Agony, all the torture they teach - Leif
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 Agony, all the torture they teach - Leif

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Jeu 20 Sep - 20:33


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Elias & Ivar & Sevastyan & Cooper ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2880 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Lieu et date du rp : 10 septembre 2019
Protagonistes: Leif & Nick
Résumé du rp: Nick veut demander des explications à Leif sur certains points
Actions réalisées au cours de ce rp: UC



Il tournait comme un lion en cage depuis le début de la matinée, il avait demandé à Leif de venir vers 18h00, à la sortie de son travail, mais il n’était plus trop sûr de lui. Et si, encore une fois il flanchait en voyant la bouille du roux ? Si encore une fois, il se disait que ce n’était pas très grave ? Non, cette fois il devait tenir bon, il devait aller jusqu’au bout de ses questions. Il en avait besoin, Leif lui devait bien ça, même si jusqu’ici c’est surtout lu, Nick, qui avait demandé de ne pas parler de tout cela. Leur couple était plus fort qu’une trahison, n’est-ce pas ? Leif l’aimait, il l’aimait, tout était parfait dans le meilleur des mondes ! Foutaises ! Mensonges ! Il s’était leurré, pendant trop longtemps. Il était fatigué de lutter contre cette envie de savoir contre son envie de rester avec Leif. Non, il ne pouvait pas rester avec un traitre, avec quelqu’un de trop égoïste, avec tous les autres défauts de Leif cela serait beaucoup trop. Il le savait et retardait l’inévitable depuis des mois, depuis plus de neuf mois même, certain de bien agir. L’amour. L’amour. L’amour… Mais au final, avec ses questions qui le rongeaient étaient également arrivées la frustration, la déception : il lui manquait ce petit truc qu’il avait avec Fredrick, se sentir réellement protéger et en sécurité, avec le roux il ne l’était pas. Et surtout, surtout, il ne retrouvait cette attachement, cette dévotion, ces émotions si fortes, si spéciales qu’il avait pu avoir –contre son grès- avec Dante. Alors oui, à côté d’une âme sœur, un simple lien amoureux, avec une personne bourrée de défauts –et ayant quand même quelques qualités- était juste frustrant. Très frustrant.

Mais Leif l’aimait. C’était bien le problème au final. Quelqu’un l’aimait réellement. Et toute manière, n’importe qui passant après lui serait dans le même cas : il était foutu. Même s’il n’y avait plus ce « faux » lien… ce sentiment d’âme sœur resterait gravé dans sa mémoire. Foutu Argent. Foutu Karma.

Il en était là, à se battre contre deux envies totalement contradictoires. Il était perdu, presque désespéré, à bout de souffle, à bout de nerfs. Il devait savoir… coute que coute, même si cela devait lui couter son couple. De toute manière, est-ce qu’il était réellement heureux comme ça ? Est-ce que Leif l’était également ? Il n’en était pas certain, mais c’était tellement réconfortant de savoir que quelqu’un tenait à nous… Non, ils avaient deux façons de voir les choses trop différentes. Il voulait quelqu’un qui s’assume totalement, quelqu’un qui pensait aux autres avant lui, quelqu’un… quelqu’un qui n’était pas lâche.

Mais Leif l’aimait, et c’était réciproque. Leif était gentil et adorable lorsqu’il s’y mettait. Leif était parfois prévenant, drôle, attentif… généreux en cadeaux. Leif était Leif.

Et Leif sonna à la porte. Nerveusement Nicholas s’avança vers cette dernière. Il pouvait encore reculer, mais vu la tronche qu’il devait tirer, vu qu’il était si stressé qu’il en était presque malade… il savait qu’il n’avait plus le choix, qu’il ne pouvait plus repousser cette échéance –cette déchéance-.

- Entre. Va t’asseoir s’il te plait, il faut que l’on parle !

Il sera un peu plus fort son téléphone, le tritura et bidouilla quelques instants, toujours aussi nerveux, comme si toucher l’appareil aller pouvoir apaiser son stress. Leif n’était pas bête, Leif devait comprendre que quelque chose ne tournait pas. Il ne devait pas le faire poireauter. Il ne devait pas tourner autour du pot pendant 300 ans mais il ne savait plus par où commencer, alors il se racla la gorge, doucement, avant de souffler :

- Je sais que tu m’aimes, et c’est réciproque. Je sais que je t’ai toujours dit que je ne voulais pas plus d’explications… que ce tu as dit au procès. Je ne veux rien savoir de ça…Tes raisons, tes torts ou peu importe .. je… je ne sais pas. Par contre je veux savoir une seule, une seule chose, à quelle date tu as pactisé avec lui ? Tu pourrais me mentir, je le sais, je n’aurais jamais aucune preuve que tu dises la vérité mais… mais, j’ose espérer que tu diras juste la vérité.

Vérité qui sonnait comme une explosion. Vérité qui tuerait probablement quelque chose, comme la confiance. Vérité qui ferait plus de mal que de bien…. Mais le mensonge, même dit à bonne intention ne serait guère mieux. Nicholas avait posé une simple question histoire de ne pas l’influencer dans sa réponse… mais il savait d’ores et déjà où est-ce qu’il voulait aller suivant ce qu’il allait dire. Il priait. Il priait pour une certaine date. Il priait, par ce que ça serait moins grave. Un crime oui, mais peut-être un peu moins affreux.

- Je ne veux aucune explication. Juste la date. C’est tout ce que je te demande ! avait-il repris rapidement.

Les arguments pourraient venir après… peut-être… ou pas. Il n’en savait encore rien vu la tension qui habitait chacun de ses muscles.
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Mer 10 Oct - 23:44


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 618 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Pourquoi le vent perçant les rues est glacial ?
Pourquoi le couchant est douloureux ?
Mon amour est comme les feuilles colorées de l’automne :
Elles donnent l’impression qu’elles peuvent tomber à tout instant.


****

Qu’est-ce qu’un an ? Un an, c’est beaucoup de jours, beaucoup d’heures, des milliers de minutes et le temps qu’il faut à la Terre pour faire le tour du Soleil. Un an, c’était court et long. Un an, c’était assez pour épuiser les sentiments d’un homme.
Pouvait-il s’aveugler encore longtemps ? Combien de fois l’avait-il senti fuir entre ses doigts ? Combien de temps avait-il espéré qu’il se montre moins froid ?

L’amour n’était qu’une souffrance. Ne s’était-il pas toujours mis en garde contre la passion ? Ne s’appelait-elle pas passion car elle était un synonyme de douleur ? Mais il avait voulu essayer. Et sans surprise, sa raison avait encore gagné sur les décisions prises avec le coeur. Il savait depuis le début : il gâcherait tout. Il le savait depuis déjà longtemps, depuis le jour où Nicholas était venu dans sa maison pour prendre quelques nouvelles après sept ans où il l’avait soigneusement évité. Il l’avait rejeté des mois durant parce qu’il savait qu’amour ou amitié, cela n’avait qu’une issue : la déception et le mépris. En réalité, son plus grand égoïsme, c’est d’avoir voulu une personne qui l’appréciait alors qu’il était si détestable. C’est d’avoir apprivoisé une personne qu’il savait gentille, attentionnée, pour l’avoir que pour lui, pour se sentir... aimé. Juste aimé en retour par quelqu’un qui faisait brûler son coeur.  Quelqu’un qu’il pourrait rendre heureux et inversement. Alors qu’il savait très bien que c’était impossible. Un jour, il découvrirait qui il était vraiment, et il ferait comme les autres : il lui tournerait le dos. Et il aurait raison.

