We’re not a bunch of broken robots ▬ Gabriel
MÉTÉO DE BERGEN

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 We’re not a bunch of broken robots ▬ Gabriel

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Mer 15 Fév - 19:09


Remy A. DeLange
puisses-tu courir sous la Lune

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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 264 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Fraichement débarquée à Bergen ▹ HUMEUR : Déterminée, joyeuse et mélancolique. Un mélange de ces trois là.

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Lieu et date du rp : The Hatter's Lair. (Pour la date, j'avoue avoir un peu de mal à me situer dans la chrono)
Protagonistes: Gabriel Chevalier & Remy A. DeLange
Résumé du rp: Remy débarque au Hatter's Lair sur les conseils d'une personne qui l'a aiguillé sur le net, par les réseaux sociaux. En entrant elle reconnaît cette fameuse personne qui n'est autre Gabriel et fonce le voir sans tergiverser, avec toute sa bonne humeur et sa spontanéité. Monde invasion activé.

Actions réalisées au cours de ce rp: Probablement un pétage de durite de Gabriel mais sinon, mystère pour l'instant !

Bergen, petite cité de caractère. Sincèrement, cette ville a du chien ! (Pardon amis Loups, elle ne sait pas ce qu'elle dit) Je n'y suis que depuis 48h à peine et je m'y sens déjà comme un poisson dans l'eau. Ma résidence ? Une de ces grandes baraques bourgeoises des Quartiers Ouest pardi ! Pas du tout. Je crèche simplement dans une auberge de jeunesse en plein centre ville et ça me va très bien comme ça. J'ai fait Goteborg-Bergen en train, puis je me suis pas mal déplacée en bus ensuite ce qui m'a permis de commencer à découvrir un peu la Norvège dans un premier temps puis Bergen dans un second. Mes premières impressions ? La vie est chère et on se caille les miches ! Mais c'est vraiment joli, je trouve l'endroit vraiment charmant pour ce que j'en ai vu pour l'instant. Les gens ? Accueillant, pour ceux que j'ai croisé jusqu'ici en tout cas. Pour faire clair, je débarque sans connaître qui que ce soit ici, sans le moindre repère, sans logement, sans travail et bien sur ça m'effraie un peu mais je ne peux pas m'empêcher de sourire comme une gamine qui découvre le monde tout simplement parce que c'est un peu – totalement en fait – le cas. J'ai eu la chance de voyager très jeune, d'abord avec mes parents, puis par l'intermédiaire de mes études et ensuite par moi-même alors l'inconnu me fait peur mais il ne m'empêchera jamais d'avancer. Prendre des risque fait parti de la conception que j'ai de l'existence et rester en place … Non, ça n'a jamais fait parti du programme. Je ne pensais pas partir comme une voleuse ou presque et surtout pas sous ces circonstances mais … Tôt ou tard, c'est ce qui se serait passé quoi qu'il arrive. J'ai atterri ici parce que sans comprendre réellement pourquoi j'ai ressenti … ce besoin – oui c'était presque ça – de retrouver la seule personne dont je me sens étrangement proche ces temps-ci alors qu'on ne se connait qu'à peine mais même si je ne le retrouve pas, je ne regretterai pas mon choix. Ça n'est pas mon genre, de toute façon, d'avoir des regrets.

Premier jour : Prise de repères, organisation, installation. J'ai un logement assuré pour une semaine, un CV déjà bombardé dans plusieurs boites et même un entretien téléphonique demain matin. Non, je ne perds pas de temps ! Jamais. Deuxième jour : Tourisme ! Je n'ai pas encore cherché Grim, je n'en ai pas pris le temps, mais je ne peux m'empêcher de regarder tous les visages que je croise. Vous savez, au cas où. Sac à dos sur les épaules, plan de la ville dans les mains, trois épaisseurs de vêtements sur moi incluant bonnet, écharpe et gants bien sur, je marche depuis des heures et m'émerveille de tout ce que je vois et découvrir au fil de mes pérégrinations. Dans ma poche, un petit carnet où j'ai noté quelques endroits qu'on m'a conseillé sur le forum d'expat sur lequel j'ai trainé hier soir quand je me suis posée dans « ma » chambre. Pas de photo, ça n'est pas mon truc, je préfère graver tout ça dans ma mémoire. L'océan … Oh je m'en suis gavé de cet air marin ! Chez moi, à Hambourg, on est bien loin de tout ça et l'absence d'air venant de la mer rend parfois le climat un peu étouffant alors je recharge les batteries en iodes tout en me disant qu'il y a ici un grand port qui me semble bien agité. De l'import, de l'export, du commerce … C'est bon pour mes affaires tout ça. Quelque chose me dit que cette ville va être une bonne pioche mais en attendant, j'ai faim ! Et froid. Un truc chaud, vite, ou je me cristallise sur le champ.

« Excusez-moi, bonjour. »

Le tout, en anglais, ça me vient presque spontanément. Je ne parle pas le Norvégien mais … l'idée d'apprendre ne me fait pas peur, loin de là même. En attendant, je maitrise parfaitement l'anglais alors ça n'est pas un problème pour moi de communiquer tant que la personne à qui je m'adresse le parle aussi. Ou le français, l'allemand et l'espagnol. Et l'italien si c'est pour s'échanger des insultes.

« Bonjour jeune demoiselle. Vous êtes perdue, je me trompe ? »
« Hum … Je ne sais pas si on peut appeler ça perdue, il y a toujours quelque chose à voir ici apparemment. »

C'est une femme d'une soixantaine d'année, elle a les trais doux et me sourit comme elle pourrait sourire à sa fille. C'est l'impression qu'elle me donne en tout cas et l'espace d'un instant je pense à Maman. Ça me vrille un peu le cœur, je ne le nierai pas, mais je garde mon sourire. Je les ai appelé hier soir, ils savent où je suis et je n'ai pas l'intention de me cacher parce que je ne fuis pas réellement. Marcus m'a demandé quand je revenais, c'est difficile de devoir dire à son petit frère qu'on n'a pas la moindre idée de quand on se reverra mais je ne me suis pas débiné. J'assume les conséquences de mes actes, peu importe si ça fait mal, peu importe s'ils me manquent énormément tous les trois alors que je ne suis partie que depuis une semaine à peine.

« Je cherche le … Attendez … Un salon de thé assez réputé apparemment mais j'en ai oublié le nom. »

Je m'apprête à chercher mon petit carnet dans ma poche ce qui implique d'enlever au moins un gant pour tourner les pages mais miracle, elle me devance.

« Le Hatter's Lair. »
« C'est ça ! Mes doigts vous remercie chaudement. »

J'aime son rire, il est tellement doux lui aussi. Elle prend le temps de m'expliquer en détail le chemin à suivre et je me dis que j'aurai pu simplement prendre mon smartphone et utiliser le GPS mais je suis de ceux qui préfèrent encore l'humain à toute cette technologie dont on se gave à ne plus savoir se servir de ses dix doigts. Vingt minutes plus tard je pousse la porte de ce fameux salon de thé et ...

« Wow ... »

… Cet endroit est fou et de ce que j'en vois au premier coup d'œil : Totalement fidèle à sa réputation. Partout sur les murs, des horloges, de toutes les tailles, de toutes les formes, et pas une seule à la même heure. Il y a du monde mais pas trop, encore une fois mon regard s'attarde sur chaque visage mais pas de Grim à l'horizon. Je ne connais pas ses goûts, pas plus que ses habitudes, mais sait-on jamais. Il peut se trouver n'importe où à n'importe quel moment, y compris à des centaines de kilomètres d'ici si jamais sa destination a changé en cours de route tout comme la mienne. Donc non, pas de Grim, mais un visage qui me semble étrangement familier. Un jeune homme, assis seul à une table, légèrement en retrait. Je ne peux pas m'empêcher de le fixer, je sais que je n'arrêterai pas tant que je n'aurai pas trouvé pourquoi il m'interpelle de cette façon et c'est là que l'illumination se fait : Le frenchy qui m'a tuyauté sur cet endroit ! Sourire ultra large sur le visage, je ne tergiverse pas une seconde de plus et trace ma route droit vers lui.

« C'est toi ! »

Tu es l'homme de ma vie, félicitations ! Cette fois, je m'adresse à lui directement en français puisque je suis sure de moi. Il EST français. Il aime le fromage ! Copain !

