Time is a drug. Too much of it kills you.
MÉTÉO DE BERGEN

Météo Bergen © meteocity.com
EVENTS EN COURS

Aucun pour le moment, ça ne saurait tarder.

LES ANIMATIONS RP

- La loterie rp, ici.
- La recherche de rp, ici.
- L'intervention inrp des chasseurs, ici.
- Les rumeurs inrp, ici.

SCÉNARIOS DE NOS MEMBRES

- bêta de la meute brune ici.
- petite soeur portée disparue ici.
- bêta de la meute rousse ici.
- le jouet humain d'une louve ici.


Laisse ton avis dans ce sujet.

VOTE POUR LE FORUM




 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue sur ESPRIT SAUVAGE !
Sur le forum vous pourrez incarner un loup ou un humain.
On espère que vous trouverez votre bonheur, n'hésitez pas à fouiller les pvs, scénarios et les pré-liens
N'oubliez pas que vous avez deux semaines pour faire votre fiche
Pensez à voter pour nous, dans ce sujet et à promouvoir notre forum sur Bazzart, PRD et OMR :coeur2:

Partagez | 
 

 Time is a drug. Too much of it kills you.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Sam 18 Nov - 17:01


Meute Noire

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Mette Petersen ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 68 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 24/10/2017 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ HUMEUR : Mordante

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Raphaël & Siv
This is your life, and it's ending one minute at a time


Lieu et date du rp : Dance on the Moonlight, septembre 2018
Protagonistes: Siv G Lund & Raphaël Tveit
Résumé du rp: ici
Actions réalisées au cours de ce rp: ici

Elle est peinte de rouge, la rue qui sert d'écrin au Dancing on the Moonlight, d'un rouge contre-nature, tout de lumière et de filtres, déformé par la couleur des pierres et du béton sur lesquels les néons jouent. Ombres rougeâtres, vitres sanglantes, flaques embrasées, toutes d'artificialité. Ça fait retrousser sa lèvre un instant, à Siv, tandis qu'elle observe la foule. Elle préfère l'Insomnia, sans hésiter. Avec ses combats dissimulés, l'ambiance de son territoire autour d'elle, sa salle unique et vaste. Moins de débauche, de tape à l’œil. Ça ne sert qu'à attirer des moutons, d'avoir une discothèque pareille, des moutons que le loup ne peut pas dévorer. Ou c'est juste l'orgueil froissé qui parle. Il n'y a pas ces lumières provocantes à l'extérieur de son lieu de travail. On dirait une vitrine éclairée pour mettre en scène la femme à l'intérieur, qui sourit à ses futurs clients en songeant à l'argent qu'elle va leur soutirer. Rire retenu, sourire engageant replacé sur ses traits. La meute lui manque déjà, son appartement, pour la liberté de laisser ses traits se geler, son dédain couler de sa voix. Les mains jouent un instant avec le cuir de la veste, l'entrouvrent un peu plus, décolleté révélé, plongeant, cuir brun et soie écarlate et jean brut qui étreint les jambes et talons qui cliquètent comme deux lames de poignards. Entrer est aisé, les basses déjà perceptibles de l'extérieur se renforçant. Os qui vibrent dans leur cage de chair, sang qui commence à chauffer dans les veines, nerfs qui s'attisent.

Il y a foule, forcément. Odeurs mêlées, corps haletants, souffles courts, techno puissante, indifférence générale. Il y a ceux qui s'empressent au bar, enfilent les shots et les cocktails comme autant de perles, tendent leurs clés dans un roulement d'yeux, il y a ceux qui se pressent sur la piste de danse et ondulent plus ou moins en rythme, mains empressés à caresser le corps contre le leur, il y a ceux qui sont agglutinés dans un coin, verre à la main, voix tentant de contrer la musique le temps de décider ce qu'ils désirent faire, l'ambiance qu'ils veulent laisser les enivrer. Et il y a les autres, ceux dont les intentions n'ont rien à voir, ceux qui surveillent le lieu, le dirigent, orientent les pantins sans ficelles en son sein. Ils sont aisément reconnaissables. Les vêtements sont différentes, les postures sont différentes, les regards sont différents. Et l'homme qu'elle cherche du regard, discrètement, tandis qu'elle se laisse porter par la musique et sourit aux hommes qui la touchent en imaginant leur jugulaire qui cède sous ses crocs et le râle qui quitte leurs gorges pendant qu'ils se vident de leur sang, dents dissimulées pour ne pas céder à la tentation de faire du rêve une réalité. Ça ferait désordre. Pas la meilleure manière d'approcher Tveit, certainement.

