Sturm und Drang [Edwina]
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 Sturm und Drang [Edwina]

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Sam 9 Mar - 16:22


Leif Helström
Meute Rousse

Leif Helström


▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 661 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Du chocolat, une photo de famille, un carnet de croquis, du matériel de dessin, ma haine du monde.


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Lieu et date du rp : Une semaine après le retour d'Edwina à bergen
Protagonistes: @Edwina S. Svanhildesen et Leif
Résumé du rp: Leif va devoir avouer ses bêtises à sa cousine, rendant ces retrouvailles difficiles
Actions réalisées au cours de ce rp: UC

Il parcourut doucement les veines du bois à travers la pulpe de ses doigts, regardant les courbes du vieux meubles. Ici, ça sentait le vieux papier, le bois, le cirage du parquet, le vernis, et les souvenirs. Combien de temps avait-il passé à débusquer Edwina à l’odorat entre ce labyrinthes d’étagère ? Ou alors Nicholas planqué dans la littérature étrangère ? Ou bien à se planquer pour dessiner des modèles trouvés dans des livres en prétextant qu’il étudiait pour ses cours ? Ou alors à avaler toute la théorie de l’histoire de l’art, des techniques de dessin ? Il pouvait dire à ses parents qu’il était à la bibliothèque, et en rentrant, il ramenait cette odeur caractéristique de papier et de bois pour le prouver. Il eut un sourire nostalgique. Il pensait aux auteurs qu’il avait découvert et qui étaient restés chers à son coeur, comme Charles Baudelaire et Albert Camus. Il avait eu envie de pouvoir faire ressentir les mêmes choses dans ses peintures que dans leurs livres. C’était pas glorieux selon lui. II n’avait jamais été confortable avec son art, il lui semblait toujours trop... trop lui. Trop passionné, sans cadre, de la simple émotion pure et violente. Rien d’intéressant, rien de commercial, rien qui ne soit autre chose que de la pure insatisfaction. Il soupira ensuite. Le problème avec les souvenirs, c’est quand on se rendait compte que la période dorée où ils s’étaient créés n’existaient plus. Il ne chercherait plus Edwina dans cette bibliothèque, parce qu’elle était partie, la laissant à quelqu’un d’autre. Il ne chercherait plus Nicholas, parce que Edwina n’y était plus, parce qu’il était bouffé par sa dépression, parce qu’il l’avait plaqué. Lui-même n’avait plus besoin de chercher des références dans des livres, parce qu’il avait Internet dans sa chambre. Rien ne serait comme avant. Même maintenant que sa cousine était revenue. Il ne savait toujours pas pourquoi elle était partie. Il avait toujours eu confiance en elle, répétant à tout ceux qui lui crachait dessus qu’elle avait fait ça parce qu’elle avait eu une idée, et qu’elle avait été jusqu’au bout. Parce que c’était son choix, qu’elle avait pensé faire pour le mieux. Peut-être parce que cette pensée avait été le seul rempart contre son angoisse d’être abandonné, parce qu’il y avait toujours cette partie de lui qui murmurait que c’était sa faute, que sa confrontation devant le Roi l’avait décidé à partir. C’était cette même raison qui lui faisait craindre leurs retrouvailles. Parce qu’elle ne savait pas. Et qu’il devrait tout lui dire. Elle pourrait lui tourner le dos, le laisser derrière pour de bon cette fois. Il ne pourrait même pas lui donner tort.
Il posa son long manteau de laine dans un porte-manteau non loin. Celui-ci puait encore plus la clope froide que d’habitude, parce qu’il fumait comme un pompier en ce moment. Il remerciait en pensée la personne qui s’occupait de la bibliothèque de lui avoir laissé une petite salle à eux seuls, c’est à dire un bureau de gestion vide. Il ne se sentait pas de se rendre au manoir des Svanhildesen, parce qu’il ne s’y sentait plus aussi bienvenue qu’avant. Puis au moins, ici, ses Deltas avaient de quoi s’occuper.
Il sentit une odeur s’approcher. Louve. Alpha. Connue mais inconnue. Des senteurs qui trahissaient sa mémoire mais qui semblaient se jouer d’elle. L’odeur d’une meute qu’il ne connaissait pas, avec des restes d’une personne qu’il connaissait plus ou moins. Ce n’était pas un sentiment agréable. Il avait l’impression d’être trahi par ses propres capacités, comme si elles avaient abandonné le navire depuis qu’il ne participait plus aux traques. La seconde d’après, sa mémoire avait vu juste. C’était bien une personne connue. Edwina. Alpha d’une nouvelle meute. Ce qui avait changé profondément changé son odeur. Comme sa propre odeur avait changé. Elle le saurait tout de suite qu’il avait dégringolé de rang.

