⊰ louve blonde au rapport
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 ⊰ louve blonde au rapport

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Sam 27 Juin 2015 - 15:14


Edwina S. Svanhildesen
puisses-tu courir sous la Lune

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▹ DC/TC : Ester L. Braaten et Vyranui Wahlberg ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ▹ EMPREINTES : 2946 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 20/09/2014 ▹ AGE DU PERSO : 27 ▹ LOCALISATION : Perdue dans la neige norvégienne, quelque part dans la nature ou alors entre les feuilles d'un vieux livre poussièreux ou encore, entre deux étagères de la biliothèque, si ce n'est pas au fond de son lit. ▹ HUMEUR : Mordante mais pourtant la blonde sait restée polie avec ses interlocuteurs, enfin la plupart du temps, excepté une semaine par mois et bien sûr une semaine avant la pleine lune. Oh, également excepté les mercredis. Et les jours sans chocolat. Jamais en fait, ou rarement plutôt.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: un livre aux pages cornées, une petite dague et un stick à lèvres, le tout dans ma besace préférée



edwina s. svanhildesen
qui a dit que les blondes étaient toutes des connes ?


la forme lupine
J'ai le poil blond comme les épis de blés au soleil, les yeux d'un vert opalescent. Grande et forte, je n'ai pas peur de courir et d'aller au combat. Je suis très imposante pour une louve, mes épaules sont larges, mes pattes sont fortes et mon poil est aussi soyeux que la soie. J'avance d'un pas léger sur le sol, la brise elle-même fait plus de bruit que moi quand j'avance. Mon oreille droite possède une tâche noire, signe de mes origines différentes, je ne suis pas la digne fille de la famille Svanhildesen mais cette tâche de naissance me rappelle aussi mon appartenance à un monde plus vaste qu'il n'y paraît. Ma patte arrière gauche s'est cassée lors de ma première course, j'ai toujours été trop fougueuse. Ce jour là j'ai tenté de chevaucher la lune en ne sachant pas monter.
Je possède une cicatrice sur le ventre, vers ma quatrième mamelle. Petite et fine, elle se rosit en été. Une bagarre qui a mal tourné, j'ai gagné mais c'était de peu. Mes crocs sont aiguisés, je suis alpha j'dois me faire respecter. Ma queue possède de nombreux poils blancs, ou presque, ils sont justement extrêmement blonds. Mon hurlement est guttural, et pourtant il possède une note douce et aiguë à la différence des autres alphas. J'ai une tâche blanche sur le museau, que je tiens toujours à la verticale, pour rappeler à tous mon rang. Ma patte avant droite possède une petite décoloration de mes coussinets jusqu'à mon coude, on dirait que j'ai mis la patte dans un pot de peinture mais j'aime bien, ça me rend singulière. On dit souvent que j'ai le regard doux et lointain, pas aussi ferme que les autres alphas mais pourtant, je sais l'être quand il le faut.
Mes pattes me portent depuis 25 ans déjà. J'ai tout confiance en elle et en leur force. J'ai couru des kilomètres, senti le vent battre à mes oreilles. Une sensation qui n'a pas d'égal sur terre. Avoir le coeur qui bat, voir le paysage défiler à ses côtés, sentir les siens autour de soi, être unique et faire pourtant parti d'une seule et même famille. courir, encore et toujours. Vivre. Etre loup. La plus belle chose qu'il me soit arrivé.
surnom(s) mon deuxième prénom est Saéla, mon surnom est Ed' + âge & date de naissance quelque part dans les années 1989, un certain 8 avril. Il semblerait donc que j'ai 26 ans + lieu de naissance en Norvège, dans les alentours de Bergen. Ma mère et mon père étaient sans doute deux petites ordures qui s'aimaient passionnément mais qui ne voyaient pas l'utilité d'avoir un enfant, j'ai vu le jour là-bas et j'y suis restée. Abandonnée à la naissance qu'ils ont dit. Sans responsabilité aucune, j'aurais pu mourir cette nuit là + nature née-humaine, pour mon grand malheur +nationalité Norvégienne pure souche, je ne sais pas encore si c'est un avantage ou un défaut, le temps me le dira + caractère de la bête
Spoiler:
 