Elle se demande si il a changé, Siv, tandis qu'enfin elle l'aperçoit et laisse un lent sourire glisser sur son visage, paupières s'abaissant, corps ondulant un instant contre son partenaire avant d'abruptement le délaisser, mouvement de foule idéal pour s'éloigner sans qu'il puisse tenter de causer un esclandre. Il y a toujours un idiot pour essayer, humain ou loup, qu'importe la femme en face, simplement par vexation de se voir remettre à sa place. Pas assez pour la faire repartir. Ça fait trop longtemps qu'elle n'est pas venu, qu'ils n'ont pas eu une discussion stupide sur qui tire la meilleure bière, ou mixe le plus vite tel ou tel cocktail. Trop occupée par sa meute, son travail, ses recherches sur l'Ombre, la vison du Roi prostré devant elle. Pour l'instant, elle laisse son sourire s'agrandir à la place, sa voix ronronner. "Tveit. Cela faisait longtemps." Quel plan a-t'il lancé, depuis leur dernière rencontre, quel mensonge a été tissé ? Elle se demande. "Puis-je t'offrir un verre ?" L'alcool délie les langues il paraît, même si elle doute que quoi que ce soit puisse défaire les leurs, encore plus cette drogue qui ne les affecte pas. Et c'est une manière comme une autre de lancer une conversation.

I just don't want to die without a few scars
Revenir en haut Aller en bas
Dim 19 Nov - 10:54


Meute Brune

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 623 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Time is a drug. Too much of it kills you.
Siv & Raphaël


Les mains s’affairent, souples et agiles ; elles dansent d’un point à un autre, lissant les derniers plis de ce costume que tu as enfilé en prévision d’une longue nuit. Tu t’assures que tout est en place, que rien ne dépasse, si ce n’est le mouchoir rouge soigneusement plié que tu as glissé dans ta pochette. Costume trois pièces, sombre, de ce bleu qui aime se fondre dans la nuit noire, tu as opté pour la légèreté. Difficile à repasser, facile à froisser, tu affiches un sourire amusé en songeant qu’il ne restera pas impeccable longtemps si tu ne prêtes pas une attention toute particulière aux mouvements de foule qui animeront bientôt le Dance on the Moonlight. La chemise, quant à elle, est blanche, aussi blanche que le nuage d’un ciel azur ; rentrée avec soin dans ton pantalon, ornée d’une cravate rouge écarlate nouée à la Windsor. Les mocassins sont noirs, cirés à s’y refléter. Parce que toi, Raphaël, tu ne tolères que la perfection ; tu n’as jamais toléré que ça. Alors, la mine satisfaite, tu lâches enfin ce miroir des yeux.




Il est près d’une heure du matin. Tu as passé une bonne partie de la soirée dans ton bureau, en bon patron qui vérifie où en est l’état de ses comptes, ce avant de se jeter dans la fosse aux requins, au milieu de tous ces fous furieux du dancefloor qui ne connaissent pas l’état de fatigue. Merci ecstasy. Secours inestimable accordé aux serveurs ployant sous le nombre de clients, tu te fais l’effet d’un ange tombé du ciel lorsque leurs regards se posent sur toi. Habitué du comptoir, de ce show que tu donnes à peu près tous les soirs pour faire oublier l’attente aux empressés, tu te dépêches de rejoindre Markus. Le jeune homme te laisse sa place sans hésiter, une lueur pétillante dansant au creux de ses iris, rejoignant ainsi la plonge pendant que tu attrapes une première bouteille. Avec une deuxième.

— Qui a commandé le Blue Lagoon ?

Une jeune fille, apparemment, qui aurait pu s’intéresser à la foule si elle n’avait pas compris ce que tu t’apprêtais à faire. Sourire avenant accroché aux lèvres, les bouteilles dansent autour de toi, attirant peu à peu les regards des curieux. Les rires résonnent lorsque tu feins un raté, ne rattrapant que de justesse l’une des bouteilles. Puis de servir la boisson, dosant avec justesse la vodka et le curaçao bleu, sans oublier d’y ajouter plusieurs gouttes de citron – et le quart de citron en guise de décoration.

Ainsi commence ta soirée.




Les clients s’enchaînent. Tu ne comptes plus les cocktails servis depuis que tu as rejoint le bar, secondé par Markus. Tu ne comptes plus les bouteilles de champagne offertes – ou payées – emportées par vos ravissantes serveuses, aussi bien à la table de bandes de jeunes qui veulent jouer les caïds qu’à celles de vrais caïds. Un sourire cynique écorche soudain tes lèvres. Ludovyka grimacerait, en te voyant ainsi, occupé à gérer ce commerce qui sert de prétexte à l’usage des stupéfiants. Sources de maux. Mais Ludovyka ne devrait pas oublier qu’on n’obtient jamais rien sans se salir un peu les mains. N’est-ce pas ? Perdu dans tes pensées, c’est une voix familière qui t’en sort. Une voix que tu aurais pu finir par oublier.

— Tveit. Cela faisait longtemps.
— Lund.

Un rictus se dessine sur tes lèvres.

— Puis-je t’offrir un verre ?
— Markus, je prends une pause.

L’intéressé acquiesce et retrouve aussitôt son « poste ». Quant à toi, tu attrapes tout de même une bouteille – de champagne – et deux flutes, ce avant de quitter le comptoir. Quitte à discuter avec une « amie », autant le faire à l’abri d’oreilles indiscrètes. Sans un mot, tu la guides jusqu’à vos locaux privatifs, jusqu’à ton bureau, là où le bruit meurt étouffé par une isolation rondement pensée. Homme galant parfois, tu lui ouvres la porte, l’invitant à entrer la première.

