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 “Patience is power. Patience is not an absence of action, rather it is "timing" it waits on the right time to act [...].”

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Mar 15 Sep - 2:31


Raphaël Tveit
puisses-tu courir sous la Lune

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▹ DC/TC : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 593 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

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Tveit Raphaël
“POWER RESIDES ONLY WHERE MEN BELIEVE IT RESIDES. [...] A SHADOW ON THE WALL, YET SHADOWS CAN KILL. AND OFTTIMES A VERY SMALL MAN CAN CAST A VERY LARGE SHADOW.” (GEORGE R. R. MARTIN IN A CLASH OF KINGS)




la forme lupine


Un pelage chocolat – proche du marron châtaigne –, des griffes noires que je prends soin d’entretenir quotidiennement, une gueule peu intimidante, une taille peu imposante, je n’ai jamais effrayé la concurrence ; on peut même dire que je passe très aisément inaperçu, je ne suis pas un loup brun pour rien ! Ceci dit, malgré ma petite stature, je suis très rapide et surtout très endurant. Je peux courir sur plusieurs kilomètres sans paraître essoufflé, ce qui peut s’avérer très utile quand je suis traqué. En revanche, j’ai ce que j’appellerai un toc pour le moins singulier venant d’un loup : impossible pour moi de supporter la saleté, si bien que je prends plaisir à prendre un bain avant et après la chasse. Résultat : ma fourrure est presque toujours belle et propre, flamboyante. Mon grognement, faible quant à lui, n’effraierait personne ; néanmoins, il paraîtrait que mon regard a cette lueur fascinante, déroutante et surtout terrifiante quand elle luit dans la nuit – on dit de moi que je respire le sadisme quand je suis en chasse. Et par Fenrir ! Ce que j’aime ça ! Si je le pouvais, je resterais sous forme de loup le plus clair de mon temps. Mais c’est impossible. Ce doit être la plus grande frustration des nés-loups j’imagine. Enfin, je finirai par dire que comme n’importe quel loup, mes sens sont plus développés que ceux d’un humain normal – ce n’est pas toujours une bonne chose ceci dit. Une personne maligne saura perturber mes sens avec un peu de bonne volonté. Ceci dit, quand il s’agit de chasse, et uniquement de chasse animale, je suis capable de traquer ma proie sur plusieurs kilomètres.
surnom(s) Aucun et je n'en veux pas + âge & date de naissance J'ai 28 ans, je suis né le 4 août 1987  + lieu de naissance À Bergen + nature Né-loup + nationalité norvégien + caractère de la bête Je suis très cool, comme mec. Quoi ? J'en n'ai pas l'air ? T'as peut-être raison finalement. Déjà, si tu regardes ma femme d'un peu trop près, j'te brise les deux jambes - estime-toi heureux que j'te brise pas autre chose, d'ailleurs. Ensuite, tâche de ne pas me sous-estimer. J'ai l'air de rien comme ça, mais crois-moi, je sais me salir les mains quand il le faut. Le sang, j'aime bien ça. Je trouve que ça a une très jolie teinte. Tu vois, si je devais comparer le sang à un fruit, ce serait une belle pomme bien rouge et bien savoureuse. Surtout le sang des Alphas, mais ça, personne ne le sait. Je sais très bien cacher mon jeu. Mentir, je dois avoir ça dans le sang car c'est ce que je sais faire le mieux. Tu vois là, je parle beaucoup, mais c'est parce qu'au fond même si je parle trop ici, je m'en fous ! Tu n'es pas censé(e) lire dans mes pensées. Parce que dans la vraie vie, je suis tout l'opposé de "bavard". Je suis même plutôt taciturne et pas très agréable à vivre. Même ma femme, je ne suis pas sûr qu'elle m'ait déjà entendu rire un jour. Ceci dit, j'ai quand même quelques qualités non négligeables que je me fais une joie de cacher aux yeux des autres. Par exemple, je suis brillant. Absolument brillant. Me battre aux échecs ? Impossible. Je te défie d'y parvenir - si je joue sérieusement, évidemment. J'ai cette fâcheuse manie d'anticiper très facilement les événements, ce qui m'offre une capacité redoutable : celle de savoir QUAND agir. Nul doute qu'un jour, je me débarrasserai de ces trois stupides Alphas qui se chamaillent le pouvoir du clan Ferie. Franchement, depuis le temps, faudrait tout de même se décider, non ?! Et quand on n'arrive pas à trancher, on s'entre-tue, le survivant remporte le titre, et on n'en parle plus. Oui bon, peut-être un peu trop simpliste comme façon de voir les choses, c'est même carrément indigne de moi ! Passons. Je crois que j'en ai assez dit, et puis... je ne vois même pas pourquoi j'te raconte tout ça. Qui t'es après tout pour moi ? Ah oui... La fourmi que je vais me faire une joie de réduire en charpie dès que j'en aurai l'occasion.  + situation familiale Orphelin + ta meute Brune + ton clan Ferie +ta position hiérarchique Beta des bruns (pas du clan) + ton allégeance va à qui ? Officiellement et officieusement, j'ai prêté allégeance à mon Alpha, Elias Hansen. + ton métier Gérant du « Dance on the Moolight » + ta situation (en couple, marié, célibataire) Célibataire + ta situation financière : Je n'ai pas à me plaindre + souhaites-tu être parrainé après ta validation ? Nope + un autre petit mot ? Encore moi !
+ Que pensez-vous de la monarchie lupine en place ? Que pensez-vous de la meute argentée et de sa prise de pouvoir ? les argentés ont imposés leur règne, soumis trois meutes et la meute noire fait bande à part. Qu'en pensez-vous ? Pourquoi ? J'ai toujours eu foi en la Monarchie, mais force est de constater que ce système est voué à mourir. Si, pour l'heure, les Argents savourent leur Gloire, nul doute qu'un jour viendra où tout sera renversé. Tout. Qu'aura-t-on à la place ? Je n'en ai pas la moindre idée. Une démocratie ? Pourquoi pas ? Mais est-ce réalisable ? Edwina S. Svanhildesen m'a fait part d'un rêve, un rêve étrangement similaire au mien... sommes-nous raisonnables ? Nos meutes sont trop radicalement différentes pour espérer un jour réaliser ce rêve et, pour l'heure, la priorité est d'abattre les Argents. Les Argents et cette idéologie malsaine qui est la leur. Après ? Après on verra.

+ Etes vous en faveur de ce régime ? Que ferez-vous pour changer les choses ? Bien sûr que non. Il faudrait être complètement fou pour accepter ce régime totalitaire. Avec les Argents au pouvoir, notre parole a été réduite à néant. Nos droits. Nos convictions. Tout s'est effondré. Qui sait ce que les Argents nous réservent encore ? À vrai dire depuis quatre mois tout est encore trop calme. On parle de Résistance. On parle d'espoir. Mais je ne crois qu'en ce que je vois. Qu'en ce que je sais. Et je sais que les Noirs ont apparemment déserté, mais est-ce vrai ? Est-ce vrai ou alors est-ce ce qu'on veut nous faire croire ? Aujourd'hui, personne ne sait à qui l'on peut se fier mais, en ce qui me concerne, j'ai déjà quelques cartes à abattre pour tenter d'y voir plus clair...

Meute Brune

les compétences générales


Laisser cet endroit libre, il sera rempli par le staff. I love you


les compétences personnelles


Ambition - Raphaël sait ce qu'il vise, et il fera tout pour y parvenir. Pour l'heure, il n'est peut-être pas perçu à sa juste valeur, mais il est persuadé qu'il atteindra tôt ou tard ses objectifs. Il n'a pas peur de l'échec, il n'a pas peur d'avoir à se relever. Il sait faire, il le fait depuis sa plus tendre enfance. & Manipulation - il sait anticiper les autres, même s'il lui arrive parfois d'être surpris, mais il sait surtout jouer avec les émotions d'autrui afin de servir ses intérêts.


derrière l'écran


+nom/pseudo Toujours le même ! + âge Blablabla + présence sur le forum Blablabla + ta région Je ne sais pas encore me téléporter :hihi:+ ton avis sur le forum Il est beau + comment nous as-tu trouvé ? De la même façon qu'il y a plusieurs mois Razz + tu as un dernier mot l'ami ? À MORT SOLSKINN !!!!!!
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Mar 15 Sep - 2:32


Raphaël Tveit
puisses-tu courir sous la Lune

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Luis dans les Ténèbres

La Lumière ne te sauvera pas de moi





Petits meurtres en famille

4 août 1990 – Bergen :

- Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire Raphaël ! Joyeux anniversaire !