Distante, voilà le nouveau mot qui me caractérise désormais. C'est sans doute du à la douleur, à la tristesse, à l'ennui de ce quotidien morose. A la peur de décevoir, encore et toujours. Plus têtue qu'avant mais aussi plus combattive, plus réfléchie, j'essaye de trier mes émotions et de mieux décortiquer celles des autres. C'est préférable si je veux m'en sortir. Parfois lunatique, souvent agressive, je refuse la pitié et l'aide des autres. Je n'ai besoin de personne, je me remettrai, très certainement. La douleur est désormais un fléau quotidien, psychique ou physique, elle m'accompagne dans tous les jours de ma vie. La rage au ventre, j'ai envie de me venger, de faire couler le sang et pourtant, je suis devenue bien plus protectrice envers ma meute, bien plus attentionnée envers elle. A l'écoute, je suis capable d'être très taquine, cajoleuse. Je reste une blonde, avant tout. + ta meute la meute or, la plus belle de toute. Celle qui veille sur le sommeil de la Lune et qui fait passer la famille avant tout + ton clan Aucun et elle s'en porte très bien. +ta position hiérarchique alpha depuis peu, repose en paix ma soeur, j'espère être à la hauteur + ton métier bibliothécaire à Bergen, pour la beauté de la lecture et la richesse de la littérature + ta situation (en couple, marié, célibataire) libre comme l'air pour un moment (qui risque d'être court depuis l'arrivée des responsabilités) +  souhaites-tu être parrainé après ta validation ? Non merci je connais suffisamment l'univers pour ne pas en avoir besoin :hihi: par contre je veux bien devenir marraine ! + un autre petit mot ? je ne suis pas le genre de filles qu'il faut se mettre à dos. Peut être que j'ai une gueule d'ange, mais n'oublie pas que je reste une louve et une louve mon gars, ça mord.

évolution du caractère
Torturée, ligotée, traumatisée, la jeune femme n'est plus que l'ombre d'elle-même. Des horreurs, elle n'en avais jamais vécu, la guerre ou la violence, n'étaient que des mots qui faisaient partie de son vocabulaire. La voilà désormais, perdue d'une innocence qui lui était cher.Abusée, elle gardera encore longtemps les séquelles des mauvais traitements. Haineuse, elle ne désire qu'une chose, se venger, mais la peur la retient, la peur pour les siens, pour sa meute, pour ses amours. Revancharde, elle sait désormais qu'elle ne pardonnera que difficilement. A jamais devenue méfiante, elle ne se fie qu'à ceux qu'elle ne connaît que depuis longtemps, les autres ne sont que des traîtres à en devenir. Viscéralement attentionnée, elle couvre les siens d'amour et de protection, quand elle n'est pas trop lunatique.


Spoiler:
 

+ Que pensez-vous de la monarchie lupine en place ? Des traîtres, des monstres, des horreurs, ils ne sont que le pire du pire, la raclure engendrée par Fenrir. Ces derniers ne devraient pas être encore en vie, ils devraient être punis et châtiés pour les crimes abominables qu'ils ont réalisé. Edwina n'est pas prête de leur pardonner, elle fera tout pour se venger et les détruire, qu'importe les conséquences et ce que ça impliquera, ils ne doivent pas rester à la tête de la Norvège.