Un an... Et depuis ce jour, ce jour où il lui avait dit qu’il l’aimait, rien n’avait changé. Dans le fond, il l’avait prévenu sur tout. Sur sa médiocrité, sur ses angoisses permanentes, sur ses failles, sur sa faiblesse, sur sa façon d’aimer si ardente mais si...démesurée. Nicholas ne pouvait pas l’accuser de lui avoir menti. Il ne l’avait simplement pas cru. Il semblerait qu’il avait vu en lui quelque chose de positif, et ça avait été une des plus belles choses qui était arrivée dans sa vie. Au moment où lui avait dit qu’il acceptait ses défauts, il s’était senti encore plus tomber amoureux. Et les jours qui passaient le faisait descendre encore au fond du gouffre, au point où il ne pouvait plus se passer de lui.

Mais Nicholas l’avait aussi prévenu : il n’oubliait rien. Ni ses mensonges, ni ses actes. Ses attentions plus ou moins spontanées, ses compliments, ses cadeaux, ses gestes tendres, sa bienveillance semblaient n’être jamais suffisants pour éclipser ses fautes. Mais cela n’empêchait pas de continuer. De se mentir en espérant toujours qu’il daigne de le regarder d’une autre façon. Avait-il compris que ses intentions n’étaient guidées par l’amour et en aucun cas par la culpabilité ou l’intérêt ? Il l’aimait. Comme il n’avait jamais aimé personne. C’était tout naturel pour lui de vouloir le voir sourire, de vouloir le protéger, de lui donner plus qu’il serait raisonnable ; mais également de désirer la chaleur  de ses bras,  la tendresse de ses baisers, la beauté de son corps, la bienveillance de ses mots. Il n’y avait pas d’intérêt. Juste quelque chose de tout à fait normal quand on était amoureux d’une personne.

Il s’était rendu ce jour là chez Nicholas après que celui-ci l’ai contacté. Évidemment, impossible de se débarrasser de Tik et Tak, ses deux Deltas qui le chaperonnaient au moindre mouvement hors du territoire roux. Il y avait des hommes qui se sentiraient ravis d’être toujours accompagné de deux jolies demoiselles, mais il fallait savoir qu’une était aussi aimable qu’une porte de prison, et l’autre avait un pet au casque. Et qu’il n’avait aucun intérêt envers les belles femmes. Surtout, ses moments de solitude devenaient trop rares à son goût. Leif était ce qu’on appelait un faux extraverti. C’est à dire qu’il semblait ne pas avoir de mal à aborder de nouvelles personnes ni à leur parler. Il ne paraissait pas mal à l’aise au milieu d’une foule d’inconnus ou dans évènements sociaux. En réalité, c’était juste qu’il savait comment avoir l’air sociable ; cela ne voulait pas dire qu’il l’était vraiment. La seule compagnie qu’il appréciait vraiment était celle de personnes qu’il connaissait de longue date. Le reste... il faisait juste un effort, tandis qu’au fond il était peu assuré et intimidé. Alors se coltiner en permanence deux personnes avec qui il ne s’entendait pas, c’était parfois étouffant. S’il tentait de les semer, c’était juste pour avoir de l’air. Rien d’autre.
Devant la porte de Nicholas, Tik le somma de manière toujours aussi abrupte à l’appeler dès qu’il partait, et lui rappela ne pas partir sans elles. Tak le salua énergiquement en disant qu’elles seraient dans le bar en face. Il avait l’impression d’avoir rajeunit de 15 ans.  Au moins il y avait eu des progrès : elles avaient compris que c’était pas la peine de camper dans le chenil ou d’insister pour entrer dans la maison. Ce qui lui laissait au moins de l’intimité avec Nicholas. Il lui semblait également qu’elles devaient avoir deviner pourquoi il avait besoin de cette intimité, mais passons. Tant qu’elles n’en parlaient pas...

Le plus bel homme de Bergen lui ouvrit avec une tête d’enterrement. Comme instinctivement, les yeux de Leif allèrent vers la boite en carton dans ses mains contenant un gâteau au chocolat. Il était passé devant la boulangerie et s’était dit qu’ils pourraient le partager. Il angoissait déjà. Cela ne sentait pas bon : ses organes s’étaient comme compressés dans sa cage thoracique. Il redressa les yeux quand Nicholas sortit la phrase si redoutée dans un couple : «il faut qu’on parle». Le coeur serré et le regard vidé, il ne dit rien et se contenta de jouer nerveusement avec le ruban frisé du carton, puis avança et s’assied sans prendre la peine d’enlever son manteau, un masque neutre pour cacher la tempête en lui. Il posa la boîte sur la première surface stable. Il n’avait pas besoin de dire ce qu’il y avait à l’intérieur ; le radar à bouffe de Nick le savait déjà.
Les paroles de Nick le sonnèrent autant qu’il s’était pris le marteau de Thor dans la tronche. Il n’avait pas envie de revenir sur ce sujet. Pourtant il avait senti que cela était inévitable depuis bien longtemps. Non, ils n’avaient jamais voulu en parler après le procès. Il avait presque volontairement effacé les images de cette journée. Elle était flou dans son esprit et s’en souvenir lui donnait presque mal à la tête. Bref, il savait désormais qu’il allait passer une excellente soirée.

- En Janvier, il y a deux ans... Après le meeting... Répondit-il immédiatement mais péniblement. Il avait ouvert son aura pour lui montrer qu’il ne mentait pas. Il n’avait aucun intérêt à mentir. Il ne savait même pas pourquoi Nicholas avait l’air de prendre cette information à coeur. Comprendrait-il ? Saurait-il que voir tous ces gens massacré brutalement par les argents et les chasseurs avait actionné une des ses plus grandes peurs : perdre un être aimé ?

- Mais qu’est-ce que ça change ? Les faits restent les mêmes, lança-t-il machinalement.

Tu me mépriseras toujours pour la même chose, alors qu’est-ce que ça change ?
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Ven 12 Oct - 20:36


Meute Brune

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Il devait se calmer, absolument. Il devait juste l’écouter ne pas oublier ce qu’avait dit Raphaël, par ce qu’il avait raison, son cousin, tout ce qu’avait fait le roux c’était surtout par amour envers sa famille, mais c’était un choix que Nicholas ne comprenait absolument pas. Risquer des dizaines, des centaines de vies pour en sauver deux ou trois, n’était pas quelque chose qui était dans ses principes. En même temps, il avait toujours plus pensé aux autres qu’à lui-même. Alors oui tant d’égoïsme, le laissait un peu perplexe, il avait déjà essayé de l’expliquer à Raphaël. Il savait néanmoins que tout le monde n’était pas sur la même longueur d’onde que lui. Il essayait de se raisonner, de ne pas se laisser emporter surtout que Leif n’avait pas encore parlé. Il devait lui laisser le bénéfice du doute, il devait l’écouter autant que possible et répondre en circonstance. Néanmoins, son humeur n’étant pas franchement bonne, on ne pouvait pas dire qu’il lui avait fait un accueil des plus chaleureux… Heureusement que le roux obtempéra un minimum et que Tveit put lui glisser sa question. Son mot.

