Loups du soir [PV Raphaël]
MÉTÉO DE BERGEN

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 Loups du soir [PV Raphaël]

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Sam 25 Nov - 20:39


Meute Rousse

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▹ PSEUDO : Elliot ▹ EMPREINTES : 84 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 15/11/2017 ▹ LOCALISATION : Norvège ▹ HUMEUR : Conciliante

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Lieu et date du rp : Moonlight - fin novembre 20218
Protagonistes: Raphaël et Sondre
Résumé du rp: Sondre rend visite à Raphaël, précédé de mini-rencontres flash-back pour affiner leur lien
Actions réalisées au cours de ce rp: en cours

Hiver 1998

La curée.
Du renne, il reste le jaune pâle des os et le rouge du tendre.
Des lambeaux de chair. De nerf. Des bouts de cervelle.

Ce sang dans la gueule des carnassiers.
(Le sang est toujours chaud.
Le sang est toujours doux.
Le sang est ce qui reste de l’avidité.
Et on le boit.
Et on le laisse imprégner les crocs. Les gencives. La langue. Les narines.
Et on l’aime.)

Un frisson parcourt le pelage de la plus vieille femelle.
Le frisson se propage de loup en loup.
Sondre frissonne.

Ils redressent la tête. Les langues roses lissent les babines noires.

Un grognement. La mère  s’avance dans la neige. Montre les crocs. La sœur de la mère fait claquer ses mâchoires.

Au sein des familles Iversen et Solheim, les mâles sont plus rapides et plus forts, mais les femelles sont plus agressives et plus obstinées. La décision est dans la femelle.

Sondre observe son père. À 18 ans humains, il est encore un jeune membre qui apprend des vieux mâles. La tradition est dans les yeux verts.

Le père est immobile et attend la décision de sa compagne.

Le silence.
La mère et la sœur de la mère s’apaisent.
La paix se propage de loup en loup.
Sondre s’apaise.

Une odeur vole à travers les bourrasques. Chaude. Organique. Aigue. Quelque chose d’acerbe et de grisant. Une odeur d’autres loups. Connus. Pas ennemis. Pas a priori ennemis.

Deux familles du clan Hjertelig s’avancent dans le blanc de l’hiver. Les plus jeunes derrière. Le pelage de Sondre est un feu de noyer clair. De branches qui crépitent le long de braises moelleuses. S’il était une couleur d’amour, il serait celui de l’amour caché, murmurant et pourtant brûlant.

Et eux, là-bas.
Et eux, loups bruns, loups du soir, loups de l’invisible… ont de leur nature prédatrice les crocs, les robes, le regard.

Grognements. Jappements. Dialogues gutturaux et musculeux. Accords femelles.

Sondre laisse ses pattes le mener là où le veut sa mère : à la frontière de l’autre couleur, au sein de la rencontre. Alors il comprend pourquoi les meneuses se sont approchées. Derrière les corps bruns adultes, il y a des auras inconnues, des exhalaisons de l’enfance. De très jeunes loups.

Il reconnait les jappements âpres de sa sœur, les cris bondissants de son frère. Il reste silencieux. Ses yeux parlent pour lui.
Il cherche les jeunes loups du regard.
Un loup brun – ou une louve ? – pose sa truffe près de son cou – il ne s’aperçoit de rien.

Un mordillement.
Il se retourne.
Son père le fait revenir à la réalité de la rencontre.
Il salue l’autre loup brun.
Il salue les autres.

Ça tourne autour des jeunes inconnus. Ça tourne de pattes, de dos, de queues. Les loups rouges imprègnent leur mémoire d’eux. Ça tourne trop.

Sondre fait marche arrière. Attend la fin de l’agitation. Attend.
Attend.
S’allonge dans la neige.
Attend.
Pose sa truffe sur ses pattes.
Attend.
S’ennuie.
Attend.
Moins d’agitation.
Se lève.
Trottine vers les jeunes inconnus.
Enfin, un peu d’espace.

Une louve brune lui barre le passage.
Le renifle.
Il la laisse faire.
Sa mère observe la louve brune.
Son père observe la louve brune et sa mère.
La louve brune le laisse passer.
Il passe.
Il baisse son museau vers un loup adolescent.
(Tous ces poils nouveaux…
Toute cette odeur nouvelle…
Un petit grain de souvenir teinté chocolat se dépose contre l’os de son crâne.
Là, contre la tempe droite.
Un petit espace pour le petit nouveau.
C’est tout petit, vraiment.
Pour l’instant.)

Un aboiement.
Un brun a trouvé la carcasse.
Il gémit.
La carcasse est vide. Ou presque.

Sondre n’a pas relevé la tête. Il savait qu’il n’y avait plus rien derrière lui.
Ses yeux brillent un peu. Deux jades aux reflets dorés et bronzes. Deux pièces de métal pleines de curiosité et de caresses. Il gémit. « Et ben te voilà donc ? » semble dire le gémissement. Sa tessiture est celle des bêtes sans invasion. Sondre apaise, c’est sa faculté secondaire.
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Dim 26 Nov - 18:38


Meute Brune

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▹ MULTICOMPTES : Kateleyä L. Avellaneda, Solskinn Forsløve ▹ PSEUDO : Njüt ▹ EMPREINTES : 623 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 14/09/2015 ▹ AGE DU PERSO : 30 ▹ LOCALISATION : Occupé avec la gestion de mon business ▹ HUMEUR : Indéfinissable

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Loups du soir
Sondre & Raphaël


Hiver 1998 –

Les souvenirs vont et viennent, çà et là, au détour d’une conversation qui s’éternise. Ils injectent parfois ce venin terrible que sont la peine, la crainte ou la douleur. Insensible. Et pervers. On dit qu’il faut les oublier, mais je ne crois pas pouvoir effacer les premiers jours. Si la première mutation m’a apporté un lot considérable de réconfort, elle n’a pas apaisé pour autant la terreur qui animait autrefois mon loup. Je me rappelle nos chasses, nos traques, le dégoût d’abord suscité par les assassinats du bétail, puis le plaisir. Trop intense. Presque jouissif. Ce que je voulais faire subir à mon « tuteur », j’avais fini par le faire à ces pauvres animaux qui n’avaient jamais réclamé cette haine, cette horreur, ces pulsions horribles qui me hantaient et me hantent encore.

Avec le recul, je crois qu’on ne récolte jamais que ce que l’on sème.

L’hiver est rude cette nuit-là. Il nous hérisse l’aura. Nous met sur la défensive. Le gèle frappe nos pelages bruns. La brume affaiblit notre champ de vision, nous rend vulnérables aux attaques de chasseurs tapis dans l’ombre, armés de leur fusil à lunette thermique. Andreas me suit de près. Trop près. Ou est-ce moi qui ne parviens pas à me défaire de son emprise ? Il surveille mes moindres gestes, comme s’il fallait s’assurer – toujours – que je ne le décevrai pas une fois de plus. Et moi, louveteau d’à peine onze petites années humaines, je me planque entre ses pattes pour ne pas commettre le faux pas qui l’agacera. Au fond, je sais que je l’énerve encore plus que si je prenais des initiatives, mais ne comprend-il donc toujours pas que je suis encore trop jeune pour ça ? Que je ne serai jamais le loup noble qu’il voudrait que je sois ? Que je ne serai jamais que son petit talent favori, surdoué des échecs ?

Quand est-il devenu violent ?

Quand l’ai-je déçu la première fois ?

Quand s’est-il mis à boire ?

Le museau farfouillant dans la neige, cherchant désespérément l’origine de l’odeur alléchante qui a éveillé nos sens, je supporte difficilement les gargouillis de mon ventre vide, de mon ventre affamé. Et j’ai peur. Aussi. Peur de ce parfum étranger qui crépite dans mes narines, bien qu’il n’ait pas l’air d’effrayer mon parrain. Andreas me couve soudain de son aura, plus glaciale que la neige sous nos pattes, m’intimant silencieusement de me rendre aussi discret que je le peux. Comme d’habitude, il préférerait ne pas avoir à parler de moi à d’autres loups que les bruns. Les nôtres. Ceux qui savent – à peu près – d’où je viens. Que je suis leur orphelin. Leur protégé. Paraît-il. Cette nuit-là, j’aurais pu faire comme d’habitude. Me rendre tout simplement invisible. Je n’ai pas voulu. Je n’ai pas voulu parce qu’il m’a paru reconnaître l’odeur de louveteaux. Inconnus. Et que j’en ai marre d’être toujours seul.

Je sais d’emblée qu’Andreas me rouera de coups lorsque nous rentrerons, tard, mais je m’en fiche ; car la douceur apaisante de l’étranger me fascine. J’ai rarement communiqué sous forme lupine, mais j’espère tout de même que l’image mentale de mon prénom suffira pour que l’autre comprenne que j’aimerais connaître aussi le sien. De prénom. Et que oui, je suis bien là, devant lui. Moi le brun, le tout jeune, l’un des derniers de notre meute.

Raphaël.

I just don't want to die without a few scars


Resistance
© FRIMELDA
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Mer 29 Nov - 21:01


Meute Rousse

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▹ PSEUDO : Elliot ▹ EMPREINTES : 84 ▹ ARRIVÉE EN VILLE : 15/11/2017 ▹ LOCALISATION : Norvège ▹ HUMEUR : Conciliante

CROCS PRÉFÉRÉS
✤ MES COMPETENCES:
✤ MON INVENTAIRE:



Sondre a envie de rire sous son pelage roux. C’est si mignon que ça, un jeune loup brun ? Il aimerait le goûter. Le bout du nez, le bout des poils doux, les paupières, et les oreilles, et les babines. Mais derrière le jeune loup, il y a un autre loup. Un grand. Un sévère ? Instinct ou impression, la langue reste dans la gueule. Son museau se faufile près des poils encore tendres, frémit, inspire, cherche les particules odorantes près des yeux, inspecte les nuances près des oreilles, confirme ce qui a été senti près du cou.

Son aura se meut au fur et à mesure qu’il rencontre l’odeur de l’autre. Son aura prend des teintes ocres, d’or, de sang, elle ondule, elle se transforme en poussière de terre, elle bourrasque près du pelage, elle se glisse vers l’adolescent et lui susurre un nom qui s’ouvre vite, rond, court et finit en paroi dure. « Sondre »

Un hurlement de femelle.
La mère veut retourner chez elle.

Les loups rouges se regroupent. Sondre fait marche arrière, se détourne, trottine vers sa famille. Les Iversen et les Solheim repartent là d’où sont arrivés les loups bruns : vers la forêt du sud et les abords de la ville. L’hiver souffle entre les deux meutes.

Il se retourne une dernière fois pour voir les silhouettes du soir, puis part à son tour.

~ ~ ~

23/12/1998

Noël.
Bientôt.
Fête païenne, fête chrétienne, fête humaine.

Les rues honorées. Guirlandes de lumière. Les mères et les pères chargés de cadeaux, les enfants criant, hurlant. Vacances sur fond noir et étoiles qui ne dorment jamais.

Sondre est habillé comme les humains : deux pulls, un long manteau, un pantalon épais, des bottines lourdes, une écharpe longue, un bonnet rond, des rougeurs aux joues et sur le nez.

Son aura palpite.
Léger grésillement à la périphérie de lui, entre les hommes et l’asphalte.
Qui donc son aura a-t-elle reconnu ?

Devant lui, un garçon remonte la rue seul.
Il enfonce ses mains dans ses poches, presse le pas. Il ne connaît pas cette silhouette, cette démarche, ce rythme de pas… Il ne connait pas l’image que le garçon renvoie, ni le rythme de son corps, ni les bruits de sa respiration. Cependant, autour du garçon inconnu, qui le traverse, qui l’exprime, il y a ce mouvement brusque qui a donné il y a quelques jours un nom éclatant, clair et ange.

— Raphaël, c’est bien ça ?

Souffle-t-il à travers son écharpe.

Lui très grand, très mince, ressemblant à un phasme inoffensif.
Pourtant, loup et homme.
Des loups, il a la voix qui caresse les graves, la froideur au fond du regard, l’acidité glacée sur les canines cachées derrière les lèvres. Des hommes, il a cette délicatesse déposée sur son corps, son visage, ses cils, ses paupières. On dirait qu’il est fait de cristaux de neige jetés dans le vent pour dormir dans les fjords.

— Tu te souviens de moi ? Sondre. Désolé pour l’autre jour, on avait tout mangé.

À 18 ans, il est adulte et encore un peu adolescent. Il n’a pas cette dureté qui cristallise les cœurs, ni cette sécheresse qui déshumanise les élans. Il se penche légèrement vers Raphaël, ce futur adulte d’une autre meute que ses proches disent amie. Une mémoire d’alliance auréole les loups bruns et réchauffe les couleurs de leurs auras aux yeux de Sondre.

— Avec mon frère et mes deux cousins, on repart à la chasse pour Noël, sans les femmes. Si tes parents sont d’accord, tu peux venir avec nous ?

Il s’attend à un non. Le loup qui veillait sur Raphaël – son père, croit-il – lui paraissait sévère. Alors il ajoute rapidement, sans attendre :

— Sinon, on se reverra bien un jour ou l’autre.
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