+ Etes vous en faveur de ce régime ? Elle résistera. Toujours.

les compétences personnelles


Edwina ne manie pas les mots à la perfection et pourtant elle arrive à captiver les foules. Charismatique, elle sait se tenir et rendre ses propos intéressants, elle sait faire preuve de diplomatie et d'amabilité quand c'est nécessaire. Les gens l'écoutent et la respectent, de plus en plus. L'année passée a renforcé ce sentiment de respect. Elle le sait, aujourd'hui elle est en voie de devenir quelqu'un d'écouté et elle doit travailler sa joute verbale, pour autant elle espère toujours séduire les foules.
Gentille mais ferme, elle sait faire preuve d'autorité quand la situation l'exige. Elle n'a pas peur des mots, ni mêmes d'agir. Elle sait que parfois, la force l'emporte sur le reste mais qu'il n'est pas toujours utile de faire preuve de violence, réfléchie et déterminée elle apprend à évaluer les situations pour savoir quand et où frapper. C'est une jeune femme en voie de devenir une louve respectée, aimée par ses pairs mais il lui manque un peu de confiance pour s'assurer un bel avenir. Elle est sociable et gentille, parfois trop mais sait tout de même se méfier des autres. Autrefois elle était influençable, aujourd'hui elle essaye de trouver seul son chemin. Elle sait se montrer patiente quand il le faut, attendant parfois des années pour pouvoir se venger.
On peut également la décrire comme travailleuse, battante. Elle fera toujours tout pour protéger les siens et pour leur offrir la paix et le bonheur. Gentille et généreuse, elle fait passer son prochain avant elle, oubliant parfois même de s'occuper de sa personne sans que cela ne l'a dérange.

Ainsi, on pourrait dire que les deux traits majeurs de la jeune femme, désormais, sont sa gentillesse à toutes épreuves qui font d'elle une femme aimée par sa meute mais également son charisme qui commence à lui donner une place de femme dans la société mature.




+nom/pseudo Floriane mais on me connaît sous le pseudo d'ODAYA OCHAVEN. + âge 20 ans depuis cette année, il semblerait que je devienne vieille    + présence sur le forum ça dépendra de l'année prochaine, selon mes études je serais plus ou moins disponible, mais promis j'essayerai de venir vous embêter régulièrement !    + ta région Franche Comté quand je suis chez mes parents, Alsace pour les cours ou pour voir les potes ! Dans tous les cas j'ai un accent assez sympathique + ton avis sur le forum il est parfait, normal j'en suis la fondatrice   + comment nous as-tu trouvé ? eh ben en fait, il semblerait que j'ai eu l'idée folle de le créer ! + tu as un dernier mot l'ami ? je te croquerai le premier petit !  

esprit sauvage
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Sam 27 Juin 2015 - 15:15


Edwina S. Svanhildesen
puisses-tu courir sous la Lune

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▹ DC/TC : Ester L. Braaten et Vyranui Wahlberg ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ▹ EMPREINTES : 2946 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 20/09/2014 ▹ AGE DU PERSO : 27 ▹ LOCALISATION : Perdue dans la neige norvégienne, quelque part dans la nature ou alors entre les feuilles d'un vieux livre poussièreux ou encore, entre deux étagères de la biliothèque, si ce n'est pas au fond de son lit. ▹ HUMEUR : Mordante mais pourtant la blonde sait restée polie avec ses interlocuteurs, enfin la plupart du temps, excepté une semaine par mois et bien sûr une semaine avant la pleine lune. Oh, également excepté les mercredis. Et les jours sans chocolat. Jamais en fait, ou rarement plutôt.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: un livre aux pages cornées, une petite dague et un stick à lèvres, le tout dans ma besace préférée



il était une fois
l'histoire d'une fillette très curieuse



premier chapitre



2 mois. C’est l’âge que tu avais quand Théa Svanhildesen, future alpha de la meute or t’as trouvé. Elle était déjà mère d’Avyn et d’Olena à cette époque, pourtant elle n’a pas hésité une seule seconde quand elle t’as trouvé dans la forêt, emmailloté dans cette couverture, par cette froide nuit d’hiver. Ton pouls était faible, ta respiration saccadée, elle ne changea même pas de forme, ne réfléchis pas et te mordit. Un geste de désespoir par une mère ne voulant pas voir un bébé mourir. C’était un bébé humain oui, un enfant qui ne serait jamais accepté par les loups si jamais elle venait à survivre à la morsure, mais ça restait un enfant abandonné, sur le point de mourir. La blonde ne se serait jamais pardonné d’avoir laissé un être innocent mourir sous prétexte qu’il n’était pas né dans la bonne « espèce ». Elle se moquait de ce que les gens pourraient dire ou raconter, elle saurait s’occuper de cette dernière, malgré ses deux jumelles et son mari au caractère implosif. Elle était alpha après tout, qui donc allait s’opposer à elle ?