— C’est la maison qui offre.

Après avoir soigneusement refermé la porte sur vous deux, tu lui désignes une large banquette où prendre ses aises. Devant une petite table sur laquelle tu ne tardes pas à poser vos deux verres remplis. Et la bouteille.

— Que me vaut le plaisir de ta visite, Lund ?


[HRP : Désolée pour cette piètre réponse. Ta plume me laisse tellement sur le cul ]

I just don't want to die without a few scars


Resistance
© FRIMELDA
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 23 Nov - 17:42


Meute Noire

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Mette Petersen ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 68 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 24/10/2017 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ HUMEUR : Mordante

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Raphaël & Siv
This is your life, and it's ending one minute at a time


Une pause ? Sourcil qui se lève dans le dos de Tveit, étiquette sur la bouteille enregistrée avec un son de gorge appréciateur, sourire tel un éclair qui disparait dans un flash des spots. Elle mérite une pause. Rationnellement, cela fait parfaitement sens et elle le sait, mais elle s'en amuse malgré tout, ego flatté de voir le Beta prendre le temps, l'alcool, de quoi leur permettre d'avoir une réelle discussion. Elle laisse ses yeux errer tandis qu'elle suit son compagnon jusqu'au bureau et l'y précède en silence. L'absence brutale de musique, les pulsations réduites des basses, les odeurs étouffées, sont comme un vertige. Sensation d'avoir crevé la surface de l'eau et de s'être perdue dans son étreinte. Ce n'est pas désagréable, juste déstabilisant après l'ivresse de la musique puissante. Il a dû payer cher, pour avoir une si bonne isolation sonore. Mais elle suppose que le Dancing marche assez bien pour se le permettre tandis qu'elle s'installe sur la banquette et croise négligemment les jambes, doigts se saisissant au passage d'une coupe pour la porter à son nez. L'odeur caresse ses narines, sucrée, acide, teintée de carbone, riche de la qualité de la bouteille. Il a bien fait de la choisir; un humain aurait été incapable de l'apprécier à sa juste valeur, de saisir les nuances dans ses parfums et d'y trouver autre chose qu'une ivresse ridicule.

"Je n'ai pas le droit de souhaiter prendre de tes nouvelles ?"
Idée ridicule, qui l'amuse elle-même, alors qu'elle observe le loup de sous ses cils. Il n'a pas tellement changé, physiquement du moins. L'esprit, elle le devinera plus tard, tandis qu'elle laisse sa coupe heurter délicatement sa jumelle et prend la première gorgée, murmure appréciateur au fond de la gorge. Ce serait intéressant, s'il tentait de l'empoisonner, ce serait tout aussi apprécié qu'il ne le tente pas. Mais en se saisissant d'une bouteille fermée, il y avait moins de craintes à avoir de toutes manières. "Ou peut-être que je m'ennuyais. Les choses sont calmes, ces derniers temps." Plus de mention des loups dans les journaux -une victoire qu'elle peut accorder au Roi sans trop grincer des dents-, des chasseurs relativement calmes... c'est d'un ennui. Quelques bruits et rumeurs, comme toujours, mais rien qui l'intéresse réellement. Les Roux et leurs histoires ne représentent rien à ses yeux, après tout, hormis une source d'amusement et de mépris. Et être Alpha... être Alpha est différent de ce qu'elle pensait. Plus enivrant, plus possessif, plus... elle n'est pas sûr du mot. Sûre seulement qu'elle aime le goût du pouvoir, le fait de se savoir respectée par sa meute, et crainte. Sûre de pouvoir se servir de son poste pour détruire le Roi, et placer sa meute sur le devant de la scène. Mais il y a le reste, la nécessité d'avoir une portée, l'instabilité de son pouvoir (elle s'en régale, de savoir qu'ils pourraient tenter de la renverser. Elle suppose que c'est une idée suffisamment Noire dans son essence pour qu'il soit inutile de la partager avec d'autres meutes), l'exil des siens à doucement briser. D'autres choses encore.

"Tu ne croyais pas que j'allais éternellement rester confinée dans nos territoires, tout de même ? Rassure-moi... ce serait si inintéressant."
Et pratique et bienvenu aux yeux des idiots qui pensent les humains inoffensifs ou au moins dignes de respect (désir de rouler des yeux réprimés à cette idée, écrasé par sa façade avenante, le ton léger de sa voix, la détente dans ses muscles. La seule idée en est ridicule. Elle a plus de respect pour les rennes que pour les humains, eux au moins ont une utilité). Sourire brutal, moqueur, aussi faux que le reste. Changement soudain de ligne de pensée, encore, toujours. S'éparpiller a son utilité, au milieu des mensonges. Chercher le lien entre les idées demande toujours un instant de réflexion, de délai. Surprend, parfois. Même si elle décidait de ne pas complètement mentir, le fonctionnement l'amuse. Alors pourquoi s'en priver ? C'est Tveit. Il a de la répartie, c'est bien ça qui le rend intéressant d'ailleurs, ça et les moments trop courts où il semble gâché, à rester loyal de la sorte à sa meute et son Alpha. "Il faudra que tu me dises qui te fournit en champagne. Que je le contacte pour L'Insomnia."

