiser les sentiments d’un homme.
Pouvait-il s’aveugler encore longtemps ? Combien de fois l’avait-il senti fuir entre ses doigts ? Combien de temps avait-il espéré qu’il se montre moins froid ?

L’amour n’était qu’une souffrance. Ne s’était-il pas toujours mis en garde contre la passion ? Ne s’appelait-elle pas passion car elle était un synonyme de douleur ? Mais il avait voulu essayer. Et sans surprise, sa raison avait encore gagné sur les décisions prises avec le coeur. Il savait depuis le début : il gâcherait tout. Il le savait depuis déjà longtemps, depuis le jour où Nicholas était venu dans sa maison pour prendre quelques nouvelles après sept ans où il l’avait soigneusement évité. Il l’avait rejeté des mois durant parce qu’il savait qu’amour ou amitié, cela n’avait qu’une issue : la déception et le mépris. En réalité, son plus grand égoïsme, c’est d’avoir voulu une personne qui l’appréciait alors qu’il était si détestable. C’est d’avoir apprivoisé une personne qu’il savait gentille, attentionnée, pour l’avoir que pour lui, pour se sentir... aimé. Juste aimé en retour par quelqu’un qui faisait brûler son coeur.  Quelqu’un qu’il pourrait rendre heureux et inversement. Alors qu’il savait très bien que c’était impossible. Un jour, il découvrirait qui il était vraiment, et il ferait comme les autres : il lui tournerait le dos. Et il aurait raison.

Un an... Et depuis ce jour, ce jour où il lui avait dit qu’il l’aimait, rien n’avait changé. Dans le fond, il l’avait prévenu sur tout. Sur sa médiocrité, sur ses angoisses permanentes, sur ses failles, sur sa faiblesse, sur sa façon d’aimer si ardente mais si...démesurée. Nicholas ne pouvait pas l’accuser de lui avoir menti. Il ne l’avait simplement pas cru. Il semblerait qu’il avait vu en lui quelque chose de positif, et ça avait été une des plus belles choses qui était arrivée dans sa vie. Au moment où lui avait dit qu’il acceptait ses défauts, il s’était senti encore plus tomber amoureux. Et les jours qui passaient le faisait descendre encore au fond du gouffre, au point où il ne pouvait plus se passer de lui.

Mais Nicholas l’avait aussi prévenu : il n’oubliait rien. Ni ses mensonges, ni ses actes. Ses attentions plus ou moins spontanées, ses compliments, ses cadeaux, ses gestes tendres, sa bienveillance semblaient n’être jamais suffisants pour éclipser ses fautes. Mais cela n’empêchait pas de continuer. De se mentir en espérant toujours qu’il daigne de le regarder d’une autre façon. Avait-il compris que ses intentions n’étaient guidées par l’amour et en aucun cas par la culpabilité ou l’intérêt ? Il l’aimait. Comme il n’avait jamais aimé personne. C’était tout naturel pour lui de vouloir le voir sourire, de vouloir le protéger, de lui donner plus qu’il serait raisonnable ; mais également de désirer la chaleur  de ses bras,  la tendresse de ses baisers, la beauté de son corps, la bienveillance de ses mots. Il n’y avait pas d’intérêt. Juste quelque chose de tout à fait normal quand on était amoureux d’une personne.

Il s’était rendu ce jour là chez Nicholas après que celui-ci l’ai contacté. Évidemment, impossible de se débarrasser de Tik et Tak, ses deux Deltas qui le chaperonnaient au moindre mouvement hors du territoire roux. Il y avait des hommes qui se sentiraient ravis d’être toujours accompagné de deux jolies demoiselles, mais il fallait savoir qu’une était aussi aimable qu’une porte de prison, et l’autre avait un pet au casque. Et qu’il n’avait aucun intérêt envers les belles femmes. Surtout, ses moments de solitude devenaient trop rares à son goût. Leif était ce qu’on appelait un faux extraverti. C’est à dire qu’il semblait ne pas avoir de mal à aborder de nouvelles personnes ni à leur parler. Il ne paraissait pas mal à l’aise au milieu d’une foule d’inconnus ou dans évènements sociaux. En réalité, c’était juste qu’il savait comment avoir l’air sociable ; cela ne voulait pas dire qu’il l’était vraiment. La seule compagnie qu’il appréciait vraiment était celle de personnes qu’il connaissait de longue date. Le reste... il faisait juste un effort, tandis qu’au fond il était peu assuré et intimidé. Alors se coltiner en permanence deux personnes avec qui il ne s’entendait pas, c’était parfois étouffant. S’il tentait de les semer, c’était juste pour avoir de l’air. Rien d’autre.
Devant la porte de Nicholas, Tik le somma de manière toujours aussi abrupte à l’appeler dès qu’il partait, et lui rappela ne pas partir sans elles. Tak le salua énergiquement en disant qu’elles seraient dans le bar en face. Il avait l’impression d’avoir rajeunit de 15 ans.  Au moins il y avait eu des progrès : elles avaient compris que c’était pas la peine de camper dans le chenil ou d’insister pour entrer dans la maison. Ce qui lui laissait au moins de l’intimité avec Nicholas. Il lui semblait également qu’elles devaient avoir deviner pourquoi il avait besoin de cette intimité, mais passons. Tant qu’elles n’en parlaient pas...

Le plus bel homme de Bergen lui ouvrit avec une tête d’enterrement. Comme instinctivement, les yeux de Leif allèrent vers la boite en carton dans ses mains contenant un gâteau au chocolat. Il était passé devant la boulangerie et s’était dit qu’ils pourraient le partager. Il angoissait déjà. Cela ne sentait pas bon : ses organes s’étaient comme compressés dans sa cage thoracique. Il redressa les yeux quand Nicholas sortit la phrase si redoutée dans un couple : «il faut qu’on parle». Le coeur serré et le regard vidé, il ne dit rien et se contenta de jouer nerveusement avec le ruban frisé du carton, puis avança et s’assied sans prendre la peine d’enlever son manteau, un masque neutre pour cacher la tempête en lui. Il posa la boîte sur la première surface stable. Il n’avait pas besoin de dire ce qu’il y avait à l’intérieur ; le radar à bouffe de Nick le savait déjà.
Les paroles de Nick le sonnèrent autant qu’il s’était pris le marteau de Thor dans la tronche. Il n’avait pas envie de revenir sur ce sujet. Pourtant il avait senti que cela était inévitable depuis bien longtemps. Non, ils n’avaient jamais voulu en parler après le procès. Il avait presque volontairement effacé les images de cette journée. Elle était flou dans son esprit et s’en souvenir lui donnait presque mal à la tête. Bref, il savait désormais qu’il allait passer une excellente soirée.

- En Janvier, il y a deux ans... Après le meeting... Répondit-il immédiatement mais péniblement. Il avait ouvert son aura pour lui montrer qu’il ne mentait pas. Il n’avait aucun intérêt à mentir. Il ne savait même pas pourquoi Nicholas avait l’air de prendre cette information à coeur. Comprendrait-il ? Saurait-il que voir tous ces gens massacré brutalement par les argents et les chasseurs avait actionné une des ses plus grandes peurs : perdre un être aimé ?

- Mais qu’est-ce que ça change ? Les faits restent les mêmes, lança-t-il machinalement.

Tu me mépriseras toujours pour la même chose, alors qu’est-ce que ça change ?
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Ven 12 Oct - 20:36


Meute Brune

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✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Il devait se calmer, absolument. Il devait juste l’écouter ne pas oublier ce qu’avait dit Raphaël, par ce qu’il avait raison, son cousin, tout ce qu’avait fait le roux c’était surtout par amour envers sa famille, mais c’était un choix que Nicholas ne comprenait absolument pas. Risquer des dizaines, des centaines de vies pour en sauver deux ou trois, n’était pas quelque chose qui était dans ses principes. En même temps, il avait toujours plus pensé aux autres qu’à lui-même. Alors oui tant d’égoïsme, le laissait un peu perplexe, il avait déjà essayé de l’expliquer à Raphaël. Il savait néanmoins que tout le monde n’était pas sur la même longueur d’onde que lui. Il essayait de se raisonner, de ne pas se laisser emporter surtout que Leif n’avait pas encore parlé. Il devait lui laisser le bénéfice du doute, il devait l’écouter autant que possible et répondre en circonstance. Néanmoins, son humeur n’étant pas franchement bonne, on ne pouvait pas dire qu’il lui avait fait un accueil des plus chaleureux… Heureusement que le roux obtempéra un minimum et que Tveit put lui glisser sa question. Son mot.

- En Janvier, il y a deux ans... Après le meeting...

Et si Leif avait ouvert son aura, Nick avait préféré la fermer totalement, tellement cette réponse était une douche froide. Il se sentit partir, vriller, le peu de sang froid qui lui restait le quitter. Ce n’était qu’une réponse, et franche en plus. Il aurait au moins du le remercier, mais là il essayait de se calmer, histoire de ne pas dire quelque chose qu’il pourrait ensuite regretter !

- Mais qu’est-ce que ça change ? Les faits restent les mêmes.

Nick ne put s’empêcher d’avoir un petit rire sec. Qu’est-ce que ça change ? Beaucoup de choses pour lui, peut-être par ce qu’il était utopiste peut-être qu’il se fourvoyait totalement. Peut-être que son raisonnement serait plus « juste ». Il n’en savait rien, mais ils ne pouvaient plus aller en arrière alors qu’il se sentait mal, totalement étouffé, frustré, en colère et tant d’autres sentiments négatifs.
On s’aime. On s’aime. Lui dit une petite voix dans sa tête, tentant de lui faire recouvrer tous ses esprits… mais est-ce que c’était possible ? il n’en savait rien, et il ne pouvait plus se taire.

- Ce que ça change, c’est énorme pour moi. Et pas dans le bon sens… Cela veut dire que tu as eu largement le temps de préparé tes arrières, cela signifie que ce n’était pas si impulsif que ça, cela implique que tu es encore plus égoïste que ce que pensais. Il se tut quelques instants Ce que ça change, c’est que tu avais prévu cela assez tôt, cela signifie que si tu avais ouvert pour une fois ta grande gueule au bon moment, ls choses auraient pu être totalement différentes. Des dizaines, des centaines de vies sauvées. Il eut un nouveau rire sec Mais c’est vrai, excuse-moi, les quelques personnes de ta famille, ou même une seule de leur vie, vaut tellement plus que celles de dizaines et de dizaines d’autres. Non, vraiment, il ne pouvait comprendre une telle réplique. Pendant que j’étais dans les Geôles, une des seules choses que je souhaitais, c’était que personne ne vienne, qu’on nous laisse juste crever, que personne ne sacrifie leur vie pour nous, et ça aurait été la même chose si Graham avait été vivant à ce moment-là. Une vie vaut une vie. temps de silence. Tu sais le plus drôle là-dedans ? Tu as joué, tu as perdu. Tu as voulu protéger ta sœur mais c’est toi, ton égoïsme qui l’a fait couler. Oui, elle aurait été torturée, mais je crois qu’Elias, ou Edwina sont s’en bien sortis, Elias étant à l’époque un tout jeune Alpha et donc beaucoup moins « puissant » que ta sœur. Leur malheur, c’est de ta faute, tandis que tu voyais ta sœur coulé, si tu avis eu les couilles de parler, peut-être que les choses se seraient améliorer pour elle. Tu aurais coulé, elle aurait été sauvée, peut-être. Mais tu es tellement froussard, lâche et égoïste que tu as préféré te taire et compagnie. Leur malheur c’est en partie de ta faute. Il eut un sourire triste avant de lui murmurer doucement à l’oreille. Et le mien aussi. Je t’accuse, d’être en parti coupable de la mort des loups qui ont laissé la vie là-bas, de celle mon « âme-sœur », aussi fausse soit-elle. Si tu avais parlé, les choses se seraient peut-être déroulées autrement. Notre clan, aurait pu avoir un net avantage. Moins de mort, d’autres conditions de victoire, Dante serait peut-être en vie. Je t’accuse d’être également en parti coupable de celle de Fredrick, si tu avais parlé, il n’aurait peut-être pas subi les tortures, il n’aurait pas été affaibli et ne se serait pas laisser avoir comme ça. Temps de silence, avant qu’il reprenne tout haut. Bien sûr, avec des si, on changerait le monde, surtout le mien… Peut-être que les choses se seraient déroulées comme ça, peut-être pas. Mais un avantage comme ça, ça se travaille, même moi je le sais. Je me fouts de savoir si tu trouves cela juste ou injuste, par ce que pour moi, c’est la vérité, c’est mon point de vue. Tu as fait ton choix égoïste, tu ne l’as assumé que devant le fait accompli. Je ne peux pas… je ne peux pas te pardonner, pas pour le moment même si je t’aime. Je ne peux pas avoir confiance en toi après tout ça. J’ai essayé, mais je ne veux pas que tu me choisisses si un tel choix devait être à refaire. Je ne veux pas non être trahi par ce que ta famille vaut plus que tout le reste sur cette Terre. Il haussa les épaules avant de souffler nouveau Tu as joué, et tu as perdu… Tu as joué avec nos vies, la tienne continuera tandis que la mienne, s’est malgré tout finit avec la mort de Dante. Même si ça va mieux, savoir ce que l’on ressent c’est… c’est juste un manque, une frustration constante, un bonheur que l’on aura jamais plus. Peut-être qu’un jour j’arriverai à te pardonner, peut-être qu’un jour je verrai les choses différemment, je ne sais plus Leif. Je ne sais plus ce que je veux réellement avec toi.

Non ce n’était pas une question, mais oui, ça demandait probablement une réponse.
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Sam 13 Oct - 14:43


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 636 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

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✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Pleurer pour moi
N’a jamais valu une larme
Mon âme solitaire n’est que remplie de peur


*
**


...J’avais seulement souhaité devenir quelque chose de beau...

_____

Se serait-il attendu à tout cela ? À tant de lames de couteau lancée avec violence ? Mais N’était-ce pas à cause de son refus à parler de ces évènements durant des mois ? Un refus répété par Nicholas, mais n’avait rien fait de plus. Cela l‘avait grandement arrangé de se réfugier dans l’illusion que son grand amour pouvait tout lui pardonner. L’aura ouverte, il était enfin prêt à partager sa version des faits. de toutes façons, il n’avait que ça à faire : être honnête.

- Je n’avais jamais prévu de continuer à vivre... Souffla-t-il, dans un tremblement de lèvre. Jamais... Je n’aurais espéré qu’en Septembre 2019 je sois encore là.

Il ricana un instant. Un son presque fou, échappé d’un soupir.

- Fenrir n’a jamais voulu que je crève de toute façons. À chaque fois que je croise la Mort, elle passe son chemin sans me regarder. Même Hella me méprise. Ou alors tu as raison, c’est juste que je suis simplement lâche et que je n’ai jamais voulu La regarder dans les yeux. Mais initialement, ce que j’avais voulu, c’était échanger ma vie contre celle de mes frères et soeurs. Tu ne m’apprends rien, tu sais ? Dit-il doucement, le front plissé par les divers sentiments qui se battaient en lui. Je sais parfaitement ce que j’ai fait. Je savais les possibles conséquences, mais je n’avais jamais pu entrevoir la possible escalade que ça a créé. J’ai eu bien trop de temps pour y réfléchir. C’est long, entre Janvier et Mars. J’ai oscillé tellement de fois entre le oui et le non, entre me dire que ça n’en vaudrait pas la peine, et que sauver ma soeur, c’était également sauver mon Alpha, et donc sauver ma meute. C’est encore plus long entre Novembre et Septembre. Et j’ai eu encore du temps entre. Oui, j’ai été lâche, parce que j’avais voulu venir me dénoncer de moi-même très vite. J’étais prêt depuis des mois à la peine de mort s’il le fallait. Mais j’ai vu tous ces gens morts, ces personnes qui ont été perdues. J’ai croisé le regard abattu de ma soeur, des jumeaux, de Viktor, d’Olena, d’Audun. Avais-je le droit de rajouter ma mort à la liste ? Avais-je seulement le droit d’obliger ma soeur à tuer son propre frère ?! C’est le moment où je me suis rendu compte que j’avais mal calculé mes affaires. Je n’avais jamais saisi que ce que moi j’abandonnais, et que la souffrance me ferait hésiter.

Au procès, il s’était présenté comme garant des actions d’Amanda. Il avait dit qu’il l’avait poussé dans telle ou telle direction. C’était partiellement vrai, mais également faux. Il avait voulu sauver quelques miettes de réputations pour qu’Amanda ne vive pas cachée dans la Honte. C’était le strict minimum qu’il avait pu faire. Ceux qui le connaissaient, qui avaient effleuré la profondeur de son amour fraternel savait très bien qu’il avait exagéré certains termes. Amanda avait voulu démentir, mais Leif, derrière le barreau, lui avait fait comprendre que c’était son choix. il paierai pour elle, car elle avait déjà trop payer. N’est-ce pas ironique de la voir traiter de mauvaise mère, alors qu’elle a été celle qui a assuré ce rôle face à une louve Alpha qui n’avait ni le temps ni l’envie de s’occuper d’un enfant «en retard» ? C’était une enfant, une soeur, qui avait remplacé cette mère-coucou incapable d'assumer son rôle.

- Puis mourir au nom de quoi ? De la loyauté de meutes qui n’ont fait preuve d’aucune écoute, d’aucune empathie, préférant montrer sa supériorité aux deux autres plutôt que de collaborer. Je n’aurais pas été égoïste si les loups de Bergen ne l’avaient pas été. Car ils l’ont été : ils auraient pu éviter tous ces morts s’ils n’avaient pas voulu montrer qui avait les plus grand ergots ou lieu de comprendre quels étaient les atouts de chacun. Au lieu d’abandonner leur fierté et de créer une véritable Meute Multicolore, Unique.

N’avaient-ils pas choisi leur mort ? C’était cruel de le penser. Mais tous, tous savaient où ils allaient. Il n’y avait jamais eu de stratégie à part celle de compter sur la miséricorde de Fenrir. Ils savaient tous ce qu’ils faisaient, et ceux qui ne l’avaient pas deviné étaient des gens bien naïfs. Nicholas avait tristement raison. La stratégie la plus sage aurait été de laissé mourir les otages, aussi douloureux ce choix soit-il. Mais Solskinn savait que la faiblesse de son ennemi était son coeur, son amour, son respect pour la vie des plus démunis. Il savait que personne ne pourrait se résigner à laisser des jeunes et des faibles mourir. Mais il ne le dit pas. Leif ne pouvait accepter qu’il avait pensé, même une seule seconde, à laisser mourir Nicholas dans les geôles des argents. Le dire, c’était rendre cette idée réelle.

- Ils n’ont même pas laissé de loups à l’arrière... Ils ont refoulé Raphaël qui avait été le seul à avoir des paroles censées, alors que tout le monde savait qu’il était bon stratège ! Quand Fredrick m’a dit ce qui était prévu... Je n’ai eu qu’une pensée : c’était foutu. Ils n’avaient aucune chance face à des argents peu nombreux, mais dis fois plus efficaces que nous par leur unité. J’ai... sauvé ce que j'ai pu... car je n'ai pu rien faire pour Edwina, ni mo oncle, ni ma tante. Qui te dit qu’il y aurait moins de morts si j’avais créé un avantage ? Qui te dit que Solskinn n’aurait pas fait payer encore plus cher aux meutes si il découvrait que je l’avais berné ? Car il aurait gagné dans tous les cas avec notre organisation, et la guerre n’a jamais fait de cadeaux, surtout quand elle est menée par Solskinn Forsløve. Je n’ai pas de talent en politique, mais sûrement assez pour savoir quand une stratégie est vouée à l’échec. Tu peux aller voir ton cousin, c’est une des rares choses sur lesquelles nous sommes d’accord. Le problème Nicholas, c’est que tu me désignes coupable sans voir d’autres facteurs autours.  C’est... naïf. Tu omets des siècles d’alliance entre Blond, Bruns et Roux mais d’incompréhension. Tu omets le contexte dans lequel Dante, ou Fredrick, évoluaient. Tu renies leur nature même d’humain, leur capacité à prendre de mauvaises décisions. Je ne nie pas la possible conséquence de mon mauvais choix sur les évènements, car tout à une conséquence. Mais m’accuser de leur mort, n’est-ce pas extrapoler ? Ma propre meute, qui a été la plus touchée par mes erreurs, n’a même pas oser sauter sur cette conclusion ! Alors comment... Comment peux-tu ! Te faut-il à ce point un coupable que tu peux nommer ?! Sur lequel tu peux diriger ta rancoeur ?

Son visage entier trembla. Nicholas l’avait déçu. Leif ne l’avait-il toujours pas vu comme quelqu’un  d’intelligent, de sensible ? Il avait souffert, mais pourquoi... pourquoi l’accuser de tels maux. La seule mort dont il était tout à fait coupable, c’était celle de Heinrick. Dante aurait été sauvé si les Argents ne l’avait pas rejeté à cause de son âme-soeur, s’ils avaient été bienveillants avec lui. Fredrick s’il avait écouté son corps plutôt que son égo.

- Tu es... injuste. J’étais avec Fredrick le matin même. J’ai essayé de le retenir, convaincu que cette chasse n’était pas une bonne idée. Il n’était pas assez en forme, j’ai essayé de lui prouver, mais... enfin... Le seul moyen que j’aurais eu c’était de... Hum... - Il s’interrompit. C’était parce que il avait refusé les avances de Fredrick que celui-ci avait eu le temps d’organiser une chasse. S‘il avait su, il l’aurait baisé toute la journée si cela avait pu l’éloigner de cette idée d’aller courir le sanglier. Quitte à ne plus pouvoir s’assoir pendant une semaine. - Peut-on protéger un homme de son propre orgueil ? J’ai échoué... J’ai eu tort de le croire increvable...

Parce qu’il avait échoué, et parce qu’il s’était rendu compte trop tard qu’il existait une amitié naissante parmi le noeud de ses sentiments pour Fredrick, il avait voulu abandonné l’humain en lui. Parce qu’il s’était coupable de n’avoir pas fait grand chose. Il avait encore une fois fuit... Combien de fois avait-il fuit de la sorte ? Il ne pouvait pas nier sa nature : être lâche.

- Mais oui, après avoir retourné le cube de mes pensées sous tous les angles, j’ai choisi la solution facile. Parce que si Amanda pouvait vivre sans moi, moi, je ne pouvais pas vivre sans elle. Je... je n’avais qu’elle pour... Non, il n’y a qu’elle qui ne m’a jamais abandonné. Même si maintenant... Je la terrifie... Elle ne m’abandonne pas.

Amanda avait décidé de rester auprès de lui, mais il avait déjà constaté le fossé creusé entre eux. Il l’avait dit : elle avait peur de lui, car s’il était capable de commettre des horreurs pour la protéger, pourquoi ne recommencerait-il pas ? Il était reconnaissant envers son ainée d’avoir compris à quel point sa présence lui était essentielle. Mais il savait que rien ne serait comme avant.

- Je savais qu’elle était forte... J’ai juste voulu attendre le bon moment pour elle... Partir en même temps que l’été, c’est beau, n’est-ce pas ? Ce n’était pas encore trop tard.

Même après le fiasco du Conseil. il aurait pu sauver encore sa soeur, sa réputation. Il s’était toujours dit que c’était cruel de l’obliger à le faire mourir, mais qui avait envie de défier une Alpha capable de condamner son propre frère à la peine la plus lourde ? Il n’avait juste pas prévu quelque chose.

- Mais tu es venu... Et malheureusement, à la seconde où je t’ai vu, je ne savais plus quoi faire. Je t’ai vu triste, je t’ai vu seul... Je... Je t’ai repoussé car c’était mieux que tu me détestes. Car je savais que c’était inévitable : par mes actes, ça viendrait un jour.  Parce que je le savais déjà : je t’aimais, et tu m’avais manqué pendant trop de temps. J’ai abandonné... Car j’ai bien vu que ça nous faisait du mal, et je voulais être avec toi... Je voulais juste... quelqu’un qui m’acceptait. Quelqu’un pour qui je pourrais être utile...

