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 We don't talk anymore | PV Nils Helland

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Ven 16 Déc - 20:09


Ailin Haugen
puisses-tu courir sous la Lune

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▹ DC/TC : Amanda / Tobias ▹ PSEUDO : Jujube ▹ EMPREINTES : 61 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2016 ▹ AGE DU PERSO : 25

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Lieu et date du rp : Mi-décembre
Protagonistes: Nils & Ailin
Résumé du rp: Retrouvailles
Actions réalisées au cours de ce rp: -

Je remonte la ruelle, l'esprit tourmenté, le coeur au bord du vide. J'ai besoin de retrouver mon havre de paix, mon repère secret, loin d'Ester et de sa meute. J'ai besoin de quelques heures à moi pour oublier, reprendre mes esprits et ne pas craquer. Ne surtout pas craquer. Parce que craquer, c'est perdre une fois de plus. Et je ne veux plus perdre. J'ai besoin de me faire des illusions, de rêver à une autre vie, à un autre temps. Je suis forcée de rêver même, sinon je vais devenir folle. Depuis le temps, je sais que peu importe ce que je fais, la vie continue. C'est ça le plus horrible. La vie se fiche bien que je sois bouleversée ou folle de chagrin et de remords, elle continue. Et il est hors de question que je m'assoie au milieu de la route pour pleurnicher sur mon sort. J'ai assez pleuré.

Je tourne au coin de la rue et m'engage dans une nouvelle allée. Ici il y a plus de monde, plus d'âmes qui côtoient la mienne. Je me glisse dans la foule, je connais cet endroit comme ma poche. J'y viens de plus en plus souvent. Je suis presque arrivée à mon refuge, bientôt le calme. J'accélère, impatiente de me retrouver seule pour me ressaisir. Je baisse le regard quelques secondes, éblouie par la lueur matinale du soleil qui se lève. Bam. Je viens de heurter mon destin et mes fesses le trottoir. Je lève les yeux. Le destin mesure un bon mètre quatre vingt, plutôt musclé si vous voulez mon avis. Vous pourriez faire attention. Je refuse la main qu'il me tend et me redresse, étouffant quelques insultes trop crues pour une simple bousculade. Vous faites ça souvent ? Parce que c'est assez désagréable comme technique d'approche. Un café, c'est bien aussi vous savez. Je ramasse mon portable qui a volé sur la chaussée et le fourre au fond de la poche de mon manteau. Enfin, je me retourne vers lui et le regarde, droit dans les yeux. Dans ses yeux bleus, aussi bleus que peuvent l'être les miens.

Mon coeur rate quelques battements alors que mon regard s'attarde sur ces traits que je connais par coeur, sur le contour de ses lèvres, le dessin de sa mâchoire et ces yeux bleus dans lesquels je lis le reflet de mon âme. Nils... Mon coeur tambourine dans ma poitrine et les questions se bousculent. La seule pensée cohérente qui traverse mon esprit m'intime de prendre mes jambes à mon cou, de ne pas rester plantée là, devant lui. Je commence à trouver un équilibre dans cette vie volée, Nils est une tempête que je dois absolument éviter. Il pourrait tout bouleverser, irrémédiablement.
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Sam 17 Déc - 22:24


Nils Helland
puisses-tu courir sous la Lune

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▹ DC/TC : Olena & Leonora & Katelina & Ragnhild ▹ PSEUDO : Keira ▹ EMPREINTES : 75 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 12/12/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Les bois sont sa meilleure fréquentation. ▹ HUMEUR : Quelque part entre la raison et la folie. Probablement à la recherche d'un sommeil perdu.

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✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Une semaine ? Peut-être deux. Il n’a plus vraiment de notion du temps, depuis bien longtemps maintenant. Tant bien que mal il essaye de retrouver sa place dans la société, de reprendre sa vie là où elle s’est arrêtée. C’est difficile de retrouver une routine, maos il s’accroche. Il ne sait pas combien de temps il restera loin du front –il ne sait même pas s’il y retournera un jour.  Tous les matins il se lève tôt, pour garder un rythme malgré les insomnies, fait un jogging et rentre prendre une douche. Parfois, après cela, il sort, pour faire des courses ou pour toute autre occupation ou obligation. Comme aujourd’hui.