- En Janvier, il y a deux ans... Après le meeting...

Et si Leif avait ouvert son aura, Nick avait préféré la fermer totalement, tellement cette réponse était une douche froide. Il se sentit partir, vriller, le peu de sang froid qui lui restait le quitter. Ce n’était qu’une réponse, et franche en plus. Il aurait au moins du le remercier, mais là il essayait de se calmer, histoire de ne pas dire quelque chose qu’il pourrait ensuite regretter !

- Mais qu’est-ce que ça change ? Les faits restent les mêmes.

Nick ne put s’empêcher d’avoir un petit rire sec. Qu’est-ce que ça change ? Beaucoup de choses pour lui, peut-être par ce qu’il était utopiste peut-être qu’il se fourvoyait totalement. Peut-être que son raisonnement serait plus « juste ». Il n’en savait rien, mais ils ne pouvaient plus aller en arrière alors qu’il se sentait mal, totalement étouffé, frustré, en colère et tant d’autres sentiments négatifs.
On s’aime. On s’aime. Lui dit une petite voix dans sa tête, tentant de lui faire recouvrer tous ses esprits… mais est-ce que c’était possible ? il n’en savait rien, et il ne pouvait plus se taire.

- Ce que ça change, c’est énorme pour moi. Et pas dans le bon sens… Cela veut dire que tu as eu largement le temps de préparé tes arrières, cela signifie que ce n’était pas si impulsif que ça, cela implique que tu es encore plus égoïste que ce que pensais. Il se tut quelques instants Ce que ça change, c’est que tu avais prévu cela assez tôt, cela signifie que si tu avais ouvert pour une fois ta grande gueule au bon moment, ls choses auraient pu être totalement différentes. Des dizaines, des centaines de vies sauvées. Il eut un nouveau rire sec Mais c’est vrai, excuse-moi, les quelques personnes de ta famille, ou même une seule de leur vie, vaut tellement plus que celles de dizaines et de dizaines d’autres. Non, vraiment, il ne pouvait comprendre une telle réplique. Pendant que j’étais dans les Geôles, une des seules choses que je souhaitais, c’était que personne ne vienne, qu’on nous laisse juste crever, que personne ne sacrifie leur vie pour nous, et ça aurait été la même chose si Graham avait été vivant à ce moment-là. Une vie vaut une vie. temps de silence. Tu sais le plus drôle là-dedans ? Tu as joué, tu as perdu. Tu as voulu protéger ta sœur mais c’est toi, ton égoïsme qui l’a fait couler. Oui, elle aurait été torturée, mais je crois qu’Elias, ou Edwina sont s’en bien sortis, Elias étant à l’époque un tout jeune Alpha et donc beaucoup moins « puissant » que ta sœur. Leur malheur, c’est de ta faute, tandis que tu voyais ta sœur coulé, si tu avis eu les couilles de parler, peut-être que les choses se seraient améliorer pour elle. Tu aurais coulé, elle aurait été sauvée, peut-être. Mais tu es tellement froussard, lâche et égoïste que tu as préféré te taire et compagnie. Leur malheur c’est en partie de ta faute. Il eut un sourire triste avant de lui murmurer doucement à l’oreille. Et le mien aussi. Je t’accuse, d’être en parti coupable de la mort des loups qui ont laissé la vie là-bas, de celle mon « âme-sœur », aussi fausse soit-elle. Si tu avais parlé, les choses se seraient peut-être déroulées autrement. Notre clan, aurait pu avoir un net avantage. Moins de mort, d’autres conditions de victoire, Dante serait peut-être en vie. Je t’accuse d’être également en parti coupable de celle de Fredrick, si tu avais parlé, il n’aurait peut-être pas subi les tortures, il n’aurait pas été affaibli et ne se serait pas laisser avoir comme ça. Temps de silence, avant qu’il reprenne tout haut. Bien sûr, avec des si, on changerait le monde, surtout le mien… Peut-être que les choses se seraient déroulées comme ça, peut-être pas. Mais un avantage comme ça, ça se travaille, même moi je le sais. Je me fouts de savoir si tu trouves cela juste ou injuste, par ce que pour moi, c’est la vérité, c’est mon point de vue. Tu as fait ton choix égoïste, tu ne l’as assumé que devant le fait accompli. Je ne peux pas… je ne peux pas te pardonner, pas pour le moment même si je t’aime. Je ne peux pas avoir confiance en toi après tout ça. J’ai essayé, mais je ne veux pas que tu me choisisses si un tel choix devait être à refaire. Je ne veux pas non être trahi par ce que ta famille vaut plus que tout le reste sur cette Terre. Il haussa les épaules avant de souffler nouveau Tu as joué, et tu as perdu… Tu as joué avec nos vies, la tienne continuera tandis que la mienne, s’est malgré tout finit avec la mort de Dante. Même si ça va mieux, savoir ce que l’on ressent c’est… c’est juste un manque, une frustration constante, un bonheur que l’on aura jamais plus. Peut-être qu’un jour j’arriverai à te pardonner, peut-être qu’un jour je verrai les choses différemment, je ne sais plus Leif. Je ne sais plus ce que je veux réellement avec toi.

Non ce n’était pas une question, mais oui, ça demandait probablement une réponse.
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Sam 13 Oct - 14:43


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 618 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

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✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



Pleurer pour moi
N’a jamais valu une larme
Mon âme solitaire n’est que remplie de peur


*
**


...J’avais seulement souhaité devenir quelque chose de beau...

_____

Se serait-il attendu à tout cela ? À tant de lames de couteau lancée avec violence ? Mais N’était-ce pas à cause de son refus à parler de ces évènements durant des mois ? Un refus répété par Nicholas, mais n’avait rien fait de plus. Cela l‘avait grandement arrangé de se réfugier dans l’illusion que son grand amour pouvait tout lui pardonner. L’aura ouverte, il était enfin prêt à partager sa version des faits. de toutes façons, il n’avait que ça à faire : être honnête.

- Je n’avais jamais prévu de continuer à vivre... Souffla-t-il, dans un tremblement de lèvre. Jamais... Je n’aurais espéré qu’en Septembre 2019 je sois encore là.

Il ricana un instant. Un son presque fou, échappé d’un soupir.

- Fenrir n’a jamais voulu que je crève de toute façons. À chaque fois que je croise la Mort, elle passe son chemin sans me regarder. Même Hella me méprise. Ou alors tu as raison, c’est juste que je suis simplement lâche et que je n’ai jamais voulu La regarder dans les yeux. Mais initialement, ce que j’avais voulu, c’était échanger ma vie contre celle de mes frères et soeurs. Tu ne m’apprends rien, tu sais ? Dit-il doucement, le front plissé par les divers sentiments qui se battaient en lui. Je sais parfaitement ce que j’ai fait. Je savais les possibles conséquences, mais je n’avais jamais pu entrevoir la possible escalade que ça a créé. J’ai eu bien trop de temps pour y réfléchir. C’est long, entre Janvier et Mars. J’ai oscillé tellement de fois entre le oui et le non, entre me dire que ça n’en vaudrait pas la peine, et que sauver ma soeur, c’était également sauver mon Alpha, et donc sauver ma meute. C’est encore plus long entre Novembre et Septembre. Et j’ai eu encore du temps entre. Oui, j’ai été lâche, parce que j’avais voulu venir me dénoncer de moi-même très vite. J’étais prêt depuis des mois à la peine de mort s’il le fallait. Mais j’ai vu tous ces gens morts, ces personnes qui ont été perdues. J’ai croisé le regard abattu de ma soeur, des jumeaux, de Viktor, d’Olena, d’Audun. Avais-je le droit de rajouter ma mort à la liste ? Avais-je seulement le droit d’obliger ma soeur à tuer son propre frère ?! C’est le moment où je me suis rendu compte que j’avais mal calculé mes affaires. Je n’avais jamais saisi que ce que moi j’abandonnais, et que la souffrance me ferait hésiter.

