“Reading my eyes” – ft. Leif Helström
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 “Reading my eyes” – ft. Leif Helström

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Sam 13 Oct - 18:49


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda (RIP), Solskinn Forsløve (RIP) ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 744 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 31 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

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“Reading my eyes”
@Leif Helström & Raphaël Tveit


Lieu et date du rp : Début décembre 2018, Raphaël s'invite carrément chez les Helström malgré les circonstances.
Protagonistes : Leif Helström & Raphaël Tveit
Résumé du rp : UC
Actions réalisées : UC.

Deux semaines ont passé depuis le procès de Leif. Pas un jour de plus, pas un de moins. Le regard vide, tu observes ton reflet dans le miroir en nouant une cravate argentée à rayures bleues et blanches qui tranchent le tissu en diagonale, par trois. Une fois la cravate correctement serrée autour de ton cou, tu t'attardes quelques instants sur le col de ta chemise : il n'est pas question qu'un mauvais pli vienne contrecarrer ton apparence ; rentrée dans un élégant pantalon en soie bleu marine, à rayures bleu foncé, verticales, la chemise blanche peine à dissimuler ta musculature – avant de te défouler sur Leif, tu n'avais pas tout à fait pris la mesure de ta stature physique : tu savais que tu t'étais endurci, mais à ce point... ? Alors, avec cette force acquise à force d'entraînements solitaires, au fin fond de la forêt de Bergen, tu ne reconnais qu'à peine ce corps qui est pourtant le tien. Tu secoues la tête. Heureusement, ta force ne contrarie pas ta vitesse et il est absolument hors de question que cela change un jour. La mine sombre, tu enfiles un gilet de la même matière et de la même apparence que ton pantalon, à quatre boutons noirs. Et tu parachèves le tout avec un veston. Même modèle, évidemment. D'un geste rodé par l'habitude, tu lisses les éventuels plis qui se sont glissés sur le tissu au contact de ta peau. Enfin, tu enfiles des mocassins noirs, impeccablement cirés.

Pour te rendre en territoire roux, en territoire ennemi, tu aurais pu choisir de muter et de courir à perdre haleine... sans que l'on ne puisse t'arrêter. Mais tu choisis au contraire d'employer le don de la meute brune : l'invisibilité. Concentré, tu t'effaces au monde, éteins ton aura, étouffes ton odeur, annihiles jusqu'au son que provoquent tes pas. La surprise de ta visite doit être totale. De même : tu ne tiens pas à ce qu'Elias en entende parler. Non pas que tu comptes préparer un mauvais coup, plutôt que tu ne souhaites pas qu'il se fasse de fausses idées sur les raisons qui te poussent à confronter Leif maintenant qu'il est Oméga. Après tout, toute cette histoire devrait être derrière vous à présent. Vous avez préservé votre honneur en rompant une alliance qui ne vous apportait que du tort. Alors pourquoi Fenrir Raphaël Tveit voudrait-il rencontrer un type qu'il a passé à tabac ? Le truc, c'est que tes motivations n'ont jamais été comprises, qu'elles ne le sont toujours pas et qu'elles ne le seront probablement jamais. Sans abattre les remparts de ton don, tu te glisses dans la demeure Helström par la porte – culot quand tu nous tiens. Tu en profites pour faire un petit tour d'horizon, cherchant à savoir si du monde traîne dans la demeure en-dehors de Leif dont tu perçois l'aura, et tu constates qu'il est seul – en omettant la présence des Deltas chargés de sa protection. De ceux-là, tu en fais ton affaire... Profitant toujours de l'avantage fourni par ton don, tu saisis d'un seul coup leur nuque et les contraint à se fracasser l'un contre l'autre. Satisfait, tu les fais doucement glisser le long du mur et les installes l'un contre l'autre, comme deux petits angelots endormis.

Enfin, tu abaisses tes remparts avant de t'inviter – sans toquer au préalable – dans l'espace vital du rouquin.

— Bonjour Leif... Je m'excuse de m'introduire comme ça chez toi mais ces deux Deltas ne sont franchement pas doués. Il faudra penser à les remplacer.