I just don't want to die without a few scars
Revenir en haut Aller en bas
Dim 26 Nov - 12:57


Meute Brune

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 623 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Time is a drug. Too much of it kills you.
Siv & Raphaël


Ton goût pour les vins de qualité a-t-il fait le tour de Bergen ? Il faut croire, car Siv ne se permet pas d’exiger, ce qu’elle aurait tout à fait pu faire en tant qu’Alpha. Alpha. Tu ne te rappelles pas avoir déjà senti cette odeur, cette aura, sur elle, même si tu as entendu parler de sa promotion. Tu pourrais la féliciter, tu n’en as pas envie. Toi aussi tu aurais pu t’élever, seulement si la meute brune avait connu la même décadence que les Noirs. Mais tu es un bon Beta, Tveit. Tu l’as toujours été. Même lorsqu’il s’agissait de déchoir Birkland de son petit trône doré, pour le Bien des bruns, tu as toujours été un parfait Beta. Peut-être que ton rôle ne se résumera jamais qu’à ça, finalement : et peut-être bien que c’est ce qui te correspond le mieux.

L’homme de l’ombre qui tire les ficelles.

— Je n’ai pas le droit de souhaiter prendre de tes nouvelles ?
— Et t’assurer que je suis toujours en vie malgré le chaos dans nos vies ? ironises-tu, une lueur pétillante de malice dansant au creux de tes yeux.

La nonchalance des noirs, leur indifférence, tu la connais trop bien pour ne pas te fier à sa prétendue gentillesse. Tu te rappelles avoir plus d’une fois pensé que Myklebust junior faisait un peu tache dans cette famille de traîtres sans foi ni loi, ne s’alliant jamais que par intérêt pour eux-mêmes. Jamais pour le bien commun. Il y a encore peu, tu aurais pu les mépriser pour ça. Les haïr. Les juger responsable de la mort de ta Mordue Argent. Mais Edwina t’a si profondément déçu que tu finis par songer qu’eux, au moins, ont le mérite de rester fidèle à eux-mêmes. Non sans cynisme, tu en viens à te dire qu’avec eux, il ne pourra pas y avoir de traîtrise décevante puisqu’elle sera toujours attendue.

— Ou peut-être que je m’ennuyais. Les choses sont calmes, ces derniers temps.
— Pourquoi ne le seraient-elles pas ?

Une pause.

Ton regard se fait soudain provocateur au moment de plonger dans le sien.

— Notre Roi est Bon malgré ses défauts. Non ?

Tu ne t’étendras pas. Tu n’en éprouves pas le besoin. Que vous le vouliez ou non, Forsløve fait tout ce que les précédentes Reines auraient dû faire au lieu de vouloir hurler à la face du Monde que vous existiez. Blonde. Ou Brune. Les deux ont fauté. Dire que même ton ancienne Alpha n’aurait jamais commis les mêmes erreurs que cette foutue Reine de merde qui a su œuvrer dans l’ombre pour susciter son élection, au détriment d’une Alpha de meute issue d’une Grande Famille. D’une Ancienne famille. Grand bien vous fasse ! De toute façon, que sont donc devenues les Anciennes Familles Dirigeantes ? Que du vent. Et si, d’une certaine manière, tu as également appuyé sur la détente qui les a poussées vers la mort, ça ne t’en fait pas moins chier pour autant. Dire que seule la famille Helström a su résister à la tempête… c’est le comble de l’ironie, à tes yeux, que cette famille d’incapables ait pu s’en sortir. Mais ton petit doigt te souffle discrètement qu’elle n’y survivra pas non plus. Pas aussi longtemps qu’elle ne se l’imagine, en tout cas.

— Tu ne croyais pas que j’allais éternellement rester confinée dans nos territoires, tout de même ? Rassure-moi… ce serait si inintéressant.
— Pour être honnête, je t’imaginais déjà au Palais, dans la Cour du Roi.

Tu esquisses un sourire froid, presque glacial. Tes yeux sont une menace pour qui sait reconnaître ta méfiance. La flute de champagne portée à tes lèvres, tu en dégustes enfin une première gorgée. Tu n’es pas friand de bulles. Tu ne l’as jamais été. Tu as toujours préféré le rouge à cette gamme-là de vin, mais cela n’atténue en rien ta connaissance des vrais grands vins français. Du blanc au rouge en passant par le rosé, même les crémeux. Alors tu savoures. Tu savoures ces foutues bulles qui claquent sur ta langue.