« C'est toi qui m'a parlé de cet endroit ! »

Dit-elle en s'asseyant à côté de lui – s'affaler serait le terme le plus exact, une jambe pliée sous le reste du corps – sans lui demander son avis, un gant dans une main, le bonnet dans l'autre et les cheveux en vrac. Pas une seconde je n'envisage de me tromper … Ni même envisage le fait que peut-être, je le dérange ... Ou qu'il va me prendre pour une folle échappée de l'asile du coin.
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Dim 26 Fév - 20:11


Gabriel Chevalier
puisses-tu courir sous la Lune

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▹ DC/TC : Amelia Andersen / Leif Helström ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 572 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/01/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Quelque part entre son ordinateur et son labo ▹ HUMEUR : J'ai perdu mes lunettes, enfin j'ai pas voulu les mettre, elle me font une drôle de tête, une tête d'un geek à lunettes…

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un guide français-norvégien, un étui à lunette, un spray lacrimogène (on sait jamais), un livre pour les moments d'ennui, un paquet de chocobons

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Feat. Remy A. Delange
« Il y avait une table servie sous un arbre devant la maison, et le Lièvre y prenait le thé avec le Chapelier. Un Loir profondément endormi était assis entre les deux autres qui s’en servaient comme d’un coussin, le coude appuyé sur lui et causant par-dessus sa tête. « Bien gênant pour le Loir, » pensa Alice. « Mais comme il est endormi je suppose que cela lui est égal. »

Bien que la table fût très-grande, ils étaient tous trois serrés l’un contre l’autre à un des coins. « Il n’y a pas de place ! Il n’y a pas de place ! » crièrent-ils en voyant Alice. « Il y a abondance de place, » dit Alice indignée, et elle s’assit dans un large fauteuil à l’un des bouts de la table.

« Prenez donc du vin, » dit le Lièvre d’un ton engageant.

Alice regarda tout autour de la table, mais il n’y avait que du thé. « Je ne vois pas de vin, » fit-elle observer.

Lewis Caroll Alice au Pays des Merveilles

Un bon thé et un gros livre. C’étaient définitivement deux choses qui allaient ensembles pour survivre au froid norvégien. Il se rendait souvent au Hatter’s Lair, même s’il passait clairement plus son temps à la bibliothèque d’Edwina. Il est vrai que ce n’était pas l’endroit le plus calme de Bergen, même son propriétaire avait un grain. C’était un bavard qui devait se taire uniquement quand il dormait. Et encore, peut-être qu’il parlait en dormant. À vrai dire il y aimait beaucoup la décoration et l’ambiance de ce salon de thé, hors du fait qu’ils avaient une carte longue comme l’Everest qui se renouvelait sans cesse. Pour un grand curieux comme lui, c’était parfait. Plongé dans sa lecture, il approfondissait quelques notions de génétique qui lui serait utile au petit travail que lui avait confié l’Alpha Blonde et l’Alpha Brun. Au vu de son travail de chercheur, on pourrait croire qu’il pourrait vite se lasser de gober des livres de sciences, mais il il ne cessait d’empiler encore et encore des ouvrages déjà lu sur tous les sujets possibles et inimaginables. Comme il avait bonne mémoire, en général il retenait très bien ce qu’il apprenait. Il se savait intelligent, mais à côté il se considérait comme une piètre personne. Il aimait la solitude au point d’être parfois désagréable sans le vouloir quand on voulait l’aborder, votre seul crime étant de vouloir le sortir de sa bulle. Il n’arrivait pas à comprendre les réactions des gens, alors des fois il commettait des bourdes diplomatiques, encore une fois sans le vouloir. Il fallait qu’il se rende à l’évidence : il n’avait pas un seul véritable ami en plus d’un an à Bergen et c’était complètement de sa faute. Le pire c’est que cela ne le dérangeait pas vraiment. Seulement sa famille. Enfin surtout sa mère, qui s’inquiète de son peu d’interactions sociales. En même temps, il était tout le contraire de son petit frère, qui se débrouille à merveille au milieu des foules. D’ailleurs ils ne se comprennent pas. Plus exactement, il a l’impression de ne pas exister pour son cadet. C’est peut-être mieux comme ça. Thomas ne semble pas vouloir faire d’efforts, et lui-même en a marre d’en faire. Peut-être parce que du haut de ses dix-neuf ans il restait un ado protestataire qui a oublié sa maturité quelque part. Lui-même n’était pas une flèche au même âge, plutôt un espèce de petit con buté comme un âne qui se croyait meilleur que tout le monde. Quoiqu’il n’a peut-être pas tellement changé en dix ans. Il se croyait toujours bien plus malin que la masse, et ne pouvait s’empêcher de s’affirmer qu’il y avait quand même une partie de vérité.
Soudain il sentit quelque chose d’assez pesant sur son dos. Il y avait là une personne qui le fixait intensément. Il trouvait cela franchement dérangeant, pour lui qui aimerait avoir le pouvoir de devenir invisible s’il maitrisait une quelconque magie. Il la regarda quelques secondes de travers

- C’est toi !

Il sursauta, affichant une expression surprise. Quoi ? Comment ça ? Qu’est-ce qu’elle lui voulait ?

- C'est toi qui m'a parlé de cet endroit ! 

Elle faisait erreur. Il ne la connaissait pas, son visage ne lui disait strictement rien. Comme la plupart des visages, des voix et des gens en général. Quand il disait qu’il était un peu pitoyable comme être humain... Enfin en général il avait quand même une impression de déjà vu. Il savait qu’il avait déjà rencontré quelque part, mais là, c’était rien de chez rien. Confus, il regarda la jeune femme s’installer devant lui. Si son expression était neutre, son cerveau s’était mis en alerte rouge : intrusion d’étranger de niveau 3. mais comme d’habitude, il ne laissait rien transparaître.

- Euh... Bonjour, s’exprima t-il en français. C’était d’autant plus étrange qu’elle était francophone, et qu’il connaissait peu de gens parlant sa langue maternelle à Bergen.

- Je m’en excuse par avance, mais vous ne me dites absolument rien, lâcha-t-il machinalement, en oubliant (comme d’habitude) de prendre quelques pincettes. Mais effectivement, je serais bien du genre à vous conseiller ce salon de thé. Je vous conseille le thé blanc lavande et vanille, si jamais...

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Mer 8 Mar - 18:07


Remy A. DeLange
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« Euh... Bonjour. »

Premier constat, parce que je ne suis pas totalement à côté de la plaque malgré les apparences : Il ne me situe pas. Pas de problème ! Je ne suis clairement pas du genre à prendre la mouche pour ça, d'autant plus que tout le monde n'est pas forcément physionomiste. Je pourrais éventuellement envisager de me tromper mais … Non, je suis certaine de mon coup à … disons … 99,9% environ. Je sais que c'est lui, je reconnais ces lunettes. Son pseudo ? Là par contre, ça m'échappe mais dans le fond ça n'a pas tellement d'importance.

Deuxième constat : Il me répond en français et Ô que j'aime toujours autant entendre cette langue. Elle m'avait visiblement manqué, à vrai dire. Je la parle ou plutôt je me la parle mais ça n’a rien de semblable à une conversation entre deux personnes qui se comprennent. Ok je vais loin en parlant de conversation là, certes, mais tout le monde a compris où je veux en venir.

« Je m’en excuse par avance, mais vous ne me dites absolument rien. »

Qu'est-ce que je disais ? Mais pas de malaise, je n'ai pas la prétention d'être inoubliable, d'autant moins lorsqu'on ne s'est jamais croisé en chair et en os. Jusqu'à maintenant. Et non, je n'en démords pas, je sais que c'est lui. Point. Le ton détaché qu'il emploi, presque neutre voir blasé, ne me froisse pas plus. S'il faut y mettre de l'entrain pour deux ça ne me pose aucun problème non plus. Bien sur que je compte prendre racine !