La main tendue vers lui, tu attends patiemment qu'il la serre, non sans laisser tomber :

— Rassure-toi, je ne suis pas venu en ennemi. Disons plutôt que je viens voir comment tu gères les événements depuis le procès.

Comme pour appuyer tes dires, tu guides ton aura vers la sienne. Nulle trace d'agressivité ne s'y trouve, ne s'y trouve qu'une forme sincère d'intérêt pour lui.

[HRP : Depuis le temps que j'en parlais j'ai décidé d'introduire... Pas désolée si tu croules sous les rp's :perv: xD]


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Sam 27 Oct - 16:09


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 636 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

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✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.



«Ayez pitié des méchants, vous ne savez pas ce qui se passe dans leur coeur.»

***

Des balafres parcouraient encore son visage. Les guérisseurs avaient bien fait leur travail, car on aurait dit qu’il lui était presque rien arrivé. Presque, car que dire des cicatrices à l’intérieur ? Ses diverses angoisses qui étaient encore grandes ouvertes ? Il n’avait même pas osé regarder en face Amanda, encore pire Viktor dont le regard inquiet mais fortement déçu le peinait encore plus. Son ainé savait-il à quel point il pouvait ressembler à leur mère parfois, en dépit d’une plus grande similitude avec leur père ? Il ne pouvait que le comprendre. Viktor avait toujours travaillé dur pour sa meute. Il avait été un bon bêta jusqu’au bout. Il avait perdu tant même pas pour ses actions, mais pour les liens du sang qu’il partageait avec Amanda et lui. Vik n’était pas du genre à être bavard, mais il avait sombré dans le mutisme. À croire qu’il faisait un concours de celui qui tirerait le mieux une tronche de six pieds de long avec Leif.
Kurtis et Katelina avait pris une douche froide, mais il sembleraient qu’ils ont pris le parti d’être réalistes : ce qui était fait était fait, et ils ne pouvaient qu’aller de l’avant. Leur optimisme d’éternels enfants n’arrivait pas à être contagieux. Une partie de Leif songeait qu’ils fuyaient la réalité plus qu’autre chose en continuant leur éternel numéro de clowns.
Le pire... Le pire c’était Amanda. Sa vie s’était écroulée comme un château de carte. Perdre en quelques jours ses enfants, l’homme qu’elle aimait, son statut d’Alpha, la confiance en sa famille, et une partie de la complicité qu’elle avait avec son jumeau. C’était beaucoup pour une seule louve. Il ne savait pas où elle puisait tant de force, car elle n’avait même pas versé une larme. Peut-être n’en avait-elle jamais eu le temps.  «Au moins, nous sommes tous ensembles», avait-elle dit. Ensembles ? Dans quel état ? Leurs liens ne seraient plus jamais les mêmes. Amanda faisait sûrement référence au fait qu’il n’était pas mort et qu’elle avait eu peur de le perdre, mais Leif aurait sûrement préféré être mort.

Le plus dur, ça avait toujours été de vivre.

Quant à lui-même... Il n’essayait de ne pas penser. Si il commençait à ouvrir la boite de Pandore, il était fichu, hanté et paralysés par tous ses sentiments qui tambourinaient contre le couvercle. À la place il peignait. Officiellement victime d’un accident de la route pour les humains, il profitait de sa convalescence pour jeter sur ses toiles le malaise qui l’habitait. Il n’avait jamais été aussi productif de sa vie, mais il n’avait osé daigné jeter un oeil sur ses créations, ces monstres issue de son âme, sorte de créatures qui n’auraient dû jamais exister.
Mais il n’avait que ça. Car à qui pouvait-il demandé de l’aide ? Se confier ? Il sentait bien que c’était au-dessus des forces de sa soeur. Et encore pire pour Nicholas. Penser à son petit-ami lui serrait toujours le coeur de peine. Ils n’en avaient pas parlé, et il sentait bien qu’il ne souhaitait pas en parler. Alors il confiait cela à ses pinceaux.  Il savait très bien qu’il ne produirait jamais du grand art de cette manière. Même avec un immense talent, l’Art se réfléchit. Il ne peut jamais être beau sans un concept. En gros, ce n’est pas parce que un imbécile a mis cette couleur là parce que ça lui plaisir que ça faisait un tableau avec de la gueule. Et pour ce que l’art ne soignait pas, il avait la clope, le chocolat et des litres de café.