— Vos idéaux se ressemblent ; toi et moi savons pertinemment que si les Noirs avaient dû trahir leurs plus proches alliés pour s’élever, ils l’auraient fait sans hésiter. – Il ne faudrait tout de même pas que Siv oublie ton amitié pour Myklebust junior. Celui dont plus personne n’a entendu parler depuis trop longtemps. Celui pour qui tu as la plus grande estime, la faute à ce que les Myklebust prônent pour l’éducation de leurs rejetons. – Résultat, j’ai toujours pensé que votre exil n’était qu’une forme déguisée de votre alliance avec les Argents. Une façon de leur faire comprendre que vous étiez pour la torture et la mort de beaucoup d’entre nous. Bref, un drapeau blanc levé pour les assister dans leur élévation.

Tu fixes l’Autre, impassible.

— Il faudra que tu me dises qui te fournit en champagne. Que je le contacte pour l’Insomnia.
— Un bon patron ne révèle jamais ses secrets.

Sourire moqueur glissé l’air de rien, entre deux nouvelles gorgées de champagne. Tu es détendu, malgré la rudesse de tes propos, qu’on pourrait croire crispés par les blessures ; pourtant, pas le moindre pli dans l’âme ou sur le visage ne vient trahir la moindre angoisse à l’idée de discuter avec Elle.

C’est ce qu’on appelle la force de l’habitude.

Non ?

I just don't want to die without a few scars


Resistance
© FRIMELDA
Revenir en haut Aller en bas
Lun 27 Nov - 13:42


Meute Noire

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Mette Petersen ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 68 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 24/10/2017 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ HUMEUR : Mordante

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Raphaël & Siv
This is your life, and it's ending one minute at a time


Champagne et bonne humeur pétillent de concert dans ses veines, à Siv. C'est ça qui est rafraichissant, avec Tveit. Il est intelligent, il maîtrise les règles du jeu, et il connait assez sa meute pour ne se faire aucune illusions sur sa nature. Il la connait sans doute assez aussi pour savoir qu'elle ne diffère pas réellement des siens. Sans doute à force d'avoir fréquenté des Myckebust. Elle ne sait pas si ils sont ceux qui lui ont appris à dire deux choses à la fois, ou s'il savait déjà le faire, mais qu'importe. Le principal, c'est qu'il sache le faire. Notre Roi est Bon malgré ses défauts. Non ? Bon. Ce n'est pas un mot qu'elle lui appliquerait, ni même à ceux de sa meute, pas plus qu'elle ne l'utiliserait en parlant des siens. La bonté... c'est une vertu de blond, une soi-disant qualité qui ne sert qu'à engendrer des problèmes. Les Svanhildesen l'ont prouvé, à plusieurs reprises. Elle se demande comment va leur conseiller d'ailleurs. Il faudra aller le voir. Juste pour prendre de ses nouvelles. Par intérêt. "Être sortis des journaux est bienvenu." Ils n'auraient jamais dû s'y trouver. Le secret n'aurait jamais dû être brisé. Trop tard pour changer le passé, trop tard pour se venger, la responsable est déjà morte. Elle n'aura pas eu le temps de subir les conséquences de ses actes. Dommage. "Le Roi est certainement... efficient." Mais il a toujours été intelligent. Et le fait de voir la logique dans ses choix n'aide pas la morsure de la rancœur. Elle est heureuse de ne pas avoir à le voir, Siv, pas encore. Elle n'y est pas encore prête, pas assez forte encore, trop haineuse encore. Elle espère pouvoir commencer à tisser une toile, avant. Se laisser des options. Un filet de sécurité. La rencontre viendra, elle en est consciente. Trop. Sa réaction, cependant, elle ne peut pas la prédire. Trop d'émotions contradictoires qu'il évoque en elle, sous l'envie de le voir souffrir, de lui dérober son trône et sa vie. Trop de passif. Boire du champagne, pour chasser les pensées, ralentir le tumulte de son esprit derrière son visage lisse.

"Pour être honnête, je t’imaginais déjà au Palais, dans la Cour du Roi."
Elle en lève les yeux, Siv, impassible, le regard creux. Elle ne commente pas, elle ne montre pas, elle attend, laisse Tveit poursuivre. Ses mots reflèteront les idées de sa meute, des autres meutes peut-être. Il faut les écouter, les retenir, les digérer. A peine, sa tête s'incline sur le côté, attentive, à peine, ses commissures se retroussent, faussement amusées, tandis que ses muscles se tendent à peine, sous l'étoffe. "Vos idéaux se ressemblent ; toi et moi savons pertinemment que si les Noirs avaient dû trahir leurs plus proches alliés pour s’élever, ils l’auraient fait sans hésiter. Résultat, j’ai toujours pensé que votre exil n’était qu’une forme déguisée de votre alliance avec les Argents. Une façon de leur faire comprendre que vous étiez pour la torture et la mort de beaucoup d’entre nous. Bref, un drapeau blanc levé pour les assister dans leur élévation." Pas de surprise, donc, et elle ravale l'amertume qui voudrait flotter le long de sa langue, s'enquiert du fournisseur de vin à la place. Rassembler ses idées, réfléchir, soupeser. Ils sont sans scrupules, elle ne va pas le nier, quand elle mène délibérément des humains à la mort et s'amuse de les voir réduits à néant par le besoin, par le désir d'une nouvelle dose, juste une de plus, jusqu'à en crever. C'est un jeu, pour elle. Elle n'est pas l'exception, en cette matière. Cependant... "Mmmh... mieux vaut garder ses secrets, oui." Et ravaler la question qui lui brûle les lèvres, froide et tranchante. Y compris de nés-loups ? C'est ça qu'ils pensent d'eux, qu'ils tortureraient des loups au sang pur, qu'ils en tueraient ? Comme si leurs lignées n'étaient pas assez affaiblies comme ça. Dit la louve qui n'a pas encore choisi le géniteur de sa portée. Double-standard. Ignoré, aisément. Elle sourit, cependant. Ne se vexe pas. Penser aux alliances qu'elle désire.