Les courses, cela semble si banal. Mais la banalité a quelque chose d’attrayant en ce moment. En chemin, il réfléchit encore à ce qu’il va prendre et à ses prochains plats. Lorsqu’il se fait heurter. Du haut de son mètre quatre-vingt et de ses kilos de muscles, il vacille à peine lorsque la jeune femme qui lui est rentré dedans s’écroule sur le trottoir. Même pas relevée qu’elle preste déjà. Il lui tend sa main pour l’aider à se relever mais elle refuse. Et là, il la reconnait, alors qu’elle continue de pester et de s’énerver toute seule. Une histoire de café. Sérieusement ?

Elle se relève, récupère un objet qu’elle a fait tomber et se tourne vers lui. Elle ne semble le reconnaitre qu’à ce moment-là, alors qu’elle murmure son prénom qui se perd dans les bruits de la foule. Un simple mot qu’il ressent comme un coup de poignard. Il s’est inquiété. Il s’est demandé pourquoi elle ne répondait plus à ses lettres, s’imaginant le pire. Et elle était là, à simplement vivre sa petite vie. Douloureux. Pas insurmontable, cependant. « C’est ta façon de me demander de t’offrir un café ? Vraiment ? » Son ton se fait plus froid qu’il ne l’aurait voulu. Aurait-il pu réagir autrement après un silence radio de plusieurs années ? Il fourre ses mains dans ses poches. Son monde dérive. « Comment va Will ? Et toi, comment vas-tu ? » Des banalités. Sont-ils toujours assez proches pour autre chose ? Probablement pas.
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Dim 18 Déc - 23:13


Ailin Haugen
puisses-tu courir sous la Lune

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▹ DC/TC : Amanda / Tobias ▹ PSEUDO : Jujube ▹ EMPREINTES : 61 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2016 ▹ AGE DU PERSO : 25

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Je suis renvoyée à une autre époque, à un temps où tout allait bien, où il était là, où ma famille était là. Tout avait basculé en si peu de temps. Et puis un jour, le mince lien qui nous unissait, celui que je chérissais et auquel je continuais de croire à travers ses lettres a été écrasé, étouffé, me laissant seule avec mes souvenirs passés et mes cauchemars futurs. Je me souviens avoir pleuré cette perte parce qu'il était le dernier vestige de mon ancienne existence et que je m'y raccrochais pour me maintenir à la surface. Ses quelques lignes sur une feuille me rappelaient toujours avec nostalgie qui j'étais, à qui je le devais et qui j'aimais. Cruellement et désespérément. Et comptez sur Ester pour l'avoir compris elle aussi. Ces lettres étaient le dernier obstacle, la dernière résistance, le dernier mur auquel elle se heurtait. Tu... Tu es vivant... Et ce mur venait de de réapparaître, plus solide, plus réel que jamais.

Mon esprit me dicte de partir, de l'ignorer, de ne pas chercher à le revoir mais mon coeur n'a pas le même discours. Je ne sais pas. Une larme roule sur ma joue, bientôt suivie d'une autre puis d'une autre encore. Tu es vraiment vivant. Je laisse retomber mon sac avant de me jeter dans ses bras, faible et meurtrie. Je ne me souviens pas avoir une seule fois pleuré devant lui. Mais je ne suis plus celle que j'étais. Je ne suis plus qu'une ombre de mon passé, perdue et affaiblie. Je sanglote en m'entourant de l'étreinte familière de ses bras. Je m'oublie de longues minutes dans l'odeur de son aftershave et dans la chaleur de son corps contre le mien. Tu m'as manqué, tu m'as tellement manqué. Le revoir ne me rappelle pas seulement nos moments passés ensemble. Je me souviens aussi de mes frères, de mon père et de ma mère, de mes années de lycée, de mes rêves et du temps où je croquais la vie. Chacune de mes larmes a un goût de renouveau, comme si chacune d'entre elles emportait un souvenir réprimé. Je pleure tout ce que j'ai perdu, et tout ce que je viens désormais de retrouver.