Il s’adonnait encore à sa peinture quand des bruits suspects dans la maison. Il soupira en songeant que ses deltas étaient encore en train de faire des conneries, sûrement Tak - vu qu’il les avait surnommées Tik et Tak - qui emmerdait sa comparse. Le nez levé de son tableau, il constata une énième fois que sa chambre ne ressemblait plus à rien. Entre les croquis disséminés partout, les toiles qui s’empilaient, les piles de vêtements propres qui trainaient sur toutes les surfaces planes à peu près stables, le panier à linge qui avait largement débordé sur le parquet, les papiers de chocolat jetés de manière aléatoire, et l’odeur étrange venant du mélange café-clope-peinture-huile de lin-Leif, elle était un concept artistique à elle seule. Seul le lit était assez dégagé pour dormir, si on omettait  qu’il n’était pas fait et les livres et les DVD étalés du côté où dormait normalement Nicholas. Il soupira et ralluma une cigarette, se jurant (comme les vingt dernières fois) qu’il rangerait le lendemain. Il se focalisa sur sa peinture, bloquant tout élément extérieur à sa concentration, augmentant même le volume de sa musique. Il tira une latte de sa cigarette et se remit au travail.

- Bonjour Leif.

Le concerné se raidit en sursautant, n’ayant pas remarqué la présence du type qui était passé par l’encadrement de sa porte. Par réflexe il lâcha son pinceau qui fila droit vers le visiteur impromptu, qui l’esquiva avec une grâce injuste. Il serra dans des dents quand il reconnut, dans un second temps, la voix de Raphaël Tveit. Qu’est-ce qu’il foutait là ? Par réflexe, il bougonna un «Bonjour» en sortant la visage de derrière la toile, malgré le fait qu’il sentait son intimité allègrement piétinée. Comme si avoir deux deltas sur le dos en permanence ne l’avait pas déjà passée au rouleau-compresseur.

- [...] ces deux Deltas ne sont franchement pas doués. Il faudra penser à les remplacer.

- Si seulement... Soupira-t-il. Il posa sa cigarette dans le cendrier posé à côté et se leva pour aller chercher son pinceau, qui avait laissé une trace sur un mur et sur la pile de papier sur laquelle il avait atterri. Dans sa chance, ça n’avait pas atteint le vêtement juste en dessous. Il se leva dans le but d’attraper un chiffon et du white spirit pour nettoyer, mais il se retrouva face au bêta. Il regarda la main tendue, puis les siennes encore pleines de peinture fraîche, et bien que la tentation était forte, il se dit qu’il avait sûrement plus de maturité que cela. De plus, quitte à ruiner quelque chose, autant foutre ses paumes directement sur son costume à un nombre indécent de zéros. Ils se contrastaient. Leif, habillé d’un t-shirt blanc râpé aux endroits de frottements et d’un vieux jean troué, trop court, couvert de tâches de peinture, et avec ses cheveux auburn en bataille qui appelaient le coiffeur, se fondait dans le décor de sa chambre. Le bêta brun, avec son élégance habituelle, paraissait être un étrange collage au milieu de ce chaos.
La main de Raphaël resta donc dans le vide quelques secondes, Leif considérant qu’il était assez intelligent pour comprendre que manipuler de la peinture n’était pas très adéquat pour ce genre de politesse, et en conséquence, ne pas mal le prendre. Il alla donc chercher son chiffon et son produit, tandis que le bêta explicitait les raisons de la visite. Toutes les herses de Leif se baissèrent, bien qu’il essayât de ne pas le montrer.

- Oh ce n’est que ça... J’ai eu presque peur. En général les seuls types qui sont incognito dans ma chambre c’est pour partager mon pieu.
Déclara-t-il avec un sourire goguenard, mais qui tomba rapidement. Il frotta le mur délicatement pour virer le vert pétant du blanc cassé en fronçant le nez. Ces produits sentaient toujours aussi forts.