Tu ne te souviens pas de la douleur de la morsure, trop jeune. Pourtant cette nuit-là, on a jamais entendu un bébé crié aussi fort et aussi longtemps, ni vu autant de larmes rouler sur ses joues potelées. A vrai dire ce fut la seule fois où tu pleuras, la seconde fut à la mort de ta mère et la dernière lors de la perte de ta sœur aînée. Tu as pleuré trois fois dans toute ton existence, chose improbable et que personne ne soupçonne, tu restes une femme après tout. Mais voilà, la mutation a fait de toi un être plus fort, plus imposant et surtout qui ne laissera jamais les choses ou les êtres décider de son sort ou de ses actes. Tu es née cette nuit-là, en tant que louve. Ce fut une nuit longue et éprouvante pour toi, ta nouvelle famille et ta nouvelle meute qui oscillait entre l’espoir de sauver un bébé et la peur de le sauver, des menaces que sa survie entraînerait. Les loups étaient tous partagés – ou presque – entre l’envie de tuer l’enfant pour le bien du plus grand nombre, ou de l’aider à survivre, qu’importe les conséquences. Tu as survécu. Certains te le reprochent encore, jugeant que tu n’es pas à la hauteur, que tu ne l’as jamais été et que tu ne le seras jamais. Soit, s’ils veulent.

Entre temps tu as grandi, sous forme humaine. Tu as appris les coutumes de ta nouvelle famille, n’oubliant jamais que tu étais née humaine, que tu ne serais donc jamais une « vraie » louve, mais bien une bâtarde que certains n’apprécieront, de ce fait, jamais. Même si tu avais voulu l’oublier, de toute manière, ils te l’auraient rappelé. Entre ceux qui détestaient ta famille, ceux qui haïssaient ta meute et ceux qui voulaient juste te blesser par méchanceté, comment aurais-tu pu oublier tes origines ? Ca n’était pas possible, en aucun cas. Peut-être que ta vie aurait été plus simple et plus heureuse si pendant quelques temps tu avais pu obnubiler tout ça et te focaliser sur le plus important : vivre. Mais ce ne fut pas le cas, personne ne t’autorisa à oublier. Certains pour te rendre plus forte, d’autres au contraire pour espérer provoquer ta chute.