Un moufflet est assis sur les jambes d’une belle femme brune au regard émeraude. À côté d’elle se tient un homme, grand, carrure impressionnante. Ils sont heureux, rien ne laisse présager le drame qui les attend. Après tout, leur môme fête ses trois ans cette nuit-là. Et de cette nuit il ne conservera en mémoire que le goût du sang, Ferreux. Métallique. Divin. Et il y a cette couleur. Ce rouge carmin. D’une beauté époustouflante. C’est d’ailleurs probablement cette nuit en particulier qui fera de lui l’homme avide de pouvoir qu’il est désormais… Pourtant, rien ne le laisse présager lorsque les éclats de rire de plusieurs adultes résonnent autour de lui, rien non plus quand sa mère dépose un doux baiser sur son front, ou encore quand son père part chercher le cadeau qu’ils ont choisi de lui offrir cette année-là. Absolument rien. Raphaël n’est encore qu’un enfant, son regard brille d’innocence. Et ses parents l’aiment, c’est tout ce qui compte.

Il est tard quand ses parents décident de le coucher.

La nuit étend son empire sur Bergen, c’est une nuit sans étoile, sans lune. L’enfant a les yeux posés sur sa veilleuse, les doigts engouffrés dans sa bouche qu’il suçote sans relâche, nerveusement, il cherche le sommeil qui ne vient pas ; dans sa chambre, il voit des ombres et ne les reconnaît pas, il reste calme même si cela le perturbe : il sait bien que ses parents ne viendront pas même s’ils pleurent, parce que ce n’est rien du tout. Il y a ces bruits aussi qu’il perçoit nettement, en provenance de l’extérieur. Des craquements nets et rapides, sûrement des gens qui courent dans le jardin. Peut-être ses parents qui disent au revoir aux invités ? Il tourne la tête sur le côté, ferme les yeux. Peut-être que le sommeil viendra cette fois. Et c’est le cas. Il sent que Morphée cherche à l’emporter en son sein, tout doucement. Les rêves vont peu à peu envahir son esprit. Envoûter son cœur. À moins que ?

Un premier hurlement le fait sursauter, féminin, il reconnaît sa mère, il blanchit, croit d’abord avoir fait un cauchemar. Mais le deuxième hurlement, masculin cette fois, celui de son père, lui fait comprendre que ce n’est pas un rêve. Il hurle à son tour, se recroqueville sur lui-même. Il sent que quelque chose ne va pas, mais il ne peut rien faire, il n’est qu’un enfant. Pourtant, le plus terrifiant ce n’est pas ces deux cris soudains qui ont perturbé le bon déroulement de sa nuit, plutôt le terrible silence qui s’ensuit. Les battements de son cœur ne sont plus ceux d’un enfant tranquille et parfaitement serein, mais ceux d’un enfant terrorisé. Il sait. Il sent l’odeur de la mort. Alors, près d’une heure après que les cris se soient arrêtés, il se lève doucement, passe par-dessus les barreaux de son lit : il en a l’habitude depuis déjà plusieurs mois, c’est ce qu’il fait tous les matins pour rejoindre ses parents dans leur lit. Ses pas le conduisent lentement jusqu’à la chambre du couple et, par habitude, il se réfugie dans leur lit. Les larmes roulent toujours sur ses joues. Elles redoublent même d’ardeur. Il y a du sang partout autour de lui. Ses parents ont été sauvagement assassinés, et ce n’est même pas de la main de l’homme.

Des chasseurs n’auraient jamais pu déchiqueter la chair de cette façon.

17 septembre 1994 – Bergen (quartier Sud) :

- Raphaël, ne t’éloigne pas tu entends ?

Le gamin lorgne son « tuteur » de loin, stoppé net dans sa tentative de fugue ; le bâtiment qu’il visait n’a pourtant rien d’exceptionnel, c’est un immeuble comme les autres, l’un de ceux qui forment le campus universitaire de Bergen. Il sait bien qu’il est trop jeune pour s’y inscrire, il ne s’y intéresse que pour une chose : trouver le moyen de lâcher du lest entre l’homme qui l’éduque à la place de ses parents, et lui-même. Cela fait à présent quatre longues années qu’ils cohabitent ensemble, depuis la mort de ses parents pour tout dire. De cette nuit tragique, il n’en a gardé qu’un vague souvenir ensanglanté, puis l’arrivée de ce grand dadais d’Andreas. Son parrain, il paraîtrait, ou un genre d’équivalent. Bêta du clan Ferie, déjà à l’époque, il l’avait pris sous son aile et s’était donné pour mission de lui enseigner tout ce qu’il y avait à savoir des us et coutumes des loups, particulièrement en ce qui concerne la meute brune. Le meilleur ami de son père, qu’il se plaît à lui répéter chaque soir. Raphaël n’en a que faire, il ne le croit pas, ne l’a jamais cru. D’aussi loin qu’il puisse se rappeler, il ne se souvient pas avoir jamais vu ce visage. Et quand il parle tout haut de ses soupçons, Andreas se veut rassurant en lui disant qu’à trois ans, on ne peut pas se souvenir de détails pareils. Tu parles ! Raphaël n’a jamais été stupide, il sent bien que l’homme lui ment ; il se contente alors de sourire avec innocence, comme si de rien n’était, et de hocher du chef en murmurant qu’après tout il doit avoir raison ; comme à chaque fois, Andreas lui ébouriffe la tignasse : pas d’inquiétude, il comprend très bien, après avoir vécu un tel choc dans son enfance, il est tout naturel de se méfier de tout le monde. Raphaël soupire, il n’a plus qu’à le rejoindre encore une fois en traînant des pieds, simple spectateur des affaires de grands qu’il entretient avec une autre meute de Bergen. La meute argent, pour ce qu’il sait alors malgré son jeune âge, le clan Rynket. Sûrement un partenariat pour la grosse boîte de nuit qu’il gère. Le gosse hausse les épaules, il s’ennuie ferme.

L’entretien va durer deux heures. Deux heures durant lesquelles Raphaël n’écoutera rien de ce qui se raconte, le tout sans savoir ce qui l’attend ensuite. Il voit enfin Andreas serrer la main de son homologue masculin. L’affaire est conclue ! Il était temps ! Ils vont pouvoir repartir chez eux, il va pouvoir reprendre sa partie d’échec – c’est du moins ce qu’il croit.

- Qu’as-tu retenu ? lui demande Andreas en le regardant de sa haute stature.
- Que… Quoi ?

Le môme affiche une mine ahurie : il était supposé écouter ?!

- Tu ne croyais tout de même pas que je t’aurais tiré de ta chambre juste pour que tu t’ennuies pendant deux heures ?! soupire-t-il, las. Tu es stupide ou tu le fais exprès ?
- Mais…

L’homme lui colle une taloche à l’arrière du crâne. La douleur est lancinante. C’est la première fois qu’il lève la main sur lui, quelque chose lui dit que c’est loin d’être la dernière.

- Suis-moi.

Raphaël s’exécute sans broncher. Il ne tient pas à énerver son mentor une seconde fois. Andreas le traîne donc à travers les rues de Bergen et le fait entrer de force dans ce qui ressemble fort à…

- “Dance on the Moonlight”. Cette boîte de nuit aurait dû appartenir à tes parents, si on ne les avait pas sauvagement assassinés il y a quatre ans. À cause de ça, j’ai dû la garder plus longtemps que prévu, mais je compte bien te la léguer un jour ; pour ça, tu vas devoir apprendre à utiliser ta tête, le mioche !

L’intéressé acquiesce en silence. Il ne voit pas vraiment le rapport avec les coutumes des loups, il se fiche pas mal du business humain ; néanmoins il ne tient certainement pas à se prendre d’autres coups, alors mieux vaut pour lui ravaler ses pensées, même si ça le gave de devoir apprendre des choses dont il se fout éperdument. Il n’a que sept ans, et son parrain voudrait déjà qu’il sache tenir une boîte de nuit ? Impossible.

- J’ai vu que tu te débrouillais bien aux échecs, petit. Tu verras que la gestion d’un commerce ce n’est pas beaucoup plus compliqué, poursuit l’homme avec un sourire.