- Vous vous doutez bien que je ne danse pas la gigue tous les soirs, mais objectivement je m’en tire pas si mal. Merci de vous inquiéter pour moi, mais au lieu de perdre votre précieux temps, vous n’avez pas votre établissement à ouvrir ou les problématiques de votre meute à gérer ?

Il n’aimait pas vraiment qu’on l’interrompe quand il peignait. C’était ses moments de calme, de vide. Surtout pour faire quelque chose qu’il détestait : qu’un inconnu le fasse parler de lui.
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Ven 2 Nov - 18:43


Meute Brune

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“Reading my eyes”
@Leif Helström & Raphaël Tveit


En venant chez Leif, tu ne t'attendais évidemment pas à être accueilli comme le Messie, tu t'attendais plutôt à des insultes bien gratinées – pour le coup, tu les aurais presque trouvé justifiées. En l'occurrence, le roux s'est contenté de balancer – involontairement – un pinceau à travers la pièce, pinceau que tu aurais sûrement reçu dans la tronche si tu n'avais pas eu de très bons réflexes. Sourire à peine visible accroché aux lèvres, tu reportes toute ton attention sur ton interlocuteur et attends patiemment qu'il daigne t'accorder l'intérêt que tu mérites. L’œil observateur, tu suis les déambulations du plus jeune des yeux sans prononcer un mot, main levée pour une poignée de main bien que tu ne te sentes peu à peu l'air un peu con.

— Oh ce n'est que ça... J'ai eu presque peur. En général, les seuls types qui sont incognito dans ma chambre, c'est pour partager mon pieu.

Volonté de garder la face ou réelle tentative de faire de l'humour ? Tu n'en es pas sûr, tu te contentes d'esquisser un sourire courtois, appréciant tant bien que mal ce qui est « censé » être drôle sans parvenir pour autant à te dérider. Ce n'est pas ton genre, ça ne le sera probablement jamais.

— Vous vous doutez bien que je ne danse pas la gigue tous les soirs mais, objectivement, je m'en tire pas si mal. Merci de vous inquiéter pour moi mais, au lieu de perdre votre précieux temps, vous n'avez pas votre établissement à ouvrir ou les problématiques de votre meute à gérer ?
— Mon établissement se porte à merveilles, même quand je ne suis pas là. Quant aux problématiques de ma meute, j'imagine que Rhyddian saura parfaitement gérer la situation en mon absence, réponds-tu poliment – tu as beau savoir qu'il ne cherche qu'à te faire quitter les lieux de façon respectueuse, cela te passe visiblement bien au-dessus de la tête. En revanche, personne ne pourrait venir par ici, faire ce que j'ai à faire, à ma place.

Tu marques une courte pause, t'efforçant tant bien que mal de te rapprocher d'un siège pour éviter de marcher sur quoi que ce soit d'éventuellement précieux aux yeux de ton hôte – même s'il te paraît aberrant qu'on puisse ne pas ranger ce qui est précieux. En somme, tu as choisi de ne pas sous-estimer le bordélisme du roux – comme quoi, il n'y a pas que dans sa tête que c'est le chaos.

— J'aurais souhaité que la situation ne prenne pas un tel tournant bien que je reste persuadé que c'est un mal pour un bien.

Après quelques longues minutes de bagarre intensive avec le bordel de Leif, tu finis par – enfin – poser ton cul sur une chaise épargnée par sa peinture.

— Pour être totalement honnête, je comprends mieux que vous ne pourriez le croire vos raisons même si je ne les approuve toujours pas.


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Sam 17 Nov - 12:40


Meute Rousse

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Apparement, ni le bordel de sa chambre, ni ses blagues vaseuses, ni l’insulte à l’élégance qu’était son apparence, ni son invitation polie à déguerpir ne faisaient fuir l’intrus. Si cela ne tenait qu’à lui, il l’aurait insulté de tous les noms et servit ses deux majeurs, mais il n’avait même pas l’énergie de s’énerver. Pour quoi faire ? Il était bêta, lui oméga. Un coup d’aura dans le lard, et le voilà par terre en train de couiner. Il était coincé avec lui, et quitte à faire, autant continuer sa peinture.