Tu étais la dernière d’une famille de trois enfants. Trois filles. Devant toi, deux jumelles, aînées de la fratrie. Avyn et Olena. Une famille unie et qui malgré ses origines diverses s’entendaient à merveille. Tes sœurs n’avaient beau ne pas l’être réellement, l’amour qui vous unissaient était plus que sincère et réel. Tu étais la dernière, la petite princesse à protéger, tes deux sœurs venaient même à te surprotéger, comme cette fois-là, pendant l’un des rituels de fin d’année.
Il faisait beau, les sacrifices avaient été réalisés, tu devais avoir une dizaine d’années à l’époque et comme toujours tu ne tenais pas en place. Demandant à droite et à gauche ce que disait le monsieur devant tout le monde, demandant des explications sur la religion, touchant à tout et surtout à ce que tu ne devais pas toucher, mangeant alors qu’il ne fallait pas, jouant avec les affaires des autres, émerveillant certains de ta curiosité insatiable et énervant les autres. Puis tu trompas la surveillance de tes parents, après tous les adultes voient tout sauf ce qu’ils se trouvent sous leurs yeux non ? Il a fallu juste deux petites secondes pour qu’ils te perdent de vue et te voilà qui détale à travers la cérémonie pour aller « vérifier si les cheveux du monsieur étaient bien les siens », ils avaient une « drôle d’allure ». Curieuse jusqu’au bout des ongles (que tu n’avais pas encore griffus d’ailleurs), tu ne pouvais t’empêcher de tout savoir, de tout comprendre, de tout voir, de toujours demander des réponses sans parfois poser de questions. Tu voulais tout voir et tout comprendre, bien que ça amusait ta mère, ça énervait ton père et stressait tes sœurs. Ce sont ces dernières d’ailleurs qui te virent t’élancer sur l’Augure. Quelle belle preuve de courage propre à ta meute ! Les deux jumelles ne prirent pas le temps de réfléchir et s’élancèrent à ta poursuite, bousculant de-ci de-là un loup ou un humain, s’excusant et repoussant les gens, pour s’assurer qu’ils ne t’arrivent rien. Problème ? Tu étais déjà lancée et elles arrivaient à toute allure. La chute fut difficile, longue et en plein dans les huiles saintes. Bingo. Vous en mirent partout et surtout sur vous, l’Augure se foula la cheville, jura plus qu’il n’en avait le droit, la meute rousse se tordit de rire, pendant que l’argent et la noire hésitait à vous déchirer les boyaux. Au milieu de tout ce bazar, de ces adultes qui trouvaient un nouveau prétexte pour s’égorger, Edwina était passionnée par un bol en argent. Tu le retournais dans tous les sens, examinant ses ornements, suivant du doigt les arabesques qu’il possédait. Tu cherchas à comprendre, une nouvelle fois, les joues barbouillés de sang sacrificiel et le corps imbibé de produits plus ou moins connus par le peuple. Tu allas même jusqu’à secouer vivement l’Augure. Quel benêt il faisait celui-là, à ne pas vouloir te répondre ! Et toi tu voulais une réponse ! Que tu n’obtiens pas ce soir-là. Cette soirée se finit avec une douche froide et sans repas, directement au lit une fois rentrée. Bien qu’il fallait l’avouer, tes parents étaient plus amusés par ton comportement qu’énervés. Certains auraient vu là la preuve que la meute or n’était pas responsable, alors que d’autres verront juste l’émerveillement des parents face à la faculté qu’on les enfants de toujours vouloir tout savoir.





second chapitre


Puis tu grandit et avec elle tu appris les déceptions de la vie : premier amour, premier chagrin, première soirée arrosée, premier réveil difficile. Tu appris à ne faire confiance à personne, à vivre cachée et en permanence menacée. Tu appris à te battre et à mordre plus fort que les autres, pour survivre mais également pour pouvoir diriger un jour. Tu ne savais pas ce que l'avenir te réservait, mis à part que le chemin allait être long et périlleux, douloureux mais tu n'en avais pas peur, ça ne t'arrêtait pas. Certes tu ne connaissais rien et tu savais pertinemment que tu allais sans doute prendre des coups, que parfois tu devras te relever plus forte, mais aussi affaiblie. Pourtant tout ce savoir ne t'effrayais pas, tu avais envie d'en découdre et jamais tu ne laissas croire à ta famille ni aux autres meutes que tu n'étais pas prête à donner des coups.

Ils le comprirent vite quand tu commenças à traîner avec les loups du village, à chahuter avec eux, parfois à gagner et à les humilier. Tu ne te fis pas que des amis durant cette période de ta vie mais tu appris à tous que sous les traits d'une gentille blonde se cache parfois un cauchemar sanglant.
Comme la coutume de ta famille le voulait, quelques jours après ta première mutation en loup tu partis en forêt, pour aller chercher une proie digne de ta famille. Tu n'avais rien sur toi, même pas de quoi boire ou manger ou de quoi te faire un abri et pourtant tu partie le sourire aux lèvres.
Tu restas trois nuits dans la forêt, seule et libre comme l'air. Tu aurais voulu rester plus longtemps, ça t'aurai au moins laissé le plaisir d'être seule pendant ce temps là. Tu découvris la cache d'un ours brun, au pied des montagnes de la région, tu le suivis sous forme humaine et à la tombée de la nuit tes crocs dévorèrent son cou. Tu ramenas ta prise de guerre à la famille, nue et le sang coulant sur ton corps, dans ton regard une lueur acérée et malsaine avait pris place. tu ne le savais pas encore, mais ton cœur avait changé d'orientation. Quelque part au fond de toi, tu avais aimé tuer et ton corps chantait une litanie macabre à une nouvelle chasse.