4 août 1998 – Bergen (Nygârd, quartier sud) :

Ils se font face, un silence terrible et oppressant les sépare. L’un vient de remplir son verre d’un épais breuvage ambre, l’autre se contente de regarder ses pieds honteusement. Ils sont comme ça depuis près d’une heure. L’homme, d’une soixantaine d’années, a le regard mauvais – une lueur sadique danse au creux de ses perfides petits yeux verts – ; le garçon quant à lui manque cruellement d’assurance, il est trop jeune et bien trop faible pour faire face à son bourreau. Andreas n’est plus que l’ombre de lui-même. Les années ont passé bien trop vite et il a l’impression de n’être arrivé à rien du tout avec cet incapable de Tveit. D’un seul coup, il repose le verre à whisky sur la table. Le choc fait sursauter le garçon, il sourit d’un air pervers. C’est un sale trouillard au fond. Pas étonnant que ses parents soient morts !

- RAPHAËL ! aboie-t-il soudain. DEVENIR UN LOUP EST-IL AUSSI DIFFICILE QUE ÇA ?!

Son hurlement se termine sur un grognement menaçant, Raphaël se recroqueville sur lui-même, il cède face à la peur que lui inspire son mentor. Il sait qu’il va devoir encaisser les coups, pour la énième fois, mais il doit surmonter la douleur et vivre malgré tout. Lui prouver qu’il est celui qui a tort. À quoi bon ? Est-ce… nécessaire ? L’espace d’un court instant, l’enfant doute pour la première fois de ses convictions, de son désir de vivre. Cet homme n’a rien d’un ami de la famille. Cet homme prend seulement plaisir à le torturer pour voir jusqu’où il tiendra le coup. Et il commence… à perdre pied. Depuis un an. Cette scène, c’est la deuxième fois qu’il la vit, bien que la première fois lui avait paru beaucoup moins effrayante, sûrement parce qu’il n’avait alors que dix ans.

- TU AS ONZE ANS ! ONZE ANS ! ET TU N’AS TOUJOURS PAS PU MUTER ?! C’EST QUOI TON PROBLÈME ?!
- C’est toi, siffle-t-il entre ses dents.

Inaudible, il aurait dû l’être…

- Sale petit morveux ! l’invective Andreas d’un ton hargneux.

Il se lève d’un bond et se jette sur l’enfant. Les coups semblent ne jamais s’arrêter, et il se laisse faire, n’a pas la force de lutter contre l’adulte. Raphaël est faible. Trop faible. Il ne pleure même plus sous la douleur, elle est devenue trop familière ; elle est comme cette amante dont on ne parvient pas à se séparer. De toute façon, Andreas finira par se lasser ; soit parce que l’alcool aura eu raison de lui, soit parce que la frustration de ne plus voir le gamin pleurer sera devenue insoutenable. Raphaël préfère la deuxième version, même si c’est la plus rare. Il la préfère à la première, de loin, car il n’aura pas à soulever l’énorme corps écroulé sur lui, ni à supporter l’haleine fétide de l’ivrogne. Ce soir-là, comme tant d’autres soirs, il n’aura droit qu’à la première version, celle qu’il déteste le plus. Et il aura fallu près d’une demi-heure d’acharnement pour venir à bout de son bourreau… Près d’une demi-heure de souffrance muette. Le garçon se démène alors pour faire basculer l’énorme masse sur le côté, bien qu’à bout de force. Il n’y parvient que très difficilement. Un souffle éreinté lui échappe, il tâche de recouvrer une respiration normale, il lutte. Puis, sentant qu’il est prêt à se relever, le garçon cherche à s’agripper au parquet glissant pour se donner du courage. Les ecchymoses partiront, elles partent toujours. Elles ne seront rien à côté du souvenir impérissable de l’humiliation. Il ferme les yeux, inspire profondément, se redresse enfin. Tout son corps endolori gémit de douleur mais il réussit à se mettre à genoux. Il y est presque. Encore un petit effort… Une nouvelle inspiration est prise tandis que ses mains empoignent l’un des pieds de la table à laquelle ils étaient assis quelques minutes plus tôt, il puise au cœur de ses dernières ressources, se relève. Il ne lui reste donc plus qu’à rejoindre sa chambre et s’y enfermer. S’emmitoufler dans ses draps pour y puiser un semblant de réconfort. Un semblant. En boitant, il se dirige lentement vers la porte qu’il vise, s’y enferme. Quelques minutes plus tard, il s’écroule sur son lit, le visage enfoui dans son oreiller. Il s’y réfugie pour pleurer.


Je crois dormir. J’en suis même certain. Dans mon sommeil, une brûlante envie me prend d’un seul coup, elle monte en moi, s’empare de mon cœur et de mon âme pour la toute première fois. Andreas ne devrait pas avoir d’ascendant sur moi ! Je suis comme lui ! Je ne devrais pas… lui laisser le pouvoir. Je suis un né-loup, je le sais, il me l’a toujours dit ! Mes parents étaient liés à la meute brune, ils y appartenaient jusqu’au jour où quelqu’un a mis fin à leur vie… D’après Andreas, ce quelqu’un ignorait qu’ils avaient eu un enfant. Ils ne l’avaient annoncé à personne. Pourquoi ? Pourquoi m’a-t-on gardé secret si longtemps ?! Est-ce la raison pour laquelle je suis toujours vivant ? Je ne saurai probablement jamais, il est temps d’accepter cette vérité. De m’accepter. Ce rêve n’est pas normal… je ne devrais pas pouvoir réfléchir. Alors qu’est-ce que c’est ?


Le garçon dans son lit se retourne brutalement. Les yeux exorbités, il fixe le plafond sans le voir. Une étrange sensation envahit ses membres, il se met même à gratter ses jambes de façon compulsive. Cette démangeaison est abominable. Et elle s’étend au point qu’il en vient à se gratter les joues et le front. Un cri lui échappe même. Il ne comprend pas ce qui se passe. Il a bien une idée. Andreas lui a tellement rabâché de se préparer à ce jour… Depuis qu’il a huit ans il ne cesse de le lui rappeler : « À partir de tes dix ans, ta première mutation pourra arriver à n’importe quel moment. La première n’est jamais facile ! Tête de linotte, tu m’écoutes quand je te parle ?! Entraîne-toi à supporter la douleur si tu ne veux pas hurler comme une fillette ce jour-là ! ». Peut-être aurait-il dû l’écouter, finalement ? Une bouffée de chaleur le prend subitement à la gorge, elle se répand comme une traînée de lave dans son sang, parcourant ainsi chaque parcelle de son corps. Il brûle. Il hurle. Sa peau s’étire, il essaie de la remettre en place, naïf. Il ne contrôle plus rien. Ses gestes sont vains. Un autre cri s’arrache à lui, plus assourdissant encore. Il se sent l’air d’un agneau qu’on éventrerait. Le comble pour un grand méchant loup ! Il n’y a pas de mot pour décrire ce qu’est la première transformation. Il sait qu’il en gardera un souvenir traumatisant : les coups d’Andreas lui paraissent tellement ridicules à côté de ça. C’est alors qu’il se rappelle avec effroi d’un détail primordial : « Raphaël, surtout, quand tu muteras, pense à retirer tes vêtements ! N’oublie surtout pas de le faire si tu ne veux pas rater ta première transformation ! ». L’enfant cligne des yeux, terrorisé. Il doit combattre la douleur, ne pas s’y abandonner. Pas tout de suite. Cela serait tellement plus facile si Andreas ne l’avait pas brisé en mille morceaux quelques minutes plus tôt ! Raphaël secoue vivement la tête, ce n’est pas le moment de se plaindre. Ni une ni deux, il se débat avec son bas en s’efforçant d’oublier les tiraillements de sa peau. Il se déshabille. Aussi vite que possible. Le besoin de changer se fait plus impérieux à chaque seconde. Il ne sait pas pourquoi, mais il est persuadé que ce sera une libération pour lui. À peine a-t-il ôté son dernier vêtement qu’il pense à un autre conseil de son mentor : la position. Pour une première mutation, il n’est pas sûr que cela fonctionne aussi efficacement que pour les autres. Mais qui sait ? « Raphaël, met-toi à quatre pattes ! Deviens loup dans ta tête avant de le devenir physiquement ! » Dans la seconde, le gamin s’est mis en position. Ils l’ont tellement pratiquée que c’est presque un jeu d’enfant. Presque. La douleur le gêne. Il hurle de nouveau, espérant sans doute qu’extérioriser sa souffrance l’aidera à passer outre. Puis, les poings resserrés, les bras et jambes tendus, le dos creusé, il est enfin à quatre pattes. Il se force ensuite à garder une respiration aussi calme que possible. Il sait que le halètement approche dangereusement, ils en ont tellement parlé ! Et il vient. Raphaël ferme les yeux, aussi fort que possible. Il cherche à canaliser cet effroyable supplice. Il sent les gouttes de sueur perler doucement sur son front. Il les ignore.