« Mais effectivement, je serais bien du genre à vous conseiller ce salon de thé. Je vous conseille le thé blanc lavande et vanille, si jamais... »
« Merci, je prends note. »

A vrai dire, je pense que je vais plutôt me tourner vers un bon gros chocolat chaud plein de crème fouettée s'ils font ça ici mais inutile d'être impolie ou de simplement risquer d'apparaitre comme tel à ses yeux. Pas que ce qu'il pense de moi soit au cœur du débat et surtout d'une réelle importance mais on m'a élevé comme ça. Point final. Et puis qui sait, ce type va peut-être devenir mon nouveau meilleur ami, on n’en sait rien, alors ça serait dommage de partir sur ce genre de bases. Non ? Digression ? Non, désolée, connais pas.

Et donc, si on aidait ce petit monsieur à me recaser ? Parce que oui, je persiste, je signe : C'est lui nom d'une pipe en bois ! Toujours autant dans la décontraction, sourire enthousiaste sur le visage, j’enchaine et me présente.

« Je m’appelle Remy, j’arrive de Hambourg, puis de Paris, en passant par Barcelone et plus rapidement – très rapidement – par Goteborg. On s’est croisé sur les réseaux sociaux et je persiste, c’est toi qui m’a conseillé cet endroit. J’ai reconnu ta photo. »

Enfin sa tête plutôt mais je pense qu'il aura compris l'idée et à moins d'être ultra pointilleux, je doute qu'il relève. Pointilleux, monsieur ?

« Ou alors soit tu as un sosie voir un frère jumeau, soit quelqu’un usurpe ton identité. »

On ne se méfie pas assez de la technologie, moi je vous le dis. Aujourd'hui n'importe qui peut faire n'importe quoi avec votre image, votre nom, se faire passer pour vous, savoir où vous êtes et pourquoi vous y êtes, avec qui, en temps réel, etc … C'est ultra flippant. Je sais qu'on n'arrête pas le progrès mais quand même … Il y a peut-être des limites, non ? Enfin ça n'est pas le sujet.

« Je t’en supplie, dis-moi qu’il y a un endroit où trouver du bon fromage bien de chez nous dans cette ville. »

Tu le sens mon désespoir là ? Et si jamais quelqu’un se pose la question, non, pas une seule seconde je ne me formalise du fait qu’il me vouvoie alors que je le tutoie comme si on se connaissait depuis quinze piges. Pas de ça entre nous, pas de ça entre mangeurs de grenouilles quand même !
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Lun 17 Avr - 16:55


Gabriel Chevalier
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▹ DC/TC : Amelia Andersen / Leif Helström ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 572 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/01/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Quelque part entre son ordinateur et son labo ▹ HUMEUR : J'ai perdu mes lunettes, enfin j'ai pas voulu les mettre, elle me font une drôle de tête, une tête d'un geek à lunettes…

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Feat. Remy A. Delange
Il dévisagea un plus plus profondément la jeune femme qu’il avait en face de lui, pour essayer de se rappeler de quelque chose. Son visage rond lui donnait l’air d’avoir environ la vingtaine, son joli sourire devait témoigner qu’elle devait être du genre à être de bonne humeur. D’un point de vue objectif, elle était effectivement assez mignonne, mais il s’en  fichait comme de sa première paire de lunettes. Peut-être était-elle une étudiante française pour un échange, mais cela ne lui disait pas où il aurait pu la rencontrer. Elle la remercia pour le conseil sur le thé, puis enchaina sur une présentatuon puis avoua afin d’où elle le connaissait.

- Je m’appelle Remy, j’arrive de Hambourg, puis de Paris, en passant par Barcelone et plus rapidement – très rapidement – par Goteborg. On s’est croisé sur les réseaux sociaux et je persiste, c’est toi qui m’a conseillé cet endroit. J’ai reconnu ta photo.
- Ah.

Donc elle faisait partie des gens du groupe d’expatriés français sur Facebook, et comme il passait sa vie sur Internet, il y était plutôt actif. Ça lui permettait d’aider les autres sans à avoir à leur parler directement. Il se souvint d’un statut posté par une demoiselle qui disait qu’elle arriverait prochainement et s’il y avait des endroits sympathiques à visiter. Il avait proposer le café et la bibliothèque d’Edwina.

- En effet, je me souviens mieux maintenant. Mais en général je ne fais pas trop attention à qui poste, je me contente de répondre.

Façon subtile de lui dire que ce n’était pas parce qu’il l’avait aidée qu’elle pouvait considérer qu’ils avaient gardés les oies ensembles.

- Hé bien enchanté Remy.

Le générique de «Rémi sans famille» lui revint en tête. Il était incapable de se concentrer  sur autre chose durant quelques secondes. Dans le fond, il s’en fichait de son prénom, il ne pensait pas s’en faire une amie, mais cette musique incrustée dans son cerveau lui permettrait de s’en rappeler.

-  Mon nom est Gabriel. Mon frère jumeau maléfique s’appelle Leirbag. - il lui adressa un sourire taquin, soulignant la référence à sa petite plaisanterie de tout à l’heure - Vous avez fait un sacré voyage pour venir ici...

C’était banal comme sujet de discussion, mais il ne savait pas de quoi parler. Elle avait l’air décidée à s’incruster dans son espace, en témoignait son tutoiement qu’il acceptait difficilement. Il ne souhaitait surtout pas aborder sa triste et banale existence. Officiellement, elle se devait d’être banale si ne voulait pas avoir trop de problèmes ou en causer. Mais il se trouva que la demoiselle avait des besoins plus urgents.

- Je t’en supplie, dis-moi qu’il y a un endroit où trouver du bon fromage bien de chez nous dans cette ville.

L’homme à lunettes lâcha un petite rire sincère. La situation était absurde, mais pourtant il se reconnaissait parfaitement dedans.

- J’avoue que c’est quelque chose que je n’ai pas réussi à trouver sans vendre ses deux reins ! Mais il y a une fromagerie dans le quartier Nord où vous pourrez au moins trouver des bleus et quelques excellents fromages norvégiens. Si vous êtes curieuse, goutez du Brunost avec une gauffre. Un fromage sucré, il n’y qu’ici que vous en trouverez ! C’est vrai qu’avec ce temps je ne dirais jamais non à une bonne raclette, mais pour ça il faut que je supplie ma famille de m’envoyer un colis...

Il se surprit à rêver d’une bonne orgie de fromage et surtout d’une bonne baguette tout juste sortie du four. La nostalgie du pays semblait le suivre depuis toujours alors que cela faisait déjà 7 ans qu’il avait quitté la France. Heureusement la Norvège produisait des meilleurs pains de manière générale que l’affreux pain de mie des Etats-Unis.

- En revanche impossible de trouver une baguette correcte... Même si c’est moins pire que là où j’étais avant.

Étrangement, se sentir concerné par la situation de Remy l’avait fait devenir un peu plus bavard.

- Et donc vous venez ici pour étudier ?

Lança-t-il finalement, sentant que le sujet précédent risquait de rapidement s’épuiser.

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Sam 29 Avr - 15:18


Remy A. DeLange
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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 264 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Fraichement débarquée à Bergen ▹ HUMEUR : Déterminée, joyeuse et mélancolique. Un mélange de ces trois là.

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« Ah. »

Hum.

« En effet, je me souviens mieux maintenant. Mais en général je ne fais pas trop attention à qui poste, je me contente de répondre. »

Et bien moi mon gars, je suis physionomiste. Pas de bol ! La prochaine fois, mets des chatons sur ta photo de profil. Ceci dit je le comprends, surtout sur ce genre de groupe où il défile un paquet de personnes différentes.

« Hé bien enchanté Remy. Mon nom est Gabriel. Mon frère jumeau maléfique s’appelle Leirbag. »

J'ai conscience de lui avoir sauté dessus comme une sauvage avec mon enthousiasme qui en aurait fait fuir plus d'un et cette distance qu'il tente – en vain mon coco – de mettre entre lui et moi ne m'échappe mais ce sourire … C'est presque un encouragement. Et je le lui rends sans hésiter, d'ailleurs. Gabriel, hum ? Je trouve que c'est un très joli prénom.

« Vous avez fait un sacré voyage pour venir ici... »

Vous. Why so serious ?

« Je t’en supplie, dis-moi qu’il y a un endroit où trouver du bon fromage bien de chez nous dans cette ville. »

Désespoir ! J'en fais des caisses, bien sur, mais c'est réellement quelque chose qui me concerne et quand je l'entends rire, je me dis qu'il me comprend. Bien sur qu'on se comprend entre mangeurs de grenouilles.