Pourtant l’heure n’était pas aux questions. Il avait l’égoïsme, juste avant que tout soit détruit, de s’approcher pour la prendre doucement dans ses bras.

D’être juste heureux de la retrouver.
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Ven 15 Mar - 12:51


Edwina S. Svanhildesen
Solitaires Américains

Edwina S. Svanhildesen


▹ MULTICOMPTES : Vyranui Wahlberg, Torvald Marklund, Kayla Atkins. ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ▹ EMPREINTES : 3191 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 20/09/2014 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Perdue dans la neige norvégienne, quelque part dans la nature ou alors entre les feuilles d'un vieux livre poussièreux ou encore, entre deux étagères de la biliothèque, si ce n'est pas au fond de son lit. ▹ HUMEUR : Mordante mais pourtant la blonde sait restée polie avec ses interlocuteurs, enfin la plupart du temps, excepté une semaine par mois et bien sûr une semaine avant la pleine lune. Oh, également excepté les mercredis. Et les jours sans chocolat. Jamais en fait, ou rarement plutôt.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: un livre aux pages cornées, une petite dague et un stick à lèvres, le tout dans ma besace préférée


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Bergen. Une ville qui l’avait vu grandir. De jeune louve, à jeune femme, à alpha, puis à traitre. Une ville qui avait tout vu d’elle, son passé, peut être même un bout de son futur. Tout avait été construit ici, que ce soit entre les murs de la maison familiale, au sein de son lycée, ou dans la bibliothèque dont elle s’occupait. Un autre loup, d’ailleurs, avait repris le flambeau. Elle ne comptait pas reprendre la bibiliothèque. C’était plus simple comme ça d’ailleurs. Que ferait-elle désormais ? Elle n’en savait rien, mais l’avenir lui réservait déjà suffisamment de surprises pour qu’elle choisisse de ne pas trop s’en inquiéter. Elle savait que Fenrir trouverait de quoi l’occuper. Il l’avait toujours fait.
Le retour était difficile. Certes, plaisant. Retrouver les rues et ruelles qui l’avaient vus grandir, retrouver un environnement familier était réconfortant. Le calme des rues, comparé au bruit constant de celles de NY était également le bienvenu. C’était apaisant. Un véritable bonheur, à lui-seul, d’être ici. Edwina ne regrettait rien. Ni son départ, ni les modalités de ce dernier, ni les sacrifices qu’elle avait dû faire. Oui, c’est vrai, tout était différent. Bien sûr, beaucoup lui en voulaient… Skuli le premier. Bien sûr, personne n’avait compris et certains n’oublieraient jamais ce qu’elle avait fait. Peu importe. Edwina avait toujours été au bout de ses décisions, au bout de ses promesses. Toujours. Depuis toute jeune, la blonde avait porté ses idées comme un étendard au-dessus de sa tête. Ses convictions l’avaient toujours conduites à faire ce qu’elle voulait, de la façon dont elle l’envisageait, à la vitesse qu’elle choisissait. Alors, oui, parfois, ça impliquait de froisser des personnes, d’en laisser derrière, mais ça ne lui avait jamais posé problème. Bien sûr, pour certains le choix était plus difficile à faire, comme l’abandon de Nicholas. Qu’importe les justifications, qu’importe ce que certains pensaient, elle savait qu’elle avait eu raison. Peu importe qu’on puisse en penser autrement, lui apporter des arguments, elle n’en démordait pas. Ce qu’elle avait fait avait été nécessaire et, la façon de le faire, également. Ca avait protégé toute sa meute, permis à Olena de prendre les rênes et de s’assurer une parfaite entente avec la meute argentée. Tout. Absolument tout avait mis les siens en sécurité. Alors, bien sûr, elle avait froissé quelques égos, bien sûr. Mais qu’est-ce qu’elle s’en fichait. Si là n’était que les casses qu’elle avait eu, alors tout était bien qui finissait bien.