"Négliger si vite ma meute aurait été stupide. Les hiérarchies sont fragiles." Elle n'est pas Helström, pour accepter une place dans le Conseil qui ne lui revient pas de droit, et ce n'est pas parce qu'elle s'amuse de l'instabilité des Alphas qu'elle souhaite rejoindre les rangs de ceux qui ont chus. Une place à la Cour n'en serait pas moins bienvenue. Pour son prestige, pour ses opportunités. Chut, Siv. Il faut rester patiente. L'heure viendra. "Et certainement, je pourrais te retourner la remarque. Ne serais-tu pas à ta place parmi le Conseil ? Ce serait mentir de dire que tu n'as pas les capacités requises." Il y serait trop à sa place, peut-être. Il n'en resterait pas amusant de l'y voir, avec tant de cartes dans ses mains, de voir comment il choisirait de les abattre. Bulles contre le palais, regard qui erre de nouveau dans le bureau. Confortable, sûr. Rien qui lui en apprenne davantage sur le Béta. Épaule qui se hausse, indifférente. "Je ne vais pas prétendre que nous ne partageons pas des idées similaires." La haine des humains. Le mépris des maudits. Le dédain des nés-humains. "Quoique je doute que nous puissions nous targuer d'avoir leur patience." Ça pose la question, non, Tveit ? Pourquoi les choses sont-elles si calmes, si les noirs approuvent la monarchie argentée ? Pourquoi est-ce que le sang ne coule pas encore dans les rues, pourquoi leurs combats ne sont pas encore des corridas humaines ?


I just don't want to die without a few scars
Revenir en haut Aller en bas
Dim 10 Déc - 20:40


Meute Brune

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 623 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Time is a drug. Too much of it kills you.
Siv & Raphaël


La bonne humeur de Siv serait presque contagieuse si tu ne gardais pas un minimum de réserve à son sujet, parce que tu connais trop bien les Noirs pour ne pas rester sur tes gardes. Fervents adeptes de la traîtrise, des mensonges, tu songes souvent que tu ne voudrais pas être leur Alpha. Trop « exposé », attisant autant le respect que la jalousie, nul doute que leur « position » est plus que précaire ; une faiblesse, une seule, et la meute se retournerait aussitôt contre son chef. Siv en est-elle consciente ? Évidemment. C’est une femme tout à fait brillante. En plus d’être particulièrement désirable. Les Bruns sont-ils plus enviables pour autant ? Certainement pas. Seul un naïf pourrait les imaginer plus faibles. Après tout, l’Ambition flirte souvent avec la Trahison. N’est-ce pas ? Un sourire tranchant accroché aux lèvres, tu dégustes ta coupe lentement, sans jamais quitter des yeux ton invitée.

— Être sortis des journaux est bienvenu.

Ce n’est pas toi qui la contrediras. Tu n’as jamais caché ton mécontentement à l’égard de la regrettée Avyn suite à la Révélation, ni même à l’encontre de tous les Svanhildesen. Pourtant, tu as fini par ravaler ta rancœur, par pardonner ; d’ailleurs, ton pardon aurait pu durer si Edwina n’était pas lâchement partie, dans un contexte aussi dramatique. Elle vous avait tous abandonnés. Sans état d’âme. Aucun. Alors, lentement, tu acquiesces du chef. Oui, l’anonymat est agréable.

— Le Roi est certainement… efficient.

De nouveau, tu hoches positivement la tête.

Ah… si le Roi n’était pas si malin, peut-être serait-il plus aisé que de se révolter. La mutinerie ne peut avoir lieu qu’avec la déception d’une majorité, mais si la majorité est favorable à la politique de ce nouveau Roi – certes, imposé par la violence et le sang –, comment pousser la Passion de la Haine à naître dans les cœurs ? C’est bien là que réside le plus gros de votre problème : les gens désirent la Paix, rien que la Paix. Ils ont suffisamment vécu d’horreurs pour ne plus avoir envie de se soulever, encore, contre un Homme qui peut les réduire à la Mort en un claquement de doigt. Il est votre Roi, il a toute autorité sur vous, il ordonne et vous n’avez pas d’autre choix que de vous taire et d’accepter. Es-tu le seul à avoir pris en compte cette donnée ? Ce frein qu’incarne l’Ordre royal ? Tu ne le crois pas. Tu es même persuadé qu’ils sont nombreux à y songer, et que c’est peut-être la raison principale pour laquelle ils ont tous peur.