« J’avoue que c’est quelque chose que je n’ai pas réussi à trouver sans vendre ses deux reins ! Mais il y a une fromagerie dans le quartier Nord où vous pourrez au moins trouver des bleus et quelques excellents fromages norvégiens. Si vous êtes curieuse, goutez du Brunost avec une gauffre. Un fromage sucré, il n’y qu’ici que vous en trouverez ! C’est vrai qu’avec ce temps je ne dirais jamais non à une bonne raclette, mais pour ça il faut que je supplie ma famille de m’envoyer un colis... »

Il aurait fallu s'en douter. Les pays Nordiques sont connus pour ne pas être très abordables, la vie y est chère alors j'ose imaginer les sommes astronomiques qu'on doit dépenser si on veut satisfaire notre appétit. Quoi qu'il en soit j'enregistre ce qu'il me dit, très concentrée, toujours souriante, sans l'interrompre. Toutes les informations sont bonnes à prendre et … Je ne suis pas mécontente de parler avec quelqu'un, tout simplement. Et alors quand il prononce le mot raclette … J'ai envie de pleurer. Gustativement parlant, certes, on ne dit jamais non à une raclette, mais pas seulement. Dingue comme un simple mot peut vous transporter vers bien des souvenirs.

« En revanche impossible de trouver une baguette correcte... Même si c’est moins pire que là où j’étais avant. »

Retour sur terre. Je m'apprête à lui demander d'où il vient mais il me coupe l'herbe sous le pied.

« Et donc vous venez ici pour étudier ? »
« Non, je suis là pour ... »

Hésitation.
Réflexion.
Haussement d'épaules.

« En réalité, c'est une bonne question. C'est le hasard qui m'a mené jusqu'ici, à la base j'ai quitté Hambourg pour Goteborg, pour y travailler. J'ai terminé mes études l'année dernière. J'ai fait une rencontre en chemin, on m'a parlé de cette ville et … voilà. »

Sourire. Ça n'est pas totalement vrai comme ça n'est pas totalement faux. Je ne me vois pour autant pas lui raconter que je suis ici parce que j'ai été prise en stop par un homme que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam, et que c'est en partie pour lui que je suis là. Il ne comprendrait pas, en tirerait tout de suite des conclusions hâtives – j'en ferai autant à mon avis – et puis quelque chose me pousse à garder ça pour moi, tout simplement.

« Ça peut sans doute paraître un peu stupide dit comme ça, ou inconscient, mais on va dire que j'ai suivi les courants ascendant et me voilà, en pleine découverte. »

Après tout, si je ne le fais pas maintenant … En réalité j'ai toujours trouvé ce genre de phrases toutes faites totalement fausses. Qu'est ce qui empêche les gens une fois plus âgés ou installés de voyager ? Parce qu'ils ont des enfants, un travail, etc ? Des enfants ça se fait garder, des vacances ça se posent et de l'argent ça se met de côté si on se serre la ceinture. Tout est une question de choix, pour moi ce sont de fausses excuses mais … Peut-être que je me plante, on verra bien si un jour j'en suis là.

« Enfin bref, quartier Nord, je note. J'irai surement m'approvisionner là bas, merci pour le tuyau. Idem pour la gauffre avec du … Brunost ? »

Oui, c'est ça, du Brunost. Tout ça me rend très curieuse, j'ai hâte de découvrir un peu plus cette ville, cette culture. Je ne pensais pas atterrir ici, ça n'était pas prévu, mais c'est ce qui fait justement tout le charme de cette aventure. Oui, c'est bien ça, c'est une aventure et je ne m'en rends compte que maintenant. C'est … grisant.

« Il faudrait peut-être songer à ouvrir une boulangerie typiquement française ici, avec de vrais bons produit de chez nous. Ou un restaurant. Ou les deux, d'ailleurs. Ça vaudrait sans doute le coup de faire une étude de marché. Je vais m'en charger. »

Et le pire, c'est que je suis totalement sérieuse. Je serai capable de faire ça juste pour le « plaisir », autant le dire. Il existe forcément déjà de tels établissements mais je pense qu'en tant que bon français – au moins en partie en ce qui me concerne –  pour ce qui concerne la cuisine, on est très exigeants.

« Et que fait ici un froggy amateur de raclette alors ? »

Traduction : Je te retourne ta question. Plus ou moins. En me débrouillant pour utiliser ni « tu » ni « vous » ! C'est pas formidable ça ?
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Dim 30 Avr - 14:39


Gabriel Chevalier
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▹ DC/TC : Amelia Andersen / Leif Helström ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 572 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/01/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Quelque part entre son ordinateur et son labo ▹ HUMEUR : J'ai perdu mes lunettes, enfin j'ai pas voulu les mettre, elle me font une drôle de tête, une tête d'un geek à lunettes…

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✤ MON INVENTAIRE: Un guide français-norvégien, un étui à lunette, un spray lacrimogène (on sait jamais), un livre pour les moments d'ennui, un paquet de chocobons

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Sainte Raclette, patronne du fromage fondu et des soirées d’hiver avec la peau du ventre bien tendue, semblait avoir beaucoup de partisans à en juger l’expression heureuse de la jeune femme quand il évoqua l’alliance ultime du fromage, des patates et de la charcuterie. Rien que le souvenir de ce plat lui rappelait à quel point cela lui manquait de trouver des paquets de fromage en se rendant juste au supermarché le plus proche. Il s’était grandement vengé de ce manque lors de son retour chez lui à Noël dernier. Ce qui fut sa seule consolation vu que les fêtes de fin d’année n’étaient pas tout à fait une source de joie pour lui. Au final seules les conversations avec son père le faisait pas marcher sur des oeufs. Avec ses fichus 29 ans, le seul truc qui semblaient intéresser sa famille était quand il trouverait une femme pour pondre des marmots. Dans ces cas-là, il ironisait en expliquant qu’il avait déjà envisagé le clonage afin de créer une armée de petits génies pour conquérir l’univers. Cela ne faisait pas rire tout le monde mais cela avait le mérite de clore le sujet. En ce qui concerne le nouvel an, il l’avait fêté seul à Bergen, bien au chaud dans son appartement avec son foie gras, son fromage et son Sauterne fraichement ramenés de France. Si les gens trouvaient ça triste, il y avait trouvé son compte : on lui foutait la paix.

Il finit par s’intéresser - un peu faussement, certes - aux raisons qui avaient poussé Rémy - décidément la chanson du dessin-animé ne quittait pas sa tête - à s’installer à Bergen. Au vu de l’âge qu’il lui donnait, il avait supposé un échange étudiant. Il était assez loin de la vérité. Remy invoqua le hasard de la rencontre, ce qui lui avait fait annuler son contrat à Goteborg pour venir à Bergen. Gabriel rehaussa un sourcil. Elle n’avait pas l’air méchante,  espérons qu’il ne lui arrive rien au vu de ce qu’il se passait réellement à Bergen. Ou pire, qu’elle finisse comme lui : trempée dans les affaires des homme-loups jusqu’au cou. Espérons qu’elle soit plus intelligente que lui ne l’avait été.

- Parfois le hasard réserve de bonnes surprises, qui sait... Ce n’est pas forcément un mauvais choix.

On t’as pas sonné Confucius, songea-t-il en s’entendant énoncer cette conclusion. D’une certaine manière, il admirait ces gens capables de faire un choix sur un coup de tête et de rarement le regretter. Il faisait parfois des choix sur un sentiment complètement subjectif , comme venir à Bergen, mais se posait éternellement la question de qu’est-ce qu’il foutait ici, si sa vie aurait été mieux en tant que post-doctorant travaillant pour le département de psychologie expérimentale de l’Université d’Oxford. Car quand on faisait le bilan il avait zéro amis, et était toujours aussi dépressif et asocial qu’à son arrivé. Enfin, peut-être un peu moins dépressif, il fallait reconnaître que changer d’air lui avait fait du bien. Il hocha la tête d’approbation quand elle reparla du Brunost, son éternel sourire ne flanchant jamais, comme à son habitude. On pouvait parfois prendre sa politesse et sa sollicitude pour de l’hypocrisie, mais Gabriel était opiniâtre sur le respect d’autrui. Et pour lui, cela passait pare mettre un peu de distance entre lui et les inconnus pour préserver l’espace personnel de chacun. C’est pourquoi cela le désarmait quand on le tutoyait directement, comme le faisait Remy. Mais comme il était un peu tête de bois, il continuerait à la vouvoyer.