Qu’est-ce que tu disais, bon sang Raphaël ?! ACCEPTE QUI TU ES BORDEL ! NE LUTTE PAS CONTRE TON INSTINCT ! C’est ce que je me répète alors en boucle. Je veux ne plus penser à cette horrible sensation de décomposition. Elle est naturelle ! Elle ne te décompose pas, au contraire ! Elle est là pour te reconstruire ! Ah ! Si je le pouvais, je hurlerais déjà à la lune pour lui dire à quel point je la hais de me faire souffrir à ce point ! À quel point je lui en veux de m’avoir fait naître dans une famille de loups voués à mourir par la main des leurs ! Des leurs ?! Com…


- AAAARGH…. !

Les premiers os ont craqué. Se sont brisés. Raphaël n’aurait jamais cru qu’on puisse avoir mal à ce point. La première partie n’avait été que franche rigolade comparée à celle-ci. Les os continuent de se casser, de se désarticuler. Et lui ne cesse plus de hurler à la mort. Il ne voit même pas la porte de sa chambre s’ouvrir à la volée. Il ne voit pas non plus Andreas qui le regarde, les yeux brillant d’euphorie. Il ne voit rien si ce n’est l’incarnation même de la souffrance. En face de lui, son mentor mute à son tour. Il sait qu’ils vont enfin pouvoir chasser ensemble, qu’il va pouvoir lui enseigner la traque et tout ce qu’il y a à savoir pour survivre quand on est un loup. Il attendait ce moment avec tant d’impatience ! Soudain, le garçon s’arrête de crier. Il rouvre les yeux et découvre un tout nouveau monde. Des odeurs qu’il ne connaissait pas viennent agresser ses narines. Des sons inconnus, trop bruyants, tout le désoriente. Il se recroqueville sur lui-même. Son loup doit paraître si insignifiant. Si petit. La silhouette d’Andreas, sous forme de loup, se rapproche de lui. Il l’effleure du bout de la truffe pour lui indiquer de se lever.

La nuit vient seulement de tomber…

La chasse peut commencer.


À compter de ce jour, Andreas n’a plus jamais levé la main sur son protégé. Il lui a même tout appris : comment traquer les proies les plus dociles jusqu’aux proies les plus dangereuses. Il lui a également enseigné l’art d’échapper aux chasseurs. Il ne lui a jamais reproché son manque de force, ni même sa taille insignifiante : il lui a plutôt appris à s’en servir à son avantage. Qui plus est, il a toujours salué son agilité et sa rapidité, ainsi que cette lueur magnifique qui luisait dans son regard chaque fois qu’il était sous forme lupine. Cette petite étincelle de perversité, si inquiétante, et qui ferait sa réputation à l’avenir, il en était persuadé. Oh oui, à compter de ce jour, Andreas était devenu son meilleur ami…

Ou pire ennemi ?

24 juin 2002 – Bergen (Haukass) :

La nuit étend son doux fléau sur Bergen ; la brise estivale est encore fragile, fraîche, le printemps vient seulement de mourir. Là-haut les étoiles parsèment cette immensité noire de lueurs incandescentes, tandis que la lune est haute, pleine, superbe. C’est un jour rare, l’adolescent le sait : la Lune, la Terre et le Soleil sont presque alignés. Cette nuit-là aura lieu ce qu’on appelle une éclipse pénombrale. Rien de particulièrement exceptionnel en soit, si ce n’est que l’ombre de la Terre se reflétera très légèrement sur la Lune. Dommage qu’il ne puisse savourer plus que ça l’événement, Andreas et lui ayant quelques affaires de famille à régler. Sous sa patte, un loup plus gros et plus imposant que lui gémit, une plaie béante causée par un piège de chasseur l’empêche de se débattre : Raphaël a parfaitement calculé son attaque. À cette heure-ci, dans ce coin précis de la vaste forêt de Bergen, il sait qu’aucun loup ne viendra. Il grogne, la lueur machiavélique de ses pupilles luit d’un éclat surnaturel. Andreas glapit de terreur. Il n’a pas vu le coup venir… Il aurait dû pourtant, il aurait dû savoir que le gamin finirait par découvrir la vérité. Devant lui, Raphaël reprend peu à peu les traits de l’homme, s’assied près du loup. Sa nudité ne l’embarrasse en aucun cas. En revanche, il jette un bref coup d’œil au loup devant lui et murmure :

- Tu sais « papy », je crois que nous avons beaucoup de choses à nous dire. Il vaudrait mieux que tu puisses répondre à mes questions si tu ne veux pas que la douleur s’éternise.

Il marque une pause, regarde le piège qui encercle douloureusement la patte du loup et, avec un sourire sadique, il appuie dessus. Le loup couine misérablement, et peu à peu les traits de l’homme reviennent. Il serre les dents, tâche d’oublier la douleur, lancinante, qui lui déchire le muscle de la jambe.

- Qu’est-ce que tu… veux savoir ? grogne Andreas, le souffle court.
- Eh bien… on va commencer par « pourquoi » ?

Le vieil homme soupire.

Il ne sait pas par où commencer.

Raphaël, quant à lui, a relâché la pression sur la blessure : il ne tient pas à ce que le vieillard perde connaissance. Pas tout de suite.

- Ta grand-mère est morte environ un mois avant eux. Elle a été tuée par des chasseurs à cause de ta mère, qui s’est fait rouler dans la farine par une gamine, telle une débutante, répond-il en grimaçant de douleur. J’ai toujours dit à ton père que cette garce n’avait rien à faire dans notre famille ! – L’adolescent ne digère pas l’insulte, refait pression sur la blessure, sans aucune retenue ; Andreas grimace de douleur mais se refuse de laisser échapper le moindre son qui trahirait son supplice. Quelle surprise quand j’ai appris qu’ils avaient eu un rejeton ! J’ai pris la nuit pour me décider, puis je suis allé te récupérer alors que tu dormais entre tes parents. Baignant dans le sang. Et puis, ça me donnait l’occasion de savourer le résultat de ce dont j’étais l’unique responsable. Par la suite, j’ai brûlé la maison. J’ai fait passer ça pour une attaque de chasseurs. C’était tellement commun à l’époque que personne n’a cherché à remettre en cause mes dires, surtout que nous avions déjà été leur cible un peu plus tôt.

- Comment ?

Andreas se permet un sourire malgré la douleur. La question l’amuse sincèrement, il pensait que le môme aurait déjà cette réponse en venant. Comme quoi, il l’avait encore surestimé cet idiot ! S’il avait prêté un peu plus attention à ses affaires, avec le “Dance on the Moonlight”, il aurait compris depuis longtemps que ses partenaires n’étaient pas vraiment des tendres.

- J’ai juste eu à profiter de certaines tensions entre tes parents et d’autres loups. J’ai attisé leur haine par quelques mots bien placés, ici et là, sachant qu’ils finiraient par laisser parler leur instinct sauvage. Nous sommes des loups, après tout ! Et ça a payé. En échange de bons procédés, d’autres que moi ont accepté de faire le sale boulot. Tu comprends, je n’aime pas me salir les mains, et c’était l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Mon business en sortait d’autant plus gagnant… raconte-t-il calmement.

Raphaël ne tarde pas à sentir que son « grand-père » prend plaisir à lui confesser cette histoire, elle anime tout ce qui lui reste de perversité. Ce qui l’étonne encore plus, c’est que l’homme ne cherche pas à alerter leur meute. Il canalise sa douleur et la garde pour lui. De la même façon que l’adolescent parvient à masquer ce qu’il fait. Il croyait que savoir ce qui s’était réellement passé cette nuit-là apaiserait sa peine. Il ne pouvait pas espérer mieux. Il a l’impression de ne plus rien ressentir du tout lorsqu’il s’apprête à muter, interrompu par une question du vieil homme :

- Comment as-tu su ?

Raphaël se contente de murmurer un prénom. À peine audible. C’est Tobias, le jour de sa mort, qui s’est excusé. Agonisant suite à une véritable attaque de chasseurs – et non pas un mensonge pour le coup –, l’homme l’avait attrapé par la peau du cou avec le peu de force qui lui restait pour s’excuser de ce qu’il avait fait. Au début, Raphaël n’avait pas compris. Pas tout de suite. Ce ne fut qu’en apercevant la brève lueur d’anxiété qui avait jailli dans ses yeux verts qu’il avait compris. Andreas se laisse tomber, il s’en doutait.

- Tobias a toujours été un faible, marmonne-t-il.