Il me faut un long moment avant de me reprendre. Je m'écarte de lui en essuyant les dernières larmes qui inondent mes joues rougies par le froid et mes sanglots. Je suis désolée. J'ai été surprise, je ne m'attendais pas à te... Revoir un jour. Mon coeur tambourine dans ma poitrine et pour la première fois depuis longtemps, je me sens vivante. Vivante comme jamais.
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Dim 25 Déc - 17:52


Nils Helland
puisses-tu courir sous la Lune

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▹ DC/TC : Olena & Leonora & Katelina & Ragnhild ▹ PSEUDO : Keira ▹ EMPREINTES : 75 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 12/12/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Les bois sont sa meilleure fréquentation. ▹ HUMEUR : Quelque part entre la raison et la folie. Probablement à la recherche d'un sommeil perdu.

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Il s’était accroché. Longtemps. Presque désespérément en réalité. Lorsqu’ils étaient jeunes il était là, toujours là. Toujours à se heurter à un mur, à des réponses négatives, toujours. Et son départ, visiblement, n’y avait rien changé. Ils s’étaient écrits, un peu. Il aurait pu lui écrire autant qu’il écrivait à Arielle, peut-être plus. Il aurait pu. Si elle n’avait pas décidé de le rejeter une nouvelle fois –une dernière fois, avait-il pensé. Ça aurait pu être violent, s’il n’y avait pas eu ce contexte de guerre et ces semaines d’attente pour une seule lettre. Du jour au lendemain, plus rien, elle avait simplement décidé de ne plus lui répondre. Pourquoi ? Il ne l’avait jamais su. Elle n’avait même pas eu la décence de lui dire. Et maintenant, elle semblait s’étonner d’un fait dont elle serait parfaitement consciente si elle n’avait pas coupé toute communication avec lui. Oui. Il était vivant. Visiblement il fallait plus que la guerre pour se débarrasser définitivement de lui.

Il ne comprend pas trop. Il est un peu –beaucoup- perdu lorsqu’elle reprend la parole pour lui dire qu’elle ne sait pas. Elle ne sait pas quoi ? Il se perd dans les réactions de ce vestige de son ancienne vie : elle se met à pleurer et le voilà totalement paumé. Oui, il est vraiment vivant puisqu’il se tient face à elle. Mais a-t-il véritablement fait quelque chose pour qu’elle fonde en larmes devant lui ? Soit cette situation est vraiment bizarre, soit il a perdu toute notion de norme sociale en restant pendant cinq ans loin de toute civilisation civilisée…Il la serre contre lui, a-t-il véritablement d’autres options puisqu’elle s’est jetée contre lui en sanglots ? Il caresse son dos, tente de la rassurer, de l’apaiser un peu. « Tu m’as manqué aussi. » Les mots lui manquent. Quelques minutes plus tôt il lui en voulait, et maintenant il en était incapable, au vu de son état. Il est perdu. Est-ce qu’il va vraiment oublier tout ce qui s’est passé comme ça ? Si facilement, si simplement ?  Il aimerait que ce soit si simple…Il passe une main dans ses cheveux. Pour l’heure son objectif premier est qu’elle se calme.

Il ne s’en rend probablement pas compte, mais ils restent ainsi un long moment avant qu’elle ne s’écarte et qu’elle se reprenne. Elle s’excuse, et par réflexe les mains de Nils retournent se loger dans le fond de ses poches. « Moi non plus, je dois dire. Tu… » Il passe une main dans sa nuque, puis soupire. « Tu m’as un peu oublié, je crois. Ou laissé tomber, je ne sais pas. » Ce n’est pas vraiment un règlement de compte. Il veut juste…Comprendre. Il est resté perdu pendant trop longtemps. Il a besoin d’une réponse. De comprendre.
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Dim 1 Jan - 15:01