- Il faudrait peut-être songer à ouvrir une boulangerie typiquement française ici, avec de vrais bons produit de chez nous. Ou un restaurant. Ou les deux, d'ailleurs. Ça vaudrait sans doute le coup de faire une étude de marché. Je vais m'en charger.
- Vu que la gastronomie française a bonne réputation, peut-être que ça pourrait marcher, alors pourquoi pas...

Il ne savait pas si elle était sérieuse pour l’étude de marché, ou si ce n’était qu’une idée en l’air, mais dans le fond il n’y accorderait de l’importance que si elle revenait en lui disant qu’elle avait trouvé un local et qu’elle allait ouvrir dans quelques mois. Après tout, ile ne comprenait rien à l’économie.

- Mais si vous voulez je connais quelqu’un qui peut sauver votre manque de gâteau. Il s’appelle Stein Aune, c’est un excellent pâtissier, je peux vous donner l’adresse de sa boutique. Son fraisier est une tuerie.

Le bêta blond avait clairement une carte dans sa manche pour le corrompre avec ses gâteaux. Il était doué, il ne pouvait pas le renier.

- Et que fait ici un froggy amateur de raclette alors ? 

La question qui tue. Etait-il obligé de répondre ? Il n’aimait pas parler de lui. Sa vie était pas intéressante même s’il la trouvait très bien comme ça.

- Hé bien, je vais rester classique. Le travail. Je suis en post-doctorat en neurosciences. Je comprend tout à fait votre sentiment de remettre votre destin au hasard. J’avais un meilleur contrat ailleurs mais j’avais envie d’aller voir du pays...

Et ça avait fait chier sa mère, que demandait-il de plus ? Pour les détails, il se passera de les expliquer. Sa dernière année de thèse avait été horrible sous tous les rapports, tellement qu’une fois il serait presque descendu acheter une arme dans le supermarché du coin pour en finir. Bref elle lui avait coûté son semblant de stabilité mentale, et il était reparti avec une dépression dans ses bagages. Si les gens collectionne les petites licornes, lui, ça avait l’air d’être les états dépressifs... En dehors de cela, il lui fallait reconnaître qu’il aimait discuter avec cette plus si inconnue que cela. Il sut très vite pourquoi : parce qu’ils parlaient de balivernes, de la ville, des choses de la vie quotidienne. Pas des hommes-loup, pas des argents qui iront bientôt lui ronger les tibias, juste de Bergen et de ce qui y était agréable. Dans le fond, peut-être que Rémy était elle-même une femme-loup. Peut-être était-elle une chasseuse. Mais actuellement il s’en grattait le dos avec une fourchette.


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Sam 20 Mai - 12:09


Remy A. DeLange
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▹ PSEUDO : JunkieMouse ▹ EMPREINTES : 264 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 04/02/2017 ▹ LOCALISATION : Fraichement débarquée à Bergen ▹ HUMEUR : Déterminée, joyeuse et mélancolique. Un mélange de ces trois là.

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On verra bien ce que me réserve le hasard, c'est vrai que pour le moment tout est tout beau, tout rose, et je n'en suis pas à mon coup d'essai mais le contexte est un peu différent. J'ai vécu seule, ou en colloc mais je m'entends, loin de mes parents relativement jeune et je me suis rapidement habituée. Je suis d'un naturel indépendant, l'éloignement ne me fait pas peur mais je n'en reste pas moins un animal sociable et je sais qu'il y a aura sans doute des jours plus difficiles que d'autres. Quand c'était pour les études j'étais rapidement entourée de monde, là c'est autre chose : It's me, myself and I. On verra bien ! Je tente. Je suis débrouillarde et je crois que j'ai quelque chose à me prouver alors … Allons-y.
Gabriel est la première réelle rencontre que je fais, le hasard a voulu qu'on se retrouve au même endroit, au même moment – malheureusement pour lui – et que je le reconnaisse. Je suis comme ça, spontanée, je n'ai aucun souci à aller vers les gens. Au premier coup d'œil, on peut le dire, lui et moi sommes totalement différents mais … Et alors ? Je ne suis pas là pour faire de lui mon nouveau meilleur ami quand bien même j'ai pu supposer l'inverse dans ma tête il y a trois secondes ou presque, qu'il se rassure. Il y a même de forte chance pour qu'on ne se recroise jamais dès l'instant où l'un de nous deux quittera cet endroit mais ça ne rend pas cette rencontre inutile et inintéressante pour autant. Pas pour moi en tout cas. Et mon côté un peu casse-pied meurt d'envie de pousser un peu le bouchon parce que face à une personne aussi polie … C'est presque une invitation.

Remy, sois une gentille fille et tiens-toi bien s'il te plait.
Oui chef !

Je prends donc toutes les informations qu'il me donne, l'écoute parler avec attention sans jamais perdre mon sourire, oubliant un peu où on se trouve pour être tout à fait honnête. Happée dans mon enthousiasme j'en oublie aussi que je me suis réfugiée ici en partie parce que j'étais transie de froid. On est à l'intérieur, je n'ai plus froid de toute façon mais, oui, a un moment je vais songer à consommer, promis.
Stein Aune. Pas besoin de le noter, je retiendrai ! Ou pas. Il faut surtout que je pense à lui demander l'adresse de cette fameuse pâtisserie mais je crois que je suis bien partie pour laisser le hasard – et peut-être le destin allez savoir – écrire mon histoire dans cette ville. Qui sait, je suis ici aujourd'hui et je m'y projette mais demain je tiendrais peut-être un discours différent. Ça n'est pas le but ceci dit.

Et donc, que fait un compatriote ici ? Oui, compatriote, au moins en partie. Je ne renie pas ma part Allemande et je ne le ferai jamais, elle est en parfaite harmonie avec mon autre moitié, celle que je partage avec Gabriel.

« Hé bien, je vais rester classique. Le travail. Je suis en post-doctorat en neurosciences. Je comprend tout à fait votre sentiment de remettre votre destin au hasard. J’avais un meilleur contrat ailleurs mais j’avais envie d’aller voir du pays... »

Sourire.

Aventurier le dandy ? Visiblement. On ne juge pas un livre à sa couverture mais on est tous pareil, prompt a porter un jugement dès le premier coup d'œil sans même s'en rendre compte. En le regardant je l'imagine plus facilement en rat de bibliothèque qu'en randonneur de l'extrême avec son sac à dos sur les épaules et ses Quechua aux pieds. Je pars dans mes délires, je le sais bien, j'extrapole mais ça m'amuse. Post-doctorant en neurosciences, on peut le dire, mon vis-à-vis est une grosse tête et c'est tout à son honneur. Je suis impressionnée et ne tente pas de le cacher. Je ne me sens pas inférieure à lui pour autant et rien de ce qui émane de lui ne me laisse penser qu'il me méprise pour ça … d'autant qu'il ne sait pas quelle est ma branche, de toute façon. Je ne crois pas que ça l'intéresse, il poserait la question si c'était le cas mais ça n'a pas tellement d'importance. Je ne m'en sens pas offensée ou déçue, pas une seule seconde ni n'envisage de lui déballer mon CV. Je pense que … je vais plutôt prêter attention à tout ces trucs délicieux que semble proposer cet établissement.

« C'est toujours intéressant d'aller voir comment tournent les choses ailleurs, ça enrichit. »

Cette phrase est totalement bateau mais je la trouve néanmoins très vraie. Avoir un point de comparaison est toujours intéressant, ça aide à élargir ses perceptives, à se remettre en cause parfois si c'est nécessaire – et ça ne fait jamais de mal de temps en temps – etc … J'ai eu la chance de voir du pays, pour mes études, en vacances ou simplement parce que mes parents sont de deux nationalités différentes et c'est une chose que j'ai toujours considéré comme une richesse.

« Est ce que tu as … Vous avez, pardon Monsieur, eu l'occasion de voir d'autres pays ou d'autres endroits ? »

Notez l'effort, non sans un sourire un peu moqueur mais ça n'a rien de méchant. Je dirai plutôt qu'il est taquin, ce sourire, de même que le regard que je lui adresse. Je sais pertinemment que je n'arriverai pas à tenir le vouvoiement sur la longueur, d'autant qu'il ne m'a fait aucune réflexion même si certains silences sont bien plus éloquent que la plus part des mots, mais je peux toujours essayer.