Estimant qu’ils n’ont plus rien à se dire, l’adolescent provoque sa mutation. Lui ne se cachera pas, ou presque pas. La meute brune saura qu’un loup est responsable de la mort d’Andreas, mais elle passera pour une « bénédiction ». Après tout, mieux valait mourir vite que sous la torture d’un chasseur… D’un seul claquement de dents, net, le loup arrache la trachée de son papy. Il n’éprouve pas la moindre culpabilité. Il n’éprouve rien si ce n’est un plaisir intense. Pour la première fois de sa vie, il est heureux. Ôter la vie d’un des siens lui a procuré la plus belle des sensations, le bonheur, et il sait qu’il recommencera, encore et encore. Joyeusement. Uniquement pour se délecter du plaisir de tuer.

La vengeance n’est rien comparée à la jouissance de la mort.

Paradis Perdus, Plaisirs Sauvages

13 janvier 2007 – Moscou (Tverskaya) :

Raphaël n’a pas encore tout à fait dix-huit ans mais presque. Pour ses études il a décidé de partir en Russie. Il s’est donc installé dans l’un des quartiers les plus prisés de la ville, où règnent en maîtres incontestés les aristocrates avec leur douce amie Luxure. Il fait partie de ce « clan », non pas parce qu’il provient d’une famille très aisée, mais parce que le jeune homme a su se faire une place de choix à Bergen en commerçant, ce depuis qu’il a seize ans. Bien sûr, il n’a pas hérité tout de suite après la tragique mort de son « grand-père » du “Dance on the Moonlight”, la boîte ayant d’abord été confiée aux soins de son nouveau tuteur – c’est-à-dire le précédent Alpha de la meute brune, à savoir ***** ********** (1) qui l’a pris sous son aile presque aussitôt après la mort d’Andreas : il considérait qu’un orphelin devait être pris en charge par une famille capable, surtout en sachant que toute sa famille avait été proie des chasseurs. À Moscou, Raphaël ne vit pas seul. Son colocataire, Adrian, fait les mêmes études que lui : ils sont dans le commerce international. En revanche, c’est un humain qui vient de Finlande et Raphaël redouble encore de méfiance à son sujet : il ne tient pas à être surpris d’apprendre un jour qu’il est en réalité un chasseur, on ne sait jamais. Surtout qu’il ne le connaissait pas avant d’emménager dans ce charmant petit appartement qu’ils louent. Heureusement, en trois mois de vie commune – bien qu’ils ne se parlent pas plus que ça –, Adrian n’a jamais eu le moindre problème pour payer le loyer ; Raphaël en a donc déduit qu’il est tombé sur une personne sérieuse, chose qui lui suffit pour être « poli » à son égard. Seul dans sa chambre, les pieds posés avec nonchalance sur son bureau, le bel homme bouquine un énorme pavé. Stratégies Concurrentielles n’a pas l’air d’un livre passionnant, et pourtant Raphaël le lit avec un intérêt non dissimulé, hochant la tête chaque fois qu’une phrase lui parle mieux qu’une autre. Il a bientôt fini de le lire quand son aimable colocataire vient le voir, histoire de lui proposer une sortie en discothèque ; au début, le jeune homme veut refuser, mais Adrian se montre si insistant qu’il finit par céder.


La soirée s’annonce finalement prometteuse : Adrian a visiblement pris grand soin de repérer les bons plans de la ville, et c’est avec un plaisir non dissimulé que le jeune homme se plaît à regarder les jolies demoiselles qui s’agglutinent dans la file d’attente, espérant sans doute réussir à entrer. La discothèque semble très sélective car les videurs n’hésitent pas à rembarrer les femmes qui ne sont pas assez belles – ou alors celles qui n’ont pas l’air assez riche ? Dans la foule, Raphaël repère une superbe jeune femme en particulier. Elle est accompagnée d’un homme qui a tout du type très important auprès duquel il vaut mieux éviter de s’attirer des ennuis. Celle-là, il sait d’office qu’il la possédera, coûte que coûte. Le bleu de ses yeux l’attire comme un aimant, et ce n’est rien à côté de sa chevelure blonde platine qui ondule gracieusement le long de ses épaules. Quant à sa jolie peau d’albâtre et ses petits airs de poupée fragile, Raphaël se plaît déjà à s’imaginer en train de plonger ses griffes dedans. La silhouette, bien que petite et menue, possède des atouts non négligeables qui lui inspirent plus de désir qu’il ne le voudrait, lui qui s’est habitué à conserver une maîtrise de lui-même imparable. C’est alors qu’Adrian commence à lui parler. Il l’entend mais ne l’écoute pas vraiment, il se contente de marmonner des courtes phrases ici et là pour lui faire croire qu’il ne parle pas seul. Ce n’est qu’après un bon quart d’heure d’attente qu’ils arrivent devant le videur. Ce-dernier envisage d’abord de les recaler quand Adrian sort une carte qui suffit à convaincre l’homme. Raphaël demeure impassible même si le bref échange des deux hommes l’a fortement intrigué. Il ne posera néanmoins pas de questions. Pas tout de suite. Au lieu de cela, il suit son colocataire dans le bâtiment, prenant soin de ne toujours pas quitter des yeux la belle blonde… Il compte bien l’accoster durant la soirée.

[…]

- Excusez-moi mademoiselle, dit-il assez fort pour être entendu malgré le tapage qui règne autour d’eux, j’ai cru comprendre que vous étiez accompagnée ; j’imagine que je ne devrais pas vous parler, n’est-ce pas ?

Il maîtrise le russe à la perfection. Ce n’est pas pour rien qu’il le pratique depuis plusieurs années : il a toujours su qu’il irait faire ses études en Russie. Empli de cette folle assurance masculine, il lui adresse un clin d’œil amusé, ses lèvres se fendant d’un sourire de prédateur. Elle ne le sait pas encore, mais elle ne lui résistera pas. Son aura s’y prépare déjà. Accoudée au bar, la belle blonde regarde autour d’elle avec inquiétude avant de reporter son attention sur l’impudent qui ose lui adresser la parole. Elle aime ça, bien qu’elle ne le montre pas. Le jeune homme, elle est persuadée de l’avoir vu dans la file d’attente. Elle parierait même qu’il a tout à fait conscience du danger qu’il prend en se risquant à flirter avec elle. C’est lui-même qui le dit d’ailleurs… Il sait très bien qu’elle est accompagnée.

- Vous avez raison, répond-elle, mais je crois que vous vous en moquez.

Elle se rapproche sensiblement, Raphaël en profite pour l’enfermer dans sa bulle. Il n’y va pas par quatre chemins, si elle le désire, ils peuvent se rejoindre à la Cathédrale Basile-le-Bienheureux. Il y sera dans exactement quatre heures. Elle sourit et retourne à son cocktail qu’elle sirote sensuellement, la paille glissée entre les lèvres. S’il ne s’écoutait pas, le jeune homme l’aurait probablement croquée dès cet instant.

[…]

Il est quatre heures du matin. Raphaël attend patiemment son rendez-vous secret. Il respire la sérénité, ainsi adossé contre le mur de la Cathédrale, et fumant une cigarette sans se soucier de nuire à sa santé. Quand la belle blonde finit par paraître, il se remet à sourire, satisfait ; il la laisse approcher. Il sent qu’elle hésite, elle ne peut s’empêcher de regarder tout autour d’elle, guettant un quelconque signe de filature. Elle a peur, sa peur ne fait qu’exciter son désir, le poussant à son paroxysme. Quand elle arrive à son niveau, il ne lui laisse pas la moindre chance de s’exprimer : il l’attrape et la plaque contre le mur, affamé. Leurs langues s’emmêlent, avides ; leurs corps s’enchaînent, ivres. Les mots n’ont pas leur place entre eux. Seule l’alchimie de deux corps voués à s’unir encore et encore alors qu’il n’existe aucun amour entre eux. Pas la moindre trace d’un quelconque sentiment d’attache.

Cette nuit-là, ils ne dormiront pas.

Comment beaucoup d’autres nuits.

13 avril 2007 – Moscou (Tverskaya) :

Trois mois et il s’est déjà lassé de leurs ébats. Raphaël regarde par la fenêtre de sa chambre, pieds posés sur son bureau et un énième énorme bouquin serré entre ses doigts – Droit du commerce international. Il repense à la belle blonde – dont il n’a jamais su le prénom –, sait qu’il va devoir jouer franc jeu pour mettre fin à cette étrange relation qu’ils entretenaient ; ce n’est pas la première fois qu’il met fin à une liaison, mais il éprouve cette fois-ci une bizarre impression : la jeune femme risque de lui donner du fil à retordre. Et il y a ce type aussi, qu’elle était supposée fréquenter. Depuis leur rencontre, il ne l’a plus jamais vu rôder autour de sa proie. C’est d’autant plus anormal qu’il est persuadé que le type était également un loup. Né ? Peut-être bien. Une chose était sûre en revanche : c’était un loup du genre extrêmement possessif à en croire son comportement avec la jeune femme.