Ailin Haugen
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J'ai craqué, j'ai complètement craqué. Le voir vivant a suffit à anéantir les barrières que je dressais depuis des mois et des mois. Simplement le voir. Je me laisse réconforter comme une enfant, sans aucune honte, je suis trop contente de le revoir pour m'attarder sur ce genre de sentiments complètement décalés. Je m'écarte finalement au bout de longues minutes à sangloter dans ses bras et je sèche mes dernières larmes alors qu'un sourire sincère se dessine sur mon visage. Sourire qui s'efface lorsqu'il me rappelle que je l'ai oublié, que je l'ai abandonné, que je n'ai plus répondu à aucune de ses lettres mais si seulement, si seulement j'avais eu le choix... Sans que je le veuille ou que je puisse le contrôler, mes larmes se remettent à couler alors que je pense à ce passé qui m'a détruite, qui m'a pris Nils, qui me l'a volé comme une injustice alors qu'il était la dernière personne qui me restait de ce temps où j'étais libre. Je ne t'ai pas oublié Nils, jamais. Il s'est passé beaucoup de chose, je n'ai pas eu le choix... Je... Qu'ai-je le droit de révéler sans m'attirer les foudres d'Ester ? Qu'est ce que je risque si je raconte ce qui est arrivé après son départ ? Comment ma famille m'a abandonnée à cette femme, comment j'ai vécu, comment la traqueuse m'a interdit de lire ses lettres et de lui répondre, de ne serait-ce que l'avertir ? Comment pourrais-je lui dire tout ça alors que pour moi, c'est encore si dure à accepter ? Pourtant je lui dois des explications, j'ai besoin de m'expliquer, de lui prouver que je ne l'ai jamais, jamais oublié, qu'il est toujours resté près de moi. Dans mon esprit, dans mes rêves, dans mes souvenirs...

Allons prendre un café, j'essayerai de t'expliquer. Il allait falloir que je lui cache de nombreuses choses mais je pouvais au moins, je devais au moins lui parler de mes frères, de ma famille et de ma nouvelle maison. Je ramasse mon sac et j'attrape son bras pour l'entraîner avec moi dans un petit café au coin d'une ruelle. Je commande un décaféiné pour moi et un café noir, avec un sucre et un peu de crème pour lui, son préféré, je m'en souviens. Je te dois quelques explications mais... Je ne pourrai pas tout te dire. Seulement l'essentiel. J'attends que la serveuse revienne avec nos boissons avant de commencer lentement, la voix mal assurée, légèrement tremblante. Quelques mois après ton départ, mon père a fait faillite et une femme est venue réclamer ses biens. Ma famille n'avait pas les moyens de payer alors ils ont fait un marché : moi. J'avale quelques gorgées de la boisson chaude le temps qu'il digère l'information. Ils m'ont vendue à cette femme, ils m'ont abandonnée. Tu sais, je comprends aujourd'hui qu'ils n'avaient pas le choix mais je leur en veux toujours, je leur en veux tellement. Après ça, ma famille a déménagé, je ne les ai jamais revus. C'était il y a plusieurs années maintenant. Je soupire en fixant mes mains, me remémorant quelques vagues souvenirs d'antan. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus, ni où ils sont, ni si mon frère, Will, a obtenu le contrat qu'il souhaitait. Je ne sais rien, rien du tout. Mais je n'ai plus besoin de savoir, ils ne sont plus ma famille.
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Dim 1 Jan - 15:38


Nils Helland
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Les mots sonnent presque faux. On dirait presque une excuse toute trouvée. Nils est du genre à penser qu’on a toujours le choix. Surtout qu’il n’aurait pas été très compliqué d’écrire une lettre pour expliquer simplement les choses. Il se serait contenté d’un simple « je suis désolée mais je ne vais plus pouvoir correspondre avec toi. » Cela n’aurait pas touché à la déception et au sentiment d’abandon. Mais au moins, chose la plus importante de toute, il ne se serait pas inquiété. Il n’aurait pas passé des mois à se demander si elle allait bien, s’il lui était arrivé quelque chose. Elle ne doit pas se rendre compte de combien ce silence radio a pu le rendre fou.

Il accepte l’invitation d’un signe de tête. Comment aurait-il pu refuser ? Même si la rancœur ne va pas partir tout de suite, ces explications elle les lui doit. Et il a surtout très envie de les entendre. Il a toujours cru qu’ils étaient proches. Au moins comme un frère et une sœur. Lui l’avait aimée, même si cela n’avait jamais été réciproque. Ce silence avait presque sonné comme une trahison, un coup de poignard dans le dos. Et les réponses, bien sûr qu’il les voulait. Au-delà de ça, il en avait besoin pour comprendre. Sans ça, il aurait du mal à tourner la page, et, éventuellement, à lui pardonner.