Qui disait retour, disait famille. Cette dernière, par contre, lui avait manqué. Comme Nicholas lui avait manqué. Tous, s’étaient retrouvés abasourdis devant cette nouvelle. Bien sûr, ses parents les premiers l’avaient très mal vécus, sans parler de ses cousines et cousins, qui eux, n’avaient sans doute pas compris. Comment, quelqu’un comme Edwina, très proche de sa famille, pouvait tout laisser derrière elle de la sorte ? Avec une telle facilité ? C’était incompréhensible pour beaucoup. Peut être, qu’à l’inverse, pour d’autre, c’était la preuve de son caractère et de sa façon de faire. Elle n’en savait trop rien. Ce qu’elle savait, par contre, c’est qu’elle n’avait pas encore vu Leif. Ed était passée au manoir familial, où tous s’étaient retrouvés. Ca avait été un moment riche en émotion, surtout pour son petit frère, qui étonnemment, avait bien grandi. Une certaine maturité se dégageait de lui désormais. C’était beau. Triste aussi d’avoir manqué ça, mais c’était sans doute son départ qui y avait contribué. Leif, quant à lui, avait préféré la retrouver à la bibliothèque. Pourquoi ? Elle n’en savait trop rien. Elle le connaissait, il n’était pas du genre démonstratif et avait toujours du mal à parler. Avait-il quelque chose à lui dire ? Elle n’avait pas cru le comprendre de la part de la famille. peut être qu’ils lui cachaient quelque chose, peut être pas. Ed n’était pas du genre à se méfier de ses proches, alors elle verrait bien. Leif lui-même étant suffisamment grand pour lui dire ce qu’il se passait.
La porte franchit, ce fut l’odeur de Leif, sans être l’odeur de Leif, qui lui indiqua le chemin, jusqu’à une petite salle individuelle, loin des oreilles indiscrètes. Son odeur était différente. Largement. Peut être que l’éloignement lui avait fait perdre la notion ? Non. Elle était sûre qu’il y avait quelque chose. Le temps que ses pas la mènent jusqu’à lui, le temps qu’elle voit son visage après avoir ouvert la porte, puis après l’avoir prit dans ses bras, sans rejeter son affection, la blonde comprit. Il n’était plus traqueur. Le choc lui fit écarquillé les yeux, sans qu’il ne s’en rende compte, le prenant alors dans ses bras. Elle resserra son étreinte. Que s’était-il passé ?
Une fois le câlin terminé, elle se recula un instant, ses yeux bleus cherchant ceux de son cousin. « Raconte moi. » Laissa-t-elle entendre. Contrairement à d’autres, elle préférait aller droit au but, même si, étonnement, Leif avait tendance à tourner autour du pot. L’inquiétude faisait place désormais sur le visage de la cousine. Qu’avait fait Solskinn ? De quel droit s’en était-il prit à sa famille ? A son cousin. Bien sûr, elle se souvenait des différents qu’elle, Amanda et lui, avaient eu avant son départ. Elle se souvenait parfaitement d’avoir été convoquée chez le Roi en personne pour régler ça. Et d’avoir vu son cousin être nominé au Conseil du Roi. Toujours est-il qu’elle ne faisait pas le lien. Et ça, plus qu’autre chose, l’inquiétait.


But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer — .
nous ne resterons pas assis
sur le brasier fumant
de notre défaite.
La reconquête n'est qu'à
quelques pas.
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Lun 25 Mar - 22:10


Leif Helström
Meute Rousse

Leif Helström


▹ MULTICOMPTES : Gabriel / Amelia ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 661 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 22/05/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Dans ton ombre ▹ HUMEUR : À plat, morose, sauf quand son rayon de soleil est à ses côtés

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Raconte-moi.

Les mots de sa cousine s’avançaient déjà comme la pointe d’un sabre vers sa gorge. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas entendu sa voix que sa mémoire avait du mal à la retrouver. Les pupilles d’Edwina rencontrèrent les siennes, et la honte couplée à la bassesse de son statut lui firent baisser le regard. Il prit une inspiration qui ne se transforma pas en parole. Sa lèvre trembla, laissant un silence pesant prendre trop de place.

Par où pouvait-il simplement commencer ? Il sentait les secondes le presser, l’inquiétude d’Edwina d’autant plus. En même temps, il n’avait jamais était bavard. Il ne l’était que quand on le forçait et ce n’était jamais agréable. Surtout que ses mots étaient souvent trop durs, jamais justes.