Juste quelqu’un qui m’aime en retour... Il avait toujours été égoïste. Il n’avait jamais su pourquoi il voulait constamment être aimé, alors que personne ne pouvait l’aimer.

- Je n’arrivais juste pas à accepter de te voir perdre encore quelqu’un... Tu sais quoi ? pour une seule fois dans ma vie, j’avais vraiment peur de mourir. J’avais peur de te laisser seul, alors que j’avais promis de ne pas abandonner. C’était... inévitable... Je le savais que j’allais te décevoir et devoir t’abandonner, mais je n’ai pas eu la force... J’ai retardé l’échéance jusqu’au dernier moment... Pour une fois dans ma vie, j’avais eu l’envie de me donner à quelqu’un entièrement. J’étais tiré dans deux sens : la raison qui me disait que je ne ferais que te faire souffrir encore plus, et mon coeur qui avait juste envie d’essayer de te rendre heureux... J’ai toujours pensé que tu ne pourrais pas... survivre à une autre perte. Parce que ta solitude te tuerais... Peut-être que c’est mieux comme ça...

Sa raison avait gagné. Parce que plus un être s’attachait à vous plus la chute était douloureuse. Oui, il était en train de le perdre. Mais pas en train de le faire mourir. C’était une maigre consolation, mais elle avait le mérite d’exister.

- Le problème, c’est que n’ai jamais eu ta confiance, mon amour. Tu crois que ce que tu dis à mon sujet aux autres n’arriveraient pas un jour à mes oreilles ? Je sais très bien sous quel angle tu me présentes. Tu m’aimes, mais cela ne t’as pas empêché de me mépriser depuis le début... À tes yeux, malgré tout ce que je pourrais faire, je resterais un gros connard. Mais je t’ai menti, je pensais bien faire, je pensais te protéger en t’éloignant de moi, mais je t’ai quand même menti. J’ai été idiot de croire que tu pourrais me pardonner. Je n’ai jamais eu de seconde chance. Je n’ai jamais eu ta tendresse, juste ta rancune.

On sentait, malgré sa tristesse, une certaine amertume. ce qu’il avait toujours aimé en Nicholas, c’était sa capacité à voir quelque chose de spécial en chacun. C’était également son optimisme qui lui faisait le plus grand bien. Mais il n’avait eu le droit à rien. Il avait l’impression d’avoir semé des graines sur une terre morte.

- Je ne peux que comprendre que tu me déteste. Je te l’ai toujours dit : je suis détestable. Je ne t’ai jamais caché ma vraie nature, mes failles. Ce que je regrette cependant, c’est d’avoir l’impression que Raphaël m’a mieux compris que toi. Tu sais... Je ne suis plus le même qu’il y a deux ans. Qu’il y a même neuf mois. J’essaie d’améliorer les choses... On ne change pas un jour, mais... essayer de commencer un jour c’est déjà bien... Non ?

Son regard croisa celui de Nicholas, quelques secondes, cherchant une lueur d’approbation.

- Mais je manque tellement de force... Changer, pour quoi ? Pour qui ? Pour eux ?! Pour ma meute ?! Il faut que j’accepte la vérité : je hais 99% des gens. Je ne vois que rarement quelque chose de positif en eux. À vrai dire, ils ont tous fait comme ça : m’abandonner ou me piétiner davantage ! Voire les deux en même temps !  - Son ton avait monté puis s’était apaisé subitement -  Ou non... Ce n’est pas que je les hais... Ils me font peur... Ils me terrifient... J’ai toujours l’impression qu’ils vont me faire du mal ou abuser de moi... Parce que c’est ce qu’ils ont fait...

Une partie de lui aurait voulu rester éternellement Loup, pouvoir vivre dans sa première nature. C’était depuis l’enfance quelque chose qu’il avait très vite compris. Les humains sont trop compliqués. Ils ne pensent qu’à des choses compliquées. Être Loup, c’est vivre simplement. C’est s’occuper à survivre et à faire survivre la meute. Les Humains, eux, aiment les intrigues. Politiques, amoureuses, familiales. Ils aiment la trahison et le mensonge. Ils aiment la gloire et leur orgueil. Ils cherchent désespérément le bonheur et d’être aimé. C’est ce qui le rendait désespérément, profondément Humain.

- On m’a toujours dit que j’étais naïf quand je voulais être attentionné. On m’a toujours dit que j’étais faible quand j’ai voulu être sensible.  On m’a toujours dit que je n’arriverais à rien quand j’ai connu l’échec. On m’a abandonné quand j’avais besoin de quelqu’un. On m’a écrasé quand j‘avais besoin qu’on me tende une main. On m’a dit d’arrêter de pleurnicher quand je confiais ma souffrance. Et quand j’ai été attentionné ou sensible, je n’ai rien gagné. Que perdu. Et je n’ai jamais pardonné.


Les mots, toujours durs, jamais tendres, de sa mère lui revenaient en mémoire. Des mots recraché par ses frères et soeurs, sauf Amanda qui avait eu l’intelligence d’en comprendre la vraie nature. Des mots que sa meute a eu, que les autres ont eu. Il s’en rendait compte : jamais personne, hors Amanda, n’avait accordé sa confiance en lui. Il s’était créé des murs, une coquille épaisse qu’il haïssait ouvrir, car il avait peur de décevoir la personne qui l’ouvrait. Fredrick et Elisif avait tenté de la percer avec leur bienveillance, mais Leif n’avait compris que trop tard leurs intentions. Ils n’avaient pas omis ses défauts, mais il semblerait qu’ils aie vu en lui quelque chose qui leur donnait envie de le connaître. Mais il avait toujours angoissé qu’ils l’abandonnent, comme le faisait maintenant Nicholas, quand ils découvriraient que l’intérieur de la noix était pourrie. Hors Amanda... qui avait continué à l’aimer malgré cela ? Personne.

- Et après, je m’étonne d’être un désastre... Murmura-t-il dans un tremblement de lèvre. Il n’aurait jamais pu devenir quelque chose de beau, de blanc, comme il le voyait en Nicholas. Pour cela, il lui aurait fallut les bonnes clefs pour déjà devenir une personne fonctionnelle.
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Dim 14 Oct - 17:09


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Elias & Ivar & Sevastyan & Cooper ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2933 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

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✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Il devait continuer à écouter ce qu'avait à dire Leif. Il devait tout écouter et y répondre, sans détour, c'était peut-être au final le seul moyen de sauver quelque chose, un embryon de choses. Il n'était pas certain de ce qu'il voulait réellement entendre, il n'en savait juste foutre rien. Il avait même peur de tout ce qu'il venait de dire, de l'impact que ça pouvait avoir, mais au moins, cela faisait un bien fou ! Il espérait que Leif aurait des explications réellement valables -contrairement à ses pirouettes habituelles-, il espérait que lui-même serait assez sage pour les entendre, les comprendre, et commencer par un début de pardon. Oui il devait l'écouter, rerépondre rapidement, et bien sûr qu'il leur faudrait un temps à tous les deux pour sauver les meubles. Aujourd'hui ne serait clairement pas le jour d'une réconciliation, ils devraient chacun potasser ce que l'autre avait dit, s'ils pouvaient pardonner les accusations, les dires. Il se passa une main dans les cheveux, l'écoutant attentivement, essayant de bien tout enregistrer, de bien tout  retenir histoire de faire une réponse comme il se doit, histoire de ne pas être à côté de la plaque, histoire d'essayer de bien reprendre tous les arguments, Raphaël avait raison, il lui devait bien ça.

- Tu as eu trop de temps pour réfléchir ? C'est justement ce qu'il faut, du temps pour réfléchir à toutes les conséquences, avec ce temps, tu aurais dû... pu voir qu'il y avait un net avantage pour toi. Sauver ton Alpha était un bon plan, mais comment est-ce que tu as pu croire que ta meute... que ta meute allait en sortir indemne, Leif, tous les Alphas sauf elle y sont, et genre c'est normal, ce n'est pas louche ?

Non, vraiment, il ne comprenait pas... mais probablement par ce qu'ils n'avaient pas la même logique. Au moins Leif lui expliquait et cela le calmait un peu, même s'il trouvait ses propos totalement aberrants et irréfléchis. Autant, ok, il n'avait pas Vu que la meute pourrait mal prendre ça, c'était gros pour lui, mais pourquoi, mais son argument sur sa famille, c'était juste... juste incompréhensible à ses yeux .

- Et donc tu as regardé la déchéance de ta propre famille, tu as laissé Amanda te confier une tâche sans rien faire pour ne pas qu'ils assistent à ta mort ? Je ne sais pas comment est ta conscience, Leif, mais elle est... cheloue. Je suis désolé, réellement réellement, j'essaye de te comprendre mais ça me semble juste inconcevable ce que tu dis-là. Je comprends, tu as voulu préserver ta famille en première intention, mais quand tu as été élu au Conseil, quand tu as vu Amanda se viander encore et encore... quand tu as senti qu'on ne la sentait plus comme Alpha, toi qui voulait préserver ta « meute », comment est-ce que tu as pu te taire ? Est-ce que tu n'avais pas plutôt peur d'être abandonner  Leif ?

Ce n'était pas un jugement, mais une réelle question, bien posée avec le ton d'interrogation. Quand il entendait le roux parler, il avait l'impression qu'il se contredisait un peu,  tout comme il connaissait Leif et l'amour qu'il portait à sa famille et ce besoin d'amour qu'il avait en retour. D'où sa question. Tout simplement.

- Je ne te demande pas de mourir au nom de quoi que ce soit, mais si tu leur avais dit que tu avais accès a roi, peut-être qu'ils t'auraient mal jugé, certes, mais certains t'auraient écouté par ce qu'ils y auraient vu là une opportunité : Edwina, Raphaël, Fredrick au moins.. Probablement également Elias... mais tu n'as rien, par ce que tu as préféré te montrer comme eux, égoïste, tu as gâché de possibles vies. Peut-être, peut-être pas, on ne peut pas refaire le passé, mais je l'envisage comme cela. Il se tut quelques instants avant de reprendre Là encore, leur plan je m'en contre-carre, ils ont été mauvais, ils ont été mauvais, mais toi t'es allé tout rapporter. La petite chance, minime chance qu'ils avaient, tu .. tu leur a coupé sur le pied ! Il se tut quelques instants Peut-être que Solskinn aurait fait payer plus cher s'il avait su qu'on l'avait berné, mais peut-être, aussi,  que vous aurez pu gagner, Leif. Des fois, il ne suffit pas de grand chose.  Tu crois que je ne me sens pas coupable qu'Il ait utilisé Dante pour me faire du mal, pour... pour essayer d'avoir le dessus, ça c'est ma faute. Ne me dis pas que non, ça l'est. Il haussa les épaules avant de continuer Je te désigne en partie coupable, par ce que si tu l'avais ouvert, peut-être que les choses seraient aujourd'hui totalement différentes, ou peut-être pas, peut-être qu'elles seraient pires, aussi je le sais, mais au moins vous aurez essayé de faire au mieux, de l'enculer bien profond, de lui montrer que vous pouviez aussi jouer stratégie. C'est de ça dont je t'accuse, tout comme je suis coupable en parti également... sauf que moi ce n'était pas un choix que j'avais à faire... mais je reste coupable . La logique de Nicholas, c'était toujours un bonheur, mais ils avaient déjà eu cette discussion, tout comme il se désignait coupable de la mort de Graham. Forcément, avec cette logique, Leif faisait un bon coupable, un réel coupable à ses yeux. Ta meute la plus touchée par tes erreurs ? Ta meute est la seule qui a eu un Alpha pendant des mois. Amanda a fait bien des erreurs en l'ouvrant trop, trop souvent de le roi, en ne cherchant pas le coupable. Ta meute n'a pas été la plus touchée, celle d'Edwina où il y avait Stein en Bêta tu ne crois pas qu'elle en a chié ? Ma Meute, ou c'était la Reine qui était aux reines, où un nouveau Alpha venait juste d'être élu, tu ne crois pas que c'était difficile aussi et qu'elle en a pâti ? Alors arrête, avec tes arguments. Les roux ont bien compris que tu essayais de les sauver, forcément qu'ils ne vont pas te dire ça. Moi, c'est juste ma logique. Si tu avais parlé, vous auriez eu une énorme chance de gagner : pas de torture, pas de Fredrick affaibli. Vous auriez gagné, les choses ne se seraient peut-être pas passé comme ça pour Dante, je n'ai jamais dis que tu étais le seul coupable, mais que tu étais l'UN DES coupables. C'est totalement différent. C'est un peu facile de dire ça, alors que tu as un choix, alors que tu n'étais pas enfermé là-bas, ce n'est pas TOI qui perdu ce Lien. C'est moi. Il inspira un bon coup et se passa une main sur le visage. Excuse-moi c'était un argument facile et presque hors propos... mais dans tout ce que tu dis depuis le début tu dis je n'ai pas vu ci ou ça. Moi je le vois juste comme ça, alors est-ce que ce n'est pas toi qui est injuste ? Est-ce que ce n'est pas toi qui te met aussi des œillères pour te déculpabiliser ? Bien sûr Fred était orgueilleux, bien sûr ce n'est pas toi qui a dirigé les sangliers, tout comme ce n'est pas toi qui a pris … je... Il se coupa. Et ferma les yeux quelques instants. Ok, je suis injuste, c'est mesquin de ma part de t'accuser de cela mais tu l'es aussi. Ce n'est pas de la rancœur que j'ai c'est de l'incompréhension, juste beaucoup d'incompréhension Leif et je n'arrive pas à me faire à tant de lâcheté et pourtant j'ai essayé. Je.. je comprends ce que tu as voulu, mais je ne comprends pas comment tu as pu … tu as pu croire que te taire c'était mieux. Ils ne t'auraient pas écouté, tu aurais essayé. Tu ne crois pas que ta cousine ne t'aurait pas écouté si tu étais allée lui parler en priver ? Edwina aurait tout fait pour tirer partie de cette information j'en suis certain.


Mais pour lui Leif était réellement responsable de ces morts, tout comme lui avait son propre palmarès, mais ça le roux l'avait déjà bien compris. Un jour peut-être qu'il changerait d'avis sur tout cela... Au moins Leif était honnête, il avouait que c'était bien un choix égoïste, qu'il n'avait pensé qu'à son petit cul, à son propre bien être. Qui était injuste ? Il comprenait Leif, lui aussi avait une peur panique de l'abandon,  sur ce point-là il le comprenait totalement, mais dans les faits, dans ses actions le roux le perdait totalement... et il continuait d'argumenter en disant qu'il avait voulu lui parler en même temps que l'été, mais bien sûr, et il aurait trouvé une excuse, comme à chaque fois pour se défiler. Sur ce point-là, même si Leif était persuadé de dire la vérité, Nicholas ne le croyait aucunement. Leif aurait bien été lâche, il l'aimait trop pour avouer à ce moment-là. C'était juste des mots pour rendre la chose plus jolie, plus crédible. Ah et maintenant c'était sa faute... en quelque sorte, bien sûr Leif ne disait pas cela comme ça, pas avec ses mots, il se doutait que le roux était sincère dans ses propos, mais lui le voyait différemment : au final s'il n'avait rien dit c'était pour lui.

C'était de sa faute.
De sa putain de faute.
Bordel de merde.

Il ne savait plus s'il était touché ou agacé . Peut-être des deux, mais cela n'excusait en rien son geste. Et Nick se sentait de plus en plus mal au fur et à mesure que la conversation avançait. Là, il n'avait même plus de mots réels. Leif avait trahi, en parti pour lui et il détestait cette idée que l'autre se soit tu pour sa poire. Il la haïssait, cette foutue idée. Bordel de merde, par Fenrir qu'est-ce qui lui était passé par la tête à ce roux ?

- Je ... je ne mérite pas, personne ne mérite d'être abandonné Leif, mais il faut penser au bien du plus grand nombre avant le bien d'une ou deux personnes. je.. C'est adorable ce que tu as fait là, mais je ne mérite pas tant d'attention. Je l'ai déjà dit, je ne mérite pas qu'on trahisse pour moi... je ne mérite qu'on se mette dans la merde pour moi, sauf si cela n'a pas de réelles conséquences sur les autres. Est-ce que tu comprends, Leif ? Je.. Je suis touché par ce que tu dis, mais... mais je ne sais pas comment dire ça. Tu n'avais pas à subir ça pour moi, déjà, je sais bien que les sentiments sont des fois incompréhensibles et plus forts que la raison... mais regarde où on est aujourd'hui, à essayer l'un l'autre de se protéger... regarde où ça nous a mené ?! On est juste deux couillons. Toi, par ce que ce genre de chose ne se fait pas et que tu n'as pas pris en considération tout ce qui fallait... et moi par ce que j'ai essayé de sauver les meubles pendant des mois, en me convainquant, en te convainquant aussi probablement que tout cela n'était pas grave. Et j'me suis noyé dans mon ressenti, dans ma frustration... et plus je l'étais pour j’essayais de me battre contre ça, par ce que je t'aime, que je sais que c'est réciproque et que je voulais le meilleur que nous ; mais les sentiments positifs ne suffisent pas à éluder le reste. Nous nous sommes tous les deux fourvoyés sur ce point-là. J'aurais dû avoir avec toi cette discussion bien plus tôt.. ; je n'aurais pas dû attendre d'être à bout que tout ça me bouffe.

Oui, c'était bien ça, deux couillons, qu'ils étaient... deux gamins au final perdu qui essayaient de sauver mutuellement les meubles mais qui se fourvoyaient totalement. Ils étaient trop différents, ils avaient deux logiques bien trop différentes, opposées pour que sur certains points aussi épineux que cette trahison, ils en sortent indemnes. Mais Leif n'avait pas fini de parler ; il secoua doucement la tête, de nouveau un peu agacer ; la confiance, ça se gagne et le souci de Leif c'est qu'avec son comportement ce n'était pas facile de savoir à quel saint se vouer réellement. Mais la suite fut rude, et il sentit les larmes remonter à ses yeux, comme pour Raphaël, s'il avait pu cracher le morceau à son cousin, il ne pouvait pas le dire tel quel à Leif. Il ne pouvait pas lui faire autant de mal. Mais est-ce qu'un non dit ne serait pas pire. Et voilà, où ils en étaient maintenant... les non-dits de l'un ou de l'autre les avaient menés au chaos.

- Comment est-ce que je pourrai te faire entièrement confiance en sachant que tu ments facilement, en sachant que tu trahis, que tu te débrouilles toujours t'en sortir avec des pirouettes, Leif ?! C'est facile de me dire ça, à moi, tu sais à peu près à quoi t'en tenir... mais moi... à quel moment est-ce que tu allais me mener par le bout du nez, par ce que c'est dans ta nature. Et puis la confiance, Leif, ça se gagne, ce ne sont pas que des mots, mais des actions, tu savais que ça me bouffait qu'on officialise pas, j'ai pourtant accepté que l'on se voit toujours en secret. J'ai accepté tellement de choses pour toi, toi aussi, par ce que c'est comme ça qu'on couple fonctionne sur des compromis. Mais explique-moi, comment je peux te faire entièrement confiance, si tu suis toutes les nanas qui viennent un peu trop chez moi à ton goût ? Je ne sais pas ce que tu lui as dis, mais tu t'es fais repérer. Je ne vais pas en faire une affaire d'état, mais avec tout ça, comment je peux te faire entièrement confiance ? Par ce que ma confiance tu l'as en grande partie. Et tu n'es pas un connard Leif, tu as tes qualités et tes défauts, mais tu fais pour tout pour que se soient tes défauts qui priment, alors que putain tu as de sacrés qualités, mais montre-les bordel. Moi je les vois, je sais ce que tu vaux, mais c'est fatigant de se demander où elles sont quand tu joues avec moi au petit con bien souvent. Je te présente sous quel angle, Leif ? Sous quel angle dont a jamais eu de discussion ; Que je suis avec quelqu'un dont je ne peux pas parler par ce qu'ils ne s'assume pas ? Est-ce un mensonge ? Est-ce un mensonge quand je dis que ça me fait du mal, non, mais tu le sais, et j'ai fait mon choix. Je respecte ce que tu veux, mais merde ! Ce n'est pas du mépris, c'est juste que ça me fait mal de voir des fois ton changement de comportement avec moi. Il essuya rageusement une larme qui coulait sur son visage Tu n'as jamais eu ma tendresse ? T'es sérieux, là ? Je... je suis désolé que tu ais eu ce sentiment.

Comment est-ce qu'il pouvait oser penser cela ? Le nombre de fois qu'il avait pris sa défense becs et ongles. Le nombre de fois où avait été réellement tendre, autant qu'il pouvait l'être après l'histoire Dante. Il eut envie de lui crier une autre vérité au visage, mais à quoi bon. Ca ne servait plus à rien. Ca voulait tout dire. Il aurait pu lui hurler que c'était réciproque, par ce qu'au final ce n'était pas de réelle tendresse qu'il avait eu c'était plus de la dévotion. Leif l'estimait beaucoup et l'idéalisait beaucoup trop alors forcément... Non ; il y avait eu de la tendresse, il en était certain, mais tout se brouillait dans son cerveau . Il inspira laborieusement, il avait envie de lui hurler de partir, de se casser, mais il devait l'écouter jusqu'au bout.

- Ouais je sais, j'suis qu'un abruti, naïf, et égoïste qui a des œillères, c'est bon je l'ai déjà soupé, celle-là. répondit-il, acerbe et armer.

Il n'était plus le même qu'il y a neuf mois, mais au final il ne s'assumait toujours pas, au final comme il l'avait fait pour Remy, il s'amusait encore à semer des Deltas  comme pour faire un pied de nez à Solskinn. Oui, des choses avaient changé, peut-être un peu, mais pas les points qui tenaient à cœur à Nicholas.

- Et si je t'ai choisi, Leif, ce n'est pas pour que tu changes pour moi. Je suis un grand garçon je sais dans quoi je m'embarquais. Ne change pas, qu'est-ce que tu en as à foutre  des autres? Il s'était rapproché finalement doucement de lui pour lui prendre doucement le visage entre ses mains Je ne peux pas te dire que personne ne te fera de mal, je serai bien mal place pour te dire que je protégerai des autres par ce qu'on sait tous les deux que je ne le pourrai pas... mais... mais malgré tout Leif, tu restes une importante personne à mes yeux je...

Il ne savait plus trop ce qu'il voulait, il avait envie de l'embrasser pour le rassurer, de le serrer contre lui, de le questionner, de s'oublier encore fois, d'oublier ses ressentiments, par ce qu'il était comme ça, mais il savait que ce n'était pas la solution et pourtant le voir aussi désespéré faisait fondre ses dernières barrières ; Il était faible, et pathétique. Naïf. Faible surtout, voilà comment on pouvait l'avoir, aussi facilement qu'un claquement de doigt. Il essaya de se reprendre mais n'y arriva malheureusement pas, alors il le prit doucement contre lui et lui caressa doucement les cheveux.

- Je ne peux pas te dire avec certitude, ce qu'il va advenir de nous en tant que couple, par ce que je pense que toi et moi, on va avoir besoin d'un peu de temps pour digérer tout ça... mais, si tu l'acceptes, si vraiment on se rend compte qu'il n'y a plus rien à sauver, on peut toujours rester amis, non? Des amis avec des sentiments, quelle excellente, idée Nick. Bravo, On applaudit ; Le souci Leif c'est que tu ne t'exprimes pas toujours très bien... C'est parfois compliqué à te suivre, surtout que quand tu parles, ça fait toujours pessimiste, ou cynique, tu vois ? Moi c'est tout le contraire je le sais bien... Et je sais que ça ne vaut pas grand chose, mais... moi je crois en toi, je sais que tu es une bonne personne au fond, même.. même si on a pas la même vision des choses. Je sais que tu penses à bien, et non pas à faire le mal, comme certains .

Pourquoi est-ce qu'il agissait comme ça, alors que Leif lui avait bien fait comprendre qu'il avait été un piètre petit ami, avec juste de la rancœur et jamais tendre. Pourquoi ? Par ce qu'au final, peut-être que ça aussi c'était un mensonge, ou pas. Il se savait pas déceler le vrai du faux dans les discours de Leif, trop de mensonges, comment lui faire entièrement confiance ?