- En revanche, personne ne pourrait venir par ici, faire ce que j'ai à faire, à ma place.
- Récupérer le mode d’emploi de Nicholas ? Désolé, mais mon Edwina l’a mangé... Avez-vous déjà essayé de l’éteindre et de le rallumer, juste pour savoir ? Lâcha-t-il plutôt pince-sans-rire, puisqu’il n’était pas vraiment convaincu lui-même de sa plaisanterie. Il en était presque amer, vu que même si sa cousine revenait, il ne pourrait pas la regarder en face. Il n’y arrivait déjà pas avec Nicholas. Même voir Raphaël se débattre contre l’armée d’objets jonchant sa chambre ne l’amusa pas. La seule manière serait qu’il se pète la tronche, mais Fenrir ne lui accorderait jamais cette grâce.
Le bêta continua. Il alla droit au but. Un mal pour un bien. Le pinceau niché entre ses doigts trembla. La phrase avait déclenché un petit trou dans la boite de Pandore où il avait  enfouit toutes ses pensées de ces dernières semaines. Actuellement, il avait juste envie de foutre l’entièreté du dit pinceau là où il y avait également ce balai que Raphaël Tveit devait chercher depuis des lustres. Mais... savait-il seulement? Non, il ne savait rien. Il ne pouvait pas savoir que presque toute sa vie il avait été enfermé. Et que tomber sous ce rang répétait encore le schéma. Il valait sûrement mieux être mort qu’un homme sans liberté. Peut-être croyait-il le connaître. Peut-être croyait-il qu’il ne voulait que l’attention de sa meute, alors qu’il préfère sa solitude. Qu’à force de les fréquenter, il pardonnerait. Alors que tout ce qu’il voyait c’est une bande d’hypocrites qui doivent le maintenir en forme pour assurer leur propre bien-être. Une de ses deltas essaie de se montrer bienveillante avec lui, mais il n’y croyait pas. Il lui préférait celle qui ne pouvait pas le piffer. Au moins, il était sûr que c’était honnête.

- Pour être totalement honnête,  je comprends mieux que vous ne pourriez le croire vos raisons même si je ne les approuve toujours pas.
- J’en doute pas, répondit-il plus sec qu’il ne l’aurait voulu. Je doute que vous m’auriez défendu si c’était le contraire. Je vous en remercie, mais sincèrement ça me fait une belle jambe que vous compreniez ou non.
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Dim 2 Déc - 18:45


Meute Brune

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@Leif Helström & Raphaël Tveit


— Récupérer le mode d'emploi de Nicholas ? Désolé, mais mon Edwina l'a mangé... Avez-vous essayé de l'éteindre et de le rallumer, juste pour savoir ?

Tu rehausses un sourcil sans comprendre ce que vient foutre Nicholas là-dedans – et ne parlons même pas d'Edwina. Sans un mot, tu poses donc ton cul sur une chaise épargnée par le bordélisme légendaire du roux, préférant éteindre cette petite voix de merde qui gronde en toi. L'ignorer. Ce n'est pas la première fois que tu la perçois, de loin, très loin – ou alors de bien trop près ? L'ombre d'un sourire accroché aux lèvres, tu reportes ton attention sur ton hôte. Tu t'imagines sans trop de mal ce qu'il pense de ta venue et, d'une certaine manière, tu ne peux que difficilement lui en vouloir : pour n'importe quelle personne sensée, tu es l'un des types qui a foutu en l'air le peu de stabilité qui régissait sa vie. Certes, c'était mérité – sur ce point, tu n'en démordras jamais – ; mais tu n'es pas suffisamment égoïste pour ne pas comprendre qu'on puisse à minima te haïr pour ça. Préparé à l'avalanche de mauvaises ondes qui risquait de déferler sur ta tronche en te pointant chez lui, tu restes par conséquent parfaitement stoïque face à toutes ses veines tentatives de te faire fuir.

— J'en doute pas. Je doute que vous m'auriez défendu si c'était le contraire. Je vous en remercie mais, sincèrement, ça me fait une belle jambe que vous compreniez ou non.

C'est un silence qui ponctue les paroles du roux. Ce genre de silence qui veut absolument tout dire pour qui y prête une attention toute particulière et, en même temps, qui n'a pas le moindre sens. D'ordinaire, tu aurais repris Leif, tu lui aurais rappelé que sa place est celle d'un Oméga qui n'a pas le droit de l'ouvrir, mais à quoi bon ? Dans le fond, Leif le sait déjà, ça n'est là que la piètre attaque de l'homme qui n'a plus que sa bouche pour faire entendre son mécontentement. Avant, Leif avait encore le statut de Traqueur derrière lequel se ranger. Ce n'était pas grand-chose, mais c'était toujours mieux que celui d'Oméga. Avant, Leif avait toute une famille derrière laquelle se réfugier. Ç'avait déjà un peu plus de poids : une Alpha pour grande sœur, forcément, ça forçait le respect. Avant, Leif l'ouvrait trop et, de ce fait, montrait de lui l'image d'un gamin qui refuse de se plier aux conventions parce qu'il sait qu'il ne craint rien grâce à son statut de privilégié ; aujourd'hui, Leif l'ouvre et, de ce fait, montre de lui l'image d'un homme brisé dans son orgueil qui n'a plus que son verbe, cela pour qu'on n'oublie pas qu'il n'a jamais été à l'aise avec les principes lupins. La vérité, c'est que tu trouves ce nouveau Leif bien plus respectable que l'ancien : il ne parvient qu'à prouver que son prétendu masque n'en a jamais été un.

— C'est tout de même triste de voir que tu ne comprends toujours pas ce qui a causé ta déchéance, Leif.

Tu laisses planer un silence. Malgré toi, tu ne peux t'empêcher de laisser tes yeux circuler longuement dans la pièce, comme s'ils cherchaient toujours cet élément qui va jurer avec le décor. Puis, d'une voix dénuée d'émotion, tu reprends :

— Tu es convaincu que toute forme d'autorité est dirigée contre toi alors que, dans le fond, elle n'a jamais été là que pour te préserver des autres.

Tu laisses échapper un soupir.

— Je ne crois toujours pas que tu saches ce qu'est la véritable souffrance. Tu en connais un bout, comme tout le monde ici bas ; mais, si tu connaissais la vraie souffrance, celle qui te déchire, celle qui te tire vers le bas, celle qui te refuse le sens du mot amour, plutôt que de te dérober face à tes responsabilités comme tu l'as si souvent fait, tu l'utiliserais pour montrer aux autres une alternative plus heureuse. – Tu marques une pause, ta langue glisse furtivement sur tes lèvres afin de les humidifier. – Tu as bon fond, évidemment, mais tu t'y prends comme un manche à balai parce que tu préfères ne voir que des ennemis autour de toi là où tu pourrais, en réalité, te faire des amis. C'est tellement plus simple d'agir ainsi, plutôt que d'admettre la possibilité que ceux que tu considères comme des connards sont en réalité ceux qui te ressemblent le plus. Tu sais, Leif, on déteste toujours ceux qui nous renvoient notre propre reflet dans la gueule.


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Sam 8 Déc - 12:10


Meute Rousse

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▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 636 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 29 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

