“Reading my eyes” – ft. Leif Helström
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 “Reading my eyes” – ft. Leif Helström

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Sam 13 Oct - 18:49


Raphaël Tveit
Meute Brune

Raphaël Tveit


▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda (RIP), Solskinn Forsløve (RIP) ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 826 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 32 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

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“Reading my eyes”
@Leif Helström & Raphaël Tveit


Lieu et date du rp : Début décembre 2018, Raphaël s'invite carrément chez les Helström malgré les circonstances.
Protagonistes : Leif Helström & Raphaël Tveit
Résumé du rp : UC
Actions réalisées : UC.

Deux semaines ont passé depuis le procès de Leif. Pas un jour de plus, pas un de moins. Le regard vide, tu observes ton reflet dans le miroir en nouant une cravate argentée à rayures bleues et blanches qui tranchent le tissu en diagonale, par trois. Une fois la cravate correctement serrée autour de ton cou, tu t'attardes quelques instants sur le col de ta chemise : il n'est pas question qu'un mauvais pli vienne contrecarrer ton apparence ; rentrée dans un élégant pantalon en soie bleu marine, à rayures bleu foncé, verticales, la chemise blanche peine à dissimuler ta musculature – avant de te défouler sur Leif, tu n'avais pas tout à fait pris la mesure de ta stature physique : tu savais que tu t'étais endurci, mais à ce point... ? Alors, avec cette force acquise à force d'entraînements solitaires, au fin fond de la forêt de Bergen, tu ne reconnais qu'à peine ce corps qui est pourtant le tien. Tu secoues la tête. Heureusement, ta force ne contrarie pas ta vitesse et il est absolument hors de question que cela change un jour. La mine sombre, tu enfiles un gilet de la même matière et de la même apparence que ton pantalon, à quatre boutons noirs. Et tu parachèves le tout avec un veston. Même modèle, évidemment. D'un geste rodé par l'habitude, tu lisses les éventuels plis qui se sont glissés sur le tissu au contact de ta peau. Enfin, tu enfiles des mocassins noirs, impeccablement cirés.

Pour te rendre en territoire roux, en territoire ennemi, tu aurais pu choisir de muter et de courir à perdre haleine... sans que l'on ne puisse t'arrêter. Mais tu choisis au contraire d'employer le don de la meute brune : l'invisibilité. Concentré, tu t'effaces au monde, éteins ton aura, étouffes ton odeur, annihiles jusqu'au son que provoquent tes pas. La surprise de ta visite doit être totale. De même : tu ne tiens pas à ce qu'Elias en entende parler. Non pas que tu comptes préparer un mauvais coup, plutôt que tu ne souhaites pas qu'il se fasse de fausses idées sur les raisons qui te poussent à confronter Leif maintenant qu'il est Oméga. Après tout, toute cette histoire devrait être derrière vous à présent. Vous avez préservé votre honneur en rompant une alliance qui ne vous apportait que du tort. Alors pourquoi Fenrir Raphaël Tveit voudrait-il rencontrer un type qu'il a passé à tabac ? Le truc, c'est que tes motivations n'ont jamais été comprises, qu'elles ne le sont toujours pas et qu'elles ne le seront probablement jamais. Sans abattre les remparts de ton don, tu te glisses dans la demeure Helström par la porte – culot quand tu nous tiens. Tu en profites pour faire un petit tour d'horizon, cherchant à savoir si du monde traîne dans la demeure en-dehors de Leif dont tu perçois l'aura, et tu constates qu'il est seul – en omettant la présence des Deltas chargés de sa protection. De ceux-là, tu en fais ton affaire... Profitant toujours de l'avantage fourni par ton don, tu saisis d'un seul coup leur nuque et les contraint à se fracasser l'un contre l'autre. Satisfait, tu les fais doucement glisser le long du mur et les installes l'un contre l'autre, comme deux petits angelots endormis.

Enfin, tu abaisses tes remparts avant de t'inviter – sans toquer au préalable – dans l'espace vital du rouquin.

— Bonjour Leif... Je m'excuse de m'introduire comme ça chez toi mais ces deux Deltas ne sont franchement pas doués. Il faudra penser à les remplacer.

La main tendue vers lui, tu attends patiemment qu'il la serre, non sans laisser tomber :

— Rassure-toi, je ne suis pas venu en ennemi. Disons plutôt que je viens voir comment tu gères les événements depuis le procès.

Comme pour appuyer tes dires, tu guides ton aura vers la sienne. Nulle trace d'agressivité ne s'y trouve, ne s'y trouve qu'une forme sincère d'intérêt pour lui.

[HRP : Depuis le temps que j'en parlais j'ai décidé d'introduire... Pas désolée si tu croules sous les rp's :perv: xD]


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Sam 27 Oct - 16:09


Leif Helström
Meute Rousse

Leif Helström


▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 661 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

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«Ayez pitié des méchants, vous ne savez pas ce qui se passe dans leur coeur.»

***

Des balafres parcouraient encore son visage. Les guérisseurs avaient bien fait leur travail, car on aurait dit qu’il lui était presque rien arrivé. Presque, car que dire des cicatrices à l’intérieur ? Ses diverses angoisses qui étaient encore grandes ouvertes ? Il n’avait même pas osé regarder en face Amanda, encore pire Viktor dont le regard inquiet mais fortement déçu le peinait encore plus. Son ainé savait-il à quel point il pouvait ressembler à leur mère parfois, en dépit d’une plus grande similitude avec leur père ? Il ne pouvait que le comprendre. Viktor avait toujours travaillé dur pour sa meute. Il avait été un bon bêta jusqu’au bout. Il avait perdu tant même pas pour ses actions, mais pour les liens du sang qu’il partageait avec Amanda et lui. Vik n’était pas du genre à être bavard, mais il avait sombré dans le mutisme. À croire qu’il faisait un concours de celui qui tirerait le mieux une tronche de six pieds de long avec Leif.
Kurtis et Katelina avait pris une douche froide, mais il sembleraient qu’ils ont pris le parti d’être réalistes : ce qui était fait était fait, et ils ne pouvaient qu’aller de l’avant. Leur optimisme d’éternels enfants n’arrivait pas à être contagieux. Une partie de Leif songeait qu’ils fuyaient la réalité plus qu’autre chose en continuant leur éternel numéro de clowns.
Le pire... Le pire c’était Amanda. Sa vie s’était écroulée comme un château de carte. Perdre en quelques jours ses enfants, l’homme qu’elle aimait, son statut d’Alpha, la confiance en sa famille, et une partie de la complicité qu’elle avait avec son jumeau. C’était beaucoup pour une seule louve. Il ne savait pas où elle puisait tant de force, car elle n’avait même pas versé une larme. Peut-être n’en avait-elle jamais eu le temps.  «Au moins, nous sommes tous ensembles», avait-elle dit. Ensembles ? Dans quel état ? Leurs liens ne seraient plus jamais les mêmes. Amanda faisait sûrement référence au fait qu’il n’était pas mort et qu’elle avait eu peur de le perdre, mais Leif aurait sûrement préféré être mort.

Le plus dur, ça avait toujours été de vivre.

Quant à lui-même... Il n’essayait de ne pas penser. Si il commençait à ouvrir la boite de Pandore, il était fichu, hanté et paralysés par tous ses sentiments qui tambourinaient contre le couvercle. À la place il peignait. Officiellement victime d’un accident de la route pour les humains, il profitait de sa convalescence pour jeter sur ses toiles le malaise qui l’habitait. Il n’avait jamais été aussi productif de sa vie, mais il n’avait osé daigné jeter un oeil sur ses créations, ces monstres issue de son âme, sorte de créatures qui n’auraient dû jamais exister.
Mais il n’avait que ça. Car à qui pouvait-il demandé de l’aide ? Se confier ? Il sentait bien que c’était au-dessus des forces de sa soeur. Et encore pire pour Nicholas. Penser à son petit-ami lui serrait toujours le coeur de peine. Ils n’en avaient pas parlé, et il sentait bien qu’il ne souhaitait pas en parler. Alors il confiait cela à ses pinceaux.  Il savait très bien qu’il ne produirait jamais du grand art de cette manière. Même avec un immense talent, l’Art se réfléchit. Il ne peut jamais être beau sans un concept. En gros, ce n’est pas parce que un imbécile a mis cette couleur là parce que ça lui plaisir que ça faisait un tableau avec de la gueule. Et pour ce que l’art ne soignait pas, il avait la clope, le chocolat et des litres de café.

Il s’adonnait encore à sa peinture quand des bruits suspects dans la maison. Il soupira en songeant que ses deltas étaient encore en train de faire des conneries, sûrement Tak - vu qu’il les avait surnommées Tik et Tak - qui emmerdait sa comparse. Le nez levé de son tableau, il constata une énième fois que sa chambre ne ressemblait plus à rien. Entre les croquis disséminés partout, les toiles qui s’empilaient, les piles de vêtements propres qui trainaient sur toutes les surfaces planes à peu près stables, le panier à linge qui avait largement débordé sur le parquet, les papiers de chocolat jetés de manière aléatoire, et l’odeur étrange venant du mélange café-clope-peinture-huile de lin-Leif, elle était un concept artistique à elle seule. Seul le lit était assez dégagé pour dormir, si on omettait  qu’il n’était pas fait et les livres et les DVD étalés du côté où dormait normalement Nicholas. Il soupira et ralluma une cigarette, se jurant (comme les vingt dernières fois) qu’il rangerait le lendemain. Il se focalisa sur sa peinture, bloquant tout élément extérieur à sa concentration, augmentant même le volume de sa musique. Il tira une latte de sa cigarette et se remit au travail.

- Bonjour Leif.