Au procès, il s’était présenté comme garant des actions d’Amanda. Il avait dit qu’il l’avait poussé dans telle ou telle direction. C’était partiellement vrai, mais également faux. Il avait voulu sauver quelques miettes de réputations pour qu’Amanda ne vive pas cachée dans la Honte. C’était le strict minimum qu’il avait pu faire. Ceux qui le connaissaient, qui avaient effleuré la profondeur de son amour fraternel savait très bien qu’il avait exagéré certains termes. Amanda avait voulu démentir, mais Leif, derrière le barreau, lui avait fait comprendre que c’était son choix. il paierai pour elle, car elle avait déjà trop payer. N’est-ce pas ironique de la voir traiter de mauvaise mère, alors qu’elle a été celle qui a assuré ce rôle face à une louve Alpha qui n’avait ni le temps ni l’envie de s’occuper d’un enfant «en retard» ? C’était une enfant, une soeur, qui avait remplacé cette mère-coucou incapable d'assumer son rôle.

- Puis mourir au nom de quoi ? De la loyauté de meutes qui n’ont fait preuve d’aucune écoute, d’aucune empathie, préférant montrer sa supériorité aux deux autres plutôt que de collaborer. Je n’aurais pas été égoïste si les loups de Bergen ne l’avaient pas été. Car ils l’ont été : ils auraient pu éviter tous ces morts s’ils n’avaient pas voulu montrer qui avait les plus grand ergots ou lieu de comprendre quels étaient les atouts de chacun. Au lieu d’abandonner leur fierté et de créer une véritable Meute Multicolore, Unique.

N’avaient-ils pas choisi leur mort ? C’était cruel de le penser. Mais tous, tous savaient où ils allaient. Il n’y avait jamais eu de stratégie à part celle de compter sur la miséricorde de Fenrir. Ils savaient tous ce qu’ils faisaient, et ceux qui ne l’avaient pas deviné étaient des gens bien naïfs. Nicholas avait tristement raison. La stratégie la plus sage aurait été de laissé mourir les otages, aussi douloureux ce choix soit-il. Mais Solskinn savait que la faiblesse de son ennemi était son coeur, son amour, son respect pour la vie des plus démunis. Il savait que personne ne pourrait se résigner à laisser des jeunes et des faibles mourir. Mais il ne le dit pas. Leif ne pouvait accepter qu’il avait pensé, même une seule seconde, à laisser mourir Nicholas dans les geôles des argents. Le dire, c’était rendre cette idée réelle.

- Ils n’ont même pas laissé de loups à l’arrière... Ils ont refoulé Raphaël qui avait été le seul à avoir des paroles censées, alors que tout le monde savait qu’il était bon stratège ! Quand Fredrick m’a dit ce qui était prévu... Je n’ai eu qu’une pensée : c’était foutu. Ils n’avaient aucune chance face à des argents peu nombreux, mais dis fois plus efficaces que nous par leur unité. J’ai... sauvé ce que j'ai pu... car je n'ai pu rien faire pour Edwina, ni mo oncle, ni ma tante. Qui te dit qu’il y aurait moins de morts si j’avais créé un avantage ? Qui te dit que Solskinn n’aurait pas fait payer encore plus cher aux meutes si il découvrait que je l’avais berné ? Car il aurait gagné dans tous les cas avec notre organisation, et la guerre n’a jamais fait de cadeaux, surtout quand elle est menée par Solskinn Forsløve. Je n’ai pas de talent en politique, mais sûrement assez pour savoir quand une stratégie est vouée à l’échec. Tu peux aller voir ton cousin, c’est une des rares choses sur lesquelles nous sommes d’accord. Le problème Nicholas, c’est que tu me désignes coupable sans voir d’autres facteurs autours.  C’est... naïf. Tu omets des siècles d’alliance entre Blond, Bruns et Roux mais d’incompréhension. Tu omets le contexte dans lequel Dante, ou Fredrick, évoluaient. Tu renies leur nature même d’humain, leur capacité à prendre de mauvaises décisions. Je ne nie pas la possible conséquence de mon mauvais choix sur les évènements, car tout à une conséquence. Mais m’accuser de leur mort, n’est-ce pas extrapoler ? Ma propre meute, qui a été la plus touchée par mes erreurs, n’a même pas oser sauter sur cette conclusion ! Alors comment... Comment peux-tu ! Te faut-il à ce point un coupable que tu peux nommer ?! Sur lequel tu peux diriger ta rancoeur ?

Son visage entier trembla. Nicholas l’avait déçu. Leif ne l’avait-il toujours pas vu comme quelqu’un  d’intelligent, de sensible ? Il avait souffert, mais pourquoi... pourquoi l’accuser de tels maux. La seule mort dont il était tout à fait coupable, c’était celle de Heinrick. Dante aurait été sauvé si les Argents ne l’avait pas rejeté à cause de son âme-soeur, s’ils avaient été bienveillants avec lui. Fredrick s’il avait écouté son corps plutôt que son égo.

- Tu es... injuste. J’étais avec Fredrick le matin même. J’ai essayé de le retenir, convaincu que cette chasse n’était pas une bonne idée. Il n’était pas assez en forme, j’ai essayé de lui prouver, mais... enfin... Le seul moyen que j’aurais eu c’était de... Hum... - Il s’interrompit. C’était parce que il avait refusé les avances de Fredrick que celui-ci avait eu le temps d’organiser une chasse. S‘il avait su, il l’aurait baisé toute la journée si cela avait pu l’éloigner de cette idée d’aller courir le sanglier. Quitte à ne plus pouvoir s’assoir pendant une semaine. - Peut-on protéger un homme de son propre orgueil ? J’ai échoué... J’ai eu tort de le croire increvable...

Parce qu’il avait échoué, et parce qu’il s’était rendu compte trop tard qu’il existait une amitié naissante parmi le noeud de ses sentiments pour Fredrick, il avait voulu abandonné l’humain en lui. Parce qu’il s’était coupable de n’avoir pas fait grand chose. Il avait encore une fois fuit... Combien de fois avait-il fuit de la sorte ? Il ne pouvait pas nier sa nature : être lâche.

- Mais oui, après avoir retourné le cube de mes pensées sous tous les angles, j’ai choisi la solution facile. Parce que si Amanda pouvait vivre sans moi, moi, je ne pouvais pas vivre sans elle. Je... je n’avais qu’elle pour... Non, il n’y a qu’elle qui ne m’a jamais abandonné. Même si maintenant... Je la terrifie... Elle ne m’abandonne pas.