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Le débit de Raphaël suivant ses plaisanteries était équivalent à leur qualité : le néant. Le roux n’en fut pas surpris car lui-même ne les trouvait pas drôles. Il continua sa peinture faute de voir le bêta débarrasser le peu de plancher visible. Pire, il avait l’air de s’installer alors que la chambre était une pièce horriblement inconfortable à cause du bordel ambiant. D’ailleurs, cette chaise était un véritable tape-cul sans le coussin qui l’accompagnait, mais celui-ci était noyé sous les strates d’objets renversés aléatoirement. Leif ne comprenait pas l’entêtement du bêta à vouloir s’enliser dans cette demeure pour lui parler. Il l’écouta, plus par politesse qu’autre chose, parce qu’il le jugea complètement à côté de la plaque. Il ne prit pas la peine de l’interrompre. Seulement un sourire amer déforma très brièvement son visage quand le bêta prononça le mot «protection». Il jugea que c’était bien le discours d’un dominant : on agite sous le nez des plus faibles qu’on est là pour les protéger, en échange de leur respect. Sauf que quand quelqu’un à tout pouvoir sur vous, il est trop tentant d’en abuser. Plus ou moins volontairement. Pourquoi n’aimait-il pas l’autorité ? Parce qu’il n’aimait pas se soumettre. Parce qu’il aimait pouvoir respecter ses principes, avoir le choix. Et la réponse à l’autorité n’était pas de sentir protégé, mais bel et bien de se soumettre.
Il s’était longtemps vu comme une sorte d’oiseau en cage. Une cage visible que de lui. Une cage, c’est fait pour vous protéger, mais aussi pour vous garder égoïstement là où on le veut, comme on le veut. Il est logique qu’il avait souffert moins que d’autres, pourtant il avait vécu des choses qu’il ne souhaitait à personne de vivre. Certes il avait connu ce qu’était d’être aimé. Sinon il n’aurait jamais pris la peine de pousser la porte du cabinet de Solskinn pour garder égoïstement cet amour à ces côtés. Mais il savait aussi ce que c’était d’attendre désespérément d’être aimé ; d’essayer de faire pousser une graine de tendresse dans une terre qu’on sait pourtant stérile. De tenter d’obtenir cet amour que l’on juge légitime, mais qui vous est refusé pour une raison inconnue.
Également, il ne considérait pas les gens comme des ennemis. Des nuisances, au pire. Ils avaient tendance à réveiller sa méfiance ou alors à le laisser indifférent. Il était bien moins conscient qu’il jugeait qu’ils étaient mieux sans lui dans leurs vies. Egalement, que la solitude était sûrement le meilleur moyen de ne jamais perdre un être aimé.
Raphaël se trompait, mais il n’avait pas envie de le contredire. Parce que sinon, cela entrainerait sûrement une interminable discussion, et il n’en avait pas envie. En fait, ce n’était même pas parce qu’il s’agissait en particulier de Raphaël Tveit. Outre le fait qu’il ne s’ouvrirait jamais à un inconnu, il n’avait simplement pas envie de parler.

La parole, c’était la clé de la petite boite.

Et cette boite, elle était très bien où elle était pour le moment.

Donc pour le faire partir, il devait couper la discussion, et la meilleure manière était de lui donner raison. On a rien à dire à quelqu’un du même avis. Mais il ne fallait pas qu’il en fasse trop non plus, sinon le revirement était trop suspect. Il jeta un coup d’oeil à l’étrange nébuleuse verte qui prenait forme dans le fond foncé de la toile, semblant réfléchir pour son oeuvre alors qu’il essayait de trouver une réponse satisfaisante.

- J’ai eu le temps de repenser à tout ça après que vous m’ayez pété le nez... Je sais très bien où sont mes erreurs, bien que votre avis est complémentaire et... sûrement pertinent. Je vais tâcher d’y réfléchir à la lumière de vos propos.

Une pause. Il fallait bien qu’il réponde un truc au sujet de ce qu’il sous-entendait dans la seconde partie.  

- Nous avons un seul gros point commun, c’est notre grand amour envers l’humanité. Je vous l’ai dit, je vous ne déteste pas. Votre existence n’est juste pas quelque chose qui m’enthousiasme. Comme celles de milliers d’autres, d’ailleurs. mais je ne retirerais pas ce que j’ai dit, ce serait malhonnête car hypocrite. Maintenant que vous avez votre... réponse, vous pouvez me laisser à ma peinture maintenant ?

Il sentait que la réponse serait «non», mais il espérait également lui faire comprendre qu’il n’était pas d’une humeur prompte à bavasser. Il le serait probablement jamais. Nous apprend-t-on pas qu’on ne parle pas aux inconnus ?
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“Reading my eyes” – ft. Leif Helström

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