« Bonjour Mademoiselle. »

Sursaut. Je tourne la tête pour faire face à un grand sourire communicatif : Il appartient à l'une des personnes travaillant ici. Gabriel n'a pas eu le temps de me répondre.

« Est ce que je peux vous servir quelque chose ? »
« Oui ! Pardon. Bonjour. Et bien sur ! Désolée, je viens de retrouver par hasard une vieille connaissance et j'en ai perdu le sens commun. »

Une vieille connaissance … C'est pourtant bien Gabriel que je désigne d'un sourire pour illustrer mes propos. C'est sorti tout seul et ça m'amuse. Ça n'a pas la moindre importance.

« Je vais vous prendre un grand choc... »

Pause. Mes sourcils se froncent et je me souviens. Ça ne me demande pas un effort exceptionnel puisque le début de notre conversation date d'il y a environ quatre minutes mais néanmoins, j'aurai tout à fait pu oublier.

« On m'a conseillé votre thé lavande et vanille, je vais vous en prendre un s'il vous plait. Avec votre pâtisserie la plus typique, je vous fais confiance. »

Elle notera sans doute aucun grâce à mon accent le fait que je ne suis pas d'ici. Encore une touriste prête à avaler n'importe quoi pour peu qu'on lui vende ça comme étant la spécialité du coin. Ça me va ! C'est le jeu.

« Je vous apporte ça tout de suite. »
« Merci beaucoup ! »

La personne s'éloigne, mon attention est donc de nouveau toute tournée vers mon compatriote, au moins en partie. Je ne rajoute rien, attendant la réponse à la question que je lui ai posé juste avant cette interruption. Félicitations ! Tu as gagné un pot de colle qui visiblement va boire son thé à ta place et mettre des miettes partout au passage.
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Ven 26 Mai - 15:27


Gabriel Chevalier
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C’est en avançant dans la discussion qu’il se dit qu’il trouvait cette fille étrangement attachante. Peut-être est-ce dû à ses manières exubérantes qui l’auraient sûrement agacé chez d’autres personnes, mais qui avaient quelque chose de particulier, quelque chose... Il n’arrivait pas vraiment à mettre le doigt dessus. Qu’importe. Il se recentra sur le flot de paroles de la jeune femme, tout en songeant qu’il prendrait bien commande. Il n’en avait pas eu le temps avait de se faire kidnapper aborder par Remy.

- C'est toujours intéressant d'aller voir comment tournent les choses ailleurs, ça enrichit.

Il secoua doucement la tête sans perdre son habituel petit sourire. Elle n’avait pas tort. Que les expériences soient bonnes ou mauvaises, on retire toujours quelque chose de ses voyages. Pas uniquement ce sentiment de dépaysement, de cassure des habitudes. C’était surtout celui de s’imprégner d’une culture différente ; cela faisait simplement relativiser nos existences tranquilles. Remy lui demanda ensuite où il avait voyagé, lui arrachant un court sourire amusé quand il vit qu’elle faisait l’effort de le vouvoyer. Il voulut rétorquer quelque chose à ce sujet mais il fut interrompu par le service qui venait prendre leurs commande. Remy suivit son précédent conseil et pris finalement le thé à la lavande et à la vanille, accompagnée d’une pâtisserie traditionnelle. Gabriel ne put retenir un rire discret quand elle l’appela «vieille connaissance». Hé bien, avec elle les amitiés se font vite...

- Je vais prendre un matcha latté avec le cheesecake, ajouta-t-il à la suite de la jeune femme. La perspective d’une boisson bien chaude pour combattre le froid norvégien lui apportait immédiatement du réconfort. La serveuse reparti illico aux cuisines, mettant fin à cette interruption. Le silence intervint durant quelques secondes, ce qui rappela à Gabriel qu’il n’avait toujours pas répondu à la question de Remy.

- J’ai fait ma thèse à Boston, aux Etats-Unis donc. J’en ai profité pour visiter un peu le continent. J’ai fait New-York, San Francisco et la Californie, le Texas et le Grand-canyon,  Yellowstone et les grands lacs, plus quelques destinations moins lointaines quand le peu de vie sociale d’un thésard le permet. J’avoue que je ne suis que très peu revenu en France quand j’étais là-bas, c’était très vite couteux. Maintenant que je suis moins loin, j’essaie de voir un peu plus ma famille. Ça reste important. Surtout que quand on quitte son pays, on ne s’imagine pas que la vie continue sans nous. De plus, comme vous l’avez dit, on revient changé. On voit les choses différemment que les autres, qui ne comprennent pas vraiment votre point de vue. Mais c’est inévitable. La grande majorité des expatriés ont ce sentiment.

Le plus étrange avait été de partir en voyant son frère comme un enfant, et de revenir pour constater qu’il était devenu un adulte qui avait l’air de considérer que son départ avait  été l’occasion de l’éjecter presque totalement de sa vie. Il se mordit la lèvre en songeant qu’il avait été éventuellement un peu trop déprimant.

- Je suis désolé, je ne parle peut-être pas des facettes les plus joyeuses... Mais comme vous êtes binationale, peut-être que cet effet sera moindre. J’ai été pour ma part imbibé de la culture française de bout en bout, le choc culturel en a été d’autant plus important. Le fait que le fromage qui sent les pieds et une bonne baguette me manquent horriblement en est la preuve, essaya-t-il de se rattraper avec une petite dose d’humour. Il compris lors de son discours ce qu’il trouvait sympathique chez Remy. Elle dégageait quelque chose d’encore assez naïf, cette même sorte d’ingénuité qu’il avait dû avoir avant de quitter son pays, avant qu’il ne revienne complètement blasé ou presque. Ou peut-être aussi parce qu’il était un peu envieux de son insouciance. Il aimerait parfois ne pas être aussi perturbé par ses soucis et les possibles conséquences de ses actes. Avoir aussi cette capacité de pouvoir lâcher les rênes, d’arrêter d’essayer de tout calculer et de tout prévoir.


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Sam 3 Juin - 11:48


Remy A. DeLange
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«  Je vais prendre un matcha latté avec le cheesecake. »

Oh pétard ! Un cheesecake … Pourquoi je n'y ai pas pensé ?! J'en veux un. En plus de ce qu'elle va m'apporter. On se calme Remy, profites-en tant que t'es jeune parce que passé 30 ans, tu verras l'état de tes hanches. On croirait entendre ma mère … qui est fine comme une allumette. C'est génétique, je pense que mes hanches peuvent être tranquilles et même si c'est pas le cas, qu'est ce que ça change ? Jamais je ne me priverai de manger et certainement pas pour les dictats de la beauté ! Amen.

« J’ai fait ma thèse à Boston, aux Etats-Unis donc. »

Hein ? Oh ! Pardon. Faut pas me parler de nourriture, je perds le contact.

« J’en ai profité pour visiter un peu le continent. J’ai fait New-York, San Francisco et la Californie, le Texas et le Grand-canyon,  Yellowstone et les grands lacs, plus quelques destinations moins lointaines quand le peu de vie sociale d’un thésard le permet. J’avoue que je ne suis que très peu revenu en France quand j’étais là-bas, c’était très vite couteux. Maintenant que je suis moins loin, j’essaie de voir un peu plus ma famille. Ça reste important. Surtout que quand on quitte son pays, on ne s’imagine pas que la vie continue sans nous. De plus, comme vous l’avez dit, on revient changé. On voit les choses différemment que les autres, qui ne comprennent pas vraiment votre point de vue. Mais c’est inévitable. La grande majorité des expatriés ont ce sentiment. »

J'écoute avec la plus grande des attentions, visualise aussi parfois mais ne parviens pas vraiment à faire un parallèle avec ce que j'ai vécu jusqu'ici. Il est parti loin, ça n'a jamais été mon cas et même si je ne rentrais pas nécessairement souvent pour voir mes parents et mon petit frère, c'était toujours plus simple que de devoir traverser l'Atlantique. France-Allemagne-Espagne, ce sont des pays accessibles par la route, par le train ou par avion. En une heure ou juste un peu plus je pouvais me retrouver près d'eux et inversement. Et puis son discours me laisse un peu rêveuse, je me dis qu'il a du voir des choses extraordinaires là-bas. Je n'ai jamais foncièrement été attirée par les États Unis mais ça ne m'empêche pas de reconnaître qu'ils ont un certains pouvoir attractifs par toutes les différences qu'ils proposent que ce soit au niveau des paysages, de la culture, etc …
Donc non, je n'ai jamais eu ces sensations de passer à côté de quelque chose, que le monde continuait de tourner sans moi – qu'est ce que ça peut paraître égocentrique dit comme ça ! Mais je me surprends à le trouver un peu plus … humain ? Ça n'est pas vraiment le terme que je cherche mais je n'en trouve pas de plus adapté pour l'instant.