Amanda avait décidé de rester auprès de lui, mais il avait déjà constaté le fossé creusé entre eux. Il l’avait dit : elle avait peur de lui, car s’il était capable de commettre des horreurs pour la protéger, pourquoi ne recommencerait-il pas ? Il était reconnaissant envers son ainée d’avoir compris à quel point sa présence lui était essentielle. Mais il savait que rien ne serait comme avant.

- Je savais qu’elle était forte... J’ai juste voulu attendre le bon moment pour elle... Partir en même temps que l’été, c’est beau, n’est-ce pas ? Ce n’était pas encore trop tard.

Même après le fiasco du Conseil. il aurait pu sauver encore sa soeur, sa réputation. Il s’était toujours dit que c’était cruel de l’obliger à le faire mourir, mais qui avait envie de défier une Alpha capable de condamner son propre frère à la peine la plus lourde ? Il n’avait juste pas prévu quelque chose.

- Mais tu es venu... Et malheureusement, à la seconde où je t’ai vu, je ne savais plus quoi faire. Je t’ai vu triste, je t’ai vu seul... Je... Je t’ai repoussé car c’était mieux que tu me détestes. Car je savais que c’était inévitable : par mes actes, ça viendrait un jour.  Parce que je le savais déjà : je t’aimais, et tu m’avais manqué pendant trop de temps. J’ai abandonné... Car j’ai bien vu que ça nous faisait du mal, et je voulais être avec toi... Je voulais juste... quelqu’un qui m’acceptait. Quelqu’un pour qui je pourrais être utile...

Juste quelqu’un qui m’aime en retour... Il avait toujours été égoïste. Il n’avait jamais su pourquoi il voulait constamment être aimé, alors que personne ne pouvait l’aimer.

- Je n’arrivais juste pas à accepter de te voir perdre encore quelqu’un... Tu sais quoi ? pour une seule fois dans ma vie, j’avais vraiment peur de mourir. J’avais peur de te laisser seul, alors que j’avais promis de ne pas abandonner. C’était... inévitable... Je le savais que j’allais te décevoir et devoir t’abandonner, mais je n’ai pas eu la force... J’ai retardé l’échéance jusqu’au dernier moment... Pour une fois dans ma vie, j’avais eu l’envie de me donner à quelqu’un entièrement. J’étais tiré dans deux sens : la raison qui me disait que je ne ferais que te faire souffrir encore plus, et mon coeur qui avait juste envie d’essayer de te rendre heureux... J’ai toujours pensé que tu ne pourrais pas... survivre à une autre perte. Parce que ta solitude te tuerais... Peut-être que c’est mieux comme ça...

Sa raison avait gagné. Parce que plus un être s’attachait à vous plus la chute était douloureuse. Oui, il était en train de le perdre. Mais pas en train de le faire mourir. C’était une maigre consolation, mais elle avait le mérite d’exister.

- Le problème, c’est que n’ai jamais eu ta confiance, mon amour. Tu crois que ce que tu dis à mon sujet aux autres n’arriveraient pas un jour à mes oreilles ? Je sais très bien sous quel angle tu me présentes. Tu m’aimes, mais cela ne t’as pas empêché de me mépriser depuis le début... À tes yeux, malgré tout ce que je pourrais faire, je resterais un gros connard. Mais je t’ai menti, je pensais bien faire, je pensais te protéger en t’éloignant de moi, mais je t’ai quand même menti. J’ai été idiot de croire que tu pourrais me pardonner. Je n’ai jamais eu de seconde chance. Je n’ai jamais eu ta tendresse, juste ta rancune.

On sentait, malgré sa tristesse, une certaine amertume. ce qu’il avait toujours aimé en Nicholas, c’était sa capacité à voir quelque chose de spécial en chacun. C’était également son optimisme qui lui faisait le plus grand bien. Mais il n’avait eu le droit à rien. Il avait l’impression d’avoir semé des graines sur une terre morte.

- Je ne peux que comprendre que tu me déteste. Je te l’ai toujours dit : je suis détestable. Je ne t’ai jamais caché ma vraie nature, mes failles. Ce que je regrette cependant, c’est d’avoir l’impression que Raphaël m’a mieux compris que toi. Tu sais... Je ne suis plus le même qu’il y a deux ans. Qu’il y a même neuf mois. J’essaie d’améliorer les choses... On ne change pas un jour, mais... essayer de commencer un jour c’est déjà bien... Non ?

Son regard croisa celui de Nicholas, quelques secondes, cherchant une lueur d’approbation.

- Mais je manque tellement de force... Changer, pour quoi ? Pour qui ? Pour eux ?! Pour ma meute ?! Il faut que j’accepte la vérité : je hais 99% des gens. Je ne vois que rarement quelque chose de positif en eux. À vrai dire, ils ont tous fait comme ça : m’abandonner ou me piétiner davantage ! Voire les deux en même temps !  - Son ton avait monté puis s’était apaisé subitement -  Ou non... Ce n’est pas que je les hais... Ils me font peur... Ils me terrifient... J’ai toujours l’impression qu’ils vont me faire du mal ou abuser de moi... Parce que c’est ce qu’ils ont fait...

Une partie de lui aurait voulu rester éternellement Loup, pouvoir vivre dans sa première nature. C’était depuis l’enfance quelque chose qu’il avait très vite compris. Les humains sont trop compliqués. Ils ne pensent qu’à des choses compliquées. Être Loup, c’est vivre simplement. C’est s’occuper à survivre et à faire survivre la meute. Les Humains, eux, aiment les intrigues. Politiques, amoureuses, familiales. Ils aiment la trahison et le mensonge. Ils aiment la gloire et leur orgueil. Ils cherchent désespérément le bonheur et d’être aimé. C’est ce qui le rendait désespérément, profondément Humain.

- On m’a toujours dit que j’étais naïf quand je voulais être attentionné. On m’a toujours dit que j’étais faible quand j’ai voulu être sensible.  On m’a toujours dit que je n’arriverais à rien quand j’ai connu l’échec. On m’a abandonné quand j’avais besoin de quelqu’un. On m’a écrasé quand j‘avais besoin qu’on me tende une main. On m’a dit d’arrêter de pleurnicher quand je confiais ma souffrance. Et quand j’ai été attentionné ou sensible, je n’ai rien gagné. Que perdu. Et je n’ai jamais pardonné.


Les mots, toujours durs, jamais tendres, de sa mère lui revenaient en mémoire. Des mots recraché par ses frères et soeurs, sauf Amanda qui avait eu l’intelligence d’en comprendre la vraie nature. Des mots que sa meute a eu, que les autres ont eu. Il s’en rendait compte : jamais personne, hors Amanda, n’avait accordé sa confiance en lui. Il s’était créé des murs, une coquille épaisse qu’il haïssait ouvrir, car il avait peur de décevoir la personne qui l’ouvrait. Fredrick et Elisif avait tenté de la percer avec leur bienveillance, mais Leif n’avait compris que trop tard leurs intentions. Ils n’avaient pas omis ses défauts, mais il semblerait qu’ils aie vu en lui quelque chose qui leur donnait envie de le connaître. Mais il avait toujours angoissé qu’ils l’abandonnent, comme le faisait maintenant Nicholas, quand ils découvriraient que l’intérieur de la noix était pourrie. Hors Amanda... qui avait continué à l’aimer malgré cela ? Personne.

- Et après, je m’étonne d’être un désastre... Murmura-t-il dans un tremblement de lèvre. Il n’aurait jamais pu devenir quelque chose de beau, de blanc, comme il le voyait en Nicholas. Pour cela, il lui aurait fallut les bonnes clefs pour déjà devenir une personne fonctionnelle.
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Dim 14 Oct - 17:09


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Elias & Ivar & Sevastyan & Cooper ▹ PSEUDO : Ludies ▹ EMPREINTES : 2880 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 19/07/2015

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Il devait continuer à écouter ce qu'avait à dire Leif. Il devait tout écouter et y répondre, sans détour, c'était peut-être au final le seul moyen de sauver quelque chose, un embryon de choses. Il n'était pas certain de ce qu'il voulait réellement entendre, il n'en savait juste foutre rien. Il avait même peur de tout ce qu'il venait de dire, de l'impact que ça pouvait avoir, mais au moins, cela faisait un bien fou ! Il espérait que Leif aurait des explications réellement valables -contrairement à ses pirouettes habituelles-, il espérait que lui-même serait assez sage pour les entendre, les comprendre, et commencer par un début de pardon. Oui il devait l'écouter, rerépondre rapidement, et bien sûr qu'il leur faudrait un temps à tous les deux pour sauver les meubles. Aujourd'hui ne serait clairement pas le jour d'une réconciliation, ils devraient chacun potasser ce que l'autre avait dit, s'ils pouvaient pardonner les accusations, les dires. Il se passa une main dans les cheveux, l'écoutant attentivement, essayant de bien tout enregistrer, de bien tout  retenir histoire de faire une réponse comme il se doit, histoire de ne pas être à côté de la plaque, histoire d'essayer de bien reprendre tous les arguments, Raphaël avait raison, il lui devait bien ça.

- Tu as eu trop de temps pour réfléchir ? C'est justement ce qu'il faut, du temps pour réfléchir à toutes les conséquences, avec ce temps, tu aurais dû... pu voir qu'il y avait un net avantage pour toi. Sauver ton Alpha était un bon plan, mais comment est-ce que tu as pu croire que ta meute... que ta meute allait en sortir indemne, Leif, tous les Alphas sauf elle y sont, et genre c'est normal, ce n'est pas louche ?

Non, vraiment, il ne comprenait pas... mais probablement par ce qu'ils n'avaient pas la même logique. Au moins Leif lui expliquait et cela le calmait un peu, même s'il trouvait ses propos totalement aberrants et irréfléchis. Autant, ok, il n'avait pas Vu que la meute pourrait mal prendre ça, c'était gros pour lui, mais pourquoi, mais son argument sur sa famille, c'était juste... juste incompréhensible à ses yeux .

- Et donc tu as regardé la déchéance de ta propre famille, tu as laissé Amanda te confier une tâche sans rien faire pour ne pas qu'ils assistent à ta mort ? Je ne sais pas comment est ta conscience, Leif, mais elle est... cheloue. Je suis désolé, réellement réellement, j'essaye de te comprendre mais ça me semble juste inconcevable ce que tu dis-là. Je comprends, tu as voulu préserver ta famille en première intention, mais quand tu as été élu au Conseil, quand tu as vu Amanda se viander encore et encore... quand tu as senti qu'on ne la sentait plus comme Alpha, toi qui voulait préserver ta « meute », comment est-ce que tu as pu te taire ? Est-ce que tu n'avais pas plutôt peur d'être abandonner  Leif ?

Ce n'était pas un jugement, mais une réelle question, bien posée avec le ton d'interrogation. Quand il entendait le roux parler, il avait l'impression qu'il se contredisait un peu,  tout comme il connaissait Leif et l'amour qu'il portait à sa famille et ce besoin d'amour qu'il avait en retour. D'où sa question. Tout simplement.

- Je ne te demande pas de mourir au nom de quoi que ce soit, mais si tu leur avais dit que tu avais accès a roi, peut-être qu'ils t'auraient mal jugé, certes, mais certains t'auraient écouté par ce qu'ils y auraient vu là une opportunité : Edwina, Raphaël, Fredrick au moins.. Probablement également Elias... mais tu n'as rien, par ce que tu as préféré te montrer comme eux, égoïste, tu as gâché de possibles vies. Peut-être, peut-être pas, on ne peut pas refaire le passé, mais je l'envisage comme cela. Il se tut quelques instants avant de reprendre Là encore, leur plan je m'en contre-carre, ils ont été mauvais, ils ont été mauvais, mais toi t'es allé tout rapporter. La petite chance, minime chance qu'ils avaient, tu .. tu leur a coupé sur le pied ! Il se tut quelques instants Peut-être que Solskinn aurait fait payer plus cher s'il avait su qu'on l'avait berné, mais peut-être, aussi,  que vous aurez pu gagner, Leif. Des fois, il ne suffit pas de grand chose.  Tu crois que je ne me sens pas coupable qu'Il ait utilisé Dante pour me faire du mal, pour... pour essayer d'avoir le dessus, ça c'est ma faute. Ne me dis pas que non, ça l'est. Il haussa les épaules avant de continuer Je te désigne en partie coupable, par ce que si tu l'avais ouvert, peut-être que les choses seraient aujourd'hui totalement différentes, ou peut-être pas, peut-être qu'elles seraient pires, aussi je le sais, mais au moins vous aurez essayé de faire au mieux, de l'enculer bien profond, de lui montrer que vous pouviez aussi jouer stratégie. C'est de ça dont je t'accuse, tout comme je suis coupable en parti également... sauf que moi ce n'était pas un choix que j'avais à faire... mais je reste coupable . La logique de Nicholas, c'était toujours un bonheur, mais ils avaient déjà eu cette discussion, tout comme il se désignait coupable de la mort de Graham. Forcément, avec cette logique, Leif faisait un bon coupable, un réel coupable à ses yeux. Ta meute la plus touchée par tes erreurs ? Ta meute est la seule qui a eu un Alpha pendant des mois. Amanda a fait bien des erreurs en l'ouvrant trop, trop souvent de le roi, en ne cherchant pas le coupable. Ta meute n'a pas été la plus touchée, celle d'Edwina où il y avait Stein en Bêta tu ne crois pas qu'elle en a chié ? Ma Meute, ou c'était la Reine qui était aux reines, où un nouveau Alpha venait juste d'être élu, tu ne crois pas que c'était difficile aussi et qu'elle en a pâti ? Alors arrête, avec tes arguments. Les roux ont bien compris que tu essayais de les sauver, forcément qu'ils ne vont pas te dire ça. Moi, c'est juste ma logique. Si tu avais parlé, vous auriez eu une énorme chance de gagner : pas de torture, pas de Fredrick affaibli. Vous auriez gagné, les choses ne se seraient peut-être pas passé comme ça pour Dante, je n'ai jamais dis que tu étais le seul coupable, mais que tu étais l'UN DES coupables. C'est totalement différent. C'est un peu facile de dire ça, alors que tu as un choix, alors que tu n'étais pas enfermé là-bas, ce n'est pas TOI qui perdu ce Lien. C'est moi. Il inspira un bon coup et se passa une main sur le visage. Excuse-moi c'était un argument facile et presque hors propos... mais dans tout ce que tu dis depuis le début tu dis je n'ai pas vu ci ou ça. Moi je le vois juste comme ça, alors est-ce que ce n'est pas toi qui est injuste ? Est-ce que ce n'est pas toi qui te met aussi des œillères pour te déculpabiliser ? Bien sûr Fred était orgueilleux, bien sûr ce n'est pas toi qui a dirigé les sangliers, tout comme ce n'est pas toi qui a pris … je... Il se coupa. Et ferma les yeux quelques instants. Ok, je suis injuste, c'est mesquin de ma part de t'accuser de cela mais tu l'es aussi. Ce n'est pas de la rancœur que j'ai c'est de l'incompréhension, juste beaucoup d'incompréhension Leif et je n'arrive pas à me faire à tant de lâcheté et pourtant j'ai essayé. Je.. je comprends ce que tu as voulu, mais je ne comprends pas comment tu as pu … tu as pu croire que te taire c'était mieux. Ils ne t'auraient pas écouté, tu aurais essayé. Tu ne crois pas que ta cousine ne t'aurait pas écouté si tu étais allée lui parler en priver ? Edwina aurait tout fait pour tirer partie de cette information j'en suis certain.