- Je...

Il avait juste envie de fuir, de tourner les talons et arrivedeci. Pouvait-il juste supporter voir encore une autre personne lui tourner le dos ? L’abandonner. Allait-elle essayer de lui péter le nez ? Ou même toutes les côtes ? Elle lui avait déjà foutu un poing dans la gueule pour cent fois moins que ça ! Il venait de se rendre compte que dans toutes les personnes de son entourage, la réaction d’Edwina était celle qu’il craignait le plus. Plus qu’Amanda. Parce que Amanda, elle, savait quelles circonstance l’avait amené à être si égoïste.  Également, parce qu’elle était une rousse, et que les coups déloyaux n’était quelque chose de vraiment dérangeant. Mais déjà, la réaction de Nicholas ne l’encourageait absolument pas à se lancer. Ferait-elle comme lui, à ne pas essayer de comprendre pourquoi ce choix ? Pourquoi avait-il agit ainsi ? Ou alors essayerait-elle de faire l’inverse.

- J’ai mérité ce qui m’arrive.

Mais tant pis, il était là. Tant pis, il savait déjà que ça allait forcément être le cas. Même si c’était très douloureux.

- Et je sais que tu vas me détester pour ce que j’ai fait. Comme tout le monde, parce que même Nicholas a fini par me plaquer...

Il commença à gratter le côté de son index avec son opposé. Il était de plus en plus nerveux. D’ailleurs est-ce qu’elle savait pour Nicholas et lui ? La question lui traversa l’esprit un instant. Enfin bref, maintenant elle savait, et ce n’était pas ce qu’elle devait savoir. Il savait que l’impatience d’Edwina la ferait vite s’énerver s’il essayait de retarder le moment. La gorge nouée, il essaya de reprendre le fil.

- Je ne suis pas doué pour parler... Désolé...

Il aurait pu écrire ces mots sur une lettre, la lui donner, mais d’une certaine manière, ce serait manquer de respect à sa cousine, à ses valeurs. Non, il devait faire cet effort. Pour elle.

- Je suis coupable de trahison. Parce que je ne supportais pas l’idée de perdre encore quelqu’un de ma famille, parce que je pensais bien faire en trouvant un moyen certain de les protéger.  J’ai été voir Solskinn et je lui ai fait promettre qu’il ne toucherait pas à mes frères et soeurs si jamais... je lui donnais les informations qu’il voulait en échange. Puis comme dans la mêlée... Rien ne pouvait me garantir sa survie dans la mêlée... J’ai... enfermé Amanda dans la cave... Pour la protéger.

Sa voix tremblante ralentit alors qu’il baissait le regard. C’était presque comme un deuxième procès. Être poussé à avouer, répéter les mêmes mots presque mécaniquement que ses souvenirs. Ce n’était pas agréable. D’autant plus quand le seul juge était quelqu’un qu’on aimait.

- Amanda n’est plus Alpha en partie par ma faute... Elias a réussi à savoir et... enfin... j’ai payé le prix de mes erreurs...

Il n’avait jamais été très volubile, alors il avait juste dessiné les grandes lignes de l’histoire. Cela devait être confus, mais les mots restaient coincées dans sa gorge. Il se tut, restant alerte. Il avait foncièrement peur de la réaction d’Edwina. Peut-être plus de son poing dans son nez, qu’il essayait d’anticiper tant bien que mal.
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Ven 20 Sep - 12:30


Edwina S. Svanhildesen
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Edwina S. Svanhildesen


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Leif n’avait jamais été doué avec les émotions, ni avec les mots. Comme un enfant qui grandit trop vite et qui se demande ce qu’il peut faire avec ses bras si grands et ses jambes si longues ; Leif se débattait constamment avec les émotions des autres, les siennes et les mots appropriés. Toujours. Alors elle le laissa parler. Surprenant sans doute. Edwina n’avait jamais été la plus patiente de sa fratrie. Sans doute ses traits blonds qui remontaient à la surface. L’Amérique, la société patriarcale dans laquelle elle avait vécu pendant un an, lui avait appris à faire avec. A laisser faire. Et parfois, à juste attendre le bon moment pour frapper d’un coup, sec, fort. Et se faire entendre. Oui, elle avait beaucoup appris. De personnes qu’elle ne soupçonnait pas être capables de transmettre quoique ce soit. Ce voyage avait changé beaucoup de choses, en elle, mais aussi dans son rapport avec les autres.