- Pardonner n'est pas facile, et il faut du temps pour cela, plus ou moins selon les fautes commises, mais ça fait du bien, ça soulage et on se sent plus léger après ! La rancœur qui te nourrit Leif ne t'apportera jamais rien de bon. Le monde est ainsi, il y a beaucoup de méchantes personnes qui font du mal, et je suis plein placé pour le savoir. Tout comme je suis mal placé pour te faire la leçon, je vois trop de bonnes choses dans les gens, ça me porte trop souvent préjudice. Je te répète, tu n'es pas un désastre Leif, juste quelqu'un avec des sentiments, quelqu'un avec des qualités et des défauts, il faut juste que tu montres plus tes qualités pour faire un excellent juste milieu. Il lui caressa doucement la joue. Ces qualités, tu les as en toi, je le sais, j'en mettrais mes deux mains et deux pieds à couper et autant de dire que sans mains et sans pieds, pour se déplacer c'est pas top, alors que je suis sûr de ce que j'avance.

Et il pensa à ce que lui avait dit Raphaël, c'était peut-être le moment d'ouvrir la bonne porte. Peut-être qu'il allait faire une erreur monumentale, peut-être pas, il n'en savait rien.  Mais Raphaël avait souvent raison, alors il devait l'écouter... surtout si cela pouvait aider Leif.
Ce revirement brutal de situation le laissait un peu perplexe, ; et le perturbait encore plus qu'il ne l'était déjà, mais là, il laissait juste agir son instinct, il lui avait dit ce qu'il avait à lui dire et cela avait suffit à le calmer en grande partie, les choses étaient plus claires.. en partie. La frustration était toujours là, ne partirait jamais, mais ce n'était pas le sujet.

- Pourquoi est-ce qu'ils te font peur Leif ? Je ne suis pas certain de comprendre ? Pourquoi est-ce qu'ils voudraient te faire du mal … et qu'est-ce que tu entends exactement par abuser ?  Est-ce que c'est abuser de ta gentillesse, de ta naïveté, comme beaucoup le font avec moi, ou autre chose ? Le terme est vague et a plusieurs signification... Tu n'es pas obligé de répondre, non plus.

Oui Raphaël avait souvent raison, alors il devait approfondir certains non dits, peut-être que c'était la clef qui leur manquait au final. Mais cette clef serai probablement  loin de résoudre tous les soucis, ça, il en était certain... si elle pouvait aider un peu le roux, ça serait déjà un bon point. Par ce que Nick se savait d'ores et déjà foutu et sans issu, son cas était déjà bouclé et réglé. Alors secourir son ami, son petit ami... son... quelque chose de plus très bien défini était quelque chose qu'il se devait de faire le bien être du roux.

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Sam 27 Oct - 16:05


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 636 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

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✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



J’aimerais revenir vers toi
Sentir la pluie encore une fois
Tomber au fond de moi-même
Et effacer tout ce que je suis devenu


***

Est-ce que tu n'avais pas plutôt peur d'être abandonné Leif ? Le roux n’avait pas besoin de répondre, son expression l’avait sûrement trahi. Oui, il aurait pu les sauver par plein de fois, mais jamais il n’avait eu le courage de le faire. Parce qu’il se noyait dans son angoisse la plus terrible : celle d’être seul, avec personne qui l’aimerait. Il les voyait déjà se détourner de lui. Il était dur de réaliser, à cette seconde précise, pourquoi il aurait préféré mille fois la mort à être Oméga. Parce que cela le condamnait à vivre leur déception, la rupture de leurs liens qui garderaient à jamais cette cicatrice. Et maintenant il voyait Nicholas, cet homme qu’il avait tant désiré, sur le pas de la porte prêt à lui tourner le dos. C’était fichu, et de toutes façons, il le méritait. Il aurait voulu se jeter à ses pieds, le supplier de ne pas partir, mais il n’aurait rien gagné en se roulant par terre et en pleurant. Juste de paraître encore plus misérable à ses yeux.

- Oui j’aurais pu aller voir Edwina... Mais je ne voulais pas l’impliquer... Si ça tournait mal, je voulais être le seul coupable... Imagine, c’est elle qu’ils auraient tué en premier ! Née-humaine, Alpha Blonde, elle avait tous les défauts pour un argent mégalo ! Puis je... je n’étais pas sûr de le faire. Je me suis longtemps dis que c’était mieux de rien faire, puis... Fredrick m’a fait changé d’avis. Quand il m’a dit qu’on était foutus d’avance.

Jusqu’à cet instant précis, la trahison n’avait été qu’une possibilité, sérieuse, mais il avait toujours eu l’espoir qu’il n’avait pas à le faire. Oui, il aurait pu voir Edwina. Mais aurait-elle pu simplement accepté une seule seconde que son cousin ait pensé à les trahir ? Car la blonde le connaissait trop bien. Il n’aurait jamais pu lui tenir un discours comme quoi il avait pensé à arnaquer l’Alpha argent depuis le début.

- Mais qu’aurais-je gagné en étant intègre ? Voir d’autres gens mourir en punition ? Voir ma famille se faire massacrer ? Je m’en fiche qu’on me considère bien, cela n’a jamais valut de risquer encore plus de vies ! Comprend que je n’aurais sauvé personne. Ils nous ont condamnés en pariant sur le nombre plus que sur l’efficacité, et je ne changerais jamais d’avis dessus. Oui, «peut-être» qu’ils auraient réussi, mais peut-être également qu’avec un seul espoir de plus, ils auraient continué le combat jusqu’au dernier tombé.   Également, si je peux songer à flouer Solskinn, tu ne penses pas qu’il n’aurait pas gardé une garnison de loups au cas où je lui servais des salades ? Non, il n’aurait jamais pris le risque de me faire confiance. Dans le fond je ne sais rien de ce qu’il se serait passé, mais tu ne sais rien non plus... J’ai fait un choix, un mauvais... Il a été guidé par mes émotions, pas par la raison... Et je pense que c’est pour ça que tu m’en veux. N’est-ce pas ? Les gens te voient comme quelqu’un d’émotif, mais en vérité tu restes toujours guidé par l’objectivité. Pour toi... La peur, l’amour... ne seront jamais de vraies raisons.

Il avait envie de le contredire sur plein d’autres points. S’il y avait un qui se mettait des oeillères, c’était bien lui. Il lui fallait un coupable, une raison pour la mort de Dante. Quelque chose pour justifier pourquoi il endurait tant. Il était plus dur d’accepter que c’était un tas de circonstances diverses qui avait poussé cet homme au suicide. Que c’était parce que lui, le Fou Fanatique, n’avait jamais pu se faire à l’idée de ce lien, préférant torturer celui qui lui était destiné plutôt que de l’aimer. Parce qu’il était plus facile d’accuser sa lâcheté de roux opportuniste que l’abandon de Dante. Car qu’est-ce qui aurait changé si jamais leurs meutes avaient gagné ? Nicholas aurait été tout de même dans ces geôles, et ils se seraient liés de la même manière. Dante aurait même sûrement cédé aux murmures de la Mort plus vite, car se prendre une déculottée en plus d’avoir Nicholas comme âme-soeur aurait été encore pire pour sa fierté d’argent machiavélique. Il n’avait jamais eu une bonne opinion de ce type. Peut-être était-ce sa jalousie qui altérait son jugement, mais rien... Oui rien n’aurait changé. Pourtant, il ne pouvait pas le dire à Nicholas. Comment oserait-il, après avoir entrevu sa souffrance, lui dire «ton âme-soeur était juste trop pleutre pour t’aimer, donc elle t’a juste abandonné en se foutant de ce que toi, tu deviendrais » ? Non, il ne pouvait pas. Ce serait juste le jeter dans la fosse aux lions. Alors il fit ce qu’il faisait de mieux : se taire. Eluder ce point. Changer de sujet.

- D’une certaine manière j’ai cru que préserver mon Alpha donnerait un avantage à ma meute...Et elle l’a eu, elle était sauve, protégée quand les autres n’avaient pas cette stabilité. Mais j’ai sûrement été trop aveugle sur ma soeur, sur sa force. Je la croyais infaillible, mais j’ai oublié qu’elle était simplement... humaine. Et que souffrir pousse à faire des erreurs. Elle n’a jamais... accepté la mort d’Heinrick. Parce qu’elle se sent responsable de n’avoir rien pu faire pour lui.

Plus que par amour. Cela le peinait, car si jamais elle savait la vérité... Il avait été condamné d’avance, car Heinrick était une nuisance. C’était bien au-delà du politique. C’était un homme avec une face sombre mais qu’Amanda n’avait jamais vu. Heureusement pour elle ; heureusement pour les Roux.

- Je suis coupable, je n’effacerais jamais ce que j’ai fait. Et chaque fois, les nouvelles cicatrices sur ma peau, les bleus que l’on fait à l’Oméga, me rappelle que je porterais toujours cette peine. Ma leçon est lourde, et chaque jour elle me donne matière à réfléchir sur ce que je suis... Si je pouvais, je m’effacerais pour tout recommencer. Genre... Un bon coup de gomme pour redessiner tout ce qui est bancal...

Il regardait ses mains, paumes ouvertes, qu’il serra. Si jamais il pouvait tout recommencer... Il changerait tellement de choses.  Il continua à parler, à sortir de son armure. Il ne mentait pas : le retour de Nicholas dans sa vie avait influencé ses décisions. Originellement, il savait que seul se dénoncer aurait protégé Amanda des ambitions de Fredrick. Plus l’Alpha des Goy reprenait des forces, plus c’était inévitable. Jusqu’à ce que ce dernier se fasse empaler par son buffet funéraire. Ce qui avait correspondu au moment où il Nicholas avait réussit à l’apprivoiser.

- Au moins... On est désormais deux couillons qui savent ce qu’il faut plus faire
, tenta-t-il dans un faible sourire, faute de ne pas trop savoir quoi dire d’autre. Peut-être qu’il aurait mieux fait de la fermer, songea-t-il à la seconde d’après.

- Pourquoi tu ne comprends pas, Nicholas, que tu peux avoir de l’importance pour les autres ? Tu te penses insignifiant... Mais d’une certaine manière tu as sauvé ma vie par ta présence, par ta chaleur. Est-ce que tu te rends compte que j’ai juste... assez retrouvé le goût de vivre pour renoncer à mourir ? Parce que tu m’as dit que... tu me voulais toujours à tes côtés...  Puis tu es resté... Car tu avais toujours été à mes côtés, et j’avais juste été idiot de ne pas l’avoir vu avant.

C’était ainsi que tout avait commencé. C’était à ce moment où il avait renoncé à protéger son coeur contre cette étincelle qui ne s’était jamais tout à fait éteinte au fond de lui. À ce moment où il s’était dit que peut-être quelqu’un avait besoin de lui sur cette planète, qu’il pouvait être utile. Qu’il pouvait être aimé.

- Tu es important ! Il y a un Bêta de meute qui s’est jeté dans les flammes pour toi. Tu peux me dire que c’est affreux, que c’est ta faute, que tu ne mérites pas qu’on prenne des risques pour toi, mais Raphaël n’a pas hésité une seule seconde par ce qu’il... t’aime tout bêtement. Il t’aime espèce d’imbécile, et c’est pour ça qu’il a peur de te perdre ! Il ne peut pas mettre ces sentiments de côté, car on ne peut renier qu’on est... humain. Bêta ou pas. Tu es une part de sa vie, tu influes forcément ses choix... Comme moi j’ai... j’ai influencé Amanda... Je pense qu’elle s’est bouché les yeux plus ou moins volontairement... Elle ne voulait pas me perdre... Et elle a coulé à cause de ça... En partie... Parce qu’elle avait un coeur aussi fragile que celui des autres. La raison ne peut pas toujours vaincre. La pire crainte de tout Alpha, ce n’est pas de perdre son statut, ce  n’est pas de perdre sa meute, c’est d’envoyer sur l’échafaud quelqu’un qu’il aime et de devoir vivre avec ça toute sa vie.

C’est ce qu’il avait cru entrevoir chez Amanda. Il sentait que son statut en moins, elle se sentait plus libre. Car le pire cauchemar qu’elle aurait pu faire, c’était bien de faire trancher la tête d’un de ses enfants, de sa fratrie, d’un de ses amis. On dit toujours qu’être Alpha est un honneur, mais non, c’est un sacrifice complet. C’est donner sa vie, sa liberté, et faire preuve d’une totale abnégation. Quel être humain pouvait faire cela sans ciller ?

- Tu sais, en rejetant ton importance pour eux, tu rejettes leurs sentiments pour toi. Tu renie le fait qu’ils peuvent te faire passer avant eux parce qu’ils en ont envie, et non parce qu’il le faut. Ils te protègent pas parce que tu es faible ou un soumis, mais parce qu’ils n’accepteront jamais de te perdre. Non... Tu attires les gens. Parce que tu es quelqu’un de bien, qui a le pouvoir de faire sourire n’importe qui. Avec tous ces bruns ultra-sérieux, tu pars quand même d’un sacré niveau !

Il essaya d’esquisser un sourire. Le moment n’étais pas vraiment propice à la plaisanterie, mais il tentait quand même... Cela le rendait tellement triste que Nicholas se considère ainsi. Sa vie ne valait pas moins que celle d’un autre. Elle ne valait pas moins que celle d’un Alpha. Il n’était pas une sorte de pion qui se devait de protéger le Roi sur un échiquier : il faisait parti d’un tout, et son absence serait trop remarquée.

- Tu sais... Parce que j’ai été un idiot qui croyais que j’étais insignifiant... Regarde le bordel que ça a créé ! J’ai voulu mourir parce que j’ai cru que mon sacrifice valait mieux que ma vie. Parce que j’ai cru que je ne valais rien, je me suis permis de faire des choses affreuses car ! Je me suis dit que c’était pas grave, qui me regretterait si jamais je me sacrifiais ? Et je me ne me suis jamais autant trompé...


Il espérait qu’il arrive à prendre conscience qu’il avait une importance, aussi infime soit-elle, dans cet univers. Comme tout le monde. Même lui, Leif le lâche, Leif l’égoïste, avait dû se résoudre qu’il y avait des gens pour qui sa disparition serait un évènement bien plus tragique qu’il ne l’aurait imaginé. Dans un sens, il avait fait un pas depuis le procès : il était passé du stade à que sa vie n’avait pas d’importance, à celui où il n’était qu’un sale type détestable. Il le reconnaissait pleinement, mais pourtant, il ne put s’empêcher de reprocher à Nicholas qu’il ne lui avait jamais donné sa chance, ni la totalité de son affection. La réponse du brun lui donnait juste envie de disparaître. Le pire, c’était de le voir pleurer.

- Non... Je...

Il s’en suivit un court silence.

- Tu as raison, ce n’est pas vrai... Enfin, tu as été tendre avec moi, mais... c’est juste que des fois... Tu... Tu me sembles froid, et... distant. Même quand je veux que tu te sentes bien... Et à chaque que j’essaie...

... Il avait l’impression de pisser dans un violon. Quand il le complimentait, il n’avait jamais l’air de le croire. Quand il essayait de lui faire plaisir, il était sur ses gardes, comme si il allait lui faire une crasse en échange. Et c’était exactement le coeur du problème.

- À chaque fois que j’essaie c’est comme si tu ne croyais jamais que je veux juste que tu te sentes bien... Ou que tu glissais entre mes doigts comme si j’essayais d’attraper de l’eau... C’est juste cette impression de... parfois presque devoir quémander pour avoir tes bras, ou un mot doux. Je t’appelle «mon amour», et en échange je m’appelle «Leif»... Je sais que tu ne peux pas être toujours de bonne humeur, mais tu peux me le dire... Je voulais juste... - Il fit une très courte pause. - Tu vois.. Remy... Ce n’était pas elle que je jalousais. C’était votre... relation. Vous avez l’air de toujours bien vous amuser, et avec moi... Des fois on dirait que tu... Que tu es obligé de poser tes couilles sur un cactus ! Je voulais... juste comprendre pourquoi.

Qu’avait-elle de plus ? Alors que lui aussi, ça l’aurait fait marrer de faire une bataille de farine et d’oeufs. Lui aussi, il aurait aimé avoir des fou rires avec lui à ne plus en finir. Mais la différence entre Remy et lui, c’est que Remy... aimait vivre. Elle respirait cette joie de vivre que lui n’avait pas. Ce qu’il lui enviait par-dessus tout, ce n’était pas l’attention que lui portait Nicholas, mais son insouciance qui lui permettait de ne jamais se soucier du lendemain.

- Le problème également, reprit-il immédiatement, c’est qu’elle n’est qu’une simple humaine. Oui elle est adorable, mais qui sait ? Un jour tu lui donneras la mauvaise info et ça te retomberas dessus ! Il fallait que je vérifie si... elle n’était pas mal intentionnée et si tu avais fait attention. J’en suis pas fier, mais au moins je suis fixé.

Si Nicholas n’avait pas l’habitude de se jeter dans le premier tas de fumier venu, il se serait peut-être contenté de crever de jalousie dans son coin. Leif était convaincu que c’était parce que son Brun songeait qu’il n’avait aucune importance qu’il ne faisait pas l’effort de se préserver. Le problème, est que Remy trainait une effluve de vieux Loup. Il espérait sérieusement que les odeurs de la rue l’avait trompé, mais sa lucidité lui avait soufflé qu’il avait été mieux de le signaler à quelqu’un de compétent. Il ne s’était pas privé de le rapporter à Raphaël, qui serait sûrement plus malin que lui pour gérer ce problème.

- Mais dans le fond, ça m’a rien apporté.... Juste que j’avais fait chier quelqu’un qui ne le méritait pas. J’étais encore plus perdu... Aujourd’hui je ne sais toujours pas ce que j’ai en moi qui te rendrait... vraiment heureux. Et ça me bouffe... Parce que c’est la seule chose que je te souhaite. Je donnerais tout pour ça.


Même s’il devait renoncer à lui. À quoi bon le voir dépérir ? Même s’il avait également envie de l’enfermer dans une tour pour ne l’avoir qu’à lui. Comme d’habitude, il y avait deux lui. Un Lui lucide, raisonnable et clairvoyant mais défaitiste, et de l’autre Lui, l’idéaliste naïf toujours optimiste qui tirait de la force de ses espoirs, mais qui en espérant se mentait. C’était une lutte constante, et actuellement ils n’étaient que deux tigres qui se battaient rageusement entre eux. Il avait recroquevillé ses jambes dans ses bras, se calant dans le fauteuil comme si celui-ci pouvait le protéger de la tempête de coups que Nicholas lui avait distribué.

- Et là je me retrouve con, car j’aurais dû te poser la question il y a des lustres...

Il avait encore envie de se gifler. Il était si mauvais pour communiquer. Tellement qu’il avait finit par se faire ravaler la façade par un Bêta. Même si parler de sentiments à un Brun c’est presque comme parler de son doctorat de physique quantique à un enfant de trois ans. Il se moquait, mais il n’était pas mieux. Parler de ses sentiments, c’était comme essayer de restituer un doctorat de physique quantique : il n’y arrivait pas. Cela lui avait fait plaisir que Nicholas lui dise qu’il lui trouve des qualités, mais lui les cherchait encore. Tout ce qu’il essayait de faire de bien explosait en plein vol. Contrairement à ce que lui avait dit Nicholas auparavant, il ne pouvait même plus prétendre à être protecteur envers ceux qu’il aime. Il leur pourrissait juste la vie avec ses obsessions, filles de ses angoisses, petites-filles de sa perpétuelle auto-détestation. Il avait besoin contrôler pour se rassurer, et ça faisait de lui une mauvaise personne. Il a essayé de tous les manipuler pour combler son manque affectif, pour essayer de les garder près de lui. C’est pour ça qu’il mentait. Plus exactement, il omettait les parties dérangeantes de la vérité, mais ça revenait au même. Quelles qualités pouvaient compenser son immense égoïsme ? Quels mots doux son incompétence à exprimer ses sentiments ?

- J’aurais voulu mais... Le contexte me faisait peur. J’avais tellement peur qu’il nous arrive quelque chose juste pour être... différents. Comme ça t’es arrivé... Et comme... Enfin...

Comme ça m’est arrivé. La fin de sa phrase mourut. Il ne voulait pas lui parler de ça/ Ce n’était pas le moment, et c’était sûrement plus sage qu’il ne le garde que pour lui. Enterré à jamais.

- Petit à petit l’idée me paraissait plaisante sauf que... J’ai toujours deux trains de retard, pour ne pas changer... Rit jaune le Leif Défaitiste. Il avait bien senti que son couple se pétait la gueule. Les argents n’étaient plus tellement un problème. Qui se soucierait d’un Oméga et d’un Soumis ? Il valait peut-être mieux que la médiocrité ne se reproduise pas.
Il continua, tant bien que mal, de se confier. C’était un exercice particulièrement éprouvant pour lui. Il n’aimait pas parler de son ressenti. Surtout, il ne voulait pas blesser Nicholas, mais il ne pouvait pas faire autrement.

- Ouais je sais, j'suis qu'un abruti, naïf, et égoïste qui a des œillères, c'est bon je l'ai déjà soupé, celle-là.
- Ce... Ce n’est pas ce que j’ai dit... Souffla-t-il, ayant peur de s’être mal fait comprendre pour la énième fois. Il ne savait pas vraiment d’où il sortait cela, car ce n’était pas ainsi qu’il le voyait. Tu es très loin d’être idiot. Tu essaies de faire croire que tu n’es qu’un abruti naïf. C’est juste plus facile pour toi quand les gens te croient con comme un balai, mais moi il y a bien des années que je ne tombe plus dans le panneau.

Rien que pour ça, il aurait pu faire un bon roux. Personne ne se méfiait de Nicholas : il semblait gentil, un peu cucul, un peu concon mais surtout pas dangereux. C’était un peu vrai, mais surtout faux. Leif se souvenait qu’adolescent, il aimait inventer des systèmes complexes pour planquer le goûter de son camarade et voir en combien de temps celui-ci résolvait l’énigme. Généralement pas très longtemps, dont un tiers de ce temps à chouiner contre Leif. Depuis, il avait toujours cru que si le brun enlevait l’énorme poil dans la main niché dans sa matière grise, il ferait des miracles.
Il reprit, la voix fébrile, essayant d’expliquer qu’il aimerait être autre chose. Changer... Un bien grand mot qui résonnerait creux pour Nicholas, qui ne le croyait plus. Pourtant, son aimé se rapprocha de lui. Pourtant, ses mots étaient doux, chaleureux. Pourtant, il lui pris le visage entre ses mains. Pourtant, il lui caressa les cheveux. Ce contact, ces paroles le touchèrent profondément. La tristesse avait quitté son regard. Il était reconnaissant, mais surtout heureux que ce soit Nicholas qui lui dise ça. Mais la suite était douce-amère. Il le savait dès qu’il avait vu son petit ami dans le cadre de la porte : leur couple avait complètement pris l’eau. Il réclamait une pause. Mais surtout, il lui proposa bien pire.

- [...]On peut toujours rester amis, non ?
- Peut... Peut-être...

C’était un mensonge : il savait très bien que non.  Il avait juste envie de lui hurler «non». Il lui avait déjà donné ce choix, il lui avait déjà dit que s’ils commençaient dans cette voie, ils n’auraient aucun retour en arrière : leur amitié serait morte. Il avait voulu tenter le pari, il assume. Comment pouvait-il oser lui demander de rester amis ? De surcroît au type qui l’avait fuit parce qu’il n’arrivait pas à l’oublier, et qui était tombé dedans à pieds joints dès que Nicholas avait pointé sa magnifique petite bouille adorable sous ses yeux. Non, ils ne pourraient pas ! Il avait plusieurs fois été dans le lit de ses amis. Il savait très bien la différence qu’il y avait entre une simple curiosité et le désir puissant, le manque, les flammes inhérentes à l’amour. Il n’avait jamais aimé Anders comme il aimait Nicholas. Après ces mots qui l’avait rendu tellement heureux... C’était cruel. D’autant plus cruel qu’il continuait à être doux, à être... exactement comme il l’avait toujours aimé. Prévenant, chaleureux, empathique. Savait-il combien ces attentions faisaient encore plus chavirer son coeur ? Il pourrait presque se mettre à genoux et le supplier de l’épouser sur le champ. Faute de mieux, il caressa doucement la main sur sa joue, essayant de croiser ses doigts avec celui du brun. Il respirait son odeur, si apaisante. Oui, il était apaisé, son aura désespérée remplacée par de la douceur et de l’amour. Il mourrait d’envie de lui dire qu’il à quel point l’aimait à cet instant, de le prendre dans ses bras, de l’embrasser. Mais il sentait qu’il ne pouvait pas. Ce n’était pas un bon moment.
Il ne savait pas vraiment répondre à la question de Nicholas. Pour où commencer ? Sûrement par le tout début.