Le concerné se raidit en sursautant, n’ayant pas remarqué la présence du type qui était passé par l’encadrement de sa porte. Par réflexe il lâcha son pinceau qui fila droit vers le visiteur impromptu, qui l’esquiva avec une grâce injuste. Il serra dans des dents quand il reconnut, dans un second temps, la voix de Raphaël Tveit. Qu’est-ce qu’il foutait là ? Par réflexe, il bougonna un «Bonjour» en sortant la visage de derrière la toile, malgré le fait qu’il sentait son intimité allègrement piétinée. Comme si avoir deux deltas sur le dos en permanence ne l’avait pas déjà passée au rouleau-compresseur.

- [...] ces deux Deltas ne sont franchement pas doués. Il faudra penser à les remplacer.

- Si seulement... Soupira-t-il. Il posa sa cigarette dans le cendrier posé à côté et se leva pour aller chercher son pinceau, qui avait laissé une trace sur un mur et sur la pile de papier sur laquelle il avait atterri. Dans sa chance, ça n’avait pas atteint le vêtement juste en dessous. Il se leva dans le but d’attraper un chiffon et du white spirit pour nettoyer, mais il se retrouva face au bêta. Il regarda la main tendue, puis les siennes encore pleines de peinture fraîche, et bien que la tentation était forte, il se dit qu’il avait sûrement plus de maturité que cela. De plus, quitte à ruiner quelque chose, autant foutre ses paumes directement sur son costume à un nombre indécent de zéros. Ils se contrastaient. Leif, habillé d’un t-shirt blanc râpé aux endroits de frottements et d’un vieux jean troué, trop court, couvert de tâches de peinture, et avec ses cheveux auburn en bataille qui appelaient le coiffeur, se fondait dans le décor de sa chambre. Le bêta brun, avec son élégance habituelle, paraissait être un étrange collage au milieu de ce chaos.
La main de Raphaël resta donc dans le vide quelques secondes, Leif considérant qu’il était assez intelligent pour comprendre que manipuler de la peinture n’était pas très adéquat pour ce genre de politesse, et en conséquence, ne pas mal le prendre. Il alla donc chercher son chiffon et son produit, tandis que le bêta explicitait les raisons de la visite. Toutes les herses de Leif se baissèrent, bien qu’il essayât de ne pas le montrer.

- Oh ce n’est que ça... J’ai eu presque peur. En général les seuls types qui sont incognito dans ma chambre c’est pour partager mon pieu.
Déclara-t-il avec un sourire goguenard, mais qui tomba rapidement. Il frotta le mur délicatement pour virer le vert pétant du blanc cassé en fronçant le nez. Ces produits sentaient toujours aussi forts.

- Vous vous doutez bien que je ne danse pas la gigue tous les soirs, mais objectivement je m’en tire pas si mal. Merci de vous inquiéter pour moi, mais au lieu de perdre votre précieux temps, vous n’avez pas votre établissement à ouvrir ou les problématiques de votre meute à gérer ?

Il n’aimait pas vraiment qu’on l’interrompe quand il peignait. C’était ses moments de calme, de vide. Surtout pour faire quelque chose qu’il détestait : qu’un inconnu le fasse parler de lui.
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Ven 2 Nov - 18:43


Raphaël Tveit
Meute Brune

Raphaël Tveit


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“Reading my eyes”
@Leif Helström & Raphaël Tveit


En venant chez Leif, tu ne t'attendais évidemment pas à être accueilli comme le Messie, tu t'attendais plutôt à des insultes bien gratinées – pour le coup, tu les aurais presque trouvé justifiées. En l'occurrence, le roux s'est contenté de balancer – involontairement – un pinceau à travers la pièce, pinceau que tu aurais sûrement reçu dans la tronche si tu n'avais pas eu de très bons réflexes. Sourire à peine visible accroché aux lèvres, tu reportes toute ton attention sur ton interlocuteur et attends patiemment qu'il daigne t'accorder l'intérêt que tu mérites. L’œil observateur, tu suis les déambulations du plus jeune des yeux sans prononcer un mot, main levée pour une poignée de main bien que tu ne te sentes peu à peu l'air un peu con.

— Oh ce n'est que ça... J'ai eu presque peur. En général, les seuls types qui sont incognito dans ma chambre, c'est pour partager mon pieu.

Volonté de garder la face ou réelle tentative de faire de l'humour ? Tu n'en es pas sûr, tu te contentes d'esquisser un sourire courtois, appréciant tant bien que mal ce qui est « censé » être drôle sans parvenir pour autant à te dérider. Ce n'est pas ton genre, ça ne le sera probablement jamais.

— Vous vous doutez bien que je ne danse pas la gigue tous les soirs mais, objectivement, je m'en tire pas si mal. Merci de vous inquiéter pour moi mais, au lieu de perdre votre précieux temps, vous n'avez pas votre établissement à ouvrir ou les problématiques de votre meute à gérer ?
— Mon établissement se porte à merveilles, même quand je ne suis pas là. Quant aux problématiques de ma meute, j'imagine que Rhyddian saura parfaitement gérer la situation en mon absence, réponds-tu poliment – tu as beau savoir qu'il ne cherche qu'à te faire quitter les lieux de façon respectueuse, cela te passe visiblement bien au-dessus de la tête. En revanche, personne ne pourrait venir par ici, faire ce que j'ai à faire, à ma place.

Tu marques une courte pause, t'efforçant tant bien que mal de te rapprocher d'un siège pour éviter de marcher sur quoi que ce soit d'éventuellement précieux aux yeux de ton hôte – même s'il te paraît aberrant qu'on puisse ne pas ranger ce qui est précieux. En somme, tu as choisi de ne pas sous-estimer le bordélisme du roux – comme quoi, il n'y a pas que dans sa tête que c'est le chaos.

— J'aurais souhaité que la situation ne prenne pas un tel tournant bien que je reste persuadé que c'est un mal pour un bien.

Après quelques longues minutes de bagarre intensive avec le bordel de Leif, tu finis par – enfin – poser ton cul sur une chaise épargnée par sa peinture.

— Pour être totalement honnête, je comprends mieux que vous ne pourriez le croire vos raisons même si je ne les approuve toujours pas.


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Sam 17 Nov - 12:40


Leif Helström
Meute Rousse

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Apparement, ni le bordel de sa chambre, ni ses blagues vaseuses, ni l’insulte à l’élégance qu’était son apparence, ni son invitation polie à déguerpir ne faisaient fuir l’intrus. Si cela ne tenait qu’à lui, il l’aurait insulté de tous les noms et servit ses deux majeurs, mais il n’avait même pas l’énergie de s’énerver. Pour quoi faire ? Il était bêta, lui oméga. Un coup d’aura dans le lard, et le voilà par terre en train de couiner. Il était coincé avec lui, et quitte à faire, autant continuer sa peinture.

- En revanche, personne ne pourrait venir par ici, faire ce que j'ai à faire, à ma place.
- Récupérer le mode d’emploi de Nicholas ? Désolé, mais mon Edwina l’a mangé... Avez-vous déjà essayé de l’éteindre et de le rallumer, juste pour savoir ? Lâcha-t-il plutôt pince-sans-rire, puisqu’il n’était pas vraiment convaincu lui-même de sa plaisanterie. Il en était presque amer, vu que même si sa cousine revenait, il ne pourrait pas la regarder en face. Il n’y arrivait déjà pas avec Nicholas. Même voir Raphaël se débattre contre l’armée d’objets jonchant sa chambre ne l’amusa pas. La seule manière serait qu’il se pète la tronche, mais Fenrir ne lui accorderait jamais cette grâce.
Le bêta continua. Il alla droit au but. Un mal pour un bien. Le pinceau niché entre ses doigts trembla. La phrase avait déclenché un petit trou dans la boite de Pandore où il avait  enfouit toutes ses pensées de ces dernières semaines. Actuellement, il avait juste envie de foutre l’entièreté du dit pinceau là où il y avait également ce balai que Raphaël Tveit devait chercher depuis des lustres. Mais... savait-il seulement? Non, il ne savait rien. Il ne pouvait pas savoir que presque toute sa vie il avait été enfermé. Et que tomber sous ce rang répétait encore le schéma. Il valait sûrement mieux être mort qu’un homme sans liberté. Peut-être croyait-il le connaître. Peut-être croyait-il qu’il ne voulait que l’attention de sa meute, alors qu’il préfère sa solitude. Qu’à force de les fréquenter, il pardonnerait. Alors que tout ce qu’il voyait c’est une bande d’hypocrites qui doivent le maintenir en forme pour assurer leur propre bien-être. Une de ses deltas essaie de se montrer bienveillante avec lui, mais il n’y croyait pas. Il lui préférait celle qui ne pouvait pas le piffer. Au moins, il était sûr que c’était honnête.

- Pour être totalement honnête,  je comprends mieux que vous ne pourriez le croire vos raisons même si je ne les approuve toujours pas.
- J’en doute pas, répondit-il plus sec qu’il ne l’aurait voulu. Je doute que vous m’auriez défendu si c’était le contraire. Je vous en remercie, mais sincèrement ça me fait une belle jambe que vous compreniez ou non.
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Dim 2 Déc - 18:45


Raphaël Tveit
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@Leif Helström & Raphaël Tveit


— Récupérer le mode d'emploi de Nicholas ? Désolé, mais mon Edwina l'a mangé... Avez-vous essayé de l'éteindre et de le rallumer, juste pour savoir ?