Il jette le bouquin sur son bureau et se lève, enfin décidé à retrouver la donzelle et mettre fin à leur petit jeu. Il n’arrivera pas à se concentrer tant qu’il n’aura pas réglé cette histoire. En partant, il salue sans le voir son colocataire et récupère son paquet de clopes à la volée. C’est au « Lotte Hotel Moscow », un des hôtels les plus cotés de la ville, qu’il la rejoint tous les jours, ou presque, dans une chambre luxueuse. L’équipe hôtelière le connaît bien maintenant, au point qu’il n’a plus besoin de dire qu’il désire la voir qu’elle l’appelle de suite. Elle paraît après quelques minutes d’attente, le plus souvent dans une robe qui lui sied à merveilles, et l’invite à la suivre d’un mouvement de l’index évocateur ; comme chaque fois, elle s’est arrêtée au beau milieu du sublime escalier de marbre qui surplombe le hall principal de l’hôtel, unique accès aux chambres, une main gracieuse posée sur la rambarde. Cette fois-ci, Raphaël refuse d’un simple mouvement de tête et la belle blonde comprend qu’elle doit le suivre.


- C’est fini.

Ils sont à la terrasse d’un café du quartier où il vit quand Raphaël prononce ces deux mots. Il soutient son regard même lorsqu’il porte sa tasse à portée de lèvres. Elle ne dit rien, seul le mouvement nerveux de ses lèvres trahit la colère qui monte en elle. Un rictus mesquin naît alors sur les lèvres du jeune homme, réduisant à néant son impassibilité. Son « amie » explose aussitôt. Une multitude de jurons s’échappent de ses ravissantes lèvres ; il perçoit un “ ублюдок” qui ne fait qu’entretenir son amusement pervers, ce jusqu’à ce que sa réaction excessive finisse par le rendre furieux à son tour. Il lui saisit le poignet avec force et l’attire tout près de lui, de façon à ce que leurs fronts se touchent et, le regard noir, il lui rappelle froidement qu’il ne lui a jamais fait la moindre promesse. Il va jusqu’à lui rafraîchir la mémoire : elle a déjà un petit-ami, alors pourquoi pleure-t-elle ? C’est à son tour de sourire, vicieuse, puis elle mordille ses lèvres de cet air provocateur qui vous hante avant de lui répondre :

- Il est mort.

Raphaël la relâche aussitôt, soudain perturbé. Quant à elle, elle masse son poignet, ne cesse de le regarder, une lueur diabolique luisant au fond de ses deux yeux bleus. Il a bel et bien vu juste, il y a quelque chose de pas clair avec la disparition de l’autre type. Désormais, il est persuadé qu’elle l’a tué. Pourquoi ?

- Lycan, murmure-t-elle avec malice.

Partir brutalement ne ferait que confirmer ce dont elle se doute très certainement. Il se reprend, retrouve son impassibilité. Elle est en train de se jouer de lui, c’est la seule chose que son attitude doit vouloir dire. Ni plus ni moins. Il sursaute. Le pied de la blonde grimpe le long de sa jambe, elle continue de le fixer. Cette femme est une vipère. Dangereusement séduisante. Raphaël l’attrape par la cheville, resserre sa prise et la fait basculer sur le côté. Il ne se laissera pas charmer aussi facilement une seconde fois.

- Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans l’expression : « C’est fini. » ? grogne-t-il, énervé.
- Je suis habituée à être celle qui vous dégage, rétorque-t-elle doucereusement – son pied revient aussitôt à la charge, il ne peut s’empêcher de vouloir le lui tordre violemment. N’est-il pas dans votre nature de répondre à vos instincts ? Loup.

Le dernier mot a sonné comme une accusation.

Elle sait déjà.

Raphaël repousse une nouvelle fois son pied et se lève pour quitter la table.

- Nous continuerons cette conversation ce soir. Rejoins-moi dans la forêt de Khimki à minuit.

Moscou (Forêt de Khimki) :

La lune en est à son dernier croissant. Haute dans le ciel de Russie, Raphaël l’observe alors qu’il se déshabille en pleine forêt, pressé de pouvoir chasser. Depuis qu’il vit dans cet immense pays, il s’arrange pour le faire toutes les nuits, à l’abri des yeux de son colocataire. Le plus dur au fond, ce n’est pas de mentir, mais c’est d’avoir toujours une excuse pour justifier ses sorties nocturnes. Quant au mensonge en lui-même, il est d’une simplicité enfantine. Pourtant, il est convaincu qu’Adrian le prend pour un illuminé. Il hausse les épaules avec dédain : il n’a que faire de l’avis d’un misérable humain. Mais cette nuit ne sera pas comme les autres. Sa proie est tout à fait particulière. Si elle n’est pas stupide – et elle ne l’est pas –, sa blonde aura compris qu’il ne lui a pas donné rendez-vous en pleine forêt pour s’envoyer une fois de plus en l’air avec. Un sourire joueur se dessine sur ses lèvres. La soirée promettait d’être très intéressante. Il se met alors en position. La transformation est devenue beaucoup moins douloureuse à force de pratique, elle est même presque immédiate. Oh bien sûr, elle lui arrache encore quelques grognements de douleur, mais ça n’est rien comparé à la première fois. Ses os craquent. Son squelette entier a l’air de se disloquer. Il laisse échappe un : « Humph… » de souffrance tandis que des poils apparaissent sur ses bras, puis le long de ses jambes. Bientôt, un loup couleur chocolat remplace sa silhouette humaine. Le décor change autour de lui. Il l’accueille avec délectation. La nuit lui donne un sérieux avantage sur l’humaine : il aura une bien meilleure vision qu’elle à moins qu’elle ne soit lourdement équipée. Ses oreilles se dressent, vigilantes ; sa truffe hume le sol humide, elle cherche une odeur bien spécifique parmi l’infinité de senteurs que dégage la forêt. La sienne. Même s’il doit prendre des heures rien que pour la retrouver, il finira par y parvenir ; il ne compte pas s’aventurer dans la forêt sans suivre sa piste avec précision, car il est persuadé que la jeune femme s’y trouve depuis plusieurs heures déjà, et qu’elle lui a concocté un grand nombre de petites surprises peu sympathiques pour un loup. Après plusieurs minutes de concentration, le loup finit par déceler l’odeur qu’il recherche, il se lèche les babines avec envie. Elle est à quelques kilomètres. À pas prudents, il entreprend de suivre sa piste, inspectant avec la plus grande minutie qui soit chaque centimètre de cette terre battue qu’il foule. C’est ainsi qu’il parvient à éviter un grand nombre de pièges, rudement bien placés il doit bien l’admettre. Il comprend que la jeune femme a bien plus d’un tour dans son sac, il lui faudra faire preuve de sagesse et d’intelligence. Comme lors d’une partie d’échec. Aussi, lorsqu’il sent qu’il doit être dans son champ de tir, le loup redouble de précaution, n’avançant que par petite foulée de sorte qu’un rocher, un arbre, ou n’importe quel obstacle naturel empêchât la chasseuse de l’abattre d’une seule balle. Alors qu’il n’est plus qu’à quelques mètres de sa proie, son instinct lui souffle de redoubler de prudence. Quelque chose le dérange, mais il ne parvient pas à mettre le doigt sur le « quoi ». Quoique… Oui. C’est ça. C’est trop facile. Elle lui semble trop accessible. Son pressentiment est confirmé lorsqu’il aperçoit le leurre. Un foulard, noué autour du tronc d’un des nombreux bouleaux qui jonchent la forêt de Khimki. Il grogne de dépit quand un coup de feu retentit. Il croit que c’en est fini avant de réaliser que la balle l’a seulement frôlé. La brûlure est vive, il pousse un gémissement de douleur avant de bondir derrière un rocher. Avec ce tir, la jeune femme lui a indiqué sa position. Néanmoins… l’a-t-elle volontairement épargné, ou est-elle mauvaise tireuse ? Il penche plutôt pour la première solution. C’est une chasseuse aguerrie. Elle a su retourner ses atouts contre lui. Il va devoir changer de stratégie s’il tient à sortir vainqueur de ce duel…

La traque est longue.

Intense.

Le loup parvient malgré tout à la surprendre.

Alors qu’elle se trouve devant elle, lui offrant son dos en pâture, la bête a dans son regard cette lueur si particulière. Elle la tient. D’un seul bond, elle se jette sur elle et la plaque violemment face contre terre, ses griffes s’enfoncent dans sa chair. Elle pousse un hurlement, se débat avec virulence au point de le faire basculer sur le côté. Puis elle se jette sur lui après avoir sorti un couteau de sa bottine. Sauvage, elle le lui plante dans le flanc droit, profondément. Elle ne compte pas lâcher prise. C’est au tour du loup de gémir de douleur. Elle est sacrément douée, force est de le reconnaître. Ignorant la douleur, il plonge ses crocs dans le bras de la chasseuse et la fait à son tour basculer sur le côté. Elle a de nouveau laissé échapper un cri. Tonitruant. À la douleur se mêle la haine. Elle a été mordue ! Le loup choisit alors de ne pas lui laisser le loisir de se débattre à nouveau : sa patte se lève, il lui arrache la trachée.

Elle est morte.

Il est amplement satisfait.

Ils auraient pu simplement se quitter, elle en a décidé autrement.

À sa plus grande satisfaction.

15 juillet 2012 – Moscou (Tverskaya) :

Il range un dernier livre dans son carton avant de parcourir la chambre du regard. Cinq ans qu’il vit en Russie. Cinq longues années durant lesquelles il a appris tout ce qu’il y avait à savoir sur le commerce international. Tout ça pour quoi ? Pour une maîtrise qui ne lui offrira pas grand-chose de plus que ce qu’il n’avait déjà. Une personne « normale » aurait sûrement été submergée par une vague de nostalgie en réalisant qu’elle allait quitter son domicile, son pays même, pour retourner à sa triste vie de Bêta dans une meute qui ne la connaît même pas sous son vrai jour ; il n’est pas une personne normale, il est l’ombre qui marche sur vos pas, et qui n’a pas peur de se recouvrir de sang pour obtenir ce qu’elle veut. Ici, en Russie, il aura laissé une empreinte vivace de son passage. Après la mort de la si douce chasseuse, il a continué de tuer, encore et encore, chaque nuit, ne luttant pas une seule seconde contre l’instinct primitif de sa nature lupine. C’était parfois de simples animaux que tout prédateur chasse naturellement, mais ce pouvait aussi être des hommes et des femmes qui souhaitaient seulement profiter du calme de la forêt. Ou qui cherchaient à massacrer du loup. Étrangement, il prenait bien plus de plaisir à tuer ceux-là que tout autre être humain. Un plaisir revanchard, probablement, ou alors le plaisir de se mettre en danger. Allez savoir.

- Eh Raphaël, ça te dit qu’on aille ensemble à l’aéroport ?

Pourquoi pas ?

Il acquiesce en silence. Il n’a plus rien à faire dans cette chambre, toutes ses affaires sont d’ores et déjà emballées. Les déménageurs se chargeront du reste, c’est bien pour ça qu’ils ont été payés après tout. Il se détourne alors de la chambre et suit Adrian jusqu’au taxi qui les attend devant l’immeuble, une cigarette glissée entre ses lèvres. Il tient à s’en fumer une dernière avant de monter dans le véhicule, au grand damne de son colocataire – qui, une fois de plus lui rappelle que cette cochonnerie nuit à la santé. Raphaël lâche un soupir las. Ce type n’abandonnera donc jamais ? En y repensant, il était loin d’être le plus agréable des colocataires, et malgré ça, Adrian s’était toujours acharné à vouloir être son ami. S’il avait un jour eu la merveilleuse idée de le suivre lors de ses escapades nocturnes, l’aurait-il tué ? Un sourire cynique se dessine sur ses lèvres : bien sûr que oui ! Il écrase le mégot sous son pied. Après un dernier regard pour l’immeuble où ils vivaient, Raphaël grimpe dans la voiture. Adrian l’y suit sans cesser un seul instant d’afficher ce sourire de bienheureux qui a toujours eu le don de l’irriter. Encore plus quand il est accompagné de ce regard insistant qui signifie que le rouquin a quelque chose à lui demander.

- Quoi ? finit-il par grogner.
- Tu ne me diras jamais pourquoi tu t’absentais toutes les nuits, n’est-ce pas ?

Il ne prend pas la peine de répliquer : s’il connaît la réponse, pourquoi demander ?

Adrian s’approche sensiblement de lui, assez pour pouvoir lui glisser quelques mots à l’oreille :

- Tu ne t’es jamais demandé pourquoi personne ne les retrouvait jamais ?

Le jeune homme recule, son sourire s’agrandit. Raphaël trouve qu’il empeste la fierté mal placée. Eh bien quoi ?! Il a su lui cacher son statut de protecteur ? Magnifique ! Il n’en a strictement rien à foutre, en fait. Aussi, lorsqu’il lui tend une carte en ajoutant qu’en cas de besoin, il n’aurait qu’à le contacter, Raphaël la déchire ostensiblement. Plutôt mourir que de faire appel à un humain pour résoudre ses petits problèmes. Adrian soupire. Probablement parce qu’il pense avec dépit qu’il aura au moins essayé, mais après cinq ans de vie commune il a bien compris que le brun n’était pas du genre : « j’offre ma confiance sans réfléchir ». Au fond, il est même fort probable qu’il ne lui ait jamais fait confiance.

Lorsqu’ils se séparent enfin, une fois arrivés à l’aéroport, Adrian regarde en arrière, il ne peut pas s’en empêcher. Si Raphaël ne le sait pas, lui reste persuadé qu’ils se reverront tôt ou tard.

17 mai 2015 – Bergen (Plaine aux Lucioles) :

Niché dans un arbre qui borde la plaine, Raphaël attend patiemment ; il a proposé à son Alpha de le rencontrer en ce lieu mystique de Bergen pour mettre fin à sa vie, même si la bête l’ignore encore. Il sait très bien qu’il n’aura pas l’ordre Alpha pour autant, que ce n’est qu’une première marche à gravir pour son ascension, il s’en moque. D’une part il en ras-le-bol de lui lécher les fesses pour obtenir ne serait-ce qu’une seule micro faveur ; et d’autre part, ils ne sont pas du tout sur la même longueur d’onde : il ne peut s’empêcher de trouver que le loup est trop « gentil » pour être Alpha. Il ne mérite pas son titre. Il n’a jamais le cran de faire ce qu’il faut faire pour préserver la meute – encore moins quand il faut se salir les mains –, fait qui a le don d’horripiler singulièrement le bel homme. C’est en majeure partie à cause d’incapables dans son genre que les loups d’une meute ont le temps de s’entretuer plutôt que travailler « ensemble ». C’est du moins ce qu’il pense. Même si, bien entendu, le véritable but de son « entreprise » est avant tout le plaisir. Il n’a encore jamais tué d’Alpha. Raphaël veut à tout prix savoir ce que l’on ressent quand on ôte la vie d’un prétendu « dominant ». Lorsqu’il aperçoit la silhouette de sa proie entre les feuilles de l’arbre touffu qui lui sert de planque, un rictus avide fend les traits de son visage pâle. Il salive déjà d’impatience. Mais, pour s’assurer une victoire rapide et efficace, il sait qu’il va devoir viser un endroit stratégique : entre les deux yeux. Pour cela, il compte utiliser une arme – il a pris soin de mettre des gants, bien entendu –, il a choisi un simple pistolet, plus pratique étant donnée sa situation. Patient, le jeune homme lorgne sa cible, le doigt pressé sur la détente. Il ne doit surtout pas se rater, ou bien il perdra absolument tout ! Aussi, pour s’assurer qu’il ne le manquera pas, Raphaël se met en tête d’attendre assez longtemps pour que l’Alpha soit à sa portée.

Quand le coup de feu retentit enfin, il sait qu’il n’a pas manqué sa cible. Il n’a pas besoin d’attendre que le corps s’écroule pour le comprendre. Le lien rompu avec son Alpha suffit à le lui prouver. Une sensation de bonheur déferle en lui. Il a tué son premier Alpha ! IL L’A FAIT ! S’il pouvait, il se mettrait à hurler son euphorie au monde entier. Seulement, sa connexion avec la meute lui indique que nombreux sont les loups à avoir senti le brusque changement… Il doit agir vite s’il ne tient pas à être accusé. Ni une ni deux, il descend de son arbre et s’approche du cadavre. Il se tire ensuite une balle dans la cuisse avant de balancer le pistolet au pied de l’arbre sur lequel il se tenait, décampe de la scène aussi vite qu’il le peut en prenant la direction opposée à l’endroit où leur agresseur était supposé se tenir ; une grimace de douleur déforme son visage. Bien sûr, il sait que certains loups ont probablement été mis au courant de la rencontre qu’il devait avoir avec leur Alpha, c’est pourquoi il a eu l’excellente idée d’utiliser l’arme d’un chasseur tué à Moscou, des années plus tôt. Le scénario est préparé d’avance : ils ont été attaqués, il ignore par qui. Il a vu l’Alpha mourir sous ses yeux avant de se prendre une balle à son tour, heureusement pas mortelle. Il devra exceller dans l’art du mensonge… Et il y parviendra ! Mentir est une seconde nature chez lui.

Aussi, quand la meute le trouve, il boite encore. La blessure commence déjà à guérir, ce qui ne laissera pas l’opportunité à ses « frères » de voir qu’il se l’est infligée lui-même. Haletant et grognant de douleur, le visage affichant une terreur bleue mêlée d’une tristesse infinie, il donne sa version des faits. Il est terriblement convaincant. Son cœur ne trahit pas son mensonge, pas à un seul moment de son récit. S’il bat rapidement, ce n’est qu’à cause de la supposée panique qu’il est censé éprouver. Comme prévu, personne ne remet en doute ce qu’il raconte. Un Bêta prend malgré tout soin de vérifier ses dires en allant inspecter la scène de crime, il revient et hoche la tête positivement. Raphaël dit vrai. Il a même retrouvé un pistolet dont il est persuadé qu’ils trouveront les empreintes du chasseur en question. De son côté, le véritable meurtrier resserre les gants en cuir qu’il a rangés dans sa poche durant sa fuite. Il n’a jamais touché l’arme. Jamais à mains nues. Mais il ne l’a jamais nettoyée non plus : ils y trouveront donc forcément les empreintes du chasseur à qui elle appartenait.

Crime parfait.


Un mois plus tard, Raphaël Tveit épouse la sulfureuse Svetlana Velikov.

C’est un mariage arrangé, et consommé.


Deux mois plus tard, il apprend la mort d’Avyn.

Ô joie !


La roue tourne en sa faveur.

Et elle n’est pas près de s’arrêter !





***** ********** (1) => Dans le descriptif du PV de Raphaël, on mentionne un Alpha qu'il tue, mais il n'y a pas de précision au sujet de l'Alpha en question ; du coup pour éviter toute erreur ou tout élément qui irait à l'encontre de votre idée, j'ai préféré en faire un(e) anonyme Very Happy
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Mar 15 Sep - 8:42


Edwina S. Svanhildesen
puisses-tu courir sous la Lune

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▹ DC/TC : Ester L. Braaten, Vyranui Wahlberg et Torvald Marklund ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ▹ EMPREINTES : 2976 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 20/09/2014 ▹ AGE DU PERSO : 27 ▹ LOCALISATION : Perdue dans la neige norvégienne, quelque part dans la nature ou alors entre les feuilles d'un vieux livre poussièreux ou encore, entre deux étagères de la biliothèque, si ce n'est pas au fond de son lit. ▹ HUMEUR : Mordante mais pourtant la blonde sait restée polie avec ses interlocuteurs, enfin la plupart du temps, excepté une semaine par mois et bien sûr une semaine avant la pleine lune. Oh, également excepté les mercredis. Et les jours sans chocolat. Jamais en fait, ou rarement plutôt.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: un livre aux pages cornées, une petite dague et un stick à lèvres, le tout dans ma besace préférée



Rebienvenue parmi nous I love you
C'est vraiment sympa de voir un petit pv débarquer, c'est trop coool
Comme d'hab, deux semaines pour rédiger ta fiche et une pendant laquelle ton vava t'es réservé, tu connais la chanson ! Razz

Si jamais t'as besoin tu sais où nous trouver donc surtout n'hésite pas I love you
Bon courage pour ta fiche, j'ai hâte de lire ton interprétation de Raphael !


But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer — .
nous ne resterons pas assis
sur le brasier fumant
de notre défaite.
La reconquête n'est qu'à
quelques pas.
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Mar 15 Sep - 9:29


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puisses-tu courir sous la Lune






Re bienvenue parmi nous
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Mar 15 Sep - 9:53


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Re-bienvenue !
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Mar 15 Sep - 11:29


Nicholas Tveit
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✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Une laisse.



Bienvenuee :p


Bon courage pour la fiche =D ♥

*va être sage, un peu, promis*




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Mar 15 Sep - 13:25


Invité
puisses-tu courir sous la Lune






Re-bienvenue Katou ♥️
Quelle bonne tête cet Andrew Bonne chance pour ta fiche !
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Mar 15 Sep - 14:56


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Re bienvenue !!
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Mar 15 Sep - 15:02


Raphaël Tveit
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▹ DC/TC : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 593 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Merci à touuuus !!!!!

Nicky => Mais non, ne sois pas sage, c'est tellement plus drôle quand tu oublies de l'être Very Happy
Cael => Ouais, j'ai craqué sur ce vava' en question, j'trouvais que l'attitude qu'il dégage dessus colle vraiment bien au perso' tel que je l'imagine
Edwina => Surtout, si y'a quoi que ce soit qui ne colle pas avec ce que tu imaginais, dis-le-moi, hein ? T_T Je veux surtout pas aller à l'encontre de ce que tu prévoyais pour le fofow' !!!! What a Face

Sur ce, je retourne à ma préz' =D


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Mar 15 Sep - 19:20


Invité
puisses-tu courir sous la Lune






Oh dieu qu'il est antipathique, ça change grandement et agréablement

Re-bienvenue avec ce personnage qui a l'air juste génial et super amazing je suis sûre que tu vas t'amuser (et qu'on va se trouver un lien super cool)
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Mar 15 Sep - 22:29


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Comme j'te disais, je sens qu'on va adorer le détester.
Rebienvenue à la maison, bella. I love you
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Mer 16 Sep - 19:30


Invité
puisses-tu courir sous la Lune






Rebienvenuuuuue !

Finalement tu t'es décidée et tu as craquée :hihi:
Bon courage pour ta fiche et amuse-toi bien avec ce personnage ! :fesses:
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Mer 16 Sep - 23:46


Raphaël Tveit
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Merci les filles pour vos petits messages Very Happy



Astrid => Ouais, t'as vu, hein ? Le jour et la nuit XDDD
Jez' => C'est tellement jubilatoire de détester les personnages Very Happy
Ciara => Oh que oui ! J'adore les sociopathes


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Sam 19 Sep - 9:50


Edwina S. Svanhildesen
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BIENVENUE, BIENVENUE

et puisse le sort t'être favorable !





viens là l'petit nouveau !

Il est encore pire que ce que j'imaginais     amuses toi bien sur le forum avec ce petit loup imbu de pouvoir !
Petite précision néanmoins, Svetlana et lui sont désormais bel et bien mariés depuis un temps et il l'aime, mais je pense que tu l'avais compris vu ta fiche I love you

Félicitations l'ami ! te voilà enfin validé !   Bienvenue parmi nous, installe toi confortablement dans ce fauteuil, il y a du café, du jus d'orange et des cookies juste là  
Avant d'entrer vraiment en Norvège, il va falloir aller réclamer tes compétences avant toute autre chose !  
Ensuite tu devras recenser ton personnage, ta meute, ton clan, ton avatar, ta position sociale (alpha, bêta, simple membre, oméga, augure, guérisseur, traqueur) et même ton métier ! Et le tout dans ce sujet ! Tu as fais tout ça ? Génial !  On t'aime déjà !
Il ne te reste plus qu'à aller embêter les louveteaux et les anciens en te faisant des petites relations farfelues ou à aller courir dans les bois avec la petite louve d'à côté  

Et si tu veux, tu peux quémander un rang.

Tu peux aussi faire un tour dans l'irl en parlant avec les autres membres et surtout profites ! Te voilà pleinement accepter dans le monde magique qu'est le notre ! Mais gare à toi l'ami, le Maire veille au grain  





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Sam 19 Sep - 10:26


Raphaël Tveit
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YOUPIIIIIIIIIII Very Happy Merci très chère administratriiiice Very Happy Eh oui, j'avais bien compris même si c'est un amour étrange Razz


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Sam 19 Sep - 10:45


Edwina S. Svanhildesen
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C'est du Raphael tout craché ahah !


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Sam 19 Sep - 23:09


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Je suis vraiment ravie que ça corresponde à tes attentes tout ça =D


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Ven 18 Déc - 21:28


Raphaël Tveit
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Fiche mise à jour.




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Jeu 7 Juil - 18:12


Edwina S. Svanhildesen
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“Patience is power. Patience is not an absence of action, rather it is "timing" it waits on the right time to act [...].”

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