- C’est... un sacré bordel... Dans le fond, je n’ai jamais été quelqu’un de sociable. Quand je suis passé d’un louveteau à cet humain qui s’appelait Leif... Je pense que... j’ai eu du mal à accepter cette seconde nature. Je ne la comprenais pas. Enfin, du coup pour les autres j’étais... bizarre. J’étais un enfant très en retard. Un gamin qui ne parlait pas, ne marchait pas comme un humain, ne comprenait rien des règles qu’on essayait de lui apprendre, qui n’avait aucun contrôle sur ses émotions. Je n’ai pas controlé mes mutations jusqu’à très tard, donc impossible de m’intégrer avec des non-loups. Et quand ma mère m’a mis avec des autres enfants roux, ça n’a rien changé. Ça a été pire, parce qu’ils me faisaient bien sentir comme étranger, et ils se moquaient de moi sans que je sache pourquoi. Comme je ne comprenais rien, on a profité de mon ignorance, même les adultes. J’étais le fils d’une Alpha, mais aussi naïf et manipulable. Ma mère avait des ennemis comme tous leaders. Un jour quelqu’un a essayé de lui nuire en m’extirpant une information... J’ai couru dedans, vu que je ne méfiais pas. Ça a faillit mettre ma mère dans une mouise pas possible... Bien sûr, on a châtié le fautif, mais... Ça ne changeait au fait que j’étais une sorte de... boulet pour elle.

Il ne se souvenait plus vraiment de ce moment là. Il n’avait jamais compris quels étaient les mots qui avaient causés tant de tort à sa mère. Juste qu’elle avait flippé tellement qu’elle n’osait plus le laisser sans surveillance rapprochée d’un Oméga, et encore moins le laisser explorer dehors. Il se souvenait qu’il y avait un Oméga qui était un gentil petit vieux adorable qui était celui qui lui avait servi de prof pour l’école à la maison. À chaque fois qu’il avait une bonne note, il avait le droit à un chocolat. Il n’avait pas été dans une école jusqu’au lycée. Et encore, c’était parce que son père était sorti de son mutisme habituel et avait osé affronté sa furie de femme pour le laisser y aller.

- Ma mère n’a jamais su... trouver l’équilibre entre me surprotéger et... me rejeter.  Elle a commencé à ne plus me laisser sortir de la demeure, me disant que les autres me voudraient du mal, qu’il fallait faire attention, qu’il allait m’arriver plein de choses horribles.  Et comme c’était vrai, qu’on m’avait fait du mal, j’ai commencé à me méfier de tout le monde, à... avoir peur. Je n’ai accepté que mes cousins, parce qu’ils étaient de la famille... Même toi, je t’ai grogné dessus, tu te souviens ? Et j’ai essayé de te mordre... Elle ne comprenait pas quel était mon «problème». Sauf qu’en tant qu’Alpha, sa réputation valait bien plus cher que son propre enfant. Car une louve qui ne sait pas faire de son fils un gamin normal peut-elle vraiment gérer une meute ? Elle avait sûrement peur, car la prise de son statut avait été catastrophique avant qu’elle ne redresse la barre... Elle craignait sûrement que la moindre faille puisse couler tout ses efforts en tant qu’Alpha... Alors quand elle a vu que la répétition et la patience ne marchaient pas, elle est passée aux punitions et est devenue distante. Je pense qu’elle croyait qu’il fallait que je me prenne des claques pour apprendre la survie, et que si elle se montrait trop douce je n’évoluerais jamais. Elle a été dure avec tous ses enfants, mais avec moi, c’était systématique. Elle a fini par me délaisser, jugeant qu’il n’y avait rien à tirer de moi, puis elle a... Elle a...

Sa phrase se serra dans sa gorge. Il n’aimait pas raconter tout cela, c’était des centaines de souvenirs qui lui revenait en mémoire.

- Elle a finit par m’abandonner. Je la voyais s’occuper de mes frères et soeurs, leur donner de l’affection, et moi je n’en avais... pas l’équivalent. Des rares fois j’avais «C’est bien, Fifi», et elle me caressait les cheveux... - C’était des moments qui l’avaient rendu très heureux. Sûrement les meilleurs de son enfance. - [color:c9d4=cade§blue]Des fois elle me prenait dans ses bras vite-fait...Mais rien qui pouvait compenser toutes les... remarques qu’elle me disait à longueur de temps.

Il avait envie de dires «horreurs», mais il s’était censuré. Comme toujours avec sa mère, il avait du mal à la mettre en faute. Elle restait sa mère, et il l’aimait malgré le nombre de fois où l’avait maudite. Il n’arrivait pas à la haïr, il lui trouvait toujours des bonnes raisons, des excuses. Puis il lui en voulait pour exactement les mêmes points. Son père avait essayé de compenser son manque. C’était lui qui le câlinait, qui essayait de lui apprendre la vie avec plus de douceur, qui le consolait quand ça n’allait pas. Mais le Lupa n’avait jamais contredit son épouse. Il était du genre à la défendre, en expliquant que c’était juste sa façon de le rendre plus fort, que c’était pour son bien.

- Quand je demandais un geste, elle me le refusait plus ou moins. J’étais trop «émotif», trop «dépendant», ou alors elle avait «autre chose à faire». Un moment j’ai presque détesté Katelina et Kurtis car eux, ils avaient ce que je voulais. Quand j’arrivais pas à dominer mes émotions, quand je ne les comprenais pas, elle me disait de me taire, de les cacher, de les enfermer dans une boite, mais jamais d’apprendre à les maitriser. Ajoutons qu’elle m’a sûrement autant appelé avec les synonymes d’ «incapable» que «Leif». À se demander quel était mon vrai prénom, ironisa-t-il sur la fin. Il retombait dans son tort : son armure de cynisme qui le protégeait de partager sa souffrance. Tout ces souvenirs lui faisait mal. Avait-il eu réellement une mère ? Des fois elle se montrait plus tendre, des fois elle était affreuse. Elle n’avait pas gagné le respect des roux par la douceur, il est vrai, mais plutôt par la crainte et la ruse.

- À chaque fois que je ne faisais pas les choses comme elle le voulait, même indirectement, j’étais puni d’une manière où d’une autre. Je n’ai jamais eu le droit d’être moi, mais ce qu’elle voulait de moi. J’ai commencé à voler pour deux raisons : elle balançait mon matériel de peinture - parce qu’elle ne comprenait pas pourquoi je préférais dessiner plutôt que m’intéresser à des choses utiles à la meute et à la famille - et parce que j’espérais qu’à force de faire des conneries elle essayerait de s’intéresser à moi. Au final je suis devenu trop bon à ce petit jeu, et elle s’en foutait. Même le jour où j’ai fini en garde à vue chez les humains pour avoir arraché des dents à des homophobes, c’est Amanda qui a été me chercher. Pas elle.

Et qui l’avait giflé tellement fort que le son avait résonné dans tout Bergen. Il restait quand même fier d’avoir pété leurs gueules, mais il ne le précisera pas.

- J’aurais pu tout faire... Jamais ma mère n’aurait été satisfaite. J’étais une déception. Et ma meute m’a toujours perçu comme ça également : le mouton noir parmi les enfants Helström. Personne ne pourrait contredire une personne qui est une mère et une Alpha, alors ils n’ont sûrement jamais cherché plus loin. Où alors... est-ce vraiment ma faute ?   Est-ce que j’ai toujours été indigne de leur intérêt ? Ou alors j’ai compris que je ne l’aurais jamais ? - Il prit une inspiration, essayant de se reprendre alors que sa voix s’étranglait à nouveau. -  Jamais quelqu’un ne m’a regardé... positivement. Hors Amanda, mes frères et soeurs continuaient ce qu’elle leur avait appris : me dénigrer. Jusqu’à qu’ils prennent conscience que c’était... injuste.

Pourtant, ils continuaient malgré eux. Victor était toujours plus dur avec lui qu’avec Katelina et Kurtis, et ses cadets, qu’avec Amanda ou Viktor. Ils avaient grandis, ils s’étaient émancipés, mais l’empreinte de leur éducation était encore là.

- Tu vois ? Je n’ai pas besoin que tu me protèges des autres. Je me protège déjà trop d’eux. Je les éloigne ou je les fuis. Je préfère qu’ils ne m’aiment pas, au moins ils me foutent la paix.

D’amer, il se radoucit.

- Ma mère m’a appris à répudier toute forme de faiblesse... Tu sais... Chaque jour je te remercie d’avoir été là dans ma vie... Parce que c’est grâce à toi que j’ai su qu’il y avait de la force dans la gentillesse, dans l’empathie, dans la résilience. Plus jeune j’ai été idiot, parce que j’ai rejeté sur toi ce que je rejetais en moi : la gentillesse rendait faible donc pour te le prouver je te faisais tourner en bourrique.   J’ai toujours appliqué le principe de faire le mal avant qu’on te le fasse. En même temps en étant un roux, c’est difficile de voir les choses autrement... Mais il est tellement plus facile d’haïr quelqu’un que d’essayer de le comprendre... Il est tellement plus facile de faire du mal que de faire l’effort d’être gentil... Je pense qu’à tes côtés, j’ai... commencé à mieux m’accepter, à me dire que je pourrais jouer au gros dur toute ma vie, de un j’étais pas vraiment crédible, et de deux,  j’étais sûrement trop sensible pour ça... Je sais que tu pourrais faire autrement qu’être gentil, que ce n’est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d’être... Tu n’es pas vraiment naïf, tu as juste fait le choix de croire en les autres. Malgré ce que les gens te font, tu continues à croire en eux, tu n’as jamais baissé les bras... Tu n’es pas un abruti, je pense que tu sais très bien à chaque fois où tu te fourres, sauf que tu penses que le jeu en vaut la chandelle. Ce n’est jamais choisir la facilité que d’être gentil. Tu sais que tu es bien plus fort que tu ne le crois ? Tu donnes envie aux gens d’être meilleurs. Ton coeur est beau et c’est pour ça que je te trouve beau.

Il avait attrapé sa main, qu’il caressait avec son pouce. Il reprit sur le sujet principal.

- Le jour où elle est morte, j’étais dévasté mais... Il y a une partie de moi qui était soulagée... C’est horrible, mais j’ai pensé qu’enfin, j’étais libre. Elle avait détruit chaque parcelle de moi qui ne lui plaisait pas, chacun de mes projets de vie. J’étais dévasté, mais sans elle, je pouvais vivre comme je le voulais... C’est horrible, et je m’en veux toujours, et je... je n’ai pas le droit de penser ça !


Tout son être tremblait. Nicholas était sûrement la seule personne à qui il l’avait dit. Il essayait de résister à ses larmes. Il ne voulait pas pleurer, alors qu’il se sentait misérable d’avoir osé pensé ça le jour où il enterrait une mère et une Alpha.

- Juste avant de mourir... Elle m’a dit qu’elle m’aimait... Et moi j’étais juste là à lui en vouloir de me le dire.

Tout aurait été plus facile si jamais elle l’avait toujours détesté. Il n’aurait jamais eu de honte à lui dire qu’elle avait été une mauvaise mère, absente, jamais à l’écoute, toujours dans le contrôle. Mais elle l’avait aimé, elle avait cru bien faire. Et elle avait fait de lui un désastre.
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Dim 28 Oct - 11:42


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Elias & Ivar & Sevastyan & Cooper ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2933 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

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✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



C'était de dire des choses, mais Leif allait l'air d'en éluder, faire passer sa famille avant pour de beaux principes, ok. Mais Nicholas se doutait bien qu'au fond c'était un choix également égoïste, car il savait que le roux avait une peur farouche d'être abandonné. Il le comprenait sur ce point-là, c'était probablement un talon d’Achille pour lui aussi, mais de tout temps ils avaient généralement agi totalement différemment. c''était presque fou pour le brun de voir comment cela pouvait changer, comment deux émotions pouvaient faire agir de façon différentes. Il écouta donc sagement ses réponses, acquiesçant de temps en temps, essayant également lui-même d'y répondre au mieux, essayant de ne pas trop l'enfoncer, même s'il restait une incompréhension totale entre les deux Verdict : Leif était bien un roux qui agissait avant de réfléchir et avait l'air de s'étonner des conséquences que cela pouvait entraîner. Sa raison de ne pas impliquer Edwina n'était pas forcément stupide, mais.... mais encore une fois, il avait de sous-estimer ce que cet avantage aurait pu leur attraper, leur donner. Les « paroles » de Fredrick lui firent froncer les sourcils, bien sûr qu'ils étaient foutus d'avance avec un plan merdique, bien sûr qu'ils avaient été tous stupide de vouloir venir chercher une poignée d'otages ! Il avait toujours du mal à comprendre, et il était à peu près certain que s'il demandait à ses potes de calvaire ce qu'ils auraient souhaité, ils lui répondraient comme lui « Vous auriez mieux fait de ne pas venir, c'était ce qu'ils attendaient ». Si logique, pourquoi les têtes pensantes avaient fait sacrifier tant de vies pour même pas une dizaine d'otages ? Ce n'était pas bien ; absolument pas bien. C'était pour cela que Leif avait un avantage sur eux tous, ; avantage qu'il avait laissé passer à tort.

- Le souci, Leif, c'est quand tu peux dit tout cela, je peux comprendre pour Edwina, mais je pense encore et toujours à ta peur d'être abandonné ou rejeté. Est-ce que tu es réellement franc avec moi ? Est-ce simplement pour ne pas l'impliquer, ou est-ce que tu as une autre raison que tu veux me dissimuler ? Qu'est-ce qui s'est réellement passé dans ta tête. Quand tu m'en parles, tout à l'air pavé de bonnes intention, mais jamais tu ne m'as réellement parlé de cette peur. Et je suis bien placé pour savoir ce qu'elle vaut. Alors j'me questionne, est-ce que tu dis réellement la vérité, ou est-ce que tu en éludes un bout pour te trouver des excuses qui ont l'air, effectivement, presque glorieuses  ?

Encore, une fois, pour lui le roux n'assumait pas tout et il n'avait même pas le courage d'être totalement honnête avec lui. Probablement qu'il lui disait la vérité mais il oubliait de lui dire que cette lâcheté, ce choix avait été aussi à cause de cette peur, ce qui changeait quand même la donne. Et pas qu'un peu concernant le roux.

- Quant à Fredrick, il disait tellement de choses Leif. Justement si vous étiez foutus... Je ne sais pas, tu ne t'es pas dis qu'ils avaient besoin d'un coup de pouce, de quelque chose de positif ? Juste pour y croire. Tu sais ce qu'apporte l'espoir?

Non, il ne ferait aucun commentaire sur la façon dont Leif avait pu avoir ce genre d'informations, après tout ça les regardaient, chacun baisait bien quand il voulait. Il connaissait bien assez Fredrick et ses défauts, sa façon de faire, d'agir, de parler.

- Si on avait eu l'avantage, on aurait pu gagner, putain Leif. Qu'est-ce que tu ne comprends pas là-dedans . S'il n'avait pas su exactement les plans, il y avait une chance ! Qu'est-ce que tu ne comprends pas là-dedans ? Des loups ne se seraient peut-être pas fait massacrer par ce que l'ennemi savait à quoi s'attendre. Une chance, ils en auraient une en plus. Et tu aurais eu ta conscience pour toi, tu aurais pu être leur Espoir, ce qu'ils attendaient. Alors bien, sûr... bien sûr, peut-être que cela n'aurait rien changé, mais sincèrement, Leif, quand un ennemi connaît ta tactique, ce que tu vas faire plus ou moins en gros .. la défaite est assurée. Même moi, je le sais. Et il était certain d'avoir raison. Peut-être qu'il se trompait, il n'était pas forcément un bon stratège, mais cela semblait juste couler de source : un ennemi qui sait à quoi s'attendre, agi en conséquence, surtout s'il est moins nombreux. Point. On était trois meutes contre une ! … Enfin vous étiez. Bien sûr les dégats auraient été nombreux, mais les argents auraient pu tomber, entièrement. Il eut ensuite un petit rire sarcastique. Contrairement à d'autres, je mets mes émotions de côté quand il s'agit du bien de tous, du plus grand nombre, c'est tout. Oui, je suis quelqu'un d'émotif, bien sûr que ça peut être de vraie raison, mais quand il s'agit de dizaines, ou de centaines de vies, il faut essayer d'outre passer tout ça, tout simplement.

Bien sûr ce n'était pas simple, il en était conscient, ça avait toujours été quelque chose de compliqué de se construire cette armure au final... mais au moins il essayait toujours de penser réellement au bien de tous, pas à sa petite personne, pas à qu'à lui, qu'à ses désirs. Leif ne comprendraient jamais son point de vue tout comme l'inverse, probablement d'ailleurs qu'aucun des deux n'avait réellement raison, mais Nick restait niché dans cette option que s'il le roux avait parlé, le combat aurait été différent, et Solskinn n'aurait pas eu à toucher Dante, et il n'y aurait pas eu cette descente aux enfers, surtout s'Ils avaient gagné, surtout si les argents avaient perdu. Oui, les choses auraient été si différentes, par ce qu'au final c'était cette trahison qu'Eliassen n'arrivait pas à digérer, Nbicholas n'avait jamais su ce qu'il traficotait exactement lorsqu'il partait, mais il était clair qu'il ne restait pas sagement en territoire argent, mais ça, personne avait besoin de le savoir. Personne. Les gens continueraient de croire ce qu'ils voudraient au final cela lui était bien égal. Ils ne comprenaient pas, ils ne savaient pas, ils n'avaient pas vécu avec lui. Le reste lui était égal, il aurait fini totalement fou s'il avait écouté chaque rumeur, chaque blabla sur l'argent. Concernant Amanda, il n'avait rien à répondre, alors il préféra juste se taire, Leif la connaissait mieux et, vis à vis d'elle, il devait déjà assez pâtir de ses erreurs pour ne pas en faire plus.

- Et tu changerais quoi, Leif ? Tu irais parler à Solskinn ? Sûr que non, tout ce que tu m'as dis prouve bien le contraire, tu aurais trop peur de les perdre définitivement. Alors qu'est-ce que tu changerais ?

Il n'était pas franchement agressif, il avait essayé de la poser en bonne question, mais en même temps, maintenant qu'il était « puni » qu'il voyait les dégâts provoqués sur lui, sur sa famille, c'était si facile. S'il avait dit cela juste après les événements, peut-être qu'il aurait plus cru en sa bonne foi, mais là, c'était juste les paroles d'un type à bout qui n'avait plus rien à perdre, et là encore l le comprenait dans un sens.

- Mais penser au changement du passé ne changera, il suffit d'avancer maintenant, les choses sont ce qu'elles sont, et vivre dans le passé ne changera rien. Tu as tes regrets, tes rancœurs, ce que tu veux, bien.

Mais au final, lui, avait si peu perdu. Il était devenu Oméga par punition certes, mais même s'il était moins bien vu par sa famille, elle restait quand même présente, tout comme sa meute devait quand même le comprendre un peu. Mais il restait en vie, sans partie de lui-même envolée, probablement à tout jamais, mais il n’avait pas ce bout de lui-même toujours frustré par tout ça. Mais au moins, le roux s'avouait coupable et c'était déjà un bon point. Il haussa ensuite un sourcil un peu surpris lorsque Leif reprit plus ou moins ses paroles. Il se mordilla la lèvre pour ne pas répondre avec véhémence. Cela ne servirait à rien, il devait se calmer, juste essayer de continuer à réellement discuter, par ce qu'il n'y avait plus que ça à faire pour tenter de sauver les quelques meubles qui restaient en eux. Mais même-là, Nicholas savait qu'il se fourvoyait, même-là, ils savaient qu'au final sauf un énorme changement, cela ne pourrait pas marcher entre eux.

Le blabla sur son importance, le fit doucement sourire, peut-être un peu trop ironiquement. Bien sûr qu'il savait qu'il lui restait quelques personnes sur qui comptait, mais ce que Leif en comprenait pas, c'est qu'il en savait surtout beaucoup ; beaucoup trop perdus pour vivre sainement, malgré tout ce qu'il voulait faire croire, et ça Raphaël l'avait compris. C'était facile ces mots, pour celui qui avait tout fait pour protéger sa famille, pour celui qui avait une réelle famille.

- Raphaël, ce jour-là n'a mis que sa vie en jeu. Pas celle de toute une meute, Leif. Et je n'ai jamais dit, je ne crois point du moins que je n'avais pas d'importance pour les autres, mais... mais à quoi bon sacrifier des DIZAINES ou même deux vies, pour en sauver une ?

Il secoua la tête, tristement. Ce discours avait tendance à le rendre malade, alors qu'il était probablement censé être « mignon et adorable », mais quelque chose continuait de gronder en lui de plus en fort. Il ne devait pas exploser. Leif n'y était pour rien, tout comme son cousin n'était pas non plus coupable, mais leurs paroles étaient loin d'arranger les choses. Ils ne comprenaient pas, et lui se demandait comment il avait fait pour en arriver là et il s’empêtrait, de plus en plus au fur et à mesure de la discussion dans ces ressentis négatifs qui le détruisaient de plus en plus à petit feu.

- Tu crois réellement si j'avais été certain que personne ne tenait à moi, Leif dit-il d'une voix qui se voulait suave mais qui allait entre la voix cassée et ironique, sarcastique, boufée par l'émotion. Je serai encore en vie à l'heure actuelle ? Tu ne crois pas que je me serais juste tuée, ou que je serais devenu comme ma propre mère ? C'est pour VOUS que je me suis battu, que je tentais d’émerger, mais tu ne peux pas comprendre, Leif. Même si tu essayais, tu ne pourrais pas comprendre ce que cela fait ! Alors arrête avec ce genre de discours, bien sûr que si, je sais que l'on tient à moi... Mais, tu as ta famille, malgré tout, pour te soutenir, tu as toujours Amanda... Oui, tu as perdu des parents, oui tu as perdu probablement du respect dans ta famille, oui, tu as perdu Fredrick, et Edwina. Oui. Bien sûr. Mais je n'ai plus de famille, si ce n'est Raphaël, et c'est quelque chose de récent. Ce n'est pas quelqu'un qui peut me connaître où me soutenir comme le fait Amanda. Oui, il y a toi, il y a Asya. Mais mon père est mort. Mon frère, qui m'a élevé est mort . Fredrick est mort. Dante est mort. Edwina, mon ancienne Alpha -la Reine brune-, se sont barrées. Ma mère... ma mère est plus morte que vivante. Je ne rejette rien, je suis juste réaliste. Ce n'est pas par ce que je ne suis pas expansif comme TU le voudrais que je ne le sais pas. Mais je trouve ça stupide de sacrifier ta vie pour la mienne, Leif. Je suis foutu. Tu le comprends, ça, foutu... Toi tu as encore probablement de beaux jours devant toi. C'est tout, c'est aussi simple que cela. C'est juste être réaliste, je ne veux pas que.. que tu risques de te faire blesser pour moi, par ce que ça n'en vaut pas la peine. Ce n'est pas méchant Leif, c'est juste que.... que tu pourras encore.... c'est juste que tu pourras encore pleinement profiter de tellement de choses, tout comme Raphaël. Tu comprends ce que je veux dire ?