Les mots étaient difficiles à prononcer pour son cousin. Les phrases se construisaient avec hésitation et les yeux du roux ne quittaient pas ses doigts, qui se frottaient les uns contre les autres, sous le stress et l’inquiétude qui grandissait en lui. Elle ne put pas s’en empêcher et, d’un petit coup d’aura, tenta d’apaiser son cousin. Bien sûr, toutes les erreurs du monde pouvaient provoquer sa colère, sa hargne et même entrainer une engueulade. Au pire, ils ne se parleraient plus. Mais elle n’abandonnera pas les siens. Amanda et elle avaient été, pendant longtemps, en froid, pour autant, jamais elle n’aurait sacrifié à Solskinn sa cousine, ni sa meute. Bien sûr, si une solution catastrophique avait mis en conflit direct les blonds ou les bruns, Edwina n’était pas certaine de pouvoir protéger tout le monde. Toujours est-il que ça n’avait pas été un problème franchement rencontré.

Une fois son « discours » terminé, Edwina laissa un silence s’installer. « Je suis désolée pour Nicholas et toi. » C’était la première chose qu’elle trouvait à dire. Sans doute la seule. « Laisse lui du temps. » Sans doute beaucoup de temps. Peut être qu’il finirait par accepter cette situation et le choix qu’avait fait Leif. Peut être. Ou peut être pas. Personne ne pouvait s’engager sur ce chemin-là.
Maintenant, elle se devait de travailler sur ses mots, pour exprimer les émotions qui se battaient en elle. La stupeur de comprendre, enfin, ce qu’il s’était passé ce jour là. L’incompréhension s’était enfin levée. Elle comprenait mieux Amanda et le rôle qu’elle avait joué. Elle comprenait mieux ses réactions, comme elle entendait beaucoup mieux la protection massive dont Leif faisait preuve à son égard. Les émotions se bousculaient et seul un soupir sortit de ses lèvres. Que dire ? Tellement de temps s’était écoulé. La colère n’avait plus sa place dans le cœur d’Ed. Est-ce que beaucoup de choses auraient pu être évitées ? Oui, évidemment. Pour autant, pouvaient-ils être certains que la situation serait meilleure aujourd’hui si Leif ne l’avait pas fait ? Personne ne pouvait le dire, ni même les Augures. Alors est-ce qu’elle devait s’énerver ? Elle n’en savait rien. De manière assez surprenante, sans qu’elle ne le comprenne vraiment, elle comprenait Leif. Ça avait toujours été quelqu’un de loyal envers sa famille. Amanda, plus que beaucoup d’autre. Oui, il n’agissait pas pour le bien commun, mais qui le faisait réellement ? Qui dans tous ceux qui le blâmaient l’aurait vraiment fait ? Elle la première le comprenait désormais. Elle avait agit pour le bien commun. Mais qui le comprenait ? Elle avait sacrifié sa meute, permis à sa sœur de s’allier aux argentés, elle avait maquillé des meurtres de maudits, fait sortir des né-humains du pays, elle avait fait beaucoup. Mais peu de ses agissements étaient réellement visibles. Qui allait réellement, sincèrement, comprendre ses actes ? Sans doute personne.
Alors la colère n’était pas appropriée. La lassitude peut être un peu plus. Elle éclata d’un rire léger. « Dans quel merdier tu t’es encore foutu. » Laissa-t-elle finalement sortir. Elle posa son manteau dans la pièce, s’installa sur la table qu’elle trouva. Sourire mystérieux sur le visage, elle se passa la langue sur la lèvre. « T’as vraiment merdé. » Factuel. « Je suis désolée pour toi, ça doit beaucoup te peiner. » Et sans doute qu’il ne comprenait pas du tout sa réaction. « Je ne te frapperai pas. » Laissa-t-elle entendre, penchant sa tête sur le côté, amusée (et non pas blessée) par sa réaction. « Je pense que tu assumes suffisamment les conséquences de ton action pour pas t’en remettre sur la gueule. » Ça, elle en était certaine. « Que comptes-tu faire désormais ? » Parce qu’il fallait avancer et que se maudire de ses actions passées n’aidait en rien. Alors maintenant, il était temps qu’il se reprenne et qu’il avance.


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