— Négliger si vite ma meute aurait été stupide. Les hiérarchies sont fragiles.

Voilà qui confirme l’intelligence de ton interlocutrice.

— Et certainement, je pourrais te retourner la remarque. Ne serais-tu pas à ta place parmi le Conseil ? Ce serait mentir de dire que tu n’as pas les capacités requises.

Tu esquisses un sourire figé, pas sûr de vouloir lui offrir le luxe d’avoir su toucher une corde sensible. Trop fier pour ça. Beaucoup trop. Dire que tu n’as pas envié Rhyddian pour sa « promotion » – attendue – équivaudrait à prétendre que tu n’as pas l’âme divisée. Que tu n’es pas mort à l’intérieur. Bien meilleur stratège que l’Autre, bien meilleur Conseiller, tu aurais mille fois plus brillé que lui à la table des Grands. Néanmoins, quel Roi serait assez fou pour convier l’homme qui ne s’est jamais caché de viser la plus haute des places ? Qui a même tenté un jour sa chance ? Tu crois bien que tu n’oublieras jamais les regards « choqués » de ce jour où tu as grimpé sur l’estrade, désireux d’attiser la Foi en ta capacité à diriger, ce alors que l’inestimable et tristement célèbre ancienne Alpha, aka Lisbeth Birkland, traficotait à l’étranger pour des affaires qui n’auraient jamais rien apporté aux Bruns – sous tes conseils avisés – ; cette gamine n’aurait jamais dû naître Birkland. Tu as toujours pensé qu’elle t’avait volé ce droit de naissance, à l’époque.

— Je ne vais pas prétendre que nous ne partageons pas des idées similaires. Quoique je doute que nous puissions nous targuer d’avoir leur patience.
— À sa place, vous l’auriez eue également. – Tu fermes les yeux, méditatif. – « La guerre est semblable au feu ; ceux qui ne veulent pas déposer les armes périssent par les armes. », a un jour dit un érudit. – Tu rouvres les yeux, une lueur pétillante dansant au creux de tes iris. – Il ne peut pas se permettre de nous blesser encore. Pas aussi vite. Et si les Noirs ont bien moins à perdre que les autres meutes, nous savons très bien que mettre en colère un Blond n’est pas la meilleure des choses à faire en tant que Leader. Vous les percevez comme faibles, mais ce serait une folie que de négliger le nombre de Maudits ou de Nés-humains que comptent leurs rangs. Attaquer l’un d’entre eux, c’est comme relâcher une horde de loups déchaînés sur Bergen. C’est pourquoi, je pense que notre Roi attend seulement le meilleur moment de mettre en œuvre une politique à l’image de votre Idéologie, et c’est aussi pour cette raison que je ne sais pas si tu es digne de confiance.

Tu marques une pause, trempant tes lèvres dans ton champagne.

Sans la quitter des yeux.

— Certes, les bruns sont de ceux qui ont le moins à perdre si l’on devait comparer aux Blonds ou aux Roux… mais nous n’incarnons pas non plus ce que vous appelez la Perfection.


[HRP : J'avais dit samedi, je poste que dimanche     Je suis plus que désolée de m'être autant fait attendre :'( J'espère qu'à défaut ma réponse te plaira...   ]

I just don't want to die without a few scars


Resistance
© FRIMELDA
Revenir en haut Aller en bas
Mar 12 Déc - 0:25


Meute Noire

avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▹ MULTICOMPTES : Mette Petersen ▹ PSEUDO : Cornel ▹ EMPREINTES : 68 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 24/10/2017 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ HUMEUR : Mordante

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Raphaël & Siv
This is your life, and it's ending one minute at a time


Tant de foi en eux. Penser qu'ils auraient eu la patience d'attendre pour vider Bergen de sa souillure humaine, quelle idée. Néanmoins, elle reste muette Siv, observe les cils de Raphaël s'abaisser. Nulle raison de détourner le regard, il a une forme des plus plaisantes, pour aller avec son intellect. Nulle raison de faire errer son regard, elle n'est pas en danger, ni en position de faiblesse. D'égalité, plutôt, s'il n'était la différence de leurs rangs hiérarchiques. Comme les rangs se renversent vite... Elle est curieuse de savoir combien de temps son odeur va mettre à perdre cette note qui annonce l'Alpha, combien de mois vont passer avant qu'elle chute de son trône et réintègre son clan, prête à retrouver sa place à la force de ses crocs et de son don, ou décide de faire bande à part dans une fierté froissée qui refuse la pitié de ceux qui lui étaient loyaux. Voix grave qui brise le silence qui a si peu duré, yeux qui se rouvrent et brillent. Elle sourit en réponse, reniflement dédaigneux rattrapé de justesse. Quelle idée stupide. Elle se demande bien quel genre d'érudit a pu déclarer ineptie pareille. Un humain, probablement. Un qui n'aura de toute évidence pas eu le temps de voir à quelles bassesses son espèce a pu se réduire au nom de son progrès ou de ses soi-disant valeurs.  