Non ; Non. Non . Il ne devait pas lui dire, il ne devait pas lui dire ce qui le bouffait. Il ne pouvait pas lui dire ça, il était certain que ça le briserait trop et il n'avait pas envie de cela ; a la limite il préférait être vu comme un ingrat même si cela le rendait fou de tellement de façons.
Il attirait les gens certes, il le savait, il avait toujours eu ça pour lui, mais en même temps les Loups ne se sentaient pas en danger vis à vis de lui de part son côté soumis. Oui, il savait qu'il était social et que son humour, son auto-dérision, sa façon de parler était souvent appréciée... par certaines personnes et détestée par d'autres. Bien sûr qu'il le savait toujours, ça, par ce que c'était lui, c'était sa façon de faire, par ce qu'il aimait rendre les gens heureux, même ceux qui ne l'appréciaient pas.

- La différence entre toi et moi Leif, c'est que tu le sais, j'ai toujours pensé au bien être de tous avant le mien. Ce n'est pas nouveau. Nos deux cas sont tellement différents sur plein de points.

Et la conversation s’envenima soudain pour Tveit, lorsque l'autre l'accusa de ne pas être tendre. C'était à mourir de rire ou de frustration.  C'était le coup de trop et les larmes qu'il retenait depuis déjà un moment se mirent à couler sur son visage sans qu'il ne puisse rien y faire... Est-ce que les explications de Leif l'aidaient réellement ? Il n'en savait trop rien, mais il prit sur lui pour tenter de se reprendre, chouiner ne servirait à rien. Il pourrait bien le faire seul, une fois que le roux serait parti. Il ne devait pas continuer à pleurer, ils devaient continuer à parler sainement, réellement... et pas s'arrêter par ce que l'un ou l'autre avait été heurté dans sa sensibilité -bien trop grande-.

- Ce n'est qu'un surnom, je ne suis pas certain d'aimer ça. Sérieusement, Leif, si tu m'en avais parlé, je n'aurais pas changé les choses, mais tu vois on appelle ça des compromis. Je ne peux pas en faire 36 000, j'ai accepté de ne pas... on va dire officialiser ça réellement à la vue de tous alors que j'en crevais d'envie, tu voudrais en plus que je fasse des choses que je n'aime pas... Parler, ça aide. Je ne suis pas un putain de devin ! Ce dont je t'accuses, pour certaines choses, ce que je « raconte» soit-disant sur ton compte, tu savais déjà tout. Par contre ce dont tu m'accuses-là, comment suis-je censé le deviner ? Tu es le premier à ne pas forcément avoir envie de câlin, est-ce que je t'en teins une putain de rigueur ? Non , alors pourquoi toi tu sembles le faire. Froid et distant ? Regarde ton comportement, depuis des mois, depuis des années, ça peut aussi expliquer les choses, Leif. Tout simplement, mais c'est cool, d'apprendre ça là comme ça ; Génial. Il eut un petit rictus. Tu jalouses tellement de gens quand ils m'approchent, mais Remy parle, Remy est gai, avec Remy c'est juste facile de rigoler, avec toi... sincèrement ça ne l'est pas. Toi tu restes justes bloqué sur ton passé, ou le futur, ou ce que va penser ta sœur si on fait ci ou ça. Toi, malgré ta sentence plutôt clémente du conseil, tu fuis tes Deltas parfois. Toi, Leif, ; même si je t'aime tu es capable d'être lâche, d'inventer des trucs que tu trouves super drôles alors que c'est juste dur, humiliant. J'ai toujours fait avec, mais elle a ce caractère facile à vivre tout simplement. Il reprit son inspiration Et alors, si ça me retombe dessus, Leif ? Je l'aurais mérité, si je deviens Oméga, et bien soit, j'ai enfreint la loi. Point barre. Il n'y a pas de quoi fouetter un chat, et je ne lui ai RIEN confié qui pourrait … mettre ma meute ou les Loups en danger, je... elle ne sait pas qui je suis réellement.

Il préféra se taire sur ce qui le rendrait réellement heureux, par ce qu'il n'y avait qu'une réponse, et il savait qu'encore une fois cela blesserait trop Leif, à tort, par ce que l'un comme l'autre ne pouvaient rien à cela. Alors il essaya de mettre un peu d'eau dans son vin et de lui montrer qu'il avait des qualités, qu'il les voyait et plein d'autres choses, qu'il pensait réellement. Par ce qu'il n'aimait pas voir Leif dans cet état, par ce qu'il était trop faible, peut-être trop soumis pour lui tenir réellement tête plus longtemps.

- J’aurais voulu mais... Le contexte me faisait peur. J’avais tellement peur qu’il nous arrive quelque chose juste pour être... différents. Comme ça t’es arrivé... Et comme... Enfin...


Gneuh ? Là il ne comprenait rien du tout. Enfin, si, mais... mais en fait, il ne voyait pas franchement le souci, ce n'était pas comme si, Leif était très discret non plus. Oui, ils faisaient attention, mais... mais rien n'était insurmontable et Leif préférait visilement écouter sa peur du « SI » on s'attaque à nous plutôt de « on sera plus heureux  si on ne se cache pas, advienne que pourra ». C'était son choix. Nicholas avait préféré s'y faire, comprenant que cela ne servait à rien de faire le forcing. Leif savait ce qu'il attendait de lui, il savait que Nick faisait un compromis là-dessus. Et Tveit ne put bientôt s'empêcher de répliquer doucement

- Bien sûr que si Leif, je suis naïf et utopiste. Probablement, moins que je ne veux le faire croire, mais je le suis, c'est un fait qui me caractérise totalement.

Et Il tenta ensuite de lui faire comprendre qu'ils avaient besoin d'une pause, ou pire qu'ils ne seraient peut-être plus qu'amis. Qu'ils avaient besoin de réflexion là-dessus, mais à quoi bon continuer dans une relation qui était vouée à l'échec. Ils n'attendaient pas la même chose. Ils étaient trop différents sur certains points et trop proches sur d'autres. Les sentiments c'était une chose, mais au final... ils s'enlisaient l'un et l'autre et ce n'était plus possible. Mais Leif ne sembla pas vouloir de cette simple « amitié », mais au moins il lui aurait proposé. Il préféra ne pas répondre là-dessus, et se contenter d'écouter le long, le très long monologue de du son « petit-ami » sur sa vie.
Est-ce qu'il était choqué ? Révolté ? Ou quelque chose comme cela ? Pas vraiment. Peut-être par ce, dans un certain sens, et d'une façon quand même différente, il avait vécu des choses similaires qu'il considérait cela comme « normal », ou pas grave. Combien de gens prenaient Graham pour un sain, et lui pour un petit merdeux ? Combien de fois, est-ce qu'il était été rabaissé, par son frère ou un autre brun – quand ce n'était pas par Leif-. Un nombre incalculable. Mais c'était comme ça, il l'avait accepté, tout comme il acceptait le reste des merdes qui lui arrivait. Comme le roseau lors d'une tempête, il pliait, mais se relevait. Combien de fois Dante s'était montré irrespectueux ? Combien de fois, il avait fait la bonniche, pour Graham.... ? Combien de fois.... Mais qui s'en était souci, qui savait réellement. Personne.

Il ferma les yeux quelques instants, essayant de se répéter que c'étaient deux cas différents. Totalement différent. Malgré tout Graham l'aimait réellement, mais il en était certain, il en était de même pour la mère de Leif. Ce dernier, tout comme sa mère, ou comme Graham, et bien d'autres, avaient juste parfois du mal à le montrer. Et puis, en tant que fils d'Alpha, il est vrai qu'il ne fallait pas qu'il soit perçu comme une faiblesse, c'était juste de la logique. Horrible. Injuste, mais logique. La méthode n'était probablement pas adaptée, mais au final, ils n'étaient pas des humains, ils ne devaient pas penser comme tel. Ils ne devaient pas voir ce qui était horrible chez un humain, mais dans leur civilisation lupine. Et il était un peu perdu. Il compatissait, bien sûr pour l'autre garçon mais il se sentait coupable que ce ne soit pas autant qu'il l'aurait voulu. Peut-être qu'ils avaient raison, il était devenu distant, froid et insensible à certaines émotions ; peut-être qu'à force de subir, il était moins empathe et cela le terrifia d'une certaine manière.Il ne voulait pas devenir un monstre. Il voulait pouvoir donner de réels conseils à son ami, mais est-ce qu'il en serait capable ? Il paniqua pendant quelques instants et essaya d'oublier ce que LUI pensait sur le sujet, pour essayer de se placer du côté de simples loups mortels ayant eu une enfance/adolescence un peu plus normale. Oui, il devait reprendre la parole et essayer d'être le plus impartial possible, d'être le moins égoïste, de ne pas penser qu'à lui,k qu'à sa normalité, qu'à lui. Il se résignait trop, Tveit le savait, il était typiquement le genre de type à trop acceptait de tout le monde !
Dans un certain sens, il fut un peu rassuré que le roux n'ait pas été violé ou quelque chose dans ce genre-là, par ce que les paroles auraient probablement étaient beaucoup plus difficiles à trouver, et déjà que là, il sentait qu'il allait ramer... c'était au final quand même un bon point !

- Je comprends Leif, et je vais essayer de répondre disons... le plus impartialement possible, je suis désolé, si... je suis blessant ou si je me fourvoie sur certaines choses. Mais, mon beau, tu le sais, certaines personnes ont du mal à montrer leurs sentiments. Elle te l'a dit, elle t'a aimé. Quand je la voyais, je voyais bien qu'elle t'aimait, c'est triste, et horrible, la façon dont... dont elle ne l'a pas montré. Mais, tu avais une mère Leif. Une réelle mère qui faisait des erreurs et qui essayait de gérer sa meute, et ses enfants.  C'est injuste pour toi, par ce que je suis certain qu'en y allant avec des attentions, plutôt qu'avec du mépris, ça aurait mieux marché, mais... mais je pense qu'elle pensait réellement bien faire. Il se tut quelques instants Tu sais ce que j'aurais donné pour avoir une mère comme la tienne. Il grimaça Oublie. C'est hors-sujet..

Mais pourtant c'était vrai, sa mère à lui n'était plus une mère, elle n'était plus rien, juste une loque apathique qu'il devait gérer depuis plus de 20 ans, une loque qu'il adorait et qu'il affectionnait malgré tout. Mais ce n'était plus une mère, pendant quelques temps, elle avait réussi à reprendre du poil de la bête, avec l'ouverture du chenil, la première fois mais après tout était retombé comme un soufflé. Et il avait mal à chaque fois qu'il la voyait dans cet état, alors même une mère dure, horrible, injuste, il l'aurait probablement pris avec plaisir. Lui, il avait eu son Graham à la place. Il inspira un bon coup avant de continuer :

- Tu n'étais qu'un enfant... un ado à l'époque Leif. Et tu le sais aussi bien que moi que chaque personne a son propre caractère, sa propre réaction suivant les événements. Elle a fait, pour moi, ce qui lui semblait le plus adapté à la situation, jugeant probablement que Elle aurait réagi à ça, mais toi tu n'es pas elle. Toi, c'est avec les encouragements que tu fonctionnes le mieux.

Il se mordilla la lèvre essayant de cherchant les mots les plus adaptés, par ce qu'au final cette rancœur allait le détruire, par ce qu'au final, lui ce qu'il voyait -à tort peut-être- c'était l'amour d'une mère juste dépassée et qui avait essayé de faire de son mieux pour protéger son fils avec le statut qu'il avait. Mais cela n'expliquait pas, n'excusait pas ce qui s'était passé et il ne savait pas comment lui faire comprendre, qu'il devait lui pardonner, avancer et qu'aujourd'hui beaucoup de choses étaient différentes. Il ne voulait pas le blesser, ni le faire sentir coupable, juste l'aider... mais est-ce que ses paroles auraient réellement un aspect positif ? Est-ce qu'il arriverait à être impartial malgré tout. Il devait au moins essayer.

- Et tu sais, aujourd'hui les choses ont changé. Regarde-toi, tu étais traqueur ; tu as un métier, tu contrôles tes mutations, tu n'es plus naïf ni autre. Tu as juste toi. Leif, cesse de te torturer sur ton passé, cela ne servirait à rien. Tu le dis toi-même, elle voulait te surprotéger par moment, cela montre bien que mon raisonnement tient. Regarde.... Combien de temps m'a tu rejeté ? Est-ce que cela voulait dire que tu me détestais, par ce que tu m'ignorais ? Bien sûr les choses sont différentes... mais, Tu ne savais pas comment réagir avec moi, et elle ça devait être la même chose avec toi. N'oublie pas tout ce qui s'est passé, mais, même si ça sera sûrement plus difficile à dire qu'à faire, pardonne-lui. Non, je ne sais pas si lui pardonner est une bonne chose, je n'en sais rien, cet amour maternel totalement... fourbe. Elle voulait bien faire, elle a échoué et t'as fait plus de mal que de bien. Mais surtout pardonne-toi également. Tu n'es pas un bon à rien, tu es juste comme tout être humain, avec des qualités et des défauts. Tu ne peux pas tirer un trait sur ça, d'un claquement de doigt, j'en ai totalement conscience, mais aujourd'hui tu as besoin d'avancer. Tu as besoin de croire en toi et si elle te voyait, elle serait peut-être fière de ce que tu as faits pour ta famille, tu ne crois pas ? Tu les as protégé, comme un grand, tout seul. Tu as fait tout ce dont elle te croyait incapable à l'époque. Tu as vois, tu as un grand garçon maintenant, tu as beaucoup évolué, alors cesse de te voir de façon négative,. Cesse de mettre des défauts en avant plutôt que tes qualités, ça te porte préjudice, et c'est comme ça que tu t'attires ennuis et préjudice. Bien sûr le monde est dangereux, dégueulasse, mais... mais il faut juste profiter de la vie, et c'est en étant positif qu'on peut le mieux l'apprécier. Mais n'oublie pas ce qui s'est passé, par ce que c'est ce qui a fait de toi ce que tu es aujourd'hui.

Et pour la partie le concernant, qu'est-ce qu'il pouvait bien répliquer ? Il n'en savait foutre rien. Cela ressemblait à une sorte d'excuses, mais il n'en avait pas réellement besoin. C'était juste comme ça, et s'il était resté avec lui, c'est qu'il acceptait cela d'une certaine manière, même si les humiliations de Leif l'avaient fortement perturbé.  C'était un choix, son choix. Pas facile tous les jours, parfois certains ressentiments remontaient, comme lorsque Raphaël lui avait dit qu'il était égoïste par rapport à Leif, et injuste. Dans ces moments-là, il se rappelait à quel point le roux lui avait mené la vie dure. Et après, il se disait que c'était un choix, un réel choix. Par ce que Leif, même à l'époque avait un bon fond.

- Je pense que tu me sur-estimes surtout un peu trop Leif. Et je te l'ai dit, le passé est le passé, je savais ce que j'encourrais en restant avec toi au lycée, j'avais fait mon choix, c'est tout, c'est aussi simple que cela. Ce n'était pas forcément facile tous les jours, mais c'était comme ça. Toi, moi, ta mère, Amanda, Graham, ou même Raphaël, on a tous des émotions, des choses qui touchent, plus ou moins, des besoins différents. Et beaucoup oublient juste que ce qu'ils croient vrai, ça ne l'est peut-être pas pour quelqu'un d'autre. Ma Normalité n'est pas la même que la tienne, ou que celle de quelqu'un d'autres. Il se tut quelques instants avant de continuer Je sais que ce n'est pas un argument valable, c'est trop facile de dire ça quand on fait des choses horribles aux autres... c'est horrible, c'est triste mais pourtant, je crois que le pense vraiment. Maintenant, Leif tu es adulte, tu as des neveux et des nièces qui auront de toi d'une manière ou d'une autre. La sanction d'Elias n'est pas irrévocable, concernant les enfants, mais, lorsque tu es avec eux, montre aux Bruns tes points positifs, e non pas les négatifs Montre-leur ce que tu peux leur apporter. Réellement : pas le vol, pas la lâcheté, pas les coups foireux par ce que tu trouves ça drôle. Montre leur. Ce qui est au fond de toi, la vie réelle. Eux, ils sont des parents aimant, Lynn est différente, mais Elias est ce qu'il y a de plus doux avec elle. La différence n'est pas une tare, chacun l'aborde juste d'une manière différente.

Il haussa les épaules ne sachant pas franchement quoi dire d'autres. Il n'avait pas autant de qualités que Leif semblait vouloir le croire, mais... comment lui expliquer que ce qu'il faisait c'était simplement voir le positif plutôt que le négatif, autant que possible, penser aux autres avant à soi. Tout simplement, il n'y avait pas de recette miracle. Il préférait s'oublier, par ce qu'il n'était qu'un soumis et donc moins important que la plupart des autres Loups. Il était juste celui qu'il fallait protéger, celui qui faisait sourire... ou celui qu'on humiliait. C'était sa vie, et il l'avait compris depuis bien longtemps. Il ne pourrait pas changer cela. Soumis un jour, soumis toujours.

Leif disait qu'il était plus fort qu'il ne le pensait. Peut-être.
Raphaël avait dit qu'il souffrait plus qu'il ne le disait ou voulait le montrer. Probablement. Sûr même.

Mais dans un cas comme dans l'autre à quoi s'appesantir là-dessus, la souffrance était quelque chose qui arrivait à certaines d'entre nous, se morfondre et emmerder les autres avec, à quoi bon ? Lui, il avait juste besoin de conseils, de protection, d'attention. Positive, même négative. Ses blessures, nombreuses, il les enfouissait au fond de lui, jouant au parfait petit Sourire. C'était mieux, pour tout le monde. Il dupait les autres, se dupait en quelque sorte lui-même, mais il le savait : à force de plier un jour le roseau casse.

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Sam 17 Nov - 12:27


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 636 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Mère, ce n’est pas la douleur qui me fait souffrir,
Mais l’amour que je ressens
Lorsque tu me serres dans tes bras.

*
**

Ta
   Mort
          M’a
                Sauvé.


****

Ses réponses n’avaient toujours pas l’air satisfaisantes. Même son aura ouverte n’avait pas l’air de toucher Nicholas. Il disait vrai. Enfin, ce qu’il croyait vrai. Il ne pouvait pas y avoir une seule et unique vérité dans ce genre de cas. Ce n’était que des suppositions... Leif était du genre à aimer le concret, et disserter cent cinquante ans sur les «si» avait tendance à rapidement l’ennuyer. Pour lui, il y avait quelque chose que Nicholas n’acceptait pas : la complexité des intentions humaines. Le monde n’est jamais noir, ni blanc. Les gens «méchants» peuvent faire le bien, et on peut faire le mal avec les meilleures intentions du monde.

- Je n’ai rien à dire de plus. Ni excuses, ni mensonges ! Peut-être que... qu’il existe d’autres raisons, mais je... je ne les sais pas. J’en ai sûrement pas conscience.

Plus les minutes passaient, plus il avait l’impression d’être un rat coincé entre un coin de mur et un chat qui s’amusait à jouer avec lui en le poussant dans ses retranchements. Le problème, c’est qu’il avait l’impression que Nicholas voulait entendre quelque chose en particulier. Mais quelque chose qu’il ne pouvait pas lui dire. Il n’était pas la cause de ses malheurs. Avait-il également pensé une seule seconde que peut-être que Dante se serait fait égorgé durant la bataille avec une meilleure stratégie, avec de l’espoir ? Le bêta argent était fou, il représentait un danger qu’il aurait été évident de maitriser au plus tôt pour limiter les pertes. Mais encore une fois, il éluda le sujet de Dante. Il ne voulait pas blesser de manière volontaire Nicholas. Il pourrait cent fois, mille fois lui arracher son coeur et le réduire en pièce, car il le connaissait bien assez pour savoir où taper pour le briser. Mais jamais il ne tomberait aussi bas. Il ne méritait pas ça. Dans aucune circonstance.

- Je n’ai rien à cacher...
Continua-t-il, toujours stressé par la situation. D’un certain côté,  la conversation tournait en rond et cela limait sa maigre patience.  Sur l’échiquier on protège toujours le Roi, n’est-ce pas ? Sinon échec et mat assuré. Ma soeur était d’abord mon Alpha... Je l’ai sauvée d’abord elle avant tout, et comme je le pouvais, j’ai assuré la vie de ma fratrie. Et si elle n’avait pas été Alpha, je n’aurais pas eu à la protéger de cette façon. Car elle n’aurait jamais été en première ligne.

Son regard alla vers sa cheville gauche quelques secondes. Il y était gravé depuis déjà quelques année une petite pièce de Reine. Depuis la mort de sa mère, en vérité. ce tatouage était sa promesse de la protéger coûte que coûte. Il remonta sur ses mains, qui jouaient nerveusement avec leurs doigts respectifs. Il n’osait pas vraiment regarder Nicholas. Qu’allait-il rencontrer dans ses yeux ? Le mépris, la colère, la tristesse, l’injustice ? Ou alors tout cela à la fois ?

- J’ai fait ce qui me semblait le mieux. Nous étions face à un type qui avait eu des mois pour se préparer, prévoir nos moindres mouvements, trouver le meilleur moyen pour nous manipuler. Avec comme soldats des argents ultra motivés à déverser leur pensée extrémiste, parfaitement organisés, et profitant pleinement de la confusion au meeting. Puisque tu sais tant faire la part avec tes émotions, fait le bilan deux minutes et tu verras que même si c’est discutable, mes actes font tout de même sens... Enfin... Un peu sûrement...  Bien sûr que tu ne les approuveras pas mais... Tu peux essayer de les comprendre un peu... Je ne demande que ça... Mais c’est pas grave... si tu n’y arrives pas.


Ce n’était pas gagné vu qu’il campait sur ses positions. Il aimait l’optimise de Nicholas, mais il n’avait pas l’impression que c’était cette part de lui qui parlait. Quoi d’autre ? Il n’en savait rien. D’une certaine manière, il se sentait perdu. Comme d’habitude avec Nicholas. Ce dernier rebondit sur sa remarque. Qu’est-ce qu’il changerait ?

- Ce que j’aurais changé ? Moi sûrement. En personne décente. Plus forte, qui aurait pu les protéger autrement.

Quelqu’un que Nicholas aurait pu aimer, surtout. Quelqu’un qui l’aurait protéger et qui ne l’aurait pas fait souffrir comme l’imbécile qu’il était.  Pourtant, diantre qu’il l’aimait. C’était pour ça qu’il avait essayé de lui remonter le moral, de lui montrer ses qualités, le fait qu’il était entouré. Il voulait combattre la mélancolie qui semblait l’avoir pris ces derniers temps, mais c’était un coup dans l’eau.

- Je sais... Je sais que tu te bats. Et je t’en remercie. Je remercie Fenrir chaque jour qui passe de te donner autant de force.

Mais il ne savait pas comment l’aider, quoi dire de plus... Nicholas repartit avec sa philosophie à deux balles sur la valeur d’une vie.

- Je ne suis pas de ton avis, le reprit Leif, plus ferme. Raphaël est doué dans ce qu’il fait. Si Katelina et moi n’avions pas tiré ton cousin de l’incendie, cela aurait été un coût lourd pour la meute brune. On peut toujours remplacer un Bêta, mais jamais un bon Bêta. Un bon bêta, c’est assurer la survie d’une meute. Et si nous ne t’avions pas sorti de l’incendie, qui te dit que les chasseurs n’auraient pas gagné un peu trop d’espoir et auraient recommencé si tout avait marché comme sur des roulettes ? Des fois sauver une vie, une seule, peut en sauver une dizaine. On ne peut pas compter toujours en un est égal à un car le monde n’est pas simple. C’est un pari constant... Et toujours triste.

Un pari qu’il avait fait en trahissant. Celui d’une défaite rapide qui causerait beaucoup moins de pertes qu’un conflit qui s’enlise. Si jamais ils s’étaient battus jusqu’au bout, combien serait morts par «honneur» et «courage» ? D’ailleurs, il trouvait cette conversation triste. Pourquoi parler de gens à sacrifier ?

- Tu trouves ça peut-être idiot que je sacrifie ma vie pour la tienne, mais tant que je suis en vie, tant que tu es en vie, les choses ont des chances de changer. Je ne sacrifie rien, j’ai juste envie de consacrer une partie de ma vie à toi... Parce que tu es une personne je t’apprécie sincèrement depuis bien longtemps. J’ai juste envie... de faire quelque chose pour toi...