Quelques années plus tard ton père et ta mère t'offrait la plus belle chose qu'il puisse arriver à ta famille, la naissance d'un nouvel être. Comme tes soeurs, il naquit sous forme lupine, petit loupiot presque blanc, maladroit et farceur, tu tombas sous le charme de ses prunelles vertes. Depuis lors tu le suis partout et vérifie qu'il va bien. Protectrice, voir un peu trop, tu tiens à lui bien plus qu'à n'importe qui. Audun, petit être de force et d'esprit, un avenir dans une meute qui se déchire. Les blonds ont toujours eu du mal à suivre un ordre et Théa n'a pas été l'alpha capable de s'imposer, d'unir leur voix, elle passa son flambeau à sa fille, Avyn, sous le coup de la mort. Traîtresse immature qui leur prit leur mère, un beau jour de printemps. Son époux, perdu dans son chagrin refusa de prendre la place de sa bien-aimée, se fut sa meilleure décision : Avyn unit un peuple sous un seul drapeau et fit de la meute Or une famille unie qui marchait sur ses pas.

Tu n'avais jamais connu ta meute unie. Jamais. C'était toujours des farceurs et des bagarreurs, des t$et brûlées prêtes à en découdre à la première insulte, au premier haut prononcé trop haut. Pourtant, Avyn su les unir, elle sut leur apprendre qu'ils ne formaient qu'un seul être et qu'ils devaient toujours se soutenir, comme on soutien une femme, un enfant ou un époux. Depuis ce jour, les loups blonds sont un peu (un tout petit peu), plus calmes et plus enclins à la discussion. Avyn était un modèle, une référence idolâtrée et surprotégée par ta meute. Pourtant ça n'a pas suffit à la garder dans ce monde. Elle partit, comme les meilleurs, trop tôt. Un vide béant ravage ton coeur et ton âme depuis cette nuit infâme où vous avez retrouvé son corps. Tu ne cesse de visiter sa tombe et ses endroits préférés, y purgeant de la force et de l'amour pour ton nouveau rôle. Tu n'étais pas destinée à devenir alpha, tu le savais que cette ordre pouvait sauter une génération, mais tu croyais que Olena prendrait le flambeau si jamais. Ce ne fut pas le cas. Tu ne t'ai jamais vraiment disputée avec elle, mais Avyn si. Tu te souviens encore du jour où la porte a éclatée car deux louves se jetaient l'une sur l'autre, tu te souviens de la peur et de la fureur cohabiter dans les yeux de tes parents pendant que leurs enfants réglaient leurs ennuis comme le font les loups : lors d'un duel. Olena perdit ce jour là, Avyn arrêta de lui parler et la dédaigna. Pourtant c'est la douleur qui apparu dans ces yeux suite à cette victoire. Elle venait de perdre sa soeur et sans le savoir, toi aussi.

A la mort d'Avyn, la mutation prit place dans ton corps sous le coup de la colère et de la déchirure de ton âme. Tu ne le vis pas mais tu sentis tes yeux prendre ce teint blanchâtre, opaque propre aux alphas, tu sentis la force de ta voix et l'importance de ta posture, dans celle des autres et dans leur attitude. Quelque chose avait changé : l'ordre alpha naturel t'avait été donné. Sans même qu'Olena eu été consultée, tu étais devenue l'alpha de la meute Or, pour le meilleur mais sans doute pour le pire.


Une année est passée. Une année difficile, riche en émotions. Beaucoup de personnes sont parties et ont décidé de ne plus faire partie de la communauté lupine de Norvège. Beaucoup de rebondissements, de nouveautés et de changements. Elle s’est confortée dans sa place de chez, malgré la perte d’un de ses alphas de clans, un de ses soutiens. La Reine a été élue, laissant dans le cœur d’Edwina des sentiments contraires : un sentiment de fierté de voir une femme qui partage ses idées sur le trône et un sentiment de tristesse en sachant qu’elle ne connaît pas cette femme, cette femme qui a le pouvoir de tout détruire.
Les jours, les semaines puis les mois sont passés. Son quotidien, d’abord extraordinaire suite aux nombreux interviews qu’elle a rempli est devenu de plus en plus ordinaires au fil du temps. Les loups et les humains se sont tolérés, elle a appris à faire confiance à son don, à son instinct. La jeune femme s’est forgée une expérience auprès de sa meute, qu’elle tient maintenant d’une main de fer mais aussi auprès des autres meutes qui ne la considèrent plus – enfin pas tous – comme une enfant mais bel et bien comme une femme. De nombreux prétendants ont cherché à avoir sa patte, à faire d’elle une future mère mais elle ne se sent pas encore prête pour franchir ce cap.


esprit sauvage
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Ven 29 Juil 2016 - 18:39


Edwina S. Svanhildesen
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▹ DC/TC : Ester L. Braaten et Vyranui Wahlberg ▹ PSEUDO : ODAYA OCHAVEN. ▹ EMPREINTES : 2946 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 20/09/2014 ▹ AGE DU PERSO : 27 ▹ LOCALISATION : Perdue dans la neige norvégienne, quelque part dans la nature ou alors entre les feuilles d'un vieux livre poussièreux ou encore, entre deux étagères de la biliothèque, si ce n'est pas au fond de son lit. ▹ HUMEUR : Mordante mais pourtant la blonde sait restée polie avec ses interlocuteurs, enfin la plupart du temps, excepté une semaine par mois et bien sûr une semaine avant la pleine lune. Oh, également excepté les mercredis. Et les jours sans chocolat. Jamais en fait, ou rarement plutôt.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: un livre aux pages cornées, une petite dague et un stick à lèvres, le tout dans ma besace préférée



l'enfer et le renouveau
survivons les amis, survivons



premier chapitre


Quel jour était-il ? Etait-ce la nuit ou bien le matin ? Avait-elle faim ou le trou dans son estomac n’était qu’une plaie de plus ? La bouche pâteuse, l’haleine fétide, ses poignets lui faisaient un mal de chien. Nue, accrochée au mur, la jeune née-humaine était pitoyable. Littéralement pitoyable. Les cheveux gras, effilochés, tombant sur sa figure en un fétu de paille, elle semblait ailleurs, dans un autre monde. Ses tétons, sous le froid mordant de la pièce, pointait loin de son corps, pendant qu’un frisson glacial remontait le long de son échine. Voilà désormais des nuits et des jours, qu’elle n’avait pas mangé. Le pire, c’était certainement l’odeur. Celle des selles et de l’urine. Evidemment, les argentés n’avaient pas eu la décence de la laisser aller au WC. Les premiers jours elle s’était retenue, puis finalement, elle avait laissé sa fierté de côté. Avait-elle eu d’autres choix de toute façon ? Les jours se rythmaient par l’arrivée et le départ de ses tortionnaires. Ils entraient dans la cellule, jouaient avec ses membres ou ses nerfs et repartaient, fiers comme des paons.
Son échappatoire ? Ses rêves. Elle y voyait sa meute, principalement son augure et des fois, elle croisait Nicholas. A cheval entre la réalité et l’inconscience, elle ne savait pas si ça s’était réellement passé, si elle avait rêvé, ou si le lien avec la meute lui permettait de communiquer. Ce qui était incohérent, vu qu’elle n’était pas dans la même meute que Nicholas. Qu’importe de toute façon, elle le voyait. Certes il était inquiet, flippé, mais il était là, dans sa tête, dans son cœur. Skuli lui manquait, lui et ses rougeurs habituelles. C’était-il fait à son départ ? Attendait-il son retour ? Olena et Auduun allaient-ils bien ? Prenaient-ils soin d’eux ? Elle resongea au trou béant dans sa poitrine, ses deux parents étaient désormais décédés, comme sa sœur aînée. Fallait-il que tous ceux qui l’entouraient décèdent part sa faute ?
Une nouvelle fois elle se flagella intérieurement. Si elle passait son temps à s’en prendre à elle-même, forcément elle n’allait pas se sortir de là. La jeune femme leva la tête vers la porte de sa cellule, elle discerna un trait de lumière mais ne savait pas si c’était du à la lumière du couloir ou à celle du jour. Son cou craqua sous l’effort. Une fois encore elle passa en revue son nouveau lieu d’habitation, pas une aspérité sur le mur, pas. Elle ne se débattit pas. Elle ne tenta même pas. Sa peau, au niveau de son poignet, lui prouvait bien que ça ne servait à rien. L’os ne tarderait pas à saillir de là au vu de l’état de ses petites mimines. Le sang, avant, coulait le long de ses bras, la décorant d’un carmin bien étrange. Désormais sec, il la démangeait. Le pire, c’était sans doute la balafre sur son ventre, cadeau de la garce blonde. Enfin, l’une des garces blondes de la meute, elle ne les différenciait pas vraiment elles et leur folie meurtrière.

Parfois, Solskinn venait les voir. Généralement, il restait assis dans un coin, attendant sagement d’entendre leur cri. Parfois, il ne se gênait pas pour la torturer. Elle ne s’avait pas ce qu’ils lui voulaient. Elle sait juste qu’un jour, l’un des loups à cracher sur sa nature de née-humaine. Cette guerre n’était-elle basée que là-dessus ? Sur une idée aussi stupide ? Elle avait éclatée de rire, son sang carmin s’écoulant par sa bouche en même temps. Elle n’avait pas pu s’en empêcher. Un grand sourire sur le visage, elle avait méprisé le lambda, qui s’était retourné, la rage dans ses prunelles. « Pardon, l’idée est tellement stupide. » Avait-elle murmuré. Les heures qui avaient suivies lui avait fait regretter son action. Les bleus, les coupures partout sur son corps, tout lui faisait souffrir le martyr. Elle pensait s’en sortir pourtant, elle avait même cru à un moment qu’ils allaient la laisser tranquille.
Ils l’avaient détaché, l’avaient habillé, coiffé, elle avait des repas réguliers. Puis, alors qu’elle commençait à s’y habituer, tout avait été pire. La noyade forcée, les étranglements à répétition. Heureusement me direz-vous, elle n’a pas été violée. Il s’en est fallu de peu pourtant. Que voulez-vous, son statut de née-humaine la protégeait, on ne touchait pas une horreur comme elle de la sorte. Un sourire torve avait fleuri sur son visage à cette idée. Elle leur ferait payer leur trahison, les souffrances qu’elle endurait. Oh que oui. Elle savait qu’elle trouverait un moyen, quel qu’il soit. Il ne fallait juste pas attirer les regards, ni la jalousie. Elle aurait la tête de cette alpha, quoi qu’il lui en coûte. Dans le noir de sa cellule, la jeune femme se l’ai promis, juré même. L’inconscience a vite rattrapé ses promesses.

Puis un jour, sans savoir vraiment comment, elle s’est retrouvée en pleine nature, avec juste suffisamment de force pour muter. Elle n’a jamais autant souffert. Elle a bien cru y rester, surtout quand tout s’est ralenti, entre deux formes. C’est sans doute la peur, la rage ou simplement un miracle de Fenrir qui lui a permis de finir. Des heures durant elle est restée en place, harassée par la mutation, puis elle s’est mise à hurler, encore et encore, espérant retrouver sa meute. Les retrouvailles étaient sur le point d’arriver. Elle allait retrouver son chez-soi, sa famille et les ennuis qui allaient avec. Elle n’avait pas envie d’y penser, elle avait juste envie de sentir l’odeur de la cuisine de Stein, les câlins de sa meute, les chasses en groupe, elle voulait juste retrouver sa vie, son quotidien.

esprit sauvage


But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer — .
nous ne resterons pas assis
sur le brasier fumant
de notre défaite.
La reconquête n'est qu'à
quelques pas.
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⊰ louve blonde au rapport

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