Il la laisse s’emparer de son bras et le trainer dans un petit café sans prétention au coin d’une ruelle. Pour avoir une conversation, ce sera bien assez. Pour la suite, il verrait bien comment ça se passe. Elle commanda deux cafés, lui commandant son préféré. S’en souvenait-elle ou était-ce le fruit du hasard ? Avec elle, il avait l’impression de ne plus rien savoir, d’avancer dans une zone d’ombre et de ne voir les obstacles que lorsqu’il se cognait dedans. Il hocha la tête. Il n’avait pas besoin des détails, de toute façon. Elle attendit que leurs cafés soient servis et il en bu une gorgée alors qu’elle commença son récit.

Il aurait voulu mettre son grain de sel dans cette histoire folle dès le départ. Pourtant, il la laissa finir. La rage montait petit à petit, mais il la laissa terminer. Et il ne pris la parole que lorsqu’elle estima qu’elle lui en avait assez dit et qu’il n’y avait plus rien à dire. « C’est insensé. » Il contenait toute la colère que cette histoire lui évoquait, du moins il essayait. « Pourquoi est-ce que Will… ? Il tenait à toi. Plus que tout au monde. » Il en voulait désormais à son ami d’avoir laissé faire une telle chose. Mais, ironiquement, il en voulait également à Ailin d’avoir laissé faire une chose pareille. Elle était intelligente, bon sang. « On va aller voir les autorités compétentes. A quel moment est-ce que tu as pu te dire que c’était normal ?! Qu’ils peuvent payer ou non, c’est illégal. Cette femme mérite d’aller en prison pour ça. » Et la famille d'Ailin aussi, pense-t-il. Il n’est qu’humain. Il ne peut pas vraiment comprendre tout l’enjeu qu’il y a derrière tout ça. Il voit ça avec le regard d’un militaire.
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Mer 4 Jan - 20:15


Ailin Haugen
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Pourquoi ? Pas un jour ne passe sans que je ne me pose la question. Même Will, même lui. Je me rappelle encore ce jour avec entêtement, je me souviens de son regard fuyant, de la peine sur son visage, de sa mâchoire crispée, de la terreur qui se lisait dans ses gestes et pourtant... Il n'a rien fait. Il m'a abandonnée, comme les autres. Il l'a laissé m'emmener, me détruire, me briser, ne faire de moi qu'une ombre, fuyante et solitaire. Alors que j'étais si vivante, si pleine de vie, comment avait-il pu ? Comment avaient-ils pus, tous, me faire ça ? Comment peut-on abandonner sa propre fille à une inconnue ? Ne pas prendre de ses nouvelles ? Accepter l'inacceptable ? Tant de questions auxquelles je n'ai pas de réponses parce que moi, je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce qui est arrivé, ce qu'ils ont imaginé que je vivrais comme vie loin de ma famille ? Bien sûr, une vie d'opulence. Ester est riche, ses appartements sont somptueux ainsi que tout ce qu'il l'accompagne. Noyée dans les privilèges d'une vie luxueuse mais le prix à payer est trop lourd, bien trop lourd à porter.

Je sursaute lorsqu'il parle de se rendre aux autorités, de demander leur aide, leur soutien. A quoi pense-t-il ? Ne croit-il pas que j'ai déjà essayé, que j'ai déjà tenté de me libérer de son emprise, d'échapper à sa prison ? Mais on n'échappe pas à Ester, jamais. On ne peut pas Nils. Cette femme n'ira pas en prison, jamais. Je serai morte avant qu'elle y mette ne serait-ce qu'un pieds. Alors laisse moi terminer, d'accord ? J'inspire avant d'avaler quelques gorgées de café brûlant et amer, me faisant légèrement grimacer. Je n'ai pas revu ma famille depuis ce jour là. Ca fait 5 ans maintenant. Je ne sais pas où ils sont, s'ils vont bien, s'ils sont même vivants. Je ne sais rien et je ne veux plus rien savoir. Je marque une pause avant de reprendre, la voix tremblante, on approche du pire. Tu sais, ma nouvelle... Tutrice est riche, affreusement riche. Je n'ai pas eu la vie si dure. J'ai eu le droit de terminer mes études et j'ai maintenant un post dans une des plus grosses boîtes d'édition de la ville. C'est un bien piètre mensonge, je ne parviens même pas à empêcher mes lèvres de trembler. Tout n'est faux, j'ai bien fini mes études et décroché un bon travail mais tout n'a pas été blanc pour arriver jusque ici, bien au contraire. Mais ça, je le garde pour moi, il n'a pas à le savoir et je ne veux pas en parler. Je veux l'enterrer, l'oublier, le laisser loin derrière moi. Le pire est passé. Et... Et maintenant je l'aide pour certaines choses et en échange elle me laisse quelques libertés que je n'avais pas avant, c'est tout. Je déteste Ester mais je dois admettre que lorsque je me montre sage et obéissante, elle m'offre ce que je veux, elle me fait confiance. De toute façon, pourrait-il en être autrement ? Serais-je un jour désormais capable de la trahir après l'avant-goût de ces quelques années ? Certainement pas. Finalement je ne suis pas courageuse, je ne suis qu'une gamine dont les rêves ont été brisé les un après les autres et qui n'espère plus rien de la vie.
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Sam 14 Jan - 13:25