Son regard tendre, brillant d’amour, ne pouvait que prouver la sincérité de sa déclaration. Par Fenrir, pourquoi s’accrochait-il à lui autant ? Il allait partir. Il allait l’abandonner. Et lui, pauvre idiot, était juste là à continuer à lui donner sans même qu’il arrive à voir ce qu’il lui donnait. Comme d’habitude. Il s’était senti négligé. Mais Nicholas avait l’air de se sentir trahi.

- Pas devin ?! Et moi donc ! Tu ne parles jamais de ce que tu veux vraiment ! Je nage constamment en eaux troubles parce que tu n’es pas capable de me dire autrement que par des moyens détournés ce que tu souhaites. C’est à dire en m’esquivant, en me repoussant, en faisant des caprices et toujours sans m’expliquer ce qui va pas. Tu ne dis jamais ce que tu n’aimes pas ! Il faut vraiment te pousser à bout pour qu’enfin tu dises «non» ou «c’est ça que je veux» ou même «j’ai pas aimé, ne le refait pas». Ou alors en me fumant quand je me plante, mais sans jamais que je sache pourquoi.  Je n’ai jamais voulu te forcer à faire des choses que tu n’aimes pas, au contraire. Je suis toujours en train de te proposer, de te laisser le choix, de te soutenir. Je sais, je ne suis pas un gai-luron. Mais... Je... Je n’ai pas le rôle le plus plaisant de ma meute. Pourtant tu étais la seule personne qui arrivait à me mettre de bonne humeur... Mais... Tu... Tu as juste l’air de me fuir. J’ai jamais l’impression d’avoir ton soutien quand il le faut. Je sais, j’ai mérité d’être Oméga, mais cela ne veut pas dire que je n’en souffre pas et je voulais juste des choses simples. Juste tes bras... Un mot doux de temps en temps... Même pas que tu me dises que tu m’aimes... Juste une petite intention sans même que je doive t’y encourager d’une façon ou d’une autre.

Il ne comptait pas le nombres de petites manipulations qu’il avait fait pour obtenir un baiser, un câlin, une simple attention quand Monsieur faisait la tête pour une raison inconnue alors que lui était d’humeur chatoyante. En plus c’était faux, il adorait les câlins. Il était un énorme pot de colle avec Nicholas, mais peut-être celui-ci pensait que ce n’était pas très innocent. Sûrement, il serait mentir qu’il ne le trouvait pas appétissant, mais en général il voulait juste son contact et respirer son odeur. Peut-être faisait-il référence au fait qu’il n’était pas tactile dès qu’ils sortaient de leur intimité de couple. Ça, c’était complètement vrai. Il était comme ça avec tout le monde par ailleurs.

- Je veux juste me donner à toi, mais tu as mis une distance entre nous deux, comme si tu voulais juste...M’éloigner de toi. Je fais un pas en avant, tu en fais deux en arrière. Tu ne veux jamais vraiment de ce que je te donne. Alors... j’ai l’impression d’être invisible... De n’être juste... rien pour toi. Et je ne comprends pas. Enfin si, car je fais un piètre petit-ami - et je l’ai toujours su au fond - mais... j’aime passer du temps avec toi... Je suis désolé si je ne suis pas agréable...

Ce qui l’attristait est d’avoir l’impression que ce n’était pas réciproque. Était-il si pénible à vivre ? Il ne rebondit pas sur la jalousie. Il baissa un peu le regard. Il avait plutôt raison. Il enviait tout et tout le monde, et en particulier quand on s’approchait d’une personne qu’il aimait. Comme il avait jalousé ses cadets enfant pour avoir accaparé leur mère. Puis Elias, car il occupait le temps d’Amanda. Ensuite Heinrick. Et encore Elias, jusqu’à ce qu’il accepte sa présence dans la vie d’Amanda. Il y a eu Fredrick, parce qu’il lui avait pris Nicholas quand lui ne l’avait jamais eu. Il reconnaissait volontiers que c’était son pêché, mais c’était dur de se faire renvoyer dans la gueule qu’il n’était qu’une petite merde jalouse.

La conversation continua, et cela l’amena à se confier sur la relation houleuse qu’il entretenait avec sa mère. Il n’aimait pas en parler. Il avait l’impression de la trahir, de lui faire du mal. Alors, peut-être qu’il s’était censuré sans le vouloir. Mais pourtant, la réponse de Nicholas lui déplut.

- Tu sais ce que j'aurais donné pour avoir une mère comme la tienne.

À cette seconde, l’aura de Leif fut glaciale, et se ferma aussitôt. Il lui demanda d’oublier, mais c’était déjà trop tard. C’était dit. Il regrettait déjà de s’être confié à lui, car il savait déjà qu’il ne comprendrait pas sa souffrance. Leif sentait que Nicholas ne voyait que la gentille dame qui lui donnait des sucreries quand il venait avec Edwina. Juste la face immergée de l’iceberg. Il lui pardonnait d’un certain côté ; il avait toujours aimé la capacité du brun à voir surtout le bon côté des gens. Et surtout, elle était une rousse : s’adapter était une seconde nature. Bien sûr qu’elle savait plaire. C’est pourquoi on ne l’avait jamais cru, il avait toujours exagéré, lui pauvre garçon trop sensible et fragile pour ce monde. Il crevait d’envie de lui dire qu’il aurait préféré avoir une mère apathique plutôt qu’antipathique. Mais il se tut. Parce qu’il savait ce qu’était d’avoir une mère égoïste qui vous oublie totalement, et qu’il n’oserait jamais remettre en cause la douleur de devoir vivre avec.
Mais chaque nouveau mot de Nicholas était un coup de batte en plus dans la grande statue de cristal qu’avait érigé Leif en son honneur. Il n’avait rien compris. Il lui avait donné des clefs pour apprendre à mieux le connaître, et il les avait regardée trois secondes avant de les perdre dans les égouts. Et il avait clairement envie de rire jaune sur certains passages. C’était quand même le type qui se plaignait d’être foutu qui lui demandait de profiter de la vie ? Et comme d’habitude, pour Nicholas, un dominant peut avoir tous les droits. Pourquoi s’en étonnait-il ? Il était incapable de dire non à un Oméga. Alors un Alpha ? Leif se trouvait divisé. Il était en colère parce qu’il se sentait une énième fois rejeté, alors qu’il était très dur pour lui de se confier. Comment pouvait-il après tant de douceur piétiner ses sentiments ? Jusqu’à son amour pour lui ? Pourtant... Il connaissait Nicholas, il savait que c’était surement son optimisme qui parlait, et surtout sa foutue tendance à encaisser connement tout ce que les gens lui faisaient de mal. Il inspira puis souffla dans l’espoir de se calmer avant qu’il ne cède à l’envie de lui en coller une. Il lui donna donc une dernière chance, même s’il n’avait pas envie d’être tendre avec lui non plus.

- Écoute Nicholas.

Son ton fut plus glacial que prévu. C’était un peu raté pour être pédagogue. Il essaya de se calmer, mais son ton oscillait entre une colère amère et la peine d’avoir été incompris par quelqu’un qu’il aimait par dessus tout.

- Garde tes conseils pour toi. Je vais passer sur tes discours optimistes auxquels je croirais le jour où tu y croiras également.


Car Nicholas restait aussi dans le passé. Il stagnait autant que lui, poings et pieds liés à ses souffrances sans jamais réussir à s’en sortir. Il se sentait con. L’homme qu’il aimait n’était plus le même depuis longtemps. Il avait cru, longtemps, que ce ne serait que passager. Que la force de son amour, que ses mots doux, que toute sa volonté de l’aider, de pas le laisser tomber, de montrer qu’il avait quelqu’un sur qui compter... Que tout ça suffirait. Parce qu’il le croyait fort. Oui, il l’était. Car mine ne rien, il continuait à se battre, alors qu’il aurait été si facile de se laisser sombrer, de finir comme sa mère ou de se laisser mourir. Mais Leif avait la sensation de fatiguer. Il ne savait plus quoi faire pour que Nicholas aille mieux, et qu’il pataugeait clairement dans la semoule.


- Je trouve méga gonflé de ta part de me dire de lui pardonner alors que un, tu ne sais même pas ce que j’ai vécu. Et de deux, tu te plains sans cesse qu’Edwina t’as abandonné et que tu es assez intelligent pour savoir que la seule raison qui l’a poussée à partir est la protection de sa meute. Soit ses responsabilités d’Alpha. On sait très bien que tous les deux que tu ne lui pardonneras pas, ou alors très difficilement. La différence, c’est qu’Edwina t’as toujours bien traité, t’as toujours montré son amour. Moi, j’ai jamais rien eu. C’était MA MÈRE bon sang ! Je les connais ses raisons, tu crois que j’ai jamais eu le temps de réfléchir à ce sujet ? Toutes ces excuses, mon père me les a servies à toutes les sauces pour me rassurer. Je l’ai cru longtemps, même quand je voyais mes frères et soeurs avaient le droit à tout ce que moi, je n’avais pas. Combien de fois, gamin, j’ai maudit Katelina et Kurtis d’être nés parce que EUX avaient son attention quand moi j’avais le droit à rien ? Que j’ai cru que c’était parce qu’ils étaient plus jeunes, avec un meilleur potentiel, qu’elle m’avait laissé tombé ? Et ce n’est même pas le pire, parce que elle avait déjà planifié ma vie sur les trente-cinq and à venir, sans une seule marge de négociation. Dès que je passais hors de son contrôle, dès que je voulais un peu d’indépendance, j’étais puni. Tu crois que je savais comment qu’on pouvait pas sortir de cette fichue cave sans aide même en essayant de foutre la porte en l’air dans tous les sens ? Ma «grosse punition» consistait souvent à être enfermé pour la nettoyer avec cette ampoule qui avait tendance à s’éteindre tout le temps. Je ne pouvais sortir que quand elle le décidait. Je devais toujours faire ce que elle voulait, jamais ce que je voulais faire. J’ai pas eu le droit de faire un seul choix par moi-même... Mes études, mes relations, mes passions, rien ne lui plaisait. Et le reste, elle s’en foutait. Heureusement que je lui ai jamais fait mon coming-out, je ne sais même pas comment elle aurait réagit de ne pas pouvoir me marier avec une louve pleine aux as...

Au fur et à mesure, son ton s’était radouci. Peut-être que sa colère s’était noyée dans une autre rancune, celle du passé. De toutes façons, Nicholas méritait-il vraiment qu’il s’énerve ? Non, il avait conscience qu’il avait déjà trop encaissé, son survivant.

- Tu te souviens quand je travaillais au lycée après les cours, en dernière année ? Je me faisais du blé pour me casser étudier à l’étranger. J’ai mentis à tout le monde en disant que c’était pour l’expérience parce que je savais que si ça arrivait à ses oreilles, c’était foutu. Elle était ravie, bien sûr, elle pensait que je me prenais en main, elle avait un fils responsable... Moi j’avais juste prévu de réussir le concours des beaux-arts de Paris, et je ne ne la reverrais qu’auréolé de mon succès d’artiste. Sauf qu’elle avait le nez sur mes comptes, et le jour où j’ai claqué un peu trop de Couronnes d’un coup, elle m’est tombée dessus. Au début j’ai voulu lui faire croire que c’était juste un voyage, mais elle m’a obligé à avouer. Bien sûr, elle n’avait jamais aimé l’idée d’avoir un bon-à-rien artiste  comme fils, et surtout, elle avait d’autres plans pour moi. Et pour pas que je prenne mon avion, elle m’a envoyé nettoyer cette cave de merde. À ce moment là, j’ai compris que je ne serais jamais libre... Car on peut contredire une mère, même la plus féroce d’entre toutes... Mais on ne contredit pas son Alpha. Jamais.

Un coup d’aura et il pliait, soumis, à l’autorité maternelle. Il n’avait jamais été très dominant : il était trop timide, trop effacé pour réellement s’imposer.

- Je sais très bien qu’elle avait eu très peur de me perdre, de me voir trop jeune plongé dans un univers impitoyable. Je lui en veux pas de m’avoir protégé, mais de m’avoir empêché d’essayer de vivre par moi-même. De n’avoir jamais tenté de parler avec moi, au lieu de me toiser en silence et de m’imposer «ce qui était mieux». De m’avoir toujours rabaissé et de ne m’avoir jamais soutenu. Et de s’en excuser quand il est trop tard. Il a fallut qu’elle se sente mourir pour me dire... qu’elle m’aimait.

Sa gorge se serra. Il n’aimait pas se remémorer le passage exact où il voyait sa mère, faible sur un lit, son aura fluctuante qui se battait durement pour vivre, mais qui s’éteignait lentement mais sûrement comme arrivant à la fin de sa mèche. Je t’aime, mon chéri, je t’ai toujours aimé mon Fifi... Même si je t’ai mené la vie dure...  Il avait été si pénible, si injuste, si triste de ne goûter à la douceur de ses bras qu’à ce moment-là.

- Je lui en veux surtout d’être partie avant qu’on ne puisse juste essayer de s’entendre... Souffla-t’il, la peine faisant trembler sa voix. La pulpe de ses doigts posée sur son visage, sa paume tentait de cacher son chagrin, mais surtout ses regrets. Les enfants ont tendance à croire que leurs parents sont invincibles, alors qu’ils étaient, comme tous les humains, qu’une comète dans l’immensité du temps. Il sembla se reprendre quelques secondes après.

- Mais tu vois, elle m’a appris à être aussi idiot qu’elle. Je t’aime, je t’ai toujours aimé, mais pour te protéger j’ai jugé que te donner mon affection serait plus néfaste à ta vie que m’éloigner de toi. Alors je suis parti. Bien trop longtemps. J’ai fait comme elle... Et je t’ai repoussé... Je suis exactement comme elle : trop lâche pour assumer mes sentiments et control-freak. Et je le regrette.

Il  reprit immédiatement :

- Je te demande pas d’excuser mon attitude... Sinon les traumatismes d’enfance peuvent justifier toutes les fautes. Mais j’étais pas aidé... Le jour où j’ai voulu prendre cet avion pour Paris, elle m’avait mis dit que j’aurais mieux fait de me faire pouffer par ce Lynx que de la déshonorer. Elle était en colère, mais cela m’a blessé terriblement. Car elle était celle qui m’avait mis au monde.

Il était affreux de constater qu’en ouvrant les portes de son passé, il avait encore une centaine d’anecdotes dans le genre.

- Et avec ça, elle n’a même pas eu la bonne idée de m’apprendre ses forces... À réellement me protéger. Car le problème, c’est que...le jour où j’ai du vraiment me défendre, je n’ai pas pu, je...

Était-ce vraiment une bonne idée de lui parler de cela ? Non, il ne pouvait pas. Il ne pouvait juste pas. Il ne resta qu’évasif.

- Quand quelqu’un m’a fait du mal, je... je ne savais pas quoi faire à part... subir.

Il avait fait ce qu’on lui avait appris : se taire. Ce n’était pas quelque chose qu’il aurait été utile de faire savoir de toutes façons. Mais maintenant, il était mort. Et lui, avait été libre. Jusqu’au procès. Cela n»avait pas fait beaucoup de temps de liberté. Au final, il n’avait pu faire que deux décisions importantes par lui-même. La première, trahir ses pairs pour protégé sa fratrie et son Alpha. La seconde, sortir avec Nicholas. Aucune des deux n’aurait été cautionnée par Helen, à son humble avis.

- Toutes mes réussites, c’est parce que ma soeur a été présente pour moi, pour faire ce que ma mère n’a pas fait. Je suis devenu traqueur, parce que Amanda a vu que j’en avais le potentiel. Parce qu’elle a été avec moi pour tenter de stabiliser mes émotions, et donc mes mutations. Elle a fait ce que ma mère n’a jamais fait. Au procès, jamais ma propre mère m’aurait défendu, car son statut passait avant tout. Contrairement à Amanda, elle aurait eu la force de me mettre à mort s’il le fallait. J’ai protégé ma famille, mais jamais elle n’aurait été fière de ce que j’ai fait. J’ai coulé son héritage, ses efforts. Tout ce qu’elle a passé des années à construire. Elle doit m’en vouloir terriblement depuis le Valhalla...

Elle devait le maudire et le giflerait surement le jour où il la rejoindra.

- Et encore, mourir aurait été plus simple que de devenir Oméga. Je vais encore être emprisonné de la volonté des autres, mais pour toute ma vie cette fois, expliqua-t-il, amer. Je n’aime pas être constamment entouré. J’aime mes moments de solitude, mon indépendance, mais cela ne fait pas bon ménage avec deux deltas. Alors mon seul moyen de ne pas avoir envie d’exploser et de ne pas faire de grosse conneries à cause de mon impulsivité, c’est de partir loin d’elles. Ce sont deux étrangères, je ne me suis jamais senti protégé en leur compagnie. Donc leur seule fonction actuelle, c’est de me pomper l’air.

Il était persuadé qu’en cas de danger, il valait mieux compter sur lui-même. Au moins, il était sûr de ses capacités. Oui, elles étaient plus fortes que lui, mais est-ce qu’elles arriveraient à se coordonner pour le défendre ? Il en doutait au vu de leurs caractères respectifs trop opposés.

- Je l’ai dit, je n’aime pas les gens. Ce n’est pas comme toi, tu as toujours l’air d’aimer tout le monde. Tu n’es pas fait pour vivre seul. Pourtant, j’ai l’impression que t’essaie de... te réfugier dans ta solitude. Fait pas comme moi. Fait pas le con, à croire que les gens seraient mieux sans toi. C’est plus simple d’être seul, personne ne te fait chier, tu ne fais chier personne. Mais s’il y a bien un point commun entre les loups et les humains, c’est qu’on ne peut pas survivre seuls. Peut-être qu’une fois dans ta vie, tu devrais accepter que les gens t’aident en retour au lieu de faire comme on t’as appris, comme on nous appris : subir en fermant notre gueule.Tu ne peux pas tirer éternellement de la force par toi-même. Tu as des défauts, tu te sens inutile, mais la vérité est que tu es quelqu’un de bien, Nicholas. C’est quelque chose de rare. T’es un peu comme un diamant dans un océan de merde. Mais il ne faut pas que ça te porte préjudice. et tu ne peux pas te sortir de la bouse tout seul, en t’enfermant. n a toujours besoin d’une main. C’est le seul conseil que j’ai a te donner. Il m’a fallut être être à tes côtés pour l’entrevoir. Être Oméga pour le comprendre. J’aimerais t’éviter une dure leçon, même si t’es pas obligé de m’écouter.

Parce qu’il savait qu’ils se ressemblaient plus qu’on ne pouvait le penser. Ils avaient indéniablement un tronc commun, mais lui avait sûrement eu les clefs plus vite pour s’en sentir. Leif sentait depuis le début que quelque chose n’allait pas. Qu’ils rompent était évident, mais d’une certaine manière... où était Nicholas ? Où s’était-il perdu dans de grand corps aux boucles sexy ? Où était son charmant sourire, sa sensibilité, son empathie ? Son instinct, l’ancienneté de leur relation lui disait qu’il y avait quelque chose d’enfoui derrière ses discours. Qu’il lui en veuille pour le procès était parfaitement normal. Qu’il esquive les conflits était un défaut qu’ils partageaient tous les deux. Mais l’empathie avait toujours été son essence. Avait-elle était noyée sous les quatre lettres de Dante ? Leif savait très bien qu’il s’aventurait sur un terrain glissant. Nicholas allait jamais lui dire «OK, je vais trouver quelqu’un pour m’aider». Il allait piailler encore sur le fait qu’il était foutu, qu’il n’avait besoin de rien. Il risquait peut-être de le mettre à la porte, de couper court à la conversation. Mais les choses ne se font pas en un jour. Elles prennent leur temps. Le temps qu’il faut. Cela lui brisait le coeur, mais peut-être que Nicholas avait besoin de se rendre compte que la solitude prolongée vous rendait trop amer. Non, il était déjà trop amer. Il le détesterait sûrement pour lui avoir proposé de l’aider. Cela le renverrait trop à ses problèmes. Mais prendre conscience de sa souffrance n’était-il pas simplement le premier pas vers la guérison ?

Un mal pour un bien.

C’était bien la première leçon qu’une Alpha Rousse vous apprends.[/i]
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Sam 17 Nov - 19:58


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Elias & Ivar & Sevastyan & Cooper ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2933 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Il n’avait rien à cacher ? Peut-être sur ce sujet-là mais sur d’autres… qu’est-ce qu’il faisait depuis qu’ils étaient ensemble, oh tiens, il cachait son homosexualité, il était de mauvaise foi et compagnie. La belle affaire ! Néanmoins Nicholas se dit qu’il serait mal venu de remettre ça sur le tapis maintenant, cela ne ferait pas avancer la conversation bien au contraire. Mais, même s’il essayait de comprendre Leif, la vérité c’est qu’il avait bien du mal à le faire, malgré toute la bonne volonté qu’il y mettait, même s’il aurait aimé se dire « ah oui ok t’as bien fait mec ! ». Mais au fur et à mesure, ses arguments étaient déjà plus plausibles, avaient plus de « valeur ». Sa sœur était d’abord son Alpha… Oui, et non. Il était persuadé que Leif croyait en ce qu’il disait à ce moment-là, mais lui doutait de ce fondement-là. Avant d’être Alpha, était sa sœur, sa meilleure amie, sa confidente, celle qu’il préférait. Elle était tout pour lui, et il en avait totalement conscience. Il ferma les yeux quelques instants. A sa place, qu’est-ce qu’il aurait fait réellement ? Avec tous les arguments –plus ou moins réels, justes- que lui avançaient Leif. Il n’en savait rien, après tout, lui n’était pas comme Leif, il n’était qu’un soumis. Il n’avait pas la même vision des choses que son petit ami, ou que la plupart des autres personnes. Nicholas laissa passer quelques instants de silence, il devait maintenant répliquer quelque chose.

- Tes actes font sens s’il n’y avait pas eu préméditation, Leif. Tu es allé le voir AVANT tout ça pour vous protéger. Je le comprends, je sais comment tu aimes ta sœur, mais… mais je ne sais pas. Tes arguments ont un sens, mais je crois que… que tu te trompes sur un point. Si ta sœur n’avait pas été Alpha, et je ne parle que d’Amanda, si elle avait été menacée d’une quelconque façon tu aurais agi de la même manière. Par ce que ta sœur est tout pour toi, Leif. Ta sœur est ta sœur avant d’être un Alpha, on aurait parlé de Viktor, ok, c’est ton supérieur probablement avant le reste, mais avec Amanda, c’est… différent. Ce n’est pas un mal ou un bien, ou une critique. C’est, disons juste ma vision des choses. Tu as toujours pensé à Amanda avant tout le reste, quelque soit le sujet.

Ce n’était pas une critique, c’était peut-être même bien dans certaines circonstances, mais c’était quelque chose qu’il était incapable de faire. La meute avant tout, le bien des autres avant le sien, ou avant celui de ses proches. Il était dans cette optique, et s’il essayait de comprendre Leif, il avait beaucoup de mal, mais au moins il voyait disons un peu mieux l’ensemble des choses et d’un moins mauvais œil, même si pour lui le roux avaient fait une énorme connerie, qu’il avait prémédité et compagnie. Raphaël avait peut-être raison, peut-être que ce qu’avait fait Leif pour l’ensemble de la population était quelque chose de bien. Il avait sauvé son Alpha, sans réfléchir, il l’avait également fait courir à sa perte et pourtant c’était quelque chose de logique. Juste de logique que les roux verraient cela pas forcément d’un bon œil, et Leif s’était empêtré dans un mensonge sans fond.
Il inspira et essaya de savoir ensuite ce que l’autre aurait changé, changerait s’il pouvait modifier le cours des choses. Il haussa un sourcil à sa réponse. Une personne décente, plus forte.

- Leif, même le meilleur loup au monde, fort ou surpuissant n’aurait rien pu faire contre Solskinn. Et tu es quelqu’un de décent quand…. Disons généralement, dans la plupart des cas. Tu… je ne sais pas comment le dire, exactement.

Mais il agissait sans réfléchir, il l’ouvrait trop, jamais au bon moment. Bref, il était un roux. Il ne devait pas lui en vouloir pour ça, mais parfois c’était compliqué dans certaines situations, et là, ils étaient en plein dans une de ses situations.

- Les chasseurs ont eu d’autres tribus que moi. Ils ne me connaissaient pas, un loup de plus n’aurait rien changé pour eux. Ils ont déjà eu ce qu’ils voulaient, Leif. Ils recommenceront probablement, ils préparent peut-être un plan… qui sait ?! Il haussa les épaules avant de souffler Bien sûr qu’il est doué dans ce qu’il fait, Raphaël. Je suis d’accord, un bon Bêta c’est compliqué à remplacer, c’est bien pour cela qu’il n’aurait pas dû tenter de me sauver. Ou que toi tu le tentes également. Tu es bien plus que moi, niveau hiérarchique. Tu es utile à la meute, contrairement à moi. Tout simplement.

Il haussa les épaules, des fois sauver une vie pouvait en sauver une dizaine, certes, c’était probablement vrai, mais des fois perdre une vie, c’était en sauver des dizaines également. Et dans le cas d’un incendie c’était plus la deuxième solution qui était vraie.

- Tu n’as pas tort, mais il faut prendre le moins risqué. Entrer dans une bâtisse en feu pour me sauver, alors que je ne suis qu’un lambda, c’est risqué, c’est tout. Il se tut quelques instants avant de continuer Je trouve que c’est du gâchis de risquer de mourir pour moi, c’est tout. Ton geste est… beau en soi, je l’apprécie à sa juste valeur Leif. Mais en quoi mourir tous les deux et que nos deux meutes soient en deuil arrangeraient les choses, tu as une famille, une grande famille. Tu… tu leur ferais beaucoup de peine, à chacun d’entre eux. Si c’était le contraire, probablement qu’il n’y aurait que Raph, dans ma meute à qui je manquerais réellement.

Bien sûr que ça lui faisait plaisir d’entendre ce genre de paroles, réellement plaisir, il lui avait même lancé un tendre sourire, mais… mais il n’en restait pas moins qu’il ne voulait pas que l’on sacrifie sa vie pour lui. Mais ça, visiblement, les gens avaient du mal à le comprendre…. Il soupira et se passa une main dans les cheveux, puis sur les yeux. Si Leif ou Raph avaient été dans cet incendie, est-ce qu’il y serait allé ? Oui. Probablement. Il aurait voulu les sauver, mais sa mort n’impacterait que moindrement la meute, contrairement à celle d’un Bêta ou même celle d’un traqueur/oméga. Il cligna des yeux, une fois, puis deux. Il aurait voulu le dire à Leif, mais le roux allait encore croire qu’il se dépréciait alors que ce n’était pas le cas.

- Ok. Si tu étais en danger, j’essayerai également de te sauver, mais…. Juste … je…. Tu as plus de valeur que j’en ai. C’est tout, c’est un fait, ça ne remet en cause ni mes qualités ni mes défauts, ni les tiens, ok. C’est juste un fait. Je suis à part dans la meute, je l’ai toujours été Leif… mais tu trouveras sûrement cette excuse bidon.

Il soupira doucement avant d’hausser un sourcil. Ne jamais dire ce qu’il voulait vraiment ?! Leif devait avoir la mémoire courte et sélective sur certains points visiblement, même s’il n’avait pas tout à fait tort.

- Quand j’ai dit que je voulais qu’on nous voit ensemble, que j’en avais besoin, comment as-tu réagis, Leif ?! Je comprends ton point de vue, je le respecte, j’ai choisi de faire ce compromis pour toi. Quand je t’ai dit que je voulais un REEL entrainement, est-ce que tu te rappelles comme ça a été galère, par ce que tu ne voulais pas bouger à cause des Deltas ou de je ne sais quoi ? Et qu’on devait faire attention à ci et ça ? Je comprends, j’ai compris, qu’il fallait faire attention au jardin… mais Leif, c’était deux choses qui me tenaient réellement à cœur, regarde ta réaction. Il se mordilla la lèvre Pour le reste, j’avais… Tu as probablement raison, mais j’aime juste te faire plaisir en faisant un truc qui te plait même si ça ne me botte pas, par ce que te rendre heureux ça me rend heureux. C’est tout. Il eut un sourire triste… En t’esquivant, en te repoussant, c’est sûr c’est moi qui t’ai lâché du jour au lendemain pendant sept sans explications. Ce n’est pas un peu l’hôpital qui se fout de la charité ? Des caprices ? Quels caprices ?! Moi je dois me taire sur ta façon de me traiter, et moi je n’ai pas le droit de m’exprimer différemment de toi ? ce sont directement des caprices ? Est-ce que tu t’entends, Leif ?! Pourquoi est-ce que tu ne respectes pas cette part de mon caractère ? Je dois te dire ce qui ne me plait pas, par contre je ne dois pas t’engueuler ? Toi, tu me traites parfois comme de la merde, mais c’est normal… Sérieusement. Il secoua la tête. Ton rôle dans la meute ? Je connais des Omégas super gais et des traqueurs supers funs. Je ne vois franchement pas le rapport de ton rôle. C’est juste ton caractère, je savais pertinemment que tu étais comme ça en sortant avec toi. C’est mon choix. Il secoua la tête. Tu me proposes, tu me laisses le choix mais quand ça te plait pas tu gais tout pour que je change d’avis ou que l’on fasse les choses à TA manière, Leif. Il claqua un coup sec sa langue sur son palais. Mon soutien, mon attention… Leif, quand tu n’as pas envie de quelque chose, est-ce que je te force ? Quand t’avais pas envie de baiser ou de faire un câlin ? Non. Pourquoi est-ce que tu ne peux pas comprendre que parfois c’est la même chose que moi… non tu te débrouilles toujours pour arriver à tes fins, pour avoir ce que je veux, plutôt que de te dire « ok, il a pas envie, je laisse tomber ». Plus tu agis comme ça, moins j’ai envie. Cercle vicieux. J’ai mes torts, je le reconnais, j’aurais peut-être dû te dire les choses plus clairement, mais tu es insistant Leif, tu sais comment m’avoir et je n’avais pas envie de lutter, ou de te blesser.

Il avait juste besoin d’espace, et Leif était collant. Tout simplement. Collant, trop jaloux, de trop mauvaise foi. Il comprenait bien ce qu’il voulait dire là, mais est-ce que c’était normal de manipuler son petit-ami, pour obtenir des câlins ? Si ça avait été une fois, encore, passe, mais c’était fréquent, comme s’il n’avait jamais compris que lorsqu’il était distant c’est par ce qu’il en avait besoin. Comme, il lui avait dit, il aurait dû le dire plus franchement, mais quand même…. Ils s’enlisaient. Ils s’enlisaient et pourtant, il l’aimait ce petit con. Il l’aimait malgré tout et savait que c’était quelque chose de réciproque.

- Tu n’es pas un piètre petit-ami Leif, tu es juste… toi. Tu n’es pas invisible, mais… tu es injuste. Est-ce que tu crois que je serai resté avec toi si tu n’étais rien pour moi ? Est-ce que tu peux comprendre que si je mets de la distance, c’est par ce que j’en ai besoin, c’est logique, et plus j’en mets, plus tu me colles. Je suis désolé, je n’aurais probablement pas dû agir comme ça… mais je ne sais pas tenir réellement tête aux gens, ce n'est pas nouveau.

Lui donner raison, en partie, c’était probablement le mieux qu’il y avait à faire maintenant. Comme ça Leif se sentirait moins coupable et lui… lui était perdu de toute façon, alors une critique de plus ou moins, il n’était plus franchement à cela près. Oui, préserver Leif c’était l’essentiel, mais peut-être qu’au final, il avait raison, le roux, cette distance c’était par ce qu’il se sentait partir en vrille et qu’il ne voulait blesser personne. Que tout était plus simple comme ça.
Et la conversation continua, emmenant Leif à se confier sur la relation que l’autre avait avec sa mère. Donc un monde bien fait Nick, se serait insurger, mais là, il n’y arriva pas, par ce que tout ça faisait en quelque sorte partie de sa normalité. Et puis lui au moins avaient une mère, des frères et des sœurs en grand nombres. Une vraie famille. Pas un lambeau. Il sentit que cette phrase avait été une grosse erreur, mais c’était de toute manière trop tard, elle avait été prononcée.

- Écoute Nicholas.

Le brun fronça les sourcils. Visiblement, il avait encore merdé, il ne savait pas où par ce qu’il ne disait que ce qu’il pensait. Sincèrement, il essayait de l’aider à aller de l’avant, mais la suite fut assez brutale. Ok, encore une fois il devait se taire. Etrange pour quelqu’un qui avant voulait l’entendre dire ce qu’il voulait, être soutenu. C’est ce qu’il avait voulu faire, le soutenir. Lui montrer malgré tout les aspects positifs. Première phrase, ok, il l’avait peut-être mérité, par contre, il vit rouge lorsqu’il parla d’Edwina.

- Ca fait des semaines ou des moins que j’en ai pas parlé. Leif. Mais ok, je ne parlerais plus d’elle non plus vu que visiblement je me plains. C’est toi qui voulait savoir non, de quoi j’avais envie et compagnie. Mais visiblement, ça aussi c’est tabou. Entendu, le message est bien passé. Et si je ne t’en parle plus…. C’est par ce que je me doute de ce qu’elle a fait. Mais rappelle-moi, qui la harcelle de texto horribles –ou harcelait- ? Oh tiens c’est toi. Et contrairement à toi, je ne suis pas rancunier. Réfléchis avant de parler.

Pour le reste il s’était heureusement calmé. Il savait que Leif était possessif et jaloux et comprenait donc cette situation. Enfin, il pensait la comprendre, il dût se concentrer intensément pour réellement imaginer avec ce que lui disait le roux, avec son caractère ce que cela donnait. Parce qu’au final, comme il l’avait lui, aurait plié, sans réfléchir plus loin. Leif l’avait dit, il avait déjà du mal à tenir tête à un Oméga, alors bon. Il ferma les yeux quelques instants et lorsqu’il les rouvrit, il reprit doucement le visage de Leif entre ses mains.

- Je suis désolé, j’ai été… heu… maladroit, ou méchant. Je ne peux pas te dire que je te comprends, on saurait tous les deux que c’est faux… enfin, j’te comprends, un peu. Probablement pas comme je devrais.

Il se tut quelques instants, essayant de trouver les mots adéquats pour le soutenir, puisque c’est ce que Leif lui avait demandé, et surtout par ce qu’il ne voulait pas le voir dans cet état, le souci c’est qu’il ne savait pas trop comment s’exprimer. Il réfléchit encore quelques instants.

- Je ne suis pas quelqu’un de jaloux, je suis juste soumis, j’ai toujours accepté tout… probablement trop de choses, alors, c’est compliqué de te répondre. Je vais tenter de le faire comme quelqu’un de plus… disons de plus « normal », tout en étant franc, j’espère ne pas… te blesser d’avantage par ce que ce n’est pas le but. Il inspira un coup avant de se lancer, espérant cette fois être plus dans le vrai, il se concentrait réellement pour faire face à ses croyances propres, mais surtout à celles qu’il aurait dû avoir Une mère ne devrait jamais préférer un enfant à l’autre, même si celui-ci est différent. Une mère ne devrait pas agir comme ça avec ses enfants être aussi… abusive. Quelqu’un aurait dû l’arrêter, probablement ton père, pour lui faire comprendre que ça ne se faisait pas, qu’on ne doit pas traiter quelqu’un comme ça. Ce n’est pas ta faute, Leif, il ne faut pas croire quelque chose comme ça. Tu.. tu es peut-être différent de tes frères et sœurs, mais… mais tu as d’autres qualités qu’ils n’ont pas. Il se tut quelques instants, essayant d’ignorer aucun détails, mais cela faisait au final beaucoup à retenir pour son petit cerveau Et tu aurais dû pouvoir faire ce que tu voulais, ce que tu plaisais, pas juste subir ses lubies, ses envies, par ce n’est pas « classe » d’avoir un garçon qui dessine. Nouveau temps de silence. Tu n’es pas idiot, c’est juste comme ça, Leif. Tu as juste fait un choix que tu pensais justifier à l’époque, et celui-là semblait murement réfléchi … ce qui me semble quand même être un bon point, non ? Il eut un faible sourire, avant de froncer à nouveau les sourcils… Je… ne comprends pas cette phrase, on t’a fait du mal, tu as subi ?

Il se passa une main dans les cheveux avant de secouer la tête et plant l’histoire de quelques instants son regard dans celui du roux.

- Tu te trompes Leif. Ta réussites tu ne la doit pas qu’à ta sœur, mais surtout à toi. Par ce qu’au final tu n’as pas abandonné, par ce que tu as continué à te battre, par ce que tu as du talent. Ta sœur t’as juste donné un coup de pouce, sans cela, elle n’aurait rien pu faire de toi si tu n’en avais pas la volonté. Il se racla la gorge avant de continuer Elle serait peut-être fière de toi, un peu, par ce que tu as tout fait pour protéger Amanda et donc ce qu’elle construit, en première intention, ça a raté. Et pas toute ta vie pour l’Oméga, ton statut peut progresser si tu le mérites. Il faudra probablement t’armer de patience et de courage, mais je suis certain que c’est faisable et que… Raph ou Elias t’aideraient dans ce sens-là.

Et la suite, il déchanta totalement. Cela aurait été plus simple de dire la vérité… mais toute vérité n’était pas bonne à dire. Absolument pas. Il ne pouvait pas lui faire ça. Il ne voulait pas être aussi cruel, pas dont la façon dont Leif l’aimait actuellement, alors qu’est-ce qu’il devait dire ? Comment est-ce qu’il devait agir ? Qu’est-ce qui serait le mieux pour le roux ? Première étape, peut-être tenter de le rassurer… Il savait bien qu’il ne pourrait pas s’en sortir, le souci c’est que probablement personne ne pourrait l’en sortir, sauf si quelqu’un avait un remède miracle pour lui faire oublier totalement Dante. Là, il aurait probablement une chance, mais c’était impossible. Et puis au final, le roux avait raison, il essayait d’être seul, pour ne faire du mal à personne. Eloigner Leif, enfoncer le clou avec le procès –même s’il avait vraiment du mal avec ça- c’était peut-être au final qu’une excuse pour établir ce plan dont il avait à peine conscience. Il déglutit difficilement, les yeux perdus dans le vague.

- Je vois régulièrement Asya, je ne suis pas seul, j’ai mes chiens également, et puis, il y a Raf, tu es là aussi… je vois Elias, ses enfants. Enfin je vois des gens, alors, c’est… juste que ce n’est pas la forme en ce moment, ça irait mieux. Tout le monde a des hauts et des bas, non ? Tu ne devrais pas t’inquiéter pour moi Leif. Je gère, je ne suis pas du genre à faire des conneries, non ? Il essayait d‘être convainquant, mais il savait que désormais, dès qu’il aurait pris un peu plus pied, il devrait retourner cette façade, plus douce, plus drôle et joyeuse. Je suis peut-être quelqu’un de bien, mais je t’ai du mal, et quelqu’un de bien de fait mal aux personnes qu’elles aiment, Leif.

Il s’embrouillait tout seul. Il inspira difficilement, essayant de garder un peu de clarté dans son esprit. Il avait juste envie d’un câlin, de le prendre dans ses bras, mais on ne fait pas ça à quelqu’un qu’on vient de larguer, à quelqu’un à dit tant de choses, on ne fait pas ça juste par ce qu’on a besoin d’un contact réconfortant.

- Je suis censé être là pour aider les autres et, j’ai totalement raté avec toi… avec tout ce que tu as dis. Et.. je m’en veux. Je n’ai pas été assez attentif à tes besoins, je ne t’ai pas assez soutenu… Je.. si tu me le permets et que tu le souhaites, le temps qu’on fasse le point tout ça… Je pourrais peut-être essayer de m’améliorer en tant qu’ami, sur ces points-là, non ? Ça serait peut-être un bon début ? Tu en penses quoi ?

Il le pensait vraiment. Il devait se recentrer sur les autres, par ce qu’il n’y a probablement que comme ça qu’il pourrait se sentir mieux. En aidant les autres, en les rendant heureux. Oui, ça serait peut-être la solution à son « petit » problème, ou du moins, il essayait de s’en convaincre. Il avait besoin d’une solution et c’était trop dur de se dire qu’il n’y en avait aucune. Il voulait essayer, encore un peu, avant de se résigner totalement. Oui, il y avait encore peut-être une minime chance, avant qu’il ne soit totalement foutu. Il devait y croire. L’espoir faisait vivre.
Il plierait peut-être au final, mais il ne voulait pas casser.
Il ne voulait pas blesser davantage ses proches. Il devait utiliser le peu de force qui lui restait pour ce nouveau combat.

- Merci. souffla-t-il, finalement au roux.
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Lun 3 Déc - 21:57


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 636 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Sauve-moi en me renvoyant en enfance
Montre-moi ce que j’étais sans carapace
Comme l’avènement de mai
je serai là lorsque tu diras qu’il est temps
De ne plus retenir notre amour, plus jamais
****

Nicholas avait toujours pas l’air convaincu. Cela le peinait, mais il tentait quand même de s’expliquer même si la conversation avait de moins en moins de sens.

- Oui, j’aurais protégé ma soeur d’une quelconque façon,
avoua-t-il. Mais une Alpha ne courre pas les mêmes dangers que d’autres rangs. Une lambda n’aurait jamais eu besoin d’une trahison pour garantir sa protection, donc non, je n’aurais pas agi de la même façon.  Un Alpha n’a jamais de vrais alliés. Même les meilleurs parmi leur entourage peuvent considérer un jour qu’il n’est qu’une place à prendre.

Il doutait fortement que Nicholas puisse comprendre cela. Il vivait dans le monde des bisounours, pas dans celui impitoyable de la politique. Il ne comprenait sûrement pas que aussi bon et excellent soit son cousin dans on rôle de bêta, celui-ci serait le premier à faire chuter Elias au premier mauvais pas.

- Mais je l’ai dis, je ne peux pas avoir de vraie réponse. Tu peux le voir dans mon aura, je ne mens pas. Pour le reste... J’en sais rien. Les suppositions sont toujours plus floues que les faits, conclut-il par cette évidence en secouant la tête de droite à gauche. Ça allait continuer longtemps les «et pourquoi si ?» et «pourquoi ça ?». Ne pouvait-il pas s’en tenir aux faits ? Car ils allaient y passer leur vie sinon. Ce n’était pas de cette façon qu’il s’était imaginé mourir vieux avec Nicholas. Ils continuèrent la conversation, expliquant ce qu’il aurait changé. Comme d’habitude Nicholas était juste... gentil. Il n’avait pas terminé sa phrase, sûrement parce qu’il savait que le reste n’allait pas plaire. Alors Leif ne répondit que par un maigre sourire poli, qui s’éteignit aussi vite qu’il était apparu et lui faisant retrouver sa tête d’enterrement.
Ils parlèrent des chasseurs, un sujet qu’il sentait qu’ils devaient clore rapidement car le terrain était casse-gueule.

- Tu as raison, sûrement qu’ils préparent quelque chose mais... Ils sont calmes... Ça fait plus d’un an qu’on entend plus parler d’eux.

Comme quoi la politique de Solskinn avait marché. Il n’osait pas le dire à voix haute, car Nicholas était le premier à détester les chasseurs. C’est à cause d’eux que sa vie avait si mal démarré. Mais ça lui ferait mal au derche de se voir avouer que le Roi avait fait du bon travail. Il le laissa continuer. Il fronça des sourcils quand il lui dit qu’il n’était pas utile. Est-ce qu’il savait pourquoi il y avait des rangs dans les meutes ? Si chaque lambda n’était qu’un poids, il n’y aurait jamais eu de lambdas.

- Nick... La meute est un tout. Crois-tu vraiment qu’être Bêta, Alpha, Traqueur ou autre aurait un sens sans personnes à protéger, à servir ? Les lambdas sont tout aussi importants pour la meute que le reste, et tu le sais très bien espèce de débile !


L’insulte était plus affectueuse et tendre que sérieuse. Mais des fois il était bête, ces fois où il pensait qu’il était insignifiant. Dans un sens, nous sommes tous insignifiants. Qu’est-ce que la mort d’un Alpha changerait de manière globale ? Pas grand chose. Autant qu’un lambda au fond. Mais c’était un drame pour une meute, pour une toute autre échelle. De même pour un lambda ; sur une autre échelle, c’était un désastre. Peut-être pour l’Alpha, qui peut considérer avoir échoué dans son rôle de protecteur de la meute. Oui, tout était une question d’échelle.

- Les plus forts doivent protéger les plus faibles. Sinon une meute ne survivrait pas. Je l’ai dit, Raphaël est un bon bêta.

Il songea que Raphaël avait fait juste la même chose qu’il aurait fait pour Amanda. Sauver quelqu’un qui leur était juste essentiel. Le bêta brun savait très bien les risques qu’il avait pris en rentrant dans le bar en flammes. Comme lui, lorsqu’il était entré pour retrouver Nicholas sans même réfléchir. Par amour. Il n’osa pas le dire, car les arguments tenant de l’émotionnel n’avait pas l’air de convaincre Nicholas. Surtout, il se sentirait coupable que cet amour pousse Raphaël à se mettre en danger. Même c’était profondément humain d’essayer de tirer un être aimé d’une situation à risque. On ne voulait pas souffrir de la perte. C’était un sentiment bien trop ravageur. Même si le tendre sourire de Nicholas lui avait réchauffé le coeur, Leif n’était pas convaincu pour autant. Et il avait raison, car le brun continua sur ses arguments.

- Carrément que c’est bidon ! Puis... Je ne te parle pas de mourir pour moi mais... Ou même mourir pour toi. Ou même être deux débiles qui ont juré de mourir ensembles parce qu’ils se sont pris pour de grands héros romantiques. Mais rester en vie pour se protéger... Un jour je te sauve la mise et peut-être que tu pourras faire de même un jour... Juste... s’entraider. Dans la mesure du possible, bien sûr. Mais on fait plus de choses en vie que mort... Enfin...

Et l’eau mouille également. Il s’interrompit car il ne voulait pas lui mettre la pression. Je suis foutu, disait-il. Etre en vie était sûrement déjà assez dur quand son a perdu la moitié de soi-même. Il le comprenait un peu, car si sa soeur disparaissait, il n’arriverait peut-être pas à y survivre.
La douceur disparut progressivement car ils arrivèrent à se prendre le bec. Trop de non-dits dans leur couple avait abouti à un ping-pong de reproches. C’était triste de voir que la seule fois où ils parlaient de leurs besoins, de leurs envies, c’était lors de leur rupture. Des lustres qu’ils auraient dû se poser la question et les voilà comme deux idiots à se renvoyer la balle. Leif le coupa quand il aborda le sujet de ses Deltas, quelque chose dont le brun ne se rendait pas compte que c’était un peu sensible. Il s’énerva légèrement, essayant de régler la question une bonne fois pour toute.

- Nicholas, ne commence pas avec mes Deltas ! Alors qu’au final j’ai trouvé un compromis avec elles, et donc mon Alpha. Mais à force de m’acharner pour avoir l’autorisation de t’entrainer dans la forêt. Est-ce que tu te rends comptes seulement combien je dois me battre pour avoir nos moment à nous ? Pour avoir quelques minutes d’intimité ? Je te jure, limite elles seraient dans la même pièce quand on nique ! Alors oui des fois je fatigue. Et je suis fatigué d’avance à chaque fois que je dois insister pour avoir l’autorisation qu’elles n’interfèrent pas dans mes relations sociales, ou me laisse un brin de liberté ou d’indépendance ! Et t’es même pas celui qui mange le plus cher ! Encore comme tu es Nicholas Tveit, un type bien, et qu’ils savent que tu ne feras jamais rien contre les roux, j’ai pas trop de soucis. Mais ça fait presqu’un an que je dois inventer des excuses foireuses pour qu’Anders se rende sur le territoire roux pour se voir, et que je n’ai pas à me rendre chez lui. Autant te dire qu’il me fait la gueule et qu’il a l’impression que je fais aucun effort parce que je déteste son mari. Oui, c’est ma faute si je suis là-dedans, mais ça n’empêche pas que ça me troue tellement le fion qu’à force je vais chier en passoire !

Mais il se calma rapidement. Il savait très bien que ce sujet ne valait pas la peine de vraiment s’énerver. Les mots de Nicholas lui rappelèrent son empathie. Il était gêné surtout de voir confirmer sa pensée : Nicholas songeait-il vraiment qu’on rendait les gens heureux en leur donnant tout, absolument tout ? Non, il fallait être un monstre d’égoïsme pour accepter qu’un personne se renie pour vous donner tout ce qu’elle avait, encore et encore. Peut-être que Fredrick aimait cela en Nicholas, mais c’était le type le plus le plus égocentrique qu’il connaissait. Il se reconnaissait comme égoïste mais pas au point de pouvoir accepter quelque chose comme ça. Mais il n’eut pas vraiment le temps de répliquer. Nicholas lui envoya une lourde pique dans le coeur. Oui il l’avait abandonné bien trop longtemps, et il n’avait rien à répondre à cela. Il baissa les yeux, coupable, et triste de voir qu’il avait eu l’audace de se croire pardonné. C’est cette révélation qui lui fit le plus mal.

- C’est que... Tu n’as jamais réussi à dire ce que tu voulais sans hausser le ton... Sans qu’on te pousse à bout, se répéta-t-il.

Leif tendit sa main, et essaya de replacer tendrement une mèche folle de la chevelure de Nicholas. Il n’y arriva qu’à moitié car il n’avait pas le bras assez long, alors il caressa quelques secondes sa joue alors que ses doigts redescendaient.

- Nicholas... Repris-t-il doucement, un peu peiné. Ça ne me rend pas heureux de te voir faire des choses que tu aimes pas, parce que je le vois quand tu n’aimes pas. Au contraire, ça... Ça me fait me sentir mal. J’attendais que ça, que tu proposes des choses que tu aimes, et c’était pas faute de t’y encourager... Je ne sais pas, j’aurais fait l’effort de lire les livres que tu préfères, d’apprendre à cuisiner même si je ne suis vraiment pas doué, ou ce genre de choses... Au pire, juste accepter que tu n’aimes pas ce que j’aime. Mais tu as toujours choisi ce que je préférais, alors que j’aurais aimé pour une fois te voir juste t’affirmer de temps en temps. J’ai fini par penser que tu aimais juste des choses que je te faisais découvrir, puis après je te voyais faire la tronche, et je me suis rendu compte du contraire.

Il réfléchit à ce que lui avait dit Nicholas, et son visage fut encore plus triste.

- Je suis... Vraiment comme ça, à te forcer toujours ? Demanda-t-il d’une voix tremblante. Il fit une pause, puis repris. Je... Je ne l’avais pas compris comme ça. En fait... Je comprenais pas pourquoi tu me rejetais soudainement, vu que... tu ne disais rien.... Avoua-t-il plutôt mal à l’aise.

- Tu sais très bien que je n’accepte pas du tout ma place d’Oméga. C’était de ça dont je parlais quand je disais avoir besoin de ton soutien... Juste... un peu d’attention quand ça ne va pas très bien, c’est tout... Ce n’est pas comme naitre Oméga. Chaque humiliation, chaque coup fait encore plus mal... Mais je suppose que je t’en demandais sûrement trop...

Il posa sa joue dans sa main, dans un court soupir. Ce n’était pas un reproche, juste une remarque. Bien sûr qu’il lui en demandait trop. L’humiliation semblait avoir été le quotidien de Nicholas depuis toujours. C’était demander à un cul de jatte de vous réconforter après vous être coupé le doigt. Ironiquement, Nicholas lui avait prouvé qu’il savait prendre des décisions pour lui, puisqu’il l’avait largué. Puisqu’il avait dû sûrement pesé le pour et contre, et avait décidé que pour lui, pour son mental, il était mieux qu’ils se séparent. Mais voilà, il avait encore fallut qu’il soit à bout. Leif avait surtout retenu qu’ils avaient été nuls. Il n’y avait eu aucune communication dans leur couple, et c’était toujours ce qu’on présentait comme l’atout réussite d’une vie amoureuse. Mais Nicholas était trop conciliant, et lui, trop lâche pour aller le confronter en cas de souci. Juste par peur de se blesser mutuellement. Et voilà le résultat : il ne se blessaient pas, ils se meurtrissaient. Le roux avait toujours eu conscience que par ses défauts, il ne serait pas le meilleur petit ami. Ce qui était douloureux c’était de voir que presque chaque point qu’il avait énoncé avait qu’ils se mettent ensembles
Mais pourtant ils avaient fait également un pas. Leif, toujours secret, avait pris la peine de s’ouvrir, de parler de la relation qu’il avait eu avec sa mère. Il était revenu sur Edwina et c’était un peu méchant, ce que Nicholas lui fit comprendre, mais Leif avait vraiment mal pris certaines de ses remarques. Pourtant, le brun se rattrapa. Il prit le temps de s’expliquer, et Leif se calma rapidement. Il redevint cet homme rassurant, doux, qui avait toujours fait battre son coeur. Cela ne faisait même pas une heure qu’il avait exigé cette «pause» et ses bras lui manquaient déjà.

- Mon père a tenté... Mais bon, tu sais très bien qu’on est têtu dans cette famille...

Et aussi idiots quand ils sont amoureux. Pauvre Peter Birkland, marié à une femme qu’il aimait mais qui ne le regardait qu’à moitié. Leif avait interprété que son père avait trop peur de perdre l’intérêt de sa Lupa en l’ouvrant trop. Egalement parce que Peter était sage, et qu’il savait qu’un couple Alpha avec trop de tensions était mauvais pour une meute. Alors il avait la sagesse de se taire. Et il avait appris indirectement à ses enfants que parfois le secret était une façon de protéger sa meute. Le secret... Leif sursauta quand Nicholas lui demanda :

- Je… ne comprends pas cette phrase, on t’a fait du mal, tu as subi ?

Les muscles de l’Oméga tressaillirent puis se raidirent. Imbécile ! Pourquoi avait juste énoncé cela ? Il ne pouvait pas lui en parler... Pour des raisons très diverses. Une lueur de peur dans le regard, Leif parut embrouillé.

[color:59c4=#cadetblue]- Ce n’est pas si important... Mentit-il calmement en maintenant son regard. Enfin, ce n’est qu’un exemple, il y aura toujours des gens pour être mauvais avec les autres. J’ai toujours eu du mal à me défendre parce qu’on m’a jamais appris, et... j’ai peur qu’un jour quelqu’un me refasse du mal... Tenta-t-il de noyer. Peut-être qu’un jour, il lui en parlera. Mais ce n’était pas le moment qu’il s’inquiète davantage pour lui. Nicholas continua avec des paroles qui lui donner chaud au coeur. Il avait raison sur beaucoup de choses. Mais il aurait aimé qu’une fois... Qu’une seule fois, sa mère lui ai dit «je suis fière de toi». Le jour où il était devenu traqueur, il avait eu le droit à «C’est bien, Leif». Elle avait essayé de lui ébouriffer les cheveux comme lorsqu’il était enfant, mais il était devenu bien trop grand pour qu’elle puisse le faire sans que ce soit un tantinet ridicule. Sur la pointe de ses pieds, elle avait faillit tomber. Il eut un léger sourire quand le souvenir lui remonta en mémoire. Il avait dû la rattraper pour lui éviter la chute. C’était drôle, alors que sur le moment il avait été un peu surpris, voire confus. Dans le fond, il savait que c’était sa manière pudique de lui dire qu’elle était fière de lui. Mais il aurait voulu qu’elle lui dise «Je suis fière de toi». Qu’elle ose simplement lui dire.

- Je pense que... tu as raison. C’est vrai, j’ai travaillé dur... Mais c’est grâce à Amanda que je n’ai jamais abandonné, parce qu’elle est restée pour m’encourager le temps qu’il fallait...

Il fit une pause, puis eut un soupir amusé.

- Au final il n’y a que le dessin que j’ai travaillé tout seul, mais je reste persuadé que c’est en partie parce que ça faisait chier ma mère.

Car on ne naissait pas avec un talent. Un talent se travaille. Il était sûrement reconnaissant envers sa mère pour lui avoir appris qu’on obtenait les choses qu’en travaillant et pas en attendant l’apparition de Fenrir. En revanche, il savait que même si c’était pas totalement foutu pour sortir de sa position d’Oméga, ça restait à 90% foutu. Personne ne ferait confiance à un traitre, et pour les roux, un traitre qui s’est fait grillé. Le mieux qu’il pouvait espérer c’était couler de douces journées en tant que lambda, mais il ne serait plus jamais traqueur. Et pourtant, il adorait la traque. Peut-être parce qu’il pouvait libérer toutes ses tendances obsessionnelles en se focalisant sur sa cible. Puis la sensation de la vitesse, de la course-poursuite... Non, il n’aurait plus rien. Il ne restait plus que de la poussière de son rêve d’être Chef des Traqueurs.
Il s’inquiéta ensuite pour Nicholas, parce qu’il le connaissait bien, et que depuis le début de cette discussion, il semait des indices inquiétants. Leif n’était pas naïf. Il savait très bien que Dante était toujours tapis quelque part dans sa tête, et que sa décision devait y être liée. Même s’il se demandait si sa propre négligence envers leur couple n’avait justement pas fait ressortir le fantôme du bêta argent de l’armoire des horreurs. Du moins, il était sûr que cela n’avait pas aidé Nicholas. Parce que avant le procès... Dante n’avait plus eu l’air d’exister d’une quelconque façon. Il sentait très bien que Nicholas gérait pas grand chose en ce moment contrairement à ce qu’il disait. Espèce d’idiot, l’insulta-t-il mentalement. Il resta circonspect sur le «je ne fais pas de conneries», parce que justement, il avait une grosse proportion à faire des conneries sans le vouloir. Mais c’était sûrement pas le moment de le lui rappeler. Surtout qu’il avait fait des progrès en essayant d’apprendre l’autodéfense.

- Je suis peut-être quelqu’un de bien, mais je t’ai fais du mal, et quelqu’un de bien ne fait pas de mal aux personnes qu’elles aiment, Leif.

Ce fut comme un instinct, comme un réflexe, comme un appel. Sa raison lui dit que ce n’était pas sage, mais il se leva pour le prendre doucement dans ses bras. Idiot, triple idiot. L’insulte était autant pour Nicholas que pour lui, qui savait très bien à quel point être si proche faisait chavirer son coeur. C’était doux, mais douloureux en même temps. Douloureux, car il ne pouvait pas l’embrasser, ni le prendre fort entre ses bras. C’était un peu comme mordre dans un pamplemousse. C’était sucré d’abord, puis amer.

- Tu sais... Des fois on fait du mal aux gens qu’on aime, et on fait pas exprès. Ça ne fait pas de nous de mauvaises personnes. Et tu n’as pas fait exprès... Parce que je sais que tu ne l’aurais pas fait sinon. Et au pire... Tu a fais tellement de bonnes choses qu’une fois de temps en temps, tu as le droit de te foirer... Personne n’est parfait.


Il passa sa main doucement dans les boucles brunes, puis lâcha sa prise. Il ne voulait pas trop donner l’illusion de profiter.

- Tu n’as rien raté... Je ne t’ai pas aidé non plus, hein... Reconnaissait-il, un sourire mi-figue mi-raisin sur le visage. Ami. C’était un peu comme une gifle. Ils avaient cessé d’êtres de simples amis il y a bien longtemps. C’est à dire quand Dame Puberté avait fini son ouvrage et avait fait du Chouineur un jeune homme tout aussi beau de corps que d’esprit. Il sourit quand le brun le remercia, mais n’osa pas vraiment refaire un geste affectueux envers lui.

- Donc... Nous sommes amis maintenant ? Questionna-t-il avat de se rendre compte que le vrai sens de sa question était sûrement trop cramé. Bien sûr, il venait de le larguer en lui demandant de rester amis. C’était cruel, mais pourtant... Leif n’arrivait pas à accepter de ne plus voir Nicholas. Même si c’était sûrement la chose la moins sage à faire que de continuer à le fréquenter. Car l’espoir est vicieux. Il fait mal.

- Est-ce que je peux juste te donner un petit conseil d’ami alors ? Rebondit-il sur le champ.

- Pourquoi pour une fois tu ne ferais pas quelque chose pour toi ? Tu sais on a tous un rêve un peu fou enfant ou ado... Moi je voulais étudier l’art en France, et toi... Tu avais bien un truc dans le genre non ? Écrire un livre, faire le tour du monde, voyager quelque part... Bon c’est sûr que si c’est épouser Chris Hemsworth, c’est mort car il est hétéro et pris, glissa-t-il dans un petit rire.

- Mais pour une fois si c’était nous qui t’aidions un peu ? Proposa-t-il avec un sourire doux et sincère. Peut-être que Nicholas n’avait jamais eu la chance qu’on le soutienne, et c’était pour ça qu’il ne s’était jamais affirmé. Également, peut-être qu’il se sentirait mieux s’il voyait qu’il pouvait atteindre un objectif qui le motivait ? Car personne ne pouvait être heureux à travers les autres. Aucun être humain n’était fait pour cela. Un individu est par essence égoïste, et on ne pouvait renier éternellement ses propres besoins.
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Sam 8 Déc - 10:35


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Elias & Ivar & Sevastyan & Cooper ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2933 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Il savait au final que Leif avait raison dans son raisonnement, une Alpha n’a pas besoin de la même protection qu’un Lambda, sauf qu’un Alpha est plus puissant qu’un lambda. Sauf qu’un lambda obéit à son Alpha et donc si l’Alpha avait ordonné d’aller combattre, elle l’aurait peut-être fait et, il aurait dû à protéger et trahir, possiblement, pas de la même façon, mais quand même. Il hésita un peu à répondre à tout cela, il n’était pas certain que ce soit une bonne idée, mais en même temps, l’heure était aux aveux, sincérité et compagnie, Leif n’était probablement plus à ça près.

- Si, elle était lambda, et qu’on avait ordonné qu’elle aille combattre. Tu aurais voulu la protéger, tu ne serais probablement pas allé voir Solskinn, mais tu aurais probablement inventé quelque chose d’autre, une trahison quelconque, Leif. Tu l’as dit toi-même, tu aurais tout fait pour la protéger et tu n’as pas de limites là-dedans. Mais tu as raison pour le reste sauf que Solskinn, sans lui faire du mal, aurait probablement pour la jarter comme il le voulait de sa place d’Alpha, la place aurait été à prendre.

Pour la question des chasseurs, il préféra ne pas répondre histoire de ne pas aller plus loin. De toute manière, il y avait tant à répondre, pour le reste il haussa un sourcil.

– Je n’ai pas dit ça, je dis que perdre UN lambda, soumis qui plus est moins grave que remplacer un bon Bêta ou un bon Traqueur. Je sais bien que la meute est un tout, que chaque vie à son importance, mais dans une vie pour une vie, il faut sauver la plus utile, et c’est pas moi !

Il haussa simplement les épaules à son autre réplique. C’était… il ne savait même plus trop comment qualifier les propos de Leif. Peut-être trop utopiste mais il ne savait pas s’il avait raison ou tort. Il soupira doucement essayant de réfléchir à une réponse cohérente :

- Humpft. Foncer dans le feu, c’est quand même entrer une zone ù il y a une forte probabilité de mort. Enfin soit !

Nicholas haussa les sourcils lorsqu’il parla des Deltas ! Est-ce qu’il devait le plaindre ? Pauvre petite chose. Probablement qu’il aurait voulu trahir sans avoir de vilaines répercussions. Il n’avait pas envie de le plaindre : il l’avait quand même bien cherché et il trouvait même qu’il s’en était bien sorti. Sans compter qu’au final, lui aussi en avait subi les répercussions alors qu’il n’avait rien demandé ! C’était simple de limite crier au scandale alors que tous les autres Omégas s’en contentait sans broncher, sans essayer de s’enfuir de leur échapper. Ca lui donnait l’impression qu’il n’acceptait pas sa sanction alors qu’il aurait juste dû la bénir ; bien sûr un tel changement de grade pouvait être compliqué, il pouvait le comprendre totalement.

- Et tu es le seul à te plaindre encore et encore de cette situation, tu n’es pas le seul Oméga, Leif. Personnellement, je trouve que tu as eu beaucoup de chance de n’avoir que cette sanction… sanction à laquelle tu essaies de te soustraire en leur faisant des coups foireux. Il secoua la tête Excuse moi te pas te plaindre, hein, mais tu vis quand même chez toi, avec ta famille, tu peux quand même voir la plupart de tes amis et des Deltas, même si tu ne veux pas l’entendre sont quand même plutôt sympa. Il eut un petit rire sarcastique, qu’il n’aurait peut-être pas dû avoir mais c’était plus fort que lui. Tu te rends comptes que tu plains de cette situation de …. Non liberté au type qui a été enfermé pendant des mois chez les Argents ? Alors excuse-moi, mais là je ne peux pas compatir. Je peux comprendre que ce soit lourd, mais perso j’me dis pour elles, ça doit bien être chiant de devoir supporter tes lubies de gamin qui a été un peu trop gâté par sa sœur. Quel autre Oméga essaye de se soustraire à cette autorité , Quel autre Oméga oserait les fuir comme tu l’as fait ? Est-ce que tu penses à ce qu’elles risquent s’il t’arrive quelque chose pendant tes escapades ?

Il secoua de nouveau la tête. C’était du Leif tout craché de se plaindre, de cracher à la gueule de ses Bêtas de dire qu’il faisait tous les efforts du monde, par ce que Monsieur leur faisait le GRAND HONNEUR d’essayer d’avoir un peu intimité. Genre, c’était un effort exceptionnel qui méritait récompense. Vraiment, Nicholas ne le comprenait pas, lui trouvait jute ça normal d’agir comme ça, essayait d’avoir un peu d’intimité, mais dit comme l’avait fait Leif on aurait dit que c’était le roux, la pauvre victime, comme à chaque fois.
Lui, donnait toujours tout ce qu’il pouvait sans attendre en retour, par ce que c’était comme ça que l’on rendait les gens heureux, c’était ça d’aimer, d’aider les gens. Il ne voulait pas attendre quelque chose de toutes les personnes auxquelles il rendait service … Alors non, cette façon de penser de Leif qui se résumait à « moi, moi moi, les autres je m’en fouts, tu ne vois pas les efforts que je fais », il avait bien dû ml à le suivre. Il essaya néanmoins de garder l’esprit ouvert le but n’était pas de s’engueuler encore plus avec le roux, mais bien d’essayer d’arranger la situation, même si pour l’instant ce n’était pas franchement…. Disons visible, perceptible.

- Leif…. Je te dis que ça me fait plaisir de te faire plaisir, tu me dis « j’aurais fait l’effort de ». Tu ne veux pas me forcer à quoi que ce soit pour toi, alors que ça me fait plaisir, et oui des fois je fais la gueule, des fois ça va d’autres fois non, ça n’a pas forcément un rapport avec l’activité… Je disais donc, tu ne veux pas me forcer alors que je le ferai de bon cœur et toi tu veux que je te force, par ce que tu l’as dis comme ça, donc tu le vivrais comme ça, à lire ou cuisiner. Est-ce que tu m’as déjà réellement proposé de venir cuisiner avec moi, est-ce que tu m’as emprunté un livre ? Non. Tes paroles et tes actes diffèrent totalement. Et je sais comment tu es quand tu n’aimes pas, alors je préfère partager mes activités avec moi-même… ou alors avec quelqu’un à qui ça fera plaisir tout simplement. Il se tut quelques instants avant de continuer Ou, tu es comme ça, tu m’as à l’usure, Leif. Je ne peux pas vraiment t’en blâmer, j’étais comme ça, enfant avec mon frère. Je sais que ça marche parfaitement. Mais le souci Leif, c’est qu’au lieu de penser à ce qui ne pourrait pas aller pour moi, ça a juste forcément un rapport avec toi tellement tu es focalisé sur toi-même, sur ton égo. Non, je ne faisais pas la tronche par ce que tes activités ne me plaisaient pas, mais peut-être par ce que tu étais juste lourd, ou que je n’allais pas super bien. Et oui, si je te rejette c’est pour avoir de l’air, mais toi tu étais encore plus collant par ce que TU avais besoin d’amour, sans te dire l’ombre d’un instant, il a peut-être juste besoin d’air, il reviendra vers moi quand ça ira. Il se tut quelques instants Tu vois enfin ce que ça fait d’être humilié par des gens que l’on apprécie, tu …. Laisses tomber. Mais juste écoute, tu es Oméga, tu as besoin de toute mon attention, pourquoi ne pas l’accepter ? C’est un rôle important ! C’est toi qui me bassine avec ça depuis le début. Chaque rôle a son importance, alors que serait une meute sans Oméga ? Après, je dis peut-être ça, par ce que ma meute… ce n’est pas forcément toujours simples, donc j’ai toujours … surtout depuis les Argents…. Enfin voilà.

Oui, comme ça c’est super clair Nick, c’est sûr que Leif va tout comprendre avec des explications aussi parfaites et explicites. Et ils avaient continué de parler, il se passa une main dans les cheveux tandis que le roux lui mentit, Tveit n’était pas débile il se doutait que c’était important pour son ex, seulement il n’était probablement pas prêt à en parler alors il préféra ne pas insister. Cela ne servirait à rien et serait juste contre-productif.

- Tu te sous-estimes, Leif. Même si elle t’a encouragé, c’est ta persévérance qui a fit de toi ce que tu es aujourd’hui. Ce n’est pas Amanda, ta sœur t’as juste aidé, un peu. Comprend-le. Tu es bien plus fort que tu ne le crois. Je te le répète, Leif, tes compétences, tu ne les dois qu’à toi, quoique tu crois.

Il eut un faible sourire, espérant avoir été assez convainquant. Mais comme c’était un peu l’hôpital qui se foutait de la charité, voilà que Tveit essayait maintenant de faire comprendre à l’autre qu’il n’était pas quelqu’un de bien vu qu’il lui avait fait du mal. Il était comme ça Nick. Il fronça les sourcils et se tendit légèrement lorsque Leif le prit soudain dans les bras, mais il ne le repoussa pas. Il n’était juste pas à l’aise bien trop perdu dans ce qu’il ressentait, dans ce qi avait été dit dans toute cette conversation. Les gentilles intentions et paroles du roux le firent très légèrement sourire bien qu’il ne soit pas convaincu.

- Ouais… amis. C’est ce qui me parait le mieux et… heu. Oui, vas-y, je crois de toute façon que même si je dis non, tu me le donneras quand même, alors autant que je dise oui. dit-il en essayant de plaisanter, un peu.

La suite le laissa quelque peu –pour ne pas dire totalement- perplexe, il inclina un peu la tête sur le côté pas franchement certain de comprendre là où il voulait en venir. Il cligna des yeux un peu perdu ? Est-ce qu’il avait un rêve ? Là de suite il dirait que non, il ne voyait pas… Sa vie lui convenait comme ça ; quant à l’aide, la seule aide qui aurait pu réellement l’aider c’était de lui faire oublier totalement Dante, ses sensations. Mais ce n’était pas possible. Alors… alors quoi répondre. Il était réellement totalement perplexe.

- Heu … je ne sais pas, je ne vois pas en quoi je… vous pourriez m’aider, j’aime ma vie comme ça. J’ai ma maison et mon chenil alors c’est cool. Le reste, je n’y tiens pas spécialement… enfin, je ne vois pas ce qu’un voyage peut m’apporter ni le reste d’ailleurs. Il haussa un sourcil. Moi j’aime bien aider les autres, Leif. Pourquoi est-ce que ça emble si difficile à comprendre et à intégrer ?

Il se passa une main dans les cheveux, toujours pas certain de saisir pourquoi est-ce qu’il lui disait ça. Non, vraiment, c’était juste étrange comme attitude. Leif voulait bien faire, il l’avait bien compris, mais … mais …

– Je vais tâcher d’y réfléchir,.,enfin… heu, merci pour le conseil.

Ouais, voilà, comme ça c’était largement mieux le roux aurait probablement moins l’impression de se prendre un vent énorme, du moins, Nick l’espérait, par ce que tu le but n’était toujours pas de blesser son ami, mais juste de répondre sincèrement ce qu’il pensait.

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Agony, all the torture they teach - Leif

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