« Je suis désolé, je ne parle peut-être pas des facettes les plus joyeuses... Mais comme vous êtes binationale, peut-être que cet effet sera moindre. J’ai été pour ma part imbibé de la culture française de bout en bout, le choc culturel en a été d’autant plus important. Le fait que le fromage qui sent les pieds et une bonne baguette me manquent horriblement en est la preuve. »

Je ris, sincèrement et amusée, à cette merveilleuse image française. Et puis je ne me mets pas à sa place mais je comprends, je pense, là où il veut en venir. Je crois qu'il a raison pour ce qui est du côté binationale qui m'épargne tout ça d'autant que je persiste, il n'y a jamais eu autant de kilomètres entre ma famille et moi qu'entre lui et la sienne.

« C'est marrant, j'ai pourtant vécu quelques mois à Barcelone et effectivement depuis ma naissance j'ai oscillé entre la France et l'Allemagne, sans parler des voyages touristiques que j'ai pu faire, mais je n'ai jusqu'ici jamais ressenti les choses comme ça. »

Un sourire sur les lèvres, envolé l'enfant enthousiaste et bonjour la jeune femme beaucoup plus calme.

« Ça vient surement de ma binationalité effectivement et surtout du fait que je n'ai jamais été aussi loin. Aucun océan ne m'a jamais séparé de ma famille, c'était beaucoup plus simple pour continuer à se voir relativement régulièrement. »

Sans parler du fait que j'ai la chance d'avoir grandi dans une famille où l'argent n'est pas un problème. Il n'est pas une facilité pour autant et surtout ça n'est pas de l'argent facile. On ne m'a pas éduqué comme ça et mes parents ne doivent leur réussite professionnelle qu'à leur travail. Ils m'ont inculqué cette valeur et j'en suis très fière, je ne suis pas du genre à me tourner les pouces et suivre des études ne m'a jamais empêché de travailler à côté pour gagner mon pain.

« Ça ne m'étonnerait pas vraiment que ça soit le cas ici, l'ambiance m'a l'air un peu différente. Et le contexte aussi. »

Bien sur, je n'entrerai pas dans les détails mais il est vrai que j'ai ce pressentiment.

« Est-ce que t... vous avez eu du mal à vous intégrer ici ? »

Traduction : Les gens sont-ils aussi froid que la température extérieure ? Quand on vient en touriste c'est une chose mais vivre à un endroit c'est totalement différent. Je ne sais pas si je suis partie pour rester mais … Dans le doute, je m'interroge.
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Dim 4 Juin - 14:46


Gabriel Chevalier
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Remy semblait assez captivée lorsqu’il raconta son parcours aux états-unis. Il est vrai qu’avant ses études, ce pays ne l’avait pas plus intéressé que cela. Peut-être étais-ce qui avait participé à sa rapide lassitude des gros extrêmes présents dans ce pays. En plus du fait qu’il aie de grosses difficultés avec les relations sociales. En revanche, il en avait apprécié l’immense diversité, et Boston était une ville qu’il avait trouvé sympathique, avec plein de lieux pour sortir avec d’autres étudiants. La nouveauté avait toujours quelque chose de bon pour lui. Sauf peut-être rencontrer de nouvelles personnes, c’était souvent pénible, avec les mêmes formalités lassantes. Il se trouve que cela passait mieux grâce à la curiosité de Remy, mais globalement c’était un peu la même chose : votre nom, votre profession, puis d’autres questions classiques. Il est vrai qu’il serait étrange d’une certaine façon d’aborder quelqu’un en lui disant «Salut, est-ce que tu aimes faire du tennis en pantoufles ?». L’absurdité le fit sourire dans sa tête, tandis que Remy reprit la conversation, après avoir été amusée par sa blague sur le fromage qui sent les pieds. Elle lui raconta qu’elle avait vécu à Barcelone, une ville qu’il aimerait bien visiter. Un jour sûrement, si le Roi des Loups de Norvège ne le sacrifiait pas sur l’autel de Fenrir avant, songea-t-il un peu cynique. Des fois il se demandait dans quel truc à la con il s’était fourré, des fois il trouvait cela absolument fantastique. En tout cas, il ne souhaitait pas cette mélancolie qu’il avait ressenti à son retour à Remy. C’est un sentiment étrange, qui mettait un peu mal à l’aise. Très proche de celui d’avoir raté une marche quelque part. Il hocha la tête doucement avec un sourire quand la jeune femme lui expliqua que c’était peut-être dû à la distance.

- C’est vrai que j’avais toujours Skype, mais ce n’est pas vraiment la même chose qu’être au contact de sa famille tous les jours.

Il avait senti quelque chose se creuser, mais il n’avait jamais été très en phase avec sa famille non plus, sauf peut-être avec son père. Remy avait l’air d’avoir un contexte familial plus uni, plus proche en tout cas vu comment elle en parlait. Il n’en était pas très envieux ; après tout il n’avait pas matière à se plaindre non plus. Le principal problème était qu’il avait hérité du même caractère entêté et fier que sa mère. Cela ne donnait rien de bon parce qu’ils étaient assez souvent en désaccord. Mais cela ne les empêchaient pas de s’aimer quand même.

- Ça ne m'étonnerait pas vraiment que ça soit le cas ici, l'ambiance m'a l'air un peu différente. Et le contexte aussi.
- Ah ? Questionna-t-il d’un air qui était faussement neutre. [color:8794=olive3]Bergen est un endroit assez unique, mais je ne pense pas qu’il réserve de mauvaises surprises.
Il vaudrait mieux vu sa jeunesse et sa personnalité qu’elle ne commence pas à s’intéresser aux loups. Ou alors elle s’y intéresse déjà, et il serait peut-être plus prudent de savoir jusqu’à quel point. Et pourquoi.

- Est-ce que t... vous avez eu du mal à vous intégrer ici ?
- Les gens ici sont plutôt gentils avec les étrangers, ne vous inquiétez pas. Après c’est comme partout, il y aura forcément des personnalités plus désagréables que d’autres. Oh, et si vous arrivez pas, vous pouvez me tutoyer. C’est juste que... enfin pour ma part il m’est difficile de tutoyer les gens quand je ne suis pas un minimum proche d’eux.

Il baissa légèrement les yeux, fuyant le contact visuel. Il n’était pas très à l’aise de révéler ceci, mais il préférait que son interlocutrice se sente plus confortable. Leurs commandes ne tarda pas à arriver, arrachant un sourire au scientifique qui était bien pressé de manger ce cheesecake aux fraises accompagné de son matcha latte.


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Sam 17 Juin - 14:15


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« Les gens ici sont plutôt gentils avec les étrangers, ne vous inquiétez pas. Après c’est comme partout, il y aura forcément des personnalités plus désagréables que d’autres. Oh, et si vous arrivez pas, vous pouvez me tutoyer. C’est juste que... enfin pour ma part il m’est difficile de tutoyer les gens quand je ne suis pas un minimum proche d’eux. »
« J’ai bien vu. »

Sourire taquin, mais calme, à son adresse. Je suis à la fois amusée et … pas touchée mais quelque chose qui s’en approche un peu. Je sais, c’est ridicule, mais il faut croire que l’isolement et l’éloignement me rend sensible. Allez savoir. C'est juste que le voir baisser les yeux comme ça, ça le rendrait presque … vulnérable. Et craquant. Regardez-le, je le trouve très charmant, n'ayons pas peur de le dire. Oui, il est très mignon et l'espace d'un instant, dans ce comportement, c'est un petit garçon que j'entre-aperçois.

Rassure toi, je ne vais pas te pincer la joue.