Mais pour lui Leif était réellement responsable de ces morts, tout comme lui avait son propre palmarès, mais ça le roux l'avait déjà bien compris. Un jour peut-être qu'il changerait d'avis sur tout cela... Au moins Leif était honnête, il avouait que c'était bien un choix égoïste, qu'il n'avait pensé qu'à son petit cul, à son propre bien être. Qui était injuste ? Il comprenait Leif, lui aussi avait une peur panique de l'abandon,  sur ce point-là il le comprenait totalement, mais dans les faits, dans ses actions le roux le perdait totalement... et il continuait d'argumenter en disant qu'il avait voulu lui parler en même temps que l'été, mais bien sûr, et il aurait trouvé une excuse, comme à chaque fois pour se défiler. Sur ce point-là, même si Leif était persuadé de dire la vérité, Nicholas ne le croyait aucunement. Leif aurait bien été lâche, il l'aimait trop pour avouer à ce moment-là. C'était juste des mots pour rendre la chose plus jolie, plus crédible. Ah et maintenant c'était sa faute... en quelque sorte, bien sûr Leif ne disait pas cela comme ça, pas avec ses mots, il se doutait que le roux était sincère dans ses propos, mais lui le voyait différemment : au final s'il n'avait rien dit c'était pour lui.

C'était de sa faute.
De sa putain de faute.
Bordel de merde.

Il ne savait plus s'il était touché ou agacé . Peut-être des deux, mais cela n'excusait en rien son geste. Et Nick se sentait de plus en plus mal au fur et à mesure que la conversation avançait. Là, il n'avait même plus de mots réels. Leif avait trahi, en parti pour lui et il détestait cette idée que l'autre se soit tu pour sa poire. Il la haïssait, cette foutue idée. Bordel de merde, par Fenrir qu'est-ce qui lui était passé par la tête à ce roux ?

- Je ... je ne mérite pas, personne ne mérite d'être abandonné Leif, mais il faut penser au bien du plus grand nombre avant le bien d'une ou deux personnes. je.. C'est adorable ce que tu as fait là, mais je ne mérite pas tant d'attention. Je l'ai déjà dit, je ne mérite pas qu'on trahisse pour moi... je ne mérite qu'on se mette dans la merde pour moi, sauf si cela n'a pas de réelles conséquences sur les autres. Est-ce que tu comprends, Leif ? Je.. Je suis touché par ce que tu dis, mais... mais je ne sais pas comment dire ça. Tu n'avais pas à subir ça pour moi, déjà, je sais bien que les sentiments sont des fois incompréhensibles et plus forts que la raison... mais regarde où on est aujourd'hui, à essayer l'un l'autre de se protéger... regarde où ça nous a mené ?! On est juste deux couillons. Toi, par ce que ce genre de chose ne se fait pas et que tu n'as pas pris en considération tout ce qui fallait... et moi par ce que j'ai essayé de sauver les meubles pendant des mois, en me convainquant, en te convainquant aussi probablement que tout cela n'était pas grave. Et j'me suis noyé dans mon ressenti, dans ma frustration... et plus je l'étais pour j’essayais de me battre contre ça, par ce que je t'aime, que je sais que c'est réciproque et que je voulais le meilleur que nous ; mais les sentiments positifs ne suffisent pas à éluder le reste. Nous nous sommes tous les deux fourvoyés sur ce point-là. J'aurais dû avoir avec toi cette discussion bien plus tôt.. ; je n'aurais pas dû attendre d'être à bout que tout ça me bouffe.

Oui, c'était bien ça, deux couillons, qu'ils étaient... deux gamins au final perdu qui essayaient de sauver mutuellement les meubles mais qui se fourvoyaient totalement. Ils étaient trop différents, ils avaient deux logiques bien trop différentes, opposées pour que sur certains points aussi épineux que cette trahison, ils en sortent indemnes. Mais Leif n'avait pas fini de parler ; il secoua doucement la tête, de nouveau un peu agacer ; la confiance, ça se gagne et le souci de Leif c'est qu'avec son comportement ce n'était pas facile de savoir à quel saint se vouer réellement. Mais la suite fut rude, et il sentit les larmes remonter à ses yeux, comme pour Raphaël, s'il avait pu cracher le morceau à son cousin, il ne pouvait pas le dire tel quel à Leif. Il ne pouvait pas lui faire autant de mal. Mais est-ce qu'un non dit ne serait pas pire. Et voilà, où ils en étaient maintenant... les non-dits de l'un ou de l'autre les avaient menés au chaos.

- Comment est-ce que je pourrai te faire entièrement confiance en sachant que tu ments facilement, en sachant que tu trahis, que tu te débrouilles toujours t'en sortir avec des pirouettes, Leif ?! C'est facile de me dire ça, à moi, tu sais à peu près à quoi t'en tenir... mais moi... à quel moment est-ce que tu allais me mener par le bout du nez, par ce que c'est dans ta nature. Et puis la confiance, Leif, ça se gagne, ce ne sont pas que des mots, mais des actions, tu savais que ça me bouffait qu'on officialise pas, j'ai pourtant accepté que l'on se voit toujours en secret. J'ai accepté tellement de choses pour toi, toi aussi, par ce que c'est comme ça qu'on couple fonctionne sur des compromis. Mais explique-moi, comment je peux te faire entièrement confiance, si tu suis toutes les nanas qui viennent un peu trop chez moi à ton goût ? Je ne sais pas ce que tu lui as dis, mais tu t'es fais repérer. Je ne vais pas en faire une affaire d'état, mais avec tout ça, comment je peux te faire entièrement confiance ? Par ce que ma confiance tu l'as en grande partie. Et tu n'es pas un connard Leif, tu as tes qualités et tes défauts, mais tu fais pour tout pour que se soient tes défauts qui priment, alors que putain tu as de sacrés qualités, mais montre-les bordel. Moi je les vois, je sais ce que tu vaux, mais c'est fatigant de se demander où elles sont quand tu joues avec moi au petit con bien souvent. Je te présente sous quel angle, Leif ? Sous quel angle dont a jamais eu de discussion ; Que je suis avec quelqu'un dont je ne peux pas parler par ce qu'ils ne s'assume pas ? Est-ce un mensonge ? Est-ce un mensonge quand je dis que ça me fait du mal, non, mais tu le sais, et j'ai fait mon choix. Je respecte ce que tu veux, mais merde ! Ce n'est pas du mépris, c'est juste que ça me fait mal de voir des fois ton changement de comportement avec moi. Il essuya rageusement une larme qui coulait sur son visage Tu n'as jamais eu ma tendresse ? T'es sérieux, là ? Je... je suis désolé que tu ais eu ce sentiment.

Comment est-ce qu'il pouvait oser penser cela ? Le nombre de fois qu'il avait pris sa défense becs et ongles. Le nombre de fois où avait été réellement tendre, autant qu'il pouvait l'être après l'histoire Dante. Il eut envie de lui crier une autre vérité au visage, mais à quoi bon. Ca ne servait plus à rien. Ca voulait tout dire. Il aurait pu lui hurler que c'était réciproque, par ce qu'au final ce n'était pas de réelle tendresse qu'il avait eu c'était plus de la dévotion. Leif l'estimait beaucoup et l'idéalisait beaucoup trop alors forcément... Non ; il y avait eu de la tendresse, il en était certain, mais tout se brouillait dans son cerveau . Il inspira laborieusement, il avait envie de lui hurler de partir, de se casser, mais il devait l'écouter jusqu'au bout.

- Ouais je sais, j'suis qu'un abruti, naïf, et égoïste qui a des œillères, c'est bon je l'ai déjà soupé, celle-là. répondit-il, acerbe et armer.

Il n'était plus le même qu'il y a neuf mois, mais au final il ne s'assumait toujours pas, au final comme il l'avait fait pour Remy, il s'amusait encore à semer des Deltas  comme pour faire un pied de nez à Solskinn. Oui, des choses avaient changé, peut-être un peu, mais pas les points qui tenaient à cœur à Nicholas.

- Et si je t'ai choisi, Leif, ce n'est pas pour que tu changes pour moi. Je suis un grand garçon je sais dans quoi je m'embarquais. Ne change pas, qu'est-ce que tu en as à foutre  des autres? Il s'était rapproché finalement doucement de lui pour lui prendre doucement le visage entre ses mains Je ne peux pas te dire que personne ne te fera de mal, je serai bien mal place pour te dire que je protégerai des autres par ce qu'on sait tous les deux que je ne le pourrai pas... mais... mais malgré tout Leif, tu restes une importante personne à mes yeux je...

Il ne savait plus trop ce qu'il voulait, il avait envie de l'embrasser pour le rassurer, de le serrer contre lui, de le questionner, de s'oublier encore fois, d'oublier ses ressentiments, par ce qu'il était comme ça, mais il savait que ce n'était pas la solution et pourtant le voir aussi désespéré faisait fondre ses dernières barrières ; Il était faible, et pathétique. Naïf. Faible surtout, voilà comment on pouvait l'avoir, aussi facilement qu'un claquement de doigt. Il essaya de se reprendre mais n'y arriva malheureusement pas, alors il le prit doucement contre lui et lui caressa doucement les cheveux.

- Je ne peux pas te dire avec certitude, ce qu'il va advenir de nous en tant que couple, par ce que je pense que toi et moi, on va avoir besoin d'un peu de temps pour digérer tout ça... mais, si tu l'acceptes, si vraiment on se rend compte qu'il n'y a plus rien à sauver, on peut toujours rester amis, non? Des amis avec des sentiments, quelle excellente, idée Nick. Bravo, On applaudit ; Le souci Leif c'est que tu ne t'exprimes pas toujours très bien... C'est parfois compliqué à te suivre, surtout que quand tu parles, ça fait toujours pessimiste, ou cynique, tu vois ? Moi c'est tout le contraire je le sais bien... Et je sais que ça ne vaut pas grand chose, mais... moi je crois en toi, je sais que tu es une bonne personne au fond, même.. même si on a pas la même vision des choses. Je sais que tu penses à bien, et non pas à faire le mal, comme certains .

Pourquoi est-ce qu'il agissait comme ça, alors que Leif lui avait bien fait comprendre qu'il avait été un piètre petit ami, avec juste de la rancœur et jamais tendre. Pourquoi ? Par ce qu'au final, peut-être que ça aussi c'était un mensonge, ou pas. Il se savait pas déceler le vrai du faux dans les discours de Leif, trop de mensonges, comment lui faire entièrement confiance ?

- Pardonner n'est pas facile, et il faut du temps pour cela, plus ou moins selon les fautes commises, mais ça fait du bien, ça soulage et on se sent plus léger après ! La rancœur qui te nourrit Leif ne t'apportera jamais rien de bon. Le monde est ainsi, il y a beaucoup de méchantes personnes qui font du mal, et je suis plein placé pour le savoir. Tout comme je suis mal placé pour te faire la leçon, je vois trop de bonnes choses dans les gens, ça me porte trop souvent préjudice. Je te répète, tu n'es pas un désastre Leif, juste quelqu'un avec des sentiments, quelqu'un avec des qualités et des défauts, il faut juste que tu montres plus tes qualités pour faire un excellent juste milieu. Il lui caressa doucement la joue. Ces qualités, tu les as en toi, je le sais, j'en mettrais mes deux mains et deux pieds à couper et autant de dire que sans mains et sans pieds, pour se déplacer c'est pas top, alors que je suis sûr de ce que j'avance.

Et il pensa à ce que lui avait dit Raphaël, c'était peut-être le moment d'ouvrir la bonne porte. Peut-être qu'il allait faire une erreur monumentale, peut-être pas, il n'en savait rien.  Mais Raphaël avait souvent raison, alors il devait l'écouter... surtout si cela pouvait aider Leif.
Ce revirement brutal de situation le laissait un peu perplexe, ; et le perturbait encore plus qu'il ne l'était déjà, mais là, il laissait juste agir son instinct, il lui avait dit ce qu'il avait à lui dire et cela avait suffit à le calmer en grande partie, les choses étaient plus claires.. en partie. La frustration était toujours là, ne partirait jamais, mais ce n'était pas le sujet.

- Pourquoi est-ce qu'ils te font peur Leif ? Je ne suis pas certain de comprendre ? Pourquoi est-ce qu'ils voudraient te faire du mal … et qu'est-ce que tu entends exactement par abuser ?  Est-ce que c'est abuser de ta gentillesse, de ta naïveté, comme beaucoup le font avec moi, ou autre chose ? Le terme est vague et a plusieurs signification... Tu n'es pas obligé de répondre, non plus.

Oui Raphaël avait souvent raison, alors il devait approfondir certains non dits, peut-être que c'était la clef qui leur manquait au final. Mais cette clef serai probablement  loin de résoudre tous les soucis, ça, il en était certain... si elle pouvait aider un peu le roux, ça serait déjà un bon point. Par ce que Nick se savait d'ores et déjà foutu et sans issu, son cas était déjà bouclé et réglé. Alors secourir son ami, son petit ami... son... quelque chose de plus très bien défini était quelque chose qu'il se devait de faire le bien être du roux.

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Agony, all the torture they teach - Leif

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