Tu rehausses un sourcil sans comprendre ce que vient foutre Nicholas là-dedans – et ne parlons même pas d'Edwina. Sans un mot, tu poses donc ton cul sur une chaise épargnée par le bordélisme légendaire du roux, préférant éteindre cette petite voix de merde qui gronde en toi. L'ignorer. Ce n'est pas la première fois que tu la perçois, de loin, très loin – ou alors de bien trop près ? L'ombre d'un sourire accroché aux lèvres, tu reportes ton attention sur ton hôte. Tu t'imagines sans trop de mal ce qu'il pense de ta venue et, d'une certaine manière, tu ne peux que difficilement lui en vouloir : pour n'importe quelle personne sensée, tu es l'un des types qui a foutu en l'air le peu de stabilité qui régissait sa vie. Certes, c'était mérité – sur ce point, tu n'en démordras jamais – ; mais tu n'es pas suffisamment égoïste pour ne pas comprendre qu'on puisse à minima te haïr pour ça. Préparé à l'avalanche de mauvaises ondes qui risquait de déferler sur ta tronche en te pointant chez lui, tu restes par conséquent parfaitement stoïque face à toutes ses veines tentatives de te faire fuir.

— J'en doute pas. Je doute que vous m'auriez défendu si c'était le contraire. Je vous en remercie mais, sincèrement, ça me fait une belle jambe que vous compreniez ou non.

C'est un silence qui ponctue les paroles du roux. Ce genre de silence qui veut absolument tout dire pour qui y prête une attention toute particulière et, en même temps, qui n'a pas le moindre sens. D'ordinaire, tu aurais repris Leif, tu lui aurais rappelé que sa place est celle d'un Oméga qui n'a pas le droit de l'ouvrir, mais à quoi bon ? Dans le fond, Leif le sait déjà, ça n'est là que la piètre attaque de l'homme qui n'a plus que sa bouche pour faire entendre son mécontentement. Avant, Leif avait encore le statut de Traqueur derrière lequel se ranger. Ce n'était pas grand-chose, mais c'était toujours mieux que celui d'Oméga. Avant, Leif avait toute une famille derrière laquelle se réfugier. Ç'avait déjà un peu plus de poids : une Alpha pour grande sœur, forcément, ça forçait le respect. Avant, Leif l'ouvrait trop et, de ce fait, montrait de lui l'image d'un gamin qui refuse de se plier aux conventions parce qu'il sait qu'il ne craint rien grâce à son statut de privilégié ; aujourd'hui, Leif l'ouvre et, de ce fait, montre de lui l'image d'un homme brisé dans son orgueil qui n'a plus que son verbe, cela pour qu'on n'oublie pas qu'il n'a jamais été à l'aise avec les principes lupins. La vérité, c'est que tu trouves ce nouveau Leif bien plus respectable que l'ancien : il ne parvient qu'à prouver que son prétendu masque n'en a jamais été un.

— C'est tout de même triste de voir que tu ne comprends toujours pas ce qui a causé ta déchéance, Leif.

Tu laisses planer un silence. Malgré toi, tu ne peux t'empêcher de laisser tes yeux circuler longuement dans la pièce, comme s'ils cherchaient toujours cet élément qui va jurer avec le décor. Puis, d'une voix dénuée d'émotion, tu reprends :

— Tu es convaincu que toute forme d'autorité est dirigée contre toi alors que, dans le fond, elle n'a jamais été là que pour te préserver des autres.

Tu laisses échapper un soupir.

— Je ne crois toujours pas que tu saches ce qu'est la véritable souffrance. Tu en connais un bout, comme tout le monde ici bas ; mais, si tu connaissais la vraie souffrance, celle qui te déchire, celle qui te tire vers le bas, celle qui te refuse le sens du mot amour, plutôt que de te dérober face à tes responsabilités comme tu l'as si souvent fait, tu l'utiliserais pour montrer aux autres une alternative plus heureuse. – Tu marques une pause, ta langue glisse furtivement sur tes lèvres afin de les humidifier. – Tu as bon fond, évidemment, mais tu t'y prends comme un manche à balai parce que tu préfères ne voir que des ennemis autour de toi là où tu pourrais, en réalité, te faire des amis. C'est tellement plus simple d'agir ainsi, plutôt que d'admettre la possibilité que ceux que tu considères comme des connards sont en réalité ceux qui te ressemblent le plus. Tu sais, Leif, on déteste toujours ceux qui nous renvoient notre propre reflet dans la gueule.


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Sam 8 Déc - 12:10


Leif Helström
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Le débit de Raphaël suivant ses plaisanteries était équivalent à leur qualité : le néant. Le roux n’en fut pas surpris car lui-même ne les trouvait pas drôles. Il continua sa peinture faute de voir le bêta débarrasser le peu de plancher visible. Pire, il avait l’air de s’installer alors que la chambre était une pièce horriblement inconfortable à cause du bordel ambiant. D’ailleurs, cette chaise était un véritable tape-cul sans le coussin qui l’accompagnait, mais celui-ci était noyé sous les strates d’objets renversés aléatoirement. Leif ne comprenait pas l’entêtement du bêta à vouloir s’enliser dans cette demeure pour lui parler. Il l’écouta, plus par politesse qu’autre chose, parce qu’il le jugea complètement à côté de la plaque. Il ne prit pas la peine de l’interrompre. Seulement un sourire amer déforma très brièvement son visage quand le bêta prononça le mot «protection». Il jugea que c’était bien le discours d’un dominant : on agite sous le nez des plus faibles qu’on est là pour les protéger, en échange de leur respect. Sauf que quand quelqu’un à tout pouvoir sur vous, il est trop tentant d’en abuser. Plus ou moins volontairement. Pourquoi n’aimait-il pas l’autorité ? Parce qu’il n’aimait pas se soumettre. Parce qu’il aimait pouvoir respecter ses principes, avoir le choix. Et la réponse à l’autorité n’était pas de sentir protégé, mais bel et bien de se soumettre.
Il s’était longtemps vu comme une sorte d’oiseau en cage. Une cage visible que de lui. Une cage, c’est fait pour vous protéger, mais aussi pour vous garder égoïstement là où on le veut, comme on le veut. Il est logique qu’il avait souffert moins que d’autres, pourtant il avait vécu des choses qu’il ne souhaitait à personne de vivre. Certes il avait connu ce qu’était d’être aimé. Sinon il n’aurait jamais pris la peine de pousser la porte du cabinet de Solskinn pour garder égoïstement cet amour à ces côtés. Mais il savait aussi ce que c’était d’attendre désespérément d’être aimé ; d’essayer de faire pousser une graine de tendresse dans une terre qu’on sait pourtant stérile. De tenter d’obtenir cet amour que l’on juge légitime, mais qui vous est refusé pour une raison inconnue.
Également, il ne considérait pas les gens comme des ennemis. Des nuisances, au pire. Ils avaient tendance à réveiller sa méfiance ou alors à le laisser indifférent. Il était bien moins conscient qu’il jugeait qu’ils étaient mieux sans lui dans leurs vies. Egalement, que la solitude était sûrement le meilleur moyen de ne jamais perdre un être aimé.
Raphaël se trompait, mais il n’avait pas envie de le contredire. Parce que sinon, cela entrainerait sûrement une interminable discussion, et il n’en avait pas envie. En fait, ce n’était même pas parce qu’il s’agissait en particulier de Raphaël Tveit. Outre le fait qu’il ne s’ouvrirait jamais à un inconnu, il n’avait simplement pas envie de parler.

La parole, c’était la clé de la petite boite.

Et cette boite, elle était très bien où elle était pour le moment.

Donc pour le faire partir, il devait couper la discussion, et la meilleure manière était de lui donner raison. On a rien à dire à quelqu’un du même avis. Mais il ne fallait pas qu’il en fasse trop non plus, sinon le revirement était trop suspect. Il jeta un coup d’oeil à l’étrange nébuleuse verte qui prenait forme dans le fond foncé de la toile, semblant réfléchir pour son oeuvre alors qu’il essayait de trouver une réponse satisfaisante.

- J’ai eu le temps de repenser à tout ça après que vous m’ayez pété le nez... Je sais très bien où sont mes erreurs, bien que votre avis est complémentaire et... sûrement pertinent. Je vais tâcher d’y réfléchir à la lumière de vos propos.

Une pause. Il fallait bien qu’il réponde un truc au sujet de ce qu’il sous-entendait dans la seconde partie.  

- Nous avons un seul gros point commun, c’est notre grand amour envers l’humanité. Je vous l’ai dit, je vous ne déteste pas. Votre existence n’est juste pas quelque chose qui m’enthousiasme. Comme celles de milliers d’autres, d’ailleurs. mais je ne retirerais pas ce que j’ai dit, ce serait malhonnête car hypocrite. Maintenant que vous avez votre... réponse, vous pouvez me laisser à ma peinture maintenant ?

Il sentait que la réponse serait «non», mais il espérait également lui faire comprendre qu’il n’était pas d’une humeur prompte à bavasser. Il le serait probablement jamais. Nous apprend-t-on pas qu’on ne parle pas aux inconnus ?
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Sam 15 Déc - 17:07


Raphaël Tveit
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Peut-être as-tu finalement fait le déplacement pour rien ? Peut-être Leif n'en vaut-il réellement pas la peine ? Cela reste difficile à dire ; ceci étant, tu ne peux pas nier le fait qu'il soit – une fois de plus – en train de s'apitoyer sur son sort. À vrai dire, tu n'as pas besoin de grand-chose pour t'en rendre compte ; le bordel de sa chambre est déjà un signe révélateur à lui seul, sans oublier sa tenue négligée. C'est con, mais ce sont là des indicateurs de mal-être, ou encore de personnalités qui ne savent pas ranger leurs émotions. En règle générale, qui ne sait pas faire le tri dans sa tête et dans son cœur ne peut pas le faire autour de lui. Fut une époque, tu aurais été comme lui. Bordélique à souhait. Mais l'expérience t'a appris à dompter le torrent de pensées qui habitent ton crâne. Certains voient en toi un maniaque, mais tu sais qu'en réalité tu es forcé d'être comme ça : c'est le seul moyen qui te permette de ne pas désorganiser le fil de tes pensées, c'est un cadre dans lequel tu apprécies évoluer, parce qu'il te rassure.

Leif ?

Leif se complaît dans tout ce qu'il déteste, qu'il veuille l'admettre ou non.

— Je ne t'ai jamais demandé de retirer ce que tu as dit. En fait, j'ai toujours trouvé cette expression stupide. Comment pourrait-on retirer une parole qui a été dite ? Elle a été dite. Point. À la rigueur, s'excuser du mal qu'on a pu causer, pourquoi pas ? Mais la retirer ? Non. Une parole blessante ne s'oublie jamais.

Cela signifie-t-il pour autant que tu aies jugé sa parole « blessante » ? Pas le moins du monde : il aurait fallu, pour cela, qu'elle détienne une part de vérité ; or, tu sais que ce n'est pas le cas. Rares sont les gens qui t'apprécient, certes, mais ils existent ; et tu n'as jamais été du genre à devoir à tout prix avoir plein d'amis que tu exposes sur les réseaux sociaux pour te sentir pleinement heureux. D'ailleurs, tu considères qu'il faut avoir une vie bien triste et bien terne pour avoir envie d'en partager chaque bon moment avec le monde entier, tout ça comme s'il fallait forcément crier au monde entier à quel point votre vie est bien plus géniale que celle des autres.

— Tu devrais ranger ta chambre, Leif. Cela t'aiderait à faire le tri et à y voir un peu plus clair. Peut-être même qu'à la fin tu sauras répondre – sans te mentir à toi-même – à cette question : pourquoi un type qui refuse en bloc le système hiérarchique d'une meute reste-t-il dans une meute ?

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Dim 6 Jan - 20:44


Leif Helström
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Plus le temps passait, plus Leif se sentait confus par la présence de Raphaël. Il jugeait sa présence parasitaire pour sa petite bulle où il se protégeait de ses sombres pensées. Elles tapaient contre la fenêtre et le Bêta était déjà en train de leur ouvrir la porte en retournant le couteau dans la plaie.

- Désolé, mais je ne m’excuserais pas non plus. Car pour cela, il faudrait que je le regrette vraiment
, répondit-il du tac au tac d’un ton blasé. Il savait que c’était insolent, mais il avait déjà assez donné en se faisant exploser la tronche. Ça avait été dit pour être blessant, il ne pouvait pas le nier. Et il avait savouré chaque mot qu’il lui avait balancé dans la gueule avant d’essayer de se tirer. Ceci dit, il le gonflait toujours comme un snickers pour un allergique aux cacahuètes... D’autant plus aujourd’hui. Qu’est-ce que cela pouvait bien lui foutre, l’état de sa chambre ? Il n’y mettrait sûrement pas souvent les pieds, et encore, le Roux songea qu’il n’avait pas intérêt.
Le désordre dans sa chambre devait sûrement être proportionnel au chaos dans sa tête. Ce qui expliquait que la dernière fois qu’elle avait été parfaitement rangée, c’était le 32 février dernier. Il jeta tout de même un regard circulaire à son environnement, qui n’avait sûrement jamais été aussi catastrophique. Il venait d’établir un nouveau record. Bravo Fifi. Bien sûr que Raphaël avait raison, mais Leif savait que ce serait pisser dans un violon. On pourrait lui donner une chambre propre comme un sou neuf, trois jours après ce serait à peu près pareil. Détruire son environnement restait mieux que de se faire du mal directement. En témoignaient les toiles éventrées à coup de griffes qui se cachaient entre les débris, cadavres honteux d’une rage passagère.

- [...] pourquoi un type qui refuse en bloc le système hiérarchique d'une meute reste-t-il dans une meute ?


Leif s’arrêta sur le bêta, fronçant les sourcils, pris son inspiration pour dire quelque chose mais se coupa aussitôt. Sa lèvre trembla, et il cacha son malaise naissant derrière l’immensité de sa toile une seconde. Il savait parfaitement répondre à cette question. Mais pour cela, il devait trahir un membre de sa famille. Il n’avait jamais caché la relation tendue qu’il entretenait autre fois avec sa mère. C’était autre chose de dévoiler qu’Helen Helström, terrible et charismatique feu Alpha des Roux, avait finalement bien des faiblesses et que son parcours glorieux était couvert de linge sale.

- Je ne refuse pas le système hiérarchique d’une meute, comme il m’est impossible de vivre sans meute. Ce n’est pas dans mon essence et ça ne le sera jamais, répondit-il après un court temps de latence, songeant que d’une certaine manière, la question du Bêta était idiote. Il était plus loup qu’humain, la meute ne pouvait qu’être centrale dans son existence. Jamais, ô grand jamais, il n’aimerait s’imposer la souffrance d’être solitaire. Mais il fallait déjà comprendre que la définition de «meute» de Raphaël ne correspondait sûrement pas à celle de Leif. Une famille, c’était une meute, d’autant plus quand le leader de la sienne a été sa mère, puis sa soeur. Peut-être cela choquerait s’il le disait à voix haute, mais avant, quand les meutes étaient petites, il ne s’agissait que de grand clans familiaux.

- Et pourquoi ma vie vous intéresse subitement ? Reprit-il d’une voix hésitante, qui se fit plus ferme et agacée par la suite, bien qu’on sentait sa gêne. Ne suis-je pas un gamin lâche et égoïste incapable de prendre ses responsabilités ? Ou alors vous faites comme Elisif, persuadée que j’avais un autre talent que celui de gâcher tout ce que je touche ? Parce que si vous voulez quelqu’un qui a vraiment besoin d’aide, allez voir Amanda. C’est pas moi qui ai perdu le plus. Elle n’a même plus le droit d’être mère, alors qu’elle serait la meilleure mère que ses enfants pourraient avoir. Son propre jumeau lui fait sévèrement la gueule, elle peut plus voir la mienne, et Olena la sienne. Et... je peux rien faire pour elle...

Si il y avait bien une chose qui le peinait, c’était bien cela. Qu’importe qu’il soit Oméga ou autre. Il n’y avait plus personne pour prendre soin d’elle alors qu’elle en avait besoin. Elle était forte. Mais loin d’être inébranlable.
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Dim 20 Jan - 17:51


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Encore une fois, Leif ne saisit pas le second degré. Tu plisses les yeux d'un air blasé, ne comprenant pas cette manie qu'il a de surinterpréter tout ce que tu dis. Ok, tu admets que des excuses seraient bien plus appropriées que le fait de retirer ce qu'on l'a a dit – ce qui est proprement impossible, en vérité –, mais cela ne signifie pas pour autant que tu en attends de sa part. Loin de là. À quoi servent des excuses si elles ne sont pas sincères ? Ceci dit, quelque chose te dit que le lui expliquer n'aurait pas la moindre utilité : Leif a visiblement décidé d'être – pour ne rien changer de ses habitudes – de mauvaise foi. Et aussi insipide qu'une soupe de fenouil. Les yeux levés vers le ciel, tu hésites un court instant à prendre tes cliques et tes claques – partant du principe qu'il est finalement irrécupérable. Puis, tu te ravises, estimant que cela te ferait chier d'être venu pour abandonner aussi facilement.

— […] pourquoi un type qui refuse en bloc le système hiérarchique d'une meute reste-t-il dans une meute ?

Une fois de plus, tu lèves les yeux au ciel.

Tu n'es pas pédagogue, tu n'es pas patient non plus. C'est pour ces raisons qu'un dialogue avec Leif te paraît impossible tant que ce dernier continuera de vivre avec ses œillères. En plus de mentir à ceux qui l'entourent, il t'apparaît de plus en plus évident que Leif ment en réalité à lui-même, le premier. Tu souffles, exaspéré, puis de répondre à son monologue d'une voix blanche :

— Une meute n'est pas une famille, Leif. Faire partie de la meute ne te rendra pas plus proche des tiens, tout comme la quitter ne t'en éloignera pas non plus.

Tu t'arrêtes, sourire cynique accroché aux lèvres. Puis, tu te relèves lentement, époussettes les manches de ton costume.

— Ce n'est pas à toi que je m'intéresse, mais à Nicholas, Leif. Ne va surtout pas imaginer que ton bien-être a une quelconque importance à mes yeux. En revanche, si ton mal-être a des conséquences sur la psyché de mon cousin, alors je me dois d'intervenir, murmures-tu d'un ton doucereux. Tu n'es pas fait pour vivre en meute, Leif. Regarde-toi, tu respires la haine des Deltas chargés de ta protection, tu ne supportes pas qu'on te donne des ordres, tu hais les protocoles qui te contraignent à respecter le loup lorsqu'il t'est supérieur. Tu ne sais qu'écouter ce que te dicte ton cœur, ce qui te pousse toujours à prendre les mauvaises décisions. Le problème, c'est qu'en t'obstinant ainsi, tu t'enfermes dans une souffrance vaine qui te fait passer pour un con aux yeux des autres. Je ne suis pas le connard dans cette histoire, contrairement à ce que tu te dis sans doute, mais c'est bel et bien toi... le connard. Tu me demandes d'aider Amanda, mais Leif... ce n'est pas à moi de le faire, c'est à toi de réparer tes propres conneries. Tu veux changer l'image des roux auprès des autres meutes ? Tu veux qu'on cesse de vous cataloguer comme des lâches ? Le premier pas vers le courage, Leif, c'est d'être capable d'assumer ses erreurs et de se battre pour les réparer, même si cela signifie tendre la main à qui l'on déteste, ou bien tendre la main à qui nous déteste.

Tu laisses planer un silence, assez de temps pour t'approcher d'une de ses toiles éventrées. Curieux.

— Amanda ne peut plus voir ta tronche, et ? Continue d'aller la voir, quitte à la harceler. Accepte qu'elle te roue de coups si elle en a besoin pour se sentir mieux. Fais ta pénitence, Leif, il n'y a que comme ça que les gens finiront par vraiment croire en tes remords.

Tu soulèves la toile, tu glisses tes mains dessus pour tenter de faire réapparaître la peinture en rassemblant les bouts de tissu déchirés.

— Tu veux continuer de vivre en meute ? Tu le veux vraiment ? Eh bien comporte-toi comme un loup qui en accepte pleinement toutes les contraintes, que ça te plaise ou non.

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Lun 25 Fév - 21:04


Leif Helström
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Bon, tentative de reporter la conversation sur un autre sujet échouée. Il le savait pourtant d’avance, Raphaël avait la qualité d’être plus que malin et le défaut de se montrer obstiné. Parce que en ce qui concernait Amanda, il savait très bien comment la gérer. Le mieux, c’était de lui laisser de l’espace un certain temps et la laisser venir vers lui. En fait, il devrait peut-être même remercier le bêta de l’avoir tabassé, parce que sinon c’était sa soeur qui l’aurait fait. Le seul problème c’est qu’elle s’était fâchée avec Viktor, et elle ne voulait pas mêler leurs cadets à tout cela. Donc elle était seule face à sa peine. Il soupira.

- J’avoue, je voulais juste que vous me lâchiez la grappe. Je sais gérer ma soeur, elle viendra quand elle voudra. J’ai pas d’autres solutions si jamais je ne veux pas redevenir convalescent.

Pas d’autres choix que de lui dire la vérité, parce qu’il allait se méprendre sur lui. Il savait qu’il était un incorrigible salaud, et qu’il méritait sa punition. Le seul problème c’est qu’Oméga... Oméga était bien la pire chose qu’il pouvait lui arriver. S’il avait été vraiment égoïste, il aurait contesté le jugement et exigé la mort ou l’exil. Mourir en traitre était une meilleure fin que de vivre sans avoir connu la liberté.  L’exil était juste une mort plus lente. Ou alors il aurait pu refaire sa vie ailleurs. Être libre d’aller où il voulait. Se barrer de ce pays qui n’avait jamais voulu de lui, où il n’avait jamais eu sa place. Mais des liens l’attachait à cette terre, à cette vie. Il y avait surtout un loup brun qu’il aimait bien trop et qui serait bien trop seul sans lui. Cette même raison qui avait poussé Raphaël a plaider pour une punition légère. Par amour. Et c’est également par amour que Leif avait accepté la lourdeur de ces chaînes. D’une certaine manière, songeait-il avec cynisme, une non-condamnation à mort c’était quelque chose de facile à rattraper.

- Pardonnez mon honnêteté mais... Le problème c’est que j’ai pas vraiment de remords en dehors du fait que ça mal tourné ensuite. J’ai juré à ma mère de protéger ma famille, même si mes principes ne vont pas dans le sens commun. J’ai pas pu le faire avec mon père dont l’accident m’a toujours semblé étrange, alors j’ai fait ce qui devait être fait. Si les loups de Bergen avaient daigné vous écouter une seule putain de fois, j’aurais pas eu besoin de vous la faire à l’envers. J’aurais même pu encore plus couler Forsløve mais sans une véritable stratégie, ça n’avait aucun intérêt.

Il savait très bien que ce discours ne plairait pas à Raphaël, mais il pourquoi lui mentir ? De toutes façons c’était déjà ce qu’il avait dit à son procès, peut-être en un peu plus délicat. Comme le fait qu’il ne s’était jamais senti protégé au sein de sa meute, jamais accepté. Tendre la main, pourquoi faire ? Pour se faire manger le bras ?

- Et je n’ai jamais contesté l’autorité d’un seul dirigeant roux. Je râle des fois mais je finis par faire ce qu’on me dit de faire.

Jamais sa soeur ne lui avait fait de cadeau. Jamais il n’avait osé contredire Fredrick. Encore moins Heinrick. En fait... Quand il y réfléchissait c’était surtout avec Raphaël qu’il avait des problèmes à ce niveau. Comme s’il prenait un malin plaisir à ne pas lui obéir. Comme si la transgression devenait encore plus délicieuse avec lui.

- Et j’insiste, ce n’est pas dans mon essence. Parce que vous oubliez un détail : je ne suis loup avant humain. Contrairement à la majorité, je n’ai eu aucun moment pour me préparer à la complexité de la nature humaine. Les jours d’un homme sont... si étranges  pour ceux qui ont connu d’abord la tendresse des jours de loup.

Il ne pouvait pas en vouloir à Raphaël, parce que ce n’était pas un état, une sensation qu’il pouvait connaître. Leif avait conscience qu’il restait sûrement un cas à part parmi les nés-louveteaux car il avait toujours été en retard en ce qui concernait l’humain. C’était rare, mais en parlant avec ses frères et soeurs, il savaient qu’ils avaient tous une préférence pour leur premier corps.

- Ils n’ont jamais eu de problèmes avec moi en chasse, je n’ai jamais de problèmes avec eux à ces moments là non plus. C’est même les meilleurs.

Le problème c’était l’humain. Il ne savait pas quoi en faire, de cette partie de lui. Enfin, plutôt comment la gérer. Tout était trop compliqué. Il voulait ardemment des choses qu’il ne pouvait pas avoir. Alors qu’en loup, la seule chose qu’il souhaitait c’était courir après les lapins pour leur croquer le cou, jouer dans la neige avec ses compères, sentir le vent sur sa fourrure ou alors qu’on lui enlève la tique logée derrière son oreille et qui grattait affreusement. Des choses simples en somme. En humain, c’était une chose geignarde qui avait peur de tout. Quand on est loup, le danger on le fuit ou on le mord. En humain, on ne sait jamais vraiment où il est. En loup, la meute sera là pour te protéger. En humain, impossible de savoir à qui se fier. Les roux sont des coquins, mais il y a toujours moyen d’aller grogner sur celui qui a osé vous tirer votre bout de viande. Des choses simples...

- Et pour revenir à mes Deltas, vous avez testé vous-même leur efficacité et leur vigilance. Puis si je vous les colle toutes les deux une heure, vous finiriez par les prendre pour les cogner l’une contre l’autre. J’aime autant les gens que vous et c’est presque si elles viennent me tenir la queue pour pisser. Résultat le seul moment où je peux être seul c’est là, maintenant, sauf que vous êtes là.

C’était un peu gratuit pour la dernière partie, même si c’était vrai. Il appréciait sa solitude et il y avait ce type qui était venu gâcher sa bulle créative. Soit le seul moment où on lui foutait la paix. Le roux reprit, rebondissant sur un détail qui ne lui avait surtout pas échappé.

[color:0205=#cadetblue]- D’ailleurs si vous vous inquiétez vraiment pour Nicholas, vous devriez peut-être lui parler et essayer de tenir plus de dix minutes sans avoir un mot de travers. Comme il gobe sans filtre tout ce que vous lui dites, la première étape pour son bien-être serait déjà que vous vous montriez plus bienveillant à son égard.

Comme il jugeait que Raphaël Tveit avait l’intelligence émotionnelle d’une huître et l’empathie d’une bûche, il savait que c’était beaucoup trop lui en demander. La question était plutôt : savait-il les conséquences de son absence de pédagogie ? Ou même que Nicholas le regardait comme le gourou de sa vie ? Quand Graham avait rejoint Fenrir, le ciel de Nicholas s’était retrouvé sans Dieu, et Raphaël avait juste été le client parfait. Aussi  ronchon et souriant que feu l’ainé Tveit, songea-t-il un peu narquois.

- Et ce sera sûrement plus efficace et à votre portée que de venir bavasser avec moi. Après je vous demande pas de baver pendant des heures, juste une  petite attention de temps en temps... Après peut-être est-ce parce que d’une certaine vous n’avez rien à perdre avec moi ?

Bien sûr que c’était plus facile d’aller sermonner un imbécile sans valeur que d’aller prendre ses deux couilles et d’aller se montrer vulnérable face à Nicholas. Il aurait pu avoir un sourire narquois, mais il restait juste impassible. D’une certaine manière, il comprenait Raphaël et il ne pouvait rien lui reprocher. Lui aussi avait des tendances control-freak qui pouvait le pousser à prendre les mauvaises décisions, voire de se comporter de manière discutable. Il se détestait quand il avait ce genre de réaction, mais c’était toujours plus fort que lui. Ça commençait toujours pareil. Cela partait d’une crainte qui grandissait jusqu’à devenir une obsession, et celle-ci l’avalait soudainement jusqu’à le pousser à «faire quelque chose». Il détestait être comme ça. Et c’était sûrement ce que lui renvoyait Raphaël.

- Je suis un trouduc mais au moins, j’essaie de faire attention à lui. Je suis loun d’être parfait, mais il serait quand même temps que vous vous secouiez un peu le cocotier à son sujet. Après je vais pas me mêler de votre relation, donc vous en faites ce que vous voulez. Je retiens juste que si vous êtes capable de vous jeter dans un incendie pour lui, vous pouvez également lui dire «c’est bien, Nicholas» de temps en temps. D’ailleurs contrairement aux flammes, vous avez beaucoup moins de chances de crever.

Leif n’alla pas au fond de sa pensée parce qu’il savait qu’il allait s’énerver. Il le trouvait gonflé d’invoquer le bien-être de Nicholas, parce qu’il lui semblait faire aucun effort. Il n’aimait pas cette pensée, mais Raphaël lui rappelait sa mère. Incapable de communiquer positivement, sûrement persuadé que l’éducation à la torgnole fonctionnait. Et c’était peut-être pour ça qu’il ne pouvait pas le piffer d’ailleurs.
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Dim 3 Mar - 20:06


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Avec un sourire, tu constates que Leif est – finalement – capable de reconnaître le fait qu'il soit parfois de mauvaise foi, notamment en ce qui concerne sa sœur. L'entendre admettre, également, que ta présence ne le réjouit pas particulièrement te fait doucement sourire : il aurait tout aussi bien pu ne pas le dire que tu l'aurais très facilement deviné, ce n'est pas comme si vous aviez un jour été les meilleurs amis du monde, bien au contraire. Vient ensuite le moment où il répète ce qu'il a déjà plus ou moins admis le jour de son procès...

— Ce que tu ne comprends pas Leif, c'est que je ne te reproche absolument pas ta décision. En fait, je la comprends mieux que tu ne l'imagines. Ce que je te reproche, c'est d'avoir agi seul au lieu de te tourner vers quelqu'un qui aurait pu t'apporter de l'aide.

Tu laisses un silence s'installer entre vous, quelques secondes à peine.

— Je n'attends donc pas que tu éprouves du remord pour avoir voulu protéger les tiens, mais pour ne pas l'avoir fait correctement ; parce qu'en agissant ainsi, tu as non seulement échoué, mais tu as également empiré les choses. Combien de fois ai-je entendu les loups accuser ta sœur d'avoir trahi ? En étant conscients de ça, comment les loups auraient-ils pu créer une alliance de qualité ? De confiance ? Tout le monde se méfiait de tout le monde, et ton action en est en majeure partie responsable, Leif... déclares-tu d'une voix des plus sereines. Attention, je ne prétends pas non plus que les relations auraient été merveilleuses s'il n'y avait pas eu de telles méfiances, mais elles auraient été meilleures.

Avec un hochement de tête, tu accordes cependant un point à Leif : il n'a en effet jamais contesté l'autorité des roux – encore heureux, ceci dit. Pourtant, sa réponse ne te satisfait qu'à moitié. Réalise-t-il qu'il a désobéi à l'Ordre Alpha en complotant dans le dos d'Amanda ? Sceptique, tu l'observes sans un mot. En tant que simple... Traqueur, c'est une chose normalement « impossible », à moins d'être vraiment persuadé d'agir pour le mieux. Donc, soit Leif cache une force mentale dont il n'a pas conscience, soit il était réellement convaincu d'agir pour le mieux ; et tu as tendance à pencher pour la deuxième solution... évidemment.

— Et pour revenir à mes Deltas, vous avez testé vous-même leur efficacité et leur vigilance. Puis si je vous les colle toutes les deux une heure, vous finiriez par les prendre pour les cogner l'une contre l'autre. J'aime autant les gens que vous et c'est presque si elles viennent me tenir la queue pour pisser. Résultat, le seul moment où je peux être seul, c'est là, maintenant, sauf que vous êtes là.

Voilà qui était clair.

Tu laisses échapper un bref – très bref – rire amusé.

— J'aime les gens, en réalité, mais je n'aime pas... je n'aime pas les déclarations sentimentales à n'en plus finir et les conventions sociales qui nous obligent à caresser l'autre dans le sens du poil, répliques-tu d'une voix posée. J'aime ce qui est vrai, franc, pourvu que cela soit fait avec respect. Et qu'on soit bien clairs, respect ne veut pas forcément dire gentillesse.

Dire que l'échange te paraît étrangement courtois est un drôle d'euphémisme. En réalité, tu as l'impression de découvrir pour la première fois qui est vraiment Leif. Il aurait certainement gagné à se comporter ainsi avec toi bien avant... c'est même sûr et certain. Cynique, tu caresses toujours la toile en t'évertuant à la remettre en place – en vain. Leif profite de ce silence pour t'attaquer sur un autre point : Nicholas. Tu secoues la tête.

Mauvaise idée.

— Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, Leif. Ma relation avec Nicholas ne regarde que nous. Il n'y est pas question d'amour, je ne représente donc pas le même danger que toi.

En théorie, en tout cas. Alors que Leif, s'il déconne, pourrait réveiller l'âme-sœur qui sommeille en lui. À tes yeux, ce n'est pas envisageable, certainement pas.

— Tu n'imagines pas tout ce que j'ai pu faire pour lui.

Mais s'il tenait à être rassuré, il allait être servi...

— Pendant que toi tu faisais je-ne-sais-quoi, j'ai pris sur moi la responsabilité de sa loyauté alors que les bruns doutaient tous de lui à cause de ce connard d'Eliassen. Quand Eliassen est mort, je suis allé le ramasser à la petite cuillère et je l'ai hébergé le temps qu'il se remette. J'ai, moi et moi seul, subi ses sautes d'humeur, sa dépression, sans jamais broncher, avec une patience que je ne me connaissais pas. Tu n'imagines pas le nombre de fois où j'ai eu envie de l'insulter de tous les noms, ou encore le nombre de fois où j'ai eu envie de le tuer, de céder à ses supplications, en croyant bêtement que c'était la meilleure chose à faire. Pour lui. Pour nous. Abréger ses souffrances, n'aurait-ce pas été faire preuve de la plus grande générosité qui soit ? Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai eu cette horrible pensée. Heureusement, ça n'a duré que les premiers jours, mais je ne sais pas si ce qui a suivi... c'était vraiment mieux ou non. Le voir passer ses journées à ne rien faire... à n'avoir envie de rien... Bref. Puis, quand il est allé mieux, je lui ai prêté l'argent nécessaire à la remise en service de son chenil. Mais c'est vrai... je n'ai rien fait pour lui.

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Ven 22 Mar - 13:51


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Et si ? Oui, et si il avait agit exactement comme si Raphaël venait de lui décrire ? S’il en avait parlé avant ? Avec qui, d’ailleurs ? Sa soeur aurait pris cela comme une folie, elle aurait voulu le protéger à tout prix. Son frère comme un avantage stratégique, il aurait pu effectivement lui dire comment en tirer le meilleur avantage, mais même avec cela, il restait un «mais». Heinrick. Si jamais il n’avait pas tenu l’accord avec Solskinn, cet enfoiré serait resté en vie. La prochaine occasion de s’en débarrasser aurait été dans bien trop longtemps à son goût. La vraie question était-elle : tout ce fiasco valait-elle de l’avoir supporté encore quelques mois, quelques années ? Aurait-il pu simplement attendre aussi longtemps ? Aurait-il fini, complètement à bout, par percer son coeur avec la lame de son sabre ?

Il avait déjà été généreux de le faire mourir en héros. Il ne méritait pas les longues lamentations de son clan et d’Amanda. Mais il était mieux pour le monde qu’il reste un héros sacrifié.

Il n’y aurait pas eu de questions d’enfants bruns-roux. Ils ne seraient jamais nés. Il n’y aurait jamais de problème de garde ou autre. Ils auraient peut-être été roux, uniquement. Sauf que des enfants n’étaient jamais venus après tant de temps de mariage, malgré le souhait de sa soeur. Amanda aurait sûrement attendu longtemps avant de voir son ventre s’arrondir. Sûrement le temps de voir son couple autant que son autorité s’affaiblir. Leif avait très bien vu que plus Amanda était décriée, plus Heinrick gagnait des voix. Il avait plus de subtilité que Fredrick et aurait pu avoir ses chances. Amanda avait fait l’erreur de lui faire confiance. Une très grosse erreur selon son cadet. La meilleure solution avait été de le pousser sous le bus.

Mais toujours, cela valait-il la peine d’assumer ce fiasco ? Vaut-il mieux mourir en meurtrier ou vivre en traître ? En y réfléchissant, il aurait pu remettre le problème Heinrick à plus tard. S’il avait prêt à mourir pour traitrise, il aurait pu l’être pour se débarrasser de cette charogne. Charogne. Il n’y avait pas mieux pour le décrire vu qu’il était mort et pourri jusqu’à la moelle. Charogne il était né, charogne il restera même dans l’au-delà.

Raphaël avait raison. Mais c’était bien trop tard. Pourquoi n’avoir pas été sollicité le seul qui avait eu un éclair de génie dans cette assemblée de suicidaires ? Parce qu’il avait finalement décidé initialement de ne rien faire. Juste de dire que l’accord était caduc et qu’il laisserait Fenrir décider du sort de Bergen. C’était finalement la peur qui l’avait décidé, cette même peur qui vous dévore jusqu’à vous ensevelir dans vos obsessions. Perdu pour perdu, il sauverait ce qui était précieux de la noyade. Voilà ce qui avait été sa réflexion. Il n’avait pas réponse plaisante à donner au Bêta brun. Il avait eu peur de risquer d’autres vies que la sienne en les impliquant dedans. Il avait eu peur de perdre quelqu’un d’autre. Pour la suite, il n’avait juste pas su quoi faire. Avoir peur de décevoir était pire que tout. C’était les perdre d’une autre façon. Il avait juste fuit, désespérément, en croyant que les choses iraient mieux. Le silence suivit donc, Leif ayant interrompu le trait de son pinceau.

- Désolé, mais vous étiez le dernier vers qui je serais allé pour demander de l’aide. Malgré vos qualités, vous n’êtes pas quelqu’un que je trouve rassurant.


Raphaël était l’opposé de rassurant. Il inspirait naturellement la méfiance, peut-être parce que naturellement, il semblait se méfier de tout le monde.

- Et il était hors de question que j’en parle à ma famille. S’il devait y avoir un responsable, cela ne devait être que moi. Surtout qu’en cas d’échec... C’est Edwina qui aurait payé la première. C’était soit nous abattions Forsløve dès le départ, soit elle aurait été sa première cible lors de sa revanche. Puis ma fratrie. Il avait été plutôt explicite à ce sujet. Je ne pouvais juste pas... risquer encore plus leurs vies. La question a été plutôt : puis-je faire confiance à ceux qui ont préféré foncer dans le tas plus que de vraiment s’écouter ? Puis-je simplement me permettre de parier la vie de ma famille toute entière pour une question d’honneur ? Alors que rien que par ma meute, Forsløve s’attendait très bien à ce que je puisse le rouler, et donc avoir potentiellement un plan B ?

Solskinn lui avait très vite démontré qui il était. Un homme cruel, mais juste. Il récompensait ceux qui travaillaient en son sens, il châtiait sévèrement ceux qui avaient juste songé à le trahir. En fait, le roux ne saurait sûrement jamais s’il avait bien fait. C’était un choix, il avait ses conséquences. Il avait suivi ses principes, protéger ceux à qui il tenait, même s’il aurait aimé faire encore mieux. Comme il l’avait dit au procès, s’il avait pu, il aurait tout fait pour qu’Edwina ne souffre pas dans les geôles.

- On aurait jamais pu faire une alliance de qualité. Vous le savez très bien. Osez me dire que les meutes se faisaient confiance avant même votre naissance. Si les familles dirigeantes se marient entre elles, ce n’est pas pour garder le pouvoir, mais bien pour s’acheter un semblant de paix. Donc meilleures ? Pour combien de temps ?

Combien de temps avant que leurs différences de principes ne les rattrapent ? D’autant plus dans l’adversité ? Peut-être était-il simplement défaitiste. Peut-être que trop trainer sans le vouloir au milieu des affaires de sa mère l’avait rendu comme ça. Les meutes avaient toujours souhaité être unies. Mais sans jamais devoir prendre de risques ou faire de compromis.

Il fut surpris d’entendre quelque chose qui ressemblait à un rire de la part du bêta brun. Il ne le croyait pas quand il lui dit qu’il aimait les gens, car malheureusement, ils allaient de paire avec les conventions sociales. Comme celle qui vous obligeait à ne jamais dire le fond de votre pensée, ou alors à la filtrer pour que ce soit à peu près bien perçu. Leif voulu répondre quelque chose à ce sujet, mais renonça. Souligner qu’il faisait déjà des efforts pour éviter de reperdre son nez n’était peut-être pas une bonne idée.

Le sujet dériva vers quelque chose d’évidemment casse-gueule : Nicholas.

- Je n’ai jamais dit que vous n’avez rien fait ! Se défendit-il en se retournant brusquement vers le bêta, abandonnant son pinceau sur le bord du chevalet. C’est juste que... Instinctivement, vous serez toujours son bêta avant sa famille. Il ne cherchera jamais à vous contredire. La façon dont il perçoit votre considération aura toujours plus de valeur que la manière dont je le vois. Un mot de vous il sombre, un mot de vous il aura la force de décrocher la Lune. C’est chiant, mais si vous en avez pas conscience vous n’arrangerez jamais son cas.

On pouvait contredire sa famille. Jamais ses supérieurs. C’est ce que lui avait appris d’avoir une mère Alpha.

- De toutes façons, qu’est-ce que je pourrais lui faire de pire ? Pour que je sois dangereux, il faudrait déjà qu’il aie confiance en moi. Même Nicholas a ses limites. Il ne comprendra jamais pourquoi j’ai agit ainsi.

Il ne releva pas le «pendant que tu faisais je-ne-sais-quoi» parce qu’il n’avait pas envie de s’étendre sur sa longue mais néanmoins tumultueuse relation avec Nicholas. Mais on approchait pas une âme-soeur quand on était attiré par elle, d’autant plus quand elle es liée avec un sociopathe. Il tomba finalement sur la toile éventrée que le bêta tenait entre ses mains.

- Et lâchez ce... ce truc. C’est même pas vernis, les pigments peuvent dégorger ou la peinture s’écailler.

En fait il ne comprenait pas l‘intérêt du bêta pour ce tableau mort-né. Ou même qu’on puisse avoir un intérêt quelconque pour son art. Certes, Nicholas avait dû peut-être accrocher le tableau qu’il lui avait offert à Noël quelques temps. Leif repris son pinceau pour se remettre à l’ouvrage.
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Sam 23 Mar - 14:44


Raphaël Tveit
Meute Brune

Raphaël Tveit


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“Reading my eyes”
@Leif Helström & Raphaël Tveit


— Désolé, mais vous étiez le dernier vers qui je serais allé pour demander de l'aide. Malgré vos qualités, vous n'êtes pas quelqu'un que je trouve rassurant.
— Parce que Forsløve l'est plus que moi ? l'interroges-tu d'un ton légèrement moqueur.

De toutes les justifications que Leif aurait pu se trouver, c'était probablement là la plus hypocrite. Tu secoues la tête d'un air exaspéré ; jusqu'au bout, Leif se cherchera des excuses. C'est fou, d'ailleurs, d'être aussi buté que ça, et c'est en même temps un réel gâchis : il aurait pu faire des merveilles s'il avait été un peu mieux guidé et poussé en avant. Plus vous discutez, plus tu prends conscience que si Leif et toi pourriez avoir quelques points en commun, ceux-là vous paraîtront toujours insignifiants à côté de vos divergences : confrontés à la pression, vous ne réagissez pas du tout de la même façon.

— Et il était hors de question que j'en parle à ma famille. […] C'est Edwina qui aurait payé la première. […] Alors que, rien que par ma meute, Forsløve s'attendait très bien à ce que je puisse le rouler, et donc avoir potentiellement un plan B ?
— J'avoue que je ne comprends pas bien ce que vient foutre Edwina là-dedans... déclares-tu d'une voix lente. Pourquoi aurait-elle été la première victime ? Que tu refuses d'impliquer ta famille « directe », je peux le concevoir, mais Edwina ? Elle n'est que votre cousine, n'est même pas rousse. Aux yeux d'un loup, les liens de la meute surpassent les liens du sang, et c'est d'autant plus vrai lorsqu'on parle du regard d'un Argent.

Tu te tais.

D'ordinaire, tu n'aimes pas interrompre les gens, mais la surprise t'a pris de court.

— On n'aurait jamais pu faire une alliance de qualité. Vous le savez très bien. Osez me dire que les meutes se faisaient confiance avant même votre naissance. Si les familles dirigeantes se marient entre elles, ce n'est pas pour garder le pouvoir, mais bien pour s'acheter un semblant de paix. Donc meilleures ? Pour combien de temps ?

Tu le fixes un long moment, un sourire sarcastique se dessinant sur tes lèvres.

— Leif, la méfiance ne s'est pas installée par l'opération du Saint-Esprit. Je ne vais pas prétendre que l'entente était parfaite, mais avant qu'une certaine Reine monte sur le trône, nous étions tous d'accord sur un point : notre survie, notre protection, notre défense contre les Hommes avant tout le reste. La méfiance n'a enflé que le jour où Avyn a fait sa Révélation et merde ! Quelle connerie elle a fait ! Une Reine n'aurait jamais dû prendre une décision aussi importante sans d'abord convaincre toutes les meutes, y compris les Argents et les Noirs, de la justesse de son choix... expliques-tu d'un ton tranquille. Je suis désolé, Leif, mais contrairement à beaucoup d'entre nous, je comprends les raisons qui ont poussé les Argents à vouloir s'emparer comme ça du pouvoir, quitte à devoir répandre le sang d'innocents. Personne n'a jamais pris en compte leurs pensées, leurs sentiments ; brune et blonde ont choisi de se foutre complètement des désirs de chacun et de n'en faire qu'à leur tête. La colère, la méfiance et la haine d'un peuple naissent toujours des actes de son Représentant. Toujours. Accuser les meutes d'en être responsables, c'est nier en bloc la Vérité.

Tu laisses échapper un soupir las.

Va savoir pourquoi, mais votre échange finit par dériver complètement sur le cas de Nicholas – même s'il serait mentir que de dire que tu es venu voir Leif pour autre chose que pour t'assurer qu'il ne va pas foutre en l'air leur relation.

— Peu importe comme il me voit, Leif. L'important c'est qu'il te perçoive toi comme tu es. Ce n'est pas avec moi qu'il a le plus de chance de finir ses jours.

Et de parler enfin de la toile avec laquelle tu te bagarres depuis près de vingt minutes maintenant.

— Pourquoi l'avoir anéantie ? lui demandes-tu sans lâcher le « truc ».





HRP : Pour Edwina, je tiens à préciser que personne ne savait qu'elle était née-humaine hormis sa famille et sa meute, à l'époque Wink Même les Argents n'en savaient rien et ne l'ont découvert qu'à force de la torturer Razz

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Mer 1 Mai - 22:29


Leif Helström
Meute Rousse

Leif Helström


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- Non. Vous êtes à égal avec lui. Vous vous ressemblez plus que vous ne le pensez, répondit le roux au tac au tac. Cela sonnait peut-être de mauvaise foi pour avoir le dernier mot, mais Leif songeait vraiment qu’ils avaient des similitudes. Comme cette méfiance constante de ce qui les entourait, cette obsession du bien ordonné à la poussière près et cette passion pour les costumes hors de prix. Il y avait sûrement autre chose, mais à force de les observer, il leur avait trouvé d’étranges points communs.
Vint un autre problème : il avait gaffé au sujet d’Edwina. Une partie de lui avait oublié que même si Raphaël et Edwina se connaissaient depuis longtemps, celle-ci n’avait pas forcément révélé le secret de sa véritable nature.

- Parce qu’elle était une Alpha blonde. Qu’elle est une ennemie. Qu’elle est la soeur d’Avyn, et que la vengeance a tendance à être gloutonne. Et parce qu’il faut être con pour ne pas voir que je l’aime beaucoup trop.


Parce qu’elle était née-humaine, et qu’elle était, par défaut, une aberration pour eux. Ça n’aurait été qu’une question de temps avant qu’ils ne le découvrent, à force de torture. Puis évidemment, ils vinrent sur le sujet Avyn. Point délicat, ce que le roux rappela tout de suite.

- Je ne vais pas commencer sur Avyn, nous serons jamais d’accord. Les loups ont peut-être perdu une Reine, mais moi j’ai perdu une cousine.

Certes, peut-être était-elle morte à cause de ses erreurs, mais elle n’avait jamais mérité ce sort. Il avait tant de façon de faire tomber une Reine. La pousser à abdiquer par exemple, comme ils avaient fait avec la Brune. Avyn... Elle était un peu comme le soleil de sa famille. Elle était charismatique, lumineuse, drôle... Sa nature rayonnante avait évidemment fait peser la balance lors de son élection. Cette force, cette chaleur lui manquait affreusement. Elle avait un don pour le rassurer, pour chasser ses angoisses. Il est vrai qu’il s’était toujours mieux entendu avec Edwina, mais Avyn avait été tout aussi importante dans sa vie.

- Moi je me suis toujours posé cette question : ils aiment pas les humains, soit. Alors pourquoi ne pas aller former une communauté hippie au fin fond de la forêt avec des cabanes en bois et des ateliers macramés vu que techniquement nous n’avons besoin ni de chauffage ni de supermarché ?


Ce n’était pas une vraie question, il avait déjà la réponse. En fait, il y avait énormément de réponses. Parce qu’on était forcément moins repérables pour les chasseurs quand on se camouflait dans la masse. Parce qu’on ne pouvait renoncer au confort quand on l’avait goûté. Parce que la nature humaine était peut-être trop perméable à l’ennui. Parce que il y avait encore mille autre facteurs qui faisaient qu’ils étaient obligés de vivre parmi les humains.

- Ils s’enfoncent dans leurs traditions et restent statiques, sans voir qu’autour d’eux le monde bouge, le monde change, et que nous, loups, avons de moins en moins de place pour nous. Les forêts se réduisent, nos proies disparaissent, nos territoires s’amenuisent. Nous nous retrouvons en concurrence avec nos cousins sauvages et les autres prédateurs. Qui meurent également à leur tour à petit feu. Les Argents et les Noirs m’évoquent des gens qui s’enferment dans les bunkers à double tour en espérant que la tempête passe, alors qu’elle ne fera que s’amplifier. Nous ne pourrons pas rester indéfiniment planqués, parce qu’au bout d’un moment, il nous faudra dialoguer pour récupérer notre espace, pour creuser notre place, parce que nous sommes moins nombreux et nous ne pouvons pas avoir de poids sans alliés chez les humains. Et tant que personne n’a conscience de notre existence, personne ne songera à aménager le monde pour nous, et on devra se contenter que de la carcasse de ce qu’on veut bien nous laisser ! Si on continue à penser que le monde ne veut pas de nous, quand est-ce qu’il voudra de nous ? On s’adapte ou on meure. C’est une loi naturelle. Avyn n’a pas peut-être pas fait les choses correctement, mais elle a pensé que c’était pour le mieux. Elle n’a jamais songé que ce serait facile, elle savait qu’il faudrait des dizaines d’années avant que nous puissions avoir une véritable reconnaissance, une véritable voix. Mais il fallait bien commencer quelque part, et à mon avis, elle aurait eu le temps de mourir de vieillesse avant de convaincre les noirs et les argents de faire un pas dans son sens. Comment rassurer des gens qui ont peur alors que la raison de leur peur est légitime, mais que cette peur est également ce qui nous empêche de progresser ?

Ils n’auraient pas à craindre les humains si une partie de cela ne brandissaient pas systématiquement les fourches et les torches pour aller combattre les terribles bêtes cachées dans le village ? Ça, il comprenait. Tout les loups pouvaient le comprendre. Cette peur était presque fondamentale chez eux. Qui n’avait pas connu une personne plus ou moins proche abattue par un chasseur ? Comme Nicholas, par exemple. Dont le cas devait être évidemment abordé entre le cousin et l’amant. La remarque du bêta le fit ricaner.

- Ah ? Je ne vous imaginais pas si romantique...
Se moqua-t-il gentiment, avant de renfermer ses émotions d’un bloc. Ses pensées creusaient dans le couvercle de la petite boite de Pandore au fond de lui qu’il essayait de contenir tant bien que mal. La pente devenait glissante. Il serra la prise autour de son pinceau.

- Très loin que l’idée me déplaise - il avait même passé un peu trop de temps à fantasmer sa vie à ses côtés - mais maintenant il est bien obligé d’accepter que j’avais raison depuis le début quand je disais qu’il valait mieux qu’il n’attende rien de fabuleux de ma part. La confiance est essentielle dans une relation, comment se donner à quelqu'un dont on se méfie ?

Dès le départ, il l’avait prévenu qu’il n’était qu’un énième pauvre type à ajouter sur la liste des pauvres types avec lesquels il était sorti. Il avait un talent inné pour foirer tout ce qu’il touchait, c’était presque drôle à force. Sa vie était une sorte de running gag débile où le but était de deviner comment ça capoterait.

- Je ne suis pas son âme-soeur, il ne m’a jamais été destiné. Il est libre de partir quand il en aura marre de moi, mais aussi... Je ne pourrais peut-être jamais le combler vraiment... Je fais et je ferais toujours tout ce qui est en mon pouvoir, mais... Un peu d’aide de votre côté serait appréciable.


Il soupira quand Raphaël refusa de lâcher la toile.

- Quand je suis de mauvais poil, je casse des toiles, et vous, des nez. Chacun son anti-stress.

Oui, la pique était gratuite. Peut-être profitait-il un peu trop que Raphaël soit sur le territoire roux en mode incognito et qu’il venait d’agresser ses deux deltas, donc qu’il devait éviter de faire des vagues.Bien sûr que ce n’était pas la bonne réponse. Il savait très bien que c’était parce qu’il trouvait tout laid et difforme.

L’art n’est-il pas le reflet de l’âme de son créateur ?
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Mer 17 Juil - 10:45


Raphaël Tveit
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Raphaël Tveit


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— Non. Vous êtes à égal avec lui. Vous vous ressemblez plus que vous ne le pensez.

Tu rehausses un sourcil, surpris par cette remarque. Forsløve et toi n'avez rien à voir... rien. Peut-être partages-tu certains de ses traits de caractère, cela est possible, mais de là à parler d'une ressemblance... tu trouves que Leif exagère. Pour commencer, tu n'as jamais répandu le sang en de telles quantités par soif de pouvoir. Rien que ça, ça fait une grosse différence. Quant à ses justifications concernant Edwina... elles te font doucement sourire.

— Franchement, Leif... Tu ne crois pas que les Argents avaient d'autres préoccupations, comme le fait qu'ils aient trahi les Noirs, par exemple ? Sincèrement, peu importe leur passif avec les Blonds, ils les ont toujours, toujours sous-estimés... soupires-tu. Cela n'aurait pas changé.

Votre échange tourne en rond, non ? Ou presque. Tu ne peux cracher qu'il y a une vraie part de vérité dans ses observations quant à l'évolution du monde. Est-ce que cela lui donne entièrement raison pour autant ? Non. Non, car rien ne justifie le choix d'Avyn. Certes, avoir conscience du fait que les choses changent est important, mais de là à écraser toutes vos anciennes traditions ? De là à les oublier ? Non. Pas aussi brutalement. Leif peut bien dire ce qu'il veut, vous ne serez jamais d'accord, parce qu'au final... il se montre aussi extrémiste que les Argents. Tout comme Avyn l'a été à sa façon.

— Imposer sa propre Idéologie, dans un système tel que le nôtre, c'est aussi une forme de dictature... te contentes-tu de répondre d'une voix douce. Avyn, quoi que tu en dises, n'a pas été meilleure que les Argents sous prétexte qu'elle a pensé au Bien commun ; d'ailleurs, toute dictature commence par quelqu'un qui pense au Bien commun, avec excès, au point d'être tellement convaincu(e) d'avoir raison qu'il (ou elle) n'écoute plus les autres voire, pire, ne consulte même plus leur avis.

Comme quoi, même lorsque l'on choisit de plein gré son (ou sa) dirigeant(e), rien ne garantit vraiment que celui-ci (ou celle-ci) ne bascule jamais un jour du mauvais côté, bouffé(e) par l'ambition, l'argent, ou n'importe quel autre « péché ». En fait, l'Histoire l'a déjà prouvé à maintes reprises.

Les gens apprendront-ils un jour ?

Puis d'évoquer – enfin – le cas Nicholas. Ses réactions, si elles ne te surprennent pas, n'en demeurent pas moins emmerdantes.

— Je ne vais pas m'éterniser sur le sujet éternellement. Fuis, c'est apparemment ce que tu sais faire de mieux...

Et, sur ces paroles, tu relâches enfin la toile sans te soucier de sa dernière petite pique – qui te passe littéralement au-dessus – pour prendre la tangente. À défaut d'avoir suscité une réaction immédiate, tu espères tout de même qu'il prendra le temps de réfléchir à tes paroles.

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