Nils Helland
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Will était un peu son meilleur ami, à cette époque où il avait encore une vie relativement normale. Comme pour tous, il a perdu le contact. Seulement, à l’inverse de la plupart de ses connaissances, il ne l’a pas revenu en remettant les pieds dans le « vrai monde ». Il comprend maintenant pourquoi. Son ami s’est barré, et il a laissé sa sœur dans la merde. Sans jamais se retourner pour faire face à ses conneries. Putain. Il était son meilleur ami, mais là tout de suite il a juste envie de lui foutre son poing dans la figure. Juste pour lui remettre les idées en place, pas véritablement pour le blesser. Son envie de le tabasser viendrait sans doute après, s’il ne se réveille toujours pas.

Il boit une gorgée du café amer, ça lui fait du bien. Surtout qu’elle reprend. Et la suite ne fait pas davantage plaisir. Pour lui, si calme, si posé, si militaire, ce n’est qu’un flot d’inepties. Les paroles s’enchainent, mais finalement tout ne semble pas si noir, il ne comprend pas. Mais peut-être qu’il ne peut simplement pas comprendre. Il fut un temps où Aelin était tout pour lui, un temps où ils partageaient tout et où ils s’aimaient. Peut-être pas de la même façon, mais ils s’aimaient.

Il a l’impression qu’il ne reste plus rien de tout ça désormais, tout est effacé. Ce qu’il retient de tout ça, c’est que sa vie n’est pas si mal, selon ses dires. Et qu’elle l’a quand même laissé tomber. « Donc finalement ta vie n’est pas si mal, c’est ce que tu essayes de me dire ? » Il se sent bête. Bête de toujours s’attacher à elle. Il est fatigué de vouloir lui trouver des excuses. Rien de ce qu’elle ne lui a dit n’explique son abandon. Peut-être ne veut-elle simplement pas s’expliquer. Peut-être n’en ressent-elle pas le besoin. Peut-être qu’il ne représente même plus assez pour elle pour qu’elle en ressente l’envie, ou le besoin. Le voilà encore plus amer que tout à l’heure. Quelle belle journée…
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Ven 3 Fév - 21:28


Ailin Haugen
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Un rire nerveux m’échappe. Pas si mal ? Ma vie n’est pas si mal ? Probablement que comparée aux horreurs des champs de bataille, ma vie n’est pas si mal effectivement. Mais en réalité, je n’ai plus de vie. Plus depuis que j’ai été abandonnée, échangée contre des dettes, injustement vendue par une famille dont je n’ai aujourd’hui plus de nouvelles. Une volonté de ma geôlière ou bien de ma famille ? Qui sait, je n’ai jamais eu le courage de poser la question. Ce courage, je l’ai perdu en route, abandonné au détour d’un sentier, d’une répression physique douloureuse, d’un viol mental. Et maintenant, je suis constamment effrayée, constamment oppressée, un agneau au milieu des grands méchants loups. Moi aussi je me bats pour ma vie et pour celles d’autres personnes. C’est un peu ma guerre à moi.

Tu ne sais pas ce que tu dis. Je frappe le poing sur la table, renversant ainsi un peu de café bouillant sur mon avant bras. Je ne cille même pas et ramasse juste une serviette en papier pour éponger le liquide s’étendant rapidement sur la table ainsi que ma manche. Bien sûr que c’est douloureux, bien sûr que ça fait mal mais j’ai appris pendant des mois, des mois et des mois à me taire, à me cacher, à afficher un masque de neutralité qui ne trahirait aucune de mes émotions parce que c’est ce qu’elle voulait. Alors j’ignore la douleur, je l’oublie et peu importe la morsure brûlante qui me ronge la peau. Ester ne m’a jamais accompagnée glissée mon bras sous un robinet d’eau froide, loin de là.

Tu me connais bien Nils. Penses-tu que je t’aurais abandonné sur les champs de bataille ? Penses-tu que moi, peste et entêtée, j’aurais cessé de te harceler, peu importe où ? Alors arrête de me lancer ce regard, arrête de penser que j’aurais pu t’abandonner parce que tu sais que c’est faux. Je t’aimais plus que mon propre frère putain… Et maintenant… J’essaye de reprendre mon calme pour ne pas me mettre à pleurer à nouveau. Le voir vivant a décidément fait tomber quelques unes de mes nombreuses barrières. Des barrières que j’avais mis tant de temps à construire pour me protéger et qui en l’espace d’un instant se sont écroulées pour lui tomber dans les bras en pleurant. Tu sais quoi ? Pense ce que tu veux, je ne devrais même pas être là. J’ai du travail, je dois, je dois rentrer avant… Avant midi. Je suis déjà en retard. Je commence à brusquement paniquer et j’enfile ma veste à la hâte. Je me rappelle la menace d’Ester à mon dernier retard. Et si en plus, elle sent que j’étais avec un humain…
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Ven 7 Avr - 22:58


Nils Helland
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Il hausse un sourcil et rien de plus. Ses bras se croisent. Rien ne montre la déception et l’étonnement dont il fait preuve à l’instant. « En effet. » murmure-t-il davantage pour lui-même que pour Ailin. En effet, il ne sait rien. Il ne peut deviner ce qu’on ne lui pas. Son ignorance est, en réalité, sa seule certitude en cet instant. Longtemps, elle représentait tout ce qu’il pouvait espérer. A tel point que les rejets, trop difficiles à accepter, sont devenus, sans qu’il n’accepte véritablement de le reconnaitre, l’une des raisons l’ayant poussé à partir. Il avait besoin de s’éloigner d’elle, car rester à ses côtés lui rappelait à chaque instant la douleur de ne pouvoir être avec elle comme il l’aurait souhaité. Il avait besoin de s’éloigner d’elle, parce qu’elle ne pouvait rester le seul et unique sens à sa vie.

A l’armée, il s’était senti utile. A l’armée, il faisait parfois la différence. Cela lui permettait au moins de donner un semblant de sens à sa vie. Il se sentait con, vraiment, de se mettre dans de tels états simplement pour une fille. Mais elle n’était pas n’importe qui et qu’importe combien il voulait le nier, la réalité lui revenait toujours en pleine face, de plus en plus brutalement. Exactement comme aujourd’hui. Il sait que tout ce qu’elle dit est vrai. Le moindre de ses mots. Et pourtant. « Et pourtant… » souffle-t-il alors qu’elle s’est déjà levée pour quitter l’établissement. Et pourtant elle l’a tout de même abandonné. Il aurait pu en mourir, de toute cette douleur, de ces angoisses et de ces incertitudes. Par quels miracles peut-il être encore debout, vivre encore sa vie malgré ce passé qu’il refuse de voir en face ? Il n’a pas la réponse. Mieux vaut ignorer la question. Comme la plupart de toutes celles qu’il se pose.

Un soupire. Il sent la souffrance, une nouvelle fois, lui tendre les bras. Il est con, il se sent con. Il le sait, et pourtant il s’y laisse tomber tout entier. Il sait que la souffrance va le rattraper, une nouvelle fois. Elle le fait toujours. Pourtant, il pose quelques billets sur la table et se lève à son tour. Pouvait-il véritablement la laisser partir comme ça, de toute façon ? Foutus sentiments. Pourquoi faut-il qu’ils résistent à tout, ces sales bêtes ? « Ailin. » Le voilà hors de l’établissement à son tour. Avec autant de délicatesse que possible, il attrape son poignet pour qu’elle lui fasse face de nouveau, et l’attire contre lui dans une étreinte à laquelle il ne croyait plus. Il passe une main dans ses cheveux. Peut-être qu’elle voudra le tuer pour ce geste, mais il a déjà connu pire après tout. « Je t’aimerai plus que ma propre sœur aussi, si j’en avais une. » Longtemps, il voyait Ailin comme sa propre sœur. Jusqu’à ce rendre compte qu’elle était davantage encore…
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Sam 8 Avr - 14:24


Ailin Haugen
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▹ DC/TC : Amanda / Tobias ▹ PSEUDO : Jujube ▹ EMPREINTES : 61 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/12/2016 ▹ AGE DU PERSO : 25

CROCS PRÉFÉRÉS
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Les murs s'effondrent, les sentiments refont surface et je me noie dans leur intensité et leur présence. Alors, la certitude que j'avais perdu au fil du temps sous les tortures de la traqueuse reviennent et je comprends qu'il est impossible d'enterrer les sentiments, impossible de les faire disparaitre complètement. Il suffit d'une petite chose, d'une rencontre qui vient bouleverser votre quotidien et alors tout s'écroule et vous respirez, vous profitez du soleil brûlant, vous redécouvrez un monde oublié et vous vivez à nouveau. Et c'est seulement à cet instant que vous comprenez à quel point, le manque, le vrai manque vous a transformé. Mais il n'est pas question de revivre cette perte, il n'est pas question d'imaginer à nouveau s'accrocher à cette vie que je finirai par perdre encore et encore. Je ne veux pas le blesser plus qu'il ne l'est déjà, je ne veux pas le mettre en danger, dieu seul sait de quoi Ester est capable. Il y a une nette différence entre les coups d'un soir qu'elle tolère et une relation sérieuse, même d'amitié avec un humain. Je ne suis pas sûre de sa réaction.

Je ne me retourne pas et je sors en claquant la porte derrière moi. C'est mieux comme ça, beaucoup mieux. Il faut que je m'éloigne, que je mette de la distance entre nous et que je ne le croise plus jamais. Tout était plus simple que je le pensais mort ou au moins loin de Bergen, à faire la guerre. Oh bien sur, j'étais triste, je pensais à lui quelque fois. Il m'arrivait même encore de pleurer son absence en silence. Mais maintenant que je sais qu'il est en vie, près de moi, son manque sera encore plus vrai, encore plus dur. Et je dois mettre un terme à ce quelque chose qu'il y a entre nous et je dois le laisser là où il est. Je m'apprête à traverser la rue lorsque sa main se referme sur mon poignet avec une délicatesse qui m'empêche de lui hurler de me lâcher.  Je lutte pour ne pas me retourner, pour ne pas lui faire face mais il m'y oblige, avec une douceur qui menace mes larmes de couler à nouveau. Relâche mo... Mes mots s'étouffent dans ma gorge alors qu'il m'attire contre lui et m'étreint avec toute la force de ses sentiments. Je sens combien je lui ai manqué, le mal que ça lui a fait. Combien il a changé aussi d'une certaine manière. Sa main glisse dans mes boucles brunes et mes larmes roulent sur mes joues, se perdant dans le tissu blanc de sa chemise.

Je cesse de lutter en entendant ses mots et je me serre plus près de lui. Je laisse tomber mon sac et mes bras l'enserrent comme s'il était une bouée de sauvetage en pleine océan. J'agrippe sa chemise et je pleure contre lui, comme une enfant, comme l'enfant que j'ai été lorsque je l'ai rencontré. Je pleure sa perte, je pleure le vide qu'il a laissé et je pleure son retour. Je pleure parce qu'il est en vie et parce qu'il m'aime encore. Je pleure et ça me fait du bien. Ne pars plus. C'est peut-être égoïste mais c'est ce que je souhaite. J'ai été trop idiote pour le dire quelques années plus tôt, je ne ferai plus la même erreur. Ne pars plus jamais. Je me dresse sur la pointe des pieds et je déposer un baiser à la commissure de ses lèvres. Jamais.

« Pourquoi ce jour qui file vers l'oubli ne peut-il pas durer toute la vie ? »
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