En attendant j’imagine bien qu’effectivement, il y a ici comme ailleurs un peu de tout mais parfois certains endroits sortent du lot. Que ce soit en positif ou en négatif d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, quelque part, j’accueille son discours sur la ville avec une pointe de soulagement. C’est quelque chose de débarquer dans un nouvel endroit, ça ne m’a jamais effrayé outre-mesure jusqu’ici mais comme je le disais, cette fois le contexte est différent.

Pour moi, d’un point de vue personnel, pas par rapport à la ville en elle-même.

« Je suis … d’un naturel on ne peut plus spontané et relativement familier, désolée. Je comprends que ça puisse froisser un peu puisqu’on n’a pas gardé les cochons ensemble après tout. »

Ah les bonnes vieilles expressions françaises ! Toutes portées sur la bouffe et le sexe, en général. Pauvres cochons, ils ne sont pas que de la viande, ils ont une âme et un cœur ! Mais ils n'ont pas de chance, parce que tout est bon dans le cochon.

Remy … Stop.
D'accord.

« Mais ça n’est en aucun cas un manque de respect. »

Mes parents ont fait de moi – je pense – une jeune femme qui respecte son prochain. J’ai reçu une éducation relativement stricte mais juste, je n’ai jamais manqué de rien, on m’a appris le goût de l’effort dès mon plus jeune âge. On n’a rien sans rien, c’est un peu le leitmotiv de notre famille mais nos parents ne nous ont jamais privé d’amour. Ni de rien d’autre, en réalité. Je suis très fière de l’éducation que j’ai reçue, heureuse d’avoir grandi dans cette famille, je sais que c’est ce qui fait de moi une personne équilibrée aujourd’hui.

« Hum … »

Pourquoi ce soupir de satisfaction ? Parce que notre commande vient d'arriver et ne serait-ce que le visuel réussi à me faire saliver. L'odeur en rajoute une couche, que ce soit celle du thé, de son café ou bien celle des pâtisseries. Et en bon Français que nous sommes – en partie en ce qui me concerne – le monde s'arrête de tourner lorsqu'il s'agit de nourriture. Clichés ? Presque pas, réfléchissez-y. Vous avez quatre heure.

La première bouchée m'amène à un constat évident :

« Okay. Je crois que la Norvège va être responsable d’un certain paquet de nouveaux kilos. »

J'éclate de rire mais n'attends pas bien plus longtemps pour en prendre une nouvelle bouchées qui me fait exactement le même effet. Aucune idée de ce qu'est ce truc, je redemanderai plus tard puisqu'elle m'a annoncé le nom mais comment dire … Le Norvégien n'est pas la langue que je maitrise le plus – je ne la maitrise pas du tout – alors pour ce qui est des spécialités locales … Essayez de faire dire Tartiflette à un Norvégien ! Je vous mets au défis.

Et puis le thé, bien sur ! Première gorgée, c'est clairement une surprise pour moi et je pense que l'étonnement et une certaine forme de joie s'affiche sans peine sur mon visage. On m'a toujours dit que j'étais quelqu'un d'expressif, je ne passe pas mon temps à essayer de masquer quoi que ce soit.

« C’est très bon ! Je ne m’attendais pas à ça. Merci pour le conseil. »

Et puis la discussion reprend gentiment, on échange encore quelques expériences, quelques idées ou quelques indications concernant la ville mais vient le moment de se séparer. Chacun va reprendre le cours de sa vie.

« C’était sympa de te rencontrer Gabriel. Promis, si on se recroise, je ne te sauterai pas dessus comme une folle hystérique. »

Oui, j'ai recommencé à le tutoyer, c'est plus fort que moi. Il ne m'en tient pas rigueur, il l'a dit lui même.

« Merci encore pour tous tes tuyaux et conseils et puis si jamais je trouve un filon qui t’es inconnu pour tout ce qui est fromage ou vin, je te rancarde immédiatement ! Tu seras le premier informé. Ça aussi c'est une promesse. »

Et hop, un petit clin d’œil amical pour le jeune homme. Je ramasse mes affaires, enfile mon manteau puis un dernier regard, un dernier sourire.

« Bonne fin de journée à toi. »

Je le salue une dernière fois de la main et prends le chemin de la sortie. Hum … Il fait toujours aussi froid là dehors.


▬ FINI POUR MOI ▬


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Jeu 13 Juil - 18:37


Gabriel Chevalier
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▹ DC/TC : Amelia Andersen / Leif Helström ▹ PSEUDO : L.R. ▹ EMPREINTES : 572 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/01/2016 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Quelque part entre son ordinateur et son labo ▹ HUMEUR : J'ai perdu mes lunettes, enfin j'ai pas voulu les mettre, elle me font une drôle de tête, une tête d'un geek à lunettes…

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE: Un guide français-norvégien, un étui à lunette, un spray lacrimogène (on sait jamais), un livre pour les moments d'ennui, un paquet de chocobons

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Feat. Remy A. Delange
- Je suis … d’un naturel on ne peut plus spontané et relativement familier, désolée. Je comprends que ça puisse froisser un peu puisqu’on n’a pas gardé les cochons ensemble après tout. Mais ça n’est en aucun cas un manque de respect.

- Je comprends parfaitement... C’est simplement tout mon inverse, expliqua-t-il en haussant les épaules. Sa mère était chirugienne-dentiste, elle mettait toujours de la distance entre ses patients et elle, et avait transmis cette habitude à ses fils en ce qui concernait les étrangers. Pourtant cela ne l’empêchait pas d’être chaleureuse. Gabriel regrettait de ne pas arriver à faire de même - du moins il jugeait qu’il n’y arrivait pas. Cela lui semblait logique au vu de son inconfort naturel en société, qu’il n’arriverait jamais à cacher proprement car une partie de lui restait résolument spontanée, peut-être un peu naïve. Dans tous les cas il se trouverait toujours trouzemille reproches à se faire à cause de son perfectionnisme, sauf que la perfection étant à jamais un idéal qu’on ne pouvait atteindre, il trouverait toujours quelque chose à redire.  
Leur commande arriva, apportant ravissement sur leurs deux visages. Il ne se fit pas prier pour attaquer son gâteau, et il savait à quel point ce cheesecake prouvait qu’il était bon d’être en vie.

- Okay. Je crois que la Norvège va être responsable d’un certain paquet de nouveaux kilos, plaisanta Remy, ce qui arracha un court rire à Gabriel.
- C’est aussi ce que je pensais en arrivant, malheureusement mon corps refuse de s’épaissir, malgré tout ce que je peux avaler, pouffa-t-il légèrement. Il avait beau s’empiffrer de cochonneries et de snacks, impossible de prendre un bourrelet. De toutes façons, le corps féminin et masculin n’étaient pas à égalité à ce jeu là, une énième traitrise de la société qui ne comprenait pas qu’il était plus naturel pour une femme d’être ronde.  

- C’était sympa de te rencontrer Gabriel. Promis, si on se recroise, je ne te sauterai pas dessus comme une folle hystérique.
- Pas de soucis, avec plaisir, répondit-il dans un sourire. Ce qui était étrange, il n’avait pas vu le temps passer. Remy était du genre... attachante. Peut-être un peu de la même manière que Nicholas Tveit, c’est leur côté exubérant et ouvert qui fait le job. Il n’avait même pas remarqué qu’elle l’avait à nouveau tutoyé. Elle lui promis qu’en cas de filon exceptionnel de produits français, elle lui en ferait part.

- Je ferais de même, peut-être n’ai-je pas assez bien fouillé... Bonne journée, et ce sera avec plaisir que je vous recroiserait Remy.

À savoir que quand cette phrase est prononcée par Gabriel Chevalier par simple envie et non par politesse, chérissez-là comme un grand trésor. Il ne l’accorde qu’à de très rares personnes.

Il rouvrit son livre là où l’avait laissé et commanda un thé lavande-vanille.
Le thé est connu pour beaucoup de ses bienfaits, notamment les infusions de thé vert. En tout cas, ici, il est un moyen de survie vu le froid norvégien, mais je pense qu’il réchauffe aussi le coeur des hommes. Du moins, mon aventure d’aujourd’hui l’a prouvée, c’est autour d’un bon thé qu’on trouve les mêmes fous que nous.

Gabriel Chevalier, Notes, Février 2018

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