Pour l'instant elle reste silencieuse, lèvres incurvées et visage amusé, les doigts jouant avec sa coupe lorsqu'ils ne la montent pas à ses lèvres le temps d'y tremper. Jambes qui prennent le temps de se déplier et se recroiser, nonchalantes, calculées, posture toujours aussi détendue, muscles plus alertes pourtant. Elle aime le pouvoir, Siv, mais l'intelligence est tout aussi plaisante. Une qualité dont il ne manque pas, qu'il prouve avoir encore et encore, Raphaël. C'est si regrettable, qu'il ne soit pas né dans la meute noire... ou c'est peut-être ce qui le rend si intéressant comme partenaire de réflexion, de conversation, ces idées si aiguisées et pourtant différentes des siennes. Comme quoi, la différence a son utilité. Elle empêche de s'ennuyer, force à évoluer. Est-ce qu'il s'ennuie sur son trône, le Roi traitre ? Probablement pas, avec tant d'ennemis qui tournent autour de ses chevilles, babines retroussées, formes invisibles. C'est dommage. Elle aurait tant aimé que sa couronne ait un goût de cendres...

"Certes, les bruns sont de ceux qui ont le moins à perdre si l’on devait comparer aux Blonds ou aux Roux… mais nous n’incarnons pas non plus ce que vous appelez la Perfection."

Inspiration, expiration, nul mouvement de cil, nul tremblement de paupières, juste un sourire qui s'étire plus encore, tranquille. "Je ne sais pas si je serai aussi sûre que toi de notre patience si nous avions été dans telle position. Mais ta confiance en notre self-control est certainement appréciée." Les formes noires parcourant Bergen sous la lune noire et paralysant de leur don le moindre humain assez stupide pour croiser leur route avant de le déchirer de leurs crocs et de prendre leur quête victorieuse sont trop précises dans son esprit pour avoir sa certitude. Après tout, si assez d'humains étaient exterminés en une nuit, que pourraient bien dire les autres meutes ? Quel intérêt à protester un fait accompli, qui ne saura être effacé ? "Je dois reconnaitre ton point sur les Blonds, cependant. Le nombre est une force en soi. Quoique je doute de son efficacité face à un ordre Alpha venu d'aussi haut. C'est là tout le problème, n'est-ce pas ? Mais même si ce n'était pas le cas... une horde de loups ne passerait pas inaperçue. Il y aura des dégâts collatéraux, des pertes humaines, et une probable fin du statu quo." Gagnant dans tous les cas, rébellion écrasée d'un ordre ou chasseurs assoiffés de sang et de vengeance pétrie de droiture.

A son tour de planter son regard dans celui du Bêta, étincelle amusée absente de son regard, solennelle soudain. Hypothétique, tout ce dont ils parlent, et pourtant des questions réelles, des problèmes pressants. Cette absence de confiance est justifiée, et dérangeante. Elle contribue à leur isolement, vraiment. Et face à un Roi qui place des traqueurs au Conseil et qui brise sa parole, qui les fait oublier des humains plutôt que de les exterminer, la seule certitude est que nul ne peut réellement prédire son prochain coup.

"Appelle-moi paranoïaque si tu le souhaites, mais je ne suis pas si sûre que toi que la meute Noire serait celle qui aurait le moins à perdre, le moment venu..."
Pas quand ils vouent une telle haine au Roi et jugent les humains plus inférieurs encore que Maudits et Nés-Humains. Au moins eux mutent, au moins eux peuvent donner naissance à de nouveaux loups, même si la crainte d'un louveteau Maudit plane. Au moins ils peuvent espérer être utiles en cas de danger, et apporter quelque chose aux meutes, s'ils se reproduisent avec des nés-loups. Elle n'en mettrait pas un dans sa couche, certes, mais l'idée est toujours moins contre-nature que celle de s'accoupler avec un humain. Et si une telle occasion se présentait, de se retourner contre lui, de protester son action même si elle suivait leurs idées communes, elle n'est pas sûre de combien résisteraient à l'idée de se retourner contre lui, qu'importe leurs rangs plus maigres que ceux de la meute Blonde (qualité plutôt que quantité) et la menace d'un ordre Alpha royal. "Ce serait méjuger combien se sont senti trahi." Se sentent toujours trahi. Les mots ont un poids étrange, lorsqu'ils sont honnêtes, qu'importe qu'ils restent amputés. Une solennité le long de sa langue, un écho étrange le long de ses dents, une sensation qu'elle ne souhaite que ravaler le long de son palais. Et pourtant, il faut bien les prononcer.

Après tout, elle compte parmi ceux qui se sentent trahis. La coupe monte une dernière fois à ses lèvres avant de se reposer. Elle est vide, désormais.

I just don't want to die without a few scars
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé






Revenir en haut Aller en bas
 

Time is a drug. Too much of it kills you.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Seize the Time!An essay by Cynthia McKinneySeptember 19, 2008
» Session time out...
» Damon Moon - "It's time to forget about the past"
» 08. Remember that time is money - Benjamin Franklin
» la Crazy Time recrute!!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Esprit Sauvage ::  :: Quartier Sud :: Dance on the Moonlight-
Sauter vers: